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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Mondialisation : faits et m&#233;faits
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>Mondialisation
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		<description>La mondialisation c'est d'abord un d&#233;veloppement sans pr&#233;c&#233;dent des &#233;changes mondiaux. Entre 1960 et 1973, ils ont tripl&#233;. Le taux d'exportation pour l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s est pass&#233; de 9 % avant 1967 &#224; 14 % au d&#233;but des ann&#233;es 70, pour rester ensuite sensiblement constant au long des ann&#233;es 80 et 90. Du coup, le commerce international a continu&#233; &#224; cro&#238;tre plus vite que les productions nationales (5,3 % par an contre 1,9 % de 1984 &#224; 1994 dans l'ensemble des pays de l'OCDE).&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Dossier-Combattre-la-mondialisation-ou-le-capitalisme-" rel="directory"&gt;Dossier : Combattre la mondialisation ou le capitalisme ?
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Capitalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Mondialisation-+" rel="tag"&gt;Mondialisation
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mondialisation c'est d'abord un d&#233;veloppement sans pr&#233;c&#233;dent des &#233;changes mondiaux. Entre 1960 et 1973, ils ont tripl&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bilan du Monde, 1997&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le taux d'exportation pour l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s est pass&#233; de 9 % avant 1967 &#224; 14 % au d&#233;but des ann&#233;es 70, pour rester ensuite sensiblement constant au long des ann&#233;es 80 et 90&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La mondialisation, au-del&#224; des Mythes, Cordelier, Editions La D&#233;couverte. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Du coup, le commerce international a continu&#233; &#224; cro&#238;tre plus vite que les productions nationales (5,3 % par an contre 1,9 % de 1984 &#224; 1994 dans l'ensemble des pays de l'OCDE). On a retrouv&#233; des taux d'exportation du m&#234;me niveau qu'avant la premi&#232;re guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'expansion des firmes multinationales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'internationalisation des firmes a &#233;t&#233; au d&#233;part la principale marque de la mondialisation. Elle a &#233;t&#233; due &#224; la volont&#233; d'installer la production dans des pays &#233;mergents pour b&#233;n&#233;ficier du march&#233; int&#233;rieur autant qu'&#224; celle de profiter d'une main d'&#339;uvre bon march&#233;. Du coup une bonne partie de l'accroissement du volume du commerce est tout simplement due aux &#233;changes internes aux multinationales, bon nombre de celles-ci fonctionnant comme une gigantesque entreprise qui aurait des ateliers sur les diff&#233;rents continents. Il faut donc relativiser le chiffre des &#233;changes cit&#233; plus haut : augmentation du commerce ne signifie pas augmentation &#233;quivalente de la production. Ainsi l'investissement transnational, entre 1983 et 1990, aurait augment&#233; trois fois plus que le commerce mondial et quatre fois plus que la production mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas depuis 1980, cette internationalisation ne s'est jamais d&#233;mentie faisant passer le stock mondial d'investissements directs &#224; l'&#233;tranger de 719 milliards de dollars au d&#233;but des ann&#233;es 80 &#224; 1889 milliards de dollars en 1990 et &#224; 6314 milliards de dollars en 2000&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alternatives Economiques, num&#233;ro hors s&#233;rie, deuxi&#232;me trimestre 2002. Un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les firmes multinationales (FMN), d&#233;velopp&#233;es dans les ann&#233;es 60, ont connu un nouvel essor au milieu des ann&#233;es 80. Mais cet essor a aussi &#233;t&#233; favorable &#224; de nouvelles entreprises, souvent au d&#233;part plus petites &#233;videmment. En 1993, on estimait &#224; 35 000 le nombre de FMN dans le monde et les cent principales disposaient d'&#224; peu pr&#232;s 16 % des moyens de production mondiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trusts multinationaux sont neuf fois plus nombreux qu'il y a trente ans. Nombre d'entre eux comme Exxon ou General Motors sont autant sinon plus riches et plus puissants que des Etats. Ils disposent de v&#233;ritables gouvernements, avec des r&#233;seaux d'information et d'action et se paient parfois de v&#233;ritables bandes arm&#233;es qui maintiennent des populations et des pays entiers sous leur coupe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La concentration du capital&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A partir du milieu des ann&#233;es 90, la concentration des entreprises capitalistes a pris de l'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croissance du volume des fusions-acquisitions a &#233;t&#233; continuelle et de plus en plus rapide : 130 milliards de dollars en 1994, 200 milliards de dollars en 1995, 550 milliards de dollars en 1998, 1100 milliards de dollars en 2000. Ces sommes consid&#233;rables repr&#233;sentaient un pourcentage du PIB mondial de 1% en 1997 et presque 4 % en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette concentration a fait passer la part des dix premi&#232;res multinationales (hors secteur financier) dans les ventes internationales des cent premi&#232;res soci&#233;t&#233;s de 25,8 % en 1995 &#224; 29,2 % en 1999. Elle touche cependant in&#233;galement les secteurs d'activit&#233;. Elle est fondamentale dans quatre secteurs : mat&#233;riel &#233;lectrique et &#233;lectronique, automobile, industrie p&#233;troli&#232;re et alimentation. Viennent ensuite ceux de la pharmacie et la chimie. Elle l'est beaucoup moins dans les autres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La puissance du capital financier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Encore plus que dans les autres secteurs, le mouvement de concentration des entreprises financi&#232;res internationales s'est acc&#233;l&#233;r&#233; dans la seconde moiti&#233; des ann&#233;es 90. Le montant des fusions-acquisitions dans le secteur financier est pass&#233; de 24,3 milliards de dollars en 1994 &#224; 82,6 milliards de dollars en 1997 et &#224; 241,3 milliards de dollars en 2000. Selon la Banque des R&#232;glements Internationaux, la BRI, il n'y a plus mondialement qu'une vingtaine de grandes banques qui g&#232;rent tous les transferts de devises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement les flux de capitaux &#224; court terme ont explos&#233;, supplantant de plus en plus et de tr&#232;s loin les investissements &#224; but industriel et commercial. En 1997, 1300 milliards de dollars &#233;taient &#233;chang&#233;s chaque jour, contre dix &#224; vingt milliards dans les ann&#233;es 70. Et en 2000, c'est 2000 milliards de dollars qui sont &#233;chang&#233;s chaque jour soit cent fois plus que le volume des &#233;changes de biens et de services. L'essentiel a un caract&#232;re sp&#233;culatif, 82 % des op&#233;rations durant moins de 7 jours. Autant &#233;videmment qui ne s'investit pas dans l'&#233;conomie productive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus cette &#233;volution a connu deux phases distinctes. Pendant les d&#233;cennies 1960 et 70, les flux internationaux de capitaux suivaient un axe &#171; Nord-Sud &#187; (par l'investissement priv&#233; dans la dette publique des pays du tiers-monde) mais dans la v&#233;ritable explosion des march&#233;s financiers, qui a suivi la crise de la dette des pays pauvres de 1982-83, les flux sont devenus essentiellement &#171; Nord-Nord &#187;. C'est &#224; cette &#233;poque que les obstacles &#224; la libre circulation des capitaux ont &#233;t&#233; lev&#233;s en Am&#233;rique du nord, dans l'Union Europ&#233;enne et au Japon, la r&#233;glementation des march&#233;s financiers &#233;tant assouplie au Japon, aux USA et en Grande-Bretagne. Rien d'&#233;tonnant &#224; ce qu'avec la cr&#233;ation d'un march&#233; unique des capitaux, ce soient les USA et la Grande-Bretagne qui aient re&#231;u les plus grands flux d'investissements. Ainsi apr&#232;s avoir entra&#238;n&#233; plusieurs crises catastrophiques dans des r&#233;gions du Tiers-Monde, ces capitaux ont contribu&#233; &#224; accentuer l'in&#233;galit&#233; de ce Tiers-Monde avec les pays industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L' accroissement des in&#233;galit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mondialisation a repr&#233;sent&#233; une phase d'accroissement de la richesse globale, multipli&#233;e par 2,8. Mais elle ne s'est pas fait &#233;galitairement, contribuant au contraire &#224; accro&#238;tre la richesse aux p&#244;les les plus riches et la pauvret&#233; aux p&#244;les les plus pauvres. Si le PIB des pays industrialis&#233;s a plus que tripl&#233; en vingt ans, celui des pays moyens n'a progress&#233; que de 2,2 fois et celui des pays les plus pauvres seulement de 1,5 fois. Et au sein de chacun d'entre eux, pays pauvres surtout mais aussi dans les pays riches, ce n'est qu'une part, parfois bien faible, de la population qui a vu son revenu s'am&#233;liorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le d&#233;veloppement des investissements dans les pays pauvres n'a pas n&#233;cessairement repr&#233;sent&#233; un d&#233;veloppement durable pour eux. Bien souvent les revenus des investissements &#233;trangers ont repr&#233;sent&#233; une sortie de capitaux plus importante que ceux qui y sont rentr&#233;s. Ces mouvements &#233;tant aggrav&#233;s par la volatilit&#233; des capitaux sp&#233;culatifs et l'&#233;normit&#233; de la dette publique et donc des int&#233;r&#234;ts &#224; rembourser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mondialisation est donc loin d'&#234;tre synonyme de l'uniformisation du monde, encore moins de son &#233;galisation. Des r&#233;gions et m&#234;me des pays entiers sont exclus de la nouvelle donne. L'Am&#233;rique latine et le continent africain ne repr&#233;sentent respectivement que 4,5 % et 2,2 % du commerce mondial. Les cartes &#233;conomiques qui repr&#233;sentent chaque pays en fonction de son importance &#233;conomique rayent pratiquement de la plan&#232;te une grande part de l'Afrique, de l'Am&#233;rique du sud et de l'Asie. Au sein de chacun de ces pays, une ou deux zones sont &#233;conomiquement actives, ce qui est appel&#233; cyniquement l'Alg&#233;rie &#171; utile &#187; ou le Chili &#171; actif &#187;, les autres demeurant parfois quasiment en dehors du fonctionnement capitaliste, souvent dans une mis&#232;re croissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'&#233;cart entre riches et pauvres comme l'&#233;cart entre pays riches et pays pauvres ne s'est pas r&#233;sorb&#233;, bien au contraire. Le monde tout entier a beau &#234;tre entra&#238;n&#233; dans le tourbillon capitaliste, une fraction de la plan&#232;te ne vit toujours pas dans les circuits de l'argent, faute d'en poss&#233;der, et ne subsiste que gr&#226;ce au troc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une globalisation relative&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'internationalisation des firmes, l'&#171; entreprise globale &#187; est encore une exception, que l'on consid&#232;re cela du point de vue des salari&#233;s, des capitaux ou des ventes. Les plus grandes firmes industrielles am&#233;ricaines ont encore la majorit&#233; de leurs emplois aux USA. Seule Ford, faisant figure d'exception, emploie plus de 50 % de ses salari&#233;s &#224; l'&#233;tranger. Au Japon, seule Sony est dans le m&#234;me cas avec aussi 50 % de l'emploi &#224; l'&#233;tranger. Certes ce n'est pas le cas des multinationales de petits pays comme les Pays-Bas, la Su&#232;de ou la Suisse, Nestl&#233;, Electrolux, ABB ou Volvo. Mais m&#234;me celles-ci s'appuient toujours sur leur Etat national d'origine. Ou encore, en particulier en ce qui concerne les firmes europ&#233;ennes, sont parmi les plus fermes partisans de la constitution d'une Europe susceptible de faire pi&#232;ce et tenir t&#234;te aux Etats-Unis ou au Japon. Pierre Veltz peut donc &#233;crire &#224; bon droit dans La mondialisation, au-del&#224; des mythes : &#171; Le cadre national reste et restera sans doute longtemps encore un r&#233;f&#233;renciel de premier rang y compris pour les grandes firmes, leur actionnariat, leur strat&#233;gie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de la Banque Mondiale de d&#233;cembre 2001 affirmait : &#171; La mondialisation a souvent &#233;t&#233; un facteur tr&#232;s important de r&#233;duction de la pauvret&#233; mais trop de pays et d'individus sont rest&#233;s en marge &#187;. Et en effet plus que de mettre en relation le monde entier, la mondialisation a surtout tiss&#233; des liens entre des &#238;lots de richesse. La production de Tokyo se compare aujourd'hui &#224; celle du Royaume-Uni, elle vaut deux fois celle du Br&#233;sil dont plus du quart est concentr&#233; &#224; Sao Paulo et Rio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, m&#234;me dans les pays pauvres qui ont &#233;t&#233; grand ouverts &#224; la mondialisation, elle est bien loin de repr&#233;senter un d&#233;veloppement de la prosp&#233;rit&#233; pour les peuples. Les exemples r&#233;cents de la Turquie, de l'Afrique du Sud et de l'Argentine le montrent bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extension de la sph&#232;re d'action du capital signifie aussi et surtout l'extension de sa ponction sur les richesses du monde. Cela explique que les in&#233;galit&#233;s se soient accrues au sein de la population des pays riches comme entre pays riches et pays pauvres. Selon le Bilan du monde 2002 &#171; 2 milliards de personnes font figure d'exclus de la mondialisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Le basculement du monde Michel Beaud &#233;crit : &#171; Jamais tant de richesse, jamais tant de pauvret&#233; &#187;. Et effectivement, une part consid&#233;rable de la plan&#232;te reste pauvre alors que le produit mondial par habitant est pass&#233; de 360 dollars par personne en 1900 &#224; 1500 dollars 1975 et &#224; 4500 dollars en 1994. Le d&#233;veloppement capitaliste n'a fait que mondialiser l'exploitation et, &#224; l'occasion, les crises. Pas de surprise. Ce sera au d&#233;veloppement de la lutte de classe de mondialiser la r&#233;volution et le progr&#232;s pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les nouvelles majors du p&#233;trole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2000, les principales op&#233;rations dans le secteur p&#233;trolier ont &#233;t&#233; la fusion des deux majors am&#233;ricains Chevron et Texaco pour constituer le quatri&#232;me groupe mondial apr&#232;s ExxonMobil, Royal-Dutch/Shell et British Petroleum (BP), l'acquisition du premier ind&#233;pendant am&#233;ricain, Arco, par le groupe BP, l'acquisition, par L'ENI italienne, des grands ind&#233;pendants britanniques British Born&#233;o et surtout Lasmo. Ces op&#233;rations font suite aux grandes concentrations ant&#233;rieures : BP-Amoco en 1998 ; Exxon-Mobil en 1998-1999 ; Repsol-YPF puis TotalFina et Elf en 1999. Ces 3 ann&#233;es de concentration ont donc profond&#233;ment modifi&#233; la configuration de l'industrie du p&#233;trole. Un important &#233;cart s'est install&#233; entre les 5 &#171; super-majors &#187; et les soci&#233;t&#233;s qui suivent imm&#233;diatement. Ces 5 majors assurent plus de la moiti&#233; des productions d'hydrocarbures du secteur priv&#233; et d&#233;tiennent 74 % de ses r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt; L'accumulation des richesses et de la pauvret&#233; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1960, les 20 % les plus riches de la population mondiale disposaient de trente fois le revenu des 20 % les plus pauvres. En 1997, ce rapport atteignait 74 contre un. (Rapport 1998 du PNUD, programme des nations unies pour le d&#233;veloppement)&lt;br class='autobr' /&gt;
En 30 ans, la part des 20 % les plus pauvres est pass&#233;e de 2,3 % &#224; 1,4 % des richesses du monde et la part des 20 % les plus riches est pass&#233;e de 70 % &#224; 85 %. Et ces riches de la plan&#232;te englobent un grand nombre de personnages fortun&#233;s des pays pauvres. Les 225 personnes les plus riches du monde poss&#232;dent plus de mille milliards de dollars soit l'&#233;quivalent du revenu annuel de 2,5 milliards de personnes, presque la moiti&#233; la plus pauvre de la plan&#232;te. Les trois personnes les plus riches du monde poss&#232;dent une fortune sup&#233;rieure aux PIB combin&#233;s des 48 pays les plus pauvres. (Rapport mondial sur le d&#233;veloppement humain du PNUD).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Bilan du Monde, 1997&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La mondialisation, au-del&#224; des Mythes, Cordelier, Editions La D&#233;couverte. Une partie des chiffres cit&#233;s dans cet article sont tir&#233;s de cet ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Alternatives Economiques, num&#233;ro hors s&#233;rie, deuxi&#232;me trimestre 2002. Un autre ouvrage qui a fourni une partie des chiffres cit&#233;s ici.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Du GATT &#224; l'OMC, le commerce mondial en libert&#233; surveill&#233;e
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Du-GATT-a-l-OMC-le-commerce-mondial-en-liberte-surveillee</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>OMC
</dc:subject>

		<description>La p&#233;riode allant de la crise de 29 &#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale s'&#233;tait caract&#233;ris&#233;e par un tr&#232;s fort protectionnisme : sous l'effet de la crise (et l'aggravant ainsi), les &#233;conomies des imp&#233;rialismes s'&#233;taient retranch&#233;es derri&#232;re leurs fronti&#232;res nationales (avec leurs colonies). En octobre 1947, constatant que d&#233;velopper le libre-&#233;change implique de le surveiller, 23 Etats signent donc l'Accord G&#233;n&#233;ral sur les Tarifs et le Commerce (GATT en anglais). Sa t&#226;che est de mettre un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La p&#233;riode allant de la crise de 29 &#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale s'&#233;tait caract&#233;ris&#233;e par un tr&#232;s fort protectionnisme : sous l'effet de la crise (et l'aggravant ainsi), les &#233;conomies des imp&#233;rialismes s'&#233;taient retranch&#233;es derri&#232;re leurs fronti&#232;res nationales (avec leurs colonies). En octobre 1947, constatant que d&#233;velopper le libre-&#233;change implique de le surveiller, 23 Etats signent donc l'Accord G&#233;n&#233;ral sur les Tarifs et le Commerce (GATT en anglais). Sa t&#226;che est de mettre un peu d'ordre dans la jungle des accords commerciaux bilat&#233;raux (de pays &#224; pays), pour tendre &#224; les remplacer par des accords g&#233;n&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La fin des barri&#232;res douani&#232;res ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif avanc&#233;, lib&#233;ral, est de lutter contre les barri&#232;res douani&#232;res et l'existence de blocs &#233;conomiques. Pour les USA, sans colonies officielles, cela signifie aussi le droit de p&#233;n&#233;trer dans celles des pays europ&#233;ens, devenues trop grandes pour eux depuis leur affaiblissement par la guerre. Mais les lib&#233;raux se battent toujours pour l'ouverture des fronti&#232;res&#8230; des autres, et d&#232;s les premiers accords du GATT, les principales discussions entre Etats portent sur le compromis entre le protectionnisme revendiqu&#233; pour soi et celui qui est combattu chez les voisins. Jusqu'aux accords de Tokyo (1974-1980), par exemple, les droits de douanes am&#233;ricains sont fix&#233;s selon les prix moyens am&#233;ricains ! Comme le dit un &#233;conomiste, le GATT est &#171; une r&#233;glementation du protectionnisme plus qu'une charte du lib&#233;ralisme &#187;. Les huit cycles de n&#233;gociations (rounds) entre 1947 et 1992 enregistrent l'&#233;volution de ces compromis, en fonction des rapports de forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un fait cependant que le march&#233; international se d&#233;veloppe, in&#233;galement mais rapidement, et que les droits de douane baissent beaucoup dans les pays industrialis&#233;s (de 40 % en moyenne apr&#232;s la guerre &#224; 5 % environ en 2000). Le GATT n'emp&#234;che pas la cr&#233;ation de nouveaux blocs &#233;conomiques : d&#232;s 1957, avec le Trait&#233; de Rome (un accord sur le charbon et l'acier typiquement protectionniste) sont jet&#233;es les bases de ce qui deviendra la Communaut&#233; Economique Europ&#233;enne. Plus tard naissent l'ASEAN (regroupant des pays d'Asie du sud-est), puis l'ALENA (Canada, Mexique et USA), d'autres encore (y compris parmi les pays pauvres). Les fronti&#232;res commerciales des pays imp&#233;rialistes s'estompent pour certains biens &#8211; mais pour se reconstituer d'autant plus vigoureuses autour d'ensembles plus vastes. Et aujourd'hui les &#171; pays avanc&#233;s &#187; d&#233;pensent 810 milliards de dollars annuels pour prot&#233;ger leur agriculture et leur industrie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'OMC en ses &#339;uvres &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fin 1986 le GATT se mue en Organisation Mondiale du Commerce. L'OMC renforce alors ses pouvoirs en se dotant d'une instance d'arbitrage. Le &#171; round du mill&#233;naire &#187;, qui dure jusqu'en 1994, fixe des r&#232;gles commerciales pour les 25 ann&#233;es suivantes. Au moins l&#224; o&#249; un arrangement peut &#234;tre trouv&#233; : la clause sp&#233;cifiant que &#171; les accords multilat&#233;raux sur l'environnement ne concernent que les signataires &#187; par exemple (qui permet aux USA de ne pas ratifier les accords de Kyoto sur les gaz &#224; effet de serre) en dit long sur l'ind&#233;pendance que les Etats veulent garder. Et rien ne garantit le respect des signatures : si le cycle de n&#233;gociations a &#233;t&#233; si long, en effet, c'est &#224; cause des d&#233;saccords entre les Etats-Unis, l'Europe et le Japon, notamment en mati&#232;re de produits agricoles (la politique agricole commune europ&#233;enne &#233;tant encore un exemple de protectionnisme pouss&#233;), d&#233;saccords qui sont loin d'&#234;tre r&#233;gl&#233;s, comme en t&#233;moigne le feuilleton de la guerre de la banane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le premier round du GATT, les accords portent sur des sujets de plus en plus &#233;tendus. Lors des derniers sommets de l'OMC ont &#233;t&#233; discut&#233;s des Accords g&#233;n&#233;raux sur le commerce et les services (AGCS), qui synth&#233;tisent les plans d'attaque gouvernementaux contre les services publics, et des Accords sur les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle et commerciale (ADPIC), homog&#233;n&#233;isant la juridiction sur les brevets pharmaceutiques notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces accords se font &#233;videmment sur le dos des peuples, en particulier des plus pauvres. Ce n'est toutefois pas l'OMC qui en est l'inspiration. Les cinquante ans d'histoire de l'institution montrent qu'il s'agit d'une machine &#224; formaliser les rapports de forces entre imp&#233;rialismes dominant le march&#233; international et d&#233;fendant plus ou moins de protectionnisme sur tel ou tel type de biens. La r&#233;sultante des int&#233;r&#234;ts d&#233;fendus ayant abouti au cours du dernier demi-si&#232;cle &#224; une lib&#233;ralisation importante, mais pas syst&#233;matique, du commerce mondial &#8211; ce qui pourrait changer dans un autre contexte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le Tiers-Monde est-il anti-mondialisation ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; du 15 novembre 2001 intitul&#233; &#171; Doha confirme la logique ultralib&#233;rale de l'OMC &#187; (&#224; propos de la derni&#232;re conf&#233;rence interminist&#233;rielle de l'organisation), ATTAC &#233;crivait : &#171; Il ne faut pas se voiler la face : la plupart des repr&#233;sentants des gouvernements du Sud [&#8230;] ont [&#8230;] fait alliance avec les Etats-Unis contre l'UE [Union Europ&#233;enne] pour emp&#234;cher toute r&#233;f&#233;rence &#224; la prise en compte des dimensions sociale et environnementale [&#8230;]. Il n'y a l&#224; rien de surprenant. Beaucoup d'entre eux sont les simples porte-parole des grands int&#233;r&#234;ts locaux et non des forces sociales. &#187; Certes. Mais que d&#233;fendaient les ministres europ&#233;ens eux-m&#234;mes sinon leurs propres &#171; grands int&#233;r&#234;ts locaux &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un certain nombre de repr&#233;sentants de pays pauvres se sont retrouv&#233;s &#224; Doha aux c&#244;t&#233;s des USA contre l'UE, c'est d'abord semble-t-il parce que le protectionnisme de celle-ci emp&#234;che la p&#233;n&#233;tration sur le march&#233; europ&#233;en de certains biens produits dans le Tiers-Monde (textiles notamment). L'&#233;quation &#171; int&#233;r&#234;t des pays pauvres = anti-mondialisation = politique anti-USA des Etats europ&#233;ens &#187; est peut-&#234;tre plus compliqu&#233;e que certains veulent faire croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Une nouvelle guerre de l'acier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut sauver l'acier am&#233;ricain ! Le march&#233; mondial est satur&#233; (54 millions de tonnes de surproduction en 2001), et les trusts am&#233;ricains sont confront&#233;s &#224; la rude concurrence de pays industrialis&#233;s, mais aussi de producteurs du Tiers-Monde. Sous la pression des lobbies patronaux (pr&#233;tendant &#233;videmment vouloir sauver les emplois des travailleurs am&#233;ricains, apr&#232;s en avoir licenci&#233; des centaines de milliers depuis vingt-cinq ans), l'administration Bush vient donc de d&#233;cr&#233;ter trois ans de mesures protectionnistes : augmentation brutale des droits de douane, qui atteindront jusqu'&#224; 30 %, assortie de quotas pour les importations &#8211; et en prime, des masses de subventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision, qui devrait affecter 10 % du commerce international de l'acier, a suscit&#233; un toll&#233; du c&#244;t&#233; des pays concurrents. Elle viole en effet all&#232;grement les r&#232;gles laborieusement &#233;nonc&#233;es par les accords de l'Organisation mondiale du commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne, et d'autres peut-&#234;tre, vont porter plainte devant l'OMC. Puisqu'elle s'est r&#233;cemment dot&#233;e d'un Organe de R&#232;glement des Diff&#233;rends, c'est le moment de montrer &#224; quoi il sert. Cette affaire n'enchante visiblement pas Mike Moore, le directeur g&#233;n&#233;ral de l'Organisation, qui a demand&#233; aux parties en pr&#233;sence de s'entendre entre elles. Si rien n'y fait, une usine &#224; gaz juridique sera mise en marche qui aboutira peut-&#234;tre, apr&#232;s des ann&#233;es de consultations, examens, recours et appels, &#224; la condamnation des Etats-Unis &#224; verser r&#233;paration. Des indemnit&#233;s qui seront vers&#233;es ou pas mais qui iraient de toute fa&#231;on aux capitalistes des pays plaignant et non aux travailleurs qu'entre temps ils auront licenci&#233;s sous pr&#233;texte de baisse de charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour &#171; montrer qu'[ils] sont s&#233;rieux &#187;, selon l'expression d'un responsable de la Commission de Bruxelles, les gouvernements europ&#233;ens pr&#233;parent une riposte douani&#232;re : ils &#171; viseront l&#224; o&#249; &#231;a fait mal, c'est-&#224;-dire tel type de produits [am&#233;ricains] sensibles aux al&#233;as des exportations&#8230; &#187;. Heureusement que tous ces gens-l&#224;, am&#233;ricains comme europ&#233;ens, luttent pour d&#233;barrasser le monde du protectionnisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Anti-mondialisation : habits neufs et vieilles lunettes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Anti-mondialisation-habits-neufs-et-vieilles-lunettes</link>
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		<dc:date>2002-03-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Altermondialisation
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		<dc:subject>Mondialisation
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		<description>Que des centaines de milliers de jeunes &#8211; et moins jeunes d'ailleurs &#8211; fassent rena&#238;tre &#224; G&#234;nes un petit parfum de 68, que des milliers de d&#233;l&#233;gu&#233;s venus de dizaines de pays diff&#233;rents se retrouvent ensemble pour organiser des r&#233;sistances communes contre les exc&#232;s du capitalisme tout en affirmant qu'un &#171; autre monde est possible &#187; est &#233;videmment assez r&#233;jouissant et il n'y a pas de raison de bouder son plaisir. &lt;br /&gt;Certes on trouve vraiment de tout dans l'actuel mouvement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que des centaines de milliers de jeunes &#8211; et moins jeunes d'ailleurs &#8211; fassent rena&#238;tre &#224; G&#234;nes un petit parfum de 68, que des milliers de d&#233;l&#233;gu&#233;s venus de dizaines de pays diff&#233;rents se retrouvent ensemble pour organiser des r&#233;sistances communes contre les exc&#232;s du capitalisme tout en affirmant qu'un &#171; &lt;em&gt;autre monde est possible&lt;/em&gt; &#187; est &#233;videmment assez r&#233;jouissant et il n'y a pas de raison de bouder son plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes on trouve vraiment de tout dans l'actuel mouvement &#171; anti-mondialisation &#187; : des associations, des ONG, des syndicats, et m&#234;me des partis politiques (d'ailleurs tr&#232;s pr&#233;sents &#224; Porto Alegre). Mais pour ses participants, c'est justement l'une de ses qualit&#233;s d'&#234;tre capable de f&#233;d&#233;rer toutes ces &#233;nergies : c'est le cas par exemple lorsque autour d'un projet de barrage, on retrouve c&#244;te &#224; c&#244;te des militants qui d&#233;noncent les atteintes &#224; l'environnement, les expulsions de paysans pauvres, le m&#233;pris envers les peuples indig&#232;nes, l'absence de protection m&#234;me minimale pour des ouvriers surexploit&#233;s, la toute puissance des multinationales, et la rapacit&#233; d'actionnaires pr&#234;ts &#224; tout pour obtenir leur 15 % de rendement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ensemble ? Ouais ! Et tant mieux si ces luttes locales s'ins&#232;rent elles-m&#234;mes dans un r&#233;seau de luttes souvent identiques men&#233;es ailleurs dans le reste du monde. Tant mieux si cela peut acc&#233;l&#233;rer une prise de conscience plus globale sur des m&#233;canismes &#233;conomiques qui perp&#233;tuent effectivement partout la m&#234;me oppression et la m&#234;me exploitation d'un bout &#224; l'autre de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est &#233;videmment qu'un aspect. Le mouvement &#171; anti-mondialisation &#187; est aussi une sorte de grand bazar, avec ses comit&#233;s d'experts (ou pr&#233;tendus tels) et ses luttes de travailleurs pauvres confront&#233;s &#224; la r&#233;pression ; ses organisations habitu&#233;es au lobbying dans la plus pure tradition nord-am&#233;ricaine aupr&#232;s des groupes parlementaires et des instances internationales, et d'autres qui se veulent plus &#171; radicales &#187; et parfois expertes &#224; occuper la rue. Or &#224; vouloir &#234;tre &#171; tous ensemble &#187;, la tentation est grande de rechercher un projet assez consensuel pour r&#233;unir tout ce monde, et du coup ne retenir que les propositions les plus platement r&#233;formistes, m&#234;me si elles sont agr&#233;ment&#233;es de quelques formules apparemment radicales contre &#171; l'ultralib&#233;ralisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'auberge espagnole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi &#171; l'appel des mouvements sociaux &#187; adopt&#233; &#224; l'issue du deuxi&#232;me forum social mondial est de ce point de vue assez significatif. Comme le mouvement lui-m&#234;me, c'est un peu l'auberge espagnole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte semble &#233;viter certains &#233;cueils. Ainsi la tentation du protectionnisme (qui n'est rien d'autre que la d&#233;fense d'une fraction de la bourgeoisie contre une autre) et celle qui consiste &#224; attaquer les institutions internationales pour mieux d&#233;douaner les gouvernements en place existe toujours au sein du mouvement. Mais elles ne s'expriment gu&#232;re dans cet appel. C'est au contraire la responsabilit&#233; des gouvernements qui est mise en cause (c'est &#233;galement le cas dans le manifeste publi&#233; par ATTAC en janvier dernier). La condamnation de la guerre men&#233;e par les grandes puissances en Afghanistan est aussi explicite m&#234;me si elle n'a pas d&#251; &#234;tre &#233;vidente pour tout le monde. Enfin certaines propositions comme l'annulation pure et simple de la dette du Tiers-Monde donnent &#224; cet appel une allure radicale (m&#234;me si ce genre de mesure ne r&#233;soudrait rien sur le fond... en admettant qu'elle p&#251;t &#234;tre impos&#233;e) qui peut plaire et attirer tous ceux que le capitalisme et la politique des Etats imp&#233;rialistes r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce radicalisme tombe vite &#224; plat. Car ce qui est en cause selon cet appel, c'est le &#171; mod&#232;le &#233;conomique n&#233;olib&#233;ral &#187; et l'absence de d&#233;mocratie, de transparence et de contr&#244;le des &#171; peuples &#187; sur &#171; leur &#187; gouvernement ou Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un vieux d&#233;bat. Mais c'est surtout une duperie. Peut-on r&#233;ellement encadrer le capitalisme, l'amender, et finalement l'obliger &#224; servir un peu mieux l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ? Peut-on compter pour cela sur les &#233;lections, sur le parlement, et croire que les gouvernements et les Etats peuvent devenir autre chose que des instruments au service de la domination d'une seule classe ? Ou penser que l'ONU puisse &#234;tre un instrument de &#171; m&#233;diation internationale &#187; capable de s'opposer aux logiques de guerres d&#233;nonc&#233;es par ailleurs ? Comme si l'ONU pouvait &#234;tre autre chose qu'une feuille de vigne destin&#233;e &#224; l&#233;gitimer les interventions des puissances imp&#233;rialistes !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Avec un gros zeste d'illusion d&#233;mocratique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce qui peut para&#238;tre nouveau et prometteur dans ce mouvement &#224; l'allure prot&#233;iforme est justement ce qui peut &#234;tre aussi un pi&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi beaucoup de gens sont attir&#233;s en croyant notamment qu'ils pourront y faire de la politique autrement, et que leur engagement ne sera pas r&#233;cup&#233;r&#233;, d&#233;voy&#233;, par de gros appareils ayant surtout des ambitions politiciennes. Les arguments sont toujours les m&#234;mes : parce que ce n'est pas un parti politique, parce qu'il n'aspire pas &#224; prendre le pouvoir mais &#224; &#234;tre un &#171; contre-pouvoir &#187;, parce qu'il fonctionne en r&#233;seau, en permettant &#224; chacun de prendre les initiatives qui lui semblent utiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'extr&#234;me-gauche, on nourrit &#233;galement quelques illusions &#8211; pas exactement les m&#234;mes mais avec bien souvent les m&#234;mes arguments &#8211; en pensant notamment que la trajectoire politique de cette n&#233;buleuse en mouvement &#8211; qui semble se radicaliser de Seattle &#224; G&#234;nes &#8211; est loin d'&#234;tre trac&#233;e &#224; l'avance. Tout serait donc possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui dirige r&#233;ellement ? Les militants d'ATTAC r&#233;unis au Z&#233;nith au mois de janvier en savent maintenant quelque chose, d&#233;couvrant le jour m&#234;me o&#249; ils sont invit&#233;s &#224; le distribuer, le manifeste de leur organisation, sans avoir eu la moindre possibilit&#233; auparavant de le critiquer et encore moins de participer &#224; son &#233;laboration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc une organisation qui pr&#233;tend soumettre la bourgeoisie mondiale au contr&#244;le d'une &#171; d&#233;mocratie participative &#187;, et qui accepte pour commencer de se soumettre &#224; la dictature de ses membres fondateurs et autres pr&#233;tendus experts, incontr&#244;lables et inamovibles, bien plus soucieux &#224; l'&#233;vidence de se faire recevoir par leurs amis socialistes au parlement que de rendre des comptes aux groupes locaux ! Ces derniers peuvent toujours prendre les initiatives qu'ils veulent, et tenir tous les discours qu'ils veulent &#8211; ils sont libres, certes oui ! &#8211; mais les dirigeants d'ATTAC, les Cassen, Tartakowski ou Susan George sont bien plus libres encore de dire ce qu'ils veulent et imposer leurs vues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est aussi vrai &#224; l'&#233;chelle de tout le mouvement. Toute sa strat&#233;gie consiste &#224; faire entendre soi-disant la &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187; aupr&#232;s des Etats et des instances internationales, en fait &#224; intervenir au travers de ses r&#233;seaux de parlementaires et autres sp&#233;cialistes en lobbying. Il peut bien y avoir &#224; c&#244;t&#233; quelques grandes messes et autres forums virtuels sur le Net, on peut m&#234;me laisser certains s'agiter et tenir la rue, en pensant qu'il est toujours utile de construire un rapport de force. Mais qui fera la politique dans cette histoire ? Avec quels moyens de contr&#244;le ? Bien des dirigeants du monde imp&#233;rialiste savent sans doute &#224; quoi s'en tenir et sont pr&#234;ts &#8211; Jospin en t&#234;te &#8211; &#224; offrir des strapontins dans les instances gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, toutes ces personnalit&#233;s si diverses qui &#224; Porto Alegre se sont r&#233;pandues en d&#233;nonciations virulentes contre tel ou tel aspect du monde actuel, que font-elles donc une fois rentr&#233;es &#224; la maison pour faire participer les citoyens et traduire leurs discours en acte ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pour la construction d'un parti mondial de la r&#233;volution prol&#233;tarienne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La social-d&#233;mocratie officielle a acc&#233;d&#233; au pouvoir dans de nombreux pays au cours de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es (pas seulement en Europe) sans faire autre chose que g&#233;rer le syst&#232;me tel qu'il est, se faisant m&#234;me l'artisan des r&#233;formes n&#233;o-lib&#233;rales ! Elle a donc forc&#233;ment &#224; c&#244;t&#233; d'elle bien des d&#233;&#231;us &#8211; qui ont l'impression d'avoir d&#233;j&#224; donn&#233; &#8211; et des jeunes qui d&#233;couvrent l'oppression et l'exploitation mais n'ont gu&#232;re d'espoir dans les Jospin, Schr&#246;der ou autre Blair, m&#234;me s'ils gardent toujours des illusions sur les solutions r&#233;formistes. C'est justement le r&#244;le d'un mouvement comme ATTAC d'entretenir ses illusions en marge de la social-d&#233;mocratie aujourd'hui... pour &#233;ventuellement ramener tout le monde au bercail demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il ne serait pas juste &#8211; de notre point de vue de r&#233;volutionnaire &#8211; de d&#233;daigner l'actuel mouvement &#171; anti-mondialisation &#187; sous pr&#233;texte qu'il ne ferait que d&#233;noncer les exc&#232;s du capitalisme sans rien remettre en cause radicalement. Apr&#232;s tout, il y a peu de chances que les organisations r&#233;volutionnaires gagnent de l'influence sur fond de calme plat. Tant mieux donc si ce mouvement existe et s'il prend une certaine ampleur, m&#234;me si ce sont d'autres mouvements, d'une autre nature, qui seraient aussi n&#233;cessaires. Mais pour gagner de l'influence, il y a int&#233;r&#234;t &#224; ne pas prendre des vessies pour des lanternes. C'est malheureusement une tentation r&#233;currente au sein de l'extr&#234;me-gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas notamment lorsque les camarades de la LCR laissent entendre &#8211; parfois explicitement &#8211; qu'une nouvelle Internationale r&#233;volutionnaire pourrait na&#238;tre &#224; partir de l'actuel mouvement &#171; anti-mondialisation &#187;. Or si il y a une chance d'influencer et de gagner &#224; notre programme des militants qui d&#233;couvrent ou red&#233;couvrent la politique au travers de cette mouvance de la social-d&#233;mocratie, c'est d'abord parce que nous existerons par nous-m&#234;mes, avec la volont&#233; de construire des organisations qui existent r&#233;ellement sur le terrain des luttes de la classe ouvri&#232;re, avec un programme clairement communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raoul GLABER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La mondialisation &#171; ma&#238;tris&#233;e &#187; de Jospin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A la veille du 2&#176; Forum anti-mondialisation, Jospin s'est naturellement fait l'avocat d'une mondialisation &#171; ma&#238;tris&#233;e &#187;. Mieux : c'est une sorte de &#171; programme &#187; qu'il a sembl&#233; esquisser devant le Conseil &#233;conomique et social le 30 janvier, au travers d'un certain nombre de mesures &#224; la fois d&#233;risoires et qui ne l'engagent pas beaucoup : un &#171; conseil &#233;conomique et social &#187; au sein de l'ONU afin d'arbitrer entre les r&#232;gles multilat&#233;rales concurrentes ; des &#171; d&#233;l&#233;gations parlementaires aux institutions internationales &#187; &#224; l'image de celles qui existent pour les affaires europ&#233;ennes au S&#233;nat et &#224; l'Assembl&#233;e nationale dans un &#171; souci de transparence &#187; ; une &#171; commission de surendettement &#187; pour les pays &#233;mergents au bord de la faillite ; une allocation exceptionnelle de &#171; droits de tirages sp&#233;ciaux &#187; par le FMI pour les pays tr&#232;s endett&#233;s ; et bien s&#251;r la cerise sur le g&#226;teau : un &#171; grand forum citoyen &#187; sur Internet&#8230; N'en jetez plus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au Conseil &#233;conomique et social, il doit publier prochainement un rapport d&#233;j&#224; &#233;vent&#233; sur les mesures qui pourraient rapprocher l'OMC de la soci&#233;t&#233; civile, et lier commerce international et d&#233;veloppement &#233;conomique : la mise en place d'une &#171; conf&#233;rence parlementaire &#187; et d'un &#171; forum repr&#233;sentatif de la soci&#233;t&#233; civile &#187; aupr&#232;s de l'OMC ; l'implication de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) dans les travaux de l'OMC ; l'engagement des pays riches &#224; consacrer au moins 0,7 % de leur PIB &#224; l'aide publique au d&#233;veloppement (une vieille mesure jamais appliqu&#233;e mais r&#233;guli&#232;rement mise &#224; l'honneur) ; ou encore la cr&#233;ation au sein de l'ONU d'un &#171; organe de coordination &#187; des &#171; questions li&#233;es aux aspects &#233;conomiques et sociaux de la vie internationale &#187; afin de &#171; parvenir &#224; une meilleure gouvernance mondiale &#187;&#8230; Ouf ! Que les puissants tremblent !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt; Experts en recyclage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;ATTAC rassemblant les foules au Z&#233;nith, &#224; Paris, puis le succ&#232;s du Forum social de Porto Alegre, forc&#233;ment &#231;a s'agite dans le bocal. Extraits :
&lt;br /&gt;&#8212; Vincent Peillon, porte-parole du Parti socialiste (21/01) : &#171; &lt;em&gt;Les pr&#233;occupations qui sont celles du mouvement ATTAC sont tout &#224; fait s&#233;rieuses (&#8230;) La lutte contre la mondialisation exclusivement financi&#232;re est aussi au c&#339;ur de nos pr&#233;occupations&lt;/em&gt; &#187;.
&lt;br /&gt;&#8212; Fran&#231;ois Hollande, premier secr&#233;taire du Parti socialiste (02/02) : La mondialisation &#171; &lt;em&gt;doit &#234;tre un sujet de campagne &#233;lectorale (&#8230;) Il faut que l'Internationale socialiste s'adapte &#224; ce qui se passe&lt;/em&gt; &#187;.
&lt;br /&gt;&#8212; Henri Weber, s&#233;nateur socialiste et bras droit de Fabius (04/02) : &#171; &lt;em&gt;Voil&#224; un mouvement social historique dont l'articulation avec la gauche gouvernementale est fondamentale. (&#8230;) D'ailleurs, ni Lutte ouvri&#232;re ni le Parti des travailleurs ne sont l&#224;. C'est la preuve qu'ils ne comprennent pas ce qui se passe&lt;/em&gt; &#187;&#8230; Vraiment ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Argentine : la faute &#224; la mondialisation ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Argentine-la-faute-a-la-mondialisation</link>
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		<dc:date>2002-03-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Argentine
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		<description>L'Argentine &#233;tait pr&#233;sent&#233;e, il y a peu encore, comme un mod&#232;le de d&#233;veloppement en Am&#233;rique latine. D'aucuns parlaient de &#171; miracle argentin &#187;. Il est vrai que les m&#234;mes ont vu &#224; travers le monde beaucoup de miracles qui sont devenus autant de mirages. &lt;br /&gt;En tout cas pour les participants de Porto Alegre, l'Argentine a fait figure d'exemplaire victime de cette mondialisation qu'ils d&#233;noncent. Et le FMI, bras arm&#233; (de dollars) de la globalisation est cit&#233; comme principal accus&#233;. &lt;br /&gt;La&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Argentine &#233;tait pr&#233;sent&#233;e, il y a peu encore, comme un mod&#232;le de d&#233;veloppement en Am&#233;rique latine. D'aucuns parlaient de &#171; miracle argentin &#187;. Il est vrai que les m&#234;mes ont vu &#224; travers le monde beaucoup de miracles qui sont devenus autant de mirages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas pour les participants de Porto Alegre, l'Argentine a fait figure d'exemplaire victime de cette mondialisation qu'ils d&#233;noncent. Et le FMI, bras arm&#233; (de dollars) de la globalisation est cit&#233; comme principal accus&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La spirale de la corruption et de l'endettement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait la dette ext&#233;rieure a commenc&#233; &#224; cro&#238;tre au fur et &#224; mesure que la corruption (c'est-&#224;-dire le pillage du pays par les bourgeois et les gouvernants argentins) prenait de plus en plus d'ampleur. Ainsi lors de l'ignoble dictature militaire de Videla, de 1976 &#224; 1983, la dette a &#233;t&#233; multipli&#233;e par cinq. C'est &#224; ce moment que le FMI intervint, mettant officieusement un de ses cadres, Dante Simone, au service (ou au commandement ?) de la banque centrale du pays. Pourtant les pr&#234;ts des banques am&#233;ricaines qu'il a n&#233;goci&#233; ne prirent jamais la direction de l'Argentine. Avec la complicit&#233; des banquiers &#233;trangers comme celle du FMI, et pour le plus grand profit des capitalistes argentins, ils all&#232;rent directement dans des paradis fiscaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1983 le nouveau pr&#233;sident radical Raul Alfonsin ne trouve rien de mieux que de reconna&#238;tre la dette de la dictature. Il met aussi &#224; la charge de l'Etat la dette des entreprises priv&#233;es. En clair il blanchit tous les pillages du r&#233;gime pr&#233;c&#233;dent. R&#233;sultat : une p&#233;riode d'hyperinflation commence (4900 % en 1989).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les bons conseils du FMI&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; &#224; son tour au pouvoir le p&#233;roniste Menem applique &#224; la lettre la politique d'aust&#233;rit&#233; qui est la condition sine qua non &#224; l'obtention de nouveaux pr&#234;ts du FMI comme des financiers internationaux. Des centaines de milliers de fonctionnaires sont licenci&#233;s, on privatise &#224; tour de bras, jusqu'au syst&#232;me des retraites. Les imp&#244;ts pour les hauts revenus et les entreprises baissent, alors que la TVA passe de 14 &#224; 21 % p&#233;nalisant les plus pauvres. La lib&#233;ralisation de l'&#233;conomie am&#232;ne alors effectivement un afflux de capitaux internationaux. A l'issue des privatisations, 90 % des banques et 40 % de l'industrie sont aux mains des capitaux &#233;trangers, essentiellement espagnols, fran&#231;ais et am&#233;ricains. Mais les 40 milliards de dollars encaiss&#233;s par l'Etat &#224; l'occasion des privatisations se sont &#233;vapor&#233;s, bien qu'on s'en doute ils n'aient pas &#233;t&#233; perdus pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour obtenir le renouvellement des pr&#234;ts (destin&#233;s en bonne partie &#224; rembourser les int&#233;r&#234;ts des pr&#234;ts pr&#233;c&#233;dents) les gouvernements argentins successifs, quelle que soit leur couleur politique, s'engagent &#224; chaque fois &#224; r&#233;duire encore davantage les d&#233;penses publiques. Fin d&#233;cembre 2000, par exemple, pour obtenir 39,7 milliards de dollars, les privatisations sont &#233;tendues, la flexibilit&#233; sur le march&#233; du travail accentu&#233;e (alors que le taux officiel de ch&#244;mage est d&#233;j&#224; de 20 % !), le syst&#232;me de sant&#233; attaqu&#233;. En juillet 2001, Domingo Cavallo, le ministre de l'&#233;conomie, annonce une baisse de 13 % pour les salaires des fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233; la politique pr&#233;conis&#233;e par le FMI et la d&#233;r&#233;gulation de l'&#233;conomie n'ont fait que faciliter l'&#233;vasion des capitaux tout en aggravant les effets d&#233;sastreux sur l'&#233;conomie auxquels elles &#233;taient cens&#233;es porter rem&#232;de. La spirale de l'endettement a abouti &#224; ce qu'en 2001 le service de la dette (s'&#233;levant &#224; un total de 150 milliards de dollars) a atteint l'&#233;quivalent de 90 % des exportations. Ces &#233;normes sorties de capitaux ont sans aucun doute finies dans les coffres des groupes et financiers internationaux. Mais tout autant dans ceux des capitalistes argentins, que le FMI ne sert pas moins que les autres : les fortunes plac&#233;es &#224; l'&#233;tranger par les bourgeois argentins atteignent 120 milliards de dollars selon le minist&#232;re de l'&#233;conomie (presque le montant de la dette publique du pays).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Combattre la mondialisation ou le capitalisme ?
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>Mondialisation
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		<description>La mondialisation &#8211; vocabulaire d&#233;finitivement et unanimement adopt&#233; aujourd'hui, du moins par ceux que h&#233;risse le terme de globalisation, traduit directement de l'anglais, plus chic mais qui sentirait trop l'acceptation de la domination am&#233;ricaine &#8211; n'est rien d'autre que la description de l'&#233;volution et des transformations du capitalisme depuis vingt ans. Et il est vrai que, poursuivant son &#339;uvre entreprise depuis des si&#232;cles, l'expansion capitaliste a continu&#233; &#224; bouleverser la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mondialisation &#8211; vocabulaire d&#233;finitivement et unanimement adopt&#233; aujourd'hui, du moins par ceux que h&#233;risse le terme de globalisation, traduit directement de l'anglais, plus chic mais qui sentirait trop l'acceptation de la domination am&#233;ricaine &#8211; n'est rien d'autre que la description de l'&#233;volution et des transformations du capitalisme depuis vingt ans. Et il est vrai que, poursuivant son &#339;uvre entreprise depuis des si&#232;cles, l'expansion capitaliste a continu&#233; &#224; bouleverser la face du monde et la conscience qu'ont les hommes et les femmes de l'&#233;tat de celui-ci. En bien et en mal. Car avec le capitalisme tout progr&#232;s se paie. Lourdement. Et surtout en g&#233;n&#233;ral il se paie par ceux qui ne sont pas ceux qui b&#233;n&#233;ficient des progr&#232;s : les pauvres de la plan&#232;te, les travailleurs, la masse &#233;norme des opprim&#233;s et des exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant donc &#224; ce que la mondialisation suscite un peu partout &#8211; au Nord comme au Sud, suivant l&#224; aussi le vocabulaire courant pour d&#233;signer pays industrialis&#233;s et Tiers Monde &#8211; une telle lev&#233;e de boucliers. Les m&#233;faits du capitalisme sont innombrables. C'est bien le moins que les r&#233;voltes et les combats le soient aussi. On ne peut m&#234;me que les souhaiter bien plus nombreux encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et souhaiter que, avec la prise de conscience que tant de maux ont en derni&#232;re analyse une m&#234;me origine et un m&#234;me coupable &#8211; la mondialisation donc &#8211; toutes ces luttes convergent et se rassemblent. Or, c'est l&#224; que les mots prennent toute leur importance mais aussi peuvent trahir. Ou plut&#244;t ceux qui les manient. Ainsi la guerre &#224; la &#171; mondialisation n&#233;o-lib&#233;rale &#187;, m&#234;me quand elle pr&#233;tend rassembler les opprim&#233;s du monde entier, sert &#224; leur vendre les vieilles et trompeuses solutions r&#233;formistes, &#224; peine relook&#233;es, et surtout &#224; &#233;viter de d&#233;signer clairement l'ennemi &#224; abattre, le capitalisme, et la seule voie pour cela, la r&#233;volution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le FMI, l'agent financier de l'imp&#233;rialisme
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-FMI-l-agent-financier-de-l-imperialisme</link>
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		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>
		<dc:subject>FMI
</dc:subject>

		<description>A la fin de la Seconde guerre mondiale, la moiti&#233; du monde capitaliste est un champ de ruines. Pour reb&#226;tir il faut cr&#233;er de nouvelles institutions, qui tenteront de mettre en place des garde-fous contre les contradictions du march&#233; qui ont amen&#233; au chaos, de la crise de 29 &#224; la guerre mondiale. C'est la bourgeoisie am&#233;ricaine, dont la domination n'est plus discut&#233;e, qui va cr&#233;er ce cadre. A Bretton Woods, aux Etats-Unis, en juillet 1944, est d&#233;cid&#233;e l'institution comme monnaie de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-FMI-+" rel="tag"&gt;FMI
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin de la Seconde guerre mondiale, la moiti&#233; du monde capitaliste est un champ de ruines. Pour reb&#226;tir il faut cr&#233;er de nouvelles institutions, qui tenteront de mettre en place des garde-fous contre les contradictions du march&#233; qui ont amen&#233; au chaos, de la crise de 29 &#224; la guerre mondiale. C'est la bourgeoisie am&#233;ricaine, dont la domination n'est plus discut&#233;e, qui va cr&#233;er ce cadre. A Bretton Woods, aux Etats-Unis, en juillet 1944, est d&#233;cid&#233;e l'institution comme monnaie de r&#233;f&#233;rence du dollar, convertible en or &#224; taux fixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour surveiller ce syst&#232;me est cr&#233;&#233; le Fonds Mon&#233;taire International, dont la mission est technique et, en un sens, modeste : le FMI doit &#233;viter les d&#233;stabilisations du march&#233; dues aux fluctuations des grandes monnaies. En m&#234;me temps est institu&#233;e la Banque Mondiale pour coordonner les injections de capitaux destin&#233;s &#224; reconstruire l'Europe. Les r&#233;serves de ces institutions sont fournies par les Etats membres. Au FMI la quote-part de chaque Etat d&#233;termine l'importance de son vote (aujourd'hui les USA &#224; eux seuls ont toujours un droit de veto de fait, avec leurs 18 % de voix).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais 25 ans plus tard le maintien de la parit&#233; dollar-or est devenu intenable. Pour financer son d&#233;ficit (en le faisant payer par le reste du monde), l'Etat am&#233;ricain a fait en effet marcher la planche &#224; billet. En 1971, le syst&#232;me de Bretton Woods est donc abandonn&#233;. Les taux de change entre les monnaies nationales, qui ne sont plus index&#233;es sur l'or, deviennent flottants. La sp&#233;culation sur ces monnaies peut reprendre, leurs oscillations sont assum&#233;es par les bourgeoisies dominantes. Et la raison d'&#234;tre du FMI semble en question.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'assureur des usuriers du Tiers-Monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le choc p&#233;trolier de 1973 (forte augmentation du prix du baril), qui &#233;branle l'&#233;conomie mondiale et met un frein s&#233;rieux &#224; la croissance, lui permet pourtant de s'inventer un nouveau r&#244;le. D&#233;charg&#233; de la surveillance des monnaies fortes, il va dor&#233;navant s'occuper de celles des Etats les plus pauvres. Beaucoup de pays du Tiers-monde (non producteurs de p&#233;trole) sont en effet ruin&#233;s par la crise. Leurs Etats doivent emprunter des sommes de plus en plus importantes. La fameuse dette du Tiers-monde appara&#238;t : entre 1970 et 1982, elle est multipli&#233;e par 10 ; celle des 41 pays les plus pauvres passe entre 1980 et 1995 de 55 &#224; 215 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FMI n'est pas le cr&#233;ancier exclusif des pays pauvres. Lorsque un Etat s'endette, le Fonds c&#232;de m&#234;me syst&#233;matiquement la politesse aux charognards des groupes financiers priv&#233;s qui imposent des int&#233;r&#234;ts d'usuriers. Le Fonds se pose en garant, dans une certaine mesure, des profits de ces financiers priv&#233;s. Ainqi quand une monnaie se d&#233;value trop brutalement, du fait de la faillite de l'Etat qui l'&#233;met ou de la panique des sp&#233;culateurs, le FMI pr&#234;te des fonds &#224; l'Etat concern&#233; qui rach&#232;te sa monnaie pour soutenir son cours. De cette fa&#231;on les investisseurs priv&#233;s sont assur&#233;s de ne pas trop perdre gr&#226;ce &#224; l'argent que le FMI r&#233;cup&#232;re sur le dos des contribuables des Etats membres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les Programmes d'Ajustement Structurel et le d&#233;veloppement de la pauvret&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, le FMI impose aux Etats d&#233;biteurs sa mainmise sur toute leur politique &#233;conomique, &#224; travers les Programmes d'Ajustement Structurel (PAS) invent&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 1980. En g&#233;n&#233;ral le premier moyen pr&#233;conis&#233; est la hausse de la TVA, cet imp&#244;t qui frappe d'abord les pauvres en augmentant le co&#251;t de la nourriture, des m&#233;dicaments, des loyers, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bien au-del&#224; de la hausse des imp&#244;ts, les pays soumis &#224; un PAS se voient imposer une d&#233;valuation de leur monnaie, une diminution de leurs importations, une baisse des salaires, une d&#233;gradation des droits du travail, et un &#171; contr&#244;le des d&#233;penses de l'Etat &#187;, c'est-&#224;-dire un v&#233;ritable d&#233;mant&#232;lement des services publics d'une part, un d&#233;pe&#231;age du secteur public d'autre part (dont la privatisation peut int&#233;resser certains investisseurs occidentaux). En plus du capital financier, le FMI sert donc les int&#233;r&#234;ts du capital industriel des pays imp&#233;rialistes. Le repr&#233;sentant de la Belgique aupr&#232;s du FMI expliquait ainsi devant des patrons belges que pour un dollar vers&#233; &#224; la Banque mondiale par les pays industrialis&#233;s, ils en recevaient 10,5 en 1984.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2000, 80 pays b&#233;n&#233;ficiaient &#8211; si l'on peut dire &#8211; d'une Facilit&#233; d'Ajustement Structurel Renforc&#233;, ce &#171; plan d'urgence &#187; du FMI. La moiti&#233; seulement des pays y ayant eu recours a pu r&#233;duire le d&#233;ficit de sa balance des paiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les populations des pays d&#233;biteurs, les effets des PAS sont extr&#234;mement brutaux. C'est essentiellement &#224; cause d'eux que le taux de scolarisation primaire a baiss&#233; de 12 % en Afrique Noire entre 1980 et 1988, que le pouvoir d'achat du salaire minimum mexicain a &#233;t&#233; divis&#233; par 3 entre 1981 et 2000, que les salaires r&#233;els ont chut&#233; de 24 % en Hongrie entre 1989 et 1996 et que le salaire minimum &#224; Ha&#239;ti ne valait plus, fin 1997, que 19,5 % de celui de 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fonction du FMI a donc totalement chang&#233; depuis sa cr&#233;ation en 1944. Aujourd'hui, garant des fonds priv&#233;s qui sp&#233;culent sur les monnaies faibles, il facilite d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale le d&#233;pe&#231;age des Etats les plus pauvres par les bourgeoisies dominantes et leurs multinationales. Bien s&#251;r il serait absurde de pr&#234;ter au FMI une puissance propre. La sienne ne vient que du soutien financier (et &#233;ventuellement militaire) des puissances imp&#233;rialistes. Il est n&#233;anmoins un outil non n&#233;gligeable dans la mise en coupe r&#233;gl&#233;e de la plan&#232;te par ces puissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> OGM : la lutte des classes est aussi dans les assiettes !
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		<description>ATTAC, les &#171; Amis de la Terre &#187;, ou encore la Conf&#233;d&#233;ration paysanne de Jos&#233; Bov&#233; r&#233;clament l'arr&#234;t de la commercialisation des organismes g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s et un moratoire sur les recherches, au nom du &#171; principe de pr&#233;caution &#187;. &lt;br /&gt;Pourtant, comme le soulignent les firmes qui d&#233;veloppent ces techniques, Monsanto ou Aventis par exemple, l'introduction dans l'ADN de vari&#233;t&#233;s v&#233;g&#233;tales ou animales de g&#232;nes issus d'autres esp&#232;ces permet de leur donner des qualit&#233;s nouvelles : r&#233;sistance&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ATTAC, les &#171; &lt;em&gt;Amis de la Terre&lt;/em&gt; &#187;, ou encore la Conf&#233;d&#233;ration paysanne de Jos&#233; Bov&#233; r&#233;clament l'arr&#234;t de la commercialisation des organismes g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s et un moratoire sur les recherches, au nom du &#171; &lt;em&gt;principe de pr&#233;caution&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, comme le soulignent les firmes qui d&#233;veloppent ces techniques, Monsanto ou Aventis par exemple, l'introduction dans l'ADN de vari&#233;t&#233;s v&#233;g&#233;tales ou animales de g&#232;nes issus d'autres esp&#232;ces permet de leur donner des qualit&#233;s nouvelles : r&#233;sistance aux parasites, meilleurs rendements, mais aussi des am&#233;liorations nutritionnelles et sanitaires. Monsanto met ainsi en avant une fraise rendue plus r&#233;sistante au gel par des g&#232;nes de poissons des mers froides, ou encore du riz transg&#233;nique plus riche en vitamines A, qui pourrait r&#233;duire la c&#233;cit&#233; infantile en Asie du sud-est. Une agriculture plus performante, mais aussi des aliments plus sains et capables de se d&#233;fendre tout seuls contre leurs parasites, sans qu'on ait besoin d'inonder leur environnement d'insecticides. Une brochure r&#233;cente de Monsanto promet de &#171; nourrir la plan&#232;te &#187; et de &#171; mieux respecter l'environnement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les multinationales nous promettent un monde meilleur, on peut craindre le pire&#8230; et les anti-OGM ne manquent pas d'arguments. D'abord, le probl&#232;me de la faim dans le monde n'est plus tellement un probl&#232;me de productivit&#233;. Les disponibilit&#233;s totales en calories dans le monde, par habitant, sont plus importantes aujourd'hui qu'il y a 30 ans. C'est la dictature du profit qui continue de r&#233;duire &#224; la famine et &#224; la malnutrition plus d'un milliard d'humains, et non l'insuffisance de la productivit&#233; agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les OGM pourraient &#234;tre aussi dangereux pour la sant&#233; et pour l'environnement. On ma&#238;trise mal les cons&#233;quences &#224; long terme, en particulier sur la sant&#233;, de transformations d'organismes vivants, beaucoup plus rapides que les s&#233;lections de l&#233;gumes ou de vaches pratiqu&#233;es par les agriculteurs depuis des milliers d'ann&#233;es. Pourtant, ce n'est pas un argument d&#233;finitif contre les OGM. Cela montre simplement qu'ils posent, comme toute nouveaut&#233; d&#251;t-elle s'av&#233;rer un r&#233;el progr&#232;s, un probl&#232;me de contr&#244;le. Et cela rappelle que la soci&#233;t&#233; ne devrait pas laisser l'usage de telles techniques au capital priv&#233;, cet apprenti sorcier qui n'est m&#251; que par l'app&#226;t du gain, et &#224; tr&#232;s court terme !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Petits paysans et grand capital&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une partie des anti-OGM d&#233;veloppent un argument plus profond, qui a tout &#224; fait les apparences d'une mise en cause du capitalisme lui-m&#234;me. Les semences transg&#233;niques (l'essentiel des OGM) sont le moyen de prendre le contr&#244;le du travail du paysan. Ainsi, la semence &#171; Terminator &#187; de Monsanto, ne peut &#234;tre utilis&#233;e qu'une fois : on lui a ajout&#233; un g&#232;ne qui rend st&#233;riles les graines qui en sont issues. Le paysan n'aura donc pas d'autre choix que racheter ses semences chaque ann&#233;e. Du coup, le Conseil scientifique d'ATTAC, en juin 1999, d&#233;non&#231;ait les &#171; n&#233;cro-technologies &#187; : &#171; l'agriculture ayant commenc&#233; lorsque nos lointains anc&#234;tres ont mis de c&#244;t&#233; une partie du grain r&#233;colt&#233; pour le semer l'ann&#233;e suivante, cette confiscation de la propri&#233;t&#233; la plus fondamentale des &#234;tres vivants &#8211; se reproduire et se multiplier &#8211; est le coup de gr&#226;ce port&#233; aux paysans et &#224; l'agriculture. &#187; Si Monsanto a renonc&#233; &#224; l'industrialisation de sa semence &#171; Terminator &#187;, les multinationales n'ont pas renonc&#233; &#224; une autre forme du &#171; hold-up sur le vivant &#187;, pour reprendre le langage d'ATTAC : la brevetabilit&#233; des organismes modifi&#233;s, dont le principe est admis par les gouvernements am&#233;ricain et europ&#233;ens. Ainsi, en Am&#233;rique du nord, Monsanto a fait appel aux d&#233;tectives de l'agence Pinkerton pour faire la chasse aux agriculteurs qui pirateraient ses semences en les utilisant sans payer de licence annuelle !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Voil&#224; donc le petit paysan menac&#233; de passer sous le joug du grand capital&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi alors d&#233;noncer les OGM en particulier ? Et pas les fabriquants de tracteurs, les producteurs d'engrais, le Cr&#233;dit Agricole et m&#234;me Leclerc et Carrefour ? Car les petits paysans des pays d&#233;velopp&#233;s, ceux qui b&#233;n&#233;ficient des progr&#232;s techniques, n'ont pas attendu les OGM pour &#234;tre exploit&#233;s par tous les trusts impliqu&#233;s dans l'alimentation. En amont, ils doivent subir les prix, &#233;lev&#233;s, des fournisseurs d'engrais ou de machines, ou les taux des banques qui permettent aux agriculteurs de s'endetter de plus en plus pour investir et survivre. En aval, ils doivent accepter les prix d'achat des grands groupes de la distribution. La po&#233;sie du &#171; geste auguste du semeur &#187;, asservi par les &#171; terminators &#187; g&#233;n&#233;tiques ou juridiques, renvoie &#224; un pass&#233; r&#233;volu depuis belle lurette ! En tout cas, ce n'est pas en interdisant des progr&#232;s scientifiques que l'on sauvera l'illusoire ind&#233;pendance du petit paysan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;noncer les OGM en dehors de tout le syst&#232;me de l'agriculture capitaliste, &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te, c'est du coup brouiller les probl&#232;mes. C'est jouer sur la peur de l'avenir, la d&#233;fiance envers le progr&#232;s scientifique et technique, sans distinguer clairement le probl&#232;me de fond : doit-on laisser le capital priv&#233;, avec ou sans OGM, d&#233;cider du contenu de nos assiettes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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