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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Pour des services publics au service du public
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Service public
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		<description>M&#234;me si la notion de service public est parfois impr&#233;cise, sa port&#233;e sociale garde toute sa force. Rien de confus en effet dans l'id&#233;e que certains besoins correspondant au d&#233;veloppement atteint par la soci&#233;t&#233; doivent pouvoir &#234;tre satisfaits partout et par tous, pauvres comme riches, quel que soit leur lieu de vie ou de travail, quelle que soit leur position sociale. &lt;br /&gt;Il est &#233;videmment douteux que l'entreprise priv&#233;e, dont la seule finalit&#233; est le profit, puisse mettre les biens ou les services qu'elle&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si la notion de service public est parfois impr&#233;cise, sa port&#233;e sociale garde toute sa force. Rien de confus en effet dans l'id&#233;e que certains besoins correspondant au d&#233;veloppement atteint par la soci&#233;t&#233; doivent pouvoir &#234;tre satisfaits partout et par tous, pauvres comme riches, quel que soit leur lieu de vie ou de travail, quelle que soit leur position sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;videmment douteux que l'entreprise priv&#233;e, dont la seule finalit&#233; est le profit, puisse mettre les biens ou les services qu'elle produit &#224; la port&#233;e de toutes les bourses. Pour prendre un seul exemple imagine-t-on une industrie de la sant&#233; r&#233;alisant les op&#233;rations les plus co&#251;teuses au prix de ce que les plus pauvres, qui peuvent en avoir besoin pourtant autant que les plus riches, peuvent payer ? Ou encore des entreprises d'&#233;lectricit&#233; tarifant le courant &#224; un prix qui ne tienne pas compte des investissements locaux n&#233;cessaires et ne gr&#232;ve pas plus les consommateurs des r&#233;gions rurales &#233;loign&#233;s que ceux des grandes agglom&#233;rations urbaines ? Non, on n'imagine gu&#232;re des v&#233;ritables services publics sans que les pouvoirs publics prennent en main, g&#232;rent et finalement poss&#232;dent les entreprises des secteurs concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les limites de l'&#233;tatisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, aujourd'hui, m&#234;me aux mains de l'Etat, les services publics sont loin de ce fonctionnement id&#233;al. L'Etat les a pris en charge et continue de les g&#233;rer avant tout dans l'int&#233;r&#234;t de la bourgeoisie bien plus que de la population. Ainsi en France les services de transport, t&#233;l&#233;communications, &#233;nergie, jusqu'&#224; maintenant aux mains de l'Etat ont toujours &#233;t&#233; plus organis&#233;s en fonction des int&#233;r&#234;ts des entreprises que de ceux des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant il est hors de doute que la population a tout de m&#234;me b&#233;n&#233;fici&#233; de l'intrusion de l'Etat dans les domaines de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, des postes et d'autres. Et il fait encore moins de doute que leur passage au priv&#233; signifierait une aggravation des conditions de vie au moins pour la partie la plus pauvre de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette seule raison suffit &#224; refuser la grande braderie organis&#233;e aujourd'hui par le gouvernement fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle ne suffit certainement pas pour se contenter des services publics tels qu'ils sont aujourd'hui. Cela n'en reviendrait-il pas, qu'on le veuille ou non, &#224; d&#233;fendre la soci&#233;t&#233; capitaliste, son exploitation, ses injustices ? La simple &#233;num&#233;ration des seuls secteurs class&#233;s dans les services publics le montre bien. Pourquoi le t&#233;l&#233;phone, la poste, l'eau, sont-ils, pour tout le monde, des &#171; services publics &#187; et non pas... l'alimentation et le logement, qui apr&#232;s tout font bien tout autant sinon plus partie des n&#233;cessit&#233;s vitales de la population ? On a d&#233;j&#224; donn&#233; la r&#233;ponse : parce c'est pour le fonctionnement du capitalisme qu'il &#233;tait vital que l'Etat les d&#233;veloppe et les prenne en main, que les retomb&#233;es b&#233;n&#233;fiques pour la population n'ont &#233;t&#233; en quelque sorte que des sous-produits.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les m&#233;rites de la collectivisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait c'est toute la production des biens mat&#233;riels comme des biens immat&#233;riels n&#233;cessaires au bien-&#234;tre dans la soci&#233;t&#233; actuelle, qui devrait &#234;tre un service public. Ce qui signifie que la question n'est pas de renvoyer au priv&#233; ce qui est aujourd'hui &#233;tatis&#233;, mais au contraire de collectiviser tous les grands secteurs aujourd'hui aux mains du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, collectiviser, ce qui n'est pas exactement &#233;tatiser sous l'&#233;gide de l'Etat bourgeois. Le pass&#233; a suffisamment montr&#233; le foss&#233; existant entre ces nationalisations et un v&#233;ritable service public. Ne serait-ce que parce qu'elles mettent les entreprises nationalis&#233;es entre les mains d'une cohorte de hauts fonctionnaires pantouflards et incontr&#244;l&#233;s, appliqu&#233;s surtout &#224; assurer l'interface entre l'Etat et le &#171; monde de l'entreprise &#187; et permettre aux capitalistes de profiter de mille mani&#232;res des deniers comme des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, collectiviser, parce qu'il ne suffira pas d'arracher au priv&#233; la propri&#233;t&#233; des entreprises. Pour faire de celles-ci de v&#233;ritables services publics il faudra &#233;tablir sur elles le contr&#244;le de tous, salari&#233;s comme usagers, sur toutes. Mais c'est le socialisme ! Et oui, le socialisme &#231;a n'est rien d'autre que le principe du service public &#233;tendu &#224; toute l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Service minimum &#224; la SNCF : totale hypocrisie !
</title>
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		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Le service minimum, promesse &#233;lectorale de Chirac, et v&#233;ritable serpent de mer qui r&#233;appara&#238;t &#224; chaque conflit important, avait &#233;t&#233; d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; lors des gr&#232;ves de la fonction publique l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente mais le gouvernement s'&#233;tait bien gard&#233; de tenter de passer en force et &#224; chaud. C'est donc en juillet, juste avant les cong&#233;s d'&#233;t&#233;, qu'a &#233;t&#233; rendu public le rapport d'une commission &#171; d'experts &#187; mandat&#233;e par le gouvernement sur la question et pr&#233;sid&#233;e par un certain Mandelkern. &lt;br /&gt;La commission Mandelkern ne fait&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le service minimum, promesse &#233;lectorale de Chirac, et v&#233;ritable serpent de mer qui r&#233;appara&#238;t &#224; chaque conflit important, avait &#233;t&#233; d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; lors des gr&#232;ves de la fonction publique l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente mais le gouvernement s'&#233;tait bien gard&#233; de tenter de passer en force et &#224; chaud. C'est donc en juillet, juste avant les cong&#233;s d'&#233;t&#233;, qu'a &#233;t&#233; rendu public le rapport d'une commission &#171; d'experts &#187; mandat&#233;e par le gouvernement sur la question et pr&#233;sid&#233;e par un certain Mandelkern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission Mandelkern ne fait que reprendre et d&#233;velopper une loi de 1963 qui avait instaur&#233; pour la premi&#232;re fois un pr&#233;avis de 5 jours avec obligation de n&#233;gocier sur l'enjeu du conflit avant le d&#233;marrage de la gr&#232;ve. A l'&#233;poque, c'est parce que la proc&#233;dure de r&#233;quisition contre les gr&#233;vistes s'av&#233;rait de plus en plus inefficace lorsque les cheminots massivement et collectivement refusaient de s'y soumettre que De Gaulle, au nom des usagers pr&#233;tendument pris en otage, avait instaur&#233; ce pr&#233;avis dans les services publics. Mitterrand avait promis avant son &#233;lection de l'abroger mais s'en est bien gard&#233; une fois &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet actuel pr&#233;voit un pr&#233;avis de 10 jours au lieu de cinq et les salari&#233;s devraient d&#233;clarer individuellement leur intention de se mettre en gr&#232;ve 48h avant le d&#233;but de celle-ci. Autrement dit, on multiplie les entraves et les pressions contre l'exercice d'un droit fondamental, le droit de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le gouvernement a ouvert une s&#233;rie de rencontres et tables rondes entre &#171; partenaires sociaux &#187;. Il a re&#231;u &#224; tour de r&#244;le le patron de la SNCF Louis Gallois, puis chaque syndicat. C'est maintenant Gallois qui re&#231;oit les organisations syndicales. Il n'est plus officiellement question de &#171; service minimum &#187;, mais de &#171; continuit&#233; du service public &#187; ou de service public &#171; garanti &#187; ce qui revient au m&#234;me. Et apparemment, le d&#233;bat a gliss&#233; du fond, &#224; savoir la d&#233;fense du droit de gr&#232;ve, &#224; la forme, c'est &#224; dire les modalit&#233;s, une loi ou un accord n&#233;goci&#233; entre patronat et syndicats ? Ainsi la CFDT est oppos&#233;e &#224; une loi mais pr&#233;conise l'exemple de la RATP o&#249; elle se vante d'avoir fait instaurer un pr&#233;avis de 11 jours par la n&#233;gociation. Didier Le Reste, secr&#233;taire de la CGT-cheminots, a lanc&#233; un avertissement au gouvernement &lt;em&gt;&#171; s'il voulait passer en force &#187;&lt;/em&gt; autrement dit en l&#233;gif&#233;rant. Mais la CGT en appelle &#224; une &lt;em&gt;&#171; v&#233;ritable n&#233;gociation &#187;&lt;/em&gt; sur la pr&#233;vention des conflits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref le chantage des pouvoirs publics, qui pr&#233;tendent parler au nom de la population et des usagers, impressionne les syndicalistes sinon les cheminots. C'est pourtant &#224; la SNCF qu'il devrait marcher le moins. Il suffit de se souvenir comment la grande gr&#232;ve des cheminots de 1995 avait au contraire re&#231;u l'approbation des usagers et fait la preuve que lorsque la population laborieuse a affaire &#224; une gr&#232;ve dont les objectifs sont clairs et justifi&#233;s, m&#234;me si cette gr&#232;ve lui occasionne une certaine g&#232;ne, elle s'en sent solidaire. Et il est clair alors que ministres, d&#233;put&#233;s et PDG ne parlent plus en son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;cile BERNIER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> EDF, le&#231;ons d'une privatisation : couper le courant c'est bien, lier son combat aux autres c'est mieux
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>EDF
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		<dc:subject>Privatisations
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		<description>Les mois de mai et juin derniers ont vu la mobilisation de la plupart des centres EDF et des milliers d'agents dans la rue (80 000 le 27 mai). Une partie non n&#233;gligeable des salari&#233;s a ainsi amen&#233; la direction de la CGT Energie &#224; accompagner le mouvement alors qu'au d&#233;part elle &#233;tait clairement d&#233;cid&#233;e &#224; laisser faire cette privatisation sans combattre. On se souvient que d&#233;j&#224;, au d&#233;but 2002, le projet de remise en cause des retraites des personnels d'EDF avait eu l'assentiment de la direction de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mois de mai et juin derniers ont vu la mobilisation de la plupart des centres EDF et des milliers d'agents dans la rue (80 000 le 27 mai). Une partie non n&#233;gligeable des salari&#233;s a ainsi amen&#233; la direction de la CGT Energie &#224; accompagner le mouvement alors qu'au d&#233;part elle &#233;tait clairement d&#233;cid&#233;e &#224; laisser faire cette privatisation sans combattre. On se souvient que d&#233;j&#224;, au d&#233;but 2002, le projet de remise en cause des retraites des personnels d'EDF avait eu l'assentiment de la direction de la CGT avant d'&#234;tre rejet&#233; par une partie non n&#233;gligeable de la CGT-Energie puis par un vote de l'ensemble du personnel. Cependant la privatisation est maintenant r&#233;alis&#233;e et c'est un succ&#232;s pour Raffarin et une d&#233;faite pour les travailleurs. Et pas seulement pour les salari&#233;s des deux compagnies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_127 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L300xH215/edf-2-a7cd5.gif?1529621621' width='300' height='215' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le mouvement dont les directions syndicales n'ont pas voulu...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le pire aurait &#233;t&#233; une d&#233;faite sans combat. Mais celui-ci ne pouvait suffire pour faire reculer le gouvernement &#224; partir du moment o&#249; les directions syndicales sont parvenues &#224; &#233;viter la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale d'EDF et GDF et l'extension du mouvement &#224; tous les services publics menac&#233;s &#224; br&#232;ve ou longue &#233;ch&#233;ance, voire d&#233;j&#224; privatis&#233;s (France telecom, La Poste et bien d'autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les directions syndicales, CGT, FO et CFDT, ont tout fait pour que cela ne d&#233;passe pas le niveau d'une simple protestation. Le secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration CGT de l'Energie d&#233;clarait le 15 juin : &#171; &lt;em&gt;Pour en revenir sur la question de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (...) pourquoi faudrait-il que les salari&#233;s s'engagent aujourd'hui dans des actions co&#251;teuses d'un point de vue salarial alors que la semaine pass&#233;e a montr&#233; que leur d&#233;termination pouvait s'exprimer au travers de modalit&#233;s d'action beaucoup plus p&#233;nalisantes pour les employeurs (...) &#187;&lt;/em&gt;. Les directions syndicales ont tout centr&#233; sur les coupures de courant sans donner la moindre publicit&#233; aux centres ou centrales &#233;lectriques (12 sur 14 &#224; un moment) qui tentaient de se mettre en gr&#232;ve. Au centre R&amp;D de Clamart, par exemple, o&#249; des piquets de gr&#232;ve furent mis en place, puis &#224; celui de Chatou, lorsque l'ensemble des militants locaux ont mis leur poids dans la balance pour convaincre les salari&#233;s qu'une lutte s&#233;rieuse &#233;tait n&#233;cessaire, la gr&#232;ve a &#233;t&#233; reconduite de jour en jour. Dans d'autres sites &#233;galement. Mais cela n'a pas suffi pour en faire la gr&#232;ve organis&#233;e, centralis&#233;e et coordonn&#233;e qui aurait peut-&#234;tre permis de gagner la plus grande partie du personnel qui est rest&#233;e hors du coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au dernier moment, la direction de la CGT a laiss&#233; croire qu'elle tenait en r&#233;serve une botte secr&#232;te : une journ&#233;e &#171; France dans le noir &#187;. Elle a occup&#233; des postes centraux de l'&#233;lectricit&#233;. Mais elle n'a jamais mis sa menace en pratique. Et parmi l'ensemble des salari&#233;s, le climat n'&#233;tait pas tel qu'il permette de d&#233;border les appareils syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, dans l'ambiance morose actuelle, les coupures de courant et occupations de postes sont apparues comme des actions dynamiques et combatives. Mais c'&#233;tait en partie illusoire, un d&#233;rivatif pour les militants les plus combatifs, ceux qui plut&#244;t que se battre tout seuls auraient pu &#234;tre employ&#233;s &#224; convaincre leurs camarades d'entrer vraiment dans la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants de la CGT ont manifest&#233; leur m&#233;contentement lors des r&#233;unions de rentr&#233;e du syndicat, montr&#233; qu'ils avaient compris le pi&#232;ge et que, conscients qu'ils avaient &#233;t&#233; tromp&#233;s, ils ne comptaient pas la mettre en veilleuse.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... mais qui pourrait n'&#234;tre qu'un pr&#233;lude&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En effet les cons&#233;quences de la privatisation, nuisibles pour les salari&#233;s comme pour les usagers, ne manqueront pas de donner raison &#224; ceux qui se sont mobilis&#233;s. Les secteurs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233; sont livr&#233;s &#224; la concurrence avec en cons&#233;quence hausses des prix, chaos de la production et de la distribution, d&#233;sordres financier, casse du statut des salari&#233;s et des retrait&#233;s, etc. La filiale de transport de l'&#233;lectricit&#233;, RTE, est vendue en majorit&#233; &#224; la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations. EDF et GDF sont mis en concurrence et oppos&#233;s artificiellement alors qu'au sommet on nomme le PDG de GDF au poste de patron d'EDF ! D&#233;j&#224;, la remise en cause du r&#233;gime des retraites est programm&#233;e pour janvier prochain. Ni les promesses gouvernementales ni m&#234;me la loi fixant un minimum de participation de l'Etat &#224; 70 % du capital n'emp&#234;cheront que l'Etat se d&#233;sengage encore davantage lorsqu'il le jugera possible ou souhaitable. La direction d'EDF affirme aux salari&#233;s dans &lt;em&gt;Vivre EDF&lt;/em&gt; qu'&lt;em&gt;&#171; EDF continue &#224; incarner les valeurs du service public &#187; &lt;/em&gt;mais trois phrases plus loin que&lt;em&gt; &#171; notre trajectoire financi&#232;re devrait faire de l'EDF l'une des entreprises les plus profitables du secteur&lt;/em&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service public de l'&#233;nergie n'existe plus m&#234;me si c'est seulement en 2007 que les simples particuliers d&#233;pendront du seul march&#233; de l'&#233;nergie. Certes le service public servait d&#233;j&#224; les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, mais c'est un changement important. Ainsi, rien ne dit qu'une entreprise priv&#233;e de l'&#233;lectricit&#233; se pressera de r&#233;tablir le courant &#224; ses frais dans une France frapp&#233;e par une temp&#234;te comme l'a fait encore r&#233;cemment EDF. Les cons&#233;quence de la recherche de la rentabilit&#233; sur le dos des usagers, on vient d'en avoir un aper&#231;u avec l'incendie d'un foyer de Saint Denis le 17 ao&#251;t dernier. La famille, d&#233;munie qui ne pouvait plus payer ses factures, avait &#233;t&#233; priv&#233;e de courant. La bougie avec laquelle ils devaient s'&#233;clairer a caus&#233; l'incendie. Et EDF n'est pas encore r&#233;ellement privatis&#233;e ! Le commentaire d'un repr&#233;sentant de la direction, d&#233;clarant qu'on n'est pas l&#224; pour faire du social, a donc clairement d&#233;voil&#233; ce que sera la politique d'une EDF priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une annulation du projet aurait n&#233;cessit&#233; que les agents de l'Energie construisent un v&#233;ritable rapport de force, se lient dans leur combat &#224; tous les salari&#233;s du public menac&#233;s eux aussi, &#224; terme ou imm&#233;diatement, par des privatisations, en appellent &#224; leurs alli&#233;s naturels, les usagers populaires, c'est-&#224;-dire l'ensemble des travailleurs. Rappelons-nous que c'est un d&#233;but d'extension et de g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve qui avait fait le succ&#232;s du mouvement des cheminots de 1995 contre Jupp&#233; et pour la d&#233;fense des retraites. A l'&#233;poque on nous avait d&#233;j&#224; servi la th&#232;se des usagers en col&#232;re mais cela n'avait pas march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il nous faut refuser d'&#234;tre privatis&#233;s secteur par secteur, licenci&#233;s bo&#238;te par bo&#238;te, attaqu&#233;s &#224; la suite les uns des autres, saucissonn&#233;s. Le mouvement d'EDF de ce printemps doit &#234;tre un pr&#233;lude &#224; la lutte d'ensemble qu'il nous faut pr&#233;parer, aussi bien pour d&#233;fendre le service public de l'Energie, que la sant&#233;, la S&#233;cu, les retraites et les emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Touche pas &#224; ma Poste !
</title>
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		<dc:subject>La Poste
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>L'ouverture &#224; la concurrence du secteur postal est en cours. La Poste et France telecom avaient &#233;t&#233; s&#233;par&#233;s en 1991. En 2003, les guichets, la distribution, les centres de tri et les colis ont &#233;t&#233; mis en autonomie relative les uns par rapport aux autres, pr&#233;parant ainsi une &#233;ventuelle privatisation &#224; terme des activit&#233;s les plus rentables. Les restructurations pr&#233;vues pour 2009 vont encore plus loin. Jean-Paul Bailly, proche de Jacques Chirac nomm&#233; il y a deux ans directeur de La Poste en remerciement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouverture &#224; la concurrence du secteur postal est en cours. La Poste et France telecom avaient &#233;t&#233; s&#233;par&#233;s en 1991. En 2003, les guichets, la distribution, les centres de tri et les colis ont &#233;t&#233; mis en autonomie relative les uns par rapport aux autres, pr&#233;parant ainsi une &#233;ventuelle privatisation &#224; terme des activit&#233;s les plus rentables. Les restructurations pr&#233;vues pour 2009 vont encore plus loin. Jean-Paul Bailly, proche de Jacques Chirac nomm&#233; il y a deux ans directeur de La Poste en remerciement d'avoir accompli son r&#244;le de d&#233;mineur social &#224; la RATP, se fait aider de Christian Kozar, ancien officier de l'arm&#233;e de terre et de Claude Viet, l'ex-Monsieur Plans sociaux aupr&#232;s du Premier ministre. Ce trio de choc responsable de l'actuelle restructuration annonce un programme sal&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Disparition de pr&#232;s d'un tiers des bureaux de poste... &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur les 17 000 bureaux de poste actuellement en service, 6 000 devraient &#234;tre ferm&#233;s, en raison d'une activit&#233; jug&#233;e non rentable. Si Jean-Paul Bailly annonce que 17 000 points de contacts seront maintenus sur le territoire - ce qui reste &#224; voir - il se garde bien de d&#233;tailler la forme qu'auront ces points de contacts. Une part importante des bureaux situ&#233;s en zone rurale, mais pas uniquement, va dispara&#238;tre pour laisser place &#224; la gestion d'une partie de l'activit&#233; postale par les mairies, des &#233;piciers ou des buralistes. Certains &#171; points de contact &#187; seront maintenus mais avec deux heures d'ouverture par jour tout au plus. Tant pis pour les ruraux, les Rmistes, les travailleurs les plus modestes qui n'avaient pu ouvrir leur compte qu'&#224; la Poste, l'entreprise se met au go&#251;t de ses futurs actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... de la moiti&#233; des centres de tri...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; de la partie la plus visible de la r&#233;forme, mais du c&#244;t&#233; des centres de tri, la restructuration n'est pas moins drastique. Sous pr&#233;texte de modernisation de l'outil de production, parmi les 130 centres actuellement en fonction, plus de la moiti&#233; devraient &#234;tre supprim&#233;s pour &#234;tre remplac&#233;s par de grandes plates-formes de tri. Alors qu'un centre d&#233;j&#224; bien automatis&#233; comme celui de Nanterre trie 2 millions de plis par jour avec 400 salari&#233;s, une plate-forme comme celle de Gonesse devrait permettre de traiter 5 millions de plis avec 600 salari&#233;s. Cela signifie un gain de productivit&#233; de l'ordre de 40 % qui se fera sur le dos des postiers. Ceux qui se retrouveront dans les nouvelles plates-formes auront une charge de travail accrue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_123 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L350xH288/ptt-7776d.gif?1535898269' width='350' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... et d'un tiers des postes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les restructurations des centres de tri, comme celles des bureaux vont s'accompagner d'une baisse massive du nombre de salari&#233;s. La direction de La Poste compte sur le fait que d'ici 2012, il y aura 120 000 d&#233;parts en retraite sur les 320 000 actuels salari&#233;s. Soit une baisse de plus du tiers des effectifs ! Par ailleurs, depuis quelques ann&#233;es, sur une moyenne annuelle de 10 000 recrutements, moins de 2 000 ont un statut de fonctionnaire. Bailly a d'ailleurs d&#233;clar&#233; viser une r&#233;duction des co&#251;ts de personnel de l'ordre de 20 &#224; 30 %. Enfin, La Poste entend devenir une banque comme les autres. Alors que jusqu'ici elle &#233;tait un &#233;tablissement d'&#233;pargne et de d&#233;p&#244;ts, elle aimerait demain pouvoir g&#233;rer des op&#233;rations de cr&#233;dits et &#171; diversifier son public &#187;, il faut comprendre cesser d'&#234;tre la banque des pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pressions et mise en condition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce programme suscite, &#224; juste titre, de nombreux m&#233;contentements. Des maires de petites communes se mobilisent contre les fermetures de bureaux de proximit&#233;, les usagers et les postiers quant &#224; eux s'inqui&#232;tent des &#233;volutions en cours. Ayant peur de susciter un m&#233;contentement s'exprimant au grand jour, la direction de La Poste prend les devants. Tous ses projets se d&#233;clinent les uns apr&#232;s les autres dans le plus grand flou. Quels seront les bureaux supprim&#233;s ? Qu'adviendra-t-il des salari&#233;s dont le bureau ou le centre de tri aura ferm&#233; ? Bien d'autres questions restent sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, depuis un an, les directeurs d'&#233;tablissements m&#232;nent la chasse aux syndicalistes les plus combatifs en particulier sur Paris o&#249; la fermeture de nombreux centres de tri a d&#233;j&#224; eu lieu. Ils prennent des mesures disciplinaires &#224; leur encontre, n'h&#233;sitant pas &#224; les sanctionner dans leur notation, interdisant des prises de parole. Tel syndicaliste est licenci&#233; pour avoir tutoy&#233; un chef, tel autre exclu un mois pour avoir coll&#233; un timbre sur une machine... Les sanctions les plus d&#233;mesur&#233;es sont prises pour des raisons anodines. La direction esp&#232;re ainsi cr&#233;er un climat de crainte propice &#224; la mise en &#339;uvre de ses projets. Parall&#232;lement, elle se targue d'avoir modernis&#233; son &#171; management &#187;. A La Poste, cr&#233;&#233;e initialement sur le mod&#232;le hi&#233;rarchique militaire, il est &#224; pr&#233;sent question de &#171; culture d'entreprise &#187;, de &#171; participation des salari&#233;s aux d&#233;cisions &#187;. Concr&#232;tement cela se traduit par l'instauration d'un &#171; espace-temps-communication &#187; c'est-&#224;-dire une heure d'information patronale mensuelle. En somme, un peu de paternalisme et encore plus de pression hi&#233;rarchique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, toutes les pressions se conjuguent : bas salaires (les postiers font partie des cat&#233;gories de salari&#233;s les plus touch&#233;s par le surendettement), incertitudes quant aux mutations, r&#233;apparition de chronom&#232;tres ici et l&#224; &#224; la production. Reste que ces projets sont impopulaires, bien au-del&#224; des postiers : toute une fraction de la population est aussi touch&#233;e. Souhaitons que les chemins de la solidarit&#233; entre postiers et usagers puissent &#234;tre trouv&#233;s et mettent &#224; mal les plans de rentabilisation du secteur postal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clara SOLDINI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Education nationale : la privatisation rampante
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Education-nationale-la-privatisation-rampante</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>La Loi organique relative &#224; la loi de finance (LOLF), con&#231;ue dans le cadre de la r&#233;forme de l'Etat, en cours depuis plusieurs ann&#233;es, a pour but une r&#233;duction des d&#233;penses et du nombre de fonctionnaires, et une contractualisation &#224; tous les niveaux (sous forme de contrats d'objectifs). Cette LOLF est le dernier cadeau, juste avant son d&#233;part, du gouvernement Jospin, vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e (moins l'abstention des d&#233;put&#233;s du PCF). &lt;br /&gt;Elle s'applique dans tous les minist&#232;res et est en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Loi organique relative &#224; la loi de finance (LOLF), con&#231;ue dans le cadre de la r&#233;forme de l'Etat, en cours depuis plusieurs ann&#233;es, a pour but une r&#233;duction des d&#233;penses et du nombre de fonctionnaires, et une contractualisation &#224; tous les niveaux (sous forme de contrats d'objectifs). Cette LOLF est le dernier cadeau, juste avant son d&#233;part, du gouvernement Jospin, vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e (moins l'abstention des d&#233;put&#233;s du PCF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'applique dans tous les minist&#232;res et est en exp&#233;rimentation actuellement dans l'acad&#233;mie de Bordeaux pour l'Education Nationale. Elle s'accompagne d'une globalisation des cr&#233;dits, avec &#171; fongibilit&#233; asym&#233;trique &#187; [traduction : possibilit&#233; de transf&#233;rer des cr&#233;dits &#171; r&#233;mun&#233;ration des personnels &#187; aux cr&#233;dits d'&#233;quipement (mais l'inverse n'est pas possible)], d'une plus grande autonomie des &#233;tablissements et de la mise en place d'objectifs, avec &#233;valuations. Concr&#232;tement, qu'est-ce que cela signifie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coll&#232;ges, lyc&#233;es et lyc&#233;es professionnels viennent de recevoir une somme d'argent pour leur Projet d'&#233;tablissement (toutes les actions culturelles et de soutien...) ainsi que pour les Fonds sociaux, carnets de correspondance, manuels... Rien de nouveau, si ce n'est que, jusque-l&#224;, les enveloppes &#233;taient &#171; affect&#233;es &#187;, c'est-&#224;-dire qu'il &#233;tait impossible d'utiliser les fonds de l'une pour une autre. Dor&#233;navant, c'est au Conseil d'administration de d&#233;cider de la r&#233;partition de cette somme globale. Libre &#224; lui de d&#233;cider d'utiliser le &#171; trop plein &#187; de fonds sociaux pour des actions culturelles comme on l'a vu dans un coll&#232;ge socialement favoris&#233; de Dordogne ! Pendant que le coll&#232;ge voisin, lui, utilisait la somme th&#233;oriquement destin&#233;e aux manuels pour les fonds sociaux ! Cela ne peut qu'augmenter les in&#233;galit&#233;s entre &#233;tablissements : les plus &#171; riches &#187; pourront offrir toute une palette d'actions culturelles &#224; leurs &#233;l&#232;ves, les autres devant se contenter du minimum vital ! La concurrence entre &#233;tablissements sera renforc&#233;e, ainsi qu'au sein des &#233;quipes, car l'enveloppe attribu&#233;e &#233;tant bien inf&#233;rieure &#224; celle demand&#233;e (un &#233;cart allant de 1 &#224; 20 pour certains &#233;tablissements !), comment choisir entre les projets propos&#233;s ? Sur quels crit&#232;res ? C'est en fait &#224; la gestion de la p&#233;nurie par eux-m&#234;mes que personnels, parents et &#233;l&#232;ves vont &#234;tre confront&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, la gestion de la masse salariale va se faire au niveau acad&#233;mique (c'est une somme globale qui sera attribu&#233;e par l'Etat et non plus des emplois pr&#233;cis) et au niveau de l'&#233;tablissement. C'est eux qui d&#233;cideront de quels types de personnels ils ont besoin : pourquoi pas plus de pr&#233;caires sous-pay&#233;s que de titulaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, comme les cr&#233;dits attribu&#233;s sont insuffisants, et que l'autonomie de l'&#233;tablissement sera plus importante, la tentation sera forte de rechercher des financements sous forme de partenariats, y compris priv&#233;s ! D'autant plus que les &#233;tablissements seront &#233;valu&#233;s en fonction de leurs r&#233;sultats par rapport &#224; leurs objectifs et qu'il faudra donc &#234;tre le plus &#171; performant &#187; possible pour justifier de l'utilisation des cr&#233;dits et en recevoir d'autres l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que si nous allons au bout de cette logique, il ne restera plus grand-chose du service public d'Education nationale ! La privatisation ne serait m&#234;me pas n&#233;cessaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liliane LEFEVRE&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Public-priv&#233; : o&#249; en est-on ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; un pass&#233; relativement r&#233;cent, l'enseignement priv&#233; n'&#233;tait pas automatiquement associ&#233; dans l'opinion publique &#224; un enseignement de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hormis certaines r&#233;gions (Est de la France, Bretagne) o&#249; il se confondait avec l'enseignement confessionnel, catholique pour l'essentiel, et faisait jeu &#233;gal avec l'enseignement public, il occupait une part minoritaire. Si un petit nombre d'&#233;tablissements priv&#233;s (confessionnels), tr&#232;s s&#233;lectifs, assuraient un enseignement de qualit&#233;, la majorit&#233; des &#233;tablissements se consacraient aux &#233;l&#232;ves recal&#233;s ailleurs (les fameuses &#171; bo&#238;tes &#224; bac &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la r&#233;gionalisation de Defferre en 1982, les conseils r&#233;gionaux attribuent les subventions de fonctionnement &#224; tous les &#233;tablissements d'enseignements, publics comme priv&#233;s, de fa&#231;on &#171; &#233;quitable &#187;. Les &#233;tablissements priv&#233;s disposant de ressources propres (la scolarit&#233; des &#233;l&#232;ves est, le plus souvent, payante), leur budget est donc plus &#171; confortable &#187; que celui des &#233;tablissements publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, si le recrutement des enseignants des &#233;tablissements priv&#233;s est laiss&#233; &#224; leur initiative, la plupart sont sous contrat d'association avec l'Etat et n'ont pas &#224; les payer, puisque c'est le Tr&#233;sor public qui acquitte alors les salaires des enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une tendance invers&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; un pass&#233; r&#233;cent, donc, les &#171; meilleurs &#187; enseignants se tournaient vers l'enseignement public (la qualit&#233; &#233;tant &#233;videmment une notion toute relative), les meilleurs &#233;l&#232;ves aussi. Mais la d&#233;gradation continue des conditions dans les &#233;tablissements publics (classes surcharg&#233;es, postes non pourvus de surveillants, d'agents de service, mais aussi diminution du nombre d'options, en particulier en langues vivantes) rend les &#233;tablissements priv&#233;s plus &#171; concurrentiels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la rentr&#233;e de septembre 2003, toute la presse avait relev&#233; une augmentation de la part du priv&#233; par rapport au public, se d&#233;p&#234;chant de mettre cela sur le compte du mouvement du printemps 2003, les parents fuyant le public pour le priv&#233; car &lt;em&gt;&#171; l&#224; au moins, les profs ne font pas gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette tendance a encore &#233;t&#233; accentu&#233;e &#224; la rentr&#233;e 2004 alors que l'ann&#233;e scolaire 2003-2004 est une de celles o&#249; il y a eu le moins de journ&#233;es de gr&#232;ve dans l'enseignement public. En fait c'est que les &#233;tablissements priv&#233;s, dot&#233;s de plus de moyens, se voient ouvrir la possibilit&#233; d'offrir plus d'options et un encadrement plus nombreux qui rassure des parents inquiets de &lt;em&gt;&#171; la mont&#233;e de l'ins&#233;curit&#233; &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Moins de remplacements... et plus de pr&#233;carit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2000, le minist&#232;re affirmait que les titulaires sur zone de remplacement (TZR) &#233;taient en surnombre puisque dans certaines disciplines (en fait tr&#232;s rares !), certains TZR pouvaient rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans effectuer de remplacement... Pay&#233;s donc en quelque sorte &#224; ne rien faire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de TZR est donc pass&#233;, dans l'acad&#233;mie de Bordeaux, de 1 081 en 2000 &#224; 468 en 2003. Cela a conduit &#224; une situation o&#249; le peu de TZR restant &#233;taient affect&#233;s &#224; l'ann&#233;e, pour combler les trous, et il n'y avait plus personne pour effectuer les remplacements ! D'o&#249; une explosion de la pr&#233;carit&#233; avec 1 500 pr&#233;caires (contractuels et vacataires) engag&#233;s pour l'ann&#233;e 2003 dans la m&#234;me acad&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'est bien s&#251;r traduit par une d&#233;t&#233;rioration du service public car ce sont des gens sans aucune formation p&#233;dagogique qui &#233;taient ainsi &#171; jet&#233;s &#187; devant des classes du jour au lendemain ! D'autre part, les vacataires ne pouvant faire plus de 200 heures dans une ann&#233;e (au-del&#224; desquelles ils auraient droit au ch&#244;mage), certaines classes ont vu se succ&#233;der jusqu'&#224; trois profs de maths ou de fran&#231;ais dans l'ann&#233;e scolaire ! Cela a suscit&#233; le m&#233;contentement l&#233;gitime des parents et des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2004, virage &#224; 180&#176; de l'administration : elle a augment&#233; le nombre de TZR (+ 291 dans l'acad&#233;mie de Bordeaux)... et annonc&#233; aux contractuels embauch&#233;s les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes qu'ils n'auraient pas de contrat cette ann&#233;e. En revanche ils seraient prioritaires pour des vacations de 200 heures maximum, alors qu'elle s'&#233;tait moralement engag&#233;e &#224; les former et &#224; leur redonner du travail de sorte qu'au bout de 3 ann&#233;es effectives ils puissent passer des concours r&#233;serv&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la loi europ&#233;enne interdisant la reconduction de CDD au-del&#224; de trois ans, l'administration se met ainsi &#224; l'abri de cr&#233;ation forc&#233;e d'enseignants quasi-titulaires... R&#233;sultat : des centaines, des milliers probablement &#224; l'&#233;chelle nationale, de personnes au ch&#244;mage ; et une augmentation de l'extr&#234;me pr&#233;carit&#233; en cours d'ann&#233;e car l'administration n'embauchera que des vacataires pour faire les remplacements de courte ou moyenne dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;En augmentation ou pas ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A &#233;couter les gouvernements successifs, le budget de l'Education nationale ne cesse d'augmenter chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est certes vrai en euros courants, mais pas en euros constants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, surtout, son poids dans le Produit int&#233;rieur brut ne cesse de diminuer : 7,20 % en 1994, 6,80 % en 2001 et 6,20 % en 2004... (chiffres d'un dossier du SNES &#233;tabli en 2004 d'apr&#232;s une &#233;tude minist&#233;rielle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_128 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L300xH290/education-1e9b2.gif?1529989352' width='300' height='290' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chemins de fer britanniques priv&#233;s... pas d'accidents !
</title>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Royaume-Uni
</dc:subject>
		<dc:subject>Cheminots
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>En 1993, le gouvernement conservateur de John Major fait &#233;clater British Rail en une centaine de secteurs ind&#233;pendants. L'infrastructure ferroviaire est confi&#233;e &#224; un monopole priv&#233;, Railtrack, qui est charg&#233; d'entretenir les voies et d'attribuer des &#171; sillons &#187; horaires aux transporteurs. 25 soci&#233;t&#233;s franchis&#233;es reprennent le trafic voyageur de British Rail et ach&#232;tent aupr&#232;s de Railtrack le droit d'utiliser l'infrastructure. &lt;br /&gt;Pour les usagers, c'est le d&#233;but d'une longue descente aux enfers. La s&#233;curit&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1993, le gouvernement conservateur de John Major fait &#233;clater British Rail en une centaine de secteurs ind&#233;pendants. L'infrastructure ferroviaire est confi&#233;e &#224; un monopole priv&#233;, Railtrack, qui est charg&#233; d'entretenir les voies et d'attribuer des &#171; sillons &#187; horaires aux transporteurs. 25 soci&#233;t&#233;s franchis&#233;es reprennent le trafic voyageur de British Rail et ach&#232;tent aupr&#232;s de Railtrack le droit d'utiliser l'infrastructure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les usagers, c'est le d&#233;but d'une longue descente aux enfers. La s&#233;curit&#233; est totalement d&#233;laiss&#233;e. Les accidents se succ&#232;dent : Southall (1997 : 7 morts), Paddington (1999 : 31 morts), Hatfield (2000 : 4 morts), Selby (2001 : 10 morts)... Pour ne citer que les plus meurtriers. La responsabilit&#233; de Railtrack appara&#238;t au grand jour : les voies ne sont plus entretenues. L'accident d'Hatfield s'est produit &#224; cause d'un rail cass&#233;, aucune r&#233;paration n'avait &#233;t&#233; faite. Le groupe priv&#233; a pr&#233;f&#233;r&#233; reverser des dividendes toujours plus &#233;normes &#224; ses actionnaires, plut&#244;t que d'investir pour r&#233;nover l'infrastructure ferroviaire. Du coup, entre 1997 et 1999, l'action Railtrack a augment&#233; de 400 %. Un humoriste noir a pu dire qu'elle suivait la courbe du nombre de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies charg&#233;es du transports des voyageurs ne sont pas moins en cause. Beaucoup d'accidents sont caus&#233;s par des franchissements de signaux d'arr&#234;t, comme &#224; Southall ou &#224; Paddington. Elles ont toujours refus&#233; d'installer des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; ATP (Automatic train protection) qui permettent d'assurer l'arr&#234;t imm&#233;diat du train. Les conditions de travail qu'elles imposent aux conducteurs contribuent aussi &#224; l'ins&#233;curit&#233; : les salari&#233;s travaillent souvent plus de 70 heures par semaine et deux semaines d'affil&#233;e sans aucun jour de repos. A un tel rythme, une vigilance de tous les instants devient difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies n'ayant pas voulu investir, les voyageurs doivent supporter quotidiennement de nombreux retards et la surcharge des trains, due au manque de mat&#233;riel roulant. En revanche les tarifs britanniques sont maintenant les plus &#233;lev&#233;s d'Europe. Ils repr&#233;sentent environ le double des tarifs fran&#231;ais, eux-m&#234;mes dans la moyenne du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme l'affirme sans complexe le &#171; 10 Year Plan-Transport 2010 &#187;, un plan gouvernemental charg&#233; de redresser la situation, &#171; la priorit&#233; &#233;tait la r&#233;duction des subventions publiques, non l'am&#233;lioration et le d&#233;veloppement des services &#187; ! R&#233;sultats probants ! L'Etat d&#233;pense aujourd'hui trois fois plus pour les chemins de fer qu'avant la privatisation (rappelons que la raison de la privatisation &#233;tait la mauvaise gestion et le co&#251;t &#233;lev&#233; de l'entreprise publique !). Depuis des ann&#233;es, il paye 80 % des sommes que les transporteurs doivent verser &#224; Railtrack pour l'utilisation du r&#233;seau. Il a subventionn&#233; Railtrack pour faire les travaux d'entretien n&#233;cessaire, apr&#232;s le scandale provoqu&#233; par les accidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaillistes, revenus au pouvoir, ont bien vite abandonn&#233; leur promesse de renationaliser les chemins de fer. Tout r&#233;cemment, le gouvernement Blair a fait le choix de d&#233;manteler Railtrack, mais c'est au profit d'une autre soci&#233;t&#233; priv&#233;e, Network Rail. Bien qu'elle soit officiellement &#171; &#224; but non lucratif &#187;, il n'est pas difficile de pr&#233;voir qu'elle servira elle aussi &#224; d&#233;gager le maximum de profits pour des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Quant aux actionnaires de Railtrack, l'Etat s'est engag&#233; &#224; ce qu'ils ne subissent aucune perte, &#224; ses frais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_124 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L300xH303/sncf-2-29e61.gif?1529989352' width='300' height='303' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les trois pieuvres, ma&#238;tresses de l'eau
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Eau
</dc:subject>

		<description>Acheminer de l'eau potable chez les habitants doit &#234;tre consid&#233;r&#233; &#233;videmment comme un service public indispensable. En France, ce sont d'ailleurs les communes qui sont charg&#233;es de sa gestion. Parfois elles le font elles-m&#234;mes avec un personnel municipal qui se charge du r&#233;seau d'approvisionnement ainsi que du traitement des eaux us&#233;es. &lt;br /&gt;Mais d'autres, et de plus en plus souvent, d&#233;l&#232;guent la gestion du r&#233;seau, en partie ou int&#233;gralement, &#224; une entreprise priv&#233;e. D&#233;j&#224; Lyon en 1853 l'avait remise &#224; la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Acheminer de l'eau potable chez les habitants doit &#234;tre consid&#233;r&#233; &#233;videmment comme un service public indispensable. En France, ce sont d'ailleurs les communes qui sont charg&#233;es de sa gestion. Parfois elles le font elles-m&#234;mes avec un personnel municipal qui se charge du r&#233;seau d'approvisionnement ainsi que du traitement des eaux us&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autres, et de plus en plus souvent, d&#233;l&#232;guent la gestion du r&#233;seau, en partie ou int&#233;gralement, &#224; une entreprise priv&#233;e. D&#233;j&#224; Lyon en 1853 l'avait remise &#224; la Compagnie g&#233;n&#233;rale des eaux. Celle-ci a depuis prosp&#233;r&#233;, prenant en 1998 le nom de Vivendi et en 2003 celui de Veolia environment. Elle g&#232;re aujourd'hui l'eau pour 8 000 collectivit&#233;s locales, soit 26 millions de personnes approvisionn&#233;es. La deuxi&#232;me grande entreprise de l'eau, la Lyonnaise des eaux, date elle aussi du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ; filiale du groupe Suez, elle s'appelle d&#233;sormais Ondeo. Derni&#232;re arriv&#233;e sur le march&#233;, la Saur est une filiale de Bouygues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion de l'eau par des entreprises priv&#233;es est donc chose ancienne, mais depuis 50 ans, elle s'est g&#233;n&#233;ralis&#233;e avec l'encouragement de l'Etat : 31 % du march&#233; &#233;tait g&#233;r&#233; par le priv&#233; en 1954, 60 % en 1980 et 80 % aujourd'hui. Production, distribution, gestion des eaux us&#233;es, usines de retraitement et stations d'&#233;puration, cabinets d'experts, recherche dans le domaine de l'eau, dans tout cela les trois compagnies r&#232;gnent d&#233;sormais en ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des factures encore moins claires que leur eau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le service de l'eau est donc un secteur particuli&#232;rement juteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une commune passe contrat avec une compagnie, cette derni&#232;re assume pour une longue dur&#233;e (au moins dix ans), la gestion et l'entretien du r&#233;seau de l'eau. La compagnie encaisse les factures sur l'eau consomm&#233;e mais les investissements restent pour elle des commandes qu'elle peut facturer au prix fort. Car le r&#233;seau reste propri&#233;t&#233; de la mairie et c'est la collectivit&#233; qui finance les grands investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part les compagnies contr&#244;lent toutes les &#233;tapes du processus, et tout le monde sait que l'existence de trois grands groupes permet des ententes pour se partager les march&#233;s en maintenant des prix &#233;lev&#233;s. Il est donc difficile pour un maire de contester les tarifs impos&#233;s ou de mettre en cause tel investissement qu'elles proposent pour am&#233;liorer le r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que de nombreuses municipalit&#233;s accordent des contrats juteux aux compagnies en &#233;change de cadeaux l&#233;gaux ou ill&#233;gaux. De la corruption individuelle de certains &#233;lus jusqu'aux dons faits &#224; la municipalit&#233; ou &#224; un parti, comme l'ont montr&#233; de nombreuses affaires, les compagnies de l'eau n'ont pas manqu&#233; d'imagination pour d&#233;crocher leurs contrats. Et quand elles font un cadeau aux autorit&#233;s, ce sont les administr&#233;s qui en paie la note, par l'augmentation de leur facture d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une facture qui est bien opaque. Les variations de prix d'une ville &#224; l'autre peuvent aller de 1 &#224; 7, sans que cette multiplication soit vraiment justifi&#233;e par les probl&#232;mes techniques. Ce qui est certain, c'est que l'eau est globalement plus ch&#232;re dans les communes &#224; gestion priv&#233;e que dans celles &#224; gestion publiques (30 % de plus). Et surtout, les prix ne cessent d'augmenter : les clauses impos&#233;es par les compagnies provoquent une explosion des tarifs (une hausse de 70 % sur la p&#233;riode 1990-1998).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le mod&#232;le fran&#231;ais qui s'exporte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La gestion priv&#233;e n'est pas davantage une garantie de bon service. Partant du principe que l'usager et la commune paieront car l'eau est indispensable, le r&#233;seau est souvent d&#233;laiss&#233;. Des fuites dans les canalisations provoquent une perte d'un tiers de l'eau avant l'arriv&#233;e au robinet ? Une compagnie pr&#233;f&#233;rera surfacturer l'usager, en lui faisant payer l'eau perdue plut&#244;t que de mettre en &#339;uvre les r&#233;novations n&#233;cessaires. Des probl&#232;mes de pollution &#224; g&#233;rer ? Pour les trusts de l'eau, cela peut &#234;tre l'occasion de vendre une station d'&#233;puration surdimensionn&#233;e au prix fort sans pour autant faire les am&#233;liorations du r&#233;seau n&#233;cessaires ailleurs. Le savoir-faire en mati&#232;re de l'eau des Veolia, Ondeo et Saur est indiscutable, mais il est mis en &#339;uvre seulement s'il y a du profit &#224; la cl&#233;, pas pour r&#233;pondre aux besoins de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Vivendi pr&#233;levait sur chaque facture une somme cens&#233;e constituer une provision pour les travaux &#224; venir, ces sommes arrivaient depuis 1997 dans les comptes d'une soci&#233;t&#233; financi&#232;re bas&#233;e en Irlande, sommes qui &#233;taient non pas conserv&#233;es mais r&#233;investies dans le d&#233;veloppement de... Vivendi Universal. Avec les d&#233;boires de Jean-Marie Messier dans le domaine audio-visuel la part de provisions envol&#233;es est &#233;valu&#233; &#224; pr&#232;s de 5 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_125 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L300xH284/eau-675a1.gif?1529778976' width='300' height='284' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois grands groupes de l'eau, avec les profits faits sur la gestion de l'eau, ont pu d&#233;multiplier leurs investissements, en particulier dans d'autres secteurs d'activit&#233; comme la propret&#233;, l'&#233;nergie, les transports. Appliquant les m&#234;mes recettes, elles font payer l&#224; aussi &#224; la collectivit&#233; la gestion, jamais exemplaire, de services essentiels comme le ramassage et le traitement des ordures ou les r&#233;seaux de bus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les succ&#232;s accumul&#233;s et les profits engrang&#233;s en France ont fait des trusts fran&#231;ais des leaders mondiaux en mati&#232;re de gestion de l'eau. Celle-ci, encore publique dans la plupart des pays, se heurte &#224; de nouveaux probl&#232;mes dus &#224; la d&#233;mographie et au d&#233;veloppement des villes, et comme ailleurs c'est en privatisant que les autorit&#233;s s'efforcent de les r&#233;soudre. Les trusts fran&#231;ais, avec toute les comp&#233;tences aussi bien techniques que mafieuses qu'ils ont acquises en la mati&#232;re sont tr&#232;s bien plac&#233;s pour rafler les march&#233;s qui se sont ouverts depuis une vingtaine d'ann&#233;es, que ce soit en Chine, aux Etats-Unis, en C&#244;te d'Ivoire, au Br&#233;sil, ou ailleurs. Veolia est ainsi devenu le premier groupe mondial de gestion de l'eau et r&#233;alise 60 % de son chiffre d'affaires &#224; l'&#233;tranger. Bien entendu, avec toujours les m&#234;mes effets : hausses des prix, qualit&#233; discutable de l'eau, coupures d'eau pour impay&#233;s qui en privent les plus pauvres. Voil&#224; comment le &#171; mod&#232;le fran&#231;ais &#187; de gestion de l'eau se d&#233;veloppe sur toute la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Gauche et droite : la constance
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Gauche-et-droite-la-constance</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>En 1986 le gouvernement de Chirac, Mitterrand &#233;tant alors pr&#233;sident, se signale par l'ampleur des privatisations auxquelles il proc&#232;de : 1 000 entreprises, comprenant un demi million de salari&#233;s, ont &#233;t&#233; vendues pour un montant &#233;quivalent &#224; 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants ne proc&#232;de a aucune renationalisation. &lt;br /&gt;Entre 1993 et 1997, les gouvernements de droite Balladur et Jupp&#233; privatisent &#224; nouveau un millier de soci&#233;t&#233;s, comprenant 400 000 salari&#233;s, pour la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1986 le gouvernement de Chirac, Mitterrand &#233;tant alors pr&#233;sident, se signale par l'ampleur des privatisations auxquelles il proc&#232;de : 1 000 entreprises, comprenant un demi million de salari&#233;s, ont &#233;t&#233; vendues pour un montant &#233;quivalent &#224; 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants ne proc&#232;de a aucune renationalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1993 et 1997, les gouvernements de droite Balladur et Jupp&#233; privatisent &#224; nouveau un millier de soci&#233;t&#233;s, comprenant 400 000 salari&#233;s, pour la somme totale de 26 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est le gouvernement Jospin qui, de 1997 &#224; 2001, parach&#232;ve le travail en privatisant plus de 900 entreprises, comprenant seulement 150 000 salari&#233;s, mais pour 31 milliards d'euros, soit 5 milliards de mieux que ses devanciers de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2002, l'&#201;tat ne contr&#244;lait plus que 1 600 entreprises, dont 55 principales, le reste &#233;tant leurs filiales&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Chiffres INSEE. La Caisse des D&#233;p&#244;ts d&#233;veloppement compte &#224; elle seule 400 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Elles totalisaient 1 124 300 salari&#233;s. Depuis la liste des privatis&#233;es ou privatisables ne cessent de s'allonger : Snecma, Air-France, A&#233;roports de Paris, EDF, GDF, La Poste, les arsenaux avec DCN, des soci&#233;t&#233;s d'autoroute, telles que ASF, SANEF ou SAPRR, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vente des entreprises publiques peut se faire morceau par morceau. Le gouvernement commence par changer le statut de l'entreprise. Ce n'est qu'apr&#232;s qu'il vend et en plusieurs fois. Ainsi France telecom, dont le gouvernement Raffarin vient de c&#233;der &#224; nouveau 10,85 %, a vu son capital ouvert et vendu &#224; presque 50 % par son pr&#233;d&#233;cesseur de gauche, au m&#233;pris des d&#233;clarations faites pendant la campagne &#233;lectorale de 1997. L'&#201;tat garde d'ailleurs des participations minoritaires dans le capital de nombre d'entreprises privatis&#233;es, comme Renault. En proc&#233;dant par &#233;tapes, les diff&#233;rents gouvernements tentent d'&#233;mietter les r&#233;actions des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chiffres INSEE. La Caisse des D&#233;p&#244;ts d&#233;veloppement compte &#224; elle seule 400 filiales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> AGCS, miroir aux alouettes
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Trait&#233;s commerciaux
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		<description>Apr&#232;s l'AMI (Accord multilat&#233;ral sur l'investissement), l'AGCS (Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce et les services) ! Pour la quasi-totalit&#233; de la gauche et de l'extr&#234;me gauche ce nouvel &#171; accord catastrophe &#187; pr&#233;pare la liquidation, &#224; l'&#233;chelle mondiale, de la majeure partie des services publics. Cette crainte s'est largement diffus&#233;e au point par exemple qu'il &#233;tait rare, dans un mouvement comme celui du printemps 2003 en France, de voir se tenir une AG de gr&#233;vistes sans que tel ou tel brandisse le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'AMI (Accord multilat&#233;ral sur l'investissement), l'AGCS (Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce et les services) ! Pour la quasi-totalit&#233; de la gauche et de l'extr&#234;me gauche ce nouvel &#171; accord catastrophe &#187; pr&#233;pare la liquidation, &#224; l'&#233;chelle mondiale, de la majeure partie des services publics. Cette crainte s'est largement diffus&#233;e au point par exemple qu'il &#233;tait rare, dans un mouvement comme celui du printemps 2003 en France, de voir se tenir une AG de gr&#233;vistes sans que tel ou tel brandisse le spectre de l'AGCS et veuille faire de son abrogation l'objectif ultime du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un complot lib&#233;ral ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous des dehors tr&#232;s &#171; internationalistes &#187;, il ne s'agit que d'une nouvelle illustration de l'acharnement de la gauche r&#233;formiste &#224; imputer chaque attaque contre le monde du travail &#224; telle ou telle instance supranationale opaque, incontr&#244;lable et toute puissante. Ce qui a le triple avantage, ou plut&#244;t inconv&#233;nient de notre point de vue, d'attirer les travailleurs sur le terrain chauvin de la &#171; souverainet&#233; nationale &#187;, de d&#233;douaner en partie le gouvernement et le patronat local et, &lt;em&gt;last but not least&lt;/em&gt;, de justifier par avance les renoncements et trahisons de la gauche au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi &#224; l'OMC, la Banque mondiale ou autre FMI, des commissions occultes, peupl&#233;es de fanatiques, et soutenues par les firmes multinationales, trameraient dans le dos des peuples (et m&#234;me dans le dos des parlements nationaux !) des projet visant &#224; soumettre tous les aspects de la vie des soci&#233;t&#233;s &#224; un vaste march&#233; fonctionnant conform&#233;ment aux id&#233;aux du lib&#233;ralisme : libre concurrence, absence de monopoles et d'intervention de l'Etat, etc. Ayant quasiment achev&#233; le d&#233;mant&#232;lement des barri&#232;res douani&#232;res dans le cadre du GATT, ces &#171; ultralib&#233;raux &#187; s'aper&#231;urent qu'un grand nombre de services devant &#234;tre fournis au contact direct de l'utilisateur ne pouvaient faire l'objet d'un commerce transfrontalier, si libre soit-il. Ils entreprirent donc de favoriser l'implantation directe d'entreprises d&#233;sireuses de fournir leurs services sur place. Et pour que celles-ci ne se heurtent pas &#224; des monopoles publics (de l'&#233;lectricit&#233;, de l'eau, de l'acheminement postal...), &#224; des entreprises publiques subventionn&#233;es ou &#224; des services gratuits (&#233;cole, sant&#233;), ils &#233;labor&#232;rent, en jetant les bases de l'OMC, &#224; partir de 1994, un accord imposant &#224; tous les Etats la privatisation et la mise en concurrence de tous les services publics, hormis la police, la d&#233;fense, la justice, le fisc et la Banque centrale : l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un combat donquichottesque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette analyse, qui sous tend l'abondante litt&#233;rature anti-AGCS, ne r&#233;siste gu&#232;re &#224; l'examen des faits. En quoi les dispositions de l'AGCS vont-elles plus loin que les mesures de privatisation, de sous-traitance de services publics &#224; des entreprises priv&#233;es et d'ouverture &#224; la concurrence initi&#233;es depuis belle lurette par les Etats nationaux eux-m&#234;mes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS n'impose aux Etats que de fournir une &#171; liste d'engagements &#187;, d&#233;signant les secteurs qu'ils sont pr&#234;ts &#224; ouvrir. Celle fournie pas la Commission europ&#233;enne en f&#233;vrier 2003 exclut d'ailleurs l'eau, l'&#233;ducation, la sant&#233; et l'audiovisuel. Un quatre-page d'Attac pr&#233;sente cela comme &lt;em&gt;&#171; une incontestable victoire pour la mobilisation contre l'AGCS, qui s'amplifie aujourd'hui en Europe &#187;. &lt;/em&gt;En fait, n'en d&#233;plaise &#224; Attac, cette d&#233;cision de la Commission illustre uniquement le pragmatisme des patrons europ&#233;ens et des politiciens qui les repr&#233;sentent. Privatiser, lib&#233;raliser, oui, mais &#224; leur rythme, au gr&#233; de leurs int&#233;r&#234;ts, en d&#233;fendant leurs pr&#233;bendes et &#224; condition d'accro&#238;tre leurs parts de march&#233; et leurs profits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS, loin d'&#234;tre le fer de lance de l'offensive contre les services publics, appara&#238;t m&#234;me bien en retrait sur ce que les diff&#233;rents Etats nationaux ont d&#233;j&#224; programm&#233; et r&#233;alis&#233;, soit dans le cadre de leurs fronti&#232;res, soit dans le cadre de l'Union europ&#233;enne. Car il va de soi que l'exclusion de l'eau ou de l'audiovisuel des champs de l'AGCS en Europe ne prot&#232;ge en rien ces domaines de l'app&#233;tit des trusts... europ&#233;ens. Dans le cas de la France, il faut vraiment avoir chauss&#233; des verres d&#233;formants pour imputer la responsabilit&#233; de la casse des services publics &#224; des institutions supranationales alors que ce pays est l'un des pionniers des politiques de &#171; d&#233;l&#233;gation de services publics &#187; (eau, ordures m&#233;nag&#232;res, etc.) aux entreprises priv&#233;es, ce qui lui a permis de faire &#233;merger les leaders mondiaux du secteur (Bouygues, Vivendi, Suez) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux pays en voie de d&#233;veloppement, il y a d&#233;j&#224; vingt ans que les grandes puissances leur ont impos&#233;, via les institutions comme le FMI et ses programmes d'ajustement structurel, la vente aux multinationales des quelques secteurs rentables contr&#244;l&#233;s par les Etats. Tant&#244;t c'est la crise de la dette qui a permis d'obliger des gouvernements &#224; &#171; vendre la vaisselle pour acheter &#224; manger &#187; ; tant&#244;t il n'y m&#234;me pas eu besoin de forcer la main &#224; qui que ce soit, tant les gouvernements locaux &#233;taient d&#233;vou&#233;s corps et &#226;me &#224; l'imp&#233;rialisme. Dans le pire des cas, ce sont les armes qui ont d&#233;partag&#233; les groupes rivaux : en Afrique centrale, les guerre civiles se sont sold&#233;es par des braderies d'entreprises publiques. Les kalachnikovs de Sassou Nguesso ou de Kabila ont ouvert la voie au&lt;strong&gt;x&lt;/strong&gt; multinationales plus efficacement que les bureaucrates en costume trois pi&#232;ces de l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;N&#233;o-lib&#233;ralisme ou n&#233;o-parasitisme ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement g&#233;n&#233;ral de privatisation touche la plan&#232;te depuis une vingtaine d'ann&#233;es. Les entreprises sont parvenues, depuis les ann&#233;es 80, &#224; r&#233;tablir leurs profits, gr&#226;ce &#224; une exploitation accrue du monde du travail. Mais la demande progresse au ralenti et les entreprises ne peuvent gu&#232;re r&#233;investir leurs profits abondants dans la cr&#233;ation de nouvelles capacit&#233;s de production. C'est pourquoi elles pr&#233;f&#232;rent, d'une part se racheter les unes les autres (les vagues de &#171; fusions-acquisitions &#187;) et d'autre part racheter ou prendre en main des services publics. Faute de pouvoir cr&#233;er du neuf, les entreprises se rabattent sur ce qui existe et essayent de le parasiter. L'app&#233;tit des grandes entreprises pour les services publics est avant tout le sympt&#244;me d'une certaine stagnation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant qu'il n'y a pas grand-chose de lib&#233;ral l&#224;-dedans : aux monopoles publics se substituent de quasi-monopoles priv&#233;s, de v&#233;ritables cartels comme ceux form&#233;s, en France, par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie fixe et mobile. La libre concurrence nationale et internationale sur le march&#233; des services n'est pas pour demain : Vivendi, Bouygues, Suez, Lagard&#232;re ou encore Pinault y veillent. Si l'anc&#234;tre de l'AGCS, l'AMI (Accord multilat&#233;ral sur l'investissement) est purement et simplement tomb&#233; aux oubliettes, c'est bien parce que les multinationales (qui demeurent tr&#232;s nationales par leurs directions, leurs subventions, leurs liens avec l'Etat, leurs march&#233;s publics, etc.) ne veulent pas entendre parler d'une v&#233;ritable libert&#233; d'investir incluant l'&#233;galit&#233; de traitement des entreprises &#233;trang&#232;res. En France, Auchan, Carrefour-Promod&#232;s, Leclerc et Pinault-Printemps ne prosp&#232;rent-ils pas depuis des d&#233;cennies &#224; l'ombre d'une loi qui interdit purement et simplement l'implantation de concurrents &#233;trangers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas chercher en d'insaisissables lib&#233;raux bas&#233;s &#224; Gen&#232;ve ou Washington les inspirateurs des privatisations et des attaques contre les services publics : dans chaque pays, c'est d'abord le patronat local qui en est l'artisan. Contre le d&#233;mant&#232;lement des services publics on peut certes aller manifester, d'un bout &#224; l'autre de la plan&#232;te, &#224; l'occasion des sommets de l'OMC. Ne serait-il souvent bien plus juste d'aller porter la contestation... &#224; La D&#233;fense !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> A ne pas confondre : nationalisations et services publics...
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Service public
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		<description>Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services. &lt;br /&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore moins les raisons qui&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore moins les raisons qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; leur d&#233;veloppement. Car en ce domaine plus encore qu'en bien d'autres, la pr&#233;tendue d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral sert de couverture id&#233;ologique &#224; la sollicitude de l'&#201;tat envers la bourgeoisie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'Etat, malgr&#233; lui...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Historiquement d'ailleurs, ce que l'on a l'habitude en France de regrouper sous le vocable de &#171; services publics &#187; (communications, transports en commun, &#233;ducation, sant&#233;, acc&#232;s &#224; l'&#233;nergie...) n'est que l'h&#233;ritage, parfois lointain, de l'interventionnisme de l'&#201;tat en faveur du d&#233;veloppement d'un capitalisme national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'organisation du service des postes fut le fait de l'Etat monarchique lui-m&#234;me, d&#232;s le d&#233;but du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. De m&#234;me d'ailleurs celle du r&#233;seau routier avec l'institution, dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, d'un corps d'ing&#233;nieurs d'&#201;tat en charge des Ponts et Chauss&#233;es. Et d&#233;j&#224; alors, cette organisation du territoire national pour les besoins politiques de l'&#201;tat ne n&#233;gligeait pas les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s (par exemple gr&#226;ce &#224; la Ferme g&#233;n&#233;rale des postes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). L'Etat issu de la R&#233;volution fran&#231;aise devait &#233;videmment suivre la m&#234;me voie. Ainsi avec la t&#233;l&#233;graphie, dans la seconde moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, il conjuguait r&#233;glementation et attribution de concessions &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, avant la nationalisation en 1889. Ou encore avec le d&#233;veloppement des chemins de fer laiss&#233;s &#224; des compagnies priv&#233;es mais largement aid&#233;es et subventionn&#233;es, jusqu'&#224; la constitution de la SNCF en 1937 - l'&#201;tat reprenant alors &#224; sa charge, dans un contexte de quasi-faillite des concessionnaires priv&#233;s, la gestion d'un secteur vital pour l'activit&#233; &#233;conomique nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ce qui fut bon pour le d&#233;veloppement du capitalisme fut bon souvent aussi pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Ou pour dire les choses autrement : m&#234;me si l'Etat a d&#233;velopp&#233; tel ou tel service d'abord et avant tout dans l'int&#233;r&#234;t des capitalistes, les retomb&#233;es ont &#233;t&#233; b&#233;n&#233;fiques pour la population. Ainsi, par exemple, la g&#233;n&#233;ralisation de l'instruction publique, faite pour r&#233;pondre au besoin des industriels en main d'&#339;uvre alphab&#233;tis&#233;e ou de l'arm&#233;e en conscrits sachant lire, a incontestablement abouti &#224; instruire la France enti&#232;re, ouvri&#232;re et paysanne. Simple constatation que le capitalisme et l'Etat bourgeois, malgr&#233; les c&#244;t&#233;s sombres et barbares de l'exploitation, ont bien eu un aspect progressiste pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Au moins un temps, car interventions de l'Etat et nationalisations semblent de plus en plus avoir pour seule raison d'&#234;tre les int&#233;r&#234;ts des capitalistes... et de moins en moins de retomb&#233;es positives pour la population toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des nationalisations de De Gaulle...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de la grande vague de nationalisations de l'apr&#232;s seconde guerre mondiale, appuy&#233;e tant par la droite que la gauche. L'Etat n'est plus alors seulement la b&#233;quille d'un capitalisme d&#233;faillant, mais sa charpente !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appareil productif est alors sinistr&#233;. Relancer l'&#233;conomie exige de remettre sur pied les infrastructures (&#233;nergie, transports...) et pour cela des investissements massifs, centralis&#233;s, sans espoir de profits imm&#233;diats. L'Etat se substitue au capital priv&#233; dans l'int&#233;r&#234;t de celui-ci et nationalise les charbonnages, l'&#233;lectricit&#233; et le gaz en 1946, la RATP et Air France en 1948. Le gouvernement de De Gaulle a aussi nationalis&#233; les principales banques et les assurances. En prenant le contr&#244;le du cr&#233;dit l'Etat se donne ainsi les moyens de stimuler l'investissement par des pr&#234;ts avantageux pour les entreprises, et de contr&#244;ler et orienter sa r&#233;partition dans l'espoir de sortir les affaires du marasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a aussi les nationalisations politiques. Alors qu'on demande aux travailleurs de faire de nouveaux sacrifices, il faut avoir l'air d'&#234;tre aussi dur pour les patrons... ou du moins quelques boucs &#233;missaires parmi eux. La bourgeoisie, avec le soutien du PC et de la CGT, ach&#232;te alors la paix sociale, d'une part en d&#233;veloppant la S&#233;curit&#233; sociale, d'autre part en &#171; punissant &#187; quelques capitalistes qui passent (ou qu'on fait passer) pour avoir us&#233; plus que d'autres de l'occupation pour s'enrichir et &#233;craser leurs salari&#233;s. D&#232;s septembre 1944 les Houill&#232;res du Pas-de-Calais sont nationalis&#233;es &#224; la h&#226;te, puis en janvier 1945 les usines de Louis Renault, qui meurt en prison.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... &#224; celles de Mitterrand&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1981 la gauche revenue au pouvoir lance une nouvelle vague de nationalisations. Pour rompre avec le capitalisme ? Donner au gouvernement les moyens de sauter par-dessus le &#171; mur de l'argent &#187; ? Apporter une r&#233;ponse &#171; de gauche &#187; &#224; la crise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le patronat crie &#224; la spoliation mais c'est lui qui profite de l'op&#233;ration. Le capitalisme fran&#231;ais conna&#238;t alors quelques d&#233;boires : faible profitabilit&#233; des entreprises, industries de base non rentables et menac&#233;es par les mutations de l'&#233;conomie mondiale (sid&#233;rurgie, chimie), difficult&#233; &#224; d&#233;velopper les secteurs d'avenir et de haute technologie (a&#233;ronautique, &#233;lectronique, pharmacie). Mitterrand radicalise... la politique de Giscard, qui avait d&#233;pens&#233; sans compter dans l'&#233;nergie et mis la sid&#233;rurgie sous perfusion des finances publiques. La loi de nationalisation de f&#233;vrier 1982 organise le rachat de 5 grands groupes industriels, 39 banques, 2 compagnies financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce transfert massif du priv&#233; au public (20 % du chiffre d'affaires, 16 % des effectifs de l'industrie !) fait dire au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; que &#171; &lt;em&gt;la France est entr&#233;e en socialisme &lt;/em&gt; &#187;. C'est en fait un gigantesque transfert des fonds publics dans des caisses priv&#233;es : les pauvres patrons spoli&#233;s re&#231;oivent 47 milliards de francs d'indemnit&#233;s, en &#233;change d'entreprises globalement d&#233;ficitaires (9 milliards de pertes annuelles), de l'argent frais qu'ils vont enfin pouvoir investir dans des affaires plus all&#233;chantes. Ernest-Antoine Seilli&#232;re, alors jeune gestionnaire des h&#233;ritiers de la dynastie de Wendel, abandonne &#224; l'Etat le boulet de ses actifs dans la sid&#233;rurgie et investit son nouveau cash dans l'informatique (Cap Gemini), l'&#233;quipement automobile (Valeo), la pharmacie (BioM&#233;rieux). Merci la gauche ! Et vive l'assistanat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat comble les trous et &#171; modernise &#187;. Il licencie (20 000 ouvriers dans la sid&#233;rurgie...) et investit massivement dans le secteur nationalis&#233;, 42 milliards de francs de 1981 &#224; 1984 pour renflouer les vieux trusts et d&#233;velopper les secteurs de pointe. Quant au secteur bancaire nationalis&#233;, plac&#233; lui aussi sous perfusion d'argent public, il relance le financement des entreprises priv&#233;es dans le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite, revenue au gouvernement en 1986, peut donc reprivatiser des entreprises redevenues rentables : sid&#233;rurgie, &#233;lectronique, chimie, l'eau, la t&#233;l&#233;, les t&#233;l&#233;coms et le transport a&#233;rien... Ah non, ces deux derniers secteurs seront privatis&#233;s par la gauche ! Car depuis 1986 la droite et la gauche, qui ont &#233;galement altern&#233;es au gouvernement, ont autant privatis&#233; l'une que l'autre. Comme quoi nationalisations comme privatisations ob&#233;issent &#224; des raisons qui n'ont rien, mais rien &#224; voir avec les pr&#233;tendues id&#233;ologies de nos politiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est certes pas parce que des nationalisations ont &#233;t&#233; effectu&#233;es sous l'&#233;gide d'un Etat au service de la bourgeoisie que l'on doit &#234;tre indiff&#233;rent &#224; leur privatisation ! Ne serait-ce que parce qu'il est choquant qu'apr&#232;s avoir investi des sommes consid&#233;rables d'argent public dans ces secteurs, l'Etat les offre ensuite &#224; bas prix au capital priv&#233;. Ne serait-ce encore que les exigences du service public, &#233;ducation, sant&#233;, &#233;nergie, transports, sont tout de m&#234;me le plus souvent un peu mieux remplies par des entreprises publiques que par celles qui ne connaissent que la rentabilit&#233; imm&#233;diate et le portefeuille des gens solvables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas non plus une raison pour ne pas voir qu'&#233;tatisation comme nationalisation sont loin de rimer automatiquement avec service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI et G&#233;rard WEGAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, encaissait les taxes postales, dont le bar&#232;me reste fix&#233; par l'&#201;tat, en &#233;change du versement d'une somme forfaitaire au Tr&#233;sor royal.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Service public
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		<description>Feu sur les services publics ! Tel est le cri de guerre de Raffarin-Seilli&#232;re. Accompagnant les autres attaques contre les travailleurs, contre les salaires, le temps de travail, la protection et la l&#233;gislation sociales, les mesures se succ&#232;dent : plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; qui ferait passer des pans entiers du secteur de la sant&#233; au priv&#233;, d&#233;centralisation dans l'Education nationale poussant de fait &#224; une certaine privatisation, privatisation d&#233;clar&#233;e d'EDF et GDF, nouvelle r&#233;duction de la participation&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Feu sur les services publics ! Tel est le cri de guerre de Raffarin-Seilli&#232;re. Accompagnant les autres attaques contre les travailleurs, contre les salaires, le temps de travail, la protection et la l&#233;gislation sociales, les mesures se succ&#232;dent : plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; qui ferait passer des pans entiers du secteur de la sant&#233; au priv&#233;, d&#233;centralisation dans l'Education nationale poussant de fait &#224; une certaine privatisation, privatisation d&#233;clar&#233;e d'EDF et GDF, nouvelle r&#233;duction de la participation de l'Etat dans le capital de France telecom, plan de r&#233;duction drastique des bureaux et des emplois &#224; La Poste, jusqu'au contr&#244;le technique des camions et autocars qui passe au priv&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En distribuant les &#171; bijoux de famille &#187; le gouvernement a d'abord &#233;videmment pour but de complaire &#224; la bourgeoisie. D'une part celle-ci acquiert ainsi les parties rentables des activit&#233;s de l'Etat et d'autre part celui-l&#224; en renflouant ses caisses renforce ses possibilit&#233;s d'interventions multiformes en faveur des capitalistes. Car c'est d'abord &#224; augmenter les subventions aux patrons que servira l'argent des privatisations, comme elles ont servi dans le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les trois fronts de l'offensive anti-populaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pour donner aux plus fortun&#233;s on d&#233;pouille, ponctionne et rend la vie plus difficile &#224; la collectivit&#233; et sa partie la plus d&#233;munie. La privatisation d'un service public jusqu'ici aux mains de l'Etat se traduit quasi immanquablement par une aggravation pour les salari&#233;s employ&#233;s dans ce secteur : suppression d'emplois, intensit&#233; du travail accrue. Mais aussi par un service d&#233;grad&#233; pour au moins une partie de la population et une hausse des tarifs pour tous. S'attaquer aux services publics est bien une mani&#232;re d'attaquer triplement la classe ouvri&#232;re : en tant que salari&#233;s des entreprises publiques, en tant consommateurs des services sociaux, en tant que contribuable puisque le budget de l'Etat sert plus le capital que les h&#244;pitaux ou les transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques coordonn&#233;es, et sur un laps de temps tr&#232;s court, auraient pu &#234;tre l'occasion d'unir tous les travailleurs dans la gr&#232;ve et dans la rue, d'abord les salari&#233;s de tous les secteurs concern&#233;s, mais aussi les autres tout autant concern&#233;s en tant qu'usagers ou consommateurs. Ce n'a pas &#233;t&#233; le cas jusqu'ici. Les enseignants au printemps 2003 n'ont pas r&#233;ussi &#224; entra&#238;ner les cheminots ni les autres. Alors qu'une minorit&#233; &#224; EDF et GDF tentait de se mobiliser ce printemps 2004, les h&#244;pitaux ne bougeaient pas. Preuve que la tactique du gouvernement de saucissonner les questions a march&#233; ? Sans doute. Preuve aussi que le moral n'y est pas parmi la grosse masse des travailleurs qui ne croient pas possible de renverser le cours des choses ? Sans doute aussi. Mais ce manque de confiance en eux-m&#234;mes est aussi, sinon surtout, un manque de confiance dans les directions syndicales comme politiques de la gauche. Les unes comme les autres n'ont rien fait pour proposer ce mouvement d'ensemble ou plut&#244;t tout fait pour l'entraver d&#232;s que la possibilit&#233; pointait &#224; l'horizon.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Prochain objectif : La Poste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant nous ne sommes pas au bout du chemin. Le d&#233;mant&#232;lement des services publics, comme les autres attaques tous azimuts contre le monde du travail, va continuer. Les occasions de rassembler les travailleurs pour s'y opposer ne manqueront pas. Ainsi, par exemple, du projet de r&#233;organisation de La Poste qui ne touchera pas seulement 300 000 postiers mais des millions d'usagers, en fait toute la population, et qui vise non seulement &#224; aggraver un service public mais aussi &#224; supprimer des dizaines de milliers d'emplois. Une r&#233;elle mobilisation contre ce projet reposerait la possibilit&#233; de se mobiliser contre ceux du m&#234;me acabit, qu'ils soient d&#233;j&#224; pass&#233;s dans les faits ou &#224; venir, &#224; EDF, dans les h&#244;pitaux, &#224; la SNCF, voire les suppressions d'emplois dans le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;fense des services publics, on le voit, ouvre bien sur la d&#233;fense du monde du travail sous tous ses aspects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert PARIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Venezuela : apr&#232;s la victoire de Chavez au r&#233;f&#233;rendum
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Venezuela-apres-la-victoire-de-Chavez-au-referendum</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Venezuela
</dc:subject>

		<description>&#171; Non &#187; &#224; 58,25 %. La victoire d'Hugo Ch&#225;vez au r&#233;f&#233;rendum du 15 ao&#251;t dernier, qui posait la question de sa d&#233;mission de la pr&#233;sidence du Venezuela, est sans appel. Le pourcentage est identique &#224; celui de sa victoire pr&#233;sidentielle de 1998 mais, avec une participation atteignant les 80 % ; Ch&#225;vez a obtenu un million de voix suppl&#233;mentaires. Patronat v&#233;n&#233;zu&#233;lien et diplomatie am&#233;ricaine, principaux soutiens de l'opposition, ont reconnu sa d&#233;faite et il est maintenant probable qu'il pourra poursuivre son&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-35-septembre-octobre-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 35, septembre-octobre 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Venezuela-+" rel="tag"&gt;Venezuela
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Non &#187; &#224; 58,25 %. La victoire d'Hugo Ch&#225;vez au r&#233;f&#233;rendum du 15 ao&#251;t dernier, qui posait la question de sa d&#233;mission de la pr&#233;sidence du Venezuela, est sans appel. Le pourcentage est identique &#224; celui de sa victoire pr&#233;sidentielle de 1998 mais, avec une participation atteignant les 80 % ; Ch&#225;vez a obtenu un million de voix suppl&#233;mentaires. Patronat v&#233;n&#233;zu&#233;lien et diplomatie am&#233;ricaine, principaux soutiens de l'opposition, ont reconnu sa d&#233;faite et il est maintenant probable qu'il pourra poursuivre son mandat jusqu'&#224; l'&#233;ch&#233;ance constitutionnelle de 2006. Une hypoth&#232;se qui a longtemps paru incertaine tellement, en six ans, son r&#233;gime a &#233;t&#233; contest&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par une tentative de coup d'Etat que le lieutenant-colonel de parachutistes Hugo Frias Ch&#225;vez appara&#238;t sur la sc&#232;ne politique v&#233;n&#233;zu&#233;lienne, en 1992. L'entreprise &#233;choue et son auteur est condamn&#233; &#224; deux ans de prison, mais il gagne une notori&#233;t&#233;. Apr&#232;s sa lib&#233;ration Ch&#225;vez parvient &#224; rassembler plusieurs formations de gauche autour de son Mouvement pour la cinqui&#232;me r&#233;publique et forme un &#171; front patriotique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux pr&#233;sidentielles de 1998, son discours nationaliste et sa d&#233;nonciation de la corruption des &#233;lites dirigeantes d'un pays o&#249; 80 % de la population vit sous le seuil de pauvret&#233; lui valent un succ&#232;s spectaculaire aupr&#232;s des plus pauvres. Promettant une nouvelle constitution et un renouveau de la vie politique, &#171; &lt;em&gt;plus de justice sociale, plus d'ind&#233;pendance face &#224; l'imp&#233;rialisme&lt;/em&gt; &#187;, Ch&#225;vez remporte les &#233;lections. Il rompt ainsi l'alternance des deux partis jumeaux qui se partagent le pouvoir depuis quarante ans, le Copei et l'AD&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Copei : Comit&#233; de Organizaci&#243;n Pol&#237;tica Electoral Independiente, (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. R&#233;&#233;lu en 2000, Ch&#225;vez radicalise encore son discours. A l'automne 2001 son gouvernement promulgue un ensemble de 49 d&#233;crets-lois portant notamment sur la r&#233;forme agraire et sur une renationalisation de la soci&#233;t&#233; Petr&#243;leos de Venezuela (PDVSA).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Coup d'Etat, lock-out et r&#233;f&#233;rendum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'opposition commence alors &#224; s'organiser. Une &#171; Coordinaci&#243;n democr&#225;tica &#187; rassemble tous les acteurs du syst&#232;me d&#233;nonc&#233; par Ch&#225;vez : les deux grands partis Copei et AD mais aussi la hi&#233;rarchie de l'Eglise catholique, les cadres de PDVSA, ceux de la tr&#232;s corrompue Confederacion de trabajadores de Venezuela (CTV), l'organisation patronale Fedecamaras, les magnats de la presse et de la t&#233;l&#233;vision. Les Etats-Unis, qui s'irritent des discours de ce pr&#233;sident d'un pays dans leur zone d'influence sud-am&#233;ricaine, font aussi sentir leur pression, qui n'est pas que diplomatique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La Ned (National Endowment for Democracy), une fondation cr&#233;&#233;e par Reagan, (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. A trois reprises, l'opposition va tenter de renverser le r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 avril 2002 un coup d'Etat d&#233;pose Ch&#225;vez. Son rempla&#231;ant auto-proclam&#233;, le repr&#233;sentant patronal Carmona, troque la pr&#233;sidence de la Fedecamaras pour celle de la R&#233;publique. Il annule imm&#233;diatement les fameux 49 d&#233;crets-lois. Les Etats-Unis et l'Union europ&#233;enne reconnaissent le nouveau gouvernement en moins de 24 heures. Les &#233;v&#233;nements ne leur laissent gu&#232;re plus de temps : d&#232;s l'annonce du coup d'Etat, d'immenses manifestations populaires exigent le retour de Ch&#225;vez. Et surtout Pedro Carmona &#171; le bref &#187;, comme il va bient&#244;t &#234;tre surnomm&#233;, apprend que la majeure partie de l'arm&#233;e ne suit pas les putschistes. D&#232;s le 14 avril, Ch&#225;vez est r&#233;tabli dans ses fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huit mois plus tard, seconde tentative de renversement. Les dirigeants de PDVSA mettent en gr&#232;ve leur entreprise, clef de vo&#251;te de l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pays est en effet le cinqui&#232;me exportateur mondial de brut, et 50% des (...)' id='nh3-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La CTV suit et tente de g&#233;n&#233;raliser le mouvement, avec un succ&#232;s mitig&#233;. La gr&#232;ve touche surtout l'entreprise p&#233;troli&#232;re, o&#249; d'ailleurs elle s'apparente plut&#244;t &#224; un lock-out de la direction. Le bras de fer dure deux mois, jusqu'&#224; la fin de janvier 2003. Assez pour affaiblir sensiblement l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne : les pertes sont estim&#233;es &#224; 10 milliards de dollars, soit la moiti&#233; du budget de l'Etat. Mais Ch&#225;vez sort victorieux de l'&#233;preuve de force, et la gr&#232;ve se termine par le licenciement de 18 000 personnes sur les 40 000 que compte PDVSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me offensive de l'opposition prend finalement la forme de l'organisation d'un r&#233;f&#233;rendum de mi-mandat pour destituer le Pr&#233;sident. La &#171; Coordination d&#233;mocratique &#187; r&#233;ussit &#224; collecter 3 millions de signatures en ce sens&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-4' class='spip_note' rel='appendix' title='La Constitution en exigeait deux millions, soit 20 % de l'&#233;lectorat.' id='nh3-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. C'est ce r&#233;f&#233;rendum qui s'est traduit, le 15 ao&#251;t dernier, par une nouvelle victoire de Ch&#225;vez.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Bolivariens contre latifundistes ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un tel acharnement pose &#233;videmment la question de ce que la politique de Ch&#225;vez a de tellement radical. L'opposition anti-chaviste qui rassemble bourgeois petits et grands, bureaucrates archi-corrompus, responsables de massacres populaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-5' class='spip_note' rel='appendix' title='En f&#233;vrier 1989, notamment, le plan d'ajustement structurel mis en &#339;uvre par (...)' id='nh3-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et tout ce que le pays compte de plus r&#233;actionnaire, accuse le r&#233;gime de tendre &#224; la dictature (&#171; &lt;em&gt; castro-communiste&lt;/em&gt; &#187; !). Sur le plan de la d&#233;mocratie formelle, il semble que ces accusations soient sans fondement. Certes l'arm&#233;e (dont Ch&#225;vez est issu) est un pilier central du r&#233;gime ; et le pr&#233;sident ne n&#233;glige pas de cultiver un certain culte de la personnalit&#233;. Mais il semble que les prisons soient vides d'opposants politiques. La presse b&#233;n&#233;ficie pas ailleurs d'une libert&#233; totale... au moins vis-&#224;-vis de Ch&#225;vez, et pour cause : la plupart des grands m&#233;dias sont entre les mains de leaders de l'opposition, qui ne se privent pas de diffuser leur propagande. C'est en r&#233;alit&#233; le programme &#233;conomique et social de la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; proclam&#233;e par Ch&#225;vez qui suscite la rage de la &#171; Coordination d&#233;mocratique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord les mesures concernant le p&#233;trole. Les gouvernements pr&#233;c&#233;dents s'&#233;taient engag&#233;s, depuis les ann&#233;es 1990, dans un processus de privatisation ; Ch&#225;vez renverse la tendance&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Il inscrit dans la Constitution : &#171; Pour des raisons de souverainet&#233; (...)' id='nh3-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le taux de taxation des revenus des entreprises &#233;trang&#232;res du secteur passe de 16,6 % &#224; 30 %. Le seuil inf&#233;rieur de la part de l'Etat dans le capital de toute entreprise p&#233;troli&#232;re est fix&#233; &#224; 51 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres d&#233;crets promettent de s'attaquer &#224; la r&#233;partition extr&#234;mement in&#233;galitaire du sol : au Venezuela, 60% des terres sont contr&#244;l&#233;es par 20% des propri&#233;taires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-7' class='spip_note' rel='appendix' title='&#199;a n'est pas la premi&#232;re r&#233;forme agraire du Venezuela. La pr&#233;c&#233;dente date de (...)' id='nh3-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Beaucoup des grands domaines ont &#233;t&#233; constitu&#233;s par le vol pur et simple. La mise en valeur est tr&#232;s m&#233;diocre, et les rendements tellement mauvais que le pays doit importer 70 % des produits agricoles qu'il consomme. Les d&#233;crets de 2001 exigent d'abord des &#171; terratenientes &#187; qu'ils fournissent un certificat de propri&#233;t&#233;. La loi vise ensuite les latifundia de plus de 5000 hectares et les domaines improductifs. Les propri&#233;taires b&#233;n&#233;ficient d'un d&#233;lai de deux ans pour remettre leurs terres en valeur, sinon l'Etat se r&#233;serve le droit de les confisquer. Mais contre indemnisation. Et la loi est aussi destin&#233;e &#224; pr&#233;venir l'occupation &#171; sauvage &#187; des terres par les paysans pauvres. En septembre 2003, 1 340 000 hectares de terres auraient bien &#233;t&#233; redistribu&#233;s &#224; 62 000 familles paysannes. Mais la plus grande partie proviendrait de terres appartenant &#224; l'Etat. Cette loi ne s'en prend donc aux int&#233;r&#234;ts des grands propri&#233;taires fonciers qu'avec les plus grands m&#233;nagements&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Ricaurte Leonett, ex-vice-Ministre de l'Agriculture et du D&#233;veloppement (...)' id='nh3-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Elle suffit pourtant &#224; susciter des r&#233;actions tr&#232;s violentes chez les f&#233;odaux : les &#171; sicarios &#187; (tueurs &#224; gage) auraient assassin&#233; des dizaines de leaders paysans (120 entre 1999 et 2003, dit-on).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins important sans doute, mais tr&#232;s critiqu&#233; &#233;galement, un autre d&#233;cret se donne pour but de prot&#233;ger les petits p&#234;cheurs artisanaux en faisant passer de trois &#224; six miles la largeur de la zone c&#244;ti&#232;re interdite aux bateaux industriels. Six miles, soit la moiti&#233; des normes europ&#233;ennes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a enfin lanc&#233; diverses &#171; missions &#187; &#224; l'aide d'experts &#233;trangers (notamment cubains) pour l'alphab&#233;tisation, l'enseignement ou la sant&#233;. Les budgets des minist&#232;res concern&#233;s ont &#233;t&#233; sensiblement augment&#233;s (+ 200 % pour l'Education), mais &#224; partir de niveaux tr&#232;s bas.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quand la (petite) bourgeoisie voit rouge&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pol&#233;mique suscit&#233;e par le r&#233;gime de Ch&#225;vez - au Venezuela et ailleurs ! - donne de celui-ci une image politique tr&#232;s d&#233;form&#233;e. Il est clair pourtant que son programme nationaliste et d'incitation &#224; la consommation (&#171; keyn&#233;sien &#187;, disent certains, si ce mot a un sens dans un pays du Tiers-monde) ne remet pas en cause l'exploitation capitaliste. Ch&#225;vez n'a rien de socialiste, et ne le pr&#233;tend d'ailleurs nullement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans la plupart des pays pauvres, au Venezuela la bourgeoisie s'est constitu&#233;e en parasitant l'appareil d'Etat bien plus qu'en d&#233;veloppant ses propres forces &#233;conomiques, ph&#233;nom&#232;ne d'autant plus fort l&#224; que c'est l'Etat qui distribue la manne p&#233;troli&#232;re. En tentant de limiter la corruption et le pillage au nom de l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur du pays - et finalement d'un d&#233;veloppement plus rationnel du point de vue m&#234;me de la bourgeoisie, Ch&#225;vez a contrari&#233; l'avidit&#233; de larges couches des classes sup&#233;rieures. Le fait que le poids de sa politique fiscale, relativement cl&#233;mente &#224; l'&#233;gard du grand capital, repose lourdement sur les classes moyennes, n'a pas arrang&#233; sa popularit&#233; dans la petite bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233; l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain s'est inqui&#233;t&#233; de l'instabilit&#233; suscit&#233;e par le r&#233;gime de Ch&#225;vez comme des vell&#233;it&#233;s d'ind&#233;pendance de sa politique p&#233;troli&#232;re, et cela d'autant plus que le Venezuela est le troisi&#232;me fournisseur de brut des USA. Mais les Etats-Unis, apr&#232;s avoir longtemps fait pression contre la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187;, semblent pour l'heure en avoir pris leur parti. Avant m&#234;me les r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum du 15 ao&#251;t les experts de Wall Street disaient d'ailleurs pr&#233;f&#233;rer une franche victoire de Ch&#225;vez &#224; un succ&#232;s contest&#233; de l'opposition&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-9' class='spip_note' rel='appendix' title='Les cours du p&#233;trole ont m&#234;me salu&#233; d'une courte stabilisation les 58 % du (...)' id='nh3-9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adaptation am&#233;ricaine est de &lt;em&gt;realpolitik&lt;/em&gt; : le soutien populaire au r&#233;gime chaviste lui donne une certaine stabilit&#233;, et en mati&#232;re de remodelage de pays p&#233;troliers, les USA ont d&#233;j&#224; fort &#224; faire ailleurs. Mais surtout les Etats-Unis ne renoncent pas &#224; passer avec Ch&#225;vez un compromis acceptable pour eux. Car la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; n'est qu'une r&#233;&#233;dition de tant de r&#233;gimes nationalistes du Tiers Monde, qui ne visent nullement &#224; d&#233;truire l'imp&#233;rialisme, mais &#224; traiter avec lui sur des bases un peu moins d&#233;favorables pour eux-m&#234;mes et leur propre bourgeoisie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#233;videmment dans le camp de Ch&#225;vez dans ses &#233;preuves de force avec l'imp&#233;rialisme ou la r&#233;action v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. Nous sommes mille fois plus encore du c&#244;t&#233; des paysans pauvres qui cherchent &#224; prendre la terre - et tant mieux s'ils s'y sentent encourag&#233;s par les d&#233;crets chavistes. Pour autant il n'y a aucune illusion &#224; cultiver sur un tel r&#233;gime nationaliste, pr&#234;t &#224; tenir t&#234;te parfois &#224; l'imp&#233;rialisme, mais toujours m&#233;fiant sinon hostile vis-&#224;-vis des masses populaires, des initiatives qu'elles pourraient prendre et surtout du pouvoir r&#233;el qu'elles pourraient acqu&#233;rir. Au Venezuela le r&#244;le des r&#233;volutionnaires est aussi de dire aux ouvriers et paysans que, loin de pouvoir se reposer sur Ch&#225;vez, ils n'obtiendront de conqu&#234;tes r&#233;elles, durables, qu'en les arrachant eux-m&#234;mes. Et que toute perspective r&#233;elle de sortir du sous-d&#233;veloppement passe n&#233;cessairement par le renversement du capitalisme - ce syst&#232;me avec lequel il n'est pas question pour Ch&#225;vez de rompre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_122 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L300xH250/chavez-4b792.gif?1535911445' width='300' height='250' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Copei : Comit&#233; de Organizaci&#243;n Pol&#237;tica Electoral Independiente, d&#233;mocrates-chr&#233;tiens. AD : Acci&#243;n Democr&#225;tica, sociaux-d&#233;mocrates, membres de l'Internationale socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La Ned (National Endowment for Democracy), une fondation cr&#233;&#233;e par Reagan, finance l'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-3' class='spip_note' title='Notes 3-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le pays est en effet le cinqui&#232;me exportateur mondial de brut, et 50% des recettes de l'Etat d&#233;pendent du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-4' class='spip_note' title='Notes 3-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La Constitution en exigeait deux millions, soit 20 % de l'&#233;lectorat.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-5' class='spip_note' title='Notes 3-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En f&#233;vrier 1989, notamment, le plan d'ajustement structurel mis en &#339;uvre par un gouvernement social-d&#233;mocrate provoque des &#233;meutes populaires (&#171; el Caracazo &#187;). La r&#233;pression aurait fait plus de 2 000 morts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-6' class='spip_note' title='Notes 3-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il inscrit dans la Constitution : &#171; &lt;em&gt;Pour des raisons de souverainet&#233; &#233;conomique et politique et de strat&#233;gie nationale, l'Etat conservera la totalit&#233; des actions de PDVSA [...] exception faite des filiales, des associations strat&#233;giques, des entreprises et autres entit&#233;s constitu&#233;es dans le cadre du d&#233;veloppement des affaires de PDVSA&lt;/em&gt; &#187;. Plus que d'une innovation, il s'agit plut&#244;t d'un retour vers une situation ant&#233;rieure, puisqu'il y a une vingtaine d'ann&#233;es 75 % des b&#233;n&#233;fices du p&#233;trole allaient &#224; l'Etat, alors qu'&#224; la veille des r&#233;formes chavistes 70 % &#233;taient revers&#233;s &#224; la firme, pour 30 % au fisc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-7' class='spip_note' title='Notes 3-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#199;a n'est pas la premi&#232;re r&#233;forme agraire du Venezuela. La pr&#233;c&#233;dente date de 1960, sous un gouvernement social-d&#233;mocrate. Elle avait b&#233;n&#233;fici&#233; d'un soutien des Etats-Unis dans le cadre de l'Alliance pour le progr&#232;s, destin&#233;e &#224; lutter contre l'influence de la r&#233;volution cubaine. Quarante ans plus tard, le probl&#232;me reste entier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-8' class='spip_note' title='Notes 3-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ricaurte Leonett, ex-vice-Ministre de l'Agriculture et du D&#233;veloppement Int&#233;gral : &#171; &lt;em&gt;Cette loi &#233;tait &#224; peine publi&#233;e qu'ils [les leaders de l'opposition] organis&#232;rent une action &#224; Caracas o&#249; ils br&#251;l&#232;rent la loi en question. Je suis totalement certain qu'ils n'avaient pas lu ce que la loi disait. Elle dit que les terres doivent produire. Cette loi n'est en rien anti-capitaliste.&lt;/em&gt; &#187; Et le m&#234;me invite ceux qui accusent l'Etat d'autoritarisme &#224; &#171; &lt;em&gt;aller voir aux Etats-Unis, en France ou en Allemagne s'ils vont r&#233;ussir &#224; obtenir 40 000 hectares sans produire&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-9' class='spip_note' title='Notes 3-9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les cours du p&#233;trole ont m&#234;me salu&#233; d'une courte stabilisation les 58 % du Pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En Belgique aussi les patrons veulent allonger le temps de travail sans augmenter les salaires
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Belgique
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		<description>Marichal K&#233;tin, personne ou presque en Belgique ne connaissait le nom de cette entreprise jusqu'&#224; ce qu'elle fasse l'actualit&#233; pour avoir propos&#233; &#224; ses ouvriers de travailler 40 heures par semaine au lieu de 36 sans augmentation de salaire. &lt;br /&gt;Cette entreprise de la banlieue de Li&#232;ge, est une petite entreprise de 127 personnes, une fonderie qui appartient &#224; un groupe allemand. Pour justifier cet allongement du temps de travail, la direction explique qu'elle doit faire face &#224; une perte annuelle de 1,7&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-35-septembre-octobre-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 35, septembre-octobre 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Belgique-+" rel="tag"&gt;Belgique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marichal K&#233;tin, personne ou presque en Belgique ne connaissait le nom de cette entreprise jusqu'&#224; ce qu'elle fasse l'actualit&#233; pour avoir propos&#233; &#224; ses ouvriers de travailler 40 heures par semaine au lieu de 36 sans augmentation de salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette entreprise de la banlieue de Li&#232;ge, est une petite entreprise de 127 personnes, une fonderie qui appartient &#224; un groupe allemand. Pour justifier cet allongement du temps de travail, la direction explique qu'elle doit faire face &#224; une perte annuelle de 1,7 millions d'euros. Cette perte serait due &#224; l'augmentation des mati&#232;res premi&#232;res et au fait qu'elle ne peut r&#233;percuter ces augmentations sur les prix de vente : les commandes &#233;tant prises plusieurs mois avant la fabrication des mat&#233;riels. Pour la direction : &lt;em&gt;&#171; il n'y a gu&#232;re que l'augmentation du temps de travail qui puisse permettre &#224; l'entreprise de passer ce cap difficile et de rester sur le march&#233; &lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les augmentations du temps de travail en Allemagne et en France (Bosch et Siemens...), Marichal K&#233;tin est devenue en Belgique une affaire nationale. D&#8216;autant plus que les n&#233;gociations interprofessionnelles entre le patronat et les syndicats doivent avoir lieu cet automne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Belgique, depuis la loi du 10 ao&#251;t 2001, la dur&#233;e hebdomadaire du travail est de 38 heures pour tout le secteur priv&#233;. Cette dur&#233;e se calcule sur base annuelle et les secteurs qui d&#233;passent les 38 heures hebdomadaires de travail (construction) accordent des jours de repos compensateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat (la FEB) dit ouvertement qu'il veut revenir sur cette loi et la remettre sur le tapis lors de la n&#233;gociation interprofessionnelle. Avec le m&#234;me son de cloche qu'en France sur la main d'oeuvre qui serait trop ch&#232;re : &#171; &lt;em&gt;Nous devons r&#233;soudre notre handicap : nos co&#251;ts salariaux sont de 8 &#224; 10 % sup&#233;rieurs &#224; ceux des pays voisins&lt;/em&gt; &#187; explique le directeur g&#233;n&#233;ral de la FEB. Et de revendiquer l'allongement de la dur&#233;e hebdomadaire du travail.... sans augmentation des salaires !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les syndicats ne disent pas non&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; syndical, au niveau national, il y a un peu toutes les r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La proposition de la FEB, a d&#233;clar&#233; la FGTB, revient &#224; une perte salariale pure et simple (travailler plus longtemps mais pour le m&#234;me salaire). Ce serait n&#233;faste pour le pouvoir d'achat, pour la croissance et pour l'emploi (...) En Belgique, il est d&#233;j&#224; parfaitement possible de conclure des accords concernant davantage de flexibilit&#233; dans le travail &#187;. Ce n'est donc pas un non cat&#233;gorique &#224; la discussion sur la remise en cause des 38 heures. Simplement pour la FGTB, il y a d'autres solutions qui permettent au patronat de rentabiliser les entreprises sur le dos des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'autre grand syndicat, la CSC, il critique la volont&#233; du patronat de remettre en cause &#171; les 38 heures &#187; tout en se disant pr&#234;t &#224; en discuter &#224; condition que le patronat donne des garanties en ce qui concerne l'emploi et les retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs et d&#233;l&#233;gu&#233;s de Marichal K&#233;tin, r&#233;unis en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale ont rejet&#233; &#224; l'unanimit&#233; les &#171; propositions &#187; de la direction de faire travailler plus sans augmenter les salaires. Pour eux, il n'est pas question de perdre un euro ; et c'est &#224; la direction de chercher des solutions pour sortir l'usine de ses pr&#233;tendues difficult&#233;s sans toucher aux salaires des ouvriers. Un d&#233;l&#233;gu&#233; syndical expliquait fort justement : &#171; &lt;em&gt;nous sommes des usineurs, nous avons une formation d'ouvrier, pas d'expert comptable. Chacun son job (...) C'est &#224; la direction de se d&#233;mener pour rem&#233;dier &#224; une situation pour laquelle nous ne sommes en rien responsables &lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune action de gr&#232;ve n'a eu lieu suite &#224; cette assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale mais, le 2 septembre, une trentaine d'ouvriers ont arr&#234;t&#233; le travail pour se faire entendre lors du conseil d'administration de l'entreprise qui se tenait dans un lieu secret.... Preuve que les administrateurs ne sont pas si s&#251;r d'eux que cela !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une autre entreprise, chez Siemens &#224; H&#233;rentals la direction a organis&#233; un r&#233;f&#233;rendum parmi les ouvriers pour faire passer le temps de travail de 37 &#224; 38 heures par semaine sans augmentation de salaire. Derri&#232;re ce r&#233;f&#233;rendum, il y avait un chantage &#224; l'emploi : si l'augmentation de l'horaire de travail &#233;tait accept&#233;e, la direction indiquait qu'il y aurait non pas 130 suppressions d'emplois cette ann&#233;e mais 44 de moins que pr&#233;vu. 87 % du personnel a donc accept&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Comme larrons en foire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On en est l&#224; pour le moment, mais il est certain que tout comme en Allemagne ou en France, le patronat est &#224; l'offensive pour augmenter le temps de travail hebdomadaire sans contrepartie financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ministre socialiste de la Justice a bien jug&#233; que &#171; &lt;em&gt;revenir aux 40 heures, c'est revenir sur un acquis social majeur. C'est impensable et inutile &lt;/em&gt; &#187;. Mais le gouvernement belge reste discret sur cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, patronat, syndicats et gouvernement semblent pr&#233;parer la n&#233;gociation interprofessionnelle de l'automne et chacun, au travers des petites phrases, pr&#233;pare le terrain. Dans un pays o&#249; les relations sociales se d&#233;roulent autour du tapis vert, o&#249; patronat et syndicats sont des partenaires, la seule inconnue est la r&#233;action de la classe ouvri&#232;re qui esp&#233;rons-le, mettra son grain de sable et fera entendre ses revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul GALLER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Politique de Schr&#246;der contre les travailleurs : Nein Danke !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Politique-de-Schroder-contre-les-travailleurs-Nein-Danke</link>
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		<dc:date>2004-09-30T20:09:26Z</dc:date>
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		<dc:subject>Allemagne
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		<dc:subject>Monde
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		<description>A la mi-ao&#251;t, des dizaines de milliers de personnes ont commenc&#233; &#224; descendre dans la rue tous les lundis dans l'ex-Allemagne de l'Est. Ces &#171; manifestations du lundi &#187; se rattachent &#224; celles du mouvement citoyen de l'automne 1989 en RDA qui, toujours plus massives, avaient accompagn&#233; l'effondrement du pouvoir de la SED. &#171; Nous sommes le peuple &#187;, slogan marquant, renvoie &#224; la revendication d&#233;mocratique des semaines autour de la chute du mur. La formule est aujourd'hui explicitement dirig&#233;e contre les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-35-septembre-octobre-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 35, septembre-octobre 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la mi-ao&#251;t, des dizaines de milliers de personnes ont commenc&#233; &#224; descendre dans la rue tous les lundis dans l'ex-Allemagne de l'Est. Ces &lt;em&gt;&#171; manifestations du lundi &#187;&lt;/em&gt; se rattachent &#224; celles du mouvement citoyen de l'automne 1989 en RDA qui, toujours plus massives, avaient accompagn&#233; l'effondrement du pouvoir de la SED. &lt;em&gt;&#171; Nous sommes le peuple &#187;&lt;/em&gt;, slogan marquant, renvoie &#224; la revendication d&#233;mocratique des semaines autour de la chute du mur. La formule est aujourd'hui explicitement dirig&#233;e contre les attaques anti-ouvri&#232;res du gouvernement Schr&#246;der (coalition entre sociaux-d&#233;mocrates et Verts).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une s&#233;v&#232;re attaque de la protection sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;t&#233; 2002, le directeur des ressources humaines de Volkswagen, Peter Hartz, s'&#233;tait vu confier la direction d'une commission gouvernementale sur une pr&#233;tendue &lt;em&gt;&#171; r&#233;forme du march&#233; du travail &#187;&lt;/em&gt;. Ses propositions ont &#233;t&#233; adopt&#233;es par le gouvernement sous forme de &lt;em&gt;&#171; lois Hartz &#187;&lt;/em&gt;. Les ch&#244;meurs &#224; la recherche d'un emploi devraient &#224; l'avenir accepter quasiment tout job, d&#233;m&#233;nager dans toute ville qui leur serait propos&#233;e, pour un salaire qui pourrait tomber aux 60 % du salaire ant&#233;rieur - ce qui &#233;tait jusqu'ici ill&#233;gal. Autre motif du m&#233;contentement : la fusion de l'indemnit&#233; de fin de droits (493 euros &#224; l'Ouest et 425 &#224; l'Est, en moyenne) avec l'aide sociale, &#233;quivalent du RMI fran&#231;ais (300 euros, plus le loyer jusqu'&#224; un certain plafond). La nouvelle allocation commune serait d&#233;sormais de 345 euros &#224; l'Ouest, 331 euros &#224; l'Est, plus le loyer. Mais assortie, comme le RMI en France, de diverses restrictions d'attribution. La d&#233;gringolade est &#233;norme alors que le ch&#244;mage touche 4 millions de travailleurs et leurs familles, 10 % dans le pays mais jusqu'&#224; 20 % dans certains L&#228;nder de l'ex-Allemagne de l'Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures doivent entrer en vigueur le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2005, mais d&#232;s cet &#233;t&#233;, l'administration a exp&#233;di&#233; aux ch&#244;meurs concern&#233;s des formulaires o&#249; ils devaient pr&#233;ciser l'&#233;tat de leur &#171; fortune &#187;. Si un enfant, mineur, a trop d'argent (selon les autorit&#233;s !) sur son livret d'&#233;pargne, la famille doit d'abord &#233;puiser ce p&#233;cule. L'enqu&#234;te a &#233;t&#233; ressentie comme une attaque &#224; la dignit&#233;, autant qu'au porte-monnaie. Les manifestations ont commenc&#233; quand les questionnaires sont arriv&#233;s &#224; la maison, par la poste. Aussit&#244;t 40 000 manifestants en ex-Allemagne de l'Est sont descendus dans la rue. Puis de 120 000 &#224; 200 000 personnes, dans tout de pays, &#224; la fin du mois d'ao&#251;t. Beaucoup moins cependant &#224; l'Ouest qu'&#224; l'Est, et dans moins de petites villes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contre le gouvernement, les grands partis... et les directions syndicales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement, parti d'un &#233;lan spontan&#233;, est organis&#233; par des alliances d'associations locales, compos&#233;es d'individus et organisations li&#233;es &#224; la gauche et &#224; quelques petits groupes d'extr&#234;me gauche. Bien des participants insistent sur leur ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard des partis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;fiance et am&#232;res critiques d'abord &#224; l'endroit du SPD qui gouverne mais aussi de la CDU (droite), tous deux favorables aux lois Hartz. A propos des manifestations, le ministre de l'&#233;conomie a &#233;voqu&#233; : &lt;em&gt;&#171; la mani&#232;re insupportable dont certains politiciens et associations engendrent l'hyst&#233;rie chez le peuple &#187;&lt;/em&gt;. Le gouvernement a r&#233;agi durement et tent&#233; de discr&#233;diter le mouvement en affirmant qu'il aidait l'extr&#234;me droite, voire qu'il serait inspir&#233; par elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, des groupes n&#233;o-fascistes ont essay&#233;, dans certaines localit&#233;s, de se joindre aux cort&#232;ges, avant tout en Allemagne de l'Est. Leur pr&#233;sence est n&#233;anmoins rest&#233;e insignifiante et mal per&#231;ue par les manifestants. Ce qui n'emp&#234;che pas leur influence politique de cro&#238;tre dans de nombreuses communes, avec l'aggravation des probl&#232;mes sociaux et le manque de perspectives, tout particuli&#232;rement pour les jeunes ch&#244;meurs. Les derni&#232;res &#233;lections r&#233;gionales dans le Brandebourg et la Saxe, ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par les gains de l'extr&#234;me droite, respectivement 6,1 % et 9,2 %, soit dans ce dernier cas quasiment le m&#234;me score que le SPD. Dans le Brandebourg, la DVU (Union populaire allemande) avait d&#233;j&#224; 5 d&#233;put&#233;s et en gagne 1. En Saxe, le NPD ou Parti national d'Allemagne, entre pour la premi&#232;re fois au parlement avec 12 d&#233;put&#233;s. Tandis que les grands partis, SPD comme CDU, accusent tous deux des pertes s&#233;v&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PDS, successeur du parti communiste au pouvoir dans l'ex-RDA, bien qu'il participe &#224; une coalition gouvernementale &#224; Berlin et en Pom&#233;ranie occidentale, deux r&#233;gions de l'Est o&#249; il participe aux sales coups contre les travailleurs, est partie prenante de la contestation et tire profit du m&#233;contentement. Aux derni&#232;res &#233;lections r&#233;gionales, il obtient 28 % des suffrages exprim&#233;s en Brandenburg, soit + 4,7 % (ce qui le place en deuxi&#232;me position, derri&#232;re le SPD mais devant la CDU), et 23,6 % en Saxe (soit + 1,4 %, ce qui le place en deuxi&#232;me position encore, mais derri&#232;re la CDU et devant le SPD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions syndicales de leur c&#244;t&#233;, qui avaient si&#233;g&#233; aux commissions sur les lois Hartz, viennent de confirmer leur opposition au mouvement. Le leader de l'IG Metall, J&#252;rgen Peters, comme celui du nouveau syndicat unifi&#233; des services publics Verdi, Frank Bsirske, sermonn&#233;s r&#233;cemment par Schr&#246;der, pr&#233;cisent tous deux que leurs centrales n'appellent pas aux manifestations du lundi ni &#224; celle du 2 octobre prochain &#224; Berlin. Ils demandent quelques modifications aux mesures les plus dures des lois Hartz et un r&#233;examen de la situation d'ici 6 ou 9 mois. Ils sont sans pudeur les voix de leur ma&#238;tre, apr&#232;s avoir laiss&#233; croire (certes &#224; des syndicalistes d'entreprise cr&#233;dules) qu'ils pourraient incarner une critique de gauche au SPD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette mi-septembre, l'affluence aux manifestations d&#233;cro&#238;t. Difficile de dire si le mouvement peut prendre un autre souffle avec la manifestation nationale pr&#233;vue &#224; Berlin le 2 octobre. Mais cette contestation nouvelle, qui existe non seulement sans les grands partis ou syndicats mais contre eux - comme la manifestation du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 2003, o&#249; 100 000 personnes avaient protest&#233; contre la politique du gouvernement - reste un gage pour l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauline BAUM&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Chantage patronal, couardise syndicale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le chantage patronal &#224; l'allongement du temps de travail, jusqu'&#224; 40 heures, sous peine de suppression d'emplois voire de licenciement et fermeture d'entreprise, est &#224; la mode. L'exemple est donn&#233; par de grands trusts, dont Daimler-Benz, Opel (General Motors) et Volkswagen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Volkswagen, le plus gros producteur d'automobiles d'Europe - qui l'an dernier a fait 2,5 milliards d'euros de gains et augment&#233; cette ann&#233;e son chiffre d'affaires -, des n&#233;gociations sont ouvertes pour un nouveau contrat concernant les sites d'Allemagne. Le PDG Pieschetsrieder voudrait que d'ici 2011, le co&#251;t salarial des 103 000 salari&#233;s baisse de 30 %. Sinon 30 000 emplois seraient supprim&#233;s (cela inclut Audi et les usines de l'ex-Allemagne de l'Est). Volkswagen pr&#233;tend r&#233;aliser son &#233;conomie par un blocage des salaires sur 2 ans. Par l'introduction de primes en fonction des performances. Par le non paiement de l'int&#233;gralit&#233; des pauses et des formations. Un tiers du salaire devrait &#234;tre rendu variable, entendez &#233;ventuellement sucr&#233;. En outre, les &#171; comptes d'&#233;pargne temps &#187; li&#233;s aux formules d'annualisation, verraient leur marge de variation &#233;largie &#224; plus ou moins 400 heures dans l'ann&#233;e. Soit plus de 7 heures suppl&#233;mentaires par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;General Motors attaque de la m&#234;me fa&#231;on, sous pr&#233;texte d'une baisse des ventes sur le march&#233; europ&#233;en et d'une sous-utilisation des usines. Elle tente tout particuli&#232;rement de mettre en concurrence les sites d'Allemagne et de Su&#232;de. Chez Saab &#224; Trollh&#228;ttan, la direction a impos&#233; l'assouplissement de la l&#233;gislation sur le licenciement et l'allongement du temps de travail. Chez Opel en Allemagne, GM envisage de poursuivre les suppressions d'emplois pour l'ann&#233;e 2004, alors que 10 000 d&#233;j&#224; ont disparu en 10 ans. La direction veut &#233;conomiser ainsi 80 millions d'euros cette ann&#233;e. L'attaque porte surtout sur l'usine de R&#252;sselsheim, o&#249; les travailleurs se voient imposer le blocage des salaires jusqu'&#224; 2009, la suppression de primes et les 40 heures. Dans la m&#234;me usine, elle essayait encore &#224; la fin 2003 d'imposer la r&#233;duction du temps de travail, sans maintien du salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, la direction de l'IG Metall a renonc&#233; &#224; affronter vraiment ce grand patronat. Le N&#176;1 de l'IG Metall de l'usine Volkswagen de Wolfsburg, Hartmut Meine, s'est d&#233;clar&#233; pr&#234;t aux compromis, sous pr&#233;texte de priorit&#233; &#224; la s&#233;curit&#233; de l'emploi. Et il r&#233;fl&#233;chit &#224; la gr&#232;ve, mais seulement &lt;em&gt;&#171; si au terme de quatre ou cinq s&#233;ances de n&#233;gociations, ne se profilait pas l'ombre d'un compromis &#187;&lt;/em&gt;. Et on sait de quelles gr&#232;ves, bien cadr&#233;es et limit&#233;es, les bonzes syndicaux sont orchestrateurs. Les travailleurs ne peuvent gu&#232;re attendre non plus du dirigeant du comit&#233; d'entreprise (un repr&#233;sentant du personnel, g&#233;n&#233;ralement syndicaliste, car la structure n'est pas paritaire en Allemagne), avec la complicit&#233; duquel, en 1993, furent introduites des mesures spectaculaires de flexibilit&#233; et de renoncement &#224; des avantages acquis. Ou encore, en 2001, les &lt;em&gt;&#171; 5 000 fois 5 000 &#187;&lt;/em&gt; (l'embauche de 5 000 personnes pour 5 000 DM - soit environ 2 500 euros -, salaire qui peut para&#238;tre &#233;lev&#233; par rapport &#224; la France, mais repr&#233;sentait une baisse et s'accompagnait de s&#233;rieuses concessions dans le sens de la flexibilit&#233;). Volkswagen se flatte d'avoir r&#233;alis&#233; ainsi 20 % d'&#233;conomies, sur le dos des 5 000 embauch&#233;s. De son c&#244;t&#233;, le responsable du comit&#233; d'entreprise d'Opel a accept&#233;, pour les ann&#233;es 2002 et 2003, la suppression de 2 500 emplois et le renoncement &#224; la prime de No&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes entreprises ont engag&#233; le combat contre les conditions de travail, les salaires et les emplois. Cela n'emp&#234;che pas les directions syndicales de se faire leurs vassales. Pas question d'une r&#233;action &#224; la taille de l'attaque. Mais m&#234;me pas question d'une d&#233;nonciation de cette logique du profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La coh&#233;sion sociale selon PSA
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/La-cohesion-sociale-selon-PSA</link>
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		<dc:date>2004-09-30T20:06:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>PSA
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>L'accord sur &#171; la diversit&#233; et la coh&#233;sion sociale dans l'entreprise &#187;, sign&#233; le 8 septembre dernier par la direction de PSA et les syndicats CFDT, CGC, CFTC, FO et GSEA, a de quoi conforter le ministre Borloo, &#233;crit le journal La Tribune. Dithyrambique, Le Monde voit, lui, dans cette &#171; promotion des diff&#233;rences &#187; proclam&#233;e par PSA rien moins que &#171; &#224; son &#233;chelle, une v&#233;ritable r&#233;volution &#187; ! La r&#233;volution se limite &#224; quelques phrases ronflantes et &#224; la mise en place d'un &#171; observatoire de la diversit&#233; et de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-35-septembre-octobre-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 35, septembre-octobre 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'accord sur &lt;em&gt;&#171; la diversit&#233; et la coh&#233;sion sociale dans l'entreprise &#187;&lt;/em&gt;, sign&#233; le 8 septembre dernier par la direction de PSA et les syndicats CFDT, CGC, CFTC, FO et GSEA, a de quoi conforter le ministre Borloo, &#233;crit le journal &lt;em&gt;La Tribune. &lt;/em&gt;Dithyrambique, &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; voit, lui, dans cette &lt;em&gt;&#171; promotion des diff&#233;rences &#187;&lt;/em&gt; proclam&#233;e par PSA rien moins que &lt;em&gt;&#171; &#224; son &#233;chelle, une v&#233;ritable r&#233;volution &#187; &lt;/em&gt; ! La r&#233;volution se limite &#224; quelques phrases ronflantes et &#224; la mise en place d'un &lt;em&gt;&#171; observatoire de la diversit&#233; et de l'&#233;galit&#233; &#187;&lt;/em&gt; o&#249; les syndicalistes signataires auront leur place. Un petit si&#232;ge en &#233;change d'une caution.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT, avait sign&#233; les accords pr&#233;c&#233;dents, sur &lt;em&gt;&#171; l'&#233;galit&#233; des chances entre les hommes et les femmes &#187;&lt;/em&gt; et sur &lt;em&gt;&#171; le droit syndical &#187;,&lt;/em&gt; qui n'ont r&#233;duit ni les &#233;carts de traitement hommes-femmes, ni les entraves au droit syndical et pressions sur les ouvriers (habituelles notamment dans les usines Citro&#235;n). Elle a cette fois r&#233;serv&#233; sa r&#233;ponse. Devant les r&#233;ticences d'un certain nombre de ses militants, elle a d&#233;cid&#233; de lancer une consultation avant d'apposer ou non son paraphe. Mais la plume la d&#233;mange donc encore un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant il n'y a dans cet accord aucun engagement de PSA. Sauf celui de satisfaire ses propres besoins.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Testing pour les travailleurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; recrutement, le &#171; &lt;em&gt;testing &#187;&lt;/em&gt; serait para&#238;t-il garant de non-discrimination &#224; l'embauche : par contrat entre l'entreprise et des agences ANPE, ont &#233;t&#233; mis au point des tests d'habilet&#233; manuelle, de r&#233;flexes ou rapidit&#233; pour s&#233;lectionner ceux que l'ANPE va proposer aux usines Peugeot ou Citro&#235;n. Une pr&#233;s&#233;lection dite &lt;em&gt;&#171; objective &#187;&lt;/em&gt;, tout b&#233;n&#233;fice pour PSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; diversit&#233; de l'encadrement, PSA se f&#233;licite de recruter, y compris pour ses usines en France, des ing&#233;nieurs et cadres &#233;trangers. Rien de bien os&#233; quand on sait que pour l'instant les cadres &#233;trangers embauch&#233;s (un dixi&#232;me des embauches d'ing&#233;nieurs et cadres en 2003) viennent essentiellement de pays o&#249; PSA a des usines et tient &#224; en former, en partie, les futurs cadres aupr&#232;s de la maison m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; promotion sociale, le groupe se propose de diversifier son encadrement. En invoquant pompeusement &lt;em&gt;&#171; la d&#233;claration universelle des droits de l'homme &#187; &lt;/em&gt;et les &lt;em&gt;&#171; conventions de l'ONU sur l'&#233;limination des discriminations raciales &#187;&lt;/em&gt;, il promet de recruter une partie de sa ma&#238;trise parmi &lt;em&gt;&#171; les dipl&#244;m&#233;s issus de zones urbaines sensibles &#187;&lt;/em&gt; ou d'origine immigr&#233;e. Pour faire marner la main-d'&#339;uvre des banlieues, mieux vaut en effet avoir quelques chefs qui la connaissent. (Dans les ann&#233;es 60 les usines Citro&#235;n avaient d&#233;j&#224; ainsi leurs chefs d'&#233;quipes portugais, yougoslaves ou marocains).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;R&#233;&#233;ducation pour les cadres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;PSA, comme Renault, a besoin, pour remplacer les d&#233;parts en retraite, d'embaucher un grand nombre de jeunes. On les recrute sur place, dans les quartiers ouvriers et banlieues. &lt;em&gt;&#171; Nous avons vu d&#233;bouler dans l'usine les probl&#232;mes des banlieues environnantes &#187;&lt;/em&gt;, d&#233;clarait en septembre 2003 au journal &lt;em&gt;L'Entreprise&lt;/em&gt; le DRH de l'usine PSA de Poissy (en banlieue parisienne). Ses agents de ma&#238;trise auraient &#233;t&#233; &lt;em&gt;&#171; d&#233;sempar&#233;s ou exasp&#233;r&#233;s &#187;&lt;/em&gt; face &#224; ces jeunes qui leur r&#233;pondaient et ne se laissaient pas faire. Mais PSA a plus besoin de garder ces ouvriers que de conserver les vieilles habitudes de ses chefs. Et notre DRH d'expliquer qu'il a fait appel &#224; un sp&#233;cialiste en &#233;ducation et en vie des banlieues, pour r&#233;&#233;duquer... ses cadres. A l'en croire, ceux-ci auraient appris &#224; &#234;tre moins susceptibles et &#224; se dire que, quand ils se font envoyer sur les roses, ce n'est pas &#224; eux qu'on en veut mais &#224; &lt;em&gt;&#171; l'autorit&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Ainsi les choses iraient moins mal. Parole de patron ! Car les chefs en question continuent les pressions sur les travailleurs, les sanctions, les menaces &#224; l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de PSA affirme, dans son accord, que le recrutement ou la promotion interne de chefs &lt;em&gt;&#171; repr&#233;sentatifs tant des quartiers sensibles... que des diff&#233;rentes ethnies &#187;&lt;/em&gt; serait la meilleure fa&#231;on d'assurer la &#171; &lt;em&gt;coh&#233;sion sociale &#187; &lt;/em&gt;dans l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, entre l'ethnie des beaux quartiers, pr&#233;dominantes dans les directions, et celle qui parle le langage des banlieues le courant passe difficilement. Mais un PDG, qui touche 166 fois le salaire de ses OS pay&#233;s au SMIC, peut recruter tous les interm&#233;diaires qu'il veut : il pr&#233;pare la collision sociale. Celle qui cr&#233;e entre travailleurs la vraie coh&#233;sion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> O&#249; en sont les intermittents du spectacle ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Ou-en-sont-les-intermittents-du-spectacle</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>intermittents
</dc:subject>

		<description>Malgr&#233; les gr&#232;ves de l'&#233;t&#233; 2003, les intermittents n'ont pas obtenu l'annulation de la r&#233;forme de leur r&#233;gime sp&#233;cial d'indemnisation ch&#244;mage. Depuis un an ils n'ont cependant pas cess&#233; d'inqui&#233;ter le gouvernement, notamment par des actions cibl&#233;es sur les c&#233;r&#233;monies officielles. Ainsi en f&#233;vrier, lors de la remise des C&#233;sars, la com&#233;dienne Agn&#232;s Jaoui, en d&#233;clarant publiquement devant le ministre qu'elle ferait peut-&#234;tre mieux de s'adresser directement au Medef, exprimait avec justesse la rancoeur d'une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-35-septembre-octobre-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 35, septembre-octobre 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-intermittents-+" rel="tag"&gt;intermittents
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; les gr&#232;ves de l'&#233;t&#233; 2003, les intermittents n'ont pas obtenu l'annulation de la r&#233;forme de leur r&#233;gime sp&#233;cial d'indemnisation ch&#244;mage. Depuis un an ils n'ont cependant pas cess&#233; d'inqui&#233;ter le gouvernement, notamment par des actions cibl&#233;es sur les c&#233;r&#233;monies officielles. Ainsi en f&#233;vrier, lors de la remise des C&#233;sars, la com&#233;dienne Agn&#232;s Jaoui, en d&#233;clarant publiquement devant le ministre qu'elle ferait peut-&#234;tre mieux de s'adresser directement au Medef, exprimait avec justesse la rancoeur d'une grande partie des professionnels du spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la contestation persistante et au lendemain de la d&#233;faite de l'UMP aux &#233;lections r&#233;gionales, Chirac choisissait de faire un geste pour apaiser les esprits. Le nouveau ministre de la culture, Donnedieu de Vabres, &#233;tait nomm&#233; le 31 mars, avec pour mission de reconsid&#233;rer le probl&#232;me. H&#233;las pour lui, le 19 avril, la c&#233;r&#233;monie des &#171; Moli&#232;res &#187; capotait sous ses yeux du fait de la gr&#232;ve du personnel technique du Th&#233;&#226;tre des Champs Elys&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait temps pour le nouveau ministre d'annoncer des mesures concr&#232;tes, ce qui fut fait le 4 mai : r&#233;vision du droit aux cong&#233;s maternit&#233; et la cr&#233;ation d'un fond de soutien provisoire pour rep&#234;cher quelques 13 000 intermittents qui avaient perdu leur droit &#224; &#234;tre indemnis&#233; &#224; cause du nouveau mode de calcul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajustements &#224; une r&#233;forme qui 11 mois apr&#232;s sa signature ne &#171; passait &#187; toujours pas, ces concessions ont &#233;t&#233; loin de satisfaire les intermittents qui manifestaient &#224; nouveau quelques jours plus tard &#224; Cannes. La plupart d'entre eux demandaient l'abrogation de la r&#233;forme. Apr&#232;s discussions avec la direction du festival, les intermittents apparaissaient derri&#232;re le mot d'ordre plus consensuel de n&#233;gociation. Cette att&#233;nuation n'a pas manqu&#233; de provoquer des remous parmi les &#171; interluttants &#187;, comme les plus radicaux se d&#233;finissent parfois eux-m&#234;mes. D'autant plus que la police montrait au m&#234;me moment ce qu'elle entendait par n&#233;gociation : son intervention pour faire &#233;vacuer un cin&#233;ma accueillant une projection du March&#233; du film occup&#233; par les contestataires faisait plusieurs bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Deux concessions&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le droit de toucher l'allocation sp&#233;cifique est accord&#233; aux intermittents en fonction des heures de travail qu'ils ont fournies au cours des mois pr&#233;c&#233;dents. Avec la r&#233;forme du mode de calcul, les intermittentes qui choisissaient d'avoir un enfant et qui devaient donc pour cela s'arr&#234;ter de travailler pendant plusieurs mois, se trouvaient de fait exclues du r&#233;gime par la suite. Cette mesure &#233;tait une des plus scandaleuses de la r&#233;forme de juin 2003. Le ministre a d&#251; revenir au mode de calcul qui &#233;tait en vigueur avant celle-ci : pour le calcul de leur droit les femmes enceintes se verront d&#233;sormais attribuer un forfait de 5 heures de travail par jour de cong&#233; maternit&#233;. Elles pourront b&#233;n&#233;ficier du r&#233;gime sp&#233;cifique d'assurance ch&#244;mage &#224; la sortie de celui-ci et garder toutes les chances de pouvoir r&#233;int&#233;grer leur milieu professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que la r&#233;forme du mode de calcul des indemnit&#233;s ch&#244;mage des intermittents est entr&#233;e en application, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier dernier, plus de 20 000 intermittents en auraient priv&#233;. La mise en place du fond sp&#233;cifique provisoire (une contribution de l'Etat d'environ 20 millions d'euros) va permettre &#224; une partie d'entre eux de b&#233;n&#233;ficier &#224; nouveau du r&#233;gime sp&#233;cial d'indemnisation ch&#244;mage plut&#244;t que de se retrouver avec l'ASS ou le RMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons que si le ministre a sorti quelques sous de sa poche, il s'est bien gard&#233; en revanche de contraindre le patronat de l'audiovisuel &#224; embaucher en CDI les intermittents qui travaillent en permanence dans ce secteur. Et pas davantage ceux de l'audiovisuel public qui d&#233;pend directement de lui. Le ministre n'a pas non plus touch&#233; aux caisses des grands trusts, comme Eurodisney qui, &#224; Marne-la-Vall&#233;e, profite directement du travail des intermittents, ou Virgin, qui fait ses profits en vendant des DVD r&#233;alis&#233;s par des soci&#233;t&#233;s employant des intermittents.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Petite politique et gros mensonges&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme du statut des intermittents a donn&#233; naissance &#224; d'innombrables rapports et expertises. Une commission d'information parlementaire, qui doit elle aussi rendre prochainement un rapport, a fait la tourn&#233;e des festivals cet &#233;t&#233;. Apr&#232;s l'incendie de l'&#233;t&#233; pr&#233;c&#233;dent, il s'agissait de prendre la temp&#233;rature, notamment aupr&#232;s des directions de festivals. S'adressant &#224; ceux des intermittents qui r&#233;clament toujours l'abrogation du nouveau protocole, le d&#233;put&#233; UMP Paillet, qui pr&#233;side cette commission, a expliqu&#233; qu'avec la mise en place du fond de soutien et la reprise des intermittents exclus, on &#233;tait &#171; &lt;em&gt;revenu &#224; la situation pr&#233;c&#233;dente&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le protocole sign&#233; en juin 2003 est loin d'&#234;tre abrog&#233;. Les exclus n'ont &#233;t&#233; rep&#234;ch&#233;s que provisoirement, et pour la majorit&#233; des intermittents qui ont totalis&#233; suffisamment d'heures pour garder le droit &#224; une indemnit&#233;, le nouveau mode de calcul est en train de produire ses effets pervers : baisse des allocations pour certains, hausse peut-&#234;tre pour d'autres... Nul ne peut dire en effet quelles seront les cons&#233;quences ultimes de la r&#233;forme, dont la mise en application s'&#233;tale sur deux ans. Les intermittents sont en tout cas plus que jamais dans l'incertitude et les plus vuln&#233;rables attendent avec appr&#233;hension leurs &#171; avis de paiement &#187; de l'Assedic.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Faire barrage au pire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 2 ao&#251;t dernier, Donnedieu de Vabres d&#233;clarait sur Europe 1 &#171; Une premi&#232;re &#233;tape a &#233;t&#233; franchie. Un certain nombre de gens qui &#233;taient exclus du syst&#232;me ont &#233;t&#233; r&#233;int&#233;gr&#233;s &#187;, puis &#171; j'ai une nouvelle phase devant moi qui est de trouver et b&#226;tir un syst&#232;me d&#233;finitif &#187;. Il veut &#171; mieux d&#233;limiter qui a droit &#224; ce syst&#232;me, comme &#231;a ce sera incontestable &#187;. De toute &#233;vidence le ministre n'aime ni le provisoire... ni la contestation qui l'accompagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;put&#233; Paillet est dans le ton, fid&#232;le &#224; l'objectif que le Medef s'&#233;tait fix&#233; avant la r&#233;forme. Lors d'un d&#233;bat sur France culture le 18 ao&#251;t, il a d&#233;voil&#233; le fond de sa pens&#233;e. Selon lui, les &#171; &lt;em&gt;chauffeurs routiers qui conduisent les camions, ou ceux qui montent les praticables pour les grands spectacles [...] ne rel&#232;vent pas de la cr&#233;ation culturelle [...] et donc m&#233;riteraient de d&#233;pendre des annexes 4&lt;/em&gt; &#187;. L'annexe 4 d&#233;finit le r&#233;gime d'assurance ch&#244;mage r&#233;serv&#233; aux int&#233;rimaires, qui est bien moins avantageux que celui accord&#233; aux intermittents du spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prochaine mouture du r&#233;gime sp&#233;cial d'indemnisation est annonc&#233;e pour d&#233;but 2005 au plus t&#244;t. Le souhait du gouvernement est &#233;videmment que les intermittents la re&#231;oivent en ordre dispers&#233; et que certains dans l'espoir d'&#234;tre un peu mieux trait&#233;s acceptent de se d&#233;solidariser d'autres. A l'heure o&#249; la pr&#233;carit&#233; progresse partout, ce serait pourtant un bien mauvais calcul que des pr&#233;caires acceptent que certains soient class&#233;s plus pr&#233;caires que d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent VASSIER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_121 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L400xH243/interm-79b3f.gif?1534424719' width='400' height='243' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Quand le c&#339;ur n'y est pas...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors de la &#171; tourn&#233;e des enfoir&#233;s &#187; en soutien aux &#171; restos du c&#339;ur &#187;, qui eut lieu en mars, des membres de la Coordination des intermittents et pr&#233;caires d'Ile-de-France ont cherch&#233; &#224; joindre par t&#233;l&#233;phone chacun des artistes qui devait y participer, dans le but de les d&#233;cider &#224; intervenir devant leur public en faveur de l'abrogation de la r&#233;forme du statut des intermittents. Mais ces grandes vedettes du showbiz ont presque toutes refus&#233;. Les intermittents qui avaient entrepris cette d&#233;marche ont du prendre acte de ce qui s&#233;pare un engagement &#171; humanitaire &#187; d'un engagement - forc&#233;ment politique - aupr&#232;s de ceux qui luttent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Attac et la constitution europ&#233;enne
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Attac-et-la-constitution-europeenne</link>
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		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum
</dc:subject>
		<dc:subject>Attac
</dc:subject>

		<description>Si formellement Attac n'a pas encore d&#233;termin&#233; sa position sur le prochain r&#233;f&#233;rendum sur la constitution europ&#233;enne, elle ne fait pas myst&#232;re de son opposition &#224; ce projet. Du moins &#224; son contenu. L'association a en effet formul&#233; 21 exigences visant &#224; rendre le texte acceptable. &lt;br /&gt;En janvier 2003 d&#233;j&#224; Attac lan&#231;ait une campagne de p&#233;tition pour soutenir une plate-forme de propositions visant &#224; faire de l'Union europ&#233;enne le cadre juridique et le moteur &#171; du plein emploi et du bien-&#234;tre social &#187; . Car, si&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Referendum-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Attac-+" rel="tag"&gt;Attac
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si formellement Attac n'a pas encore d&#233;termin&#233; sa position sur le prochain r&#233;f&#233;rendum sur la constitution europ&#233;enne, elle ne fait pas myst&#232;re de son opposition &#224; ce projet. Du moins &#224; son contenu. L'association a en effet formul&#233; 21 exigences visant &#224; rendre le texte acceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2003 d&#233;j&#224; Attac lan&#231;ait une campagne de p&#233;tition pour soutenir une plate-forme de propositions visant &#224; faire de l'Union europ&#233;enne le cadre juridique et le moteur &#171; &lt;em&gt;du plein emploi et du bien-&#234;tre social &lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; De meilleures institutions, des r&#232;gles et des moyens au service du plein (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Car, si l'association voit dans l'Union europ&#233;enne d'aujourd'hui un des rouages de la mondialisation, cela ne l'emp&#234;che pas d'entretenir l'illusion sur la possibilit&#233; qu'elle serve au contraire &#224; combattre cette m&#234;me mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La CEE : paradis originel ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Attac distingue en effet deux p&#233;riodes dans l'histoire de la construction europ&#233;enne. Aux institutions actuelles, qualifi&#233;es de &#171; n&#233;o-lib&#233;rales &#187;, elle oppose l'Europe des &#171; p&#232;res fondateurs &#187;, Schuman et consorts. Celle-ci aurait contribu&#233; au plein emploi, permis le d&#233;veloppement des services publics et m&#234;me cr&#233;&#233; un contexte permettant aux travailleurs d'arracher des droits sociaux. Ces succ&#232;s auraient &#233;t&#233; possibles parce que les &#201;tats membres de la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne (CEE), lorsqu'ils ont supprim&#233; leurs barri&#232;res douani&#232;res, ont r&#233;gul&#233; la concurrence, en s'inspirant de la doctrine &#233;conomique dite &#171; keyn&#233;sienne &#187;, du nom de son auteur, Keynes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'UE et le n&#233;o-lib&#233;ralisme, site de la commission Europe d'ATTAC.' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, ap&#244;tre de l'intervention de l'&#201;tat dans l'&#233;conomie. Ils montreraient qu'un tel cadre politique &#171; &lt;em&gt;peut isoler, au moins partiellement, une r&#233;gion du monde des rigueurs de la mondialisation n&#233;olib&#233;rale &lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Idem.' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; une fa&#231;on quelque peu tendancieuse de rosir un pass&#233; dans lequel il n'a jamais &#233;t&#233; question que de construire l'Europe des capitalistes pour les capitalistes. Les textes d'Attac le soulignent eux-m&#234;mes : l'histoire de la construction europ&#233;enne commence par la cr&#233;ation de la CECA organisme charg&#233; de la vente du charbon et de l'acier. La CEE na&#238;t peu apr&#232;s, et multiplie les agences, telles l'Euratom, charg&#233;es du d&#233;veloppement et de l'organisation d'un secteur de l'&#233;conomie. La Politique agricole commune, qui demeure jusqu'&#224; aujourd'hui &#171; &lt;em&gt;la principale d&#233;pense du budget commun &lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-4' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Lib&#233;raliser le commerce et la finance, l'exemple de l'Union europ&#233;enne &#187;. (...)' id='nh4-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et qui consiste &#224; arroser les gros agriculteurs de subventions&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Les 18 % les plus riches, c&#233;r&#233;aliers et betteraviers notamment, per&#231;oivent 80 (...)' id='nh4-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, voit alors le jour. On admirera ainsi le paradoxe qui fait qu'Attac n'a que louange pour la CEE mais combat aujourd'hui sa grande &#339;uvre aux c&#244;t&#233;s de la Conf&#233;d&#233;ration paysanne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; croire que la CEE, n&#233;e il y a cinquante ans dans un contexte de forte croissance &#233;conomique internationale et regroupant des puissances imp&#233;rialistes, constituerait la recette applicable &#224; d'autres r&#233;gions du Tiers Monde aujourd'hui... L'Europe de l'Ouest &#233;tait certes &#233;prouv&#233;e par la guerre et incapable de rivaliser avec les Etats-Unis, mais rien &#224; voir avec l'Am&#233;rique latine ou l'Afrique dont le probl&#232;me est toujours de sortir du sous-d&#233;veloppement et de se soustraire au pillage imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association altermondialiste attribue d'autres vertus &#224; la CEE : elle aurait permis &#171; &lt;em&gt;l'augmentation du pouvoir d'achat des populations &lt;/em&gt; &#187; et un &#171; &lt;em&gt; rattrapage vis-&#224;-vis des &#201;tats-Unis dans de nombreux domaines &lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Idem.' id='nh4-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; entre la fin de la Seconde guerre mondiale et les ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le champ de ruines europ&#233;en de 1945, tout &#233;tait &#224; reconstruire. Alors il n'est pas &#233;tonnant que le pouvoir d'achat et le d&#233;veloppement industriel et technologique y ait cr&#251; plus vite qu'aux Etats-Unis, d&#233;j&#224; parvenus au fa&#238;te de leur puissance&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-7' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Etats-Unis d&#233;tiennent en 1945 les deux tiers des stocks d'or mondiaux et (...)' id='nh4-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. D'autant plus que c'&#233;tait l'int&#233;r&#234;t des Etats-Unis eux-m&#234;mes : entre 1958 et 1966, ils ont multipli&#233; par quatre le volume des capitaux investis dans la CEE. Certes, la cr&#233;ation de la CEE a favoris&#233; ces tendances. Mais si le pouvoir d'achat des travailleurs europ&#233;ens a cr&#251;, c'est d'abord parce qu'ils ont lutt&#233; pour cela.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Quel virage ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La construction europ&#233;enne n'a jamais eu le moindre contenu social, au mieux parfois quelques retomb&#233;es involontaires. Attac le reconna&#238;t d'ailleurs quand elle regrette que l'Europe n'ait &#171; &lt;em&gt;pas r&#233;ussi &#224; &#233;tablir des politiques communes concernant la sant&#233;, les retraites, les conditions de travail ou les politiques d'&#233;ducation et de recherche&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Lib&#233;raliser le commerce et la finance...' id='nh4-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui pose la question de l'importance qu'attache Attac au virage vers le n&#233;o-lib&#233;ralisme que la construction europ&#233;enne aurait pris dans une deuxi&#232;me p&#233;riode de son histoire. Un virage que d'ailleurs l'association peine &#224; situer. Il est cens&#233; commencer avec la crise de 1973, mais &#171; &lt;em&gt;on peut, cependant, interpr&#233;ter jusqu'au milieu des ann&#233;es 1980 l'int&#233;gration [=la construction] europ&#233;enne dans la continuit&#233; des premiers pas accomplis dans les ann&#233;es 1950&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-9' class='spip_note' rel='appendix' title='Idem Le m&#234;me flou artistique se retrouve dans L'UE et le n&#233;o-lib&#233;ralisme.' id='nh4-9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car que l'Europe ait &#233;t&#233; d'abord keyn&#233;sienne ou pas, puis jusqu'au milieu des ann&#233;es 80 &#171; &lt;em&gt;potentiellement ni keyn&#233;sienne ni n&#233;olib&#233;rale&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-10' class='spip_note' rel='appendix' title='Lib&#233;raliser le commerce et la finance...' id='nh4-10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, pour se convertir enfin compl&#232;tement &#224; l'ultra-lib&#233;ralisme, l'important n'est-il pas la constance dans la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des trusts europ&#233;ens sans la moindre pr&#233;occupation sociale ? Pourquoi alors s'obstiner &#224; monter au pinacle une CEE de jadis pour l'opposer &#224; l'UE d'aujourd'hui ? Sinon pour promouvoir le retour &#224; une politique fondamentalement tout aussi &#233;loign&#233;e des int&#233;r&#234;ts des classes populaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac pr&#233;conise de cr&#233;er un mod&#232;le social europ&#233;en, afin d'harmoniser les droits sociaux par le haut&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-11' class='spip_note' rel='appendix' title='Idem.' id='nh4-11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Qu'il faille &#233;tendre les plus favorables d'entre eux &#224; tous les travailleurs europ&#233;ens, voil&#224; un point o&#249; les r&#233;volutionnaires se retrouvent avec l'association altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment y parvenir ? Pour Attac il serait possible d'amener l'Union europ&#233;enne &#224; mener une politique qui aurait pour objectif le bien-&#234;tre de tous ses citoyens, le plein emploi et une protection sociale de haut niveau, en &#171; &lt;em&gt;r&#233;formant le cadre institutionnel de l'Europe&lt;/em&gt; &#187;, notamment la constitution europ&#233;enne&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-12' class='spip_note' rel='appendix' title='De meilleures institutions...' id='nh4-12'&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc la raison de faire un mythe des d&#233;buts de la CEE (dont les institutions &#233;taient pourtant encore moins d&#233;mocratiques que celles de l'UE, s'il est possible) : proposer &#224; la population et aux travailleurs europ&#233;ens de faire de changements institutionnels leurs objectifs plut&#244;t que de compter sur leurs seules luttes pour d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts. Comme si d&#233;fendre les services publics, interdire les licenciements ou am&#233;liorer les conditions de vie et de travail pouvait &#234;tre obtenu en donnant plus de pouvoir &#224; un parlement, en &#233;lisant un pr&#233;sident de telle fa&#231;on plut&#244;t que de telle autre ou en changeant la mani&#232;re dont les ministres sont d&#233;sign&#233;s ! Deux si&#232;cles de changements institutionnels incessants dans un pays comme la France ont pourtant appris qu'il n'y avait rien &#224; attendre pour les exploit&#233;s des &#233;volutions dans ces sph&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mathieu PARANT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; &lt;em&gt;De meilleures institutions, des r&#232;gles et des moyens au service du plein emploi et du bien &#234;tre social en Europe&lt;/em&gt; &#187;, 1/1/2003. Source : &lt;a href=&#034;http://www.attac.org&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.attac.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;L'UE et le n&#233;o-lib&#233;ralisme&lt;/em&gt;, site de la commission Europe d'ATTAC.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-4' class='spip_note' title='Notes 4-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; &lt;em&gt;Lib&#233;raliser le commerce et la finance, l'exemple de l'Union europ&#233;enne &lt;/em&gt; &#187;. 20/1/2004. Source : &lt;a href=&#034;http://www.attac.org&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.attac.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-5' class='spip_note' title='Notes 4-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les 18 % les plus riches, c&#233;r&#233;aliers et betteraviers notamment, per&#231;oivent 80 % des sommes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-6' class='spip_note' title='Notes 4-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-7' class='spip_note' title='Notes 4-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les Etats-Unis d&#233;tiennent en 1945 les deux tiers des stocks d'or mondiaux et produisent plus de 50 % des articles manufactur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-8' class='spip_note' title='Notes 4-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Lib&#233;raliser le commerce et la finance...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-9' class='spip_note' title='Notes 4-9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Idem Le m&#234;me flou artistique se retrouve dans &lt;em&gt;L'UE et le n&#233;o-lib&#233;ralisme&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-10' class='spip_note' title='Notes 4-10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Lib&#233;raliser le commerce et la finance...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-11'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-11' class='spip_note' title='Notes 4-11' rev='appendix'&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-12'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-12' class='spip_note' title='Notes 4-12' rev='appendix'&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;De meilleures institutions...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Editorial : Le seul r&#233;f&#233;rendum &#224; pr&#233;parer : dans la lutte, la rue, la gr&#232;ve
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Le-seul-referendum-a-preparer-dans</link>
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		<dc:date>2004-09-30T19:45:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum
</dc:subject>

		<description>Chirac lui-m&#234;me ne doit pas en revenir. Certes, en inventant un r&#233;f&#233;rendum au beau milieu d'une p&#233;riode de trois ans sans &#233;lections (trois ans, vous vous rendez compte, comment la classe politique pourrait-elle tenir !) il en esp&#233;rait certainement, outre une division de la gauche, une polarisation des attentions sur ce sujet plut&#244;t que sur ceux qui concernent vraiment la vie des gens. Mais un tel d&#233;cha&#238;nement de passions (le plus souvent feintes, bien s&#251;r) alors que nous sommes plus d'un an avant&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-35-septembre-octobre-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 35, septembre-octobre 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Referendum-+" rel="tag"&gt;R&#233;f&#233;rendum
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chirac lui-m&#234;me ne doit pas en revenir. Certes, en inventant un r&#233;f&#233;rendum au beau milieu d'une p&#233;riode de trois ans sans &#233;lections (trois ans, vous vous rendez compte, comment la classe politique pourrait-elle tenir !) il en esp&#233;rait certainement, outre une division de la gauche, une polarisation des attentions sur ce sujet plut&#244;t que sur ceux qui concernent vraiment la vie des gens. Mais un tel d&#233;cha&#238;nement de passions (le plus souvent feintes, bien s&#251;r) alors que nous sommes plus d'un an avant que le r&#233;f&#233;rendum n'ait lieu et sans m&#234;me la certitude qu'il aura lieu...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, on ne s'&#233;tonne pas que le Parti socialiste tout entier, des &#171; &#233;l&#233;phants &#187; aux animaux de moindre envergure, se soit ru&#233; sur l'occasion. Pour ces gens tout est bon pour &#233;viter d'intervenir, de faire campagne sur les probl&#232;mes de la population laborieuse, le ch&#244;mage, les bas salaires, les conditions de travail, ou m&#234;me d'en parler s&#233;rieusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le psychodrame autour des &#233;tats d'&#226;me de Fabius et de ses chamailleries avec ses pairs ne pr&#234;terait qu'&#224; rire s'il n'avait d'autre cons&#233;quence que de r&#233;gler des comptes au sein de la direction du PS, voire de d&#233;cider qui sera ou ne sera pas le candidat du parti aux prochaines pr&#233;sidentielles. Mais il vient se surajouter aux campagnes pour le non pratiquement d&#233;j&#224; entam&#233;es par le PCF et m&#234;me une partie de l'extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi tout est fait par cette gauche pour persuader ceux qui peuvent lui pr&#234;ter attention, c'est-&#224;-dire la majorit&#233; des travailleurs combatifs et des militants du mouvement ouvrier, que la question d&#233;cisive des dix-huit mois &#224; venir sera ce r&#233;f&#233;rendum et son r&#233;sultat. D&#233;j&#224; des directions nationales des syndicats se positionnent, CFDT pour le oui, Sud pour le non, et la discussion enfle parmi les militants, notamment de la CGT, allum&#233;e par les partisans du non, mais tisonn&#233;e par le fait qu'aucune autre perspective de combat ne leur est propos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l&#224; le pi&#232;ge tendu par Chirac : distraire des vrais probl&#232;mes, agiter un leurre. Car tout le monde sait, et bien des partisans du oui comme du non le disent ouvertement, que quel que soit le r&#233;sultat il n'aura pas de cons&#233;quences fondamentales sur la construction europ&#233;enne : rejet&#233;e la constitution propos&#233;e laisserait les choses en l'&#233;tat o&#249; elles sont d&#233;j&#224;, adopt&#233;e elle ne les aggraverait ni ne les am&#233;liorerait. Comme il n'aura pas non plus de cons&#233;quence sur la politique fran&#231;aise puisque, qu'on dise oui, qu'on dise non ou qu'on s'abstienne, Chirac restera pr&#233;sident et la droite majoritaire au parlement. Qu'est-ce que les victoires successives et rapproch&#233;es de la gauche aux &#233;lections r&#233;gionales et aux europ&#233;ennes ont chang&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ? Alors il est de la plus grande importance que les travailleurs, les militants ouvriers, syndicalistes, de gauche se persuadent que, quelle que soit l'attitude qu'il conviendra d'adopter dans les urnes quand Chirac nous aura d&#233;livr&#233; sa question, qu'ils penchent pour le non ou l'abstention - ce qui &#224; notre avis ne pourra &#234;tre r&#233;ellement d&#233;cid&#233; que dans le contexte politique et social du r&#233;f&#233;rendum lui-m&#234;me - ce n'est absolument pas le probl&#232;me qui est &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les attaques patronales et gouvernementales s'intensifient et se multiplient, contre les services publics, contre les salaires et le temps de travail, et que tout est fait pour pressurer les plus pauvres pour donner encore aux plus aux riches - le projet de budget 2005 en &#233;tant la parfaite illustration- c'est de pr&#233;parer la contre-offensive dont il convient de se pr&#233;occuper. De rien d'autre et surtout pas des fausses questions pos&#233;es par nos adversaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas ce devrait &#234;tre l'attitude de l'extr&#234;me gauche. Sans ambigu&#239;t&#233;. Sans essayer de marier les contraires comme, par exemple, le fait la LCR qui propose deux campagnes parall&#232;les. Car, dans l'atmosph&#232;re que toute la gauche s'emploie &#224; aider la droite &#224; cr&#233;er, la campagne pour le non au r&#233;f&#233;rendum a toutes les chances de prendre le pas, pour ne pas dire d'&#233;touffer, celle contre la casse de la Poste et des services publics. Or c'est celle-ci qu'il faudrait d&#233;velopper et tenter de mener &#224; bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 septembre 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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