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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> L'UE : une construction laborieuse
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Ce n'est qu'apr&#232;s 1945 que la mise en place d'une union europ&#233;enne s'amorce. Timidement, &#224; petit pas, limit&#233;e, au milieu des m&#233;fiances et des r&#233;ticences des Etats dont la concurrence a entra&#238;n&#233; les deux guerres mondiales. Mais les pays d'Europe sont en pleine reconstruction et leur coop&#233;ration serait plus n&#233;cessaire que jamais. &lt;br /&gt;1951 : la CECA &lt;br /&gt;En avril 1948 se cr&#233;e l'OECE, l'Organisation europ&#233;enne de coop&#233;ration &#233;conomique, qui s'occupe de la r&#233;partition de l'aide am&#233;ricaine&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Elargissement-a-25-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Elargissement &#224; 25, nouvelle constitution : l'Union europ&#233;enne, une menace pour les travailleurs ?
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est qu'apr&#232;s 1945 que la mise en place d'une union europ&#233;enne s'amorce. Timidement, &#224; petit pas, limit&#233;e, au milieu des m&#233;fiances et des r&#233;ticences des Etats dont la concurrence a entra&#238;n&#233; les deux guerres mondiales. Mais les pays d'Europe sont en pleine reconstruction et leur coop&#233;ration serait plus n&#233;cessaire que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1951 : la CECA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En avril 1948 se cr&#233;e l'OECE, l'Organisation europ&#233;enne de coop&#233;ration &#233;conomique, qui s'occupe de la r&#233;partition de l'aide am&#233;ricaine fournie par le plan Marshall. Des n&#233;gociations sont entam&#233;es en 1949 pour une collaboration dans les secteurs cl&#233;s de la production industrielle que sont le charbon et l'acier. Le trait&#233; de la Communaut&#233; Economique du charbon et de l'acier (CECA) est sign&#233; en 1951 entre la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. La mise en &#339;uvre de la CECA co&#239;ncide avec la modernisation de l'outil de production. En fait les trusts sid&#233;rurgiques continuent &#224; compter avant tout sur les subventions massives de leur Etat respectif. Mais d&#233;sormais la circulation de leurs produits industriels se d&#233;veloppe sans entrave, puisqu'ils sont exempt&#233;s de droits de douane et que le co&#251;t de leur transport est subventionn&#233;. La CECA a donc pour effet d'att&#233;nuer la p&#233;nurie de charbon qui posait souvent probl&#232;me &#224; l'&#233;poque et influe sur la croissance des six pays signataires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1957 : la CEE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans un deuxi&#232;me temps les Six vont &#233;largir cette coop&#233;ration &#233;conomique avec la mise en place d'un march&#233; commun : le trait&#233; instituant la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne (CEE) est sign&#233; en 1957. L'Europe est &#224; cette &#233;poque h&#233;riss&#233;e de barri&#232;res douani&#232;res : la France taxe de 45 % l'entr&#233;e des mati&#232;res premi&#232;res, l'Allemagne de 60 % ! Voil&#224; qui ne facilite pas les &#233;changes... C'est pour cette raison que les droits de douane sont peu &#224; peu abaiss&#233;s pour toutes les marchandises, pour &#234;tre d&#233;finitivement supprim&#233;s en 1968. Les r&#233;sultats ne se font pas attendre : le volume des &#233;changes de produits industriels double entre 1958 et 1962.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs la Politique agricole commune (Pac) concilie l'aide aux agricultures nationales, avec un syst&#232;me de prix garantis, et la libre circulation progressive de tous les produits agricoles. Toujours en vigueur aujourd'hui, elle a facilit&#233; la constitution d'une agriculture tr&#232;s capitalistique, o&#249; les petits producteurs sont &#233;vinc&#233;s au profit des gros : avec la Pac, plus on est riche, plus on est aid&#233; ! La Pac conduit &#224; l'augmentation des rendements et des quantit&#233;s livr&#233;es. L'Europe devient la deuxi&#232;me puissance agricole du monde, juste derri&#232;re les Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement entre 1958 et 1970, le produit national brut de la Communaut&#233; a connu une augmentation de 70 %.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Union europ&#233;enne : 1992&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;ussite a convaincu d'autres bourgeoisies europ&#233;ennes de s'y associer : la CEE s'&#233;largit, avec l'adh&#233;sion de la Grande-Bretagne, de l'Irlande et du Danemark en 1973, de la Gr&#232;ce en 1981, de l'Espagne et du Portugal en 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette union ne s'est pas faite sans heurts, chaque pays cherchant &#224; sauvegarder ses int&#233;r&#234;ts sp&#233;cifiques : la France a n&#233;goci&#233; de pouvoir concilier ses liens avec les Territoires d'Outre-mer et ses anciennes colonies d'Afrique noire avec le march&#233; commun europ&#233;en. La Grande-Bretagne a longtemps retard&#233; son adh&#233;sion car elle &#233;tait soucieuse de maintenir des relations privil&#233;gi&#233;es avec les Etats-Unis et toutes ses anciennes colonies r&#233;unies au sein du Commonwealth. L'Allemagne n'&#233;tait pas tr&#232;s favorable &#224; une monnaie unique, qui l'amenait &#224; renoncer &#224; une monnaie forte, le mark...Les n&#233;gociations sur toutes ces questions ont souvent pris la forme de laborieux marchandages, paralysant l'avanc&#233;e de la construction europ&#233;enne durant des mois, voire des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant bien que mal les Etats europ&#233;ens ont r&#233;ussi en bricolant &#224; mettre sur pied un espace &#233;conomique agrandi, jusqu'&#224; une monnaie unique (mais seulement pour une partie de l'UE : 12 sur 15) et l'&#233;largissement de l'Union &#224; 25 ce 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 2004. Cette union de bric et de broc, &#224; vitesses multiples et statuts diff&#233;rents pour les diff&#233;rents Etats, faite d'abord dans l'int&#233;r&#234;t des trusts, est encore loin de v&#233;ritables &#171; Etats-Unis d'Europe &#187;. Les difficult&#233;s &#224; se mettre d'accord sur un embryon de constitution politique suffirait pour en t&#233;moigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lydie GRIMAL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'Europe comme &#171; contrepoids &#187; aux USA ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-Europe-comme-contrepoids-aux-USA</link>
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>USA
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Le refus de la France et de l'Allemagne de participer &#224; la guerre &#233;tats-unienne en Irak, en ravivant l'anti-am&#233;ricanisme, semble avoir relanc&#233; l'id&#233;e de la n&#233;cessit&#233; de la &#171; multipolarit&#233; &#187;. De la droite chauvine jusqu'&#224; la gauche altermondialiste, nombreux sont ceux qui d&#233;fendent l'id&#233;e que l'Europe devrait faire barrage &#224; l'&#171; hyperpuissance &#187; am&#233;ricaine, sans rivale depuis la fin de l'Urss. &lt;br /&gt;Un projet am&#233;ricain &lt;br /&gt;L'Union europ&#233;enne, loin d'&#233;merger en concurrente des USA, a d'abord&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le refus de la France et de l'Allemagne de participer &#224; la guerre &#233;tats-unienne en Irak, en ravivant l'anti-am&#233;ricanisme, semble avoir relanc&#233; l'id&#233;e de la n&#233;cessit&#233; de la &#171; multipolarit&#233; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ainsi E. Balibar, dans la pr&#233;sentation de son livre &#171; L'Europe, l'Am&#233;rique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. De la droite chauvine jusqu'&#224; la gauche altermondialiste, nombreux sont ceux qui d&#233;fendent l'id&#233;e que l'Europe devrait faire barrage &#224; l'&#171; hyperpuissance &#187; am&#233;ricaine, sans rivale depuis la fin de l'Urss.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un projet am&#233;ricain&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne, loin d'&#233;merger en concurrente des USA, a d'abord &#233;t&#233; largement encourag&#233;e, sinon suscit&#233;e par eux. Au sortir de la Seconde guerre mondiale en effet, dans le but de contenir l'influence de l'Urss, les Etats-Unis proposent avec le plan Marshall un gigantesque syst&#232;me d'aides et de cr&#233;dits aux pays europ&#233;ens. Pour r&#233;partir la manne financi&#232;re, Washington exige que les b&#233;n&#233;ficiaires du plan mettent en place l'Organisation europ&#233;enne de coop&#233;ration &#233;conomique (OECE) en 1948.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier (CECA) en 1951, puis la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne (CEE) en 1957, sont d'initiative europ&#233;enne. Mais elles s'accordent tout &#224; fait aux vues des Etats-Unis. Ce sont eux qui ont fait notamment pression sur la RFA pour qu'elle accepte la CECA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique am&#233;ricaine ne s'explique pas seulement par le souci, en pleine guerre froide, de s'arrimer l'Europe de l'Ouest. Loin de signifier la naissance d'un p&#244;le concurrent, la cr&#233;ation d'un march&#233; commun facilite au contraire une meilleure int&#233;gration des &#233;conomies europ&#233;ennes &#224; la sph&#232;re d'influence am&#233;ricaine. Ainsi, entre 1958 et 1966, le volume des capitaux am&#233;ricains investis dans l'Europe des six est multipli&#233; par quatre. Dans le m&#234;me temps le nombre de filiales am&#233;ricaines y passe de 1200 &#224; plus de 4000. Et en 1968, la production de produits manufactur&#233;s par ces filiales implant&#233;es dans la CEE est quatre fois plus importante que les exportations am&#233;ricaines vers la Communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela suscite certes quelques d&#233;bats au sein des classes dirigeantes europ&#233;ennes. Ainsi en France, Jean Monnet (l'un des &#171; p&#232;res de l'Europe &#187;) est tr&#232;s vite favorable &#224; l'entr&#233;e de la Grande-Bretagne dans la CEE : il d&#233;fend l'id&#233;e que cela donnera plus de poids &#224; la Communaut&#233; europ&#233;enne, y compris face aux USA (qui soutiennent pourtant cette int&#233;gration...). Pour De Gaulle au contraire, la &#171; relation sp&#233;ciale &#187; am&#233;ricano-britannique, qui se manifeste concr&#232;tement par la pr&#233;sence de tr&#232;s nombreuses entreprises am&#233;ricaines au Royaume-Uni, est une raison de refuser pendant de longues ann&#233;es l'entr&#233;e de celui-ci dans la Communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan militaire, les USA soutiennent en 1952 la cr&#233;ation de la Communaut&#233; europ&#233;enne de d&#233;fense (CED), et cherchent &#224; y faire rentrer la RFA, poste avanc&#233; du bloc occidental, afin de faciliter son r&#233;armement. Mais la France fait &#233;chouer le projet en 1954. Les Etats-Unis contournent alors le probl&#232;me en int&#233;grant la RFA &#224; l'Otan (Organisation du trait&#233; de l'Atlantique nord, cr&#233;&#233;e en 1949), dont ils assurent directement le commandement. D&#232;s lors, l'existence de l'Otan - &#224; laquelle adh&#232;rent la plupart des pays europ&#233;ens&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La France prend ses distances en 1966.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; - biffe la question de l'Europe militaire de l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Apr&#232;s la chute du Mur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La chute du Mur de Berlin puis la fin de l'Urss modifient la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res cons&#233;quences sont bien s&#251;r diplomatiques et militaires. Le &#171; parapluie &#187; de l'Otan perd sa raison d'&#234;tre initiale. Dans les ann&#233;es 1990, la France et l'Allemagne font une timide tentative pour reposer la question d'un syst&#232;me de d&#233;fense europ&#233;en. En juin 1996, un accord sign&#233; &#224; Berlin propose la constitution de Groupements de forces d'intervention multinationaux, dans le cadre de l'Otan, mais plac&#233;es sous commandement europ&#233;en, et pouvant agir sans participation am&#233;ricaine. Les Etats signataires demandent ensuite que le commandement de la zone sud de l'Otan soit attribu&#233; &#224; un Europ&#233;en. Washington s'y oppose cat&#233;goriquement. Les institutions militaires europ&#233;ennes doivent se r&#233;signer &#224; rester essentiellement symboliques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile d'ailleurs d'avoir une seule arm&#233;e quand les diff&#233;rents Etats nationaux conservent des politiques diplomatiques distinctes, voire oppos&#233;es. Les guerres en Yougoslavie de la d&#233;cennie 1990 illustrent de fa&#231;on dramatique ces divergences. En 1991, l'ind&#233;pendance de la Croatie et de la Slov&#233;nie est encourag&#233;e par l'Allemagne. La France r&#233;agit en appuyant la Serbie. L'&#233;clatement de la Yougoslavie et la guerre civile qui s'ensuit sont ainsi acc&#233;l&#233;r&#233;es par les rivalit&#233;s intra-europ&#233;ennes. En 1999, l'Europe n'est pas plus capable de r&#233;gler l'affaire du Kosovo, au point que les Etats-Unis se d&#233;cident &#224; intervenir eux-m&#234;mes, aux portes des m&#234;mes pays qui revendiquaient plus de poids dans l'Otan quelques mois auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les volets sur la Politique &#233;trang&#232;re de s&#233;curit&#233; commune (PESC) ou la Politique europ&#233;enne de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense (PESD) du trait&#233; de Nice (2000) sont encore essentiellement d&#233;coratifs. Et les derniers &#233;v&#233;nements irakiens ont montr&#233; ce que valait l'article de la PESC stipulant que &#171; &lt;em&gt;les membres du Conseils de s&#233;curit&#233; de l'ONU [France et Grande-Bretagne] s'engagent &#224; d&#233;fendre les positions et les int&#233;r&#234;ts de l'Union [europ&#233;enne]&lt;/em&gt; &#187;. Encore aurait-il fallu que l'Union ait &lt;em&gt;une&lt;/em&gt; position...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La guerre en Irak, un tournant ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si l'Europe a une certaine existence &#233;conomique les bourgeoisies europ&#233;ennes dans leur ensemble sont donc tr&#232;s loin de se retrouver de fa&#231;on durable autour d'int&#233;r&#234;ts politiques, diplomatiques ou strat&#233;giques semblables. Le poids des vieilles relations historiques, l'importance des zones d'influences respectives, l'existence ou non de pr&#233;s carr&#233;s coloniaux, tout cela reste d&#233;terminant et fait que l'instrument de domination politique des diff&#233;rentes bourgeoisies europ&#233;ennes reste leur vieil Etat national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la seconde guerre du Golfe a montr&#233; que certaines convergences pouvaient &#233;merger tout de m&#234;me. La France et l'Allemagne ont persist&#233; dans leur refus de participer &#224; la guerre men&#233;e par Bush en Irak. Certes, le tandem Chirac-Schr&#246;der s'est retrouv&#233; relativement isol&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A la veille du d&#233;clenchement de la guerre, Bush aurait d&#233;clar&#233; &#224; un ministre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Et l'administration Bush a r&#233;ussi &#224; s'adjoindre le soutien de la majorit&#233; des autres diplomaties europ&#233;ennes, notamment de la &#171; nouvelle Europe &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme l'a appel&#233;e Donald Rumsfeld, le secr&#233;taire am&#233;ricain &#224; la d&#233;fense, en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais l'axe Paris-Berlin a tenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, quinze ans apr&#232;s la chute du Mur, on ne peut pas ne pas remarquer la diff&#233;rence d'avec le sc&#233;nario de la premi&#232;re guerre du Golfe, o&#249; le ralliement aux Etats-Unis avait &#233;t&#233; g&#233;n&#233;ral. Apr&#232;s tout, avec la disparition du bloc sovi&#233;tique, il n'y aurait rien d'&#233;tonnant &#224; ce que certains camps imp&#233;rialistes rivaux se forment ou se reforment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir dira si les espoirs des tenants d'une Europe puissante et unie sont infond&#233;s ou simplement pr&#233;matur&#233;s. Du point de vue du prol&#233;tariat, le probl&#232;me n'est de toute fa&#231;on pas l&#224;. M&#234;me r&#233;duits &#224; un rang secondaire les puissances europ&#233;ennes, en particulier la France, ont montr&#233; ces cinquante derni&#232;res ann&#233;es, de l'Indochine au Rwanda, qu'elles sont capables d'une barbarie qui n'a rien &#224; envier &#224; l'hyperpuissance qui les dominait. Et auparavant deux guerres mondiales avait montr&#233; quelle sorte de stabilit&#233; et de paix garantissait au monde l'existence d'une &#171; multipolarit&#233; &#187; imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Beno&#238;t MARCHAND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ainsi E. Balibar, dans la pr&#233;sentation de son livre &#171; L'Europe, l'Am&#233;rique, la Guerre &#187; : &#171; [L'Europe] devrait exercer une m&#233;diation, fournir un contrepoids, pour retenir les Etats-Unis sur la pente de la militarisation et d'une remise en question des droits d&#233;mocratiques, et pr&#233;server le monde entier d'une polarisation irr&#233;m&#233;diable entre &#171; civilisation &#187; hostiles. &#187; Ou bien l'intellectuel am&#233;ricain d'origine palestinienne E. Sa&#239;d, dans un article intitul&#233; &#171; Europe vs America &#187; : &#171; J'aimerais bien savoir cependant quand l'Europe prendra conscience d'elle-m&#234;me et se d&#233;cidera &#224; assumer le r&#244;le de contrepoids que lui dictent sa taille et son histoire. &#187; Et l'&#233;crivain indienne Arundhati Roy : &#171; L'Europe devrait cesser de se comporter comme le caniche des am&#233;ricains &#187; ...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La France prend ses distances en 1966.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A la veille du d&#233;clenchement de la guerre, Bush aurait d&#233;clar&#233; &#224; un ministre turc : &#171; Y a-t-il encore une Union europ&#233;enne ? Je l'ai cass&#233;e en trois ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Comme l'a appel&#233;e Donald Rumsfeld, le secr&#233;taire am&#233;ricain &#224; la d&#233;fense, en janvier 2003. Il est certain que, pour l'heure, l'entr&#233;e des dix nouveaux membres dans l'Union ne va pas faciliter l'&#233;mergence d'une politique &#233;trang&#232;re europ&#233;enne... Mais l'alignement de ces ex-membres du bloc sovi&#233;tique sur les positions diplomatiques de Washington va-t-il perdurer ? Pour les grandes puissances europ&#233;ennes, la mise sous influence des nouveaux venus peut &#234;tre justement l'un des enjeux de l'int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Pour lutter, cadre agrandi... et id&#233;es larges !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Pour-lutter-cadre-agrandi-et-idees-larges</link>
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		<dc:date>2004-05-14T18:36:35Z</dc:date>
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Les travailleurs doivent-ils craindre une nouvelle r&#233;gression sociale avec l'entr&#233;e des 10 nouveaux Etats dans l'Union europ&#233;enne ? Doivent-ils craindre &#224; la fois une nouvelle vague de d&#233;localisations vers les pays de l'est et un afflux d'immigr&#233;s, qui d&#233;s&#233;quilibreraient le march&#233; du travail et m&#234;me les syst&#232;mes d'aides sociales ? &lt;br /&gt;Les emplois d&#233;m&#233;nagent &#224; l'est... &lt;br /&gt;En Hongrie, en Pologne, en R&#233;publique tch&#232;que ou en Slovaquie, le patronat peut esp&#233;rer une main d'&#339;uvre non seulement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Elargissement-a-25-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Elargissement &#224; 25, nouvelle constitution : l'Union europ&#233;enne, une menace pour les travailleurs ?
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs doivent-ils craindre une nouvelle r&#233;gression sociale avec l'entr&#233;e des 10 nouveaux Etats dans l'Union europ&#233;enne ? Doivent-ils craindre &#224; la fois une nouvelle vague de d&#233;localisations vers les pays de l'est et un afflux d'immigr&#233;s, qui d&#233;s&#233;quilibreraient le march&#233; du travail et m&#234;me les syst&#232;mes d'aides sociales ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les emplois d&#233;m&#233;nagent &#224; l'est...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Hongrie, en Pologne, en R&#233;publique tch&#232;que ou en Slovaquie, le patronat peut esp&#233;rer une main d'&#339;uvre non seulement moins ch&#232;re, mais relativement qualifi&#233;e, gravement touch&#233;e par le ch&#244;mage de masse et suppos&#233;e d'autant moins revendicative. Il ne se prive pas d'ailleurs de rappeler lui-m&#234;me son attirance pour ces pays, histoire de faire peur aux salari&#233;s ! Le syndicat allemand de la m&#233;tallurgie vient encore de d&#233;noncer, tout r&#233;cemment, les intentions de Siemens de d&#233;localiser 10 000 des 160 000 emplois du groupe en Europe orientale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les capitalistes n'ont pas attendu l'&#233;largissement pour investir dans les pays de l'est ! Les investissements directs des trusts de l'UE dans ces pays se sont &#233;lev&#233;s &#224; plus de 120 milliards de dollars au total dans les dix derni&#232;res ann&#233;es, soit le quart du PIB des nouveaux Etats membres. Il n'y a gu&#232;re de raisons de penser que apr&#232;s ce 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai on verra une acc&#233;l&#233;ration de ce mouvement qui se m&#232;ne depuis 15 ans. En r&#233;alit&#233;, Europe ou pas, le m&#234;me chantage, les m&#234;mes pressions s'exerceraient sur les travailleurs. D'ailleurs bien plus qu'en Europe de l'Est n'est-ce pas en Asie que maintenant les patrons affirment pouvoir trouver les conditions de production au plus bas prix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les entreprises fran&#231;aises, par exemple, font travailler 3,5 millions de personnes &#224; l'ext&#233;rieur des fronti&#232;res, 2 millions de salari&#233;s travaillent en France pour des filiales d'entreprises &#233;trang&#232;res, &#171; d&#233;localis&#233;es &#187; elles aussi... Le premier chiffre est cit&#233; avec plus de complaisance que le premier, d&#232;s lors qu'il s'agit d'intimider les salari&#233;s. Mais en supposant, hypoth&#232;se absurde, qu'on oblige les capitalistes &#224; revenir sur toutes leurs d&#233;localisations, on assisterait &#224; un effondrement des &#233;changes commerciaux internationaux et pas &#224; un rapatriement des emplois mais &#224; de nouveaux licenciements. En fait les entreprises fran&#231;aises esp&#232;rent bien d&#233;velopper encore un peu plus leurs march&#233;s &#224; l'est, et ainsi leurs commandes et profits. L'ouverture des fronti&#232;res ne diminuera pas le volume du travail, au contraire. Elle n'est donc pas en soi destructrice d'emplois dans les pays riches... &#224; condition bien s&#251;r que les travailleurs se donnent les moyens de refuser l'accroissement de l'exploitation que veulent leur imposer les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vital pour les travailleurs de s'opposer aux licenciement, de vouloir garantir leurs emplois et leur niveau de vie. Mais ils le feront en contestant au patronat le droit et le pouvoir d'user comme bon lui semble de ses capitaux, le droit de fermer ici, ouvrir l&#224; une usine. C'est vrai de toute restructuration, et m&#234;me des d&#233;localisations de l'Ile-de-France vers la Bourgogne ou l'Auvergne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel aurait &#233;t&#233; le meilleur moyen, le seul d'ailleurs, pour emp&#234;cher la fermeture de l'usine de Vilvorde ? Se battre pour que la production reste &#171; belge &#187;, au d&#233;triment des Espagnols ou des Slov&#232;nes, ou construire une lutte d'ensemble de toutes les usines du groupe ? C'est pourquoi la propagande qui pr&#233;sente les d&#233;localisations comme la menace principale conduit les travailleurs dans une impasse, car elle sous-entend que c'est l&#224; la cause essentielle du ch&#244;mage, ce qui est faux, et fait miroiter, comme solution, illusoire, la &#171; fermeture des fronti&#232;res &#187;. Du coup, elle enferme les travailleurs dans la cage des pr&#233;jug&#233;s chauvins, et les emp&#234;che de s'unir pour se battre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... et les ch&#244;meurs &#224; l'est ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus crasseuse encore, la d&#233;magogie sur l'immigration. Blair a par exemple agit&#233; le spectre d'une invasion de &#171; touristes sociaux &#187;. La quasi-totalit&#233; des anciens Etats membres ont annonc&#233; une restriction, &#171; &#224; titre transitoire &#187;, du libre acc&#232;s &#224; leur territoire des citoyens europ&#233;ens de l'est. Pour arr&#234;ter cette nouvelle invasion barbare, Blair a restreint le droit de travailler sur le sol britannique. En France aussi, un Hongrois ou un Letton, sauf exception, attendront 2009 pour avoir le droit de r&#233;pondre &#224; une offre d'emploi et s'inscrire &#224; l'ANPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la commission europ&#233;enne a elle-m&#234;me publi&#233; un rapport qui estime &#224; seulement 220 000 environ le nombre de personnes par an susceptibles d'aller chercher du travail &#224; l'ouest. Par ailleurs, les Grecs ou les Espagnols, quand ils ont adh&#233;r&#233; &#224; l'UE dans les ann&#233;es 1980, n'ont pas &#233;migr&#233; en masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tenter d'emp&#234;cher l'immigration est d'abord une impossibilit&#233; tant que les patrons sont aux commandes. Mais surtout si les travailleurs fran&#231;ais ou belges se battaient avec de tels objectifs, cela ne pourrait qu'avoir des cons&#233;quences terribles... pour eux-m&#234;mes. C'est tout de m&#234;me la le&#231;on &#224; retenir de 30 ans de politique de r&#233;pression des immigr&#233;s en Europe ! On n'a gu&#232;re vu en quoi cela prot&#233;geait les salari&#233;s fran&#231;ais ou allemands des bas salaires et du ch&#244;mage. La seule d&#233;fense possible, c'est d'imposer des droits et des salaires &#233;gaux pour tous, de s'adresser aux travailleurs &#233;trangers et de les assister dans leurs propres luttes pour l'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Europe : une catastrophe sociale pour les pays de l'est ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et pour les travailleurs des pays de l'est ? L'int&#233;gration &#224; l'UE peut-elle &#234;tre un espoir de sortir du sous-d&#233;veloppement dans laquelle ils se trouvent, ou une menace sociale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, ils n'ont malheureusement pas attendu l'adh&#233;sion &#224; l'UE pour subir une catastrophe sociale. A part Malte et Chypre, les nouveaux adh&#233;rents ont un h&#233;ritage dit &#171; communiste &#187; : une panoplie d'avantages offerts par l'entreprise publique et l'Etat, des produits de base dont les prix &#233;taient subventionn&#233;s, une garantie de l'emploi (coupl&#233;e &#224; des salaires mis&#233;rables), et un niveau minimum de revenu et de protection sociale, retraite, sant&#233;, allocations familiales, sans restriction d'acc&#232;s. Cet ensemble a &#233;t&#233; d&#233;mantel&#233; &#224; partir de 1989, de fa&#231;on syst&#233;matique, par tous les gouvernements &#171; d&#233;mocratiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci ont r&#233;duit drastiquement les d&#233;penses sociales. Elles sont pass&#233;es, en R&#233;publique tch&#232;que, de 42 &#224; 33 % du budget entre 1989 et 1994, de 37,5 % en 1991 &#224; 27 % en 1999 en Hongrie. Alors que partout le ch&#244;mage augmentait brutalement avec les privatisations, les allocations devenaient plus faibles et plus difficiles &#224; obtenir. Les d&#233;penses sociales des nouveaux adh&#233;rents sont nettement en dessous de la moyenne de l'actuelle Union europ&#233;enne, non seulement en volume, mais aussi en proportion du PIB : 19,4 % contre 27,4 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie renaissante voulait ces r&#233;formes pour d&#233;velopper ses affaires. Elle avait aussi une opportunit&#233; politique &#224; saisir, car il &#233;tait possible de faire passer bien des choses dans ces pays, sous pr&#233;texte de sortir de la dictature &#171; communiste &#187;, de renouer avec la libert&#233; et l'ind&#233;pendance nationale. L'Europe, elle, n'a &#233;t&#233; qu'un argument politique suppl&#233;mentaire pour justifier ces &#171; th&#233;rapies de choc &#187;, qui &#233;taient pr&#233;sent&#233;es comme n&#233;cessaires pour rejoindre un jour l'UE, et b&#233;n&#233;ficier alors de belles perspectives &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe a partout le dos large ! Les travailleurs sont effectivement victimes de la concurrence permanente que le capital organise entre eux, pour peser sur les salaires et les conditions de travail. C'est l'essence m&#234;me du capitalisme. La seule parade possible, ce sont les luttes, et l'unit&#233; politique des travailleurs, pas la nostalgie des fronti&#232;res. C'est ce qui rend de plus en plus n&#233;cessaire le d&#233;veloppement d'un mouvement ouvrier, &#224; l'&#233;chelle de toute l'Europe (et au-del&#224; !), pour imposer partout des revendications communes &#224; tous les travailleurs, les vraies &#171; convergences sociales &#187; qui unifieraient r&#233;ellement le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_105 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L250xH404/carte-europe-471c6.gif?1787924364' width='250' height='404' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le kal&#233;idoscope europ&#233;en&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e des 10 dans l'UE augmente de 25 % sa superficie, de 20 % sa population... et de 5 % son PIB. Mises &#224; part Malte et Chypre, le PIB par habitant (qui n'est d&#233;j&#224; qu'une mesure limit&#233;e des diff&#233;rences &#233;conomiques et sociales) des nouveaux pays se situe au plus autour de 50 % (et le plus souvent au-dessous) de celui des pays de l'Europe riche : Allemagne, France, Grande-Bretagne ou Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le rapport de l'institut de statistique europ&#233;en Eurostat, &#171; en 2000, les co&#251;ts horaires de la main d'&#339;uvre dans l'industrie et les services de l'Union Europ&#233;enne pr&#233;sente des disparit&#233;s allant du simple au triple. Les co&#251;ts horaires de la main d'&#339;uvre sont de 8,10 au Portugal alors qu'ils seraient de 28,60 en Su&#232;de. Et ils &#233;taient de 2,42 en Lettonie. &#187; Mais qu'on ne s'y trompe pas. Les nouveaux investissements esp&#233;r&#233;s des trusts europ&#233;ens ne signifient pas automatiquement ni des emplois en plus ni un niveau de vie plus &#233;lev&#233;. Ainsi, le rachat de l'entreprise automobile Dacia de Roumanie par Renault en 1999 s'est traduit par le licenciement de la moiti&#233; des salari&#233;s et des salaires mensuels moyens par ouvrier de 143 euros !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les pays pauvres de l'Europe, et plus encore pour les exploit&#233;s de ces pays, le rattachement &#224; l'UE ne sera donc pas forc&#233;ment le P&#233;rou. M&#234;me pas pour ceux qui esp&#232;rent &#233;migrer : non seulement ils ne pourront le faire librement que dans quelques ann&#233;es mais les emplois qu'ils trouveront &#224; l'ouest ont bien des chances d'&#234;tre les plus durs ou les plus mal pay&#233;s (ceux dont personne ne veut)... s'ils en trouvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Le mouvement ouvrier europ&#233;en reste &#224; construire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-mouvement-ouvrier-europeen-reste-a-construire</link>
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		<dc:subject>Europe
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		<description>Ces derni&#232;res ann&#233;es les &#171; euromanifestations &#187; rassemblant des milliers de syndicalistes de diff&#233;rents pays, ont sembl&#233; se multiplier : Porto en juin 2000, Nice en d&#233;cembre de la m&#234;me ann&#233;e, Bruxelles en d&#233;cembre 2001, Barcelone en mars 2002, sans parler des rassemblement altermondialistes de G&#234;nes ou de Florence o&#249; les syndicats formaient une bonne partie des participants. L'id&#233;e que le mouvement syndical a int&#233;r&#234;t &#224; s'unir et se montrer &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne est manifestement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es les &#171; euromanifestations &#187; rassemblant des milliers de syndicalistes de diff&#233;rents pays, ont sembl&#233; se multiplier : Porto en juin 2000, Nice en d&#233;cembre de la m&#234;me ann&#233;e, Bruxelles en d&#233;cembre 2001, Barcelone en mars 2002, sans parler des rassemblement altermondialistes de G&#234;nes ou de Florence o&#249; les syndicats formaient une bonne partie des participants. L'id&#233;e que le mouvement syndical a int&#233;r&#234;t &#224; s'unir et se montrer &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne est manifestement dans l'air comme d'ailleurs celle que les diff&#233;rents courants politiques se doivent de cr&#233;er des partis europ&#233;ens, m&#234;me si ceux-ci, &#224; l'instar du Parti socialiste europ&#233;en auquel adh&#232;re le PS fran&#231;ais ou encore le Parti de la gauche europ&#233;enne qu'a joint le PCF, n'ont pas d'existence r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Lobby plus que syndicat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi apr&#232;s la r&#233;cente adh&#233;sion de la CGT, les trois principales conf&#233;d&#233;rations syndicales fran&#231;aises sont officiellement regroup&#233;es dans la m&#234;me CES, Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, un l&#233;ger paradoxe puisqu'elles restent divis&#233;es &#224; l'&#233;chelle nationale et quand on sait le peu d'empressement qu'elles mettent g&#233;n&#233;ralement &#224; mettre sur pied des actions communes. L'Europe serait-elle plus b&#233;n&#233;fique que la France pour l'unit&#233; du mouvement syndical ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait la CES, malgr&#233; les quelques manifs qu'elle a organis&#233;es ou auxquelles elle a particip&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, ne con&#231;oit gu&#232;re son r&#244;le que comme un lobby visant &#224; faire pression, comme tous les autres lobbies, sur les d&#233;cisions de la commission de Bruxelles. Ainsi d&#233;clare-t-elle vouloir &lt;em&gt;&#171; influencer les institutions europ&#233;ennes pour que l'Europe joue son r&#244;le, sur la base du mod&#232;le social europ&#233;en, dans la r&#233;alisation d'une mondialisation qui s'inspire de la justice sociale, des principes d&#233;mocratiques et du d&#233;veloppement durable &#187;&lt;/em&gt;, ajoutant que &lt;em&gt;&#171; l'Union Europ&#233;enne peut constituer un antidote et un contrepoids face &#224; une mondialisation d&#233;brid&#233;e&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'accord pour seul but&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'adressant aux commissaires europ&#233;ens plut&#244;t qu'aux travailleurs des diff&#233;rents pays, on comprend qu'elle pr&#233;f&#232;re aux revendications claires des formules vagues, faites pour ouvrir des n&#233;gociations (mais de ce point de vue, les conf&#233;d&#233;rations nationales n'ont aucune raison d'&#234;tre d&#233;pays&#233;es). Par exemple, aucune revendication chiffr&#233;e concernant le salaire minimum europ&#233;en (une question br&#251;lante pourtant avec l'&#233;largissement &#224; 25) qui se retrouve inclus dans la liste des &#171; droits fondamentaux &#187;, comme le &#171; droit au travail &#187;, le &#171; droit au logement &#187;, le &#171; droit &#224; des services publics efficaces &#187;, &#171; le droit &#224; une retraite &#187;... Concernant les licenciements, la CES propose de &lt;em&gt;&#171; r&#233;concilier la comp&#233;titivit&#233; et les objectifs sociaux &#187;&lt;/em&gt;, en incluant des dispositions &lt;em&gt;&#171; en faveur de la consultation des salari&#233;s &#187;&lt;/em&gt;. Et face &#224; la privatisation des services publics, sa revendication est &lt;em&gt;&#171; l'ouverture des march&#233;s de mani&#232;re contr&#244;l&#233;e et durable &#187; &lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le r&#233;sume Emilio Gabaglio, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CES de 1991 &#224; 2003 &#171; &lt;em&gt;la vraie perc&#233;e de la CES est (...) dans les relations avec le patronat europ&#233;en&lt;/em&gt; &#187;. Et il se f&#233;licite d'avoir pu faire int&#233;grer dans le trait&#233; de Maastricht la reconnaissance de &#171; &lt;em&gt;la capacit&#233; de la CES &#224; n&#233;gocier des accords cadres au nom des salari&#233;s europ&#233;ens&lt;/em&gt; &#187; qui consacre ainsi la CES comme &#171; un v&#233;ritable instrument de n&#233;gociation collective &#187;, pouvant n&#233;gocier directement avec le patronat ! C'est dans ce cadre qu'ont &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;s trois accords conventionnels qui ont ensuite &#233;t&#233; avalis&#233;s par le Conseil europ&#233;en, l'un sur le cong&#233; parental, l'autre sur le temps partiel et le troisi&#232;me sur le &#171; travail atypique &#187; c'est-&#224;-dire le travail pr&#233;caire. Et Emilio Gabaglio de commenter : &lt;em&gt;&#171; dans cette culture du partenariat, le processus en lui-m&#234;me, c'est-&#224;-dire n&#233;gocier des accords pour n&#233;gocier des accords pr&#233;vaut sur le contenu des accords. Pour s'affirmer et &#234;tre reconnu comme acteur central, il faut produire des accords, &#224; la limite quels qu'ils soient &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les courroies de transmission... de l'UE sur les syndicats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s auraient bien besoin d'organisations qui pensent leur action et visent &#224; coordonner les revendications et les luttes &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne, et aident ainsi &#224; extirper les id&#233;es chauvines qui divisent les travailleurs. Mieux vaut une CGT qui appelle &#224; d&#233;filer avec les travailleurs allemands &#224; Bruxelles que celle qui appelait jadis &#224; &#171; produire fran&#231;ais &#187;. Malheureusement la principale influence de la CES ne se fait pas sentir dans cette direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se veut courroie de transmission entre les syndicats et les institutions europ&#233;ennes. Mais dans la pratique, sous le pr&#233;texte d'exercer une pression sur les institutions pour faire entendre la voix des syndicats ouvriers... elle exerce surtout une pression des institutions sur les syndicats. Ainsi l'adh&#233;sion de la CGT a co&#239;ncid&#233; avec un tournant dans le discours de cette conf&#233;d&#233;ration en direction de la collaboration de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait la construction d'un mouvement ouvrier europ&#233;en sera ins&#233;parable d'un renouveau de la lutte des classes. Toute construction au sommet, nationale ou internationale, ne s'appuyant pas sur une activit&#233; militante &#224; la base ne peut qu'&#234;tre un instrument de plus de contr&#244;le du mouvement ouvrier par les institutions qui se rajoute &#224; tous les liens qu'a l'Etat et qui encha&#238;nent d&#233;j&#224; les organisations ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Simone CANETTI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'euro, expression de la domination des bourgeoisies les plus puissantes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-euro-expression-de-la-domination-des-bourgeoisies-les-plus-puissantes</link>
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>euro
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		<description>Ce n'est pas seulement pour faciliter les &#233;changes commerciaux que les capitalistes europ&#233;ens se sont dot&#233;s d'une monnaie commune. &lt;br /&gt;Certes, le flottement incontr&#244;l&#233; des monnaies entrave quelque peu le commerce. Pourtant les march&#233;s des changes et d'autres march&#233;s aux m&#233;canismes un peu plus sophistiqu&#233;s, les march&#233;s &#171; d&#233;riv&#233;s &#187; permettent en quelque sorte de &#171; s'assurer &#187; contre les risques de variations du change. Cette assurance a un co&#251;t pour l'industriel mais elle rapporte un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Elargissement-a-25-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Elargissement &#224; 25, nouvelle constitution : l'Union europ&#233;enne, une menace pour les travailleurs ?
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-euro-+" rel="tag"&gt;euro
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement pour faciliter les &#233;changes commerciaux que les capitalistes europ&#233;ens se sont dot&#233;s d'une monnaie commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le flottement incontr&#244;l&#233; des monnaies entrave quelque peu le commerce. Pourtant les march&#233;s des changes et d'autres march&#233;s aux m&#233;canismes un peu plus sophistiqu&#233;s, les march&#233;s &#171; d&#233;riv&#233;s &#187; permettent en quelque sorte de &#171; s'assurer &#187; contre les risques de variations du change. Cette assurance a un co&#251;t pour l'industriel mais elle rapporte un profit &#224; d'autres cat&#233;gories de capitalistes... Et ce sont souvent les m&#234;mes, en tout cas en ce qui concerne les grandes firmes qui m&#232;nent des activit&#233;s financi&#232;res en plus de leurs activit&#233;s de production.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quel probl&#232;me &#224; conserver plusieurs monnaies ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes sont confront&#233;s &#224; un dilemme. D'un c&#244;t&#233;, une monnaie faible peut faire leurs affaires. Les prix de leurs marchandises, convertis dans une monnaie &#233;trang&#232;re, seront plus bas, ils en vendront plus et feront plus de profits. Mais d'un autre c&#244;t&#233; le capitalisme actuel se caract&#233;rise plus encore que par l'exportation de marchandises par celle de capitaux. Or pour exporter des capitaux, c'est &#224; dire investir &#224; l'&#233;tranger en y cr&#233;ant des moyens de production ou en rachetant ceux qui existent d&#233;j&#224;, mieux vaut avoir une monnaie forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les deux termes de cette alternatives, l'int&#233;r&#234;t des capitalistes varie selon leur activit&#233;, les pays et les moments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein du march&#233; commun, les pays europ&#233;ens &#233;taient dans des situations diverses. Certains, comme la France, l'Allemagne ou l'Angleterre comptaient des trusts d'ampleur internationale. D'autres, comme l'Espagne, la Gr&#232;ce, le Portugal, &#233;taient plus retardataires, et n'avaient pas de r&#244;le important dans la hi&#233;rarchie imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir du moment o&#249; on supprimait les douanes &#224; l'int&#233;rieur de l'Europe, certains pays pouvaient &#234;tre tent&#233;s de laisser chuter le cours de leur monnaie. Il suffisait, par exemple, de faire tourner la &#171; planche &#224; billets &#187; en augmentant le d&#233;ficit de l'Etat. Alors leurs produits valaient moins chers et puisque aucune barri&#232;re douani&#232;re ne les arr&#234;tait plus, ils mena&#231;aient d'envahir l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays capitalistes europ&#233;ens les plus riches n'avaient pas du tout int&#233;r&#234;t &#224; cela. Leurs multinationales &#233;taient en pleine expansion. Ils exportaient de plus en plus de capitaux, surtout &#224; partir des ann&#233;es 80. R&#233;pondre &#224; la d&#233;valuation par la d&#233;valuation, comme ils l'avaient fait parfois, ne les arrangeait plus. D'autant qu'avec des usines plus performantes, ils avaient moins besoin d'une monnaie faible pour exporter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une solution : prendre le contr&#244;le des monnaies des autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me s'est pos&#233; &#224; partir des ann&#233;es 70, car jusque l&#224; toutes les monnaies &#233;taient d&#233;finies par rapport au dollar, dans le cadre du syst&#232;me de Bretton Woods cr&#233;&#233; &#224; la fin de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les cours des monnaies commenc&#232;rent &#224; flotter, les puissances europ&#233;ennes dominantes cherch&#232;rent d'abord &#224; obtenir la coop&#233;ration des autres afin de limiter d'un commun accord l'ampleur de ces fluctuations : ce fut le Serpent mon&#233;taire europ&#233;en (avril 1972), qui connut un fiasco retentissant dans les ann&#233;es qui suivirent. Fut alors tent&#233;e la cr&#233;ation d'un syst&#232;me plus contraignant : le Syst&#232;me mon&#233;taire europ&#233;en (mars 1979). Cette fois les monnaies &#233;taient cens&#233;es respecter une parit&#233; fixe. En pratique les parit&#233;s &#171; fixes &#187; furent sans cesse r&#233;vis&#233;es et pour finir le syst&#232;me explosa entre 1992 &#224; 1994, lorsque devant la r&#233;cession et la baisse des profits, chaque Etat fut appel&#233; au secours de sa bourgeoisie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle possibilit&#233; restait-il ? Supprimer le probl&#232;me lui m&#234;me, en supprimant les monnaies.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_106 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH226/euro-e72d0.gif?1787874428' width='500' height='226' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Avec l'euro, la politique mon&#233;taire devient l'apanage des plus puissants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, les capitalistes fran&#231;ais et allemands (car entre temps, la Grande-Bretagne, qui doit compter avec l'importance de sa place financi&#232;re et de ses liens transatlantiques, avait fait bande &#224; part) ne pouvaient annoncer de but en blanc aux autres membres de la CEE, puis de l'UE qu'ils allaient s'arroger le contr&#244;le de leur politique mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fiction bien commode fut la soi-disant ind&#233;pendance des banques centrales : on allait rendre les banques centrales ind&#233;pendantes des gouvernements, et la Banque centrale europ&#233;enne, qui les absorberait toutes, serait ainsi une vraie institution supranationale. Mais chacun sait qu'&#224; l'instar de l'Onu ou du FMI, les institutions supranationales sont le masque des int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes dominants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, avec le Trait&#233; de Maastricht prolong&#233; par le Pacte de stabilit&#233;, tous les candidats &#224; l'euro s'engageaient solennellement &#224; ne plus recourir &#224; la planche &#224; billets. Derri&#232;re cette harmonieuse apparence ce cachent des rapports de force et des r&#232;gles du jeu in&#233;quitables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays les plus riches, &#224; commencer par l'Allemagne et la France, contr&#244;lent la politique de la BCE, et transgressent les r&#232;gles du pacte de stabilit&#233; quand cela leur chante. Cette ann&#233;e, Raffarin et Schr&#246;der ont augment&#233; leur d&#233;ficit budg&#233;taire en dehors des limites impos&#233;es, c'est-&#224;-dire qu'ils ont financ&#233; les subventions &#224; leur bourgeoisie en cr&#233;ant des euros, ce qui &#233;tait soi-disant strictement d&#233;fendu. Les m&#233;canismes de sanction pr&#233;vus par le pacte de stabilit&#233; ne se sont pas appliqu&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les capitalistes europ&#233;ens plus faibles, l'euro est un mal n&#233;cessaire car ils ne peuvent se permettre, comme le fait la bourgeoise anglaise, de rester en dehors de la construction europ&#233;enne : ils le paieraient sur un plan commercial et financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, l'euro est le produit de l'&#233;chec des puissances qui dominent l'Union europ&#233;enne &#224; encadrer les fluctuations des monnaies des puissances mineures. Pour que celles-ci ne soient pas tent&#233;es d'utiliser leur devise nationale comme une arme commerciale, il a fallu les en priver...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julien FORGEAT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Disparues les fronti&#232;res ? Pas les contr&#244;les en tout cas...
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Disparues-les-frontieres-Pas-les-controles-en-tout-cas</link>
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Fronti&#232;res
</dc:subject>

		<description>Les accords de Schengen, du nom de la ville luxembourgeoise o&#249; ils ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s en 1985, pr&#233;voient, en plus de la libert&#233; de circulation des capitaux et des marchandises, une libert&#233; de circulation des personnes &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'Union europ&#233;enne. La convention d'application de ces accords a &#233;t&#233; sign&#233;e en 1990, puis une mise en application progressive a d&#233;marr&#233; &#224; partir de 1994. Les Etats signataires sont la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les accords de Schengen, du nom de la ville luxembourgeoise o&#249; ils ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s en 1985, pr&#233;voient, en plus de la libert&#233; de circulation des capitaux et des marchandises, une libert&#233; de circulation des personnes &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'Union europ&#233;enne. La convention d'application de ces accords a &#233;t&#233; sign&#233;e en 1990, puis une mise en application progressive a d&#233;marr&#233; &#224; partir de 1994. Les Etats signataires sont la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Italie, la Gr&#232;ce, l'Espagne, le Portugal, l'Autriche. Les pays scandinaves membres de l'Union nordique des passeports y sont associ&#233;s, qu'ils soient dans l'UE ou pas. Il s'agit du Danemark, de la Su&#232;de, de la Finlande, de la Norv&#232;ge et de l'Islande, qui avaient de leur c&#244;t&#233; organis&#233; la libre circulation de leurs ressortissants. Schengen concerne aussi les 10 nouveaux pays qui viennent d'adh&#233;rer &#224; l'UE, mais avec de nombreuses restrictions : les 15 &#171; anciens &#187; ont annonc&#233; qu'ils appliqueraient des mesures pour limiter l'afflux d'immigrants pendant une p&#233;riode de transition d'au moins plusieurs ann&#233;es. Quant au Royaume-Uni, il refuse toujours pour l'instant d'y participer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libre circulation des ressortissants des pays membre &#224; l'int&#233;rieur de l'&#171; espace Schengen &#187; est au prix du renforcement des contr&#244;les aux fronti&#232;res de l'Europe. Et les Etats signataires se coordonnent pour mieux traquer tous ceux que la mis&#232;re pousse &#224; y tenter leur chance.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ils visent &#224; harmoniser le syst&#232;me des visas et il est question d'enregistrer la date d'expiration de ceux de courte dur&#233;e pour rendre toute prolongation ill&#233;gale de s&#233;jour impossible.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les r&#232;gles de demandes d'asiles sont aussi peu &#224; peu harmonis&#233;es, de mani&#232;re &#224; ce qu'un demandeur d'asile d&#233;bout&#233; dans un pays ne puisse faire une demande dans un autre Etat membre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les &#233;trangers &#224; l'espace Schengen doivent se signaler lors du passage d'un pays &#224; l'autre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les polices et les douanes peuvent &#233;changer des informations sur des personnes et la Convention d'application des accords pr&#233;voit le droit de filature et de poursuite pour les polices d'un pays &#224; l'autre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Un syst&#232;me informatique commun se met en place, le SIS (Syst&#232;me Informatique Schengen). Bas&#233; &#224; Strasbourg, il permet de centraliser des donn&#233;es concernant les personnes. Plusieurs millions de fiches ont d'ores et d&#233;j&#224; &#233;t&#233; &#233;tablies pour des &#233;trangers qualifi&#233;s d'&#171; ind&#233;sirables &#187;. Il est question d'y incorporer les empreintes ADN et autres donn&#233;es biom&#233;triques...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En plus, des contr&#244;les aux fronti&#232;res int&#233;rieures peuvent toujours &#234;tre remis en place. La France a r&#233;tabli en 1995 les contr&#244;les le long de la fronti&#232;re belge, au nom de la lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme. En 1998, face &#224; l'afflux de r&#233;fugi&#233;s kurdes en Italie, la France et l'Autriche celui de leurs fronti&#232;res avec cet Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.D.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Des institutions sous le contr&#244;le des Etats nationaux... et du capital
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Des-institutions-sous-le-controle-des-Etats-nationaux-et-du-capital</link>
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		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>

		<description>L'UE s'est construite au fur et &#224; mesure de l'avanc&#233;e des relations entre les Etats, en tenant compte des diff&#233;rents rapports de force. &lt;br /&gt;D'abord l'Europe est &#224; g&#233;om&#233;trie variable. L'Union europ&#233;enne est &#224; 25 maintenant. Cependant les accords de Schengen concernant les fronti&#232;res ne s'appliquent toujours pas &#224; la Grande-Bretagne et &#224; l'Irlande, mais &#224; la Norv&#232;ge et l'Islande, pourtant hors UE. La Banque centrale europ&#233;enne est une institution concernant les 12 pays ayant adopt&#233; l'euro&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Elargissement-a-25-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Elargissement &#224; 25, nouvelle constitution : l'Union europ&#233;enne, une menace pour les travailleurs ?
&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'UE s'est construite au fur et &#224; mesure de l'avanc&#233;e des relations entre les Etats, en tenant compte des diff&#233;rents rapports de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord l'Europe est &#224; g&#233;om&#233;trie variable. L'Union europ&#233;enne est &#224; 25 maintenant. Cependant les accords de Schengen concernant les fronti&#232;res ne s'appliquent toujours pas &#224; la Grande-Bretagne et &#224; l'Irlande, mais &#224; la Norv&#232;ge et l'Islande, pourtant hors UE. La Banque centrale europ&#233;enne est une institution concernant les 12 pays ayant adopt&#233; l'euro et pas les 13 autres. Sans parler de la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme, qui n'est pas une &#233;manation de l'Union europ&#233;enne mais du Conseil de l'Europe, organisme international regroupant 45 &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne, les institutions principales sont le Conseil europ&#233;en (conseil des chefs d'Etat), Conseil de l'Union europ&#233;enne (conseil des ministres), la Commission europ&#233;enne et le Parlement europ&#233;en. Auxquelles il faut adjoindre la Cour de justice europ&#233;enne, la Cour des comptes et des organismes consultatifs comme le Comit&#233; des r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les Etats au centre des d&#233;cisions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Conseil europ&#233;en&lt;/em&gt; regroupe les chefs d'Etat ou de gouvernement des Etats membres. C'est l'instance qui d&#233;cide des orientations fondamentales de l'UE. Il se r&#233;unit au moins deux fois par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Conseil de l'Union europ&#233;enne&lt;/em&gt; regroupe les ministres des Etats membres suivant leur domaine de comp&#233;tence : &#233;conomie, agriculture, affaires &#233;trang&#232;res, etc. Cet organisme adopte les r&#232;glements et directives europ&#233;ens. Les d&#233;cisions &#233;taient initialement prises dans cet organisme &#224; l'unanimit&#233;, et c'est encore le cas dans diff&#233;rents domaines comme la fiscalit&#233; ou la politique &#233;trang&#232;re. Dans la majorit&#233; des cas, la d&#233;cision se prend maintenant &#224; la &#171; majorit&#233; qualifi&#233;e &#187; (environ 70 % des voix), chaque Etat disposant d'un certain nombre de voix. On distingue les r&#232;glements (d&#233;cisions assimilables &#224; des lois) des directives (les Etats sont alors amen&#233;s &#224; modifier leur l&#233;gislation dans le sens indiqu&#233; par la directive).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une administration au service du capital&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La &lt;em&gt;Commission europ&#233;enne&lt;/em&gt; est l'instance d'ex&#233;cution quotidienne de la politique de l'UE. Dirig&#233;e depuis 1999 par Romano Prodi, elle compte 20 commissaires (nombre qui devrait augmenter avec les nouveaux 10), rattach&#233;s &#224; diff&#233;rents domaines de comp&#233;tence : &#233;conomie, r&#233;gions, agriculture... Elle est charg&#233;e de faire appliquer les r&#232;glements et directives et d'&#233;laborer des propositions de nouveaux textes &#224; adopter par le Conseil (celui des ministres). Elle exerce essentiellement son activit&#233; dans les domaines qui ont trait au march&#233; unique et &#224; la libre concurrence, l'agriculture, la politique mon&#233;taire et &#233;conomique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette instance qui met en garde les Etats lorsqu'ils d&#233;passent les d&#233;ficits autoris&#233;s, qui suit les dossiers de lib&#233;ralisation des march&#233;s de l'&#233;nergie, des transports et des t&#233;l&#233;communications ou qui donne son feu vert pour des fusions d'entreprises. Elle pr&#233;pare des rapports g&#233;n&#233;raux &#224; l'attention des Etats, comme celui r&#233;cent intitul&#233; &#171; &lt;em&gt;l'Europe doit mieux utiliser ses travailleurs &#226;g&#233;s &lt;/em&gt; &#187;, qui fait le point sur les r&#233;formes des r&#233;gimes de retraites et pr&#233;retraites, concert&#233;es aux sommets de Stockholm et Barcelone. C'est elle aussi qui g&#232;re la politique commerciale commune de l'UE, en n&#233;gociant avec les autres pays et en parlant d'une voix unique &#224; l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Loin du peuple, pr&#232;s des patrons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les commissaires sont nomm&#233;s par leurs gouvernements respectifs. Sous eux une administration de 15 000 fonctionnaires constitue une administration aussi &#233;loign&#233;e de la population... que celle des Etats nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la Commission la droite et la gauche europ&#233;enne collaborent sans aucun probl&#232;me. Ainsi les repr&#233;sentants fran&#231;ais sont aujourd'hui Jacques Barrot de l'UMP et Pascal Lamy du PS. La carri&#232;re de ce dernier a altern&#233; entre les postes dans les cabinets minist&#233;riels (Delors, Mauroy) et dans des directions d'entreprises (au Cr&#233;dit Lyonnais, en particulier). Il a m&#234;me &#233;t&#233; un temps responsable de la prospective au CNPF. Pourquoi serait-il plus g&#234;n&#233; de ses liens avec le patronat europ&#233;en qu'il le fut avec le patronat fran&#231;ais ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ses n&#233;gociations avec l'UE, le patronat dispose de plusieurs organismes, comme l'ERT ou l'Unice. L'ERT est un club d'une cinquantaine de patrons des plus grands groupes europ&#233;ens, totalisant un chiffre d'affaires de 950 milliards d'euros. Fond&#233; en 1983 &#224; l'initiative de patrons mais aussi du vicomte Davignon, homme d'affaires belges alors commissaire europ&#233;en, il multiplie rapports et interventions. A ses r&#233;unions pl&#233;ni&#232;res, plusieurs commissaires europ&#233;ens sont pr&#233;sents, et souvent le premier d'entre eux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand &#224; l'Unice, c'est une sorte de Medef europ&#233;en. Partenaire officiel de l'Union europ&#233;enne comme la CEEP (f&#233;d&#233;ration des entreprises publiques), il est officiellement invit&#233; &#224; de multiples r&#233;unions pour &#233;laborer les projets de la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un Parlement... pour la d&#233;coration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas le Parlement europ&#233;en qui peut jouer un r&#244;le de contrepoids d&#233;mocratique. Il ne dispose m&#234;me pas du pouvoir ordinaire d'un parlement, celui d'adopter les &#171; lois &#187;, m&#234;me pas celui de les proposer, puisque l'initiative des r&#232;glements et des directives appartient &#224; la seule Commission. Quand il est plus ou moins associ&#233;, c'est souvent avec un avis consultatif. Au mieux, il pourrait emp&#234;cher un texte d'&#234;tre adopt&#233;. C'est ce qui s'appelle la &#171; cod&#233;cision &#187;. Mais le dernier mot appartient toujours au Conseil de l'UE (des ministres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en est certes consult&#233; pour nommer la Commission, mais c'est le Conseil europ&#233;en qui propose et nomme les commissaires. Et il faudrait regrouper deux tiers du Parlement pour provoquer la d&#233;mission de la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en est r&#233;duit &#224; multiplier les prises de position sur des rapports ou des recommandations sans cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des institutions au r&#244;le limit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le budget de l'UE donne la mesure du faible poids des institutions europ&#233;ennes : 100 milliards d'euros, soit un peu plus de 1 % du PIB de l'Europe. Le budget de l'Etat fran&#231;ais (hors S&#233;curit&#233; sociale et budget des collectivit&#233;s locales) repr&#233;sente environ 15 % du PIB, plus de deux fois le budget global de l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la r&#233;partition de celui-ci est significative : 45 % pour la seule Politique agricole commune, 35 % pour la politique structurelle (subventions destin&#233;es &#224; certaines r&#233;gions de l'Europe), 6 % pour le fonctionnement propre des institutions... L'essentiel du budget est donc occup&#233; par les quelques domaines o&#249; les Etats ont d&#233;cid&#233; de mettre en commun leurs comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Avec Giscard, rien ne change&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La constitution europ&#233;enne propos&#233;e par la convention de Giscard ne modifierait pas grand-chose &#224; cet &#233;difice. La cr&#233;ation d'un poste de pr&#233;sident de l'Union (non pas &#233;lu mais nomm&#233; par le Conseil europ&#233;en) au lieu de la pr&#233;sidence tournante, la r&#233;duction du nombre de commissaires ou la modification des modalit&#233;s de votes ne bouleverseraient pas les institutions. Ce texte a pour objectif de simplifier le droit europ&#233;en, en regroupant les multiples trait&#233;s aujourd'hui en vigueur (du trait&#233; de Rome au trait&#233; de Nice, en passant par Maastricht ou Amsterdam).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi l'occasion de r&#233;affirmer les bases capitalistes de la construction europ&#233;enne : le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; article &#233;voque &lt;em&gt;&#171; un march&#233; unique o&#249; la concurrence est libre et non fauss&#233;e &#187; &lt;/em&gt;comme l'un des objectifs de l'Union. La premi&#232;re libert&#233; fondamentale &#224; garantir est celle &lt;em&gt;&#171; des personnes&lt;/em&gt;,&lt;em&gt; des biens, des services et des capitaux &#187; &lt;/em&gt;(article I-4). &lt;em&gt;&#171; Les Etats membres s'engagent &#224; am&#233;liorer progressivement leurs capacit&#233;s militaires &#187;&lt;/em&gt; (article I-40). La course aux armements est ainsi plac&#233;e en principe constitutionnel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son adoption, qui semblait ne pas poser de probl&#232;mes lors de la publication du projet, a &#233;t&#233; remise en cause &#224; Bruxelles en d&#233;cembre dernier, par l'Espagne et la Pologne qui s'estimaient l&#233;s&#233;es sur la question des droits de vote. Elles auraient &#224; nouveau chang&#233; d'avis aujourd'hui. Qu'importe ! M&#234;me adopt&#233;e, la Constitution europ&#233;enne ne serait qu'un petit pas dans la construction de cette &#171; Europe &#187; au service du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Un capitalisme europ&#233;en... ou mondial ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-capitalisme-europeen-ou-mondial</link>
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<description>A premi&#232;re vue il semble que la mise en place du march&#233; commun, l'unification mon&#233;taire, le d&#233;veloppement d'institutions europ&#233;ennes, refl&#232;tent un ph&#233;nom&#232;ne d'int&#233;gration des diff&#233;rents capitalismes nationaux europ&#233;ens. &lt;br /&gt;Pourtant on est loin d'une v&#233;ritable osmose des groupes capitalistes nationaux. Certes, quelques fusions ou rachats entre groupes europ&#233;ens ont marqu&#233; l'actualit&#233; des derni&#232;res ann&#233;es. Ainsi sont n&#233;s le g&#233;ant anglo-allemand des t&#233;l&#233;communications Vodafone-Mannesmann&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A premi&#232;re vue il semble que la mise en place du march&#233; commun, l'unification mon&#233;taire, le d&#233;veloppement d'institutions europ&#233;ennes, refl&#232;tent un ph&#233;nom&#232;ne d'int&#233;gration des diff&#233;rents capitalismes nationaux europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant on est loin d'une v&#233;ritable osmose des groupes capitalistes nationaux. Certes, quelques fusions ou rachats entre groupes europ&#233;ens ont marqu&#233; l'actualit&#233; des derni&#232;res ann&#233;es. Ainsi sont n&#233;s le g&#233;ant anglo-allemand des t&#233;l&#233;communications Vodafone-Mannesmann ou encore EADS (European Aeronautic Defence and Space), le constructeur a&#233;ronautique et spatial europ&#233;en, issu de la fusion du Fran&#231;ais A&#233;rospatiale-Matra, de l'Allemand Dasa (Daimler Chrysler Aerospace) et de l'Espagnol Casa. On pourrait encore citer Aventis dans la pharmacie (fusion du Fran&#231;ais Rh&#244;ne-Poulenc et de l'Allemand Hoechst) ou le sid&#233;rurgiste Arcelor (qui regroupe le Fran&#231;ais Usinor, l'Espagnol Aceralia et le Luxembourgeois Arbed).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces quelques exemples sont contrebalanc&#233;s par d'autres rachats et fusions qui ne vont en rien dans le sens d'une concentration du capitalisme au sein de l'Europe : Renault a choisi le Japonais Nissan pour partenaire, l'Allemand Daimler s'est mari&#233; avec l'Am&#233;ricain Chrysler, Deutsche Bank a &#233;pous&#233; aux Etats-Unis Bankers Trust, British P&#233;troleum a fait de m&#234;me avec Amoco,.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les firmes europ&#233;ennes ne sont elles donc pas syst&#233;matiquement enclines &#224; se regrouper dans le cadre cr&#233;&#233; par l'union &#233;conomique et mon&#233;taire ? L'action antitrust des autorit&#233;s de Bruxelles n'y est en fait pas pour grand'chose : le magazine &lt;em&gt;l'Expansion&lt;/em&gt; a comptabilis&#233; en 2002 que la commission europ&#233;enne n'avait emp&#234;ch&#233; qu'une fusion sur cent au cours de la d&#233;cennie &#233;coul&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Au sein de la vieille nation...ou hors d'Europe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, le premier r&#233;flexe des entreprises semble &#234;tre de poursuivre leur concentration au niveau national. C'est ainsi qu'en France cette concentration a progress&#233; dans la banque (BNP-Paribas), la distribution (Carrefour-Promodes) ou le p&#233;trole (absorption d'Elf par Total). Tout r&#233;cemment encore, le gouvernement a fait des pieds et des mains pour qu'Aventis accepte de se fondre dans Sanofi-Synth&#233;labo afin de former un &#171; champion national &#187; de la pharmacie (et du profit ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand elles cherchent des partenaires &#224; l'ext&#233;rieur, les grandes entreprises vont fr&#233;quemment les chercher hors des fronti&#232;res europ&#233;ennes. L'exemple de l'armement est caract&#233;ristique : British Aerospace ayant refus&#233; de s'associer avec les autres grands groupes europ&#233;ens au profit d'une alliance nationale avec Marconi, le Fran&#231;ais Thomson est all&#233; faire des missiles avec l'Am&#233;ricain Raytheon. L&#224;, b&#233;n&#233;ficier de l'avance technologique am&#233;ricaine a sembl&#233; encore le meilleur moyen d'affronter la concurrence europ&#233;enne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant d&#232;s lors &#224; ce que les chiffres globaux n'indiquent pas de mouvement tr&#232;s marquant de fusion du capitalisme europ&#233;en. Certes dans les diff&#233;rents pays d'Europe, les capitaux &#233;trangers europ&#233;ens repr&#233;sentent presque les deux tiers des capitaux &#233;trangers pr&#233;sents, ce qui n'a rien de n&#233;gligeable mais cette part tendrait &#224; stagner voire &#224; d&#233;cliner ! Le grand boom mondial des fusions acquisitions des ann&#233;es 90 n'a pas chang&#233; la donne : les entreprises europ&#233;ennes r&#233;alisaient plus de 21% de leurs fusions-acquisitions avec des partenaires europ&#233;ens en 1990, et seulement 17% &#224; la fin de la d&#233;cennie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'existence d'institutions communes ne semble pas suffire &#224; inverser radicalement la tendance. Douze ans de n&#233;gociations laborieuses pour &#233;laborer une l&#233;gislation europ&#233;enne commune sur les OPA (Offres Publiques d'Achat, qui sont le principal moyen de regroupement entre trusts) ont d&#233;bouch&#233; sur un &#233;chec pur et simple et l'abandon des n&#233;gociations en juillet 2001...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La question du r&#233;f&#233;rendum et le retour des anti-Maastricht
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-question-du-referendum-et-le-retour-des-anti-Maastricht</link>
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		<dc:subject>Europe
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>R&#233;f&#233;rendum
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		<description>Le changement de gouvernement en Espagne a remis &#224; l'ordre du jour l'adoption prochaine du projet de Constitution europ&#233;enne, r&#233;dig&#233; par la convention pr&#233;sid&#233;e par Giscard, et donc relanc&#233; le d&#233;bat sur un possible r&#233;f&#233;rendum sur la question en France - d&#233;bat qui a encore rebondi avec la r&#233;cente d&#233;cision de Blair d'organiser un tel r&#233;f&#233;rendum en Grande-Bretagne. &lt;br /&gt;L'hebdomadaire de la LCR Rouge du 29 avril 2004 explique ainsi qu'il appartient &#171; aux forces progressistes de faire &#233;merger&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le changement de gouvernement en Espagne a remis &#224; l'ordre du jour l'adoption prochaine du projet de Constitution europ&#233;enne, r&#233;dig&#233; par la convention pr&#233;sid&#233;e par Giscard, et donc relanc&#233; le d&#233;bat sur un possible r&#233;f&#233;rendum sur la question en France - d&#233;bat qui a encore rebondi avec la r&#233;cente d&#233;cision de Blair d'organiser un tel r&#233;f&#233;rendum en Grande-Bretagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hebdomadaire de la LCR Rouge du 29 avril 2004 explique ainsi qu'il appartient &#171; aux forces progressistes de faire &#233;merger l'exigence d'un r&#233;f&#233;rendum comme la n&#233;cessit&#233; de voir opposer un &#8220;non&#8221; de gauche &#224; ce trait&#233; institutionnel &#187; qualifi&#233; de &#171; texte constitutionnalisant le militarisme et le lib&#233;ralisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Francis Wurtz, pr&#233;sident PCF du groupe de la Gauche unitaire europ&#233;enne au Parlement europ&#233;en, d&#233;clarait le 20 avril dernier : &lt;em&gt;&#171; le Parti communiste fran&#231;ais demande au Pr&#233;sident de la r&#233;publique l'organisation d'un r&#233;f&#233;rendum sur le projet de Constitution europ&#233;enne &#187;&lt;/em&gt; et appelait, &#224; l'occasion des &#233;lections du 13 juin prochain, &#171; &lt;em&gt;&#224; s'opposer en toute clart&#233; &#224; ce projet qui (...) &#8220;constitutionnalise&#8221; (le) mod&#232;le lib&#233;ral &#187;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;CommunisteS&lt;/em&gt;, publication hebdomadaire du PCF, n&#176;131, 29 avril 2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant, le PCF reprend une tradition d&#233;j&#224; ancienne. En 1989, il exigeait de Mitterrand un r&#233;f&#233;rendum sur le trait&#233; de Maastricht (que Mitterrand allait organiser pour de tout autres raisons) ; puis, en 1997, un autre de Chirac, pour s'opposer au projet de monnaie unique... avant de s'y rallier, &#224; la faveur de la victoire inattendue de la &#171; gauche plurielle &#187; qui allait conduire le PCF au gouvernement organisant le passage effectif &#224; l'euro, en janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La dictature des crit&#232;res de convergences !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On serait donc face au danger de voir &#171; constitutionnaliser &#187; une &#171; Europe de Maastricht &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que n'a-t-on pas entendu, en effet, de la part des &#171; anti-Maastricht &#187;, sur la dictature des &#171; crit&#232;res de convergence &#187; par laquelle une &#171; eurocratie &#187; bruxelloise imposerait &#224; tous les &#201;tats de l'Union une baisse des d&#233;penses dites sociales au nom de la r&#233;duction des d&#233;ficits publics ! Les dirigeants fran&#231;ais et allemands se sont charg&#233;s eux-m&#234;mes de d&#233;truire le mythe lorsque, en fonction des int&#233;r&#234;ts bien compris de leurs bourgeoisies respectives, ils ont estim&#233; n&#233;cessaire l'an dernier de d&#233;roger &#224; ces crit&#232;res... tout en continuant &#224; r&#233;duire les d&#233;penses sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les &#201;tats fran&#231;ais ou allemand, comme d'ailleurs les &#201;tats am&#233;ricain et japonais, cherchent effectivement &#224; r&#233;duire leurs d&#233;ficits aux d&#233;pens des d&#233;penses sociales, c'est avant tout pour endiguer leur endettement sans priver leur bourgeoisie nationale de subsides et d'aides en tous genres. De ce point de vue, le renoncement &#224; Maastricht, qui signifierait simplement un repli illusoire vers un &#171; capitalisme national &#187;, ne supprimerait pas une exigence qui r&#233;sulte de la subordination de l'&#201;tat aux int&#233;r&#234;ts bourgeois et non aux pr&#233;tendus diktats d'une entit&#233; supranationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me c'est en fonction des int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux de leur bourgeoisie que certains &#201;tats europ&#233;ens ont fait le choix (peut-&#234;tre r&#233;versible) de renoncer &#224; certains attributs de souverainet&#233;, comme l'abandon de la monnaie nationale au profit de l'euro. Mais les banques centrales nationales n'&#233;taient pas plus que l'actuelle Banque centrale europ&#233;enne plac&#233;es sous quelque contr&#244;le d&#233;mocratique que ce soit de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; mod&#232;le lib&#233;ral &#187; port&#233; par l'&#171; Europe de Maastricht &#187; trouverait aussi son expression dans la d&#233;r&#233;glementation des services publics, ouverts (ou devant &#234;tre ouverts) &#224; la concurrence europ&#233;enne, et dans un nivellement par le bas des droits des travailleurs. Comme si ces attaques contre la classe ouvri&#232;re n'avaient pas commenc&#233; bien avant Maastricht ! Comme si, quelles que soient les couleurs sous lesquelles ils se pr&#233;sentaient, les gouvernements europ&#233;ens n'avaient pas men&#233; &#224; des nuances pr&#232;s des politiques similaires ! Ce n'est pas en r&#233;f&#233;rence &#224; quelque &#171; mod&#232;le &#187; que ce soit, mais pour permettre &#224; leur propre bourgeoisie d'affronter la concurrence au mieux de ses int&#233;r&#234;ts, qu'ils s'en prennent &#224; ceux de la classe ouvri&#232;re, que ce soit dans ou hors du cadre de la construction europ&#233;enne, que ce soit ou non sous l'&#233;gide de directives communautaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le r&#233;f&#233;rendum, la vessie pour la lanterne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il faut s'opposer aussi bien &#224; la d&#233;r&#233;glementation des services publics qu'au d&#233;mant&#232;lement des droits du travail ! Mais les travailleurs europ&#233;ens ne pourront le faire ni en en appelant &#224; une politique europ&#233;enne pr&#233;tendument plus &#171; sociale &#187; (&#224; laquelle ne souscrivent quelques politiciens que tant qu'ils sont dans l'opposition ou des bureaucraties syndicales visant surtout &#224; occuper des si&#232;ges dans les instances de concertation europ&#233;ennes), ni en r&#233;clamant la sortie de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, le Parti des travailleurs critique &#224; juste titre l'exigence de pseudo clauses &#171; sociales &#187; dans les trait&#233;s europ&#233;ens... mais c'est pour en rajouter sur la pr&#233;tendue n&#233;cessit&#233; d'abroger le trait&#233; de Maastricht, en expliquant qu'&lt;em&gt;&#171; il ne saurait y avoir d'issue &#224; la situation que sur la ligne de la rupture avec l'Union europ&#233;enne, du rejet de la r&#233;gionalisation, de la reconqu&#234;te de la d&#233;mocratie et de la R&#233;publique une et indivisible &#187;&lt;/em&gt; (d&#233;claration du bureau national du PT - 22 mars 2004). Curieux trotskistes qui entretiennent des illusions sur les vertus de fronti&#232;res nationales d&#233;pass&#233;es par l'histoire et qui ont fait largement la preuve qu'elles ne constituaient aucune protection pour le monde du travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maastricht ou pas l'issue est &#224; trouver en relevant le d&#233;fi de la lutte de classe ! C'est bien pourquoi mettre l'accent sur la n&#233;cessit&#233; d'un r&#233;f&#233;rendum sur une constitution europ&#233;enne, dont l'adoption ou le rejet n'aura aucune incidence, alors que l'urgence serait d'organiser la lutte contre la casse sociale et pour la d&#233;fense de la S&#233;cu, l'interdiction des licenciements, l'augmentation des salaires, en revient &#224; tomber dans le pi&#232;ge tendu ou pire vouloir y pousser la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rard WEGAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Urgence : contre-attaquer sur la S&#233;cu
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
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		<description>Sans surprise, l'&#233;crasante d&#233;faite &#233;lectorale de la droite n'aura gu&#232;re eu de cons&#233;quence. Les objectifs comme la m&#233;thode du gouvernement restent pour l'essentiel inchang&#233;s. &lt;br /&gt;Rappel du sc&#233;nario &lt;br /&gt;D'abord, d'octobre &#224; janvier, ce fut la phase num&#233;ro 1 dite &#171; de diagnostic &#187;, avec la mise en place d'un &#171; Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie &#187; r&#233;unissant 53 repr&#233;sentants syndicaux et patronaux, hommes politiques et hauts fonctionnaires. Joli coup que se permettait le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Securite-sociale-+" rel="tag"&gt;S&#233;curit&#233; sociale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sans surprise, l'&#233;crasante d&#233;faite &#233;lectorale de la droite n'aura gu&#232;re eu de cons&#233;quence. Les objectifs comme la m&#233;thode du gouvernement restent pour l'essentiel inchang&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Rappel du sc&#233;nario&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'abord, d'octobre &#224; janvier, ce fut la phase num&#233;ro 1 dite &#171; de diagnostic &#187;, avec la mise en place d'un &#171; Haut conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie &#187; r&#233;unissant 53 repr&#233;sentants syndicaux et patronaux, hommes politiques et hauts fonctionnaires. Joli coup que se permettait le gouvernement avec, il est vrai, la complicit&#233; active des directions syndicales, sans exception ! En remettant son rapport le 22 janvier, le Haut conseil concluait sur ce qu'il appelait un &#171; constat partag&#233; &#187; (les &#171; r&#233;serves &#187; de certains syndicats ne vinrent qu'apr&#232;s), insistant notamment sur la n&#233;cessit&#233; de limiter les d&#233;penses et de red&#233;finir le p&#233;rim&#232;tre de l'assurance-maladie (avec un &#171; panier de soins &#187; minimum) et sur la n&#233;cessit&#233; de restructurer dans les h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis vint la phase num&#233;ro 2 dite &#171; de concertation &#187;. Une com&#233;die d&#233;j&#224; jou&#233;e l'an pass&#233; &#224; propos des retraites : le gouvernement pr&#233;tend &#171; &#233;couter &#187; les partenaires sociaux, lesdits &#171; partenaires &#187; font semblant de s'indigner parce que le gouvernement ne se d&#233;voile pas assez vite. Mais avec un seul objectif avou&#233; : n&#233;gocier. Ils ont int&#233;gr&#233; par avance l'id&#233;e d'accepter des concessions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau ministre des affaires sociales change alors quelques d&#233;tails dans le casting et r&#233;introduit le parlement dans le circuit comme le r&#233;clame le Parti socialiste. La r&#233;forme sera ent&#233;rin&#233;e par le vote d'une loi et non par ordonnances, mais ce sera bien en juillet, au moment o&#249; la mobilisation des travailleurs est suppos&#233;e &#234;tre la plus difficile. Les organisations syndicales seront donc libres de n&#233;gocier tout mai et juin, voire d'organiser une ou deux journ&#233;es d'action symboliques histoire de se justifier et de faire lanterner les travailleurs qui ne se r&#233;signeraient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;videmment ce petit jeu r&#233;gl&#233; comme sur du papier &#224; musique que tous les salari&#233;s et tous les militants, syndicalistes comme associatifs ou politiques, ont int&#233;r&#234;t non seulement &#224; d&#233;noncer, mais &#224; bousculer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une r&#233;forme ? Ou une r&#233;volution ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que pr&#233;tend le gouvernement, son objectif n'est pas de r&#233;duire les d&#233;penses de sant&#233; (les marchands qui font leur beurre sur les m&#233;dicaments, les mat&#233;riels et les soins ne sont nullement vis&#233;s !), il est de r&#233;duire les d&#233;penses prises en charge par l'assurance-maladie. Le d&#233;ficit n'est qu'un pr&#233;texte, la r&#233;forme n'a d'autre but que de soigner les profits du patronat, d'une part en r&#233;duisant les cotisations sociales pay&#233;es par tous les patrons et donc la masse salariale, d'autre part en donnant un nouveau champ de prospection aux assurances priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ficit ? Le probl&#232;me est totalement artificiel. Il est le r&#233;sultat de toutes les exon&#233;rations de charges sociales du patronat, de toutes les manipulations comptables de l'Etat au d&#233;triment de la S&#233;curit&#233; sociale et surtout de pr&#232;s de trente ans de blocage des salaires, de croissance du ch&#244;mage et de d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233;. Il y a de l'argent imm&#233;diatement disponible pour faire de la Caisse d'assurance-maladie une caisse exc&#233;dentaire pour de longues ann&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;forme ? La seule n&#233;cessaire serait de mettre un terme &#224; l'enrichissement &#233;hont&#233; des entreprises pharmaceutiques et de leurs plus gros actionnaires sur le dos de la S&#233;curit&#233; sociale ? Sanofi-Synth&#233;labo a trouv&#233; plus de 60 milliards d'euros (plus de quatre fois le trou de la S&#233;curit&#233; sociale) pour prendre le contr&#244;le de son concurrent Aventis. Ces milliards &#224; la disposition d'un trust pharmaceutique proviennent forc&#233;ment en grande partie de la S&#233;cu et donc de nos cotisations. Ne seraient-ils pas mieux employ&#233;s &#224; servir &#224; la recherche plut&#244;t qu'&#224; la sp&#233;culation ? Mais pour cela il faudrait faire des trusts qui vendent m&#233;dicaments et mat&#233;riel m&#233;dical un vrai service public produisant &#224; prix co&#251;tant. Et cette r&#233;forme l&#224; ne peut s'imaginer &#233;videmment sans un vrai contr&#244;le des prix par les salari&#233;s, &#224; commencer par ceux de ces entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me le maintien d'un syst&#232;me de m&#233;decine lib&#233;rale qui voudrait s'enrichir librement (et sans contr&#244;le des &#171; clients &#187;, c'est-&#224;-dire des assur&#233;s sociaux) tout en ayant des revenus garantis par l'Etat gr&#226;ce &#224; la S&#233;cu est irrationnel, tout en produisant d'&#233;normes gaspillages. Bien des toubibs ne gagnent sans doute pas des fortunes (mais ceux-l&#224; justement n'ont rien &#224; craindre de la plus grande transparence). Il n'en est pas de m&#234;me des propri&#233;taires des h&#244;pitaux et des cliniques priv&#233;es qui se r&#233;servent les secteurs les plus juteux, avec la complicit&#233; bienveillante des pouvoirs publics, quand ce ne sont pas les h&#244;pitaux publics qui mettent &#224; la disposition du priv&#233; une partie de leurs locaux, mat&#233;riels et personnels !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que la S&#233;curit&#233; sociale cesse d'&#234;tre une vache &#224; lait pour le priv&#233;. Tout le syst&#232;me de protection sociale aurait alors les moyens d'aller vers une prise en charge int&#233;grale des d&#233;penses de sant&#233; par la seule caisse d'assurance-maladie et vers la m&#233;decine gratuite.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_103 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L149xH300/medecine-ca0fb.gif?1787889259' width='149' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Quels objectifs ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gauche syndicale et politique (du moins sa fraction qui se veut &#224; gauche du Parti socialiste) d&#233;fend l'id&#233;e qu'une &#171; r&#233;forme alternative du syst&#232;me de sant&#233; &#187; est possible. Ainsi de l'appel initi&#233; par la Fondation Copernic, de celui de la FSU et du Groupe des dix-Solidaires le 15 avril, ou encore des &#171; Etats g&#233;n&#233;raux de la sant&#233; et de l'assurance-maladie &#187; organis&#233;s par Attac le 24 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fondation Copernic par exemple d&#233;veloppe un programme en quatre points, qui devrait permettre d'aller &#171; &lt;em&gt;vers la prise en charge compl&#232;te des soins&lt;/em&gt; &#187; : relever imm&#233;diatement le taux des cotisations patronales ; mettre &#224; contribution les revenus financiers des entreprises et des institutions financi&#232;res au m&#234;me niveau que les salaires ; relever la part des salaires dans le partage de la valeur ajout&#233;e ; aller vers une modulation des taux de cotisation patronale (les entreprises qui licencient et compriment les salaires se verraient appliquer un taux plus &#233;lev&#233; que celles qui d&#233;veloppent l'emploi, les salaires et la formation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'on peut &#233;mettre des r&#233;serves sur ce quatri&#232;me volet (aujourd'hui offrir de &#171; moduler &#187; les cotisations patronales, c'est risquer d'ouvrir la voie aux &#171; n&#233;gociations &#187; pour exon&#233;rer une nouvelle fois certaines entreprises) le programme en lui-m&#234;me a &#233;videmment le m&#233;rite de prendre le contre-pied du projet du gouvernement qui ne veut pas parler des recettes mais seulement des d&#233;penses, et n'envisage pas un instant de faire payer les capitalistes. Il est sans doute s&#233;duisant pour bon nombre de ceux qui doivent bien constater que ni le PS ni les conf&#233;d&#233;rations syndicales n'ont un programme bien clair pour que ce ne soit pas aux travailleurs de payer une fois de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment imposer un tel programme au gouvernement et au patronat, sans un mouvement d'ampleur, y compris une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, au moins comparable &#224; ceux de juin 36 ou mai 68 ? Or pas plus que la CGT (dont ils critiquent &#224; juste titre les atermoiements) ou les autres centrales syndicales, ceux qui mettent en avant des objectifs plus radicaux, PCF, Attac ou les Sud, n'&#233;voquent ce probl&#232;me ni n'avancent la moindre &#233;bauche d'un plan de mobilisation des salari&#233;s. Comme les autres c'est sur la d&#233;mocratisation des institutions qu'ils comptent, en clair de nouvelles formes d'&#233;lection aux conseils d'administration qu'ils r&#233;clament !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que la montagne accouche d'une souris ! C'est ridicule : il ne suffira pas de changer les g&#233;rants de la S&#233;cu pour faire payer les patrons. Et c'est un pi&#232;ge : la man&#339;uvre actuelle du gouvernement est justement de proposer aux directions syndicales de discuter &#224; n'en plus finir de la &#171; gouvernance &#187; du syst&#232;me, pour qu'elles ent&#233;rinent au final les reculs et les sacrifices demand&#233;s aux salari&#233;s, en &#233;change de quelques postes accord&#233;s aux appareils.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une politique pour l'extr&#234;me gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certes, la premi&#232;re t&#226;che des communistes r&#233;volutionnaires est de participer &#224; la campagne de d&#233;nonciation qui s'&#233;bauche, d&#233;masquer les mensonges de Raffarin et Douste-Blazy et le mauvais coup qu'ils nous mijotent, exposer aussi les ambigu&#239;t&#233;s de la gauche comme l'inaction des directions syndicales, voire critiquer les incons&#233;quences de la gauche &#171; critique &#187;. Mais sur le sujet qui va occuper l'actualit&#233; sociale dans ce pays tous les prochains mois, et sur un enjeu qui est vital pour l'ensemble des salari&#233;s (m&#234;me si &#224; l'heure o&#249; nous &#233;crivons seul le milieu politis&#233; en a vraiment pris conscience), ne peuvent-ils d&#233;passer le niveau de la simple propagande ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, un mouvement d'ensemble doit bien na&#238;tre quelque part avant de se propager. Il y a un an, la lutte &#224; propos de la d&#233;centralisation puis des retraites a d&#233;marr&#233; dans un secteur (l'Education nationale) sur l'initiative de militants d'extr&#234;me gauche. Aujourd'hui on peut imaginer une m&#234;me situation se reproduire autour de l'h&#244;pital, par exemple, o&#249; la grogne d'une cat&#233;gorie du personnel pourrait encourager la contestation des autres, exploser sur une question comme celle des effectifs, pour s'&#233;largir ensuite &#224; la question du droit &#224; la sant&#233; pour tous et de son financement, en englobant l'ensemble des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour l'instant, ce n'est pas le cas. Sommes-nous donc condamn&#233;s &#224; attendre l'explosion l'arme au pied ? Ou pouvons-nous d&#232;s maintenant aider &#224; la pr&#233;parer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous voulons, c'est refuser tous les sacrifices impos&#233;s aux travailleurs et faire payer le patronat afin de combler le trou de la S&#233;curit&#233; sociale. Ce que nous cherchons &#224; faire, c'est tisser le maximum de liens entre les travailleurs de diff&#233;rentes cat&#233;gories, de diff&#233;rentes entreprises afin d'aller vers un mouvement d'ensemble, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale interprofessionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment le faire sinon en proposant l'unit&#233; d'action &#224; toutes les autres forces militantes, syndicats, partis, associations, qui se r&#233;clament de pr&#232;s ou de loin du monde du travail et des salari&#233;s et disent vouloir s'opposer au d&#233;mant&#232;lement de la S&#233;cu, m&#234;me si les solutions qu'elles pr&#233;conisent ne sont pas les n&#244;tres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau national, nos organisations LO et LCR ont aujourd'hui les moyens, surtout ensemble, de se faire entendre. Et si exercer une pression assez forte sur les partis de gauche et les centrales syndicales pour les convaincre d'agir en commun (et dans un premier temps d'organiser d&#232;s maintenant l'avertissement n&#233;cessaire - une vraie journ&#233;e de gr&#232;ves et manifestations par exemple - qui signifierait au gouvernement que les travailleurs ne le laisseront pas porter tranquillement son coup dans trois mois) est peut-&#234;tre hors de notre port&#233;e imm&#233;diate, obtenir l'attention des militants syndicalistes et politiques du monde ouvrier sur nos propositions, ne l'est certainement pas. A condition de leur faire ces propositions d'unit&#233; d'action, bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau local, ville, quartier ou entreprise, les militants d'extr&#234;me gauche, m&#234;me encore peu nombreux, ont maintenant nou&#233; les liens qui leur permettent d'avoir l'oreille, d&#233;battre et travailler (ne serait-ce qu'&#224; une agitation aupr&#232;s des salari&#233;s du secteur), avec tous ceux qui ont envie d'en d&#233;coudre sans attendre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'indique &#224; coup s&#251;r que l'extr&#234;me gauche est en situation de convaincre, entra&#238;ner et finalement contribuer &#224; bousculer le jeu bien r&#233;gl&#233; entre le gouvernement, la gauche parlementaire et les directions syndicales ? Mais pour le mesurer et le savoir il n'est pas d'autre moyen que de le tenter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 mai 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raoul GLABER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le &#171; trou &#187; de la S&#233;cu n'existe pas !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre ce que la S&#233;cu devrait percevoir et ce qu'elle ne devrait pas payer, c'est en effet plus de 20 milliards d'euros qui manquent :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les recettes que l'Etat s'est gard&#233;es en 2003 (taxes sur les alcools, taxes sur le tabac, taxes sur l'assurance auto, et taxes sur les industries polluantes) : 13,5 milliards d'euros.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les autres recettes non per&#231;ues (les all&#233;gements de cotisation non compens&#233;es par l'Etat sur les contrats emploi-formation, les emplois familiaux, les ch&#232;ques emploi services, les aides aux temps partiels, les aides pour la RTT) : 4,3 milliards&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les cotisations impay&#233;es par le patronat : 2 milliards.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_102 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH192/Trou-secu-9ff6b.gif?1787889259' width='350' height='192' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les mesures antiouvri&#232;res pr&#233;par&#233;es par la gauche&lt;/h2&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La CSG : cet imp&#244;t non progressif a &#233;t&#233; mis en place par Rocard ; il est abond&#233; aujourd'hui &#224; hauteur de 86 % par les salari&#233;s, ch&#244;meurs et retrait&#233;s, et son taux a &#233;t&#233; successivement relev&#233;, passant de 1,1 % &#224; 2,4 %, puis &#224; 3,4 % et enfin &#224; 7,5 % en 1998 avec Aubry et Kouchner !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La CRDS (contribution de remboursement &#224; la dette sociale) : institu&#233;e par Jupp&#233;, elle a &#233;t&#233; prolong&#233;e par Jospin jusqu'en 2014 !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le forfait hospitalier : il a &#233;t&#233; mis en place par le ministre communiste Jack Ralite en 1982 et augment&#233; aussi bien sous Rocard que sous Jupp&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le d&#233;remboursement des m&#233;dicaments : initi&#233; par Simone Veil d&#232;s 1977, cette pratique a &#233;t&#233; reprise par Georgina Dufoix en 1985 et poursuivie ensuite par tous les gouvernements de gauche ou de droite.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le retour du programme d'urgence&lt;/h2&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1 % d'augmentation des salaires, c'est 3 milliards d'euros en plus.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 100 000 ch&#244;meurs en moins c'est 1 milliard d'euros en plus.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le rattrapage des cotisations patronales au m&#234;me niveau que celles des salari&#233;s (entre 1967 et 2003, les cotisations patronales ont augment&#233; de 30 % et celles des salari&#233;s de 79 %), c'est 20 milliards.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs mis nagu&#232;re en avant par le programme d'urgence d'Arlette Laguiller, augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires, interdiction des licenciements et contr&#244;le des comptes des entreprises par les travailleurs, sont directement li&#233;s &#224; celui de la d&#233;fense de la S&#233;cu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Salaires : Les trains de retard de la SNCF
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Salaires-Les-trains-de-retard-de-la-SNCF</link>
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		<dc:subject>Salaires
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		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Lors des derni&#232;res n&#233;gociations salariales, la direction de la Sncf a mis en avant la gr&#232;ve du printemps dernier (250 millions de perte pour l'entreprise, dit-elle) pour justifier la continuit&#233; de sa politique d'aust&#233;rit&#233;. Pour l'ann&#233;e 2004, elle a d&#233;cid&#233; une augmentation de 0,5 % en janvier suivie d'une autre &#233;quivalente en octobre. Or rien que pour les trois premiers mois de l'ann&#233;e, l'indice des prix a d&#233;j&#224; grimp&#233; de 0,8 %. Bref, apr&#232;s une ann&#233;e 2003 sans aucune augmentation&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors des derni&#232;res n&#233;gociations salariales, la direction de la Sncf a mis en avant la gr&#232;ve du printemps dernier (250 millions de perte pour l'entreprise, dit-elle) pour justifier la continuit&#233; de sa politique d'aust&#233;rit&#233;. Pour l'ann&#233;e 2004, elle a d&#233;cid&#233; une augmentation de 0,5 % en janvier suivie d'une autre &#233;quivalente en octobre. Or rien que pour les trois premiers mois de l'ann&#233;e, l'indice des prix a d&#233;j&#224; grimp&#233; de 0,8 %. Bref, apr&#232;s une ann&#233;e 2003 sans aucune augmentation (alors que les prix grimpaient de plus de 2,2 %), les cheminots dans leur ensemble conna&#238;tront cette ann&#233;e encore une baisse de leur pouvoir d'achat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Au bas de l'&#233;chelle : des sous-smicards&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude r&#233;cente de la f&#233;d&#233;ration des cheminots CGT montre une tendance r&#233;elle &#224; la baisse du pouvoir d'achat, depuis une vingtaine d'ann&#233;es et toutes cat&#233;gories confondues. Elle compare la hausse des prix depuis 1981, selon l'indice officiel Insee, avec la progression de la &lt;em&gt;&#171; valeur du point de grille &#187;&lt;/em&gt; (qui d&#233;termine &#224; la SNCF le traitement brut, les indemnit&#233;s de r&#233;sidence, la plupart des primes et toutes les retraites).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si bien qu'aujourd'hui, sans dipl&#244;me, le salaire minimum d'embauche (position 2, qualification A, zone 1), qui d&#233;passait de 38,5 % le Smic en 1972, est 2,16 % en dessous du Smic de r&#233;f&#233;rence aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire avaler la pilule, la direction se vante de verser un compl&#233;ment salarial aux bas salaires. Sauf que celui-ci diminue &#224; chaque avancement en &#233;chelon. Une forme d&#233;guis&#233;e comme une autre d'imposer le blocage des salaires pendant des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si de nombreux cheminots sont devenus smicards, ce n'est pas que le Smic ait tellement progress&#233; mais c'est que les salaires des cheminots n'ont pas suivi la hausse des prix.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Baisse du pouvoir d'achat toutes cat&#233;gories&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les salaires bruts &#224; la SNCF ont perdu 15,50 % par rapport aux prix depuis 20 ans. Dans le m&#234;me temps, les cotisations sociales sont pass&#233;es de 9,1 % en 1981 &#224; 16,15 % du salaire brut en 2003. La perte du pouvoir d'achat d&#233;passe donc les 20 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salaire net d'embauche d'un agent des guichets ou d'un aiguilleur ne d&#233;passe pas le Smic, mais s'y ajoutent des primes (pour travail de &#171; nuits &#187;, &#171; dimanches &#187; et &#171; f&#234;tes &#187; en particulier) qui peuvent ajouter 100 &#224; 200 euros. Cela dit, un aiguilleur en fin de carri&#232;re, avec 30 ans d'anciennet&#233;, gagne environ 1500 &#224; 1700 euros. Pas lourd !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'un jeune conducteur gagnait 223 % de plus que le Smic en 1972, il touche aujourd'hui 68% de plus. Les conducteurs n'ont pas les pires payes de la SNCF mais les primes repr&#233;sentent environ 1/3 de leur salaire, en particulier soumis &#224; de fortes baisses en cas de &lt;em&gt;&#171; journ&#233;es inutilis&#233;es &#187;&lt;/em&gt;, avec moins de kilom&#232;tres. Par ailleurs, une enveloppe nationale distribu&#233;e par les diff&#233;rents &#233;tablissements autorise des primes diff&#233;rentes d'un endroit &#224; l'autre et aggrave l'in&#233;galit&#233;. Ainsi pour parer &#224; la baisse d'activit&#233; du fret les conducteurs de ce secteur re&#231;oivent une nouvelle prime de... 3 euros par jour de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un salaire &#171; au m&#233;rite &#187;... et &#224; la t&#234;te du client&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; dans le milieu des agents travaillant sur les voies, des chefs disposent depuis longtemps d'une enveloppe qu'ils r&#233;partissent &#171; au m&#233;rite &#187;, avec des primes qui peuvent engendrer des diff&#233;rences de salaire de 150 &#224; 250 euros par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2003 la direction a introduit la GEXCI ou &lt;em&gt;gratification exceptionnelle de contribution individuelle&lt;/em&gt;. Il existait d&#233;j&#224; l'avancement (en qualification, position ou niveau) qui se fait moiti&#233; &#224; l'anciennet&#233;, moiti&#233; &#171; au choix &#187;, c'est-&#224;-dire arbitrairement selon l'appr&#233;ciation des chefs. Mais avec la GEXCI, la direction en rajoute dans le syst&#232;me &#171; t&#234;te du client &#187;. Chaque chef s'est vu attribu&#233; une somme globale dans laquelle il a pu piocher, &#224; charge pour lui de se faire bien voir ! Si elle avait &#233;t&#233; distribu&#233;e &#233;galitairement, chaque cheminot aurait re&#231;u 64 euros. La belle affaire ! De fait, certains n'ont rien eu et d'autres ont r&#233;cup&#233;r&#233; de 75 &#8364; &#224; 300 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le r&#232;gne de l' &#171; individualisation &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La direction de la SNCF est donc tr&#232;s &#171; tendance &#187; en mati&#232;re de salaires. Quasiment pas d'augmentations g&#233;n&#233;rales mais renforcement de l'individualisation, par l'introduction de &#171; gratifications &#187; ! Bien des primes pr&#233;sentent l'avantage pour le patron non seulement d'&#234;tre &#233;pisodiques voire al&#233;atoires, mais de ne pas compter pour les cotisations sociales. Autant de moins &#224; payer, autant de moins dans les caisses de S&#233;cu, ch&#244;mage et retraite ! Avec par-dessus le march&#233;, la tentative d'enfoncer un coin entre les &#171; m&#233;ritants &#187; et les autres ! Vieille ficelle du diviser pour mieux r&#233;gner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne n'est vraiment dupe. Les primes, li&#233;es &#224; tel aspect des t&#226;ches ou pr&#233;tendues &#171; au m&#233;rite &#187;, pr&#233;carisent et fragilisent encore le salaire. Face &#224; un grand patronat qui brasse des profits colossaux, c'est l'augmentation g&#233;n&#233;rale substantielle des salaires qui est indispensable et devra (avec l'emploi, la S&#233;cu et les retraites) &#234;tre mise &#224; l'ordre du jour de la riposte g&#233;n&#233;rale qui s'impose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre VOIRON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Smicards et sous-smicards : des cat&#233;gories en pleine croissance
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Smicards-et-sous-smicards-des-categories-en-pleine-croissance</link>
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		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Smic
</dc:subject>

		<description>Deux fois plus de smicards qu'il y a huit ans. C'est ce qu'indique, chiffres &#224; l'appui, une &#233;tude de l'Insee intitul&#233;e &#171; Dynamique du co&#251;t des salaires entre 1996 et 2000 &#187; (publi&#233;e dans &#171; France, portrait social 2003-2004 &#187;). &lt;br /&gt;Entre 1996 et 2000, le nombre des salari&#233;s touchant moins de 1,2 Smic est pass&#233; de 22 % &#224; 30 % (dont un peu plus de 17 % touchant entre 1 et 1,2 Smic - 15 % en 96 - et 12,2 % touchant entre 0,8 et 1 Smic - 7,3 % 4 ans auparavant). &lt;br /&gt;Les aides &#224; l'emploi : une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux fois plus de smicards qu'il y a huit ans. C'est ce qu'indique, chiffres &#224; l'appui, une &#233;tude de l'Insee intitul&#233;e &lt;em&gt;&#171; Dynamique du co&#251;t des salaires entre 1996 et 2000 &#187;&lt;/em&gt; (publi&#233;e dans &#171; &lt;em&gt;France, portrait social 2003-2004 &lt;/em&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1996 et 2000, le nombre des salari&#233;s touchant moins de 1,2 Smic est pass&#233; de 22 % &#224; 30 % (dont un peu plus de 17 % touchant entre 1 et 1,2 Smic - 15 % en 96 - et 12,2 % touchant entre 0,8 et 1 Smic - 7,3 % 4 ans auparavant).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les aides &#224; l'emploi : une fabrique &#224; emplois sous pay&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un des volets de la politique patronale a &#233;t&#233; d'embaucher aux qualifications les plus basses (et donc aux salaires les plus bas). Toute la pr&#233;tendue &#171; aide &#224; l'emploi &#187; gouvernementale, c'est-&#224;-dire l'accumulation des d&#233;gr&#232;vements de charges sociales accord&#233;es aux patrons sur les salaires allant jusqu'&#224; 1,3 Smic, puis aujourd'hui jusqu'&#224; 1,7 Smic, y contribue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part le nombre de contrats r&#233;mun&#233;r&#233;s officiellement en dessous du Smic s'est accru, contrats d'orientation, contrats de qualification... qui explique la forte croissance des salari&#233;s travaillant &#224; temps plein qui sont sous-smicards.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les jeunes et les femmes aux premiers rangs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pourcentage des smicards est plus fort dans le priv&#233;, un salari&#233; sur six. Il est plus fort chez les jeunes, un jeune de moins de 26 ans sur 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien plus &#233;lev&#233; chez les femmes que chez les hommes : 17,2 % des femmes salari&#233;es &#224; plein temps et 9,1 % des hommes &#233;taient au Smic en 1998, alors que le taux moyen des smicards &#233;tait de 12,4 %.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Multiplication du travail &#224; temps partiel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel s'est rapidement accru dans les ann&#233;es 1990. La proportion des salari&#233;s du secteur &#171; marchand &#187; travaillant &#224; temps partiel est pass&#233;e de 10,7 % en 1991 &#224; 14,9 % en 1996, et 16,5 % en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O. B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Subventions... et licenciements : le merci de STMicroelectronics
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Subventions-et-licenciements-le-merci-de-STMicroelectronics</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>En ao&#251;t 2003, la direction de STMicroelectronics annon&#231;ait la fermeture de son usine rennaise. Comportant 465 CDI et 135 int&#233;rimaires, l'usine fabrique des semi-conducteurs, dont STM est le quatri&#232;me producteur mondial. Le groupe a r&#233;alis&#233; 429 millions de dollars de profit en 2002 (+67 % en un an) et 160 millions sur le premier semestre 2003. Il poss&#233;derait 3 milliards de r&#233;serve. Pourtant le site de Rennes s'est arr&#234;t&#233; pour d&#233;localiser &#224; Singapour dans le but de faire des millions&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ao&#251;t 2003, la direction de STMicroelectronics annon&#231;ait la fermeture de son usine rennaise. Comportant 465 CDI et 135 int&#233;rimaires, l'usine fabrique des semi-conducteurs, dont STM est le quatri&#232;me producteur mondial. Le groupe a r&#233;alis&#233; 429 millions de dollars de profit en 2002 (+67 % en un an) et 160 millions sur le premier semestre 2003. Il poss&#233;derait 3 milliards de r&#233;serve. Pourtant le site de Rennes s'est arr&#234;t&#233; pour d&#233;localiser &#224; Singapour dans le but de faire des millions de dollars d'&#233;conomie en exploitant de la main d'&#339;uvre bon march&#233;. Une op&#233;ration qui b&#233;n&#233;ficie de la complicit&#233; des pouvoirs publics : en effet poss&#233;dant 17 % chacun, l'Etat fran&#231;ais et l'Etat italien refusent de faire le moindre geste pour emp&#234;cher la fermeture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des capitalistes chouchout&#233;s... mais sans gratitude &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;STM fait partie de ces groupes arros&#233;s r&#233;guli&#232;rement avec de l'argent public. 542 millions d'euros ont &#233;t&#233; donn&#233; par l'Etat et les collectivit&#233;s publics au partenariat STM, Philips, Motorola pour la construction de l'usine de Crolles dans l'Is&#232;re : &#171; &lt;em&gt;la plus grosse subvention publique accord&#233;e &#224; un programme de recherche depuis 10 ans&lt;/em&gt; &#187; selon les salari&#233;s. D&#233;but 2003, Chirac lui-m&#234;me s'&#233;tait d&#233;plac&#233; pour inaugurer le site. Les pouvoirs publics bretons ont eux aussi bien rempli les caisses de STM : il y a 3 ans, des millions ont &#233;t&#233; avanc&#233;s au site rennais notamment pour sa r&#233;novation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; un an et demi auparavant, l'usine Mitsubishi fabriquant des t&#233;l&#233;phones portables, &#224; 30 km de Rennes, avait ferm&#233; en mettant plus de 1 000 travailleurs &#224; la porte. Pour cette entreprise aussi, install&#233;e depuis 10 ans seulement, les collectivit&#233;s avaient d&#233;roul&#233; le tapis rouge (b&#226;timent de l'usine appartenant &#224; la communaut&#233; urbaine, millions de subvention, exon&#233;ration de charge...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces millions n'emp&#234;ch&#232;rent &#233;videmment pas, en 2003 et 2004, la crise du secteur de l'&#233;lectronique de s'amplifier. Dans la r&#233;gion rennaise Thomson annon&#231;a 60 licenciements puis l'externalisation de 350 salari&#233;s et Philips d&#233;cida la fermeture de son site local de 69 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Neuf mois de lutte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour les salari&#233;s difficile de retrouver un emploi localement dans le secteur &#233;lectronique. Le d&#233;go&#251;t et la col&#232;re dominent donc. Mais au d&#233;part, la CFDT, seul syndicat du site STM de Rennes, a jou&#233; la carte de la n&#233;gociation et de l'apaisement. Les int&#233;rimaires de STM ont m&#234;me &#233;t&#233; oblig&#233;s d'aller voir la CGT-int&#233;rim pour d&#233;fendre leur droit et un syndicat CGT-STM s'est form&#233; dans la foul&#233;e des &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis ao&#251;t 2003, la lutte des STM a domin&#233; l'actualit&#233; sociale et politique locale. Les salari&#233;s de Thomson, o&#249; des militants de LO sont pr&#233;sents, ont jou&#233; un r&#244;le essentiel pour l'organisation des luttes avec pour but l'extension du mouvement et sa popularisation. Un comit&#233; de soutien aux STM s'est aussi mont&#233; avec des militants de la LCR. Pendant des mois se succ&#233;d&#232;rent gr&#232;ves, occupation permanente de la cour de l'usine, blocage des sorties des camions, organisation de concert pour sensibiliser la population. Pas en vain puisque plusieurs manifestations r&#233;unissant plus de 2 000 personnes ont eu lieu, organis&#233;es par les salari&#233;s et les syndicats de Thomson, STM et Philips mais avec la pr&#233;sence de salari&#233;s de diff&#233;rents secteurs (h&#244;pitaux, Education Nationale, intermittents, SNCF, automobiles, Thal&#232;s...) ainsi que d'habitants de la ZUP-sud de Rennes venus d&#233;fendre la derni&#232;re usine de leur quartier. Les STM, les salari&#233;s de l'&#233;lectronique et les &#233;tudiants se retrouv&#232;rent au coude &#224; coude dans des manifestations lors de la gr&#232;ve &#224; l'universit&#233; de Rennes 2 en d&#233;cembre dernier. Une visite des STM de Rennes &#224; ceux de Crolles fut m&#234;me organis&#233;e d&#233;clenchant l&#224;-bas des d&#233;brayages de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 19 janvier, exc&#233;d&#233;s par son m&#233;pris et son arrogance, une centaine de salari&#233;s ont s&#233;questr&#233; le directeur de site. Le lendemain, il a fallu l'intervention des CRS pour l'aider &#224; sortir. Quittant &#171; son &#187; usine apr&#232;s une nuit agit&#233;e, prot&#233;g&#233; par deux rang&#233;es de CRS, il faisait un peu moins le fier... En r&#233;ponse l'usine, gard&#233;e par des vigiles et des chiens, fut lockout&#233;e pendant plusieurs jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 300 salari&#233;s de STM et de Thomson sont aussi all&#233;s brocarder Philippe Douste-Blazy, lors du meeting &#233;lectoral de l'UMP &#224; Rennes. Avec des p&#233;tards, des fus&#233;es de d&#233;tresse, des feux de palettes et des jets d'&#339;ufs, les travailleurs ont r&#233;clam&#233; l'arr&#234;t des licenciements. Il a fallu l'intervention encore une fois des CRS pour chasser la &#171; France d'en bas &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin des dizaines d'int&#233;rimaires de STM ont port&#233; plainte devant le conseil des prud'hommes pour &#171; usage abusif de l'int&#233;rim &#187;, certains d'entre eux ayant plusieurs ann&#233;es d'entreprise. Ils demandent une requalification de leurs contrats en CDI. Cela leur permettrait de b&#233;n&#233;ficier de la prime de licenciement, forcerait le CE &#224; reprendre &#224; z&#233;ro l'application du plan social et donc &#224; retarder la fermeture. Le proc&#232;s a &#233;t&#233; repouss&#233; en juin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'interdiction des licenciements&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de pi&#232;ges ont &#233;t&#233; tendus aux salari&#233;s de STM. D'abord les hypocrites discours indign&#233;s des politiciens locaux et de certains syndicalistes expliquant que seule la r&#233;orientation vers la production de puces pour la Nasa pourraient sauver l'entreprise. Au cour d'interminables n&#233;gociations et avec comme seul outil de combat des rapports d'expert, ils voulaient convaincre le patron que son int&#233;r&#234;t &#233;tait de rester &#224; Rennes... Ces r&#233;flexes r&#233;gionalistes et corporatistes pour la d&#233;fense de l'&#233;lectronique bretonne, ainsi que cette tactiques d'&#233;viter l'affrontement avec la direction n'ont &#233;videmment abouti &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu ensuite des tentatives de diviser les travailleurs. La direction proposa un vague plan de reclassement de 150 d'entre eux sur le site qui serait repris par un sous-traitant de PSA. Les salaires n'&#233;taient m&#234;me pas maintenus et les promesses d'emploi n'allaient pas au del&#224; de 2 ans. Le sous-traitant repreneur lui aussi semblait surtout int&#233;ress&#233; par les subventions &#224; la cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui la direction de Thomson a renonc&#233; aux 60 licenciements. Mais Philips a ferm&#233; et finalement STM aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 mars LO et la LCR offraient une tribune &#224; un repr&#233;sentant des salari&#233;s de STM &#224; la fin du meeting commun d'Arlette Laguiller et Olivier Besancenot. Devant 1 800 personnes, il appela &#224; la solidarit&#233; et d&#233;non&#231;a violemment le cynisme des patrons de STM. Son intervention concluait parfaitement un meeting o&#249; il fut essentiellement question de l'interdiction des licenciements ainsi que du contr&#244;le des comptes des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de STM rend ces objectifs plus actuels que jamais. Il souligne aussi les limites des luttes, m&#234;me longues et dures, quand elles restent circonscrites &#224; une entreprise ou m&#234;me une agglom&#233;ration. Et la n&#233;cessit&#233; de trouver le moyen de briser leur isolement pour aboutir au mouvement d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hersch RAY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Iran : pour l'imp&#233;rialisme les ayatollahs sont de nouveau fr&#233;quentables
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Iran-pour-l-imperialisme-les-ayatollahs-sont-de-nouveau-frequentables</link>
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		<dc:subject>Iran
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Le r&#233;gime iranien, que Bush classait nagu&#232;re dans &#171; l'axe du mal &#187;, volait r&#233;cemment au secours des forces d'occupation &#233;tats-uniennes en se proposant pour une m&#233;diation avec des rebelles chiites irakiens. Il semble m&#234;me que cela aurait co&#251;t&#233; la vie &#224; un diplomate iranien en poste &#224; Bagdad. Ce retournement spectaculaire s'explique ais&#233;ment &#224; la lecture de l'analyse des camarades de la Ligue socialiste r&#233;volutionnaire d'Iran que nous publions ici. Plus les &#233;lections au parlement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-33-mai-juin-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 33, mai-juin 2004
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Iran-+" rel="tag"&gt;Iran
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le r&#233;gime iranien, que Bush classait nagu&#232;re dans &#171; l'axe du mal &#187;, volait r&#233;cemment au secours des forces d'occupation &#233;tats-uniennes en se proposant pour une m&#233;diation avec des rebelles chiites irakiens. Il semble m&#234;me que cela aurait co&#251;t&#233; la vie &#224; un diplomate iranien en poste &#224; Bagdad. Ce retournement spectaculaire s'explique ais&#233;ment &#224; la lecture de l'analyse des camarades de la Ligue socialiste r&#233;volutionnaire d'Iran que nous publions ici.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Plus les &#233;lections au parlement islamique [qui ont eu lieu au mois de f&#233;vrier et furent largement boycott&#233;es par les &#233;lecteurs] approchaient et plus les m&#233;dias occidentaux se sont mis &#224; porter attention &#224; une pr&#233;tendue &#233;volution positive qu'ils pr&#233;tendaient discerner au sein des &#233;lites dirigeantes iraniennes. Ainsi on vit le d&#233;nomm&#233; Seyyed Hassan Rohani, pr&#233;sent&#233; parfois comme un &#8220;inconnu&#8221; alors qu'il est en fait le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du conseil sup&#233;rieur de la s&#233;curit&#233; (et peut-&#234;tre le prochain pr&#233;sident de l'Iran), salu&#233; comme un &#171; m&#233;diateur &#187; et &#171; l'avant-garde de la tendance r&#233;aliste des conservateurs &#187; par le &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt; (21 janvier 2004), ou encore &#171; digne de confiance &#187;, voire &#171; l'officieux ministre des affaires &#233;trang&#232;res &#187; du pr&#233;sident Khameneii par &lt;em&gt;The Economist &lt;/em&gt;(num&#233;ro du 17-23 janvier)&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi donc ces &#233;loges ? D'abord son r&#244;le dans la signature du protocole additionnel du trait&#233; de non-prolif&#233;ration nucl&#233;aire (en fait une capitulation du gouvernement iranien devant les Occidentaux). Ensuite sa visite en France et sa rencontre avec Jacques Chirac ainsi que ses n&#233;gociations avec d'autres gouvernements occidentaux qui ouvrent les portes de l'Iran aux capitalistes internationaux. On peut y ajouter un petit signal amical au gouvernement isra&#233;lien. Etait ainsi trac&#233;e la voie vers la &#171; paix &#187; entre les gouvernements europ&#233;ens et des USA et la R&#233;publique islamique. Une visite du Prince Charles, d&#251;ment mandat&#233; par le gouvernement britannique, confirmait la b&#233;n&#233;diction accord&#233;e &#224; la politique des conservateurs iraniens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Peu importe la clique au pouvoir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment le Conseil des gardiens de la r&#233;volution refusait aux dirigeants &#171; r&#233;formateurs &#187; le droit de se repr&#233;senter aux &#233;lections. Les protestations de ces derniers, le sit-in organis&#233; par 80 membres du parlement sortant, rien n'y a rien fait. La haine et le d&#233;go&#251;t de ceux qui quatre ans auparavant avaient vot&#233; pour ces &#171; d&#233;put&#233;s &#187; a atteint un tel degr&#233; qu'il n'y a pas eu la moindre manifestation de soutien en leur faveur. Les r&#233;formateurs ont &#233;t&#233; abandonn&#233;s par leurs propres partisans, rejet&#233;s de partout et finalement laiss&#233;s tomber par les gouvernements imp&#233;rialistes eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci se sont donc rendus &#224; l'&#233;vidence, comme les durs du r&#233;gime le leur avaient susurr&#233; : les &#171; r&#233;formateurs &#187; n'avaient pas le moindre pouvoir, mais pas non plus le moindre soutien populaire. Et d'en tirer les cons&#233;quences : pour obtenir les r&#233;formes esp&#233;r&#233;es par les capitalistes il fallait baptiser r&#233;formateurs... les conservateurs eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le tournant fut pris &#224; la suite de l'occupation de l'Irak par les forces am&#233;ricaines. Il se fit sous la direction de l'ex-pr&#233;sident Rafsanjani lui-m&#234;me. Dans le num&#233;ro qui suivit la chute de Saddam Hussein, &lt;em&gt;Rahbord, &lt;/em&gt;magazine publi&#233; par le Centre des &#233;tudes strat&#233;giques, une institution li&#233;e au Conseil des affaires politiques du r&#233;gime, publiait une interview de 24 pages d'Akbar Hashemi Rafsanjani, le pr&#233;sident de ce conseil. Dans cette interview Rafsanjani traitait des probl&#232;mes entre l'Iran et les Etats-Unis. Il affirmait que &#171; &lt;em&gt;en tant que musulmans nous n'avons pas de probl&#232;me pour trouver une solution &#224; nos relations internationales ; l'Islam a pour principe que la politique passe avant tout le reste &lt;/em&gt; &#187;. Il se r&#233;f&#233;rait &#224; Khomeni lui-m&#234;me qui a dit qu'on pouvait arr&#234;ter les pri&#232;res et les je&#251;nes si la sauvegarde du syst&#232;me l'exigeait. Et il concluait que la diplomatie iranienne, &#224; cause de l'inexp&#233;rience de ses responsables, avait rat&#233; bien des occasions, mais que maintenant elle avait atteint la maturit&#233; suffisante pour lui permettre de bien &#233;valuer les questions politiques internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes diplomatiques c'&#233;tait reconna&#238;tre que pour les gouvernements imp&#233;rialistes peu importe la clique dirigeante, du moment qu'ils sont libres d'investir, piller les ressources p&#233;troli&#232;res et exploiter la force de travail en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vers le renouveau du mouvement ouvrier ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime entend cr&#233;er un capitalisme &#171; moderne &#187; avec l'aide de la Banque mondiale et du syst&#232;me capitaliste international. Cela signifierait une entr&#233;e massive de capital &#233;tranger dans le pays. En important nouvelles technologies et machines, en formant techniciens, technocrates et managers, le capitalisme bouleverserait un Iran &#233;conomiquement encore presque &#171; vierge &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire tourner l'industrie il faudra embaucher de nouveaux travailleurs et stabiliser leurs emplois. Progressivement l'ins&#233;curit&#233; actuelle et la peur du ch&#244;mage devraient diminuer et redonner aux travailleurs une confiance en eux-m&#234;mes qu'ils ont totalement perdu sous ce r&#233;gime. Mais d'un autre c&#244;t&#233; pour sortir de l'arri&#233;ration o&#249; le pays a &#233;t&#233; maintenu, tant par la guerre Iran-Irak que par la r&#233;pression, la mauvaise politique &#233;conomique et l'incomp&#233;tence des dirigeants, les capitalistes tenteront forc&#233;ment d'avoir recours &#224; l'intensification du travail et &#224; une exploitation accrue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des contradictions plus apparentes entre le travail et le capital, peuvent aussi faire na&#238;tre des rapports diff&#233;rents entre les capitalistes et les travailleurs. Par exemple, la politique du r&#233;gime a &#233;t&#233; jusque l&#224; d'imposer un code du travail digne du Moyen &#226;ge en m&#234;me temps qu'une f&#233;roce r&#233;pression sur les travailleurs ; on envisage maintenant de r&#233;&#233;crire un nouveau code plus en accord formel avec les lois et les r&#232;gles internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle p&#233;riode semble donc s'ouvrir pour les travailleurs iraniens et leur combat, dans laquelle l'&#233;tablissement de nouvelles organisations ouvri&#232;res sera indispensable. Pour ce faire certains semblent compter essentiellement soit sur la spontan&#233;it&#233; soit m&#234;me sur l'aide de l'Organisation internationale du travail. C'est se pr&#233;parer de s&#233;rieuses d&#233;sillusions. Seules des organisations ouvri&#232;res ind&#233;pendantes peuvent d&#233;fendre les revendications vitales (le droit de gr&#232;ve, le contr&#244;le ouvrier, l'&#233;chelle mobile des salaires, etc...) Et ces organisations ouvri&#232;res ind&#233;pendantes ne peuvent qu'&#234;tre mises en place par les travailleurs eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maziar RAZI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Rwanda : un g&#233;nocide encourag&#233; et couvert par la France
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Rwanda-un-genocide-encourage-et-couvert-par-la-France</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Rwanda
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		<description>L'opinion publique fran&#231;aise commence &#224; &#234;tre inform&#233;e, avec dix ans de retard, sur l'implication de la France dans le g&#233;nocide rwandais de 1994. Mais cette seule information est loin d'&#233;clairer toutes les responsabilit&#233;s. &lt;br /&gt;Les responsabilit&#233;s fran&#231;aises &lt;br /&gt;On sait maintenant que c'est bien le gouvernement rwandais de l'&#233;poque qui a organis&#233; le massacre, utilisant tous les moyens de l'Etat, avec l'aide et la b&#233;n&#233;diction du pr&#233;sident socialiste de la R&#233;publique fran&#231;aise Fran&#231;ois&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'opinion publique fran&#231;aise commence &#224; &#234;tre inform&#233;e, avec dix ans de retard, sur l'implication de la France dans le g&#233;nocide rwandais de 1994. Mais cette seule information est loin d'&#233;clairer toutes les responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les responsabilit&#233;s fran&#231;aises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On sait maintenant que c'est bien le gouvernement rwandais de l'&#233;poque qui a organis&#233; le massacre, utilisant tous les moyens de l'Etat, avec l'aide et la b&#233;n&#233;diction du pr&#233;sident socialiste de la R&#233;publique fran&#231;aise Fran&#231;ois Mitterrand que ses amiti&#233;s liaient &#224; la famille du dictateur rwandais, Juv&#233;nal Habyarimana. Mais si Mitterrand, et la cellule sp&#233;ciale de l'Elys&#233;e qu'il dirigeait, ont effectivement pris les d&#233;cisions essentielles, c'est avec l'accord des ministres et conseillers de droite du gouvernement Balladur, des Jupp&#233;, L&#233;otard et autres Villepin. Le Rwanda n'est pas une affreuse affaire &#233;chapp&#233;e &#224; leur contr&#244;le mais une d&#233;cision m&#251;rement pes&#233;e par les dirigeants fran&#231;ais de l'&#233;poque. D'ailleurs ceux-ci, droite et gauche confondues, refusent toujours de reconna&#238;tre leur implication et font donner diplomatie et m&#233;dias pour maintenir le rideau de fum&#233;e. Les proc&#232;s des repr&#233;sentants politiques, diplomatiques et militaires impliqu&#233;s dans un g&#233;nocide, c'est bon pour les Yougoslaves, voire les Rwandais eux-m&#234;mes, pas pour ceux de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci estimaient qu'une d&#233;faite du r&#233;gime du dictateur Habyarimana revenait &#224; voir le Rwanda, porte d'entr&#233;e vers le riche Za&#239;re, tomber dans l'escarcelle des USA. Pour l'emp&#234;cher il fallait une implication militaire et financi&#232;re massive de la France aux c&#244;t&#233;s du gouvernement rwandais dans le conflit qui l'opposait aux forces arm&#233;es de l'opposition r&#233;fugi&#233;e en Ouganda, le Front patriotique rwandais, &#224; majorit&#233; tutsie. Tr&#232;s vite, le gouvernement fran&#231;ais a couvert et m&#234;me encourag&#233; la tactique du gouvernement rwandais consistant &#224; faire payer par des massacres de la population tutsie chaque avanc&#233;e militaire du FPR. Ainsi l'offensive du FPR d'octobre 1990 repouss&#233;e avec l'aide des militaires fran&#231;ais (op&#233;ration dite Noro&#238;t) a &#233;t&#233; suivie de massacres de Tutsis au nord du pays, pr&#232;s de Bigogwe, &#224; proximit&#233; du camp militaire fran&#231;ais du DAMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1990, le lieutenant-colonel fran&#231;ais Chollet, est le v&#233;ritable chef militaire des forces arm&#233;es rwandaises. En 1992, Paul Dijoud, directeur des affaires africaines de l'Etat fran&#231;ais, d&#233;clare &#224; Paul Kagam&#233; (dirigeant du FPR &#224; l'&#233;poque et actuel chef d'Etat du Rwanda) : &lt;em&gt;&#171; si vous vous emparez du pays, vous ne retrouverez pas vos femmes et vos familles, parce que tous auront &#233;t&#233; massacr&#233;s&lt;/em&gt; &#187;&lt;em&gt;.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Le Figaro du 23 novembre 1997 et par Patrick de Saint Exup&#233;ry dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; septembre 1992, une lettre officielle de remerciement&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cit&#233; par Jean-Paul Gouteux dans &#171; La nuit rwandaise &#187;&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; au nom du pr&#233;sident Mitterrand est envoy&#233;e &#224; l'un des massacreurs connus, Jean Bosco Barayagwiza, leader du CDR qui vient d'organiser des massacres &#224; Kibuye. Le 28 f&#233;vrier 1993, le ministre de la coop&#233;ration Marcel Debarge appelle, officiellement et au nom de la France, &#171; &lt;em&gt;tous les Hutus &#224; s'unir contre le FPR&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cit&#233; par G&#233;rard Prunier dans &#171; Rwanda, le g&#233;nocide &#187;&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'ex-sp&#233;cialiste de la cellule sp&#233;ciale de l'Elys&#233;e, G&#233;rard Prunier, reconna&#238;t : &#171; &lt;em&gt;c'est un appel &#224; la guerre raciale&lt;/em&gt; &#187;. Une semaine plus tard, le &#171; Hutu Power &#187;, front uni des partis et des milices g&#233;nocidaires, est n&#233;. Jean-Paul Gouteux&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;docteur en entomologie m&#233;dicale, employ&#233; par la coop&#233;ration en Afrique et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#233;crit : &#171; &lt;em&gt;Le mouvement Hutu Power n'a rien d'exotique. Il est occidental et moderne. Ce n'est pas l'expression d'un atavisme tribal enracin&#233; dans l'Afrique profonde. (..) Des Fran&#231;ais, hommes politiques, journalistes, ministres, universitaires ou chercheurs ont justifi&#233; la politique fran&#231;aise au Rwanda &#224; l'aide de consid&#233;rations ethniques.&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mitterrand parle d'un &#171; gouvernement repr&#233;sentant &#224; Kigali une ethnie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les m&#233;canismes du g&#233;nocide&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La responsabilit&#233; des dirigeants fran&#231;ais est bien &#233;crasante. Reste &#224; comprendre pourquoi leurs prot&#233;g&#233;s de la classe dirigeante rwandaise ont voulu ce g&#233;nocide et comment ils ont trouv&#233; dans la population des centaines de milliers d'ex&#233;cutants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1988-1991, une vague de mouvements populaires d&#233;stabilise la plupart des r&#233;gimes africains et en renverse m&#234;me plusieurs (par exemple, la dictature militaire de Moussa Traor&#233; en 1991 au Mali). Le Rwanda en proie aux m&#234;mes probl&#232;mes &#233;conomiques et politiques, le poids de la dette ext&#233;rieure et celui de la dictature, n'y &#233;chappe pas. Le 8 et le 15 janvier 1990, plus de 100 000 manifestants parcourent les rues de la capitale Kigali. Dans les deux ann&#233;es qui suivent le mouvement populaire contre le r&#233;gime va aller sans cesse croissant. Il culmine en 1992 avec des manifestations monstres &#224; Kigali et dans les grandes villes. Dans la capitale, c'est presque la moiti&#233; de la population qui descend dans la rue et conspue les militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les leaders d&#233;mocrates du mouvement sont alors appel&#233;s &#224; participer au gouvernement. Dans le mouvement d'opposition &#224; la dictature, il y a &#224; la fois des Hutus et des Tutsis. Mais si le r&#233;gime militaire a momentan&#233;ment recul&#233;, remis&#233; le parti unique et appel&#233; certains opposants &#224; la direction du gouvernement, ce n'est que partie remise. Pris entre deux feux, entre FPR &#224; l'ext&#233;rieur et r&#233;volte populaire &#224; l'int&#233;rieur, les dirigeants partent &#224; la recherche d'une solution de type fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour retrouver une base populaire, ils se tournent vers les d&#233;class&#233;s de la capitale et les pauvres des campagnes et se fondent pour cela sur le pr&#233;jug&#233; si fr&#233;quemment employ&#233; en Afrique : l'ethnisme. Des m&#233;dias qui appellent ouvertement au g&#233;nocide des Tutsis, comme la &#171; radio des mille collines &#187; affirment que Tutsi est synonyme de pro-FPR et pr&#233;tendent que si les Hutus ne tuent pas les Tutsis, c'est eux qui seront tu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour lier &#224; eux une partie de la population ils l'obligent &#224; se mouiller &#224; leurs c&#244;t&#233;s. Tous ceux qui auront tu&#233; ne pourront plus ensuite prendre parti pour le FPR qui les accuserait de crime. D'o&#249; de premiers massacres, d&#232;s 1990, puis en 1993, dans lesquels des Hutus sont pouss&#233;s &#224; tuer des Tutsis. D'o&#249; aussi la formation de milices de pauvres embrigad&#233;s et form&#233;s &#224; tuer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les massacres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; strat&#233;gie &#187;, largement encourag&#233;e par des dirigeants politiques et militaires fran&#231;ais&lt;strong&gt; &lt;em&gt;,&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; est adopt&#233;e &#224; partir du moment o&#249;, sous la pression des USA, le pr&#233;sident Habyarimana est contraint de signer les accords d'Arusha. Dans ces accords qui pr&#233;voient le partage du pouvoir entre la dictature, l'opposition int&#233;rieure et le FPR, la classe dirigeante rwandaise comme les dirigeants fran&#231;ais voient la fin de leur domination du pays. L'ambassade de France au Rwanda affirme &#171; &lt;em&gt;les accords d'Arusha ne sont ni bons ni in&#233;luctables &lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cit&#233; par Jean-Paul Gouteux dans &#171; La nuit rwandaise &#187;&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. C'est un appui au clan le plus radical dit &#171; Akazu &#187; ou clan z&#233;ro qui, autour de la femme du pr&#233;sident, pr&#233;pare le g&#233;nocide. Le plan en a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; d&#232;s 1992 (&#233;poque o&#249; des ambassadeurs et des personnels de l'ONU en ont transmis l'information tant &#224; la Belgique qu'au Canada), lorsque le mouvement populaire est devenu mena&#231;ant. L'assassinat d'Habyarimana, quels que soient ceux qui l'ont commis (Kagam&#233; est maintenant accus&#233; de l'avoir foment&#233;, ce qui est peut-&#234;tre vrai mais qui ne change rien &#224; l'infamie des responsables du g&#233;nocide), en donne le signal au soir du 6 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier acte des bandes de tueurs a consist&#233; &#224; assassiner les Hutus dits &#171; mod&#233;r&#233;s &#187;, c'est-&#224;-dire tous ceux qui, d'une mani&#232;re ou d'une autre s'&#233;taient oppos&#233;s &#224; la dictature ou encore avaient pris une part dans la r&#233;volte contre la mis&#232;re. Le massacre a alors atteint en quelques jours le g&#233;nocide, visant &#224; l'extermination de tous les Tutsis ainsi que de tous les Hutus qui refusaient d'y participer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plein g&#233;nocide, les dirigeants rwandais, et pas des sous-fifres, sont re&#231;us officiellement &#224; Paris&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; notamment par Mehdi Ba dans &#171; Rwanda, un g&#233;nocide fran&#231;ais &#187; et par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Jean Bosco Barayagwiza chef du parti extr&#233;miste hutu, le CDR, et de la radio des mille collines, et J&#233;r&#244;me Bicamumpaka ministre des affaires &#233;trang&#232;res du gouvernement g&#233;nocidaire, dit int&#233;rimaire, sont accueillis le 27 avril 1994 &#224; l'Elys&#233;e, &#224; Matignon et au quai d'Orsay. Cela fait 21 jours que le massacre bat son plein. L'Etat fran&#231;ais continue &#224; les armer et &#224; les financer. Il leur maintiendra son soutien dans les mois et les ann&#233;es qui suivront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est sans doute pas surprenant, ni nouveau, de voir dans un pays pauvre et arri&#233;r&#233; africain un pouvoir avoir recours aux m&#233;thodes qui furent celles de pouvoirs fascistes europ&#233;ens (on peut m&#234;me craindre de le voir se reproduire &#224; l'avenir, en C&#244;te d'Ivoire par exemple, o&#249; le gouvernement semble parfois regarder de ce c&#244;t&#233;). Et il n'est pas plus &#233;tonnant de voir la France &#171; d&#233;mocratique &#187; lui apporter son soutien. Jadis dictature f&#233;roce dans tout son empire colonial, aujourd'hui soutien des dictateurs, souvent tout aussi f&#233;roces, qui maintiennent en retour l'ordre imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert PARIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_104 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH244/rwanda-08ce6.gif?1788156753' width='300' height='244' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cit&#233; par Le Figaro du 23 novembre 1997 et par Patrick de Saint Exup&#233;ry dans &#171; L'inavouable &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;cit&#233; par Jean-Paul Gouteux dans &#171; La nuit rwandaise &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;cit&#233; par G&#233;rard Prunier dans &#171; Rwanda, le g&#233;nocide &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;docteur en entomologie m&#233;dicale, employ&#233; par la coop&#233;ration en Afrique et qui a d&#233;nonc&#233; le g&#233;nocide rwandais et la responsabilit&#233; fran&#231;aise, notamment dans &#171; Un g&#233;nocide secret d'Etat &#187; et &#171; La nuit rwandaise &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Mitterrand parle d'un &#171; gouvernement repr&#233;sentant &#224; Kigali une ethnie majoritaire &#224; 80%. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;cit&#233; par Jean-Paul Gouteux dans &#171; La nuit rwandaise &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cit&#233; notamment par Mehdi Ba dans &#171; Rwanda, un g&#233;nocide fran&#231;ais &#187; et par Patrick de Saint Exup&#233;ry dans &#171; L'inavouable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Une correspondance des Etats-Unis : O&#249; en est l'opposition &#224; la guerre et &#224; Bush
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Une-correspondance-des-Etats-Unis-Ou-en-est-l-opposition-a-la-guerre-et-a-Bush</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Une-correspondance-des-Etats-Unis-Ou-en-est-l-opposition-a-la-guerre-et-a-Bush</guid>
		<dc:date>2004-05-14T18:34:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>USA
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Avec les r&#233;centes r&#233;v&#233;lations sur les tortures pratiqu&#233;es sur des prisonniers irakiens, l'inqui&#233;tude grandit &#224; propos de l'action des Etats-unis en Irak. Nombre de journaux ont publi&#233; les photos &#224; la une, alors qu'ils avaient &#233;vit&#233; jusque-l&#224; de montrer ne serait-ce que les cercueils recouverts du drapeau qui sont d&#233;charg&#233;s des avions en provenance d'Irak. C'est un changement d'importance, peut-&#234;tre inspir&#233; par les D&#233;mocrates en campagne &#233;lectorale contre Bush, m&#234;me s'il est encore&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-33-mai-juin-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 33, mai-juin 2004
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-USA-+" rel="tag"&gt;USA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec les r&#233;centes r&#233;v&#233;lations sur les tortures pratiqu&#233;es sur des prisonniers irakiens, l'inqui&#233;tude grandit &#224; propos de l'action des Etats-unis en Irak. Nombre de journaux ont publi&#233; les photos &#224; la une, alors qu'ils avaient &#233;vit&#233; jusque-l&#224; de montrer ne serait-ce que les cercueils recouverts du drapeau qui sont d&#233;charg&#233;s des avions en provenance d'Irak. C'est un changement d'importance, peut-&#234;tre inspir&#233; par les D&#233;mocrates en campagne &#233;lectorale contre Bush, m&#234;me s'il est encore difficile de savoir si le sentiment populaire &#224; propos de cette guerre a lui-m&#234;me chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace terroriste est en effet sans cesse mise en avant. Tout un tintamarre est fait au sujet des immigr&#233;s et particuli&#232;rement des sans-papiers. Mais l'enqu&#234;te concernant le 11 septembre, malgr&#233; des questions feutr&#233;es et le secret qui entourait la commission, a laiss&#233; filtr&#233; les mensonges d'Etat et l'absence de toute bonne volont&#233; de la part du gouvernement pour s'expliquer sur sa politique. Ce sont les familles des victimes du 11 septembre qui ont fait pression pour que les responsables politiques soient questionn&#233;s ou qui protestent contre le refus de ces m&#234;mes politiques de r&#233;pondre aux questions que tout le monde se pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes r&#233;v&#233;lations de Richard Clarke, expert en terrorisme et conseiller des trois derni&#232;res administrations pr&#233;sidentielles ainsi que la sortie d'un DVD dans lequel s'exprime une douzaine d'anciens membres de la CIA, appartenant au corps diplomatique, ont donc cr&#233;&#233; un choc dans l'opinion. D'autre part les soldats qui devaient rentrer voient leur s&#233;jour en Irak se prolonger. Du coup des familles de soldats s'organisent nationalement pour s'opposer &#224; la guerre et demander le retour des leurs. Et certains hommes politiques discutent ouvertement de la n&#233;cessit&#233; d'un retrait des troupes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une opposition grandissante mais impuissante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En janvier dernier un sondage donnait 66 % de la population comme favorable &#224; la guerre. Actuellement, 48 % soutiennent l'op&#233;ration et 49 % s'y opposent. En Californie, 36 % de la population approuvent la gestion des op&#233;rations en Irak contre 47 % en janvier dernier. Le m&#234;me sondage donnait des pourcentages d'opposition plus importants encore chez les femmes et la fraction la plus exploit&#233;e de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En militant dans le milieu ouvrier on constate en effet un changement de climat : alors qu'au d&#233;but des op&#233;rations, la plupart des gens &#233;taient pr&#233;occup&#233;s par leurs probl&#232;mes, tout particuli&#232;rement &#233;conomiques, depuis avril il y a une attention grandissante par rapport &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant c'est toujours dans les classes moyennes que l'on trouve la plus forte opposition &#224; celle-ci. Ainsi un m&#234;me questionnaire dans une fac de quartiers d&#233;favoris&#233;s de la r&#233;gion de San Francisco et une autre de Berkley, ville essentiellement universitaire, donnait un soutien de 40 % &#224; la guerre dans la premi&#232;re, une unanimit&#233; contre dans la seconde. Autre exemple : un sondage faisait &#233;tat du fait que 48 % de la population californienne ne croyaient pas les mensonges de Bush sur les armes de destruction massive contre 42 % qui lui octroyaient encore leur confiance, mais &#224; San Francisco m&#234;me 56 % ne le croyaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne signifie pas que les opposants ont l'espoir de pouvoir changer les choses. Les manifestations de cette ann&#233;e &#233;taient beaucoup plus petites que celles de f&#233;vrier 2003, avant que la guerre ne commence. Ainsi le 20 mars, &#224; l'occasion du premier anniversaire de la guerre, il y a eu plusieurs manifestations dans les grandes villes du pays. Mais, &#224; San Francisco par exemple, 25 000 personnes seulement ont battu le pav&#233; cette ann&#233;e contre 250 000 l'an dernier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La crise n'est pas derri&#232;re nous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; la guerre, la crise &#233;conomique touche de nombreux travailleurs malgr&#233; les annonces de croissance et de retour de l'emploi. Pour les 3 millions de ch&#244;meurs qui ont perdu leur travail ces derni&#232;res ann&#233;es, pour les &#233;tudiants des universit&#233;s o&#249; les cr&#233;dits ont &#233;t&#233; coup&#233;s et o&#249; des professeurs et du personnel ont &#233;t&#233; licenci&#233;s, la crise est patente. Les attaques contre les services sociaux se multiplient. Arnold Schwarzenegger, devenu gouverneur de l'Etat californien, a augment&#233; les imp&#244;ts pour couvrir le d&#233;ficit de 15 milliards de dollars. Pourtant le syst&#232;me &#233;ducatif, de l'&#233;cole primaire &#224; l'universit&#233;, continue &#224; &#234;tre mis en pi&#232;ces. Cela a provoqu&#233; une manifestation de 10 000 &#233;tudiants pour la deuxi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive. De m&#234;me &#224; l'&#233;chelle nationale, on assiste &#224; la fermeture d'h&#244;pitaux, de cliniques, &#224; des attaques contre le syst&#232;me &#233;ducatif, les transports publics, les services sociaux de base. On n'enregistre de progr&#232;s que... dans le syst&#232;me carc&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cente gr&#232;ve de travailleurs de Safeway, la plus grande cha&#238;ne de supermarch&#233;s en Californie, a eu lieu en r&#233;action &#224; une nouvelle offensive contre les acquis dont b&#233;n&#233;ficient les salari&#233;s syndiqu&#233;s et les fonctionnaires. La direction avait d&#233;cid&#233; que d&#233;sormais les salari&#233;s devraient payer la plus grosse part de leur couverture maladie, ce qui aurait abouti de fait &#224; une importante baisse de salaire. L&#224; o&#249; des g&#233;rants ont tent&#233; de mettre cette r&#233;forme en place, les syndicats ont appel&#233; &#224; la gr&#232;ve. Celle-ci a dur&#233; des mois. Les travailleurs ont finalement conserv&#233; l'essentiel de leurs acquis mais en acceptant que les futurs embauch&#233;s le soient aux nouvelles conditions voulues par la direction. Cela peut difficilement &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une victoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mais o&#249; sont les d&#233;mocrates ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le vrai probl&#232;me est l'absence d'alternative politique. Les d&#233;mocrates n'essaient m&#234;me pas d'utiliser ce qui leur sert habituellement de discours quand ils sont dans l'opposition. John Kerry, candidat &#224; la pr&#233;sidentielle, met en avant le fait que Bush n'a jamais servi dans l'arm&#233;e tandis que lui a une exp&#233;rience des combats. Kerry veut plus de troupes en Irak, sous la banni&#232;re des nations unies bien s&#251;r, mais sous commandement am&#233;ricain. Les d&#233;mocrates se contentent tout bonnement de surfer sur la baisse de popularit&#233; de Bush. Ils escomptent que la peur du r&#233;gime de Bush suffira &#224; les faire &#233;lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique du &#171; n'importe qui sauf Bush &#187; a eu son effet habituel sur tout ce que le pays compte &#224; gauche. Car cette gauche n'a pas plus d'alternative et son seul objectif est d'en finir avec Bush. M&#234;me Ralph Nader est attaqu&#233; par ces gens qui se disent de gauche et qui craignent qu'il ne retire des voix &#224; Kerry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, et cela se voit &#224; travers de multiples discussions, les gens sont dans l'attente d'un changement. Ce sentiment traverse toute la soci&#233;t&#233;. Le montre l'activisme de groupes comme &#171; MoveOn &#187; (oppos&#233; &#224; la guerre et &#224; Bush) qui, en se servant d'Internet comme outil politique, sont capables de r&#233;colter des centaines de milliers de signatures et au moins autant de dollars pour leurs campagnes. Les salari&#233;s de Safeway et d'autres ont montr&#233; &#233;galement que bien des travailleurs &#233;taient pr&#234;ts &#224; se battre malgr&#233; les difficult&#233;s &#224; le faire. A tous ces gens les groupes r&#233;volutionnaires, qui ne soutiennent aucun des deux partis traditionnels, seraient les seuls &#224; pouvoir offrir une perspective politique. Mais ils sont marginaux et n'ont pas r&#233;solu leur vieux probl&#232;me, celui de trouver l'oreille d'au moins une partie de cette population qui d&#233;sire un changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;San Francisco, le 3 mai 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ken RICHMOND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Elargissement &#224; 25, nouvelle constitution : l'Union europ&#233;enne, une menace pour les travailleurs ?
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		<dc:subject>Europe
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elargissement &#224; 10 nouveaux pays en mai, &#233;lection du parlement en juin suivi de la possible adoption d'une constitution le m&#234;me mois : l'Europe est &#224; l'ordre du jour en ce printemps 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chance ou une menace ? La question ne pr&#233;occupe les travailleurs que parce que des d&#233;magogues divers essaient de les persuader dans un sens ou dans l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit en jouant sur les pr&#233;jug&#233;s irrationnels : ainsi de la discussion sur l'&#233;ventuelle entr&#233;e de la Turquie dans l'Union europ&#233;enne qu'il faudrait refuser parce que ce pays ne serait pas europ&#233;en, alors que la R&#233;union, les Antilles et la Guyane fran&#231;aises ne posent aucun probl&#232;me ! De quoi s'agit-il d'autre que de cultiver les pr&#233;jug&#233;s anti-musulmans ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit en essayant de miser sur les bons sentiments : l'unit&#233; d'un continent qui fut d&#233;chir&#233; par tant de guerres n'est-elle pas une bonne chose en soi ? Oui, mais est-on s&#251;r que l'UE va d&#233;finitivement emp&#234;cher les conflits entre grandes puissances europ&#233;ennes, en particulier hors d'Europe ou par d'autres peuples interpos&#233;s ? Elle vient de se r&#233;v&#233;ler incapable d'imposer un terme &#224; la partition de Chypre, au jour m&#234;me o&#249; l'&#238;le int&#232;gre l'UE justement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes personne ne se plaint de pouvoir passer les fronti&#232;res sans contr&#244;le (la plupart du temps) ou de n'avoir pas &#224; changer imm&#233;diatement sa monnaie d&#232;s qu'on l'a fait. Mais pour l'essentiel les bienfaits ou les m&#233;faits de l'Union ne sont gu&#232;re per&#231;us par les classes populaires. Et pour cause, cette Union n'est pas faite pour eux mais pour les affaires des capitalistes. Le sort des travailleurs, la d&#233;fense et l'am&#233;lioration de leur condition, se joue dans un autre cadre : celui de leurs luttes et de leur organisation. Et ce cadre-l&#224; ne d&#233;pend pas, ou si peu, de l'&#233;volution de l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 Mai 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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