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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>Se mettre &#224; la table des pr&#233;tendues n&#233;gociations, &#224; l'invitation du gouvernement et du patronat, dans les conditions actuelles o&#249; ceux-ci sont &#224; l'offensive, non cela ne peut ni renforcer le camp des travailleurs ni aider &#224; la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts. Les dirigeants des conf&#233;d&#233;rations n'h&#233;sitent certes pas &#224; parler de &#171; rapport de forces &#187; entre les salari&#233;s et les patrons. Mais c'est la plupart du temps apr&#232;s avoir accept&#233; de se placer sur le terrain pr&#233;par&#233; par l'adversaire,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se mettre &#224; la table des pr&#233;tendues n&#233;gociations, &#224; l'invitation du gouvernement et du patronat, dans les conditions actuelles o&#249; ceux-ci sont &#224; l'offensive, non cela ne peut ni renforcer le camp des travailleurs ni aider &#224; la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts. Les dirigeants des conf&#233;d&#233;rations n'h&#233;sitent certes pas &#224; parler de &#171; rapport de forces &#187; entre les salari&#233;s et les patrons. Mais c'est la plupart du temps apr&#232;s avoir accept&#233; de se placer sur le terrain pr&#233;par&#233; par l'adversaire, avant d'avoir sinon cr&#233;&#233;, du moins favoris&#233; la mobilisation des travailleurs. En laissant entendre qu'il pourrait sortir quelque chose de la discussion sans que cela soit impos&#233; par la lutte, ils endorment la combativit&#233; ouvri&#232;re au lieu d'y faire appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune des r&#233;formes en faveur des travailleurs dans le pass&#233; n'a pourtant &#233;t&#233; obtenue sans lutte, que ce soit en mati&#232;re d'abaissement r&#233;el du temps de travail, de cong&#233;s pay&#233;s, de salaires, ou de conditions de travail. Le r&#233;formisme dont se pr&#233;valent les dirigeants syndicaux n'en est m&#234;me pas un, au sens o&#249; ce mot signifie am&#233;lioration du sort des travailleurs par des r&#233;formes en leur faveur, dans le cadre du syst&#232;me existant. Car ce sont des reculs qu'ils cautionnent par leur signature.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Discuter, n&#233;gocier, mais quand et sur quelles bases ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand les dirigeants des conf&#233;d&#233;rations syndicales invoquent le &#171; rapport de forces &#187;, c'est la plupart du temps pour constater qu'il n'a pas permis de faire mieux que ce qu'ils ont accept&#233; au nom du &#171; r&#233;alisme &#187; dans des accords honteux, et c'est pour en renvoyer la responsabilit&#233; au manque de combativit&#233; des travailleurs. Mais on peut faire le bilan de ce que leur soi-disant &#171; r&#233;alisme &#187; a apport&#233; ces quelques derni&#232;res ann&#233;es : la signature d'accords sur les pr&#233;tendues 35 heures avec baisse de salaire, flexibilit&#233; et suppression de temps de pause sous le gouvernement Jospin ? les retraites ? tous les autres fronts dont il sera question dans ce dossier, sur lesquels les travailleurs sont attaqu&#233;s par son successeur le gouvernement Raffarin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas le fait de discuter qui se discute. Quand ce sont les travailleurs qui sont &#224; l'offensive, sur un terrain ou un autre, (salaires temps de travail, condition de vie, droits dans l'entreprise&#8230;), leurs repr&#233;sentants - et pas n&#233;cessairement les syndicats, qui ne le sont pas toujours dans les luttes - peuvent avec les repr&#233;sentants patronaux l&#233;gitimement n&#233;gocier des modalit&#233;s de la fin d'un mouvement. Ce sont eux, en tant que dirigeants des luttes, qui demandent alors aux patrons de signer qu'ils sont d'accord pour satisfaire les demandes des travailleurs. Mais pas l'inverse, comme actuellement o&#249; ce sont les dirigeants syndicaux qui signent les reculs que leurs demandent les patrons et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; de se poser en &#171; syndicat de proposition &#187; - affich&#233;e maintenant par toutes les conf&#233;d&#233;rations - par opposition au syndicalisme de lutte de classe, n'a absolument rien &#224; voir avec la d&#233;fense des travailleurs, ni au jour le jour, ni &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 janvier 2003,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Guilbert&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Accords d'entreprise contre conventions collectives
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>En novembre dernier, Fran&#231;ois Fillon, le ministre des Affaires sociales, pr&#233;sentait un projet de loi portant sur la &#171; r&#233;forme des r&#232;gles de n&#233;gociation collective &#187;, qui visait &#224; ouvrir une nouvelle br&#232;che dans le droit du travail fran&#231;ais. &lt;br /&gt;En effet, il existe en droit du travail ce que l'on appelle une &#171; hi&#233;rarchie des normes &#187;, pr&#233;voyant qu'un accord d'entreprise ne peut contenir des dispositions moins favorables aux salari&#233;s que l'accord de branche qui lui-m&#234;me ne peut &#234;tre plus&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En novembre dernier, Fran&#231;ois Fillon, le ministre des Affaires sociales, pr&#233;sentait un projet de loi portant sur la&lt;em&gt; &#171; r&#233;forme des r&#232;gles de n&#233;gociation collective &#187;, &lt;/em&gt;qui visait &#224; ouvrir une nouvelle br&#232;che dans le droit du travail fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il existe en droit du travail ce que l'on appelle une &#171; hi&#233;rarchie des normes &#187;, pr&#233;voyant qu'un accord d'entreprise ne peut contenir des dispositions moins favorables aux salari&#233;s que l'accord de branche qui lui-m&#234;me ne peut &#234;tre plus d&#233;favorable que la loi. Ce principe, &#233;galement nomm&#233; &#171; principe de faveur &#187;, prot&#232;ge les salari&#233;s des petites entreprises o&#249; les travailleurs rencontrent g&#233;n&#233;ralement plus de difficult&#233; &#224; s'organiser collectivement. Un patron d'une branche est ainsi li&#233; par ce qui a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233; au niveau global en mati&#232;re de salaire minimum, de temps ou d'organisation du travail, et il ne peut y d&#233;roger, m&#234;me si, par quelque chantage &#224; l'emploi par exemple, il arrive &#224; obtenir l'accord des salari&#233;s de son entreprise. Or, le projet du gouvernement pr&#233;voit, dans un premier temps, de sortir un certain nombre de sujets de ce cadre : des dispositions sur la dur&#233;e et l'am&#233;nagement du temps de travail, l'organisation du travail, l'&#233;laboration d'un plan social, et l'&#233;pargne salariale, pourraient faire l'objet d'un accord d'entreprise en retrait par rapport &#224; la convention collective dont ils d&#233;pendent, ce qui, jusque-l&#224;, a &#233;t&#233; maintes fois tent&#233; par les patrons, mais constamment rejet&#233; par les tribunaux&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf jugement du TGI de Paris, 14 mai 2002, CGT contre FFSA) dans le magazine (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les conventions collectives : une double finalit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les conventions collectives s'appliquent &#224; toute une branche (m&#233;tallurgie, commerce, textiles, etc.). Leur essor date de juin 1936, apr&#232;s la gr&#232;ve de mai-juin. Avant cette date, &#224; peine 4 % des travailleurs fran&#231;ais &#233;taient soumis au r&#233;gime d'un contrat collectif. En 1935, avant les gr&#232;ves, il y avait 28 conventions collectives. Elles passeront &#224; 1123 en 1936 et 3064 en 1937&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In Juin 36-Jacques Danos et Marcel Gibelin Ed. petite collection Masp&#233;ro&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La loi du 24 juin 1936 reprend les points essentiels de ces conventions, qui doivent obligatoirement contenir des dispositions relatives &#224; la libert&#233; syndicale, aux d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, aux salaires minimaux par cat&#233;gories, aux cong&#233;s, aux proc&#233;dures de conciliation. L'article premier des accords Matignon est ainsi libell&#233; : &#171; &lt;em&gt;la d&#233;l&#233;gation patronale admet l'&#233;tablissement imm&#233;diat de contrats collectifs de travail&lt;/em&gt; &#187;. L'explosion des conventions collectives a correspondu &#224; un rapport de forces favorable aux travailleurs, au moment des gr&#232;ves de mai-juin o&#249; le patronat craignit de tout perdre, y compris la propri&#233;t&#233; de ses usines. Il c&#233;da donc sur un aspect jug&#233; jusque l&#224; essentiel de son emprise sur les salari&#233;s : la n&#233;gociation individuelle le pla&#231;ant en situation de force face &#224; un seul salari&#233;. Ces accords collectifs ont permis de garantir, du moins pour un temps, les avanc&#233;es arrach&#233;es par la lutte collective, qui s'appliquaient d&#232;s lors &#224; toute une profession, dans les petites entreprises comme dans les grandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conventions collectives sont donc plus protectrices pour toute une cat&#233;gorie de travailleurs que les accords d'entreprise, m&#234;me s'il ne faut pas exag&#233;rer leur port&#233;e : en effet, si les travailleurs y gagnent, cela permet &#233;galement aux patrons de fixer dans un cadre stable les avanc&#233;es momentan&#233;ment obtenues. En juin 1936, l'article 7 des accords Matignon pr&#233;voyait que &#171; &lt;em&gt;la d&#233;l&#233;gation ouvri&#232;re demandera aux travailleurs en gr&#232;ve de d&#233;cider la reprise du travail d&#232;s que la direction des &#233;tablissements aura accept&#233; l'accord intervenu&lt;/em&gt; &#187;. Les conventions collectives g&#232;lent le rapport de forces &#224; un moment donn&#233;, en &#233;vitant &#224; la combativit&#233; ouvri&#232;re de s'exprimer plus longtemps et plus fortement et ils avaient pour objectif de mettre fin &#224; l'occupation des usines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les luttes ouvri&#232;res cessent, les cadres limitant la libert&#233; des patrons dans les conventions collectives les g&#234;nent et ils n'ont de cesse de les d&#233;noncer et d'essayer de les d&#233;manteler. Le gouvernement Raffarin, en voulant permettre &#224; des accords d'entreprise de d&#233;roger aux accords collectifs, s'attelle &#224; son tour &#224; la besogne pour le compte de l'ensemble des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence VINON&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf jugement du TGI de Paris, 14 mai 2002, CGT contre FFSA) dans le magazine Options n&#176;450 du 26 mai 2003, &#233;dit&#233; par l'Ugict.Cgt&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;In Juin 36-Jacques Danos et Marcel Gibelin Ed. petite collection Masp&#233;ro&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sous la concertation, l'offensive anti-ouvri&#232;re
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sous-la-concertation-l-offensive-anti-ouvriere</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>En m&#234;me temps que le gouvernement cherche toutes les occasions de r&#233;unir &#224; la m&#234;me table conf&#233;d&#233;rations syndicales, organisations patronales et repr&#233;sentants de l'Etat, il frappe &#224; bras raccourcis sur tout ce qui fait figure d'acquis pour les salari&#233;s. Au premier rang, les retraites et la S&#233;cu, mais l'offensive va bien au-del&#224;. La com&#233;die du &#171; dialogue social &#187; n'est l&#224; que pour amuser la galerie. &lt;br /&gt;Voil&#224; d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es que le Medef a lanc&#233; la &#171; refondation sociale &#187;, expression&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En m&#234;me temps que le gouvernement cherche toutes les occasions de r&#233;unir &#224; la m&#234;me table conf&#233;d&#233;rations syndicales, organisations patronales et repr&#233;sentants de l'Etat, il frappe &#224; bras raccourcis sur tout ce qui fait figure d'acquis pour les salari&#233;s. Au premier rang, les retraites et la S&#233;cu, mais l'offensive va bien au-del&#224;. La com&#233;die du &#171; dialogue social &#187; n'est l&#224; que pour amuser la galerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es que le Medef a lanc&#233; la &#171; refondation sociale &#187;, expression consacr&#233;e pour d&#233;signer ses mauvais coups. Le gouvernement Jospin y a pleinement particip&#233; avec pour les plus c&#233;l&#232;bres, les lois Aubry sur les 35 heures, la mise en place du Pare, ou encore les privatisations &#224; tout va. Sur le dossier des retraites, comme de la &#171; r&#233;forme &#187; des universit&#233;s, ou bien de la d&#233;centralisation des services publics, Raffarin et ses acolytes n'ont fait que reprendre les projets laiss&#233;s dans les tiroirs par leurs pr&#233;d&#233;cesseurs de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi sur les retraites pass&#233;e, malgr&#233; le mouvement de mai-juin, et l'intention affich&#233;e de d&#233;manteler la S&#233;cu apr&#232;s les &#233;lections, montrent clairement avec quels objectifs le gouvernement lance et relance le &#171; dialogue social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Attaque compl&#233;mentaire contre les retraites&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir r&#233;gl&#233; le sort du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral des retraites, le ministre Fillon s'en est pris aux caisses compl&#233;mentaires. A cotisations &#233;gales, les salari&#233;s percevront de plus petites pensions. La baisse est estim&#233;e &#224; 5 % d'ici 2008 et 25 % d'ici 2020. Ces compl&#233;mentaires repr&#233;sentant de l'ordre de 40 % du total de la retraite, il s'agit d'une deuxi&#232;me saign&#233;e sur les pensions ouvri&#232;res. Pourtant l'ARRCO, la caisse du r&#233;gime compl&#233;mentaire des salari&#233;s, &#233;tait largement b&#233;n&#233;ficiaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avant l'accord, elle devait le rester jusqu'en 2020&#8230;&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Qu'importe, tous les pr&#233;textes sont bons. Cette fois-ci, il para&#238;t que l'&#233;conomie ainsi r&#233;alis&#233;e financera le d&#233;part avant 60 ans de ceux qui ont cotis&#233; depuis l'&#226;ge de 16 ans et ont leurs annuit&#233;s. Fadaises ! La loi Fillon a tellement restreint les crit&#232;res que seulement 150 000 travailleurs sont concern&#233;s en 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CFDT, CGC, CFTC et FO ont sign&#233; sans trop barguigner sur les retraites compl&#233;mentaires. Quant &#224; la CGT, si elle a finalement refus&#233; d'en faire autant, elle a particip&#233; &#224; toutes les discussions de ce march&#233; de dupes et n'a pas vraiment voulu alerter les travailleurs du mauvais coup en pr&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Guerre aux ch&#244;meurs&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2002, le Medef n'a mis que deux jours &#224; convaincre la CFDT, la CGC et la CFTC de signer un protocole amputant les indemnit&#233;s des ch&#244;meurs. Entre 600 000 et 800 000 d'entre eux vont perdre de 8 &#224; 9 mois d'indemnisation. Dans le m&#234;me temps, le gouvernement limite l'Allocation Sp&#233;cifique de Solidarit&#233; (ASS) &#224; deux ans&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les plus de 55 ans la gardent&#8230; mais amput&#233;e de 40 % !&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Tous ces ch&#244;meurs en fin de droits n'auront plus alors que le RMI pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci doit d'ailleurs &#234;tre remplac&#233; par le RMA&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Revenu Minimum d'Activit&#233;.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les RMAstes travailleront 20 heures par semaine pendant 18 mois. Leur employeur empochera le RMI, soit 411 euros, en tant qu'aide et n'aura ainsi plus qu'&#224; verser 183 euros par mois comme compl&#233;ment. Le RMA n'est pas consid&#233;r&#233; comme un salaire : il n'ouvre pas de droits &#224; la retraite ou aux Assedic.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; et g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les vagues successives de licenciements attestent des limites de la &#171; protection &#187; du CDI. Il n'emp&#234;che que sa remise en cause est &#224; l'ordre du jour. Le ch&#232;que-emploi, est un projet de Raffarin limit&#233; pour l'instant aux entreprises de moins de 10 salari&#233;s, mais il devrait &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233; dans le courant 2004 selon Fillon. Il supprimera l'obligation de pr&#233;ciser la dur&#233;e et le poste du contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat de chantier va dans le m&#234;me sens. Il existe d&#233;j&#224; dans le b&#226;timent et la construction navale. Les travailleurs sont embauch&#233;s pour la dur&#233;e du chantier. L'employeur n'est donc pas oblig&#233; de payer salaire et charges sociales entre deux march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement actuel continue en outre sur la lanc&#233;e du pr&#233;c&#233;dent en multipliant les types de contrats pr&#233;caires. Avec le Contrat insertion emploi, les patrons employant des jeunes de 16 &#224; 22 ans sans qualifications se voient exon&#233;r&#233;s de toute charge sociale pendant deux ans et demi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; moins d'&#234;tre compl&#232;tement idiot, il va devenir difficile pour un patron de payer des charges&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de p&#233;renniser les emplois-jeunes de Jospin, Raffarin les licencie et supprime le statut de surveillant en lyc&#233;e et coll&#232;ge (MI/SE). &#192; leur place, il cr&#233;e les Civis (contrat d'insertion dans la vie civile) dans le secteur associatif et les assistants d'&#233;ducation dans les &#233;tablissements scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers, par exemple, travaillent, &#224; mi-temps, quatre heures par semaine de plus que les pions. Parmi eux, les &#233;tudiants peuvent se voir refuser de prendre des cong&#233;s pour leurs examens, un acquis du statut de MI/SE. Surtout, les contrats ne peuvent exc&#233;der trois ans ; la plupart des &#233;tablissements recrutent &#224; l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Licencier sans entraves&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cerise sur le g&#226;teau offert par le gouvernement au Medef, les syndicats ont &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; une &#171; n&#233;gociation &#187; sur les &#171; restructurations &#187;. Le but est de parvenir &#224; un accord visant &#224; simplifier et &#224; raccourcir la proc&#233;dure des licenciements collectifs dits &#171; &#233;conomiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure fa&#231;on pour parer &#224; cette collection de mauvais coups serait-elle de commencer par s'asseoir &#224; la table de pr&#233;tendues n&#233;gociations et d'accepter ainsi de se placer sur le terrain min&#233; par le patronat et le gouvernement ? Heureusement, de plus en plus nombreux sont les travailleurs qui ne veulent pas y croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mathieu PARANT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;action syndicale plus que minimum&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les attaques mijot&#233;es par le gouvernement figure la r&#233;alisation d'une promesse &#233;lectorale de Chirac, l'introduction d'un service minimum en cas de gr&#232;ve. Sont surtout vis&#233;s les transports en commun, SNCF et RATP. Les f&#233;d&#233;rations syndicales des cheminots ont oppos&#233; un refus cat&#233;gorique &#224; une &#233;ventuelle loi sur le sujet. &lt;em&gt;&#171; Si le gouvernement voulait r&#233;gler la question de la conflictualit&#233; par une loi r&#233;pressive, il y aurait vraisemblablement un conflit majeur &#224; la SNCF&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 6 d&#233;cembre 2003.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; affirmait Didier Le Reste, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral CGT cheminot le 4 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la proposition par le ministre des Transports de Robien d'un &#171; dialogue &#187; sur le sujet semble faire des envieux. Mardi 9 d&#233;cembre, la r&#233;action de la plupart des syndicats montrait qu'ils ne la rejetaient pas. Le vendredi suivant, Bernard Thibault en personne se d&#233;clarait &#171; &lt;em&gt;pour un certain nombre de solutions qui &#233;vitent d'avoir recours &#224; la gr&#232;ve&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 14-15 d&#233;cembre.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il se contentait de regretter que les pr&#233;avis ne soient pas utilis&#233;s pour n&#233;gocier, par la faute de patrons &#171; &lt;em&gt;ayant tendance &#224; contester le bien-fond&#233; du m&#233;contentement&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;idem.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs n'ont pas int&#233;r&#234;t &#224; laisser leurs luttes dans les mains de ces pr&#233;tendus dirigeants, qui ne voient pas - ou plut&#244;t font semblant de ne pas voir - que le patronat joue la montre gr&#226;ce aux pr&#233;avis, et s'effraient d'avoir &#224; utiliser la seule arme efficace des travailleurs, la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Avant l'accord, elle devait le rester jusqu'en 2020&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les plus de 55 ans la gardent&#8230; mais amput&#233;e de 40 % !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Revenu Minimum d'Activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde, 6 d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde, 14-15 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Dialogue social : le pi&#232;ge
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Dialogue-social-le-piege</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:14:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>L'Assembl&#233;e nationale a ent&#233;rin&#233; &#224; la mi-d&#233;cembre la loi Fillon sur &#171; la formation professionnelle et le dialogue social &#187;. Le premier volet est constitu&#233; de l'accord sur la formation professionnelle sign&#233; le 20 septembre dernier par l'ensemble des conf&#233;d&#233;rations patronales et syndicales. Si Fillon avait qualifi&#233; en septembre cette signature d' &#171; historique &#187;, c'est bien s&#251;r parce que le contenu anti-social de l'accord ne pouvait que le satisfaire. Celui-ci s'inscrit dans les relations&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Loi-Fillon-accords-d-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e nationale a ent&#233;rin&#233; &#224; la mi-d&#233;cembre la loi Fillon sur &lt;em&gt;&#171; la formation professionnelle et le dialogue social &#187;&lt;/em&gt;. Le premier volet est constitu&#233; de l'accord sur la formation professionnelle sign&#233; le 20 septembre dernier par l'ensemble des conf&#233;d&#233;rations patronales et syndicales. Si Fillon avait qualifi&#233; en septembre cette signature d' &#171; historique &#187;, c'est bien s&#251;r parce que le contenu anti-social de l'accord ne pouvait que le satisfaire. Celui-ci s'inscrit dans les relations patronat-syndicats qu'il souhaite favoriser au nom de la&lt;em&gt; &#171; modernisation des r&#232;gles de la n&#233;gociation collective &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une signature lucide...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un projet patronal imposant des reculs importants aux salari&#233;s a ainsi &#233;t&#233; unanimement approuv&#233; par les cinq conf&#233;d&#233;rations syndicales, CGT comprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;&#171; droit individuel &#224; la formation &#187;&lt;/em&gt; (DIF) est proclam&#233; par la loi Fillon comme un &#171; &lt;em&gt;nouveau droit du salari&#233;&lt;/em&gt; &#187;. La belle &#171; avanc&#233;e sociale &#187; que voil&#224; ! Le DIF est enti&#232;rement soumis aux choix de l'employeur. D'apr&#232;s le texte, ce droit - 20 heures par an, cumulables sur 6 ans - est transf&#233;rable pour le salari&#233; d'une entreprise &#224; une autre, mais seulement en cas de licenciement (licenciement &#233;conomique, fermeture d'entreprise ou restructuration), pas en cas de d&#233;mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi introduit une nouveaut&#233; : la possibilit&#233; de faire sortir les heures de formation du temps de travail, avec de surcro&#238;t, une r&#233;mun&#233;ration inf&#233;rieure ! En effet, seules les formations consid&#233;r&#233;es comme une &#171; &lt;em&gt;adaptation au poste de travail&lt;/em&gt; &#187; sont effectu&#233;es int&#233;gralement pendant le temps de travail. Celles qui concernent une &#171; &lt;em&gt;adaptation &#224; l'&#233;volution ou au maintien de l'emploi&lt;/em&gt; &#187; peuvent &#234;tre effectu&#233;es au-del&#224; de l'horaire de r&#233;f&#233;rence (dans la limite de 50 heures par an), sans que ce d&#233;passement ne soit imput&#233; sur le contingent d'heures suppl&#233;mentaires, et ne donne donc lieu ni &#224; repos compensateur, ni &#224; majoration. Enfin, les formations relatives au &#171; &lt;em&gt;d&#233;veloppement de comp&#233;tences des salari&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, peuvent se d&#233;rouler en dehors du temps de travail, dans la limite de 80 heures par an, et sont r&#233;mun&#233;r&#233;es &#224; hauteur de 50 % du salaire net, sous forme d'une &#171; allocation formation &#187; exon&#233;r&#233;e de charge sociales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; se former int&#233;gralement en dehors du temps de travail, l'accord en ouvre la possibilit&#233; avec le CIF (cong&#233; individuel de formation), mais &#224; condition que le salari&#233; en auto-finance une partie, en mettant &#224; contribution son &#171; compte-&#233;pargne-temps &#187; (CET) issu des cong&#233;s pay&#233;s, des RTT et des heures suppl&#233;mentaires accumul&#233;s ou encore du treizi&#232;me mois et des primes, y compris les primes de pr&#233;carit&#233; ou de fin de mission pour les salari&#233;s en CDD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre, la CGT pr&#233;tendait avoir proc&#233;d&#233; &#224; une signature &#171; &lt;em&gt;lucide, dynamique et offensive&lt;/em&gt; &#187;, approuv&#233;e au CCN de la CGT par 77 voix, face &#224; 16 abstentions et 20 votes contre, parmi lesquelles 4 F&#233;d&#233;rations (agro-alimentaire, chimie, m&#233;tallurgie, PTT). A la diff&#233;rence des 4 autres conf&#233;d&#233;rations syndicales repr&#233;sentatives - CFDT, CFTC, FO, CGC - la CGT n'avait pas, en juillet 2001, sign&#233; avec le patronat la &lt;em&gt;&#171; position commune sur les voies et moyens de la n&#233;gociation collective &#187;&lt;/em&gt;, sur laquelle Fillon allait par la suite s'appuyer pour &#233;laborer sa loi. En paraphant l'accord sur la formation professionnelle, la CGT a fait savoir qu'elle prenait le train en marche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Dialogue social &#187; et &#171; principe de faveur&#8230; au Medef &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me volet de la loi Fillon adopt&#233;e par le Parlement &#224; la mi-d&#233;cembre est consacr&#233; au &#171; dialogue social &#187;. Il permet que l'accord d'entreprise puisse d&#233;roger sans condition &#224; l'accord de branche ou &#224; l'accord interprofessionnel. La d&#233;rogation au Code du Travail et aux conventions collectives n'est d'ailleurs pas l'exception mais la r&#232;gle, cela signifie donc que les accords d'entreprises deviennent totalement autonomes par rapport aux accords de branche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant une loi aussi d&#233;sastreuse, ouvrant la voie &#224; la remise en cause de tous les accords collectifs, on entend maintenant les organisations syndicales &#233;mettre des protestations, d&#233;noncer la &lt;em&gt;&#171; d&#233;r&#233;gulation de l'ordre public social &#187;&lt;/em&gt;, qui&lt;em&gt; &#171; fait voler en &#233;clat le principe de faveur &#187;&lt;/em&gt;. Il est bien temps de s'indigner ! Car les revendications du patronat sont connues de tous depuis longue date. Comme il est de notori&#233;t&#233; publique que le patronat a l'intention de s'attaquer au Code du Travail, avec la b&#233;n&#233;diction de Fillon, lequel a charg&#233; une commission ad hoc sous la direction d'un patron - le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Renault, De Virville - de faire des propositions de &#171; refonte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux exigences du Medef, les revendications des centrales syndicales ont &#233;t&#233; d&#233;risoires, et surtout totalement &#233;trang&#232;res &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re. La CGT, ainsi que la CFDT, avaient fait leur cheval de bataille du principe de &#171; l'accord majoritaire &#187;. Le gouvernement pr&#233;tend avoir fait un geste en leur direction. Un accord ne peut d&#233;sormais plus &#234;tre valid&#233; par la signature d'un seul syndicat. Pour qu'un accord soit valable, il doit recueillir l'agr&#233;ment ou la non-opposition d'une majorit&#233; de syndicats. Mais les syndicats dont l'avis peut &#234;tre pris en compte, sont uniquement ceux reconnus repr&#233;sentatifs. Et peu importe que la majorit&#233; des travailleurs se sentent repr&#233;sent&#233;s ou pas par eux. Fillon n'aura m&#234;me pas daign&#233; acc&#233;der &#224; l'une des revendications de la CGT et de la CFDT, &#224; savoir des &#233;lections de repr&#233;sentativit&#233; dans les branches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; dialogue social &#187;, lanc&#233; sous le gouvernement de gauche, repris par Fillon, appara&#238;t donc pour ce qu'il est : un monologue patronal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_91 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH283/dialogue-a628b.gif?1787981740' width='350' height='283' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loi Fillon, loi filou
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Loi-Fillon-loi-filou</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>Pour mieux faire accepter sa nouvelle r&#233;forme r&#233;actionnaire, le gouvernement tient &#224; montrer qu'elle est issue d'un v&#233;ritable &#171; dialogue &#187;, justement, avec les syndicats eux-m&#234;mes. Il n'esp&#232;re certainement pas avoir l'approbation de toutes les conf&#233;d&#233;rations, mais l'accord de quelques-unes sur tel ou tel aspect de la loi, histoire de montrer qu'il y a eu concertation, arbitrages, compromis&#8230; Ensuite, puisqu'il faut bien trancher, face &#224; des interlocuteurs qui ne sont pas d'accord les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Loi-Fillon-accords-d-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour mieux faire accepter sa nouvelle r&#233;forme r&#233;actionnaire, le gouvernement tient &#224; montrer qu'elle est issue d'un v&#233;ritable &#171; dialogue &#187;, justement, avec les syndicats eux-m&#234;mes. Il n'esp&#232;re certainement pas avoir l'approbation de toutes les conf&#233;d&#233;rations, mais l'accord de quelques-unes sur tel ou tel aspect de la loi, histoire de montrer qu'il y a eu concertation, arbitrages, compromis&#8230; Ensuite, puisqu'il faut bien trancher, face &#224; des interlocuteurs qui ne sont pas d'accord les uns avec les autres, le gouvernement soumet les r&#233;sultats de la discussion aux d&#233;put&#233;s. Tout cela n'est-il pas &#233;minemment d&#233;mocratique ? Et qu'importe si l'essentiel de la loi, la possibilit&#233; pour les patrons d'obtenir des accords d&#233;rogatoires au code du travail, n'est qu'une simple transcription d'une revendication du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des syndicats divis&#233;s&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle chance le gouvernement a-t-il de parvenir &#224; ses fins, &#224; l'abri de cet &#233;cran de fum&#233;e ? Cela d&#233;pend en partie de son petit jeu de confrontation et de collaboration avec les syndicats. Il souhaite obtenir leur assentiment, ou leur passivit&#233;, au moins sur plusieurs aspects importants. C'est pourquoi Fillon a repris dans la loi l'accord sur la formation professionnelle conclu le 20 septembre 2003 entre l'ensemble des organisations patronales et toutes les organisations syndicales &#171; repr&#233;sentatives &#187;. Le gouvernement, qui s'&#233;tait r&#233;joui bruyamment de ce consensus, peut maintenant se vanter d'&#234;tre capable d'avoir m&#234;me le soutien de la CGT sur une partie de sa politique, et il en fait profiter la nouvelle loi Fillon&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, Fillon utilise &#224; la fois les divisions entre les syndicats&#8230; et leur commune acceptation de dialoguer avec lui, sur ses bases, pour parvenir &#224; un accord. Ainsi, la loi, en &#233;change du caract&#232;re d&#233;rogatoire des accords, critiqu&#233; par tous les syndicats, conc&#233;derait le principe d'accords majoritaires, ce qui favoriserait bien s&#251;r les deux plus grosses conf&#233;d&#233;rations, la CGT et la CFDT. Comme on l'a vu, le gouvernement s'est content&#233; d'une majorit&#233; de syndicats et non pas d'une majorit&#233; de salari&#233;s concern&#233;s, ce que la CGT et la CFDT ont d&#233;nonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux trois autres centrales syndicales, elles se sentent tout de m&#234;me menac&#233;es par la r&#233;forme. La CGC s'est plainte qu'elle ne pourrait plus signer d'accord dans ces conditions. La plus f&#233;roce dans ses attaques est FO : pour Blondel, la loi est une attaque contre la &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratie &#187;&lt;/em&gt; et il d&#233;nonce la transformation des syndicats en &lt;em&gt;&#171; machine &#233;lectorale &#187;, &lt;/em&gt;parce qu'elle pr&#233;voit dans certains cas la tenue d'&#233;lections pour d&#233;terminer la repr&#233;sentativit&#233; des organisations (comme s'il &#233;tait choquant que les syndicats aient &#224; se soumettre aux suffrages des salari&#233;s !). FO revendique avoir sign&#233; pendant des dizaines d'ann&#233;es des accords, souvent seul, et se plaint qu'avec ce syst&#232;me, il n'y aura plus moyen de parvenir &#224; des accords, ce qui favorisera une culture de &#171; contestation &#187;&#8230; Tout en adoptant une posture hostile &#224; Fillon, c'est donc au nom de la libert&#233; de signer sans rendre de comptes aux travailleurs que FO conteste la loi !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; mais tous d'accord pour n&#233;gocier de nouveaux reculs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toute cette affaire est en tout cas r&#233;v&#233;latrice du meilleur atout de Fillon pour faire passer sa r&#233;forme : la volont&#233; de tous les syndicats de n&#233;gocier sur la base de reculs pour les travailleurs, et leur &#233;gal souci de d&#233;fendre bien plus leurs int&#233;r&#234;ts de boutique que ceux de l'ensemble du monde du travail. FO, CFTC et CGC, au fond, d&#233;fendent le maintien d'un syst&#232;me aberrant, o&#249; la liste des syndicats repr&#233;sentatifs, fix&#233;e par l'Etat en 1966 resterait gel&#233;e &#233;ternellement, o&#249; un seul syndicat, m&#234;me rachitique et &#224; peine existant dans l'entreprise ou la branche, peut valider un accord. Parce que cela leur assure une position privil&#233;gi&#233;e pour &#234;tre reconnus et choy&#233;s des patrons en d&#233;pit de leur faible influence. La CFDT et la CGT, elles, ont beau jeu de se montrer plus ouvertes, plus d&#233;mocratiques m&#234;me, en r&#233;clamant l'accord majoritaire. Elles ne cherchent pas en r&#233;alit&#233; &#224; emp&#234;cher ce nouveau recul, mais &#224; le monnayer. En l'absence de possibilit&#233; pour les patrons de s'appuyer sur des syndicats les plus minoritaires, il leur faudrait obligatoirement en passer par la CFDT et la CGT lesquels seraient ainsi assur&#233;s d'&#234;tre leurs interlocuteurs oblig&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une interview au journal &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt; du 11 d&#233;cembre 2003, Bernard Thibault d&#233;nonce abondamment la nouvelle loi Fillon, regrette que &lt;em&gt;&#171; l'accord majoritaire reste une perspective virtuelle &#187;&lt;/em&gt;, que &lt;em&gt;&#171; le droit d'opposition donne plus de pouvoir &#224; trois petits syndicats qu'&#224; deux syndicats majoritaires &#187;,&lt;/em&gt; mais c'est pour donner un avertissement bien ambigu au gouvernement : &lt;em&gt;&#171; Cela va se traduire par la persistance d'un dialogue social artificiel. Il ne faut pas s'&#233;tonner que les r&#233;formes soient contest&#233;es sur le fond. S'il y a un taux de conflictualit&#233; aussi &#233;lev&#233; dans notre pays, c'est &#224; cause de ces r&#232;gles. &#187;&lt;/em&gt; Rien sur le rapport de forces avec le gouvernement et le patronat, il regrette seulement que le jeu des n&#233;gociations ne laisse pas assez de place &#224; la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CGC, CFTC et FO veulent garder leur rente de situation, la CFDT depuis son recentrage ne rechigne pratiquement jamais &#224; signer, et la CGT, qui voudrait aussi se transformer en &#171; syndicat de proposition &#187;, revendique avant tout d'&#234;tre mieux plac&#233;e &#224; la table des n&#233;gociations ! Voil&#224; une opposition qui ne doit pas faire trop trembler Fillon, m&#234;me s'il doit aussi tenter de donner tant&#244;t des carottes, tant&#244;t des coups de b&#226;tons, aux uns et aux autres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les bureaucraties syndicales auraient tout de m&#234;me bien des raisons de se m&#233;fier. La CFDT a vu un grand nombre de militants la quitter, apr&#232;s l'appui de Ch&#233;r&#232;que &#224; la r&#233;forme des retraites. Quant &#224; la CGT, elle voit se d&#233;velopper en son sein un certain m&#233;contentement contre le &#171; recentrage &#187; de la direction, il s'est exprim&#233; par exemple au 47&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s. A EDF, au d&#233;but de l'ann&#233;e 2003, la direction de la CGT-Energie, men&#233;e par Denis Cohen, s'appr&#234;tait &#224; signer avec la direction un accord sur les retraites, qui aurait bien fait les affaires du gouvernement. Le r&#233;f&#233;rendum a vu contre toute attente la victoire du &#171; non &#187; parmi les salari&#233;s de l'entreprise, contre l'avis de presque tous les syndicats, et en grande partie gr&#226;ce &#224; la r&#233;action de nombreux militants de la CGT refusant de suivre leur direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement et les syndicalistes &#171; pompiers &#187;, ne sont toujours pas &#224; l'abri ni d'une r&#233;action des travailleurs ni m&#234;me de celle de leur base. Heureusement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_92 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH239/code-du-travail-8e685.gif?1788140899' width='350' height='239' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La CGT ne veut plus faire exception&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT affiche sa volont&#233; d'&#234;tre elle aussi un syndicat non seulement de &#171; lutte &#187; mais aussi de &#171; proposition &#187;, pour reprendre les termes de sa direction. Aujourd'hui d'ailleurs, au niveau des entreprises l'attitude de la CGT face &#224; la signature d'accords n'est pas tr&#232;s diff&#233;rente de celles des autres syndicats : elle en signe pr&#232;s de 85 %, les autres les signant &#224; plus de 90 %. C'est par contre au niveau des accords de branche (conventions collectives) et accords interprofessionnels (comme les accords sur les retraites, sur l'emploi, sur l'Unedic, etc.) que la CGT a gard&#233; une attitude diff&#233;rente, en ne signant que 37 % des accords contre 69 % pour FO ou 77 % pour la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT a prouv&#233; depuis bien des ann&#233;es sa disponibilit&#233; &#224; cautionner des r&#233;formes r&#233;actionnaires. La CGT, elle, a persist&#233; &#224; se donner des airs plus radicaux, ce qui fait aussi sa force, sa capacit&#233; d'attirer et d'influencer les travailleurs les plus combatifs. Et pourtant&#8230; L'heure est au &#171; recentrage &#187;. D&#233;j&#224;, en janvier 2000, la CGT accepte de participer au lancement du cycle de n&#233;gociations initi&#233; par le Medef sous le nom de &#171; refondation sociale &#187;, pour montrer sa volont&#233; de discuter. En f&#233;vrier 2001, la CGT refuse de signer avec le Medef l'accord sur la retraite compl&#233;mentaire, mais pour Jean Christophe Le Duigou, secr&#233;taire conf&#233;d&#233;ral &#224; la CGT cit&#233; dans &lt;em&gt;Le Monde Initiatives&lt;/em&gt; de novembre 2003, &lt;em&gt;&#171; sans la surench&#232;re de Kessler, notamment dans le pr&#233;ambule, la CGT aurait pu signer&#8230; &#187;&lt;/em&gt; En mai 2002, la CGT entre au c&#244;t&#233; de la CFDT, de la CGC et de la CFTC au comit&#233; intersyndical de l'&#233;pargne salariale, ce qui revient d&#233;j&#224; &#224; accepter le d&#233;veloppement de futurs fonds de pensions d'entreprises. En mars 2003, le 47&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s de la CGT refuse d'ent&#233;riner la revendication des &#171; 37,5 annuit&#233;s pour tous &#187;, qui ne serait soi-disant pas mobilisatrice, mais qui emp&#234;cherait surtout de continuer de n&#233;gocier avec Fillon. Elle s'emploie enfin, en mai dernier, &#224; emp&#234;cher la g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve dans les transports en commun, et coupe ainsi les jambes &#224; la mobilisation contre la loi Fillon de casse des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa fa&#231;on, Fillon tire les le&#231;ons de cette nouvelle attitude &#171; responsable &#187; de la CGT, qui l'a autant aid&#233; &#224; imposer sa r&#233;forme que la signature de la CFDT. En faisant miroiter &#224; la CGT la perspective de r&#232;gles du &#171; dialogue social &#187; qui seraient plus favorables aux grosses centrales, il veut la domestiquer encore un peu plus, et esp&#232;re aider la direction de la CGT &#224; entra&#238;ner ses militants dans une d&#233;marche de n&#233;gociations, de signatures d'accords. Il y aurait ainsi une grande centrale susceptible de signer des accords et de pouvoir les faire appliquer, qui garderait n&#233;anmoins un discours plus revendicatif que la CFDT, trop clairement align&#233;e sur le patronat ? Celui-ci se r&#233;jouit pour sa part d'obtenir des signatures plus significatives, pour la &#171; paix sociale &#187;, que celle des petites organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Charvet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Alg&#233;rie : Derri&#232;re la querelle Bouteflika-Benflis
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Algerie-Derriere-la-querelle-Bouteflika-Benflis</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:14:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Alg&#233;rie
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		<description>En ces derniers jours de l'ann&#233;e l'annulation par la justice des r&#233;sultats du 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s du FLN, tenu en mars 2003, est le dernier rebondissement en date d'une p&#233;riode d'activit&#233; politicienne f&#233;brile et presque &#233;tonnante ! En tout cas pour l'Alg&#233;rie qui n'avait gu&#232;re connue jusque l&#224; une situation o&#249; plusieurs candidats aux &#233;lections pr&#233;sidentielles semblaient avoir des chances r&#233;elles de l'emporter. &lt;br /&gt;Depuis un an la dictature des militaires aurait-elle faibli ? &lt;br /&gt;La d&#233;mocratie ?&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ces derniers jours de l'ann&#233;e l'annulation par la justice des r&#233;sultats du 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s du FLN, tenu en mars 2003, est le dernier rebondissement en date d'une p&#233;riode d'activit&#233; politicienne f&#233;brile et presque &#233;tonnante ! En tout cas pour l'Alg&#233;rie qui n'avait gu&#232;re connue jusque l&#224; une situation o&#249; plusieurs candidats aux &#233;lections pr&#233;sidentielles semblaient avoir des chances r&#233;elles de l'emporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis un an la dictature des militaires aurait-elle faibli ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La d&#233;mocratie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu d'abord l'annonce presque officielle que le pr&#233;sident Abdelaziz Bouteflika comptait se pr&#233;senter pour un nouveau mandat. Puis, premi&#232;re surprise, la candidature rivale de Ali Benflis, jusqu'alors premier ministre. Son cong&#233;diement par le pr&#233;sident et son remplacement par Ahmed Ouyahia, chef du RND (parti li&#233; &#224; l'arm&#233;e et que l'on a appel&#233; parfois le FLN bis tellement il est difficile de distinguer politiquement les deux partis) semblait certes alors suivre de soi. Mais elle a d&#233;clench&#233; une v&#233;ritable guerre au sein de toutes les &#171; organisations de masse &#187; du r&#233;gime. Et dans le FLN, contr&#244;l&#233; depuis ce 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s par les pro-Benflis, la lutte s'est exacerb&#233;e, Bouteflika suscitant un mouvement pour le &#171; redressement &#187; du parti et la cr&#233;ation d'un appareil rival. Chaque organisation satellite, chouhada (familles des anciens combattants), femmes, jeunes, UGTA (syndicat) s'est ainsi scind&#233;e entre pro-Benflis (le FLN officiel) et pro-Bouteflika (les &#171; redresseurs &#187; du FLN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FLN, ancien parti unique, restant le principal parti li&#233; &#224; la hi&#233;rarchie militaire et administrative de l'Etat mais se pr&#233;sentant d&#233;sormais comme un parti d'opposition, a vu son congr&#232;s extraordinaire qui devait officialiser la candidature Benflis interdit par Bouteflika (le congr&#232;s s'est tenu quand m&#234;me, le 3 octobre et a pl&#233;biscit&#233; Benflis). Le pr&#233;sident avait, il est vrai, un peu viol&#233; les r&#232;gles de la justice. C'est du moins ce que lui ont reproch&#233; plusieurs hauts magistrats de la cour d'Alger, rompant une tradition bien &#233;tablie de soutien inconditionnel au pouvoir en place. Puis des ministres du FLN ont quitt&#233; le gouvernement et tous ceux qui n'avaient pas pris parti pour Bouteflika en ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s. La d&#233;cision de la cour d'appel d'Alger, qui permet au gouvernement de bloquer le fonctionnement du FLN vient couronner l'offensive de Bouteflika. On attend la contre-offensive de Benflis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Toujours les militaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est sans doute difficile pour le FLN, ancien parti unique et toujours li&#233; au pouvoir, de rentrer dans la peau d'un parti d'opposition. Les d&#233;put&#233;s du FLN ne sont pas devenus du jour au lendemain des adversaires de la politique qu'ils menaient jusque l&#224; avec Bouteflika. En octobre encore, ils ont vot&#233; toutes les ordonnances du pr&#233;sident (zones franches, commerce ext&#233;rieur, concurrence, organisation, &#233;ducation, formation, monnaie, cr&#233;dit, catastrophes naturelles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait la classe dirigeante qui veut appara&#238;tre d&#233;mocratique aux yeux des dirigeants occidentaux n'est pas forc&#233;ment g&#234;n&#233;e par cette double candidature. L'&#233;lection sans opposition d'un Bouteflika serait plut&#244;t apparue comme une d&#233;signation par la haute hi&#233;rarchie de l'arm&#233;e. Le cafouillage actuel semble donc surtout le fait de Bouteflika qui d&#233;fend sa carri&#232;re et ses int&#233;r&#234;ts particuliers. Pour leur part les g&#233;n&#233;raux ont d&#233;clar&#233; qu'ils n'interviendraient pas dans cette &#233;lection (ce qui sera certainement tr&#232;s relatif &#233;videmment). Entre Bouteflika et Benflis, entre le RND et le FLN, ils n'ont effectivement rien &#224; craindre. C'est blanche ch&#233;chia et ch&#233;chia blanche ! Quant au FFS, un des rares partis qui n'est pas l'&#233;manation directe du pouvoir militaire, son dirigeant A&#239;t Ahmed, vient de d&#233;clarer dans un message au comit&#233; central du FFS du 17 juillet 2003 qu'en Kabylie, le FFS &#171; &lt;em&gt;a r&#233;ussi &#224; transformer une mobilisation spontan&#233;e qui &#233;tait au bord de l'&#233;meute g&#233;n&#233;ralis&#233;e en manifestations quotidiennes pacifiques&lt;/em&gt; &#187;. Rien &#224; redouter non plus de ce c&#244;t&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des choix &#224; faire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais si le choix d'un futur pr&#233;sident de la R&#233;publique est un souci mineur, la classe dirigeante alg&#233;rienne et les militaires se trouvent aujourd'hui devant d'autres probl&#232;mes plus ardus. Quelle place faire aux dirigeants islamistes dans le pouvoir politique ? Comment faire accepter &#224; la population la privatisation des principales richesses du pays ? Comment choisir entre les deux imp&#233;rialismes candidats &#224; parrainer l'Alg&#233;rie, la France et les Etats-Unis ? Autant de choix &#224; faire et donc d'occasions de division, alors que n'existe dans cette classe dirigeante ni tradition ni proc&#233;dure d&#233;mocratique pour trancher des probl&#232;mes, ni en son sein, ni devant le pays tout entier. D'o&#249; les inqui&#233;tudes devant les risques de nouveaux affrontements arm&#233;s ou coups de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire Khalifa, du nom d'un h&#233;ritier fortun&#233; qui a affich&#233; ses millions, sa banque, sa compagnie d'aviation et sa future cha&#238;ne de t&#233;l&#233;, garde bien des zones d'ombre.. En tout cas, termin&#233;e par un krach dans lequel s'est englouti l'argent de nombre de sommit&#233;s alg&#233;riennes mais aussi celui de caisses de retraites ou de petits &#233;pargnants, sans compter les salari&#233;s licenci&#233;s ou qui risquent de l'&#234;tre, elle a montr&#233; que la population alg&#233;rienne r&#233;agit fort vivement devant l'&#233;talage des fortunes et le pillage des biens de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants islamistes repentis tiennent de nouveau le haut du pav&#233;. Leurs dirigeants (Abassi Madani et Ali Belhadj) ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s, m&#234;me s'ils n'ont pas les m&#234;mes droits que les autres hommes politiques. En tout cas l&#224; non plus, le pouvoir qui pr&#233;tendait passer l'&#233;ponge sur tous les crimes de la guerre civile, ceux des islamistes mais aussi ceux pas moins ignobles des militaires, n'a pas dup&#233; la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; Bouteflika, le candidat de Chirac, son chef d'&#233;tat major, le g&#233;n&#233;ral Mohamed Lamari appara&#238;t proche des Am&#233;ricains, signant par exemple en septembre 2003 un accord pour une station d'&#233;coute &#233;tatsunienne &#224; Tamanrasset, participant &#224; des man&#339;uvres communes avec la 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; flotte en M&#233;diterran&#233;e et envoyant les officiers alg&#233;riens se former aux USA. A qui donc l'Alg&#233;rie va-t-elle faire all&#233;geance ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des combats &#224; mener&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Loin des probl&#232;mes de la classe dirigeante, la classe ouvri&#232;re frapp&#233;e par le ch&#244;mage et la mis&#232;re a mille raisons d'entrer en lutte. Les cheminots ont ouvert la voie. Les ouvriers de l'usine de v&#233;hicules industriels de Rouiba ont pris la suite. D&#232;s la rentr&#233;e scolaire, les enseignants ont d&#233;marr&#233; une gr&#232;ve qui d'Alger s'est &#233;tendue &#224; une bonne partie du pays. Une coordination des enseignants des lyc&#233;es d'Alger, la CLA, a d'abord donn&#233; du fil &#224; retordre au pouvoir, habitu&#233; &#224; jouer tranquillement avec l'UGTA. S'est joint ensuite au mouvement un syndicat autonome, le CNAPEST. Les syndicats autonomes tol&#233;r&#233;s mais pas reconnus, le gouvernement a d'abord refus&#233; de n&#233;gocier avec un autre interlocuteur que l'UGTA m&#234;me si celle-ci combattait de fait la gr&#232;ve. Finalement le pouvoir a accept&#233; une augmentation de salaire de 5000 dinars &#224; condition que les enseignants reprennent d'abord le travail puis il a menac&#233; les gr&#233;vistes de licenciement. La gr&#232;ve s'est maintenue malgr&#233; arrestations et menaces de radiations puis s'est effiloch&#233;e. Mais les enseignants menacent de repartir en gr&#232;ve si le licenciement de 17 leaders est maintenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, la Kabylie s'est calm&#233;e sous les coups de la r&#233;pression et du fait du manque de perspectives et des division de ses leaders. Les r&#233;voltes ont toujours lieu dans le pays mais de fa&#231;on locale et &#233;pisodique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;lestages d'&#233;lectricit&#233;, ch&#244;mage, mis&#232;re, &#233;pid&#233;mies de chol&#233;ra ou de conjonctivite et bien d'autres malheurs frappent les plus d&#233;munis. Ceux qui ont subi inondations et tremblements de terre attendent l'hiver dans des conditions toujours pr&#233;caires. Et tout cela alors que les annonces de rentr&#233;es d'argent li&#233;es au gaz et au p&#233;trole sont au plus haut ! Il n'y a vraiment qu'une seule chose que cette classe dirigeante corrompue n'aura pas vol&#233; : la r&#233;volution sociale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 janvier 2004,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> R&#233;formes et restrictions dans les universit&#233;s europ&#233;ennes : En Allemagne la grogne des &#233;tudiants
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Universit&#233;
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		<description>Face &#224; la multiplication des mesures d'aust&#233;rit&#233; qui se succ&#232;dent en Allemagne sans discontinuer, ce sont pour le moment les &#233;tudiants berlinois qui affirment leur opposition avec le plus de fermet&#233;. En effet, depuis le d&#233;but du mois de novembre, une partie des &#233;tudiants des trois universit&#233;s de Berlin, la FU (Freie Universit&#228;t) la TU (Technische Universit&#228;t) et la HU (Humboldt Universit&#228;t), est en gr&#232;ve et se mobilise contre les attaques qui touchent l'enseignement sup&#233;rieur. &lt;br /&gt;Un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la multiplication des mesures d'aust&#233;rit&#233; qui se succ&#232;dent en Allemagne sans discontinuer, ce sont pour le moment les &#233;tudiants berlinois qui affirment leur opposition avec le plus de fermet&#233;. En effet, depuis le d&#233;but du mois de novembre, une partie des &#233;tudiants des trois universit&#233;s de Berlin, la FU (Freie Universit&#228;t) la TU (Technische Universit&#228;t) et la HU (Humboldt Universit&#228;t), est en gr&#232;ve et se mobilise contre les attaques qui touchent l'enseignement sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un budget peau de chagrin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le maire de Berlin, Wowereit, ainsi que le s&#233;nat berlinois (que les victimes des attaques nomment ironiquement le s&#233;nat de coalition rouge-rouge puisqu'il est pour l'essentiel constitu&#233; de membres du SPD, les sociaux-d&#233;mocrates et du PDS, les ex-communistes) ont en effet d&#233;cid&#233;, pour augmenter les recettes du budget 2004/2005 d'introduire un syst&#232;me de redevance &#233;tudiante pour tous. On parle pour le moment d'une contribution de 500 euros par semestre et par &#233;tudiant que chacun devra bien &#233;videmment tirer de sa propre poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le s&#233;nateur Flierl, charg&#233; des sciences et les pr&#233;sidents des trois universit&#233;s de Berlin se sont r&#233;unis cet &#233;t&#233; et se sont mis d'accord sur deux points concernant le budget attribu&#233; aux universit&#233;s, jusqu'ici fix&#233; &#224; 870 millions d'euros. D'abord une mesure imm&#233;diate, r&#233;duisant d'ici &#224; 2005 le budget global de 50 millions d'euros, soit 8 millions d'&#233;conomies par an sur le dos de chacune des universit&#233;s. Mais c'est sur la p&#233;riode allant de 2006 &#224; 2009 que les restrictions budg&#233;taires donneront le coup de massue : il est en effet pr&#233;vu que le budget soit restreint de 75 millions d'euros par an. Cela se traduirait, pour la TU par la suppression de 80 postes d'enseignants parmi les 335 existants, pour la FU de 82 sur 364, et pour la HU de 90 sur 383.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tels types de mesures avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; prises en 1997/98. L'Etat attribue aujourd'hui aux universit&#233;s une somme qui correspond aux financement de 85 000 places d'&#233;tudiants alors que Berlin en accueille en r&#233;alit&#233; 135 000. Les &#233;tudiants ont donc d&#233;j&#224; une id&#233;e des r&#233;percussions catastrophiques de telles coupes budg&#233;taires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Gr&#232;ve et manifestations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la TU est en gr&#232;ve depuis la premi&#232;re semaine de novembre et a &#233;t&#233; rejointe par la HU puis la FU, les 17 et 20 novembre. Au cours des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales se r&#233;unissant pour chacune des trois universit&#233;s une fois par semaine, ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es, entre autres, l'occupation de b&#226;timents universitaires, celles du si&#232;ge du PDS, du bureau de Flierl, de celui de Sarrazin le s&#233;nateur charg&#233; des finances, ou encore celle de l'h&#244;tel de ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour leur part, les professeurs n'ayant pas la possibilit&#233; de se mettre en gr&#232;ve, ont organis&#233;, en soutien aux &#233;tudiants, des cours marathon &#224; la Potsdamer Platz, d'une dur&#233;e de 72 heures en physique par exemple, ou encore 120 heures en g&#233;ologie. R&#233;guli&#232;rement, au moins chaque samedi depuis plus d'un mois, sont organis&#233;es des manifestations auxquelles ont particip&#233; jusqu'&#224; 20 000 &#233;tudiants. Bref un mouvement estudiantin visible, qui a sa place dans les m&#233;dia, voire m&#234;me un certain &#233;cho dans les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les &#233;tudiants ne sont pas les seuls concern&#233;s par les mesures d'aust&#233;rit&#233;. Le projet de loi du chancelier Schr&#246;der, l'Agenda 2010, dont une partie a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233;e, vise &#233;galement les ch&#244;meurs, les retrait&#233;s et toutes les classes pauvres. Si bien que face &#224; ce contexte d'attaques g&#233;n&#233;ralis&#233;es, certains &#233;tudiants se sont pos&#233;s le probl&#232;me d'organiser des actions devant les entreprises ainsi que devant les bourses du travail, pour appeler les travailleurs &#224; se rendre &#224; la manifestation du 13 d&#233;cembre qui &#233;tait une manifestation plus large ouverte &#224; tous ceux qui s'opposent &#224; cette casse sociale. Plus de 40 000 manifestants s'y sont rendus, c'est &#224; dire deux fois plus que la semaine pr&#233;c&#233;dente (nettement moins pourtant que lors de la manifestation du premier novembre qui avait r&#233;unis 100 000 manifestants). A la suite de quoi les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales des universit&#233;s ont vot&#233; la poursuite de la gr&#232;ve jusqu'au 5 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 d&#233;cembre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arthur KLEIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Editorial : 2004 : l'ann&#233;e de la contre offensive
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Chirac l'a confirm&#233; lors de ses v&#339;ux : l'offensive anti-ouvri&#232;re se poursuivra en 2004. Le chef de l'Etat a bien jur&#233; la main sur le coeur qu'il allait s'attaquer au ch&#244;mage. A la m&#234;me heure le gouvernement frappait directement les ch&#244;meurs en supprimant pour des centaines de milliers d'entre eux plusieurs mois d'indemnisation. Rejet&#233;s plus vite vers le RMI, puis le RMA o&#249; ils pourront travailler pour un revenu au-dessous du minimum vital, au service de patrons qui n'auront&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chirac l'a confirm&#233; lors de ses v&#339;ux : l'offensive anti-ouvri&#232;re se poursuivra en 2004. Le chef de l'Etat a bien jur&#233; la main sur le coeur qu'il allait s'attaquer au ch&#244;mage. A la m&#234;me heure le gouvernement frappait directement les ch&#244;meurs en supprimant pour des centaines de milliers d'entre eux plusieurs mois d'indemnisation. Rejet&#233;s plus vite vers le RMI, puis le RMA o&#249; ils pourront travailler pour un revenu au-dessous du minimum vital, au service de patrons qui n'auront pratiquement rien &#224; d&#233;bourser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Favoriser l'emploi&lt;/em&gt; &#187;, pour les gens qui nous gouvernent, ce n'est pas interdire les licenciements, mais au contraire les faciliter. Pour que les entreprises ne soient plus &#171; &lt;em&gt;r&#233;ticentes &#224; embaucher &lt;/em&gt; &#187;, ils entendent &#171; &lt;em&gt;all&#233;ger les proc&#233;dures inutiles et les charges excessives qui les entravent&lt;/em&gt; &#187;. Et comme il ne leur suffit pas des vagues de licenciements qui depuis des mois d&#233;ferlent dans tout le pays, ils pr&#233;parent une nouvelle loi pour acc&#233;l&#233;rer et simplifier les proc&#233;dures. Ils convient les syndicats &#224; en discuter avec le patronat. Et sur la lanc&#233;e, ils s'attaquent &#224; une r&#233;forme du code du travail mettant en place les moyens d'accro&#238;tre la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; aussi, Chirac et Raffarin nous promettent de s'en occuper. Plus pr&#233;cis&#233;ment de restreindre les moyens de nous soigner, au nom d'un pr&#233;tendu sauvetage de la S&#233;curit&#233; sociale. Comme ils ont sauv&#233; la retraite en matraquant les retrait&#233;s ! L'ann&#233;e commence avec la suppression des droits aux soins pour la plupart des sans-papiers, pour lesquels les conditions de l'AME (aide m&#233;dicale d'Etat) sont dor&#233;navant tellement durcies qu'elles vont exclure de son champ le plus grand nombre des b&#233;n&#233;ficiaires actuels. Mais au-del&#224;, ce sera pour tous les assur&#233;s sociaux, de nouvelles diminutions de remboursements et des augmentations de cotisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs objectifs et leur plan d'attaque sont clairs. Celui de la riposte des travailleurs doit l'&#234;tre tout autant. Il faut interdire les licenciements dans les entreprises qui font du profit sous peine de r&#233;quisition, exercer le contr&#244;le sur leurs comptes et v&#233;rifier si celles qui pr&#233;tendent avoir des difficult&#233;s n'ont pas plac&#233; leur capitaux ailleurs ou grossi la fortune personnelle des patrons et des gros actionnaires. Il faut supprimer les exon&#233;rations de cotisations patronales et les subventions aux entreprises et utiliser l'argent public &#224; la cr&#233;ation d'emplois utiles dans les services publics. Le droit &#224; la sant&#233; pour tous doit &#234;tre maintenu et am&#233;lior&#233;. La loi amputant les retraites, qui vient d'&#234;tre vot&#233;e et qui promet la mis&#232;re pour les vieux jours de nombreux travailleurs, doit &#234;tre abolie. Les salaires doivent &#234;tre augment&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce programme d'urgence est celui des listes communes de LO et de la LCR. Les votes qui se porteront sur ces listes doivent &#234;tre les plus nombreux possible. L'enjeu est important : un bon score pour l'extr&#234;me gauche peut encourager &#224; une mobilisation des travailleurs dans les luttes, seul terrain sur lequel il sera possible de faire vraiment reculer patrons et gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO et la LCR, en unissant leurs efforts dans les &#233;lections comme en dehors, sur la base des objectifs qu'elles ont en commun, doivent se donner les meilleures chances de peser de fa&#231;on d&#233;terminante pour que la classe ouvri&#232;re fasse ravaler au patronat et au gouvernement les mauvais coups qu'ils lui r&#233;servent pour 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 janvier 2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Spoli&#233;s de nos droits et de nos papiers&#8230; parce que d'origine &#233;trang&#232;re
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<description>L'Association de D&#233;fense des Fran&#231;ais d'Origine Etrang&#232;re et de leur familles nous &#233;crit : &lt;br /&gt;Nos arri&#232;res grand-parents &#233;taient fran&#231;ais depuis un si&#232;cle parce qu'ils &#233;taient colonis&#233;s. Nos grand-parents ont &#233;t&#233; envoy&#233;s en premi&#232;re ligne en 1853, 1914, 1940. Nos parents ou grand-parents sont rest&#233;s fran&#231;ais de droit en 1960 au moment de l'ind&#233;pendance parce qu'ils travaillaient en France. La plupart y ont travaill&#233; jusqu'&#224; leur retraite, beaucoup y sont morts. &lt;br /&gt;Beaucoup, bien qu'ayant&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'Association de D&#233;fense des Fran&#231;ais d'Origine Etrang&#232;re et de leur familles nous &#233;crit :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos arri&#232;res grand-parents &#233;taient fran&#231;ais depuis un si&#232;cle parce qu'ils &#233;taient colonis&#233;s. Nos grand-parents ont &#233;t&#233; envoy&#233;s en premi&#232;re ligne en 1853, 1914, 1940. Nos parents ou grand-parents sont rest&#233;s fran&#231;ais de droit en 1960 au moment de l'ind&#233;pendance parce qu'ils travaillaient en France. La plupart y ont travaill&#233; jusqu'&#224; leur retraite, beaucoup y sont morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup, bien qu'ayant leur domicile de nationalit&#233; en France, passaient un ou deux mois dans leur pays d'origine (S&#233;n&#233;gal, Mauritanie, Mali,.. ) tous les 2 ou 3 ans, s'y sont mari&#233;s et y ont eu des enfants. Ces enfants n'ont rien co&#251;t&#233; &#224; la France, car ils ont &#233;t&#233; nourris, &#233;lev&#233;s, soign&#233;s au pays d'origine et sont arriv&#233;s en France &#224; l'&#226;ge adulte, &#171; pr&#234;ts &#224; produire &#187;. Ces enfants, c'est nous, et c'est parfois nos p&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'entre nous sont des Fran&#231;ais sans papiers. Sans droit au travail, &#224; la protection sociale, &#224; la formation, sans un sou, nous mourrions de faim sans la solidarit&#233; de la communaut&#233; africaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Nous sommes ici chez nous !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Etat Fran&#231;ais d&#233;choit nos p&#232;res et grand-p&#232;res de la nationalit&#233; qu'ils ont depuis 40 ans, et leur dit qu'ils peuvent faire une demande de possession d'&#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une possession d'&#233;tat, &#231;a veut dire que eux vont rester fran&#231;ais &#171; &#224; l'anciennet&#233; &#187;, ainsi que leurs enfants encore mineurs, mais qu'ils reconnaissent qu'ils n'&#233;taient pas fran&#231;ais avant la date de cette possession d'&#233;tat, et donc que leurs enfants majeurs et les enfants de ces enfants ne seraient pas n&#233;s de p&#232;re fran&#231;ais, et ne seraient donc pas fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous refusons que l'Etat fran&#231;ais dise &#224; nos p&#232;res et grand-p&#232;res, 40 ans apr&#232;s l'ind&#233;pendance, qu'il n'aurait pas d&#251; leur donner la nationalit&#233; fran&#231;aise, sous pr&#233;texte qu'ils se sont mari&#233;s &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas dans la constitution fran&#231;aise de citoyen de 2&#233;me zone, de Fran&#231;ais moins fran&#231;ais que les autres, et, alors que les pires crimes sont prescrits au bout de 10 ans, on voudrait nous enlever notre droit 40 ans apr&#232;s les faits sous pr&#233;texte d'une &#171; erreur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos p&#232;res et grand-p&#232;res ont toujours pens&#233; &#224; notre avenir en tant qu'enfants fran&#231;ais, avec les m&#234;mes droits que tous les Fran&#231;ais. Ces droits, nous les exigeons !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Non &#224; la discrimination dans les consulats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#233;galement atterr&#233;s tant par la mani&#232;re dont nous et nos familles sommes trait&#233;s dans les consulats de France de Dakar, ST Louis, Nouakchott, que par ce qui nous est maintenant demand&#233; &#171; officiellement &#187; (??!) pour obtenir transcriptions d'&#233;tat civil, carte d'identit&#233;, carte consulaire, et donc passeport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous demande une carte d'identit&#233; s&#233;n&#233;galaise pour obtenir nos papiers fran&#231;ais au consulat de Dakar, alors que la plupart d'entre nous sont fran&#231;ais de naissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous demande nos actes d'&#233;tat civil s&#233;n&#233;galais pour transcrire nos enfants, alors m&#234;me que ces actes sont transcrits sur les registres fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les employ&#233;s de ces consulats, au lieu de remplir leur fonction qui est de nous d&#233;livrer nos papiers dans un d&#233;lai normal, s'autoproclament juges, vont v&#233;rifier les registres de nos pays d'origine, pays pourtant souverains depuis 1960, et en font des photocopies, ce qui prend des ann&#233;es, et demandent des monceaux de preuves de notre nationalit&#233; fran&#231;aise, mettant ainsi en doute le travail des greffiers et m&#234;me des juges fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#234;mes employ&#233;s refusent de d&#233;livrer des passeports fran&#231;ais &#224; nos enfants avant d'avoir fait leur transcription, &#224; contrario de ce qui se fait sur le territoire fran&#231;ais, et comme les transcriptions durent des ann&#233;es &#224; cause des raisons &#233;voqu&#233;es plus haut, nos enfants sont de fait emp&#234;ch&#233;s pendant des ann&#233;es de sortir de leur pays d'origine et d'aller et venir librement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons &#224; l'Etat Fran&#231;ais de mettre fin imm&#233;diatement &#224; cette discrimination, et de r&#233;parer les pr&#233;judices que nous avons subis (scolarit&#233;s g&#226;ch&#233;es, enfants malades non soign&#233;s, jeunes adultes emp&#234;ch&#233;s de travailler, droit de circuler d&#233;ni&#233;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ADFOE (Association de D&#233;fense des Fran&#231;ais d'Origine Etrang&#232;re et de leurs familles)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Vous pouvez nous aider en relayant notre action aupr&#232;s des &#233;lus, m&#233;dias,&#8230; et / ou financi&#232;rement : ch&#232;ques &#224; l'ordre de l 'ADFOE &#224; l'adresse ci-dessous (Il est tr&#232;s difficile dans notre cas d'obtenir des subventions, et un recours en conseil d'Etat- seule action susceptible d'arr&#234;ter les abus de pouvoir des consulats- co&#251;te 7000 euros de frais d'avocat) : A.D.F.O.E. C/o Monsieur Lassana Seck 23 rue Ganterie 76000. Rouen E-Mail : goueseck@voila.fr&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Que peut-on attendre de la campagne commune LO-LCR ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Que-peut-on-attendre-de-la-campagne-commune-LO-LCR</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:13:01Z</dc:date>
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		<dc:subject>Elections
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<dc:subject>LCR
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		<description>D'abord &#233;videmment une mesure de l'influence de l'extr&#234;me gauche par rapport &#224; la gauche mais aussi &#224; l'extr&#234;me droite, sinon &#224; la droite. En pr&#233;sentant des listes communes aux r&#233;gionales et aux europ&#233;ennes les deux organisations se sont donn&#233;es au moins l'instrument le plus ad&#233;quat pour prendre cette mesure. &lt;br /&gt;S'adresser &#224; l'&#233;lectorat populaire d&#233;boussol&#233; &lt;br /&gt;Sans doute, l'extr&#234;me gauche n'attirera pas une seule voix suppl&#233;mentaire de l'&#233;lectorat a priori hostile, ceux bien d&#233;cid&#233;s &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Elections-+" rel="tag"&gt;Elections
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Lutte-ouvriere-+" rel="tag"&gt;Lutte ouvri&#232;re
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Extreme-gauche-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me gauche
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-LCR-+" rel="tag"&gt;LCR
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord &#233;videmment une mesure de l'influence de l'extr&#234;me gauche par rapport &#224; la gauche mais aussi &#224; l'extr&#234;me droite, sinon &#224; la droite. En pr&#233;sentant des listes communes aux r&#233;gionales et aux europ&#233;ennes les deux organisations se sont donn&#233;es au moins l'instrument le plus ad&#233;quat pour prendre cette mesure.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_89 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH238/lolcr-1dab5.gif?1787908847' width='300' height='238' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;S'adresser &#224; l'&#233;lectorat populaire d&#233;boussol&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sans doute, l'extr&#234;me gauche n'attirera pas une seule voix suppl&#233;mentaire de l'&#233;lectorat a priori hostile, ceux bien d&#233;cid&#233;s &#224; ne pas voter pour elle qu'elle soit unie ou pas. Mais il y a tous les autres : les &#233;lecteurs d&#233;boussol&#233;s et d&#233;go&#251;t&#233;s des politiciens et des partis de gauche comme de droite. Ceux-l&#224; n'ont plus envie de revoter pour les m&#234;mes (le plus souvent la gauche mais pas toujours). En tout cas ils h&#233;sitent, envisagent de s'abstenir, voire de voter pour l'extr&#234;me droite, ne serait-ce que par d&#233;fi, d&#233;go&#251;t ou vengeance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#234;mes sentiments peuvent en pousser certains &#224; voter &#224; l'extr&#234;me gauche. Mais la plupart d'entre eux ne pr&#234;teront attention de notre c&#244;t&#233; que si nous leur donnons d'autres raisons de voter pour nous que par d&#233;faut. Pour dire &#171; merde &#187; aux autres, ils ont en effet d'autres moyens de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se montrant assez responsables pour s'unir et pr&#233;senter un front commun sur la base du programme qu'elles partagent, les deux organisations leur ont donn&#233; des raisons positives d'envisager de voter pour elles (et pas seulement pour &#233;mettre le fameux vote &#171; protestataire &#187; si cher aux politologues, sociologues et journalistes). Et voter pour des raisons positives c'est commencer &#224; pr&#234;ter attention au programme et aux id&#233;es. Il ne faudrait pas exag&#233;rer la signification d'un vote : tous ceux qui ont vot&#233; Laguiller ou Besancenot aux derni&#232;res &#233;lections pr&#233;sidentielles n'ont pas vot&#233; pour la r&#233;volution, c'est s&#251;r. Il ne faudrait pas non plus la nier. Aujourd'hui, les &#233;lecteurs du FN qui mettent leur bulletin de vote dans l'urne par simple d&#233;pit, sont quand m&#234;me apr&#232;s cela, qu'ils le veuillent ou non, un peu plus sensibles &#224; ses propositions r&#233;actionnaires, racistes ou anti-immigr&#233;s. Hier, les millions d'&#233;lecteurs du PCF, au bon temps de celui-ci, auraient peut-&#234;tre &#233;t&#233; en peine de pr&#233;ciser ce qu'&#233;tait le communisme, ils se sentaient quand m&#234;me un peu communistes. Il en est de m&#234;me pour l'extr&#234;me gauche. C'est bien l'une des raisons de la participation des r&#233;volutionnaires aux &#233;lections bourgeoises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Inqui&#233;ter la gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gauche ne s'y est d'ailleurs pas tromp&#233;e. Si, avant m&#234;me qu'il soit conclu, l'accord LO-LCR a &#233;t&#233; depuis trois mois l'objet de ses attaques virulentes, c'est qu'elle en a vu l'enjeu. Apr&#232;s la d&#233;culott&#233;e re&#231;ue en 2002, juste punition pour la politique de cinq ans de gouvernement Jospin, toute la politique du PS, comme de ses satellites PCF ou Verts, a &#233;t&#233; de laisser passer le temps. S&#251;re que la droite au pouvoir ne ferait pas mieux qu'elle - un pari gagn&#233; d'avance - et finira par se d&#233;consid&#233;rer &#224; son tour, elle attend que les &#233;lecteurs lui reviennent, par lassitude des Chirac et Raffarin sinon par enthousiasme pour les Hollande et consorts. C'est d'ailleurs pourquoi ses principaux leaders, les Fabius, Strauss-Kahn, Lang ou autres, ont l'&#339;il riv&#233; sur 2007 et les pr&#233;sidentielles. De toute &#233;vidence ils consid&#232;rent 2004, les r&#233;gionales et les europ&#233;ennes, comme une &#233;tape sans importance (et surtout encore trop pr&#232;s de 2002). Ou plut&#244;t ils consid&#233;raient, avant que l'extr&#234;me gauche vienne troubler leur sieste politique. Aujourd'hui ils s'inqui&#232;tent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes les pr&#233;visions avanc&#233;es par une certaine presse (&lt;em&gt;Le Monde, Lib&#233;ration&#8230;)&lt;/em&gt; quant &#224; nos possibles r&#233;sultats sont sans doute exag&#233;r&#233;es pour les besoins de leur cause : tenter d'effrayer ceux qui h&#233;sitent entre la gauche et l'extr&#234;me gauche. C'est une fa&#231;on de faire croire qu'accorder ses suffrages &#224; cette derni&#232;re, m&#234;me pour donner une bonne le&#231;on &#224; la premi&#232;re, ce serait faire le jeu de la droite, extr&#234;me ou pas. Parions que ce th&#232;me va &#234;tre d&#233;velopp&#233; sur tous les tons dans les six mois qui viennent. Et qu'importe que tout ait prouv&#233;, et en particulier les derni&#232;res &#233;lections pr&#233;sidentielles, que la gauche n'a besoin de personne, et pas plus de LO ou de la LCR, pour se tirer dans le pied !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur inqui&#233;tude est quand m&#234;me significative. A l'unisson de la droite, la gauche pense que l'extr&#234;me gauche peut &#224; nouveau refaire le score des pr&#233;sidentielles, et que l'accord LO-LCR ouvre cette perspective. C'est d'ailleurs bien pour cela qu'il est de l'int&#233;r&#234;t de l'ensemble des militants et groupes r&#233;volutionnaires - y compris ceux qui de fait ne sont pas inclus dans l'accord - de faire campagne pour les candidats communs LO-LCR. Meilleurs seront les r&#233;sultats, en voix et en &#233;lus, plus l'extr&#234;me gauche toute enti&#232;re sera dans une position favorable pour affronter la p&#233;riode qui suivra et l'offensive annonc&#233;e du patronat et du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et plus aussi il y aura des chances que cet accord &#233;lectoral ait des suites apr&#232;s les &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Remettre les divergences &#224; leur juste place&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas &#234;tre grand clerc, en effet, pour deviner que la suite d&#233;pendra d'abord des r&#233;sultats. S'ils sont mauvais ou m&#233;diocres, la tentation sera grande dans les deux organisations de briser l&#224;, de vaquer chacune de son c&#244;t&#233; &#224; ses propres affaires et retourner en gros &#224; la situation qui a pr&#233;valu entre les &#233;lections de 1999 et celles de 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance &#224; ne pas se soucier de ce qu'elles pourraient faire en commun, est d&#233;j&#224; une constante chez l'une comme chez l'autre. Sous le pr&#233;texte qu'&#224; deux on ne fait pas mieux que chacun de son c&#244;t&#233;, les adversaires de l'alliance ou ceux qui ne l'ont admis qu'avec r&#233;ticence reprendront l'offensive. Dans la LCR pour renouer les liens du c&#244;t&#233; de la gauche, dans LO pour renoncer &#224; toute politique active vis-&#224;-vis du reste de l'extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans LO comme dans la LCR pour brandir le pr&#233;texte des divergences de toutes sortes : le type de parti &#224; construire (l&#233;niniste ou social-d&#233;mocrate ?), les milieux vis&#233;s en priorit&#233; (s'investir ou pas dans le mouvement altermondialiste ?), le type d'intervention dans la classe ouvri&#232;re (par le biais privil&#233;gi&#233; des syndicats ou celle directe de l'organisation politique ?) et d'autres encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;texte, non que ces divergences ne soient pas bien r&#233;elles et qu'elles ne limitent pas automatiquement des possibilit&#233;s d'actions communes. Mais pr&#233;texte parce qu'elles ont &#233;t&#233; invoqu&#233;es trop souvent l&#224; o&#249; elles n'avaient rien &#224; faire, l&#224; o&#249; elles n'&#233;taient pas des obstacles v&#233;ritables. L'accord LO-LCR le prouve &lt;em&gt;a contrario&lt;/em&gt;. Si ces divergences n'emp&#234;chent pas une alliance pour les &#233;lections, qui peut croire qu'elles &#233;taient, sont ou seront un obstacle insurmontable pour des interventions communes&#8230; sur tous les autres terrains ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pr&#233;parer la suite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De bons r&#233;sultats &#233;lectoraux ne suffiront certes pas &#224; changer d'un coup les pr&#233;jug&#233;s, les illusions et les sectarismes qui existent dans l'une comme dans l'autre des deux organisations. Peut-&#234;tre m&#234;me, s'ils poussaient vers l'extr&#234;me gauche un petit courant de nouveaux adh&#233;rents et militants, contribueraient-ils &#224; exacerber la concurrence et la rivalit&#233; pour savoir laquelle les attirera. Cela n'a d'ailleurs rien de choquant ni d'anormal entre deux organisations r&#233;volutionnaires, m&#234;me alli&#233;es, tant qu'elles demeurent deux formations s&#233;par&#233;es. Or pour que la question d'une fusion se pose (en admettant m&#234;me qu'elle soit d&#233;sirable et que certains obstacles politiques soient lev&#233;s) il faudrait un afflux massif de nouveaux militants et adh&#233;rents auquel les deux organisations ne pourraient faire face qu'en commun&#8230; et qui exigeraient eux-m&#234;mes qu'elles fassent face en commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de bons r&#233;sultats changeraient quand m&#234;me la donne. Les travailleurs qui voteront pour des listes communes LO-LCR peuvent se moquer de savoir s'il y a une ou deux organisations. En revanche, surtout s'ils se savent nombreux &#224; l'avoir fait, ils ne pourront manquer de demander ce que l'extr&#234;me gauche leur propose d'autre que de mettre un bulletin dans l'urne. Si les r&#233;sultats &#233;lectoraux aident les travailleurs &#224; retrouver le moral (l'un des buts que se fixe &#224; juste titre la campagne &#233;lectorale commune) ils ne pourront manquer de demander ce que LO et la LCR proposent maintenant pour d&#233;fendre le programme pour lequel, ensemble, elles leur ont demand&#233; de voter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien ce que nous pouvons esp&#233;rer de mieux de cette campagne. Que l'extr&#234;me gauche soit mise en demeure par la pression des r&#233;sultats (et des travailleurs qui lui auront accord&#233; leur suffrage) de d&#233;finir une politique, d'envisager des interventions sur le terrain m&#234;me de la lutte de classe, les probl&#232;mes des licenciements, du ch&#244;mage, de la d&#233;fense des services publics, de la S&#233;curit&#233; sociale&#8230; bref tous ceux pour lesquels la LCR et LO s'engagent dans leur profession de foi &#224; aider &#171; &lt;em&gt;&#224; pr&#233;parer les luttes collectives de demain&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes aucune intervention commune de l'extr&#234;me gauche, m&#234;me lorsqu'elle est possible, ne se mettra sur pied automatiquement. Tout le pass&#233; l'a montr&#233;. Il faudra dans les deux organisations, et aussi &#224; c&#244;t&#233;, des batailles politiques pour l'imposer. Les r&#233;sultats de la campagne commune peuvent cependant nous servir de points d'appui pour ce combat. En tout cas nous ferons tout pour cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques MORAND&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Une alliance qui ne fait pas que des heureux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u dans notre courrier :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette alliance est &#224; mon avis un tr&#232;s mauvais choix. Ce rassemblement entre LO et la LCR ressemble de tr&#232;s pr&#232;s au rassemblement qu'avait effectu&#233; le PS avec les Verts et le PC ; sous le nom de gauche plurielle. On en a vu les r&#233;sultats. Ce rassemblement est, selon moi, plus une fa&#231;on pour les dirigeants des deux partis de gagner les &#233;lections (et donc assouvir leur pouvoir) plus que pour servir le peuple. Une fois de plus, l'id&#233;e qu'en politique les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s passent avant les publics, se v&#233;rifie. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; Enfin, il est tout &#224; fait acceptable que la LCR ait enlev&#233; ce paragraphe &#171; dictature du prol&#233;tariat &#187;. Dirigeants de LO et militants : comment est-il possible de pr&#244;ner la justice sociale tout en esp&#233;rant une dictature ? Tout ceci me semble bien contradictoire, dangereux et surtout tr&#232;s triste. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; Jovialement, &#171; v&#233;ritables pens&#233;es d'extr&#234;me gauche &#187;. C. M.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le rassemblement LO-LCR &#171; pour gagner les &#233;lections &#187; ? S&#233;rieusement ? Qui a dit que tout argument exag&#233;r&#233; &#233;tait nul et non avenu ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Du &#171; contrat de chantier &#187; dans les soci&#233;t&#233;s de service informatique&#8230; au droit de licencier sans entraves dans tous les secteurs
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Du-contrat-de-chantier-dans-les-societes-de-service-informatique-au-droit-de</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:12:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Informatique
</dc:subject>

		<description>Le pr&#233;sident du Syntec informatique a le projet d'&#233;tendre la flexibilit&#233; et la pr&#233;carit&#233; aux informaticiens. Fillon lui a embo&#238;t&#233; le pas en d&#233;fendant l'id&#233;e de &#171; contrat de chantier &#187;. Et d&#233;but d&#233;cembre, le rapport sur la &#171; revalorisation du travail &#187; pr&#233;sent&#233; &#224; Raffarin par le d&#233;put&#233; UMP Gilles Carrez reprend cette id&#233;e que d&#233;fendent depuis plusieurs ann&#233;es la f&#233;d&#233;ration de la m&#233;tallurgie (UIMM) et le MEDEF, appuy&#233;s maintenant par le mouvement &#171; Croissance Plus &#187; qui vient de se&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Informatique-+" rel="tag"&gt;Informatique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le pr&#233;sident du Syntec informatique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le patronat des soci&#233;t&#233;s de service informatique.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; a le projet d'&#233;tendre la flexibilit&#233; et la pr&#233;carit&#233; aux informaticiens. Fillon lui a embo&#238;t&#233; le pas en d&#233;fendant l'id&#233;e de &#171; contrat de chantier &#187;. Et d&#233;but d&#233;cembre, le rapport sur la &#171; revalorisation du travail &#187; pr&#233;sent&#233; &#224; Raffarin par le d&#233;put&#233; UMP Gilles Carrez reprend cette id&#233;e que d&#233;fendent depuis plusieurs ann&#233;es la f&#233;d&#233;ration de la m&#233;tallurgie (UIMM) et le MEDEF, appuy&#233;s maintenant par le mouvement &#171; Croissance Plus &#187; qui vient de se constituer et qui regroupe plus de 150 entreprises de services de secteurs divers tels l'h&#244;tellerie ou la t&#233;l&#233;phonie. La commission de r&#233;forme du doit du travail, pr&#233;sid&#233;e par Michel de Virville (DRH de Renault) devrait rendre son rapport &#224; Fillon en janvier 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire que si le secteur de l'informatique est aujourd'hui le premier vis&#233;, il n'est pas le seul. Au contraire cette mesure, si elle &#233;tait d&#233;cid&#233;e, pourrait concerner tous les secteurs d'activit&#233;s qui fonctionnent par projet. Finis les CDI ou les CDD, le contrat de travail correspondrait &#224; une dur&#233;e de projet : lancement d'un produit, d&#233;marrage d'une usine, r&#233;alisation d'un logiciel&#8230; Et les salari&#233;s seraient en toute l&#233;galit&#233; jet&#233;s &#224; la fin d'une mission.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'informatique premi&#232;re cible, pas la seule&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2002, le secteur des services informatiques recensait 285 000 travailleurs (en majorit&#233; des cadres). Une de ses activit&#233;s consiste &#224; r&#233;aliser ou &#224; maintenir un syst&#232;me informatique, mais le plus souvent, elle consiste &#224; des &#171; pr&#234;ts &#187; de salari&#233;s en assistance technique, prestataires dans les services informatiques &#171; clients &#187; de grosses entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es l'accroissement d'activit&#233; du secteur &#233;tait d&#251; aux n&#233;cessit&#233;s d'adaptation des syst&#232;mes d'information : fusion de soci&#233;t&#233;s, &#171; bug de l'an 2000 &#187;, passage &#224; la monnaie unique europ&#233;enne. Et les soci&#233;t&#233;s &#171; clientes &#187; ont recouru &#224; la prestation qui leur &#233;vitait d'embaucher directement. Dans une entreprise comme Axa, par exemple, les prestataires ont repr&#233;sent&#233; plus de la moiti&#233; du personnel informatique, soit 1000 personnes, au plus fort de l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin des projets et le ralentissement &#233;conomique ont laiss&#233; beaucoup de ces salari&#233;s en &#171; intercontrat &#187; prolong&#233;, c'est-&#224;-dire sans mission r&#233;mun&#233;ratrice pour leur patron. Pour se d&#233;barrasser d'eux les soci&#233;t&#233;s prestataires ont eu recours &#224; des licenciements individuels en masse en utilisant tous les stratag&#232;mes, pr&#233;tendues fins de p&#233;riode d'essai correspondant en fait &#224; des fins de mission, d&#233;placements impos&#233;s pour forcer des d&#233;missions. M&#234;me la presse informatique, plut&#244;t technique, s'est fait l'&#233;cho de plans sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, pour le Syntec, le Medef et le gouvernement, ce n'est pas encore assez. Pour se donner encore plus de flexibilit&#233; ils souhaitent maintenant modifier le code du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine SCHNEIDER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le patronat des soci&#233;t&#233;s de service informatique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sarkozy contr&#244;le l'immigration&#8230; et livre les immigr&#233;s au patronat
</title>
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		<dc:subject>Immigr&#233;s
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>La nouvelle loi de Sarkozy &#171; pour le contr&#244;le de l'immigration &#187;, comme les pr&#233;c&#233;dentes, qu'elles aient &#233;t&#233; le fait de la droite ou de la gauche, ne vise qu'&#224; pr&#233;cariser les travailleurs &#171; sans papiers &#187;, les d&#233;sarmer face au patronat et les transformer en main d'&#339;uvre corv&#233;able &#224; merci. &lt;br /&gt;Pour le plus grand b&#233;n&#233;fice du patronat &lt;br /&gt;Il faut rappeler que les travailleurs immigr&#233;s pouvaient vivre et travailler en France sans &#171; papiers &#187; jusqu'&#224; ce que la circulaire Giscard de juillet 1974&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La nouvelle loi de Sarkozy &#171; pour le contr&#244;le de l'immigration &#187;, comme les pr&#233;c&#233;dentes, qu'elles aient &#233;t&#233; le fait de la droite ou de la gauche, ne vise qu'&#224; pr&#233;cariser les travailleurs &#171; sans papiers &#187;, les d&#233;sarmer face au patronat et les transformer en main d'&#339;uvre corv&#233;able &#224; merci.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pour le plus grand b&#233;n&#233;fice du patronat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler que les travailleurs immigr&#233;s pouvaient vivre et travailler en France sans &#171; papiers &#187; jusqu'&#224; ce que la circulaire Giscard de juillet 1974 leur accorde un &#171; statut &#187; que les lois Pasqua-Debr&#233; des ann&#233;es 80 ont aggrav&#233;. Depuis les immigr&#233;s doivent disposer de &#171; papiers &#187; ou se retrouver dans l'&#233;tat de &#171; sans-papiers &#187; contraints &#224; la clandestinit&#233; et pourchass&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce faisant, ces lois ont simplement transform&#233; ces travailleurs en r&#233;serve de main d'&#339;uvre &#224; bon march&#233;, vou&#233;e &#224; la surexploitation avec des salaires parfois invraisemblablement bas. Un sans-papier qui travaille dans le b&#226;timent ou sur un march&#233; n'est jamais s&#251;r du salaire qu'il va recevoir, ni m&#234;me parfois d'&#234;tre pay&#233; ! Nombre d'entre eux ont eu des accidents graves sans aucune indemnit&#233;. Car les patrons peuvent impun&#233;ment s'asseoir sur le droit du travail et les conventions sociales, ne respecter aucune r&#232;gle en mati&#232;re d'accident du travail, ne pas payer un sou pour la retraite ou l'assurance maladie&#8230; Ce ne sont pas les sans-papiers, vivant dans la crainte constante du contr&#244;le d'identit&#233; et dans l'attente d'une improbable r&#233;gularisation, qui risquent d'en appeler &#224; la police ou la justice, n'est-ce pas ? Ils contactent m&#234;me rarement les syndicats, qui ne sont pas eux-m&#234;mes tr&#232;s prompts &#224; les prendre en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Toujours plus pr&#233;caires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela n'emp&#234;che pas d'accuser ces travailleurs venus du tiers monde d'&#234;tre responsables de l'aggravation de bien des maux, criminalit&#233; et prostitution entre autres. Ils sont d&#233;nonc&#233;s comme cause pr&#233;tendue de l'ins&#233;curit&#233;. Ils sont m&#234;me accus&#233;s d'&#234;tre la cause du travail au noir. Un comble quand on sait que de nombreux secteurs de l'&#233;conomie comme le b&#226;timent, les march&#233;s ou encore le textile, ne vivent et prosp&#232;rent qu'en ayant recours aux sans-papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette situation pr&#233;caire des sans-papiers si favorable au patronat que la nouvelle loi Sarkozy entend maintenir. Ou plut&#244;t aggraver, et tout d'abord en rendant plus difficile la d&#233;fense l&#233;gale des r&#233;fugi&#233;s. Ils seront dor&#233;navant arr&#234;t&#233;s sur les terre-pleins des a&#233;roports sur lesquels seront am&#233;nag&#233;s des accueils o&#249; les avocats qui voudraient les d&#233;fendre devront les retrouver, ce qui complique &#233;norm&#233;ment leur t&#226;che. L'augmentation de la dur&#233;e de r&#233;tention va dans le m&#234;me sens. Bien plus, les personnes qui se portent solidaires des sans-papiers seront elles aussi criminalis&#233;es. Ainsi celui qui h&#233;berge un sans-papier ou qui lui offre un certificat d'h&#233;bergement ou de paternit&#233;, sera menac&#233; de passer en justice avec &#224; la clef des peines p&#233;nales, amendes ou m&#234;me prison. Enfin les conditions d'obtention de papiers sont aggrav&#233;es. Obtenir une carte de dix ans devient un parcours du combattant. Sont augment&#233;s la dur&#233;e n&#233;cessaire de s&#233;jour en France, la dur&#233;e depuis le mariage et s'y rajoute un nouveau contr&#244;le par les services administratifs : celui de &#171; l'int&#233;gration &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ceci signifie que la loi va fabriquer un nombre plus grand de sans-papiers. Mais pas que le gouvernement entend r&#233;ellement supprimer ou diminuer la main d'&#339;uvre surexploit&#233;e qu'ils forment, si utile aux patrons. Tout au plus, il se permet de durcir les conditions d'entr&#233;e des Asiatiques ou des Africains, parce qu'il calcule qu'une partie de la main d'&#339;uvre bon march&#233; viendra d&#233;sormais des pays de l'est int&#233;gr&#233;s &#224; l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sans papiers font bien partie de la classe ouvri&#232;re dont ils sont la fraction la plus opprim&#233;e. Les attaques qu'ils subissent visent par ricochet tous les travailleurs. Elles font partie de l'offensive anti-sociale de ce gouvernement au m&#234;me titre que les attaques contre les retraites ou la S&#233;curit&#233; sociale. C'est dans le cadre du combat de toute la classe ouvri&#232;re que les sans-papiers peuvent construire le rapport de force n&#233;cessaire &#224; leur d&#233;fense. Mais en revanche celle-ci entre bien dans les t&#226;ches des organisations ouvri&#232;res politiques et syndicales. A tous les militants de le leur rappeler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert PARIS&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_90 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH128/sarkozy-324d4.gif?1787911944' width='400' height='128' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Belgique : Le droit de vote pour les travailleurs immigr&#233;s&#8230; au compte goutte
</title>
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		<dc:subject>Immigr&#233;s
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique
</dc:subject>

		<description>Le s&#233;nat belge vient d'adopter une proposition de loi accordant le droit de vote aux &#233;trangers aux &#233;lections communales. Non sans mal. Cela fait, en effet, trente deux ans que ce simple droit de vote pour les &#233;lections municipales est revendiqu&#233; par des associations et un certain nombre de politiciens. Mais il a encore fallu des heures de discussions o&#249; des parlementaires de droite et d'extr&#234;me droite ont fait ce qu'on appelle en Belgique de la &#171; flibuste &#187; pour que cette proposition&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le s&#233;nat belge vient d'adopter une proposition de loi accordant le droit de vote aux &#233;trangers aux &#233;lections communales. Non sans mal. Cela fait, en effet, trente deux ans que ce simple droit de vote pour les &#233;lections municipales est revendiqu&#233; par des associations et un certain nombre de politiciens. Mais il a encore fallu des heures de discussions o&#249; des parlementaires de droite et d'extr&#234;me droite ont fait ce qu'on appelle en Belgique de la &#171; flibuste &#187; pour que cette proposition de loi soit adopt&#233;e. La &#171; flibuste &#187; est un sport local qui consiste &#224; faire durer les d&#233;bats par d'interminables discours. Un s&#233;nateur du VLD (droite) a ainsi parl&#233; deux heures durant du tourisme et des machines &#224; laver tha&#239;landaises, le Vlaams blok (extr&#234;me droite) a fait l'historique du droit de vote &#8230; en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la proposition de loi est vot&#233;e d&#233;finitivement par les d&#233;put&#233;s dans quelques semaines, les &#233;trangers auraient donc ce droit de vote qu'avaient seuls jusqu'ici les travailleurs des pays de l'Union europ&#233;enne, s'ils en faisaient la demande. A tous les autres immigr&#233;s, ces milliers de travailleurs les plus exploit&#233;s, qui viennent du Congo, du Maroc, de Turquie ou d'ailleurs, la loi n'octroyait aucun droit &#233;lectoral. Une discrimination scandaleuse entre Europ&#233;ens et travailleurs des autres continents qui sont en Belgique depuis des ann&#233;es, travaillent et paient des imp&#244;ts, ont des enfants qui vont &#224; l'&#233;cole, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des propositions bien timides&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous les partis, sauf le Vlaams blok et les lib&#233;raux et les chr&#233;tiens flamands, se sont ralli&#233;s &#224; la proposition du MR (lib&#233;raux francophones). Mais le MR et les partis qui le soutiennent dans ce d&#233;bat (socialistes wallons et flamands, &#233;cologistes wallons et flamands) ont assorti ce vote, limit&#233; aux seules &#233;lections communales, de tout un tas de conditions : obligation de faire une demande &#233;crite sur un formulaire conforme &#224; un mod&#232;le &#233;tabli par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, obligation de r&#233;sidence de cinq ans, obligation de s'engager &#224; respecter la Constitution belge et la Convention europ&#233;enne des droits de l'homme&#8230; emb&#251;ches et tracasseries administratives destin&#233;es &#224; d&#233;courager ceux qui seraient tent&#233;s de faire la demande et donc &#224; la limiter au maximum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#233;videmment pas question du droit de se pr&#233;senter &#224; ces &#233;lections communales. Aucun parti ne l'a m&#234;me &#233;voqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les vieilles peurs de la droite&#8230; et de la gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des pays europ&#233;ens ont d&#233;j&#224; accord&#233; ce droit de vote aux &#233;lections communales et r&#233;gionales (y compris le droit d'&#234;tre candidat d'ailleurs) : Pays Bas, Danemark, Su&#232;de, Finlande et Irlande. Mais en Belgique on en parle aujourd'hui comme si c'&#233;tait quelque chose qui menacerait de bouleverser la situation sociale du pays. Les m&#234;mes arguments pour lesquels on refusait autrefois le droit de vote aux ouvriers et aux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est pourtant loin du raz de mar&#233;e annonc&#233; par l'extr&#234;me droite anti-immigr&#233;s : selon les derniers chiffres de l'INS (Institut national de la statistique) de janvier 2003, seuls 216 000 &#233;trangers hors Union europ&#233;enne sont en &#226;ge de voter et selon une s&#233;natrice du Parti socialiste, avec les restrictions impos&#233;es par la nouvelle loi, seuls 100 000 le pourraient de fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais des affiches monumentales du Vlaams blok contre le droit de vote des immigr&#233;s ont fleuri sur des panneaux publicitaires dans tout le pays ; et l'extr&#234;me droite a organis&#233; un grand meeting sur le sujet &#224; Anvers. Dans les autres partis politiques des voix s'&#233;l&#232;vent pour craindre que cette mesure, qui ne serait que de simple justice, apporterait de nouvelles voix &#224; l'extr&#234;me droite au moment o&#249; celle-ci a d&#233;j&#224; atteint des scores tr&#232;s &#233;lev&#233;s, surtout en Flandres et &#224; Anvers, et que les &#233;lections r&#233;gionales, comme en France, sont proches. Il n'y a pourtant pas eu besoin du vote des immigr&#233;s pour que gonflent les voix du Vlaams blok : la d&#233;gradation de la situation de la population et le ch&#244;mage ont suffi, alors que les partis de droite et de gauche, ensemble, g&#232;rent le pays depuis des ann&#233;es. (A une coalition gouvernementale &#171; arc-en-ciel &#187; avec des partis de droite, de gauche et les Ecolos a succ&#233;d&#233; une coalition gouvernementale &#171; violette &#187;, c'est-&#224;-dire les m&#234;mes sans Ecolos !)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des droits politiques pour tous !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, toutes les grandes conqu&#234;tes ouvri&#232;res, tous les changements de soci&#233;t&#233; se sont faits et se feront parce que les travailleurs s'organiseront et lutteront contre le patronat et le gouvernement. Pas parce qu'un bulletin de vote aura &#233;t&#233; gliss&#233; dans une urne ou un vote &#233;lectronique &#233;mis. Mais il est juste que tous les travailleurs quelle que soit leur nationalit&#233; puissent avoir les m&#234;mes droits politiques. Ils ont bien tous le m&#234;me &#171; droit &#187; d'&#234;tre exploit&#233;s. Apr&#232;s la guerre, c'est l'Etat lui-m&#234;me qui s'est charg&#233; de recruter des centaines de milliers de travailleurs en Italie d'abord, puis ensuite au Maroc et en Turquie, pour aller perdre leur sant&#233; et mourir au fond des galeries pour enrichir les propri&#233;taires des mines de charbon. Une bonne partie des Italiens ou des Marocains actuellement en Belgique sont les enfants de ces mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sentiment est partag&#233; par les travailleurs immigr&#233;s eux-m&#234;mes si l'on en juge par les r&#233;actions vues autour de nous. Sur le march&#233; populaire de Bruxelles o&#249; une vente de notre presse a lieu, nombreux &#233;taient les travailleurs immigr&#233;s qui voulaient s'informer sur le sujet ou les m&#232;res de famille qui faisaient lire les tracts par leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Belgique, les partis de gauche qui ont vot&#233; cette proposition de loi minimum nous disent que c'est un premier pas (chez les associatifs, on parle d'un &#171; pas de souris &#187;) vers un droit de vote plus large pour tous les immigr&#233;s. Connaissant leur couardise (autre point commun avec la France !), il y a encore toute une bataille &#224; mener pour obtenir l'&#233;galit&#233; des droits politiques pour tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 d&#233;cembre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis GERARD&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> R&#233;formes et restrictions dans les universit&#233;s europ&#233;ennes : En France malheur aux pauvres
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Reformes-et-restrictions-dans-les-universites-europeennes-En-France-malheur-aux</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>

		<description>Le mouvement de gr&#232;ve de novembre 2004 est rest&#233; limit&#233; et minoritaire, y compris dans les universit&#233;s les plus en pointe, comme celle de Rennes o&#249; il avait commenc&#233;. L'une des raisons en est sans doute qu'il n'est pas ais&#233; de discerner exactement les nuisances que pourrait apporter la r&#233;forme projet&#233;e par le ministre Ferry. Elle est pourtant inspir&#233;e par la m&#234;me philosophie qui provoque des fermetures de classes dans les &#233;coles, le licenciement des emplois-jeunes, ou encore la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mouvement de gr&#232;ve de novembre 2004 est rest&#233; limit&#233; et minoritaire, y compris dans les universit&#233;s les plus en pointe, comme celle de Rennes o&#249; il avait commenc&#233;. L'une des raisons en est sans doute qu'il n'est pas ais&#233; de discerner exactement les nuisances que pourrait apporter la r&#233;forme projet&#233;e par le ministre Ferry&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; noter que, comme bien souvent, la paternit&#233; de la &#171; r&#233;forme &#187; revient au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Elle est pourtant inspir&#233;e par la m&#234;me philosophie qui provoque des fermetures de classes dans les &#233;coles, le licenciement des emplois-jeunes, ou encore la baisse de 50 % des fonds permettant aux familles les plus d&#233;munies de payer la cantine &#224; leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'autonomie et l'Europe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Etat, sous couleur d'autonomie accord&#233;e aux &#233;tablissements, en fait se d&#233;sengage financi&#232;rement. Aux universit&#233;s de trouver des m&#233;c&#232;nes, en &#171; &lt;em&gt;resserrant les liens avec le tissu &#233;conomique local&lt;/em&gt; &#187;. Autrement dit leur survie d&#233;pendra au moins en partie de la g&#233;n&#233;rosit&#233; des capitalistes &#224; qui serait ainsi remis pouvoir de d&#233;cision sur le contenu des &#233;tudes. Exemple : un organe de d&#233;cision paritaire doit &#234;tre cr&#233;&#233;, une moiti&#233; des membres appartiendra &#224; la fac - la direction, et &#233;ventuellement quelques &#233;lus du personnel et des &#233;tudiants - l'autre moiti&#233; viendra de &#171; l'ext&#233;rieur &#187; et surtout du Medef local&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Actuellement, des repr&#233;sentants du Medef si&#232;gent d&#233;j&#224; en petit nombre dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre moyen de gagner des sous resterait de faire les poches, m&#234;mes perc&#233;es, des &#233;tudiants. Les frais d'inscription sont ainsi pass&#233;s d'environ 100 francs (une quinzaine d'euros) en 1986 &#224; plus de 300 &#8364;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les frais de S&#233;cu sont compris dans les deux cas.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; aujourd'hui. Et &#171; responsabilisation des &#233;tudiants &#187; oblige, cela va continuer&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#233;tudiants italiens, chez qui le LMD est appliqu&#233;, payent 1 500 &#8364; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le Crous - le service social qui g&#232;re les bourses - est aussi sur la sellette. Ses prestations risquent d'&#234;tre sensiblement revues &#224; la baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dipl&#244;mes universitaires devraient &#234;tre harmonis&#233;s &#224; l'&#233;chelle de l'Europe. Il n'y en aura plus que trois : licence, master et doctorat ; voil&#224; pourquoi la r&#233;forme s'appelle LMD. D'autre part, un syst&#232;me d'&#233;quivalence europ&#233;en&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est l'ECTS, European Credit Transfer System, syst&#232;me de transfert de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; sera mis en place : chaque dipl&#244;me se verra attribuer un nombre de points d&#233;terminant sa valeur. Rien de bien affolant jusqu'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en fait, cette harmonisation renforcera la s&#233;gr&#233;gation sociale. Les conditions se durciront singuli&#232;rement pour les &#233;tudiants salari&#233;s, qui financent leurs &#233;tudes par des petits boulots &#224; Mc Do ou en &#233;tant pions dans les lyc&#233;es et coll&#232;ges&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les salari&#233;s repr&#233;sentent entre un quart et un tiers du total des &#233;tudiants. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. D&#233;j&#224;, en France, sur 17 universit&#233;s pilotes o&#249; le LMD existe d&#233;j&#224;, 13 ont supprim&#233; les rattrapages de septembre, pourtant bien utile aux salari&#233;s. Il est &#233;galement pr&#233;vu que des points suppl&#233;mentaires seront attribu&#233;s en fonction de l'assiduit&#233; dans les biblioth&#232;ques&#8230; que les salari&#233;s n'ont pas le temps de fr&#233;quenter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; P&#244;les d'excellence &#187; et &#171; facs poubelles &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, l'harmonisation europ&#233;enne ne signifie pas que les &#233;tudiants pr&#233;pareront les m&#234;mes dipl&#244;mes de Lisbonne &#224; Berlin. Au contraire, les universit&#233;s se sp&#233;cialiseront. La valeur des dipl&#244;mes variera selon que l'&#233;tudiant l'aura obtenu dans une fac &#171; p&#244;le d'excellence &#187; de sa discipline ou pas. Les &#233;tudiants les plus riches se d&#233;placeront &#224; travers le pays, voire le continent, pour int&#233;grer ces facs. Les autres se contenteront du dipl&#244;me local, &#233;tabli d'apr&#232;s les souhaits du patronat de la r&#233;gion. Ce dernier n'aura de valeur que celle que lui reconna&#238;tront les patrons. On en a d&#233;j&#224; un avant-go&#251;t : ainsi &#224; Rennes, la licence professionnelle Philips a dipl&#244;m&#233; le nombre d'&#233;tudiants dont Philips pensait avoir besoin. Quelques ann&#233;es apr&#232;s ces besoins ayant chang&#233;, ces jeunes ont perdu leur emploi&#8230; et leur dipl&#244;me, qui n'&#233;tait pas valable ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 novembre 30 000 &#233;tudiants ont manifest&#233; dans toute la France. Tr&#232;s peu. Suffisant pourtant pour que le gouvernement, rendu prudent par les gr&#232;ve de mai-juin dernier, ajourne, pour la deuxi&#232;me fois, sa r&#233;forme des universit&#233;s. Ajourne, pas annule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 d&#233;cembre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; noter que, comme bien souvent, la paternit&#233; de la &#171; r&#233;forme &#187; revient au gouvernement Jospin, en l'occurrence le ministre Lang.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Actuellement, des repr&#233;sentants du Medef si&#232;gent d&#233;j&#224; en petit nombre dans les conseils d'administration des universit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les frais de S&#233;cu sont compris dans les deux cas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#233;tudiants italiens, chez qui le LMD est appliqu&#233;, payent 1 500 &#8364; de frais d'inscription pour les ann&#233;es de licence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;C'est l'ECTS, European Credit Transfer System, syst&#232;me de transfert de cr&#233;dits europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les salari&#233;s repr&#233;sentent entre un quart et un tiers du total des &#233;tudiants. &#192; noter que la transformation du statut de pion (MI/SE) en assistant d'&#233;ducation (AE) va dans le m&#234;me sens, en pr&#233;carisant les &#233;tudiants salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Belgique : des patrons m&#233;contents&#8230; de l'attachement manifest&#233; par leurs salari&#233;s
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Belgique-des-patrons-mecontents-de-l-attachement-manifeste-par-leurs-salaries</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:12:06Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique
</dc:subject>

		<description>La vie patronale n'est pas un long fleuve tranquille et il arrive que les patrons doivent faire face &#224; des travailleurs qui n'acceptent plus les bas salaires, les mauvaises conditions de travail ou les licenciements. C'est ce qui vient de se produire en Belgique chez Sigma Coatings &#224; Manage, pr&#232;s de La Louvi&#232;re, ou plus r&#233;cemment encore dans une filiale d'Alstom pr&#232;s de Li&#232;ge. &lt;br /&gt;Des contacts patrons-ouvriers... &lt;br /&gt;Chez Sigma Coatings la direction a annonc&#233; qu'elle entendait licencier&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Belgique-+" rel="tag"&gt;Belgique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie patronale n'est pas un long fleuve tranquille et il arrive que les patrons doivent faire face &#224; des travailleurs qui n'acceptent plus les bas salaires, les mauvaises conditions de travail ou les licenciements. C'est ce qui vient de se produire en Belgique chez Sigma Coatings &#224; Manage, pr&#232;s de La Louvi&#232;re, ou plus r&#233;cemment encore dans une filiale d'Alstom pr&#232;s de Li&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des contacts patrons-ouvriers...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chez Sigma Coatings la direction a annonc&#233; qu'elle entendait licencier 159 travailleurs sur les 279 membres du personnel de l'usine. A l'Alstom, ce sont 131 travailleurs sur les 143 que compte l'usine qui doivent rester sur le carreau. Du coup les travailleurs ont d&#233;cid&#233; de garder les patrons nuits et jours &#224; l'usine. Simple geste, sans doute, pour montrer qu'ils &#233;taient beaucoup plus attach&#233;s &#224; leurs employeurs que ceux-ci ne l'&#233;taient &#224; leurs salari&#233;s. Mais pas du tout du go&#251;t du patronat et du gouvernement qui s'indignent contre ce qu'ils appellent des voies de fait. En fait ils craignent, &#224; juste titre, que ces exemples intervenus &#224; quelques jours de distance soient contagieux et donnent des id&#233;es &#224; d'autres ! D'o&#249; la col&#232;re exprim&#233;e dans la presse ou &#224; la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, par ailleurs une des chefs de file du Parti socialiste, a d&#233;clar&#233; : &#171; Je n'accepte pas les s&#233;questrations. Elles sont un d&#233;lit et il ne faudrait pas que ce syst&#232;me devienne un mode de gestion des conflits sociaux &#187;. Du c&#244;t&#233; patronal, m&#234;me son de cloche : &#171; Il s'agit d'un probl&#232;me gravissime et qui ne se r&#233;duit pas &#224; une manifestation anecdotique de l'opposition du faible au fort comme l'exprime le discours syndical &#187;. Et le patronat de pleurer que ces s&#233;questrations nuisent &#224; l'image de la Wallonie vis &#224; vis des pays &#233;trangers&#8230; mais aussi vis &#224; vis de la Flandre ! On est bien en Belgique o&#249; d&#232;s qu'un probl&#232;me surgi la solution pour les dirigeants est de dresser d&#233;magogiquement des barri&#232;res entre le Nord et le Sud du pays !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut esp&#233;rer que les patrons continuent d'en voir de toutes les couleurs. Car les entreprises en Belgique vont bien : la presse vient d'annoncer que 11 500 entreprises &#233;trang&#232;res sont contr&#244;l&#233;es par des groupes &#233;conomiques belges, ce qui est un record ! Ces groupes continuent pourtant de licencier. C'est vrai aussi bien dans le secteur priv&#233; que dans le secteur public. A la SNCB (chemins de fer) des milliers de postes vont &#234;tre supprim&#233;s dans les deux ans qui viennent ; &#224; Cockerill, &#224; Ford Genk ou &#224; la Industeel (groupe Arcelor), c'est la m&#234;me chose. Sans compter les entreprises moyennes ou petites qui licencient elles aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis qu'est-ce que c'est que ces directeurs, qui font tout un foin parce qu'ils ont d&#251; d&#233;coucher pendant quelques jours ! Ils sont moins hargneux quand ils partent pour des s&#233;minaires, des voyages d'affaire ou des r&#233;unions de groupe pendant des semaines. Le g&#238;te et le couvert seraient-ils l&#224; de meilleure qualit&#233; qu'&#224; l'usine ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt; ...qui ne plaisent pas aux partisans du dialogue social&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde sait aussi que le patronat et le gouvernement (quel que soit le pays d'ailleurs) pr&#244;nent le dialogue social. A Manage et &#224; Li&#232;ge, leurs repr&#233;sentants ont eu l'occasion de discuter des heures, voire des jours durant avec des travailleurs, de quoi se plaignent-ils ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou ce dialogue social ne le veulent-ils qu'avec des interlocuteurs s&#233;lectionn&#233;s ? Les directions syndicales, par exemple, qui en Belgique sont ouvertement int&#233;gr&#233;es : ainsi, pour toucher les allocations ch&#244;mage, vous pouvez aller vous syndiquer &#224; l'un des trois syndicats du pays (FGTB socialiste, la CSC chr&#233;tienne ou chez les Lib&#233;raux) qui se chargera de g&#233;rer votre dossier et de vous les verser ; dans bon nombre d'entreprises, la cotisation syndicale est m&#234;me rembours&#233;e en partie ou en totalit&#233; par la direction de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas &#233;tonnant, dans ces conditions, qu'elles n'organisent que des mouvements bien contr&#244;l&#233;s.. ou n'en organisent pas du tout ! Et donc pas &#233;tonnant non plus que des travailleurs, laiss&#233;s seuls, se d&#233;fendent comme ils le peuvent, y compris en s&#233;questrant des directeurs. En attendant, esp&#233;rons-le, que la classe ouvri&#232;re prenne en main elle-m&#234;me la riposte g&#233;n&#233;rale n&#233;cessaire et seule susceptible de mettre un terme &#224; ces licenciements programm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 d&#233;cembre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.G.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le gouvernement Lula et les d&#233;fis de la gauche r&#233;volutionnaire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-gouvernement-Lula-et-les-defis-de-la-gauche-revolutionnaire</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:11:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Br&#233;sil
</dc:subject>
		<dc:subject>Tribune
</dc:subject>

		<description>Des camarades du PSTU (Parti socialiste des travailleurs unifi&#233;) br&#233;silien nous ont adress&#233; cette tribune libre. Cela ne signifie pas &#233;videmment que nous en partageons toutes les analyses et n'avons pas d'interrogations sur la politique du PSTU (comme de toute l'extr&#234;me gauche br&#233;silienne). Nous les avons d'ailleurs exprim&#233;es en partie dans la tribune de la Fraction publi&#233;e dans Lutte de classe num&#233;ro 76 intitul&#233;e &#171; Les trotskistes et 'l'exp&#233;rience' Lula &#187;. Mais, c'est une des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-31-janvier-fevrier-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 31, janvier-f&#233;vrier 2004
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Tribune-+" rel="tag"&gt;Tribune
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Des camarades du &lt;a href=&#034;http://www.pstu.org.br/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;PSTU&lt;/a&gt; (Parti socialiste des travailleurs unifi&#233;) br&#233;silien nous ont adress&#233; cette tribune libre. Cela ne signifie pas &#233;videmment que nous en partageons toutes les analyses et n'avons pas d'interrogations sur la politique du PSTU (comme de toute l'extr&#234;me gauche br&#233;silienne). Nous les avons d'ailleurs exprim&#233;es en partie dans la tribune de la Fraction publi&#233;e dans Lutte de classe num&#233;ro 76 intitul&#233;e &#171; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-trotskystes-et-l-experience-Lula' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les trotskistes et 'l'exp&#233;rience' Lula &#187;&lt;/a&gt;. Mais, c'est une des raisons d'&#234;tre de Convergences r&#233;volutionnaires : nous croyons &#224; la n&#233;cessit&#233; du d&#233;bat au sein de l'extr&#234;me gauche fran&#231;aise comme internationale et celui-ci passe &#233;videmment par la possibilit&#233; pour les diff&#233;rentes organisations de faire conna&#238;tre leurs positions les unes aux autres.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection de Lula a exprim&#233; le rejet de huit ann&#233;es de gouvernement FHC&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Du nom du pr&#233;c&#233;dent pr&#233;sident Fernando Henrique Cardoso.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et de la politique &#233;conomique du FMI ainsi que le refus du ch&#244;mage, des pertes de salaire, du d&#233;mant&#232;lement du service public...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de changement a &#233;t&#233; canalis&#233; dans le processus &#233;lectoral. Lula a su incarner ce d&#233;sir et son &#233;lection a &#233;t&#233; v&#233;cue par les masses citadines et rurales, et f&#234;t&#233;e, comme une victoire. Mais certains secteurs de la classe moyenne, esp&#233;rant le changement, ont aussi vot&#233; pour Lula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, au moment o&#249; la social-d&#233;mocratie europ&#233;enne perdait plusieurs gouvernements, certains ont vu dans son gouvernement un nouveau type de gouvernement de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, encore plus que le PT (Parti des travailleurs), Lula &#233;tait tout un symbole : un enfant pauvre du Nordeste devenu ouvrier m&#233;tallurgique, leader des grandes gr&#232;ves des ann&#233;es 70-80, presque un mythe pour la classe travailleuse et les exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une victoire d&#233;form&#233;e des masses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, par son programme et ses alliances, le gouvernement Lula est un gouvernement bourgeois, de soumission &#224; l'imp&#233;rialisme. La classe dominante s'&#233;tait d'ailleurs assur&#233;e - d&#232;s avant l'&#233;lection - que leur victoire serait d&#233;rob&#233;e aux masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise a caus&#233; d'innombrables fissures dans la bourgeoisie et dans la coalition de partis qui avaient men&#233; au pouvoir le gouvernement FHC. Des secteurs minoritaires, mais de poids, de la bourgeoisie ont pris au bond le train Lula. A commencer par le vice-pr&#233;sident du PL, Alencar, magnat du textile, &#224; la t&#234;te d'un patrimoine de 13 milliards de reals (soit environ 4 milliards d'euros).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1989, le pr&#233;sident de la FIESP&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;F&#233;d&#233;ration des industries de l'Etat de Sao Paulo (principal syndicat patronal)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, M. Amato, d&#233;clarait que si Lula gagnait les &#233;lections, 800 entrepreneurs quitteraient le Br&#233;sil. Aujourd'hui, l'actuel pr&#233;sident de la FIESP, H. Lafer Piva, dit : &#171; &lt;em&gt;Il faut que l'opposition d&#233;pose les armes, car bien des propositions sont identiques. C'est un moment d'union nationale, il faut se donner la main pour construire. &lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attitude de la bourgeoisie br&#233;silienne et de l'imp&#233;rialisme face au PT, s'explique par deux raisons fondamentales : d'abord le PT s'est institutionnalis&#233;, c'est un parti de l'ordre avec un programme capitaliste, capitulant devant l'imp&#233;rialisme ; ensuite, la bourgeoisie, en raison de la profonde crise travers&#233;e, a voulu &#233;viter l'&#233;closion de luttes et la possibilit&#233; d'une crise r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le FMI domine le jeu et l'ALCA s'acc&#233;l&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fait d&#233;cisif pour rassurer la bourgeoisie : Lula encore candidat a donn&#233; son aval &#224; l'accord sign&#233; par FHC avec le FMI. Puis il l'a renouvel&#233;, apr&#232;s 15 jours de gouvernement, et a pr&#233;sent&#233; un document d&#233;fendant &#171; des r&#233;formes dans le budget social &#187; qui suivait les directives de la Banque mondiale. Enfin, &#224; Miami, il a fait aboutir les n&#233;gociations de l'ALCA&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ALCA : &#193;rea de Livre Com&#233;rcio das Am&#233;ricas (Zone de Libre Echange des Am&#233;riques)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; qui devrait entrer en vigueur en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif pour le gouvernement, en s'engageant &#224; respecter tous les contrats, &#224; maintenir la loi de responsabilit&#233; fiscale, le solde positif des caisses publiques et la politique anti-inflation, est d'obtenir l'approbation des march&#233;s financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire des masses a &#233;t&#233; vol&#233;e. C'est un gouvernement de collaboration de classes, semblable &#224; ceux dit de Front populaire, qui, sous la f&#233;rule du FMI, va g&#233;rer l'Etat bourgeois et le capitalisme br&#233;silien en voie de colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dynamique de crise : nouvelle &#233;tape de la lutte des classes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La situation mondiale et latino-am&#233;ricaine a plac&#233; en peu de temps le gouvernement Lula dans une situation difficile. Lula doit appliquer la m&#234;me politique pro-march&#233; que FHC, mais dans une conjoncture d'&#233;puisement du mod&#232;le et de crise mondiale. Ce gouvernement tend donc &#224; s'user plus rapidement que pr&#233;vu. Les r&#233;volutions sur le continent et la croissance de la conscience anti-imp&#233;rialiste, au moment d'une terrible crise sociale, laissent pr&#233;voir le retour des luttes au Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie va pourtant chercher &#224; donner au gouvernement les possibilit&#233;s de mener &#224; bien les r&#233;formes. Et le mouvement de masses donnera lui aussi un temps au gouvernement, en fonction de ses illusions et attentes, mais aussi parce que la CUT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Centrale Unique des Travailleurs, principale conf&#233;d&#233;ration syndicale ouvri&#232;re&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; s'opposera aux luttes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gauche br&#233;silienne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour certains camarades, le gouvernement Lula serait un gouvernement hybride, sans nature de classe, un gouvernement &#224; conqu&#233;rir. D'un c&#244;t&#233;, il y aurait le FMI et la bourgeoisie, de l'autre le mouvement social, et au milieu Lula, pouvant pencher d'un c&#244;t&#233; ou de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces courants h&#233;t&#233;rog&#232;nes, on trouve la D&#233;mocratie Socialiste - organisation du Secr&#233;tariat Unifi&#233; - qui a des diff&#233;rences minimes avec le courant majoritaire du PT et ne voit aucun probl&#232;me &#224; participer directement &#224; un gouvernement de cette nature : elle a particip&#233; &#224; la gestion du minist&#232;re de la Fazenda&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Minist&#232;re de la Fazenda : minist&#232;re de la r&#233;forme agraire&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et au gouvernement de l'Etat du Rio Grande du Sud, qui a appliqu&#233; la politique et le programme que Lula se propose de mettre en place pour le gouvernement central.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Opposition ou appui critique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, nous avons les organisations et les courants qui ont &#233;t&#233; &#224; la t&#234;te des luttes rurales, sont partisans d'une rupture avec l'imp&#233;rialisme, et ont jou&#233; un r&#244;le important dans la campagne contre l'ALCA : les camarades du MST&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;MST : Mouvement des Sans Terre&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, des Pastorales Sociales&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pastorales sociales : organisations militantes catholiques dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, de la Consultation Populaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Consultation Populaire : Campagne de janvier 2002 pour dire non &#224; l'Alca&#034; id=&#034;nh5-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains secteurs de ces organisations, une mobilisation permettrait de pousser la gouvernement Lula &#224; gauche pour affronter l'imp&#233;rialisme. C'est pourquoi, ils proposent une politique de soutien critique au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette analyse et la politique qui en d&#233;coule sont pour nous erron&#233;es. M&#234;me s'ils maintiennent une certaine ind&#233;pendance dans le cadre d'actions et de conflits, en pr&#244;nant un soutien critique ces mouvements finiront par faire partie, devant les masses, du m&#234;me bloc que le gouvernement. Ils appara&#238;tront simplement comme une aile plus &#224; gauche, critique, du gouvernement. Ils ne pourront pas constituer une alternative de gauche, ind&#233;pendante, une opposition de gauche. Car celui qui adopte cette position de soutien critique sera finalement oblig&#233; d'occuper le r&#244;le de d&#233;fenseur du gouvernement et de r&#233;percuter ainsi la pression du gouvernement contre des positions plus &#224; gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A long terme cette position ne peut m&#234;me pas emp&#234;cher un affrontement entre les masses et le gouvernement bourgeois de collaboration de classe, seulement mener &#224; l'&#233;puisement de ces deux camps. Mais le pire est qu'elle ne permet pas de construire une alternative de gauche r&#233;volutionnaire pour les masses. Or partout o&#249; n'existait pas une alternative r&#233;volutionnaire de poids, de tels gouvernements ont conduit &#224; la d&#233;route du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Construire un nouveau parti r&#233;volutionnaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'expulsion annonc&#233;e des Radicaux du PT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Certains, comme la s&#233;natrice Heloisa Helena, sont effectivement exclus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; fait partie du processus de recomposition politique ; un processus qui va se prolonger, dans la mesure o&#249; certains secteurs ne vont pas rompre maintenant mais le feront peut-&#234;tre dans le futur, et dans la mesure o&#249; le gouvernement du PT appara&#238;tra de plus en plus clairement pour ce qu'il est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSTU qui regroupe une autre fraction de la gauche socialiste br&#233;silienne d&#233;fend la n&#233;cessit&#233; de construire un nouveau parti qui unifie toute la gauche br&#233;silienne. Dans d'autres partis de gauche et dans divers mouvement sociaux aussi l'inqui&#233;tude grandit devant ce qui se passe avec le PT et ses alli&#233;s au gouvernement. Et avec cette inqui&#233;tude la conscience de la n&#233;cessit&#233; d'un nouvel instrument politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes donc face &#224; une opportunit&#233; historique. La recomposition en cours peut aboutir &#224; l'unit&#233; de la gauche socialiste, en construisant une alternative politique sup&#233;rieure &#224; toutes celles aujourd'hui existantes. Il ne s'agit pas ici des desiderata de tel ou tel secteur. Il s'agit d'affronter les d&#233;fis de la lutte des classes dans un nouveau cadre politique. Au Br&#233;sil, aucun des secteurs de la gauche socialiste aujourd'hui n'est capable de relever seul les d&#233;fis pos&#233;s. La dispersion des socialistes aurait en ce moment des cons&#233;quences tragiques. L'unit&#233; s'impose comme n&#233;cessit&#233; pour notre classe. La responsabilit&#233; de tous est en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mariucha FONTANA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Membre de la direction nationale du PSTU&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Du nom du pr&#233;c&#233;dent pr&#233;sident Fernando Henrique Cardoso.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;F&#233;d&#233;ration des industries de l'Etat de Sao Paulo (principal syndicat patronal)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;ALCA : &#193;rea de Livre Com&#233;rcio das Am&#233;ricas (Zone de Libre Echange des Am&#233;riques)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Centrale Unique des Travailleurs, principale conf&#233;d&#233;ration syndicale ouvri&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Minist&#232;re de la Fazenda : minist&#232;re de la r&#233;forme agraire&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;MST : Mouvement des Sans Terre&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pastorales sociales : organisations militantes catholiques dans les campagnes fond&#233;es par le courant th&#233;ologie de la lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Consultation Populaire : Campagne de janvier 2002 pour dire non &#224; l'Alca&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Certains, comme la s&#233;natrice Heloisa Helena, sont effectivement exclus maintenant, depuis le milieu d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La &#171; repr&#233;sentativit&#233; syndicale &#187; &#224; la discr&#233;tion de l'&#201;tat et de sa justice
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-representativite-syndicale-a-la-discretion-de-l-Etat-et-de-sa-justice</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-representativite-syndicale-a-la-discretion-de-l-Etat-et-de-sa-justice</guid>
		<dc:date>2004-01-12T19:11:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>&#201;l&#233;ment structurant du paysage syndical fran&#231;ais depuis plusieurs d&#233;cennies, les r&#232;gles r&#233;gissant la reconnaissance de repr&#233;sentativit&#233; des syndicats sont, de fa&#231;on r&#233;currente depuis quelques ann&#233;es, remises en cause, non seulement par des unions syndicales comme l'Unsa ou le Groupe des dix (qui regroupe en particulier les syndicats Sud), lesquelles aspirent &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233;es &#224; l'&#233;gal des &#171; grandes &#187; conf&#233;d&#233;rations, mais aussi - du moins en paroles - par les deux principales&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Loi-Fillon-accords-d-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Loi Fillon, accords d'entreprise, repr&#233;sentativit&#233;&#8230; Les syndicats embourb&#233;s dans le &#171; dialogue social &#187;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;l&#233;ment structurant du paysage syndical fran&#231;ais depuis plusieurs d&#233;cennies, les r&#232;gles r&#233;gissant la reconnaissance de repr&#233;sentativit&#233; des syndicats sont, de fa&#231;on r&#233;currente depuis quelques ann&#233;es, remises en cause, non seulement par des unions syndicales comme l'Unsa ou le Groupe des dix (qui regroupe en particulier les syndicats Sud), lesquelles aspirent &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233;es &#224; l'&#233;gal des &#171; grandes &#187; conf&#233;d&#233;rations, mais aussi - du moins en paroles - par les deux principales conf&#233;d&#233;rations r&#233;put&#233;es repr&#233;sentatives, la CFDT et la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Naissance de la bande des cinq&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des nombreux accords d'entreprise arrach&#233;s au patronat par la vague gr&#233;viste, la loi du 24 juin 1936 relative aux conventions collectives pr&#233;cisait que, pour &#234;tre &#233;tendue &#224; une branche, une convention devait &#234;tre sign&#233;e par les organisations syndicales les plus repr&#233;sentatives - sans autre indication sur la nature de cette repr&#233;sentativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crit&#232;res de repr&#233;sentativit&#233; syndicale, encore formellement en vigueur aujourd'hui, furent fix&#233;s apr&#232;s guerre, alors que de nouvelles pr&#233;rogatives &#233;taient donn&#233;es aux &lt;em&gt;&#171; organisations syndicales qu'il est indispensable d'associer &#224; la grande &#339;uvre de la r&#233;novation de l'industrie fran&#231;aise &#187;&lt;/em&gt; (De Gaulle, pr&#233;ambule &#224; l'ordonnance du 22 f&#233;vrier 1945) : la mise en place des comit&#233;s d'entreprise (22 f&#233;vrier 1945) comme l'&#233;lection des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel (red&#233;finie par la loi du 16 avril 1946) r&#233;servaient, du moins au premier tour de scrutin&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En fait, la loi du 16 avril 1946 r&#233;serve aux syndicats reconnus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le monopole des listes de candidats aux syndicats reconnus repr&#233;sentatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vertu des crit&#232;res retenus en 1945 par le ministre du travail, Alexandre Parodi - l'importance des effectifs et des cotisations, l'exp&#233;rience et l'anciennet&#233; du syndicat, son ind&#233;pendance par rapport au patron et son attitude patriotique sous l'occupation allemande - la repr&#233;sentativit&#233; est alors reconnue, &#224; l'&#233;chelle nationale, aux conf&#233;d&#233;rations CGT, CFTC et CGC (pour les cadres) ; elle sera accord&#233;e par la suite &#224; FO, apr&#232;s sa scission de la CGT en avril 1948. Le 11 f&#233;vrier 1950, la nouvelle loi sur les conventions collectives int&#232;gre formellement ces crit&#232;res au Code du travail (ils en constituent toujours l'article L.133-2) ; dans le m&#234;me temps, elle abolit l'agr&#233;ment syst&#233;matique des conventions collectives par le minist&#232;re du travail (disposition vot&#233;e le 23 d&#233;cembre 1946 - le ministre du travail &#233;tant alors Ambroise Croizat, PCF - et d&#233;nonc&#233;e depuis sa fondation par FO au nom de la libert&#233; de n&#233;gociation contractuelle) et rend possible la signature de conventions ou d'accords collectifs par un seul syndicat reconnu repr&#233;sentatif, m&#234;me s'il est minoritaire (cela reste aujourd'hui le cas). Ainsi, tout en encadrant strictement le pluralisme syndical, au moins au niveau des branches et nationalement, la loi permettait aux conf&#233;d&#233;rations minoritaires (CGC, CFTC et FO) de contourner l'h&#233;g&#233;monie de fait de la CGT pour n&#233;gocier avec le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT, issue de la CFTC apr&#232;s l'abandon de son &#233;tiquette confessionnelle, s'ajoutera en 1964 &#224; la liste des conf&#233;d&#233;rations reconnues repr&#233;sentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC), ent&#233;rin&#233;e par le d&#233;cret du 31 mars 1966, toujours en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pas partageurs les &#171; repr&#233;sentatifs &#187;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toute autre organisation syndicale doit prouver en justice sa repr&#233;sentativit&#233; &#224; l'&#233;chelle o&#249; elle entend intervenir (branche, entreprise, voire &#233;tablissement, suivant qu'il s'agit, par exemple, de n&#233;gociation de branche ou d'&#233;lection professionnelle), d&#232;s lors que cette repr&#233;sentativit&#233; lui est initialement contest&#233;e c&#244;t&#233; patronal ou par une autre organisation syndicale, ce qui est g&#233;n&#233;ralement le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, l'extension des droits syndicaux - notamment par les lois du 27 d&#233;cembre 1968 et du 28 octobre 1982 (seconde loi Auroux) relatives au droit syndical en entreprise (d&#233;signation de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux et de repr&#233;sentants syndicaux au comit&#233; d'entreprise, constitution de sections syndicales&#8230;) - a toujours tendu &#224; rendre les organisations syndicales de plus en plus ind&#233;pendantes des travailleurs et de leur syndicalisation. Et, dans ce cadre, la jurisprudence a encore renforc&#233; les pr&#233;rogatives des syndicats affili&#233;s aux conf&#233;d&#233;rations repr&#233;sentatives, dont ils h&#233;ritent de la repr&#233;sentativit&#233; m&#234;me en l'absence, dans une entreprise donn&#233;e, d'une section syndicale&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans le cadre de la l&#233;gislation actuelle, un d&#233;l&#233;gu&#233; syndical d'une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; - cette repr&#233;sentativit&#233; ne pouvant &#234;tre en aucune fa&#231;on contest&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, si de nombreux syndicats ont pu faire reconna&#238;tre en justice leur repr&#233;sentativit&#233; au niveau d'entreprises, voire de branches (par exemple le Syndicat national des journalistes, SNJ), aucune autre union syndicale que celles vis&#233;es par le d&#233;cret de 1966 n'a &#233;t&#233; reconnue repr&#233;sentative &#224; l'&#233;chelle nationale et interprofessionnelle. Cela ne signifie pas que ces centrales, comme par exemple l'UNSA, sont totalement &#233;cart&#233;es du jeu institutionnel&#8230; et des mannes diverses qu'il procure : attribution de cr&#233;dits du minist&#232;re du Travail pour la formation syndicale, repr&#233;sentation au sein des Conseils &#233;conomiques et sociaux national et r&#233;gionaux&#8230; Par contre, leur absence de repr&#233;sentativit&#233; nationale interprofessionnelle les &#233;carte des sin&#233;cures syndicales que repr&#233;sentent la gestion d'organismes paritaires comme les ASSEDIC, les caisses de retraites, etc., ou anciennement paritaires comme les caisses de S&#233;curit&#233; sociale&#8230; ou les postes dans des organismes comme le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, mis en place le 13 octobre dernier par Raffarin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;C'est aux travailleurs et &#224; personne d'autre de dire qui les repr&#233;sente&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il serait donc na&#239;f de croire que seuls sont en jeu les int&#233;r&#234;ts des travailleurs dans la remise en cause des r&#232;gles de repr&#233;sentativit&#233; syndicale par l'UNSA et le G10... et dans l'opposition de FO, de la CFTC et de la CGC. Pour autant, les travailleurs n'ont fondamentalement aucun int&#233;r&#234;t &#224; laisser &#224; la Justice ou &#224; l'&#201;tat le soin de d&#233;cider de la pr&#233;tendue repr&#233;sentativit&#233; d'organisations syndicales. L'&#201;tat n'a pas plus de l&#233;gitimit&#233; &#224; garantir &#224; certaines bureaucraties syndicales le droit de trahir les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, en leur propre nom, qu'&#224; d&#233;nier &#224; d'autres organisations celui de les repr&#233;senter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;volutionnaires n'ont pas &#224; soutenir la politique des organisations syndicales conf&#233;d&#233;r&#233;es qui, presque syst&#233;matiquement, contestent devant les tribunaux la repr&#233;sentativit&#233; de syndicats n'en b&#233;n&#233;ficiant pas de plein droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute le risque existe-t-il de voir se constituer par endroit des syndicats pro-patronaux, pr&#233;sentant des candidats aux &#233;lections de repr&#233;sentants du personnel et d&#233;signant des d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux dispos&#233;s &#224; parapher n'importe quoi. Mais d'une part, cette possibilit&#233; existe d&#233;j&#224;, de tels syndicats ayant &#233;t&#233; reconnus repr&#233;sentatifs dans de grandes entreprises (par exemple la CSL chez PSA) ; d'autre part, plus fondamentalement, le patronat trouve sans trop de probl&#232;me des interlocuteurs complaisants au sein de syndicats affili&#233;s &#224; des conf&#233;d&#233;rations repr&#233;sentatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard WEGAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En fait, la loi du 16 avril 1946 r&#233;serve aux syndicats reconnus repr&#233;sentatifs le monopole des candidatures aux deux premiers tours des &#233;lections de d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, dans le cadre d'un scrutin de liste, majoritaire - &#224; la majorit&#233; absolue des inscrits au premier tour ou &#224; la majorit&#233; relative des votes de plus de la moiti&#233; des inscrits au second ; ce n'est qu'en cas de troisi&#232;me tour que des candidatures non d&#233;pos&#233;es par les syndicats repr&#233;sentatifs &#233;taient possibles. L'actuel scrutin de liste, &#224; repr&#233;sentation proportionnelle &#224; la plus forte moyenne, avec monopole syndical au premier tour et possibilit&#233; de candidatures libres au second en l'absence de quorum au premier, a &#233;t&#233; instaur&#233; plus tard (le 7 juillet 1947).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans le cadre de la l&#233;gislation actuelle, un d&#233;l&#233;gu&#233; syndical d'une organisation r&#233;put&#233;e repr&#233;sentative peut l&#233;galement signer avec le patron d'une entreprise o&#249; son organisation n'a aucun syndiqu&#233;, un accord collectif de fin de gr&#232;ve, sans aucun contr&#244;le des gr&#233;vistes. Pour extr&#234;me qu'elle paraisse, cette possibilit&#233; n'est pourtant pas purement th&#233;orique : cela s'est produit dans le nettoyage !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Sur le terrain de Seilli&#232;re et Raffarin
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sur-le-terrain-de-Seilliere-et-Raffarin</link>
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		<dc:date>2004-01-12T19:11:21Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>Bien des militants syndicaux pensent qu'il faut absolument saisir toutes les opportunit&#233;s de discuter avec la direction de leur entreprise, les patrons de leur branche, ou ceux qui les repr&#233;sentent &#224; l'&#233;chelle du pays. Les salari&#233;s n'auraient rien &#224; y perdre et peut-&#234;tre quelque chose &#224; y gagner. M&#234;me quand ce sont les patrons qui en prennent l'initiative, dans une p&#233;riode sans luttes, il faut tout de m&#234;me se rendre aux discussions. Car rien ne serait pire que la politique de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien des militants syndicaux pensent qu'il faut absolument saisir toutes les opportunit&#233;s de discuter avec la direction de leur entreprise, les patrons de leur branche, ou ceux qui les repr&#233;sentent &#224; l'&#233;chelle du pays. Les salari&#233;s n'auraient rien &#224; y perdre et peut-&#234;tre quelque chose &#224; y gagner. M&#234;me quand ce sont les patrons qui en prennent l'initiative, dans une p&#233;riode sans luttes, il faut tout de m&#234;me se rendre aux discussions. Car rien ne serait pire que la politique de la chaise vide : personne ne serait l&#224; pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, les syndicats ne pourraient pas peser dans la n&#233;gociation et c'est la d&#233;cision la plus d&#233;favorable qui en ressortirait. Ce raisonnement, bon nombre de travailleurs le partagent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche ces m&#234;mes travailleurs ne voient bien souvent pas l'int&#233;r&#234;t d'&#234;tre organis&#233;s syndicalement. D'o&#249; le probl&#232;me qu'ont actuellement les syndicats, celui de continuer &#224; fonctionner avec de moins en moins de militants et d'adh&#233;rents. Si &#224; l'argent des cotisations et &#224; l'&#233;nergie des syndiqu&#233;s viennent s'ajouter un certain nombre d'autres moyens mat&#233;riels et financiers fournis par l'Etat ou le patron, aidant l'appareil syndical &#224; vivre au jour le jour, bien des syndicalistes et bien des travailleurs n'y voient pas sp&#233;cialement d'inconv&#233;nient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le prix de la reconnaissance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand les syndicats sont reconnus, cela se traduit non seulement par le fait qu'ils sont invit&#233;s aux discussions, mais aussi par des avantages divers. Il existe non seulement la possibilit&#233; d'&#234;tre repr&#233;sent&#233; et de b&#233;n&#233;ficier de protections l&#233;gales, en tant que d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel, d&#233;l&#233;gu&#233;s au CE avec en prime la gestion du petit p&#233;cule des &#339;uvres sociales, d&#233;l&#233;gu&#233; syndical et repr&#233;sentant au conseil d'administration dans les grandes entreprises ou le secteur public, ou encore d'&#234;tre pr&#233;sent dans des organismes comme la S&#233;curit&#233; Sociale, les caisses de retraites compl&#233;mentaires, de si&#233;ger dans les conseils &#233;conomiques et sociaux et dans des commissions de toutes sortes d&#233;pendant du gouvernement. La reconnaissance des syndicats &#224; un certain niveau leur permet ainsi de s'offrir l'&#233;quivalent &#224; de nombreux permanents ou quasi-permanents qu'ils ne pourraient sinon pas se payer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ind&#233;pendance &#224; l'&#233;gard de l'Etat et des patrons...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ils re&#231;oivent &#233;galement un financement au titre de la formation syndicale et Fillon a derni&#232;rement annonc&#233; qu'il voulait relancer en janvier la discussion sur le financement des syndicats. &#171; &lt;em&gt;Si nous voulons des syndicats forts et responsables, leur financement doit &#234;tre assur&#233; et transparent&lt;/em&gt; &#187;, a-t-il affirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait penser qu'il est bien normal que les patrons versent un peu de leur argent et que ce qui subsiste de &#171; l'Etat providence &#187; (toujours au moins aussi providentiel qu'avant pour les patrons), apr&#232;s des ann&#233;es d'attaques au nom du lib&#233;ralisme, contribue &#224; la survie syndicale. Mais ce serait oublier que ce fonctionnement est destin&#233; &#224; infl&#233;chir la politique des appareils syndicaux en accroissant leur d&#233;pendance. Dans le contexte actuel, les rencontres avec le patronat et le gouvernement prennent un int&#233;r&#234;t qui n'a plus rien &#224; voir avec la d&#233;fense des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les travailleurs avaient organis&#233; leurs premiers syndicats, leur principe de base &#233;tait : ind&#233;pendance totale vis-&#224;-vis des patrons et de l'Etat. Cela commen&#231;ait par l'ind&#233;pendance financi&#232;re. Ils avaient mis sur pied des caisses de solidarit&#233;, en cas de maladie, de veuvage, pour venir en aide &#224; un camarade ou sa famille. En cas de gr&#232;ve pour tenir le plus longtemps possible face &#224; la direction de l'usine. Les d&#233;cennies qui viennent de s'&#233;couler ont mis &#224; mal cette boussole.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...ou &#224; l'&#233;gard des travailleurs ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; d'une aide au financement, la multiplication des rencontres autour du tapis vert contribue de fait &#224; d&#233;tacher peu &#224; peu les militants syndicalistes de leur milieu d'origine, avec l'espoir pour leurs adversaires qu'ils seront davantage soumis &#224; la pression de la direction de l'entreprise ou du patronat en g&#233;n&#233;ral qu'&#224; celle de ses salari&#233;s. Plus les syndicats se pr&#234;tent au jeu, et plus ils deviennent finalement ind&#233;pendants de la classe ouvri&#232;re : ils lui rendent de moins en moins de comptes. Par contre, pour continuer &#224; m&#233;riter la reconnaissance et les financements qui l'accompagnent, ils doivent donner des gages et d&#233;montrer leur capacit&#233; &#224; amortir les coups de col&#232;re des salari&#233;s. Comme en mai-juin dernier&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie et son Etat exercent leur pression pour infl&#233;chir en fonction de leurs int&#233;r&#234;ts le r&#244;le des directions syndicales et leur faire jouer celui de courroie de transmission entre le patronat et les salari&#233;s, pour les transformer en &#171; partenaires sociaux &#187;, selon le langage du Medef et du gouvernement. Les travailleurs doivent aussi exercer leur pression et ne doivent pas renoncer &#224; exercer leur contr&#244;le sur ceux qui pr&#233;tendent parler en leur nom. Et selon les circonstances, ils doivent m&#234;me prendre directement leurs int&#233;r&#234;ts en main, en s'organisant par-dessus la t&#234;te des syndicats pour diriger eux-m&#234;mes leurs propres luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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