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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Mattei soigne les trusts
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
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		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
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		<description>&#171; A force de tout vouloir, on finit par ne plus pouvoir avoir le n&#233;cessaire &#187;. C'est par de tels propos moralisateurs que Mattei pointe inlassablement du doigt une pr&#233;tendue sur-consommation de m&#233;dicaments qui affecterait la population fran&#231;aise, et ruinerait les caisses de la S&#233;curit&#233; sociale. &lt;br /&gt;C'est ainsi qu'il justifie son plan d'&#233;conomies, inscrit dans la loi de financement 2003, et dont on a d&#233;j&#224; subi les premiers effets. La baisse de 65 &#224; 35 % du taux de remboursement de 617&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; A force de tout vouloir, on finit par ne plus pouvoir avoir le n&#233;cessaire &#187;. &lt;/em&gt;C'est par de tels propos moralisateurs que Mattei pointe inlassablement du doigt une pr&#233;tendue sur-consommation de m&#233;dicaments qui affecterait la population fran&#231;aise, et ruinerait les caisses de la S&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'il justifie son plan d'&#233;conomies, inscrit dans la loi de financement 2003, et dont on a d&#233;j&#224; subi les premiers effets. La baisse de 65 &#224; 35 % du taux de remboursement de 617 m&#233;dicaments, annonc&#233;e en avril dernier, a pris effet en mai. Une nouvelle liste de 82 m&#233;dicaments a subi un d&#233;remboursement total. Le &#171; Tarif forfaitaire de responsabilit&#233; &#187; (TFR), mis en place depuis le 8 septembre dernier, impose d&#233;sormais le remboursement des m&#233;dicaments sur la base du prix du m&#233;dicament g&#233;n&#233;rique correspondant - inf&#233;rieur de 30% en moyenne aux m&#233;dicaments de marque. Et d&#233;j&#224;, des id&#233;ologues gouvernementaux, qui se proclament sp&#233;cialistes de th&#233;rapeutique, s'empressent de vanter les vertus de l' &#171; autom&#233;dication &#187;, une formule d'avenir si on les laissait faire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Impitoyables pour les m&#233;dicaments&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car les r&#233;centes mesures de d&#233;remboursement en pr&#233;parent d'autres, d&#233;j&#224; ouvertement programm&#233;es. C'est d'ailleurs le gouvernement de gauche de Jospin qui a m&#226;ch&#233; la besogne actuelle de Mattei, lorsque la ministre Aubry a r&#233;uni en 1999 une commission de &#171; transparence &#187;, l'AFSSAPS pour proc&#233;der au classement des 4490 m&#233;dicaments rembours&#233;s. Trois cat&#233;gories ont alors &#233;t&#233; &#233;tablies, en fonction d'un pr&#233;tendu &#171; service m&#233;dical rendu &#187; (SMR), respectivement &#171; majeur ou important &#187; (2815 m&#233;dicaments), &#171; mod&#233;r&#233; ou faible &#187; (840 m&#233;dicaments) et enfin &#171; insuffisant &#187; (835 m&#233;dicaments). En septembre 2001, le gouvernement socialiste a d&#233;cid&#233; l'abaissement du taux de remboursement de 148 m&#233;dicaments de la troisi&#232;me cat&#233;gorie. Mattei poursuit l'oeuvre engag&#233;e, par la suppression du remboursement des 835 m&#233;dicaments de cette cat&#233;gorie en 3 vagues successives (les prochaines &#224; l'&#233;t&#233; 2004 et l'&#233;t&#233; 2005) et en abaissant le taux de remboursement de centaines d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re injustifi&#233; de ces d&#233;remboursements partiels ou totaux a &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233; par de nombreux m&#233;decins. Qu'on en juge : la part des m&#233;dicaments &#224; SMR d&#233;cr&#233;t&#233;s &#171; insuffisant &#187; repr&#233;sentait en 2002 20,3% des unit&#233;s prescrites ! Dans la liste noire des 617 m&#233;dicaments, on trouve nombre de rem&#232;des efficaces et fr&#233;quemment prescrits, comme des anti-allergiques (Zyrtec, Telfast), des anti-naus&#233;eux (Primperan), des anti-inflammatoires (Voltar&#232;ne). Jusqu'aux vaccins obligatoires et certifi&#233;s au carnet de vaccination, comme le DT Coq, jug&#233; inefficace par le ministre de la Sant&#233; ! Signalons d'ailleurs que le Conseil d'Etat, saisi par un laboratoire pharmaceutique, a annul&#233; en juin la baisse du taux de remboursement de deux m&#233;dicaments, datant de septembre 2001, en jugeant comme insuffisamment motiv&#233;s les avis de la commission de &#171; transparence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;G&#233;n&#233;reux pour les industriels&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement se vante que les &#233;conomies ainsi r&#233;alis&#233;es sur le dos des assur&#233;s sociaux s'&#233;l&#232;veraient &#224; 300 millions d'euros pour l'ann&#233;e 2003. Une goutte d'eau par rapport au &#171; trou &#187; de la S&#233;curit&#233; sociale estim&#233; par le m&#234;me gouvernement, et surtout par rapport aux d&#233;penses consid&#233;rables que ce pr&#233;tendu plan &#171; d'&#233;conomies &#187; va engendrer, pour le plus grand profit des trusts pharmaceutiques. Car le d&#233;remboursement n'est pas &#233;tal&#233; sur 3 ans par hasard&lt;em&gt;. &#171; Nous allons le faire lentement pour que les industriels s'adaptent &#187;&lt;/em&gt; d&#233;clarait ainsi Mattei en octobre 2002 (cit&#233; par &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224; que se situe le noeud de l'affaire. En effet, la loi de financement 2003 de la S&#233;curit&#233; sociale se trouve accompagn&#233;e d'une mesure de &#171; compensation &#187; en faveur des trusts pharmaceutiques, mesure pass&#233;e presque inaper&#231;ue dans l'opinion, alors qu'elle met les trusts en position de remporter un v&#233;ritable pactole ! Les laboratoires ont ainsi &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; &#233;laborer des m&#233;dicaments &#171; innovants &#187; destin&#233;s &#224; remplacer les m&#233;dicaments d&#233;class&#233;s, qui ont le d&#233;faut d'&#234;tre... trop bon march&#233;. Maintenant, les laboratoires ont le droit de fixer librement le prix de ces &#171; innovations &#187; avec un contr&#244;le &#233;tatique r&#233;duit au strict minimum, sous pr&#233;texte d'acc&#233;l&#233;rer leur mise sur le march&#233; ! A charge pour la S&#233;curit&#233; sociale de payer la diff&#233;rence entre le m&#233;dicament &#171; innovant &#187;, cher et rembours&#233;, et le m&#233;dicament bon march&#233; et d&#233;class&#233; ! Car, sans attendre les m&#233;dicaments innovants, il existe d&#233;j&#224; de nombreux exemples o&#249; les m&#233;dicaments de substitution sont consid&#233;rablement plus chers que les m&#233;dicaments de r&#233;f&#233;rence qui ont subi le d&#233;classement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous fait donc le coup des &#171; g&#233;n&#233;riques &#187;, mais &#224; l'envers ! Exemple, cet antibiotique utilis&#233; dans le traitement de la mucoviscidose, la Colimycine, menac&#233; de d&#233;remboursement, alors que le traitement de substitution vaut 16 fois plus cher. Quant aux prix que nous r&#233;serve l'innovation, on peut en avoir un avant-go&#251;t avec l'exemple du nouveau neuroleptique mis sur le march&#233; am&#233;ricain par le groupe Bristol-Myers Squibb : 380 dollars le traitement mensuel, soit 100 fois plus cher que le m&#233;dicament de r&#233;f&#233;rence ! Qui peut d'ailleurs juger du caract&#232;re innovant des nouveaux produits, puisque la r&#233;glementation n'oblige &#224; aucune &#233;tude comparative ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjg0TXlCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZiVzlzWldOMWJHVXVaMmxtSnlCM2FXUjBhRDBpTWpVd0lpQm9aV2xuYUhROUlqSXlNQ0lnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pas &#233;tonnant dans ces conditions que le plan Mattei ait suscit&#233; les applaudissements des laboratoires d'envergure internationale, qui sont persuad&#233;s de gagner en retour des prix de remboursements &#233;lev&#233;s pour leurs &#171; innovations &#187;. Quant aux petits laboratoires frapp&#233;s par les mesures de d&#233;remboursement, ils sont invit&#233;s &#224; se replier dans le domaine de &#171; l'auto-m&#233;dication &#187;, quand ils ne sont pas condamn&#233;s &#224; dispara&#238;tre. Et comme toujours dans les processus de concentration capitaliste, les gros laboratoires, eux, voient des perspectives de profits colossaux s'ouvrir devant eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ces enjeux financiers, la campagne moralisatrice de Mattei qui pr&#244;ne la mod&#233;ration en mati&#232;re de soins et les &#233;conomies de bouts de chandelle au moyen des g&#233;n&#233;riques appara&#238;t comme une sinistre farce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Un demi-si&#232;cle de cogestion : avec les patrons, sans les travailleurs
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-demi-siecle-de-cogestion-avec-les-patrons-sans-les-travailleurs</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>A la naissance de la S&#233;curit&#233; sociale, en 1945, celle-ci devait &#234;tre g&#233;r&#233;e par ceux qui la financent, patrons et salari&#233;s. Dans les Conseils d'administration des caisses, 75 % des si&#232;ges revenaient aux repr&#233;sentants des salari&#233;s, &#233;lus par ceux-ci, 25 % aux repr&#233;sentants patronaux. &lt;br /&gt;Cette cogestion avait, d'entr&#233;e, des limites strictes : le cadre g&#233;n&#233;ral de fonctionnement de la S&#233;curit&#233; sociale a toujours &#233;t&#233; fix&#233;, puis au cours des ans modifi&#233;, par les gouvernements. &lt;br /&gt;Aussi, bien&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la naissance de la S&#233;curit&#233; sociale, en 1945, celle-ci devait &#234;tre g&#233;r&#233;e par ceux qui la financent, patrons et salari&#233;s. Dans les Conseils d'administration des caisses, 75 % des si&#232;ges revenaient aux repr&#233;sentants des salari&#233;s, &#233;lus par ceux-ci, 25 % aux repr&#233;sentants patronaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette cogestion avait, d'entr&#233;e, des limites strictes : le cadre g&#233;n&#233;ral de fonctionnement de la S&#233;curit&#233; sociale a toujours &#233;t&#233; fix&#233;, puis au cours des ans modifi&#233;, par les gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, bien plus que le souci de donner vraiment aux salari&#233;s le contr&#244;le de caisses aliment&#233;es par leurs propres cotisations, ce choix correspondait &#224; la politique d'union nationale qui marquait les premi&#232;res ann&#233;es de la Lib&#233;ration. La cogestion &#233;tait une concession aux appareils syndicaux (essentiellement &#224; la CGT), &#224; une &#233;poque o&#249; on appelait les travailleurs &#224; l'effort de reconstruction, ainsi qu'une fa&#231;on de rendre ceux-ci responsables de la r&#233;gulation des d&#233;penses. La scission de 1947, donnant naissance &#224; FO, faisait perdre &#224; la CGT le quasi-monopole qu'elle avait eu au tout d&#233;but. Elle gardait pourtant jusqu'en 1967 la majorit&#233; dans la plupart des caisses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les &#171; ordonnances sc&#233;l&#233;rates &#187; de 1967&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 60, le &#171; trou de la S&#233;cu &#187; (d&#233;j&#224; !) donnait pr&#233;texte au gouvernement Pompidou, sous De Gaulle, &#224; une premi&#232;re grande r&#233;forme. R&#233;duction du taux de remboursement des consultations de 80 % &#224; 70 %, obligation pour les mutuelles d'instituer un ticket mod&#233;rateur d'au moins 5 % : aux dires du gouvernement la gratuit&#233; des soins &#233;tait immorale et incitait au gaspillage. Raffarin n'a rien invent&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral de S&#233;cu &#233;tait divis&#233; en trois caisses, maladie, retraite et allocations familiales, plus un quatri&#232;me organisme, l'ACOSS (Agence centrale des organismes de s&#233;curit&#233; sociale) charg&#233; de la gestion financi&#232;re de l'ensemble. Le but &#233;tait d'emp&#234;cher un r&#233;gime d&#233;ficitaire (en l'occurrence l'assurance maladie) de piocher dans la caisse des autres. Obligation &#233;tait faite au CA de chaque caisse de veiller au grain en d&#233;cidant, si besoin, d'une hausse des cotisations ou d'une baisse des prestations. Pourtant, &lt;em&gt;&#171; En cas de carence, du Conseil d'administration, le ministre des Affaires sociales et le ministre de l'Economie et des Finances le mettent en demeure de prendre les mesures de redressement n&#233;cessaires &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proportion des si&#232;ges des CA attribu&#233;s aux repr&#233;sentants patronaux passait de 25 % &#224; 50 %. Les &#233;lections des repr&#233;sentants des salari&#233;s &#233;taient supprim&#233;es. Ils &#233;taient d&#233;sormais d&#233;sign&#233;s par les syndicats, le quota de si&#232;ges &#233;tant fix&#233; par le gouvernement : 3 CGT, 2 FO, 2 CFDT, 1 CFTC, 1 CGC. La CGT, qui repr&#233;sentait alors encore 45 % des voix dans les &#233;lections professionnelles, n'avaient plus qu'un tiers des si&#232;ges de repr&#233;sentants des salari&#233;s, un sixi&#232;me des membres des CA et quasiment plus son mot &#224; dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la col&#232;re de la CGT et de la jeune CFDT, qualifiant ces ordonnances de &lt;em&gt;&#171; sc&#233;l&#233;rates &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le g&#226;teau pour FO&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La parit&#233; donnait au patronat un r&#244;le d'arbitre. Pr&#233;f&#233;rant laisser aux syndicats la responsabilit&#233; de la gestion des caisses et surtout des mesures de restrictions budg&#233;taires &#224; prendre, le CNPF choisissait de soutenir les candidatures de Force ouvri&#232;re &#224; la pr&#233;sidence des caisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force ouvri&#232;re allait ainsi r&#233;gner pendant plus d'un quart de si&#232;cle sur la majorit&#233; des CA des caisses r&#233;gionales et locales, et pendant 30 ans pr&#233;sider celui de la principale des caisses nationales, la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAMTS). Car, sur le plan des caisses nationales, s'&#233;tait mis en place un partage des pr&#233;sidences : &#224; FO celle de la Caisse maladie, &#224; la CFTC celle de la Caisse d'allocations familiales, &#224; la CGC celle de l'Assurance vieillesse, et au CNPF la pr&#233;sidence de l'organisme financier, l'ACOSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e au pouvoir en 1981, la gauche renfor&#231;ait la repr&#233;sentation des syndicats dans les Conseils d'administration de la S&#233;curit&#233; sociale. De 18 membres les CA passaient &#224; 25, dont 15 repr&#233;sentants syndicaux, 6 repr&#233;sentants patronaux, 2 membres nomm&#233;s par le gouvernement et 2 par la F&#233;d&#233;ration nationale de la Mutualit&#233;. Et les assur&#233;s sociaux &#233;taient &#224; nouveau appel&#233;s aux urnes en 1983. Sans que cela change grand chose au partage des postes. Et pour une seule fois. D'un quasi commun accord gouvernement-syndicats (&#224; l'exception de la CGT) les &#233;lections suivantes, pr&#233;vues pour 1989, &#233;taient report&#233;es &#224; deux reprises, avant de passer aux oubliettes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La CFDT &#224; l'honneur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les Administrateurs syndicaux de la S&#233;curit&#233; sociale n'ont jamais eu un bien grand pouvoir, les principales d&#233;cisions ayant toujours &#233;t&#233; entre les mains du gouvernement. Mais le contr&#244;le des Conseils d'administration n'en est pas moins une aubaine pour les appareils syndicaux, tant par le nombre de postes d'administrateurs et de permanents que &#231;a leur donne, que par la taille des budgets qu'ils brassent, par les &#233;tudes et les services qu'ils peuvent commander &#224; des entreprises ou bureaux d'&#233;tudes amis ou cr&#233;&#233;s par eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque l&#224; &#233;cart&#233;e du jeu, la CFDT &#171; recentr&#233;e &#187; trouvait dans le report des &#233;lections l'occasion de revendiquer sa place. Les mandats des quelques 4 097 repr&#233;sentants des assur&#233;s &#233;lus en 1983 &#233;tant prolong&#233;s jusqu'en mars 1991, puis jusqu'en 1993, la CFDT proposait, et obtenait un repartage des pr&#233;sidences : elle se faisait offrir la pr&#233;sidence de la Caisse vieillesse, alors que la CGC, titulaire jusque l&#224; de cette pr&#233;sidence, prenait celle de l'ACOSS, le CNPF lui laissant sa place pour ne se contenter plus que de la pr&#233;sidence de l'UCANSS, organisme cr&#233;&#233; en 1970, charg&#233; de la gestion du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;formes Jupp&#233; de 1995 approuv&#233;es par la CFDT, celle-ci supplantait FO &#224; la t&#234;te de la Caisse puis soufflait l&#224; aussi, gr&#226;ce &#224; l'appui du CNPF, la pr&#233;sidence de l'UNEDIC a la m&#234;me FO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O.B.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Pour du beurre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il est une preuve du caract&#232;re d&#233;risoire du soi-disant contr&#244;le de la S&#233;cu par les repr&#233;sentants des salari&#233;s, c'est bien que le d&#233;part du Medef, laissant les CA entre les mains des seuls repr&#233;sentants syndicaux, n'a strictement rien chang&#233; pour les salari&#233;s. Toutes les mesures prises r&#233;cemment, comme le non-remboursement de certains m&#233;dicaments, l'ont &#233;t&#233; par le gouvernement, par-dessus la t&#234;te des CA et de leurs pr&#233;sidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en a toujours &#233;t&#233; ainsi. Ce sont les gouvernements successifs qui ont d&#233;cid&#233; de remplacer progressivement les cotisations par la CSG et d&#233;cid&#233; de ses taux. C'est le gouvernement qui &#233;labore le budget de la S&#233;curit&#233; sociale avant de le faire voter au parlement. C'est lui qui nomme les directeurs des caisses nationales par d&#233;cret. C'est lui qui peut suspendre les conseils d'administration par d&#233;cret ou annuler leur d&#233;cisions si elles ne respectent pas l'&#233;quilibre financier&#8230; Bref les administrateurs syndicaux n'ont qu'un r&#244;le : cautionner les mauvais coups.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Raffarin Diafoirus : L'h&#244;pital est malade ? Qu'on le saigne !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Raffarin-Diafoirus-L-hopital-est-malade-Qu-on-le-saigne</link>
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		<dc:date>2003-11-08T15:24:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Toute r&#233;forme de la S&#233;curit&#233; sociale a eu son volet h&#244;pital. C'est que les d&#233;penses &#224; l'h&#244;pital public repr&#233;sentent pr&#232;s de 40 % du budget de celle-ci. &lt;br /&gt;En fait le plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187;, volet de la prochaine r&#233;forme annonc&#233;e pour l'&#233;t&#233; 2004, a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; d&#232;s novembre 2002. &lt;br /&gt;Le but d&#233;clar&#233; est de diminuer les d&#233;penses. Le but r&#233;el est d'aller vers la privatisation de tout ce qui peut encore l'&#234;tre en mati&#232;re de sant&#233;, du moins tout ce qui est rentable. &lt;br /&gt;La vague de d&#233;c&#232;s dus &#224; la&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toute r&#233;forme de la S&#233;curit&#233; sociale a eu son volet h&#244;pital. C'est que les d&#233;penses &#224; l'h&#244;pital public repr&#233;sentent pr&#232;s de 40 % du budget de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187;, volet de la prochaine r&#233;forme annonc&#233;e pour l'&#233;t&#233; 2004, a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; d&#232;s novembre 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but d&#233;clar&#233; est de diminuer les d&#233;penses. Le but r&#233;el est d'aller vers la privatisation de tout ce qui peut encore l'&#234;tre en mati&#232;re de sant&#233;, du moins tout ce qui est rentable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vague de d&#233;c&#232;s dus &#224; la canicule, ou plus exactement dus &#224; l'&#233;tat d&#233;plorable des maisons de retraite et des h&#244;pitaux, a &#233;videmment jet&#233; un fort discr&#233;dit sur les plans gouvernementaux. Du coup, apr&#232;s les vacances, le ministre Mattei a tenu &#224; annoncer, &#224; nouveau, le plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187;, en le pr&#233;sentant cette fois comme un nouveau cadeau pour aider l'h&#244;pital !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quel cadeau ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur M6, Mattei a d&#233;clar&#233; : &#171; 10,2 milliards de r&#233;alisation pour 6 milliards d'aide : cela veut dire que les h&#244;pitaux publics et priv&#233;s ont mobilis&#233; pour 4,2 milliards d'euros, une partie de leur autofinancement, de leurs ressources propres et de leur capacit&#233; d'emprunt pour amplifier l'effet des seuls financements du plan h&#244;pital 2007. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord tout cet argent n'est destin&#233; qu'aux d&#233;penses d'investissements : constructions et am&#233;nagements de locaux, acquisition de mat&#233;riel m&#233;dical, informatique, etc. Pas un euro l&#224;-dessus pour embaucher du personnel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite le chiffre de 6 milliards d'euros, pour la p&#233;riode 2003-2007, est mensonger. Ainsi pour 2003, il y avait soi-disant un milliard pour les h&#244;pitaux. En fait, la S&#233;cu finan&#231;ait 300 millions d'euros. Et les h&#244;pitaux empruntaient pour 700 millions d'euros, un budget de 70 millions d'euros annuels &#233;tant accord&#233; aux h&#244;pitaux emprunteurs pour rembourser leurs emprunts&#8230; et les int&#233;r&#234;ts ! Le milliard annonc&#233; n'&#233;tait donc que 370 millions, pratiquement enti&#232;rement pay&#233;s par la S&#233;cu, pas par l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, Mattei annonce 10,2 milliards &#224; partir de 6 faux milliards. Sur les 4,2 milliards suppl&#233;mentaires, l'Etat ne paie encore rien : une partie provient de l'argent que les h&#244;pitaux eux-m&#234;mes &#233;conomiseront (l'autofinancement ?) et une autre partie d'emprunts &#224; des fonds priv&#233;s. Des investisseurs priv&#233;s qui, selon le projet, pourraient &#234;tre propri&#233;taires des b&#226;timents hospitaliers qu'ils construiraient ! L'h&#244;pital pourra donc se retrouver pour de longues ann&#233;es en train de payer des int&#233;r&#234;ts &#224; des pr&#234;teurs priv&#233;s qui d&#233;tiendraient une partie de ses biens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;partition des budgets du plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; s'est d'ailleurs faite en mettant sur le m&#234;me plan priv&#233; et public, afin de favoriser ouvertement les regroupements entre services, entre centres, entre h&#244;pitaux de l'un et de l'autre. On ne peut avouer plus clairement que le but avou&#233; est d'aligner h&#244;pitaux publics et priv&#233;s. C'est ce que Mattei appelle &lt;em&gt;&#171; faire tomber les barri&#232;res culturelles entre professionnels et &#233;tablissements qui poursuivent un but commun &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'alignement public, priv&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'alignement du public et du priv&#233; doit se faire aussi en mati&#232;re de mode de financement : la &#171; tarification &#224; l'activit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'h&#244;pital public la gauche, en 1983, a pos&#233; le principe de la &#171; dotation globale &#187; selon lequel les d&#233;penses ne sont pas d&#233;termin&#233;es en fonction des besoins de l'h&#244;pital mais au contraire doivent se calquer, sans le moindre d&#233;passement, sur une enveloppe d&#233;termin&#233;e d'avance et d'en haut, de fa&#231;on bureaucratique ! Du coup les responsables d'h&#244;pitaux bien vus de leur hi&#233;rarchie ont &#233;t&#233; ceux qui d&#233;pensaient moins que l'enveloppe et qui permettaient ainsi de justifier une enveloppe encore plus basse l'ann&#233;e suivante. Et cette d&#233;termination de budgets de plus en plus insuffisants - et encore plus depuis le plan Jupp&#233; - a &#233;t&#233; un instrument de fermetures de nombreux services et de lits ou de suppressions de postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est pr&#233;vu maintenant, c'est le passage au financement en fonction de l'activit&#233; &#224; l'aide de tarifs d&#233;termin&#233;s &#224; l'avance. A l'h&#244;pital de soigner le malade sans d&#233;passer le tarif autoris&#233;. Cela ne peut qu'&#234;tre un nouveau facteur de course &#224; la rentabilit&#233;, surtout dans le contexte de mise en concurrence entre public et priv&#233;. Quand on sait que les maladies les plus longues sont d&#233;j&#224; consid&#233;r&#233;es comme non rentables, qu'advientra-t-il de ces &#171; clients &#187; ? Devront-ils mettre d'autant plus la main &#224; la poche pour compl&#233;ter ? Et pour ceux qui ne le pourraient pas ? Une mani&#232;re d'en finir avec l'h&#244;pital public ouvert &#224; tous, riches comme pauvres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjg0TkNCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZhRzl3YVhSaGJDMXdjbWwyTG1kcFppY2dkMmxrZEdnOUlqTXdNQ0lnYUdWcFoyaDBQU0l5TWpjaUlHRnNkRDBuSnlBdlBnbzhMMlpwWjNWeVpUNEtQQzlrYVhZKyI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La mise sur le m&#234;me plan du public et du priv&#233; va amener de plus en plus les directeurs d'h&#244;pitaux &#224; se consid&#233;rer comme des chefs d'entreprises, ayant des emprunts &#224; rembourser, des quotas de production &#224; tenir, &#224; r&#233;duire les co&#251;ts, voire faire des b&#233;n&#233;fices. Ainsi paradoxalement la mise en concurrence risque au contraire d'accro&#238;tre la tentation pour eux de passer des accords avec le priv&#233;, par le biais des chefs de service par exemple (qui poss&#232;dent d&#233;j&#224; souvent des cliniques &#224; eux, sinon des lits &#224; l'h&#244;pital), aussi bien pour l'investissement dans le mat&#233;riel sophistiqu&#233; que son utilisation. Ils permettraient d'imposer des co&#251;ts importants pour les actes tr&#232;s sp&#233;cialis&#233;s&#8230; et pour les seuls malades qui pourront payer bien entendu. Des h&#244;pitaux pr&#234;ts &#224; privatiser, en tout cas partiellement, voil&#224; ce que pr&#233;pare le plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Toujours l'aust&#233;rit&#233; pour le personnel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le grand scandale de ce plan, c'est qu'il ne rem&#233;die en rien au manque de personnel, qui pourrait encore diminuer, essentiellement &#224; cause des d&#233;parts en retraite non remplac&#233;s. Pourtant ce manque est criant et c'est &#224; lui que tout &#171; plan h&#244;pital &#187; digne de ce nom devrait d'abord s'attaquer. C'est le d&#233;vouement des personnels qui pallie aux insuffisances. Les infirmi&#232;res et aides-soignantes, les AS, sont amen&#233;es, par souci des malades, &#224; prolonger leur service. L&#224;, elles sont amen&#233;es &#224; travailler seules dans un service o&#249; elles devraient &#234;tre deux. Ici, une d&#233;butante remplace m&#234;me deux infirmi&#232;res exp&#233;riment&#233;es ! L&#224; encore, une AS prend la place d'une infirmi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains ont quand m&#234;me voulu voir dans le &#171; plan urgences &#187; annonc&#233; par Mattei fin septembre, une r&#233;elle aide aux urgences, suite &#224; la catastrophe de l'&#233;t&#233;. Ainsi &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt; du 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; octobre 2003 d&#233;clarait triomphant : &#171; &lt;em&gt;Un plan soutenu par un effort financier in&#233;gal&#233; : 500 millions avant la fin 2004. (..) Mesure spectaculaire : 10 000 postes seront cr&#233;&#233;s sur la p&#233;riode. &#187; &lt;/em&gt;La plupart des syndicats de m&#233;decins des urgences, eux, ont protest&#233;, estimant qu'il &#233;tait en dessous du minimum acceptable de 4,5% d'augmentation des moyens. Et aucun poste n'est vraiment pr&#233;vu, juste une aide pour payer les nombreuses heures suppl&#233;mentaires des personnels des urgences !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si c'est horrible &#224; dire, force est de constater que les 15 000 morts de l'&#233;t&#233; ont donc laiss&#233; Mattei et ses semblables de glace devant les mis&#232;res de l'h&#244;pital. Mais la col&#232;re qui monte parmi les personnels pourrait &#234;tre bien plus efficace pour les r&#233;veiller et leur imposer les embauches et les investissements indispensables. Ou alors celle de la population comme vient de le montrer une commune de l'Aveyron, Saint-Affrique, mobilis&#233;e pour d&#233;fendre son h&#244;pital menac&#233; de certains services et qui a d&#233;j&#224; impos&#233; un premier recul &#224; l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert PARIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> D&#233;j&#224; une protection &#224; deux &#233;tages
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Deja-une-protection-a-deux-etages</link>
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		<dc:date>2003-11-08T15:23:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Mutuelles
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>La majorit&#233; de la population dispose, outre de la couverture par la S&#233;curit&#233; sociale, d'une couverture compl&#233;mentaire. Un signe que la couverture de la S&#233;curit&#233; sociale &#233;tait insuffisante, et ce d&#232;s sa naissance. &lt;br /&gt;Ainsi les anciennes mutuelles ont continu&#233; apr&#232;s 1945 &#224; assumer un r&#244;le de couverture compl&#233;mentaire pour leurs adh&#233;rents. Les plus solides, en particulier celles des fonctionnaires, ont m&#234;me &#233;t&#233; &#233;troitement associ&#233;es &#224; la S&#233;curit&#233; sociale et assurent encore aujourd'hui le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La majorit&#233; de la population dispose, outre de la couverture par la S&#233;curit&#233; sociale, d'une couverture compl&#233;mentaire. Un signe que la couverture de la S&#233;curit&#233; sociale &#233;tait insuffisante, et ce d&#232;s sa naissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les anciennes mutuelles ont continu&#233; apr&#232;s 1945 &#224; assumer un r&#244;le de couverture compl&#233;mentaire pour leurs adh&#233;rents. Les plus solides, en particulier celles des fonctionnaires, ont m&#234;me &#233;t&#233; &#233;troitement associ&#233;es &#224; la S&#233;curit&#233; sociale et assurent encore aujourd'hui le r&#244;le d'une caisse de celle-ci en m&#234;me temps que de caisses compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est dans les ann&#233;es 1970, avec les politiques de restriction des prestations, qu'une couverture compl&#233;mentaire s'est impos&#233;e de plus en plus. Elle concerne aujourd'hui environ 92 % de la population, contre seulement 49 % en 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur 158 milliards de d&#233;pense de sant&#233; en 2002, 76,7 % ont &#233;t&#233; financ&#233;s par la S&#233;curit&#233; sociale et l'Etat, 10,6 % par les m&#233;nages, et les 12,7 % par des compl&#233;mentaires diverses. Les d&#233;penses les plus co&#251;teuses (hospitalisation, m&#233;dicaments chers, chirurgie) restent les mieux rembours&#233;es par la S&#233;cu, souvent &#224; 100 % ; au contraire l'optique et les soins dentaires, par exemple, le sont tr&#232;s mal. Les consultations ou les m&#233;dicaments usuels ne le sont qu'&#224; 65 ou 70 %. Ainsi, les compl&#233;mentaires ont plus d'importance dans certains domaines, souvent ceux qui touchent plus aux soins quotidiens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mutuelles et soci&#233;t&#233;s d'assurances&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe trois types d'assurance compl&#233;mentaire : les mutuelles (60 % des d&#233;penses compl&#233;mentaires), les assurances priv&#233;es (21 %), les institutions de pr&#233;voyance (19 %). On ne recense pas moins de 1275 mutuelles, 118 soci&#233;t&#233;s d'assurances et 51 institutions de pr&#233;voyance. Mais un petit nombre de ces organismes concentre l'essentiel des prestations. Les 20 plus importants qui encaissent un tiers des cotisations, sont 8 mutuelles, 7 institutions de pr&#233;voyance et 5 soci&#233;t&#233;s d'assurances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus anciennes, les mutuelles restent le principal intervenant, en particulier aupr&#232;s des salari&#233;s du public. Mais au cours des ann&#233;es 1980 les soci&#233;t&#233;s d'assurances ont fait une irruption importante dans le domaine de la sant&#233;. De 10 en 1980, elles &#233;taient 100 en 1992. Depuis dix ans, leur part dans les d&#233;penses de sant&#233; reste &#224; peu pr&#232;s stable. Elles repr&#233;sentent 23 % des contrats de compl&#233;mentaires. Elles ont gagn&#233; sur le march&#233; une client&#232;le plus jeune (pas affili&#233; &#224; une mutuelle), de non-salari&#233;s (professions lib&#233;rales, artisans) ainsi que de salari&#233;s du priv&#233; &#224; travers des contrats d'entreprises (l'entreprise proposant l'adh&#233;sion &#224; l'assurance avec des tarifs pr&#233;f&#233;rentiels).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions de pr&#233;voyance sont des organismes &#224; but non lucratif g&#233;r&#233;es de mani&#232;re paritaire, semblables aux organismes de retraites compl&#233;mentaires. Elles proposent aussi des contrats collectifs aux entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La CMU&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mise en place de la Couverture maladie universelle (CMU) a de fa&#231;on notable chang&#233; la situation d'une fraction de la population. 150 000 qui n'avaient aucune couverture sant&#233; ont pu acc&#233;der au r&#233;gime obligatoire. Par ailleurs, environ 5 millions de personnes ont pu acc&#233;der &#224; une couverture maladie compl&#233;mentaire, sans avance de frais. Beaucoup des b&#233;n&#233;ficiaires de la CMU ont pu retrouver un r&#233;el acc&#232;s aux soins, aller plus facilement chez le m&#233;decin, chez le dentiste, se faire faire des lunettes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle n'est accord&#233;e qu'&#224; ceux qui ont un revenu mensuel inf&#233;rieur &#224; 566,5 euros pour une personne seule, excluant par exemple les retrait&#233;s au minimum vieillesse. En outre, la CMU a remplac&#233; un certain nombre de dispositifs locaux d'aides qui couvraient parfois au-del&#224; de ce plafond, voire dans des conditions meilleures. De plus la CMU a instaur&#233; dans certains domaines un plafond des remboursements : par exemple 400 euros maximum de soins dentaires sur deux ans, 55 euros de frais d'optique. Tant pis pour le malheureux qui aurait de plus grands besoins !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CMU est l'aveu que la S&#233;curit&#233; sociale ne permettait pas aux plus pr&#233;caires de se soigner correctement, l'aveu aussi qu'il n'est pas question de mettre &#224; niveau les prestations de la S&#233;curit&#233; sociale. Il s'agit de faire admettre qu'il faut absolument une couverture compl&#233;mentaire. La CMU est financ&#233;e par l'Etat (ce qui ne co&#251;te qu'un peu plus d'un milliard d'euros), mais l'assurance compl&#233;mentaire peut &#234;tre contract&#233;e aupr&#232;s d'une caisse d'assurance-maladie, d'une mutuelle ou m&#234;me d'une assurance priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restent tout de m&#234;me aujourd'hui 3 millions de personnes qui sont au-dessus du seuil pour acc&#233;der &#224; la compl&#233;mentaire CMU, mais trop d&#233;munis pour acc&#233;der &#224; une autre. Pour eux, la sant&#233; reste un luxe, et le renoncement aux soins est courant. Sans compter ceux qui ne disposent que d''une compl&#233;mentaire au rabais. Ainsi, 59 % des ouvriers non qualifi&#233;s ne dispose pas de compl&#233;mentaire ou d'une compl&#233;mentaire insuffisante. 15 % de la population rationnerait encore ses soins pour des raisons financi&#232;res. Et ce ne sont pas les r&#233;formes Raffarin qui pourraient am&#233;liorer cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Haro sur les plus pr&#233;caires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CMU ne s'applique pas &#224; certaines personnes qui sont pourtant en dessous du plafond de revenu. En particulier les sans-papiers. Pour eux, le seul acc&#232;s au soin possible est par l'Aide m&#233;dicale d'Etat (AME). Sous pr&#233;texte d'&#171; &#233;viter la fraude g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; l'identit&#233; &#187;, le gouvernement a durci les conditions d'acc&#232;s &#224; l'AME, en imposant des restrictions draconiennes, en instaurant un ticket mod&#233;rateur et la limitation des remboursements aux seuls soins &#171; m&#233;dicalement indispensables &#187;. Ces mesures ont provoqu&#233; la protestation de nombreuses associations. Elles ne peuvent aboutir en effet qu'&#224; accro&#238;tre les dangers qui p&#232;sent sur la partie de la population d&#233;j&#224; la plus fragile&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Trente ans de r&#233;formes et de grignotages
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Trente-ans-de-reformes-et-de-grignotages</link>
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		<dc:date>2003-11-08T15:22:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>De sa cr&#233;ation en 1945 aux d&#233;buts des ann&#233;es 1970, parall&#232;lement &#224; l'accroissement g&#233;n&#233;ral des d&#233;penses de sant&#233;, la S&#233;curit&#233; sociale a connu un &#233;largissement continu de la partie de la population qu'elle couvrait avec une progression des d&#233;penses prises en charge. Ainsi pendant cette p&#233;riode o&#249; ressources et d&#233;penses croissaient de pair, le budget de la S&#233;cu (tout compris, sant&#233;, retraites et allocations familiales) est pass&#233; de 6,5 % du PIB en 1948 &#224; 15,2 % du PIB en 1974. &lt;br /&gt;Depuis&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De sa cr&#233;ation en 1945 aux d&#233;buts des ann&#233;es 1970, parall&#232;lement &#224; l'accroissement g&#233;n&#233;ral des d&#233;penses de sant&#233;, la S&#233;curit&#233; sociale a connu un &#233;largissement continu de la partie de la population qu'elle couvrait avec une progression des d&#233;penses prises en charge. Ainsi pendant cette p&#233;riode o&#249; ressources et d&#233;penses croissaient de pair, le budget de la S&#233;cu (tout compris, sant&#233;, retraites et allocations familiales) est pass&#233; de 6,5 % du PIB en 1948 &#224; 15,2 % du PIB en 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la crise des ann&#233;es 1970, l'&#233;volution est autre. La hausse du ch&#244;mage a fait baisser les ressources. Le patronat a de plus en plus ren&#226;cl&#233; &#224; payer ce qu'il appelle les &#171; charges sociales &#187;. Et se sont succ&#233;d&#233;s des plans visant &#224; limiter la hausse des budgets de la S&#233;curit&#233; sociale en g&#233;n&#233;ral et de l'assurance maladie en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Du plan Barre en 1976&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a d&#233;compt&#233; 16 plans de r&#233;forme de l'assurance maladie depuis 1976. Les mesures d'un plan &#224; un autre n'ont gu&#232;re vari&#233;. Il s'agissait toujours de baisser les remboursements : des m&#233;dicaments, des consultations, des auxiliaires m&#233;dicaux, des transports m&#233;dicaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pour les m&#233;dicaments le taux de remboursement de base est pass&#233; de 70 % &#224; 65 %. Certains m&#234;me, de plus en plus nombreux, ne sont rembours&#233;s qu'&#224; 35 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1982, Pierre B&#233;r&#233;govoy (ministre de gauche) instaurait le forfait hospitalier, une somme pay&#233;e par le patient pour chaque jour d'hospitalisation. Initialement de 20 F (traduit, cela donnerait un peu plus de 3 euros, mettons 5 ou 6 si l'on tient compte de l'inflation), il a connu plusieurs hausses et devrait monter &#224; 13 euros en 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le plan S&#233;guin (ministre de droite) de 1987 les malades atteints d'une affection de longue dur&#233;e ne b&#233;n&#233;ficient du remboursement int&#233;gral des soins que sur ceux li&#233;s &#224; cette maladie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; en passant par la CSG&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des recettes, si le taux de la cotisation patronale est rest&#233; stable, les multiples exon&#233;rations ont s&#233;rieusement baiss&#233; la part pay&#233;e par les employeurs. En revanche de multiples taxes (tabac, alcool, taxe sur les assurances automobiles&#8230;), pay&#233;es pour l'essentiel par les salari&#233;s, ont &#233;t&#233; mises en place pour financer la S&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, depuis 1990, il y a la CSG. Initialement &#224; un taux de 1,1 %, elle a progressivement augment&#233; jusqu'au taux actuel de 7,5 %. Elle rapporte aujourd'hui plus que l'imp&#244;t sur le revenu. Elle a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par les gouvernements comme un imp&#244;t touchant tous les revenus, et donc plus juste que les cotisations sociales. En fait comme son taux est &#233;gal pour tous, elle p&#232;se plus lourd sur les bas que sur les hauts revenus. En outre, elle touche les indemnit&#233;s de ch&#244;mage ou les pensions de retraites, des revenus de travailleurs qui n'&#233;taient pas soumis jusque l&#224; &#224; cotisation sociale. En fait, plus des trois quarts des ressources de la CSG proviennent des cotisations de travailleurs, ch&#244;meurs ou retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;au plan Jupp&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le dernier plan en date est celui de Jupp&#233; en 1995. Une des mesures principales &#233;tait la mise en place de la Contribution de remboursement &#224; la dette sociale (CRDS). Une caisse sp&#233;cifique a pris en charge la pr&#233;tendue dette de la S&#233;curit&#233; sociale. La Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) a emprunt&#233; aupr&#232;s des march&#233;s financiers. Les cotisations CRDS, de 0,5 %, essentiellement sur les salaires et les retraites, servent donc &#224; rembourser l'emprunt et les int&#233;r&#234;ts, c'est-&#224;-dire vont aux banquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait, en faisant payer la dette aux salari&#233;s, d'&#233;riger en principe que les budgets de l'Etat et de la S&#233;curit&#233; sociale sont deux budgets diff&#233;rents, et que si l'Etat pouvait laisser courir son d&#233;ficit et s'endetter massivement, la S&#233;curit&#233; sociale ne le devait pas. Le principe a d&#251; plaire &#224; Jospin qui a attribu&#233; &#224; la Cades de nouveaux d&#233;ficits, et prolong&#233; le paiement de la CRDS jusqu'en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car cette pr&#233;tendue distinction, qui n'a jamais emp&#234;ch&#233; les gouvernements d'accorder de larges exon&#233;rations sur la part patronale des cotisations, n'emp&#234;chait pas non plus le m&#234;me plan Jupp&#233; de pr&#233;voir l'encadrement du budget de la S&#233;curit&#233; sociale par le parlement, avec le vote annuel d'une loi. Depuis, chaque automne, est d&#233;cid&#233; un petit plan de mesures de restrictions suppl&#233;mentaires. Ainsi, la loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour 2004 pr&#233;voit entre autres, la poursuite des d&#233;remboursements de m&#233;dicaments, la hausse du forfait hospitalier &#224; 13 euros, des r&#232;gles plus strictes pour b&#233;n&#233;ficier du remboursement &#224; 100 % des d&#233;penses li&#233;es &#224; une op&#233;ration chirurgicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjg0TlNCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZhWEpoYXpJdVoybG1KeUIzYVdSMGFEMGlNek13SWlCb1pXbG5hSFE5SWpJd09TSWdZV3gwUFNjbklDOCtDand2Wm1sbmRYSmxQZ284TDJScGRqND0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les soci&#233;t&#233;s d'assurances &#224; l'aff&#251;t
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-societes-d-assurances-a-l-affut</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Les d&#233;sengagements successifs de remboursements de la S&#233;curit&#233; sociale ont toujours signifi&#233; une prise en charge suppl&#233;mentaire par les mutuelles ou les soci&#233;t&#233;s d'assurances et donc une importance grandissante de celles-ci dans le syst&#232;me de sant&#233;. Ainsi, &#224; la suite des r&#233;centes mesures, les mutuelles ont pu annoncer une hausse de 10 % de leurs tarifs. &lt;br /&gt;Nulle surprise donc qu'au moment o&#249; il est question d'une r&#233;forme majeure, le gouvernement annonce son intention de red&#233;finir le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;sengagements successifs de remboursements de la S&#233;curit&#233; sociale ont toujours signifi&#233; une prise en charge suppl&#233;mentaire par les mutuelles ou les soci&#233;t&#233;s d'assurances et donc une importance grandissante de celles-ci dans le syst&#232;me de sant&#233;. Ainsi, &#224; la suite des r&#233;centes mesures, les mutuelles ont pu annoncer une hausse de 10 % de leurs tarifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nulle surprise donc qu'au moment o&#249; il est question d'une r&#233;forme majeure, le gouvernement annonce son intention de red&#233;finir le partage des r&#244;les entre S&#233;cu et organismes compl&#233;mentaires et m&#234;me l'institutionnaliser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le rapport Chadelat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que proposait explicitement le rapport Chadelat, command&#233; par Mattei et rendu public au S&#233;nat en avril 2003. Jean-Fran&#231;ois Chadelat est un &#171; sp&#233;cialiste &#187; de la sant&#233; qui a fait carri&#232;re au sein du groupe Axa avant d'&#234;tre le directeur du Fonds de financement de la CMU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il part du constat que les organismes compl&#233;mentaires forment une part d&#233;j&#224; importante des remboursements de soins et &#233;carte d'embl&#233;e la possibilit&#233; d'am&#233;liorer les prestations de la S&#233;curit&#233; sociale pour proposer un syst&#232;me de sant&#233; &#224; trois &#233;tages :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le premier serait g&#233;r&#233; par l'Assurance maladie obligatoire (AMO), autrement dit la S&#233;cu ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le deuxi&#232;me &#233;tage serait une Assurance maladie compl&#233;mentaire de base (AMCB) dont la couverture serait d&#233;finie par les pouvoirs publics, mais qui serait prise en charge par le priv&#233; et dont la souscription serait facultative aupr&#232;s d'une mutuelle ou d'une assurance ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le troisi&#232;me serait constitu&#233; par une surcompl&#233;mentaire qui pallierait les d&#233;penses que ne couvrent pas les deux premiers.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les deux premiers &#233;tages formeraient la Couverture m&#233;dicale g&#233;n&#233;ralis&#233;e (CMG), la couverture minimum th&#233;oriquement indispensable pour avoir acc&#232;s &#224; des soins corrects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce montage, qui peut para&#238;tre assez compliqu&#233;, aboutirait &#224; une r&#233;partition des d&#233;penses de sant&#233; en quatre cat&#233;gories :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; celles prises par la seule AMO ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; celles couvertes par le couple AMO-AMCB concerneraient sans doute les diff&#233;rents tickets mod&#233;rateurs (par exemple les 600 m&#233;dicaments de la vignette blanche rembours&#233; &#224; 65%, ceux de la vignette bleue dont la couverture de base est de 35%) ou les consultations dans les centres de sant&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; celles couvertes par la seule AMCB ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; enfin &#224; l'assurance &#171; surcompl&#233;mentaire &#187; correspondraient toutes celles non prises en charge par l'AMO ou l'AMCB.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cela exigerait une remise &#224; plat de toutes les d&#233;penses de sant&#233;, par un &#171; peignage fin &#187; de tous les soins, pour d&#233;terminer dans quelle cat&#233;gorie se classerait chacune des d&#233;penses, et la part de remboursement de chacune des parties. D&#233;cisions publiques que l'Etat prendrait en concertation avec la S&#233;cu, mais dans lesquelles les organismes compl&#233;mentaires souhaitent avoir leur mot &#224; dire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La solidarit&#233; nationale red&#233;finie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les deux derniers &#233;tages (AMCB et surcompl&#233;mentaire) &#233;tant facultatifs, le r&#233;sultat est assur&#233;. Ils ne seront souscrits que par ceux qui ont les moyens de se les payer. Il y a d&#233;j&#224; compl&#233;mentaire et compl&#233;mentaire ! Mais l&#224;, comme l'objectif est de r&#233;duire les d&#233;penses de sant&#233;, et que la tendance est aux d&#233;sengagements de la S&#233;curit&#233; sociale, seuls les salari&#233;s &#224; hauts revenus pourraient vraiment se payer de bons soins. Les plus pauvres, encore plus qu'actuellement, devraient y renoncer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Actuellement, par exemple, beaucoup de sp&#233;cialistes sont en secteur 2, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, Chadelat proposait aussi des mesures d'aide pour inciter &#224; souscrire &#224; l'AMCB. Par le biais d'un &#171; ch&#232;que sant&#233; &#187; chaque assur&#233; en dessous d'un certain plafond (seulement 1200 euros dans l'hypoth&#232;se large du rapport !) aurait droit &#224; une somme forfaitaire et irait la d&#233;poser aupr&#232;s de l'assureur de son choix. La valeur de ce ch&#232;que sant&#233; serait d&#233;gressive, selon les revenus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La somme maximale correspondrait au revenu minimum de ressources (566,5 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'apporter une aide pour adh&#233;rer &#224; une assurance compl&#233;mentaire, en quelque sorte un prolongement de la CMU, sera vraisemblablement un des volets de la r&#233;forme de l'assurance-maladie, permettant, d'apr&#232;s Chadelat, que tous aient acc&#232;s aux soins, m&#234;me les plus pauvres. C'est sans compter sur le fait que les assureurs auront tout loisir de fixer le prix de leurs cotisations et surtout demandent d&#233;j&#224; la libert&#233; de fixer leurs prestations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des assureurs m&#233;contents&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La parution du rapport Chadelat a provoqu&#233; bien des r&#233;actions. Des critiques l'ont d&#233;nonc&#233; &#224; juste titre comme un plan de privatisation de pans entiers de l'assurance maladie. Mais, plus surprenant peut-&#234;tre, il a &#233;t&#233; aussi critiqu&#233; par les assureurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revendiquant encore plus d'autonomie sur la compl&#233;mentaire, ils refusent que, comme le propose le rapport, la part de prise en charge par l'AMCB soit fix&#233;e par les pouvoirs publics. En fait ils veulent surtout ne pas &#234;tre tenus par des engagements trop stricts et pouvoir d&#233;finir des profils d'assur&#233;s, comme par exemple diff&#233;rencier les classes d'&#226;ge, les risques de d&#233;velopper des maladies, l'exposition aux risques, etc. En bref, comme dans tous les autres secteurs qu'ils assurent, pouvoir grossir au maximum les primes pour r&#233;duire au minimum les remboursements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part ils contestent l'attribution d&#233;gressive du ch&#232;que sant&#233;. Ils veulent &#234;tre certains d'&#234;tre pay&#233;s pour la prise en charge des assur&#233;s &#224; faibles revenus. Il ne faut pas qu'ils y perdent un sou !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin dernier ils ont donc mis en avant leurs propres propositions : prendre en charge &#171; au premier euro &#187; ce qui est d&#233;j&#224; peu couvert par la S&#233;cu comme l'optique, le dentaire, les proth&#232;se auditives, les petits appareillages. Ainsi ces d&#233;penses sortiraient totalement du r&#233;gime de base. Par contre, ils ne veulent pas entendre parler des pathologies lourdes ou des s&#233;jours &#224; l'h&#244;pital. A la S&#233;cu ces d&#233;penses d'importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjg0TnlCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZiV0ZzWVdScFpYTXRZMmh5WlhNdVoybG1KeUIzYVdSMGFEMGlNekF3SWlCb1pXbG5hSFE5SWpFMk1DSWdZV3gwUFNjbklDOCtDand2Wm1sbmRYSmxQZ284TDJScGRqND0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le &#171; march&#233; &#187; des d&#233;penses de sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les assureurs affichent donc leurs ambitions, &#224; la mesure du budget en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Axa avait d&#233;j&#224; en 1998 &#233;chafaud&#233; un projet o&#249; cet assureur de premier plan proposait d'assumer certaines t&#226;ches des organismes de S&#233;cu. Un salari&#233; assur&#233; par lui aurait eu ses remboursements S&#233;cu pay&#233;s par Axa, en m&#234;me temps que ses remboursements compl&#233;mentaires. L'assureur aurait re&#231;u directement une somme forfaitaire de la S&#233;cu, par assur&#233;, pour financer cette couverture de base. Par ailleurs, l'assur&#233; aurait eu affaire &#224; un &#171; r&#233;seau de soins &#187; : &#224; condition d'aller chez les m&#233;decins, les opticiens ou les dentistes avec qui Axa a pass&#233; des accords, il n'aurait rien &#224; payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet a &#233;t&#233; remball&#233; suite &#224; une mauvaise publicit&#233; qui a r&#233;v&#233;l&#233; le vrai visage de l'assurance priv&#233;e : Axa pr&#233;tendait doubler les primes d'un contrat d'assurance-vie contract&#233; par une association de parents de personnes handicap&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fin janvier 2000, 7000 adh&#233;rents &#224; l'UNAPEI (Union Nationale des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La fa&#231;ade philanthropique s'&#233;caille vite dans un m&#233;tier bas&#233; sur la rentabilit&#233; financi&#232;re et le calcul des risques selon les diff&#233;rentes cat&#233;gories de la population !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'emp&#234;che que ce projet illustre bien ce que les assureurs ont en vue : pouvoir mettre en place des r&#233;seaux de professionnels et d'entreprises de sant&#233; li&#233;s &#224; une soci&#233;t&#233; priv&#233;e qui leur assurerait une client&#232;le contre des tarifs n&#233;goci&#233;s avec elle. Et plus la part des assurances dans le syst&#232;me de protection sociale sera grande et plus il leur sera facile de concr&#233;tiser ces projets !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour la CMU, la r&#233;forme &#224; venir va leur permettre de mettre en avant leurs revendications. A l'&#233;poque, ils r&#233;clamaient de pouvoir g&#233;rer l'assurance de base des b&#233;n&#233;ficiaires de la CMU. Ils ont obtenu la gestion de l'assurance compl&#233;mentaire. Certes, ce n'est pas une activit&#233; tr&#232;s lucrative de g&#233;rer la compl&#233;mentaire des plus pauvres, et au bilan, les assureurs ne s'occupent que d'une part infime des dossiers de CMU. Mais c'&#233;tait un premier pas pour &#234;tre trait&#233; &#224; l'&#233;gal de la S&#233;cu et des mutuelles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mieux vaut &#234;tre jeune, riche et en bonne sant&#233; que vieux, pauvre et malade&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que sera retenu dans la construction de Chadelat ? Probablement le transfert de pans de la s&#233;curit&#233; sociale aux assureurs compl&#233;mentaires, pas forc&#233;ment les modalit&#233;s. Un rapport du S&#233;nat, le rapport Vasselle, affirmait qu'il ne faut pas &lt;em&gt;&#171; jeter le b&#233;b&#233; avec l'eau du bain &#187;&lt;/em&gt; et conserver l'id&#233;e d'une &lt;em&gt;&#171; articulation intelligente entre r&#233;gimes obligatoires et compl&#233;mentaires &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel transfert exclurait la population qui ne peut d&#233;j&#224; pas actuellement se payer une compl&#233;mentaire parce que trop ch&#232;re. Les personnes &#224; risque devraient se payer une surprime ou n'auraient droit qu'&#224; la prise en charge d'un forfait de remboursements, si elles ne sont pas carr&#233;ment exclues. Et ne parlons pas des personnes &#226;g&#233;es, les plus susceptibles de d&#233;velopper une maladie ou des personnes ayant d&#233;velopp&#233; une maladie grave ! M&#234;me les plus chanceux, ceux qui ont un emploi et une mutuelle collective, verraient sans doute leurs cotisations augmenter et leurs remboursements diminuer. Les mutuelles, mises en concurrence avec les assurances, s'aligneraient sur les pratiques de celles-ci. C'est d&#233;j&#224; le cas quand les mutuelles appliquent des tarifs d&#233;pendant de l'&#226;ge. Certaines mutuelles pourraient &#234;tre tent&#233;es de sauter le pas et changer de statut. L'ouverture en grand de la part compl&#233;mentaire pourrait donc bien permettre aux assurances de s'imposer dans le secteur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le gouvernement, la concurrence g&#233;n&#233;r&#233;e par les entreprises priv&#233;es devrait permettre de r&#233;duire les co&#251;ts de la sant&#233;. C'est oublier que les assureurs ont horreur du risque et qu'ils le font payer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine SCHNEIDER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Actuellement, par exemple, beaucoup de sp&#233;cialistes sont en secteur 2, le surco&#251;t n'est pas rembours&#233; par la S&#233;cu, mais par les compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La somme maximale correspondrait au revenu minimum de ressources (566,5 euros par mois pour une personne seule - 849,8 euros pour un m&#233;nage) qui ouvre actuellement droit &#224; la CMU compl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fin janvier 2000, 7000 adh&#233;rents &#224; l'UNAPEI (Union Nationale des associations de parents et amis de personnes handicap&#233;es mentales) ayant souscrit un contrat de pr&#233;voyance se sont vu proposer par Axa le choix entre le doublement des cotisations et la diminution de moiti&#233; de la rente annuelle garantie aux enfants handicap&#233;s apr&#232;s le d&#233;c&#232;s des parents et jusqu'&#224; leur mort (r&#233;v&#233;l&#233; par L'Humanit&#233; du 15 f&#233;vrier 2000).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les 20 milliards vol&#233;s &#224; la S&#233;cu
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-20-milliards-voles-a-la-Secu</link>
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		<dc:date>2003-11-08T15:21:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
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		<description>&#171; Le montant des cotisations exon&#233;r&#233;es a &#233;t&#233; multipli&#233; par six entre 1993 et 2003, passant d'environ 3 milliards d'euros &#224; pr&#232;s de 20 milliards pour le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral &#187; : ce n'est pas nous qui l'&#233;crivons, c'est la Commission des comptes de la S&#233;cu &lt;br /&gt;La gauche a fait exploser le montant de ces faveurs consenties au patronat : en 2002, les cadeaux li&#233;s &#224; la loi Aubry sur les 35 heures atteignaient 10 milliards d'euros, trois fois le montant du d&#233;ficit ! En 2003, ils ne repr&#233;senteront&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Gouvernement-et-patrons-a-l-assaut-de-la-Securite-sociale-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Gouvernement et patrons &#224; l'assaut de la S&#233;curit&#233; sociale
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Securite-sociale-+" rel="tag"&gt;S&#233;curit&#233; sociale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Le montant des cotisations exon&#233;r&#233;es a &#233;t&#233; multipli&#233; par six entre 1993 et 2003, passant d'environ 3 milliards d'euros &#224; pr&#232;s de 20 milliards pour le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral&lt;/em&gt; &#187; : ce n'est pas nous qui l'&#233;crivons, c'est la Commission des comptes de la S&#233;cu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport septembre 2003, partie financement, p.78.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche a fait exploser le montant de ces faveurs consenties au patronat : en 2002, les cadeaux li&#233;s &#224; la loi Aubry sur les 35 heures atteignaient 10 milliards d'euros, trois fois le montant du d&#233;ficit ! En 2003, ils ne repr&#233;senteront plus que 6 milliards, mais le dispositif Fillon prend le relais, avec une manne de 6,6 milliards d'euros. Au total, avec d'autres m&#233;canismes, les exon&#233;rations &#171; RTT &#187; avoisinent les 15,5 milliards par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 4 milliards restant, ce sont les soi-disant incitations &#224; la cr&#233;ation d'emplois, dont l'inefficacit&#233; est devenue proverbiale : zones franches diverses et vari&#233;es (1 milliard), mesures pr&#233;tendument en faveur des jeunes, des ch&#244;meurs de longue dur&#233;e, etc. (2 milliards), sans oublier les scandaleuses aides &#224; l'emploi &#224; domicile (1 milliard).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 19 milliards repr&#233;sentent le double du d&#233;ficit du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral pr&#233;vu pour cette ann&#233;e. Transform&#233;s en emplois directs, ils permettraient d'embaucher dans les &#233;coles, les h&#244;pitaux, les postes ou les cr&#232;ches environ un demi million de personnes !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les compensations : une partie de bonneteau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cependant, pr&#233;tendent nos dirigeants, le co&#251;t de ces exon&#233;rations pour la S&#233;cu est compens&#233; &#224; hauteur de 18 milliards, c'est-&#224;-dire que les cotisations perdues lui sont restitu&#233;es soit par l'Etat (2 milliards), soit par un organisme cr&#233;&#233; sp&#233;cialement &#224; cet effet, le Forec, Fonds de financement de la r&#233;forme des cotisations patronales de S&#233;curit&#233; sociale (16 milliards).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bel attrape-nigauds : les ressources (taxes, cotisations, imp&#244;ts) qui &#171; compensent &#187; les cotisations que les patrons n'acquittent pas, il faut bien les prendre quelque part. Pour financer le Forec, les gouvernements ont proc&#233;d&#233; &#224; un &#233;trange bricolage, soutirant des recettes &#224; l'Etat ou m&#234;me &#224; la S&#233;cu, ce qui revient &#224; d&#233;shabiller Paul pour habiller Pierre : le Forec re&#231;oit un petit bout des taxes sur les alcools, sur les tabacs, sur les v&#233;hicules de soci&#233;t&#233;, sur les activit&#233;s polluantes, etc. Pour simplifier encore les choses, en 2004, le Forec dispara&#238;tra et l'Etat r&#233;cup&#233;rera son financement et ses fonctions. Mais personne n'est dupe : Forec ou pas Forec, s'il n'y avait pas 18 milliards d'exon&#233;rations &#224; &#171; compenser &#187;, il y aurait 18 milliards de ressources suppl&#233;mentaires disponibles pour la S&#233;cu&#8230; qui ne seraient pas &#224; prendre sur les contribuables, c'est-&#224;-dire pour l'essentiel les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore : &#171; &lt;em&gt;10% environ des exon&#233;rations de cotisations de s&#233;curit&#233; sociale ne font pas l'objet d'une compensation financi&#232;re &#224; la s&#233;curit&#233; sociale&lt;/em&gt; &#187;. Ce qui repr&#233;sente quand m&#234;me la coquette somme de 2 milliards : ainsi, en 2002, la somme des exon&#233;rations non compens&#233;es et des impay&#233;s patronaux repr&#233;sente l'int&#233;gralit&#233; du d&#233;ficit (2 milliards non compens&#233;s plus environ 1 milliard et demi d'impay&#233;s &#233;galent 3,5 milliards de d&#233;ficits).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, la compensation des exon&#233;rations et les organismes comme le Forec ne sont qu'une fa&#231;on savante de dissimuler que les 20 milliards d'euros de cadeaux annuels au patronat sont la cause majeure des difficult&#233;s de la S&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Quand les patrons l&#226;chent la S&#233;cu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'entreprise fran&#231;aise, croulant sous les charges, entrav&#233;e par le boulet des cotisations ? Ce n'est pas, en tout cas, ce que refl&#232;tent les chiffres ! En 1989, les entreprises (autres que les entreprises individuelles) assuraient 54% du financement de la S&#233;cu ; leur part n'est plus que de 43% aujourd'hui. Certes, dans le m&#234;me temps, le co&#251;t de la protection sociale a augment&#233;, mais cette progression n'a repos&#233; que sur les &#233;paules des salari&#233;s : mesur&#233;e en pourcentage du PIB, le financement demand&#233; aux entreprises a m&#234;me diminu&#233; d'environ 1,5 point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;L'apparition et la mont&#233;e en charge de nouvelles recettes, notamment la CSG, mais aussi le poids grandissant des exon&#233;rations de charges sociales patronales expliquent cette baisse importante&lt;/em&gt; &#187;, explique la Commission des comptes de la S&#233;cu&#8230; On s'en serait dout&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Des patrons mauvais payeurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autant les responsables politiques sont bavards en mati&#232;re de &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187;, autant il existe un aspect du d&#233;ficit sur lequel ils se montrent bien discrets : les impay&#233;s de cotisations de patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier rapport de la commission des comptes de la S&#233;curit&#233; Sociale les estime &#224; 1,9 milliards par ans&#8230; et, pour les trois quarts, les pouvoirs publics finissent par renoncer &#224; leur recouvrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2001, le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral de la S&#233;curit&#233; sociale a annonc&#233; un exc&#233;dent de 1,2 milliards d'euros : il aurait d&#233;pass&#233; 3 milliards si les entreprises avaient r&#233;gl&#233; leur d&#251;. Quant au trou de 3,5 milliards de 2002, il n'aurait gu&#232;re d&#233;pass&#233; 2 milliards si toutes les cotisations patronales avaient &#233;t&#233; collect&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'assurance-maladie, une caisse tr&#232;s sollicit&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis la naissance de la S&#233;curit&#233; sociale, les gouvernements ont syst&#233;matiquement utilis&#233; la politique de faire peser sur l'assurance-maladie un certain nombre de d&#233;penses qui avaient trait &#224; la sant&#233; mais auraient d&#251; &#234;tre du ressort de l'Etat : ainsi les frais de constructions et d'investissements des h&#244;pitaux ou de formation de m&#233;decins, ou encore une bonne part de la recherche en m&#233;decine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre autres budgets assum&#233;s par l'assurance-maladie, on peut aussi citer :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; des aides &#224; domicile, la formation continue des professions m&#233;dicales et des subventions des associations sanitaires et m&#233;dicosociales ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le FNPEIS qui finance des actions de pr&#233;vention (cancer, maladies g&#233;n&#233;tiques, suicide&#8230;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Notons enfin que depuis 2003 l'Etat ne finance plus l'IVG qui retombe donc enti&#232;rement sur la caisse &#224; qui avait &#233;t&#233; confi&#233; aussi d'assumer le cong&#233; paternit&#233; de 11 jours instaur&#233; depuis le 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus choquant cependant ce sont des aides aux cliniques priv&#233;es, sous pr&#233;texte de modernisation. En particulier, ces fonds sont cens&#233;s financer des revalorisations salariales&#8230; Surtout un cadeau aux patrons qui peuvent avoir une main d'&#339;uvre &#224; meilleur march&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rapport septembre 2003, partie financement, p.78.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des syndicats pr&#234;ts &#224; ent&#233;riner la r&#233;forme
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Des-syndicats-prets-a-enteriner-la-reforme</link>
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		<dc:date>2003-11-08T15:21:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Tous les syndicats &#233;taient l&#224;, lundi 13 octobre, pour la mise en place par Raffarin du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie auquel le gouvernement confie la mission de donner, d'ici No&#235;l, un &#171; diagnostic partag&#233; &#187; sur le mal qui rongerait l'assurance-maladie. Dans ce Haut conseil chacune des cinq conf&#233;d&#233;ration syndicale de salari&#233;s agr&#233;&#233;es, CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC, dispose de deux repr&#233;sentants. La CFDT y est m&#234;me doublement repr&#233;sent&#233;e, puisqu'elle l'est aussi&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Gouvernement-et-patrons-a-l-assaut-de-la-Securite-sociale-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Gouvernement et patrons &#224; l'assaut de la S&#233;curit&#233; sociale
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tous les syndicats &#233;taient l&#224;, lundi 13 octobre, pour la mise en place par Raffarin du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie auquel le gouvernement confie la mission de donner, d'ici No&#235;l, un &lt;em&gt;&#171; diagnostic partag&#233; &#187;&lt;/em&gt; sur le mal qui rongerait l'assurance-maladie. Dans ce Haut conseil chacune des cinq conf&#233;d&#233;ration syndicale de salari&#233;s agr&#233;&#233;es, CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC, dispose de deux repr&#233;sentants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Haut-conseil pour l'avenir de l'assurance maladie compte neuf (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La CFDT y est m&#234;me doublement repr&#233;sent&#233;e, puisqu'elle l'est aussi par Jean-Marie Spaeth, au titre de pr&#233;sident de la Caisse d'assurance maladie, pr&#233;sidence que la CFDT a souffl&#233; &#224; FO depuis 1996, avec l'appui du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant la pr&#233;sence du Medef qui a &#233;t&#233; la plus remarqu&#233;e. L'organisation patronale avait claqu&#233;, en 2001, la porte de tous les organismes de gestion de la S&#233;curit&#233; sociale. Interrog&#233; sur cet apparent changement d'attitude, Seilli&#232;re s'est empress&#233; de r&#233;pondre que &lt;em&gt;&#171; le Medef ne se d&#233;sint&#233;resse pas de l'assurance maladie &#187;&lt;/em&gt;, tout en rajoutant que &lt;em&gt;&#171; le paritarisme de gestion de l'assurance maladie &#187;&lt;/em&gt; avait fait son temps, tout au moins dans la forme qu'il avait jusque l&#224;. Le d&#233;part du Medef des Conseils d'administration des caisse&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt; &#233;tait un chantage, auquel Raffarin a ob&#233;i le petit doigt sur la couture du pantalon, et destin&#233; &#224; pr&#233;cipiter une r&#233;forme de l'assurance maladie conforme &#224; ses souhaits. Qu'il prenne sa place dans tous les organismes de pr&#233;paration de celle-ci est pour le moins logique, m&#234;me si le Medef n'a pas besoin d'&#234;tre physiquement l&#224; pour que le gouvernement fasse sa politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ventre &#224; terre&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce qui devrait para&#238;tre incongru, en revanche, c'est la pr&#233;cipitation des syndicats ouvriers &#224; participer &#224; tous les organismes de pr&#233;paration de la r&#233;forme. Ne conna&#238;t-on pas d'entr&#233;e le but du gouvernement qui les y invite : r&#233;duire les d&#233;penses de sant&#233; et les remboursements, ouvrir aux compagnies d'assurances priv&#233;es le march&#233; de l'assurance compl&#233;mentaire ? Ne conviendrait-il pas plut&#244;t de se pr&#233;cipiter pour organiser le combat contre cette future r&#233;forme&#8230; que Raffarin a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; appliquer par petites touches avant m&#234;me d'ouvrir les parlottes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de Raffarin est de tenter d'associer les principaux syndicats &#224; l'&#233;laboration de l'ensemble de la r&#233;forme, pour n&#233;gocier leur complicit&#233;. Il avait d'ailleurs cherch&#233; &#224; le faire pour la r&#233;forme des retraites, m&#234;me s'il n'avait eu en d&#233;finitive que l'approbation de la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a, dans ce jeu, un atout de poids : l'importance que repr&#233;sente pour les appareils syndicaux, tant sur le plan financier qu'en postes de permanents, la participation aux organismes de gestion des caisses de S&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les propositions syndicales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors, pour la pr&#233;paration de la r&#233;forme de la S&#233;curit&#233; sociale annonc&#233;e, les trois principales conf&#233;d&#233;rations syndicales ne se contentent pas de venir aux tables de n&#233;gociations y faire entendre leurs voix. Ce qui pourrait encore se justifier. Elles y am&#232;nent leurs propres recettes et surtout leurs s&#233;biles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Principale gestionnaire de la caisse d'assurance maladie, la CFDT, tout en se disant oppos&#233;e &#224; une r&#233;duction des remboursements, propose carr&#233;ment non pas de prendre dans la poche des patrons, mais dans celles des salari&#233;s et retrait&#233;s par une augmentation de la CSG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Bondel, tout en rappelant qu'il avait clam&#233; en 1995 que &lt;em&gt;&#171; la S&#233;curit&#233; sociale vaut bien une gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt;, affirme qu'en prenant sa place au Haut conseil, FO entend participer &lt;em&gt;&#171; activement au travail de reconstruction qui, nous ne le cachons nullement, sera difficile &#187;&lt;/em&gt;. Dans sa contribution au d&#233;bat, que tout syndicat a envoy&#233;e cet &#233;t&#233; au ministre de la sant&#233; &#224; la demande de celui-ci, FO insiste notamment sur un renouveau n&#233;cessaire du paritarisme entre syndicats de salari&#233;s et repr&#233;sentants du patronat dans la gestion des caisses, pour tout &lt;em&gt;&#171; ce qui rel&#232;ve du financement du syst&#232;me de soins et qui repose encore majoritairement sur le produit des cotisations sociales &#187;&lt;/em&gt;, m&#234;me si c'est l'Etat qui conduit la politique de sant&#233;, c'est-&#224;-dire d&#233;cide de l'essentiel. Et FO a sa petite id&#233;e pour associer, sans enlever aux syndicats agr&#233;&#233;s une part de gestion, d'autres intervenants, notamment &lt;em&gt;&#171; des repr&#233;sentants des r&#233;gimes compl&#233;mentaires (mutualit&#233;, pr&#233;voyance, assurance) &#187;&lt;/em&gt; (les compagnies d'assurances elle-m&#234;me donc !) : la cr&#233;ation de Conseils consultatifs aupr&#232;s des Conseils d'administration. Qui peut encore penser que ces propositions pourraient &lt;em&gt;&#171; bien valoir une gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT est sur la m&#234;me longueur dans un quatre-pages sp&#233;cial sur la d&#233;fense de la S&#233;cu et intitul&#233; &lt;em&gt;&#171; L'urgence d'une r&#233;forme de progr&#232;s &#187;&lt;/em&gt;. Certes elle d&#233;nonce toute r&#233;duction des remboursements, le transfert d'une partie de ceux-ci aux organismes compl&#233;mentaires et la voie ouverte aux assurances priv&#233;es. Mais, si elle critique les d&#233;gr&#232;vements de charges patronales, dont le montant d&#233;passe largement le &#171; trou &#187; de la S&#233;cu, c'est &#224; cause des ses effets &lt;em&gt;&#171; pervers &#187;&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;&#171; Ce syst&#232;me p&#233;nalise l'emploi, les qualifications et leur reconnaissance dans les salaires &#187;.&lt;/em&gt; La proposition CGT est, afin de favoriser l'emploi et par l&#224; l'augmentation du nombre de cotisants, de taxer pour la S&#233;cu les revenus financiers. Pourquoi pas ? Mais c'est aussi d'&lt;em&gt;&#171; inverser cette logique pour promouvoir le travail, l'emploi et les qualifications, c'est-&#224;-dire pour inciter les entreprises &#224; cr&#233;er des emplois qualifi&#233;s et &#224; augmenter les salaires &#187;.&lt;/em&gt; Et c'est l&#224; qu'on retomberait dans la r&#233;duction des charges des entreprises qui pr&#233;tendent augmenter leurs effectifs&#8230; la principale cause du probl&#232;me actuel justement !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quelle d&#233;mocratie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait la CGT revendique surtout la &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratisation &#187;&lt;/em&gt; de la S&#233;curit&#233; sociale : une &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratie plus participative des assur&#233;s sociaux &#187;&lt;/em&gt; qui &lt;em&gt;&#171; doivent pouvoir s'exprimer sur les grands choix &#187;&lt;/em&gt; et une d&#233;mocratisation de la gestion des caisses de S&#233;curit&#233; sociale par &lt;em&gt;&#171; une repr&#233;sentation majoritaire des salari&#233;s &#187;&lt;/em&gt;, c'est-&#224;-dire des syndicats, dans les Conseils d'administration des caisses. Par l'&#233;lection de ces repr&#233;sentants par les salari&#233;s la CGT, aujourd'hui la derni&#232;re roue du carrosse, retrouverait en effet dans les C.A. une place proportionnelle &#224; son influence dans les &#233;lections professionnelles. D'autant plus si ces Conseils d'administration d&#233;tenaient plus de pouvoir qu'aujourd'hui, notamment celui de nommer les directeurs de caisses, nominations qui d&#233;pendent actuellement du minist&#232;re. Et parall&#232;lement &#224; FO qui a ses Conseils consultatifs &#224; mettre sur le tapis, la CGT, elle, pr&#233;conise un &lt;em&gt;&#171; Conseil National de la S&#233;curit&#233; sociale&lt;/em&gt; [&#8230;] &lt;em&gt;associant &#224; l'ensemble des partenaires sociaux traditionnels, le mouvement associatif, les diff&#233;rents acteurs de la protection sociale &#187;.&lt;/em&gt; Tiens, donc les assurances priv&#233;es ne seraient pas totalement &#233;cart&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces attitudes ne sont gu&#232;re nouvelles. Ce sont les m&#234;mes qu'ont eu les conf&#233;d&#233;rations syndicales lorsque se sont ouvertes, l'an dernier, les n&#233;gociations gouvernement-patronat-syndicats sur la r&#233;forme des retraites. Malheureusement pour tous ceux-l&#224;, il y a eu un os : d'abord &#224; EDF-GDF o&#249; les salari&#233;s ont rejet&#233; l'accord que la CFDT et la CGT leur demandaient d'approuver ; ensuite avec le mouvement de gr&#232;ves de mai-juin, en bonne part contre la volont&#233; des centrales syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme quoi les salari&#233;s ne se sentent pas toujours li&#233;s par les renoncements des chefs syndicaux. La &#171; d&#233;mocratisation &#187;, ils la comprennent autrement : dans les luttes. Heureusement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Haut-conseil pour l'avenir de l'assurance maladie compte neuf repr&#233;sentants des organisations syndicales, six repr&#233;sentants du patronat (dont un ancien dirigeant du syndicat des trusts pharmaceutiques), cinq de l'&#201;tat, six d&#233;put&#233;s et s&#233;nateurs, cinq repr&#233;sentants des professionnels lib&#233;raux, cinq des &#233;tablissements de sant&#233; (dont un pour les cliniques priv&#233;es), trois des caisses d'assurance maladie, trois des usagers, un de la Mutualit&#233;, un des soci&#233;t&#233;s d'assurances, un des institutions de pr&#233;voyances et huit &#171; personnes qualifi&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Gouvernement et patrons &#224; l'assaut de la S&#233;curit&#233; sociale
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Gouvernement-et-patrons-a-l-assaut-de-la-Securite-sociale</link>
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		<dc:date>2003-11-08T15:20:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
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		<description>Apr&#232;s le volet vieillesse, le gouvernement s'attaque au volet maladie de la S&#233;curit&#233; sociale. Le sc&#233;nario a un air de d&#233;j&#224; vu, y compris les cris d'alarme &#224; propos du d&#233;ficit. &lt;br /&gt;Aujourd'hui, c'est d'abord du d&#233;ficit pr&#233;sent dont on nous parle. Un mot a &#233;t&#233; trouv&#233; pour &#231;a : abyssal. Mais aussi des d&#233;ficits futurs : un document gouvernemental, &#171; assurance maladie : &#233;l&#233;ments de diagnostic &#187; annonce ainsi un d&#233;ficit de 100 milliards d'euros pour 2020. &lt;br /&gt;Le &#171; trou &#187; de la S&#233;cu est une&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le volet vieillesse, le gouvernement s'attaque au volet maladie de la S&#233;curit&#233; sociale. Le sc&#233;nario a un air de d&#233;j&#224; vu, y compris les cris d'alarme &#224; propos du d&#233;ficit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, c'est d'abord du d&#233;ficit pr&#233;sent dont on nous parle. Un mot a &#233;t&#233; trouv&#233; pour &#231;a : abyssal. Mais aussi des d&#233;ficits futurs : un document gouvernemental, &lt;em&gt;&#171; assurance maladie : &#233;l&#233;ments de diagnostic &#187;&lt;/em&gt; annonce ainsi un d&#233;ficit de 100 milliards d'euros pour 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; trou &#187; de la S&#233;cu est une vieille rengaine, toujours aussi mensong&#232;re. Car 9 milliards, c'est beaucoup, mais rapport&#233;s aux sommes qu'elle g&#232;re (234 milliards d'euros pour le seul r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, 370 milliards tout compris) c'est d&#233;j&#224; bien moins impressionnant ! &#199;a n'emp&#234;che pas les gouvernants de crier &#224; la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission des comptes de la S&#233;curit&#233; sociale affirme que l'aggravation du d&#233;ficit est due aux deux tiers aux moindres ressources. Autrement dit au fait que trop de travailleurs se trouvent priv&#233;s d'emplois ou &#224; de bas salaires. Mais cela ne g&#234;ne en rien Jean-Fran&#231;ois Mattei et Jean-Pierre Raffarin pour d&#233;noncer les d&#233;penses inconsid&#233;r&#233;es, les &#171; gaspillages &#187;, les &#171; abus &#187;, la &#171; surconsommation de m&#233;dicaments &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour en rajouter, c'est le tir &#224; boulets rouges sur la &#171; gratuit&#233; &#187;. Pour Mattei, &lt;em&gt;&#171; il faut sortir du tout-gratuit&lt;/em&gt; &#187;, pour Raffarin, il y a un &lt;em&gt;&#171; sentiment de gratuit&#233; de notre syst&#232;me de sant&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Peu importe qu'il y ait des millions de personnes qui ne peuvent pas se soigner correctement car c'est trop cher. Peu importe surtout que le th&#232;me de la gratuit&#233;, m&#234;me si &#224; force d'&#234;tre r&#233;p&#233;t&#233; il finit par &#234;tre banalis&#233;, est un mensonge &#233;hont&#233; : gratuites, la CSG, la CDRS et les mutuelles ? Ils n'ont jamais regard&#233; une feuille de paie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les requins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jacques Barrot avait le premier, il y a un an maintenant, laisser entrevoir les projets gouvernementaux : il avait affirm&#233; que la S&#233;curit&#233; sociale devrait &#171; &lt;em&gt;diff&#233;rencier risques lourds et petits risques&lt;/em&gt; &#187;, pour se concentrer sur les premiers. Quelques mois plus tard, le rapport Chadelat &#233;bauchait dans le d&#233;tail tout un plan envisageant d'abandonner de larges parts de l'assurance-maladie aux assureurs compl&#233;mentaires. Aujourd'hui la place de ces assureurs est un des th&#232;mes centraux des &#171; r&#233;flexions &#187; du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, mis en place le 13 octobre 2003. Et Raffarin de mettre les points sur les i : &lt;em&gt;&#171; Quel est le juste &#233;quilibre entre solidarit&#233; collective et responsabilit&#233; individuelle ? Faut-il couvrir dans les m&#234;mes conditions une fracture du bras caus&#233;e par une chute dans la rue ou par un accident de ski ? &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit &#233;videmment de r&#233;duire la part des d&#233;penses assum&#233;es par la S&#233;curit&#233; sociale. Ce n'est pas &#224; proprement parler une ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; qui est programm&#233;e, mais une ma&#238;trise des d&#233;penses rembours&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plus grand profit de tout le patronat. Car &#224; ses yeux, ce qui est vers&#233; aux caisses de protection sociale, c'est une part du &#171; co&#251;t salarial &#187;. Et r&#233;duire les versements &#224; la S&#233;curit&#233; sociale, c'est baisser les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi tout particuli&#232;rement de l'industrie du m&#233;dicament et des appareillages m&#233;dicaux. De l'IRM &#224; la paire de lunettes, de l'aspirine aux trith&#233;rapies, du fauteuil roulant aux logiciels informatiques des m&#233;decins, le march&#233; est d&#233;j&#224; colossal. Et il y a aussi les cliniques, les centres de soins, les maisons de retraite. Car dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, tout, ou presque, peut devenir marchandise. Notre sant&#233; est aussi une source de profits. C'est m&#234;me &lt;em&gt;&#171; un secteur essentiel et assez dynamique de l'&#233;conomie fran&#231;aise &lt;/em&gt; &#187;, comme l'&#233;crit le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin il y a les assureurs. Pour mettre la main sur une partie du budget de la protection sociale, ils n'ont pas les dents les moins longues et appellent de leurs voeux un march&#233; de la sant&#233; structur&#233; autour de leurs soci&#233;t&#233;s, qui auraient des accords avec des cliniques, des centres de sant&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un march&#233; profitable, mais qui laisserait de c&#244;t&#233; la fraction de la population la plus d&#233;munie. Les trusts pharmaceutiques privent d&#233;j&#224; aujourd'hui des pays pauvres entiers de m&#233;dicaments, car ils sont non solvables. Demain ce sont les pauvres, les ch&#244;meurs et les travailleurs non solvables d'ici qui seraient aussi exclus des meilleurs soins de sant&#233;. Une s&#233;curit&#233; sociale peau de chagrin, agr&#233;ment&#233;e &#233;ventuellement d'une assurance compl&#233;mentaire &#224; bas prix, ne remboursant rien ou presque : voil&#224; ce que leur r&#233;serverait les assureurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'o&#249; le gouvernement Raffarin avancera-t-il dans cette voie ? Il veut s&#251;rement attendre que les &#233;lections soient pass&#233;es. Mais il a aussi peur des r&#233;actions des travailleurs, dont il a eu un avant-go&#251;t &#224; propos de la &#171; r&#233;forme &#187; des retraites. Il avance prudemment, mais fermement. Les premi&#232;res propositions seraient pour l'&#233;t&#233; 2004. Il dit vouloir donner du temps au &#171; dialogue &#187;, &#224; la &#171; p&#233;dagogie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un temps utile donc ? Certainement, si les salari&#233;s le consacrent &#224; organiser la riposte qui contraindra &#224; remballer ces plans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 octobre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjg0TWlCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZhVzVtWVhKamRIVnpMbWRwWmljZ2QybGtkR2c5SWpNd01DSWdhR1ZwWjJoMFBTSXlPRGtpSUdGc2REMG5KeUF2UGdvOEwyWnBaM1Z5WlQ0S1BDOWthWFkrIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Comparons un peu !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Comparons-un-peu</link>
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		<dc:date>2003-11-08T15:19:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Trou de la S&#233;cu 2003 (pr&#233;vision) : 8,9 milliards &lt;br /&gt; Co&#251;t annuel des &#171; niches fiscales &#187; (exemptions d'imp&#244;ts pour emploi de domestiques, pour investissement dans les DOM, etc.) : 50 milliards &lt;br /&gt; Aides annuelles de l'Etat et des collectivit&#233;s locales aux entreprises : 45 milliards &lt;br /&gt; Programme Rafale : 28,5 milliards &lt;br /&gt; Exon&#233;rations de charges sociales pour les entreprises en 2003 : 19,4 milliards &lt;br /&gt; Scandale du Lyonnais : 15 milliards &lt;br /&gt; Imp&#244;ts non exig&#233;s par le ministre Laurent Fabius&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Gouvernement-et-patrons-a-l-assaut-de-la-Securite-sociale-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Gouvernement et patrons &#224; l'assaut de la S&#233;curit&#233; sociale
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trou de la S&#233;cu 2003 (pr&#233;vision) :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;8,9 milliards&lt;/h2&gt;
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&lt;p&gt;Co&#251;t annuel des &#171; niches fiscales &#187; (exemptions d'imp&#244;ts pour emploi de domestiques, pour investissement dans les DOM, etc.) :&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Aides annuelles de l'Etat et des collectivit&#233;s locales aux entreprises :&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Programme Rafale :&lt;/p&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Exon&#233;rations de charges sociales pour les entreprises en 2003 :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;19,4 milliards&lt;/h2&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Scandale du Lyonnais :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;15 milliards&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgzTnlCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZZMnd1WjJsbUp5QjNhV1IwYUQwaU1qVXdJaUJvWldsbmFIUTlJak15TUNJZ1lXeDBQU2NuSUM4K0Nqd3ZabWxuZFhKbFBnbzhMMlJwZGo0PSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Imp&#244;ts non exig&#233;s par le ministre Laurent Fabius lors de la fusion Vivendi-Universal (2000) :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;8,8 milliards&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgzT1NCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZkbWwyWlc1a2FTNW5hV1luSUhkcFpIUm9QU0l5TlRBaUlHaGxhV2RvZEQwaU1qQTVJaUJoYkhROUp5Y2dMejRLUEM5bWFXZDFjbVUrQ2p3dlpHbDJQZz09Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sources : Commission des comptes de la S&#233;curit&#233; sociale, rapport septembre 2003 ; O Toscer, Argent public, fortunes priv&#233;es, Deno&#235;l 2002 ; Rapport de la commission des finances, de l'&#233;conomie g&#233;n&#233;rale et du plan sur le projet de loi de finance 2000 ; Conseil des imp&#244;ts, rapport sur &#171; la fiscalit&#233; d&#233;rogatoire &#187;, 2003.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pour une vraie s&#233;curit&#233; sociale
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Pour-une-vraie-securite-sociale</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
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		<description>Le bon docteur Mattei nous concocte une nouvelle r&#233;forme de la S&#233;cu, un de ces rem&#232;des de cheval faits pour vider et tuer le malade. Il faudra une nouvelle fois tout faire pour d&#233;fendre la protection sociale contre ces mesures r&#233;actionnaires. &lt;br /&gt;Pourtant, le syst&#232;me de S&#233;curit&#233; sociale cr&#233;&#233; en 1945 n'a rien d'idyllique. Certes, il fut un progr&#232;s incontestable pour les travailleurs : unifiant et g&#233;n&#233;ralisant les assurances d&#233;j&#224; existantes, il permit au plus grand nombre un meilleur&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le bon docteur Mattei nous concocte une nouvelle r&#233;forme de la S&#233;cu, un de ces rem&#232;des de cheval faits pour vider et tuer le malade. Il faudra une nouvelle fois tout faire pour d&#233;fendre la protection sociale contre ces mesures r&#233;actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le syst&#232;me de S&#233;curit&#233; sociale cr&#233;&#233; en 1945 n'a rien d'idyllique. Certes, il fut un progr&#232;s incontestable pour les travailleurs : unifiant et g&#233;n&#233;ralisant les assurances d&#233;j&#224; existantes, il permit au plus grand nombre un meilleur acc&#232;s aux soins... quand ce n'&#233;tait pas, enfin, l'acc&#232;s aux soins tout court. Et ainsi de pouvoir b&#233;n&#233;ficier plus ou moins des progr&#232;s m&#233;dicaux qui depuis cinquante ans ont &#233;t&#233; fulgurants dans notre soci&#233;t&#233;. Le r&#233;sultat est l&#224; d'ailleurs : entre 1931 et 1991, nous avons gagn&#233; 20 ans de vie en plus en moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;A la sant&#233; du capitalisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant le cadeau n'allait pas sans contreparties. En fait c'&#233;tait aussi une sorte d'investissement pour les classes poss&#233;dantes dont elles esp&#233;raient bien des retours, aussi bien politiques qu'&#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'abord &#233;tait ce vraiment un cadeau ? Bien s&#251;r, &#224; c&#244;t&#233; de la part salariale, les caisses sont aliment&#233;es par une part patronale. Mais d'o&#249; provient celle ci en derni&#232;re analyse sinon, comme tous les profits du capital, des richesses produites par le travail ? Qu'est ce sinon du salaire diff&#233;r&#233;, vers&#233; &#224; la S&#233;cu au lieu d'&#234;tre donn&#233; directement aux travailleurs ? Le syst&#232;me est donc en fin de compte int&#233;gralement financ&#233; par ceux ci. La solidarit&#233; sociale incarn&#233;e par la S&#233;cu n'est qu'une solidarit&#233; entre les salari&#233;s, pas un m&#233;canisme de transfert des richesses du capital vers le monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite la S&#233;cu a &#233;t&#233; con&#231;u comme un instrument politique pour amadouer la classe ouvri&#232;re. A l'issue de la guerre, la bourgeoisie devait acheter la paix sociale. Elle le fit, entre autre, en cr&#233;ant la S&#233;cu et en donnant une large place aux syndicats dans la gestion des caisses de protection sociale. Le premier directeur de la S&#233;cu, Pierre Laroque, le rappelait sans ambages : &lt;em&gt;&#171; Le but &#233;tait d'assurer &#224; la masse des travailleurs (...) une s&#233;curit&#233; v&#233;ritable du lendemain. (...) L'effort qu'on leur demandait pour la remise en marche de l'&#233;conomie devait avoir une contrepartie. La mise en place de la protection sociale n'a pas nui &#224; la reconstruction du pays. Elle l'a m&#234;me favoris&#233;e car on a pu demander des efforts consid&#233;rables aux travailleurs. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, au fil des d&#233;cennies, la S&#233;cu s'est av&#233;r&#233;e une v&#233;ritable mine d'or pour toute une partie de la bourgeoisie, et pas seulement pharmaciens et m&#233;decins. En assurant les d&#233;penses de sant&#233; de la population, elle assurait en m&#234;me temps le chiffre d'affaires et les profits de tous ceux qui de pr&#232;s ou de loin touchent &#224; l'industrie de la sant&#233;, fournissent les m&#233;dicaments, cr&#233;ent les infrastructures et les font fonctionner : trusts pharmaceutiques, fabricants de mat&#233;riels, cliniques priv&#233;es... mais aussi bien d'autres comme, par exemple, les entreprises du b&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La S&#233;cu n'&#233;tait pas destin&#233;e &#224; corriger les in&#233;galit&#233;s entre les classes. Mais, au sein de cette soci&#233;t&#233; ci, elle ne pouvait m&#234;me pas effacer les in&#233;galit&#233;s devant la maladie ou la mort, fondamentalement dues aux diff&#233;rences de conditions de travail, de logement, d'alimentation, de vie en un mot. Cinquante ans plus tard, la sant&#233; des classes populaires laisse toujours globalement plus &#224; d&#233;sirer que celles des classes dites sup&#233;rieures. Par exemple, l'esp&#233;rance de vie &#224; l'&#226;ge de 35 ans est aujourd'hui de 44,5 ans pour les cadres et professions lib&#233;rales, contre 38 ans pour les ouvriers. 7 ans d'&#233;cart !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et in&#233;vitablement &#224; partir de la crise des ann&#233;es 1970, le capitalisme aggravant les diff&#233;rences sociales et poussant toujours plus dans la pr&#233;carit&#233;, le ch&#244;mage, la mis&#232;re la couche la plus exploit&#233;e, pour celle ci les carences en mati&#232;re de sant&#233; n'ont fait que s'aggraver aussi. Le filet de protection qu'&#233;tait cens&#233;e tendre la S&#233;cu pour eux a tout aussi in&#233;vitablement connu des trous de plus en plus grands. D'autant plus &#233;videmment que tous les r&#233;formateurs de gauche et de droite y multipliaient les coups de couteau, forfaits hospitaliers, hausses des cotisations, d&#233;remboursements, rationnement des h&#244;pitaux ! Aujourd'hui, nous avons toujours ce qui &#233;tait promis &#224; disparition il y a plus de 50 ans : des millions de personnes qui renoncent p&#233;riodiquement aux soins, m&#234;me les plus &#233;l&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt; Gratuit&#233;...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors, d&#233;fendre la S&#233;cu contre ceux qui veulent l'amputer encore un peu plus, oui bien s&#251;r ! Mais pas pour l'encenser ! Elle a plut&#244;t besoin d'un sacr&#233; toilettage. La soci&#233;t&#233; fran&#231;aise est infiniment plus riche et productive qu'en 1945. La gratuit&#233; int&#233;grale des soins, assortie d'un effort massif, en moyens et en effectifs, de d&#233;veloppement du secteur hospitalier public, serait parfaitement possible. Personne ne devrait aujourd'hui &#233;viter le m&#233;decin pour plaie d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons sur l'argument que cela signifierait automatiquement une folle inflation des d&#233;penses de sant&#233;. Comme si nous &#233;tions tous des malades imaginaires, des forcen&#233;s de la consultation, du m&#233;dicament et de l'hospitalisation. M&#234;me gratuite, la m&#233;decine reste tout de m&#234;me un peu d&#233;plaisante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un contr&#244;le des d&#233;penses de sant&#233; serait quand m&#234;me n&#233;cessaire ? A condition d'abord qu'il ne pr&#233;pare pas simplement un d&#233;lit de portefeuille vide, mais au contraire vise &#224; faire dispara&#238;tre nombre de gaspillages et concentrer les efforts vers les besoins r&#233;els et urgents de toute la soci&#233;t&#233;. Mais alors le premier des contr&#244;les ne devrait il pas &#234;tre de socialiser les cliniques priv&#233;es et les trusts pharmaceutiques, et les mettre sous celui de la population ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus pauvres, nous dit on encore, entrent plus souvent &#224; l'h&#244;pital, et surtout y restent plus longtemps que les riches. Oui, mais ils b&#233;n&#233;ficient de moins de pratiques pr&#233;ventives, vont voir moins souvent le m&#233;decin. C'est donc un privil&#232;ge dont ils se passeraient bien volontiers... La pr&#233;vention ne repr&#233;sentait que 2,4 % de la d&#233;pense courante de sant&#233; en 2001, et elle est fort in&#233;galement r&#233;partie. La syst&#233;matiser co&#251;terait il plus cher &#224; la soci&#233;t&#233; que l'irruption des assureurs priv&#233;s pour prendre une part du g&#226;teau de la S&#233;cu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce dossier montre amplement que les possibilit&#233;s de financer non seulement le &#171; trou &#187; de la S&#233;cu mais un syst&#232;me de sant&#233; autrement performant et couvrant r&#233;ellement toute la population existent bien dans ce pays. D'ailleurs le v&#233;ritable objectif des gouvernants et des patrons n'est pas la limitation des d&#233;penses de sant&#233;, mais la limitation des d&#233;penses socialis&#233;es, et l'augmentation des d&#233;penses qui iront au profit priv&#233;. &#199;a ne s'oppose pas. Le syst&#232;me am&#233;ricain a bien le record des d&#233;penses de sant&#233; par rapport au PIB (14 % contre 9,5 % en France). Et pourquoi la part des d&#233;penses de la sant&#233; dans la richesse cr&#233;&#233;e devrait elle &#234;tre sp&#233;cialement limit&#233;e ? Pourquoi plus que la part des loisirs, des v&#234;tements ou du luxe (ou pire des d&#233;penses militaires), toutes choses croissant justement avec cette richesse ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...et socialisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r pour assurer tous les soins n&#233;cessaires et gratuits pour tous, il serait sans doute n&#233;cessaire de ponctionner s&#233;rieusement les profits de la bourgeoisie. Mais saign&#233;e pour saign&#233;e, celle ci ne serait elle pas plus salutaire et moins folle que celle qui consiste &#224; refuser, &#224; l'&#233;poque de l'acc&#233;l&#233;ration stup&#233;fiante des innovations biotechnologiques, des m&#233;dicaments contre le rhumatisme ou des soins dentaires aux plus pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que m&#234;me le rel&#232;vement des revenus de la S&#233;cu dans le cadre actuel, en en restant &#224; un financement par les cotisations des salari&#233;s, passe par la lutte contre les licenciements, le ch&#244;mage, les bas salaires, le travail pr&#233;caire (100 000 ch&#244;meurs repr&#233;sentent environ 1,3 milliard d'euros de ressources en moins pour la protection sociale, dont un tiers pour l'assurance maladie ; une augmentation de 1 % de la masse salariale lui apporterait 3 milliards d'euros suppl&#233;mentaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me pour mettre fin au parasitisme de la S&#233;cu par les profits priv&#233;s, il faudrait commencer par socialiser l'industrie priv&#233; de la sant&#233;, en particulier la richissime industrie pharmaceutique (sans souci pour la recherche, puisque les trois quarts de la recherche m&#233;dicale et pharmaceutique sont financ&#233;s... par la S&#233;cu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un programme r&#233;volutionnaire ? Eh, oui, la r&#233;volution est n&#233;cessaire pour la sant&#233;, celle de la soci&#233;t&#233; et celle de chacun de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Note : l'essentiel des chiffres cit&#233;s sont tir&#233;s de Main basse sur l'assurance maladie (Fondation Copernic).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjg0TmlCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZZWEJ3Wlc1a2FXTnBkR1V1WjJsbUp5QjNhV1IwYUQwaU16VXdJaUJvWldsbmFIUTlJakkwTmlJZ1lXeDBQU2NuSUM4K0Nqd3ZabWxuZFhKbFBnbzhMMlJwZGo0PSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La sant&#233;, c'est aussi le repos !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les postes de d&#233;penses de l'assurance-maladie, Mattei pointe les arr&#234;ts maladie. En sous-entendant que certains abuseraient en prenant des arr&#234;ts injustifi&#233;s. Au programme, il y a donc le renforcement des contr&#244;les. D&#233;j&#224; depuis 2000, les m&#233;decins doivent indiquer sur le volet du formulaire destin&#233; &#224; la S&#233;cu la raison m&#233;dicale de l'arr&#234;t ! Maintenant, les contr&#244;les vont &#234;tre multipli&#233;s. La S&#233;cu va faire la police et renvoyer au boulot certains travailleurs. Jusqu'ici on avait tendance &#224; penser que la S&#233;cu servait &#224; remettre sur pied en aidant &#224; gu&#233;rir, maintenant on sait que c'est en for&#231;ant &#224; oublier qu'on est malade.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Moyen-Orient : La guerre de Sharon contre les Isra&#233;liens
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Moyen-Orient-La-guerre-de-Sharon-contre-les-Israeliens</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Moyen-Orient-La-guerre-de-Sharon-contre-les-Israeliens</guid>
		<dc:date>2003-11-08T15:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l
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		<dc:subject>Palestine
</dc:subject>

		<description>&#171; Un million d'Isra&#233;liens ont faim &#187; : c'&#233;tait la manchette du journal Yediot Aharonot, le 28 ao&#251;t dernier. D'apr&#232;s une enqu&#234;te men&#233;e en partenariat avec le minist&#232;re de la sant&#233; du gouvernement Sharon lui-m&#234;me, 22 % des familles isra&#233;liennes souffrent d'&#171; ins&#233;curit&#233; nutritionnelle &#187;, contraintes de sauter des repas ou incapables d'assurer une nourriture suffisamment vari&#233;e &#224; leurs enfants. Le nombre d'Isra&#233;liens sollicitant une aide alimentaire a augment&#233; de 46 % en un an. Un&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-30-novembre-decembre-2003-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 30, novembre-d&#233;cembre 2003
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Israel-+" rel="tag"&gt;Isra&#235;l
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Un million d'Isra&#233;liens ont faim&lt;/em&gt; &#187; : c'&#233;tait la manchette du journal &lt;em&gt;Yediot Aharonot&lt;/em&gt;, le 28 ao&#251;t dernier. D'apr&#232;s une enqu&#234;te men&#233;e en partenariat avec le minist&#232;re de la sant&#233; du gouvernement Sharon lui-m&#234;me, 22 % des familles isra&#233;liennes souffrent d'&#171; &lt;em&gt;ins&#233;curit&#233; nutritionnelle&lt;/em&gt; &#187;, contraintes de sauter des repas ou incapables d'assurer une nourriture suffisamment vari&#233;e &#224; leurs enfants. Le nombre d'Isra&#233;liens sollicitant une aide alimentaire a augment&#233; de 46 % en un an. Un Isra&#233;lien sur cinq, soit 1,17 millions de personnes, vit d&#233;sormais sous le seuil de pauvret&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Parmi eux, les Arabes isra&#233;liens sont les plus touch&#233;s. Sur 24 localit&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'offensive contre les pauvres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Commenc&#233;e il y a plus de huit ans, la stagnation de l'&#233;conomie d'Isra&#235;l s'est transform&#233;e en v&#233;ritable r&#233;cession fin 2000 avec la seconde Intifada. Le PNB a connu une chute de 6,7 % dans le second semestre 2001 ; durant les six premiers mois de 2003, il a encore diminu&#233; de 0,7 %. La consommation des m&#233;nages baissait dans le m&#234;me temps de 2,1 %. La production industrielle a recul&#233; de 1,1 % au premier semestre 2003. Le ch&#244;mage toucherait d&#233;sormais pr&#232;s de 11 % de la population active, un record historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan d'aust&#233;rit&#233; mis en place en avril dernier et le budget adopt&#233; le 15 septembre se livrent &#224; un nouveau jeu de massacre contre les budgets sociaux. Attaques contre les ch&#244;meurs, avec le durcissement du dispositif de contr&#244;le des indemnis&#233;s (les moins de 25 ans seront oblig&#233;s de se pr&#233;senter tous les jours dans les agences pour l'emploi) et la diminution du montant des allocations, alors que l'Etat supprime des milliers de postes d'enseignants et de fonctionnaires (10 % devraient &#234;tre licenci&#233;s ou contraints &#224; une retraite anticip&#233;e). Attaques contre les retraites, avec une r&#233;forme portant d&#232;s janvier prochain l'&#226;ge l&#233;gal de d&#233;part &#224; 67 ans pour tous (il &#233;tait jusque l&#224; de 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes), baisse des pensions et hausse des cotisations. Attaques contre les vieux, les handicap&#233;s et les m&#232;res c&#233;libataires, dont les allocations ont toutes &#233;t&#233; r&#233;duites. Sans parler de la pression accrue contre les travailleurs immigr&#233;s, dont 50 000 (sur les 250 000 que compterait le pays) ont &#233;t&#233; expuls&#233;s, et qui sont de plus en plus mis en concurrence avec les ch&#244;meurs isra&#233;liens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A la vague d'immigration russe des ann&#233;es 1990 a succ&#233;d&#233;, plus r&#233;cemment, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre des finances N&#233;tanyahou avoue d'ailleurs tranquillement que la situation va encore empirer, puisqu'il pr&#233;voit pour 2004 une diminution de 2,9 % de la consommation publique, une hausse du ch&#244;mage de plus de 11 %, et une baisse des salaires r&#233;els de 4 % dans le secteur public et de 2,3 % dans le priv&#233;. Ce qui n'emp&#234;che pas le gouvernement de trouver les moyens de diminuer les imp&#244;ts des plus riches, alors que les profits de certains secteurs se portent tr&#232;s bien (au premier semestre 2003, les profits des cinq grandes banques isra&#233;liennes &#233;taient en hausse de 130 % sur le premier semestre 2002).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTgzODM4ZjQ3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjg0T0NCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SeklITndhWEJmWkc5amRXMWxiblJmYVcxaFoyVWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEhOZlkyVnVkR1Z5SUhOd2FYQmZaRzlqZFcxbGJuUmZZMlZ1ZEdWeUp6NEtQR1pwWjNWeVpTQmpiR0Z6Y3owaWMzQnBjRjlrYjJOZmFXNXVaWElpUGdvS0Nna0pQR2x0WnlCemNtTTlKMGxOUnk5bmFXWXZhWE55WVdWc0xtZHBaaWNnZDJsa2RHZzlJak0xTUNJZ2FHVnBaMmgwUFNJek1qQWlJR0ZzZEQwbkp5QXZQZ284TDJacFozVnlaVDRLUEM5a2FYWSsiPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les r&#233;actions &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;actions syndicales &#224; cette politique ont &#233;t&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent extr&#234;mement &#171; constructives &#187;, comme on dirait dans les &#233;tats-majors politiques ou syndicaux fran&#231;ais. L'an dernier la centrale syndicale Histadrout avait accept&#233; puis n&#233;goci&#233; avec le gouvernement les licenciements et les grosses baisses de salaires de la fonction publique. Une capitulation dont le syndicat n'a pas b&#233;n&#233;fici&#233; longtemps : le minist&#232;re des finances compte d&#233;sormais d&#233;noncer ces accords et g&#233;rer seul les prochains d&#233;graissages. N&#233;tanyahou veut encore prendre en main les fonds de pensions des fonctionnaires, jusque l&#224; g&#233;r&#233;s par le syndicat. Accul&#233;e &#224; r&#233;agir, l'Histadrout a fini par organiser plusieurs journ&#233;es de gr&#232;ves de diff&#233;rentes professions du secteur public, et elle brandit depuis septembre la menace d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Une fausse radicalisation, signe sans doute de la col&#232;re de la base plus que d'un changement de politique d'une bureaucratie qui colle sans barguigner &#224; la politique de l'Etat d'Isra&#235;l depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;actions aux violentes attaques anti-populaires du gouvernement Sharon sont cependant venues de la part de certains de ceux qu'elles frappent le plus dramatiquement. Depuis juillet, des centaines de &#171; m&#232;res en col&#232;re &#187; campent devant le minist&#232;re des finances, &#224; J&#233;rusalem, pour protester contre la politique de Sharon et de N&#233;tanyahou. Un &#171; camping de ch&#244;meurs &#187; s'est encore install&#233; dans les beaux quartiers de Tel-Aviv. L'initiatrice du mouvement, Vicky Knafo, qui &#233;l&#232;ve seule ses trois enfants, a vu ses allocations familiales passer de 540 &#224; 300 euros par mois, et &#224; N&#233;tanyahou et ses complices qui lui expliquent que l'Etat n'a plus de moyens, elle r&#233;pond : &#171; &lt;em&gt;S'il y a de l'argent pour les mitnahlim &lt;/em&gt;(colons juifs des territoires occup&#233;s&lt;em&gt;), il n'y a aucune raison qu'il n'y en ait pas pour les allocations sociale&lt;/em&gt;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le d&#233;veloppement de la mis&#232;re en Isra&#235;l est &#233;videmment li&#233; &#224; la politique de colonisation des territoires palestiniens et &#224; la guerre permanente qu'il m&#232;ne contre le peuple palestinien. Selon le journal &lt;em&gt;Haaretz&lt;/em&gt;, les colonies juives dans les Territoires auraient fait perdre 9 milliards d'euros &#224; l'Etat depuis leur installation en 1967. Et il n'y a pas que les &lt;em&gt;mitnahlim &lt;/em&gt; ! De l'argent, Sharon en trouve pour les &#233;normes d&#233;penses militaires de Tsahal, ou encore pour les centaines de kilom&#232;tres de mur qu'il vient d'&#233;riger autour de la Cisjordanie. La guerre depuis trois ans, en plus de son terrible prix humain (3500 morts, pour les trois quarts palestiniens), aurait co&#251;t&#233; 15 milliards d'euros, ce qui aurait amen&#233; une baisse du niveau de vie de la population de 6 %. Certes, elle signifie d'abord l'oppression des Palestiniens ; mais elle entra&#238;ne dans la mis&#232;re un frange de plus en plus importante de la population isra&#233;lienne, de la classe ouvri&#232;re &#224; la petite bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Palestiniens-Isra&#233;liens, m&#234;me combat ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour Sharon cependant, elle pr&#233;sente l'int&#233;r&#234;t d'&#234;tre une justification &#224; sa politique anti-sociale. Il peut compter sur le climat de peur qui gangr&#232;ne la soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne, et que sa politique contribue &#224; maintenir. D'apr&#232;s une ancienne d&#233;put&#233;e communiste isra&#233;lienne, &#171; &lt;em&gt; les m&#234;mes gens &lt;/em&gt;[qui contestent la politique sociale de Sharon]&lt;em&gt; appuient le gouvernement en raison de la gravit&#233; de la situation politique &lt;/em&gt; &#187;. Un observateur isra&#233;lien ajoute : &#171; &lt;em&gt;la guerre continue de Tsahal dans les territoires occup&#233;s et les attentats terroristes emp&#234;chent le d&#233;veloppement d'un mouvement social de grande envergure&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la politique coloniale de Sharon non plus ne passe plus sans r&#233;sistance : fin septembre, quelques semaines apr&#232;s le d&#233;but de la mobilisation des &#171; m&#232;res en col&#232;re &#187;, on assistait &#224; un nouveau mouvement de refus de servir de la part de 27 pilotes de l'air de Tsahal. Mais aucun courant politique visible ne fait le lien entre ces probl&#232;mes - surtout pas le Parti travailliste, ni bien s&#251;r l'Histadrout. Tout comme l'Etat isra&#233;lien justifie l'une par l'autre les deux formes de son oppression, c'est pourtant en liant le combat de tous ceux qu'il opprime qu'il y a une perspective de progr&#232;s et de paix pour la Palestine toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 octobre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Parmi eux, les Arabes isra&#233;liens sont les plus touch&#233;s. Sur 24 localit&#233;s dont le taux de ch&#244;mage d&#233;passe les 10 %, 23 sont arabes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A la vague d'immigration russe des ann&#233;es 1990 a succ&#233;d&#233;, plus r&#233;cemment, une forte immigration asiatique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Belgique : les patrons licencient, les syndicats collaborent
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Belgique-les-patrons-licencient-les-syndicats-collaborent</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Belgique-les-patrons-licencient-les-syndicats-collaborent</guid>
		<dc:date>2003-11-08T15:17:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique
</dc:subject>

		<description>L'actualit&#233; en Belgique est marqu&#233;e par l'annonce par Ford de 3 000 licenciements dans l'usine de Genk. Sous le choc, les travailleurs n'ont quasiment pas r&#233;agi. Une premi&#232;re manifestation, rassemblant 15 000 personnes, a eu lieu le 18 octobre. Mais les directions syndicales temporisent et ne semblent pas press&#233;es de donner suite. &lt;br /&gt;Pour faire face au ch&#244;mage&#8230; des aides aux bourgeois &lt;br /&gt;L'annonce des licenciements est arriv&#233;e au beau milieu de la &#171; conf&#233;rence pour l'emploi &#187;, qui&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-30-novembre-decembre-2003-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 30, novembre-d&#233;cembre 2003
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Belgique-+" rel="tag"&gt;Belgique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233; en Belgique est marqu&#233;e par l'annonce par Ford de 3 000 licenciements dans l'usine de Genk. Sous le choc, les travailleurs n'ont quasiment pas r&#233;agi. Une premi&#232;re manifestation, rassemblant 15 000 personnes, a eu lieu le 18 octobre. Mais les directions syndicales temporisent et ne semblent pas press&#233;es de donner suite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pour faire face au ch&#244;mage&#8230; des aides aux bourgeois&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'annonce des licenciements est arriv&#233;e au beau milieu de la &#171; conf&#233;rence pour l'emploi &#187;, qui rassemblait gouvernement, patronat et syndicats dans une n&#233;gociation sur les moyens de r&#233;aliser l'objectif d&#233;clar&#233; du Premier ministre de cr&#233;er 200 000 emplois en quatre ans. Cette conf&#233;rence visait en r&#233;alit&#233; &#224; trouver un consensus sur l'attribution des aides au patronat, sous couvert d'aides &#224; l'emploi et d'obtenir l&#224;-dessus l'aval des syndicats. Au total, plus de 500 millions d'euros devraient &#234;tre distribu&#233;s cette ann&#233;e, et 840 millions l'an prochain. Quand aux pr&#233;tentions en nombre d'emplois, elles sont ramen&#233;es &#224; 60 000, dont 25 000 seraient cr&#233;&#233;s au moyen de &#171; ch&#232;ques services &#187; qui permettront aux bourgeois de payer leurs femmes de m&#233;nage moins cher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme seul moyen de faire face aux restructurations, le gouvernement met en place une prime au reclassement des travailleurs, qui sera pay&#233;e... au patron licencieur ! Et, alors qu'aucun contr&#244;le n'est pr&#233;vu pour v&#233;rifier que les aides au patronat servent bien &#224; cr&#233;er de l'emploi, le gouvernement pr&#244;ne un contr&#244;le accru contre la &#171; fraude sociale &#187; dont les ch&#244;meurs seraient coupables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour financer ces mesures, auxquelles s'ajoute pr&#232;s d'un milliard d'euros de r&#233;ductions des tranches sup&#233;rieures d'imp&#244;ts, le gouvernement a trouv&#233; comme solutions d'une part une amnistie partielle de l'&#233;vasion fiscale qui est cens&#233;e rapatrier 850 millions d'euros dans les caisses de l'Etat, d'autre part la r&#233;cup&#233;ration par l'Etat du fonds de pension de l'op&#233;rateur t&#233;l&#233;phonique national Belgacom, avant sa privatisation. Mais les travailleurs supporteront directement les augmentations de prix du tabac, de l'essence, la r&#233;duction des allocations maladie, maternit&#233; et d'invalidit&#233;, et les services publics li&#233;s &#224; la sant&#233; ou l'&#233;ducation restent sous-financ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pour faire face au ch&#244;mage et en r&#233;ponse &#224; l'annonce des 3 000 licenciements de Ford Genk, mais aussi d'Alstom, Philips, Arcelor et, plus r&#233;cemment, aux 4 500 suppressions de postes dans les chemins de fer, le gouvernement de coalition lib&#233;ral-socialiste n'a rien &#224; proposer que d'aider encore plus le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un lourd passif syndical&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse des syndicats a &#233;t&#233; inexistante. Rien contre les mesures budg&#233;taires pro-patronales. Rien contre les licenciements &#224; Ford.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait des ann&#233;es que les deux syndicats principaux, la FGTB socialiste et la CSC chr&#233;tienne se contentent de donner des mauvais points au gouvernement. Le dernier grand mouvement date de 1993, contre le &#171; plan global &#187; d'aust&#233;rit&#233;. La classe ouvri&#232;re participa massivement aux gr&#232;ves dans le public et le priv&#233;, souvent de fa&#231;on spontan&#233;e. Mais les syndicats refus&#232;rent d'appeler &#224; une mobilisation qui aurait pu d&#233;stabiliser la coalition gouvernementale, d'autant que la FGTB est li&#233;e au parti socialiste et la CSC au parti social chr&#233;tien, les deux piliers de la coalition de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, FGTB et CSC n'ont appel&#233; que de rares fois &#224; des journ&#233;es de gr&#232;ve, toujours sans lendemain et dans la seule perspective de n&#233;gocier avec le gouvernement ou le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fermeture de Renault-Vilvorde en 1997 fut un exemple marquant de cette politique de collaboration de classe. Pendant des ann&#233;es, les permanents de la CSC et de la FGTB avaient c&#233;d&#233; aux exigences patronales sur la flexibilit&#233; et les salaires, sous pr&#233;texte de pr&#233;server l'emploi. D&#232;s l'annonce de la fermeture, ils se sont oppos&#233;s &#224; la gr&#232;ve et a fortiori &#224; toute extension du mouvement. Les deux syndicats ont ensuite &#233;puis&#233; les ouvriers dans des actions, parfois spectaculaires mais sans suite, les trimballant par cars entiers &#224; Paris ou &#224; Douai. Mais ils ont &#233;vit&#233; soigneusement tout lien avec les travailleurs de l'usine sid&#233;rurgique de Clabecq qui, au m&#234;me moment, n'&#233;chappaient au m&#234;me sort, et encore tr&#232;s partiellement et dans de mauvaises conditions, que par leur mobilisation, men&#233;e par les d&#233;l&#233;gu&#233;s combatifs de l'usine, D'Orazio et Marra. Cette d&#233;l&#233;gation &#233;tait d'ailleurs exclue peu apr&#232;s. Il faut croire que la FGTB ne peut m&#234;me plus supporter dans ses rangs ceux qui pourraient maintenir l'image combative qu'elle gardait dans la classe ouvri&#232;re. De peur sans doute qu'ils constituent un p&#244;le de ralliement pour les travailleurs combatifs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Arcelor, les syndicats ont sign&#233; le plan Delta de r&#233;duction du personnel et d'augmentation de la productivit&#233;. Et face &#224; la menace de supprimer une partie de la production et des milliers d'emplois, les syndicats ont envoy&#233; les ouvriers manifester au Luxembourg pour exiger d'illusoires &#171; garanties de p&#233;rennit&#233; &#187; : toujours le m&#234;me sc&#233;nario et simple histoire d'ouvrir une soupape de s&#233;curit&#233;, et &#233;viter tout danger de contagion.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;qu' il faudra bien secouer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me sch&#233;ma &#224; nouveau &#224; Ford Genk o&#249;, d&#232;s l'annonce des licenciements, les syndicats ont directement refus&#233; de mener la bataille. Comme &#224; Renault-Vilvorde, ils se contentent de bloquer les parkings et refusent la gr&#232;ve. Comme &#224; Arcelor, leur leitmotiv est de demander des &#171; garanties &#187; que Ford investira bien sur le site pour la production de la Mondeo. Comme s'ils ne savaient pas ce que valent les promesses et les garanties patronales ! Comme &#224; Clabecq, ils refusent d'envisager d'unifier les luttes. Pourtant, le 18 octobre, les 15 000 travailleurs de Ford et d'entreprises &#233;galement touch&#233;es par les licenciements, ont montr&#233; qu'ils ont bien conscience que c'est dans cette direction qu'il faudrait aller pour faire reculer le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque fois les syndicats r&#233;p&#232;tent leur credo : garder le &#171; contact &#187; avec la direction, ne pas lui faire peur, pour pouvoir obtenir des garanties sur l'avenir. A chaque attaque patronale, leur premier sinon seul regret est de ne pas avoir &#233;t&#233; consult&#233;s pour mettre en place des plans sociaux sans douleur. Et de s'&#233;tonner que le patronat ne fasse pas davantage appel &#224; leurs services !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la fermeture de Renault-Vilvorde, les directions syndicales se sont f&#233;licit&#233;es qu'elle ait permis de faire passer une loi obligeant le patron &#224;... informer &#224; l'avance de son intention de restructurer. Depuis, les plans de restructuration continuent, &#233;videmment. La faute &#224; qui, selon elles ? A la loi qui serait insuffisante puisque elles continuent de ne pas &#234;tre associ&#233;es &#224; la planification des restructurations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la derni&#232;re &#171; conf&#233;rence pour l'emploi &#187;, les deux directions syndicales ont ent&#233;rin&#233; de fait la politique de r&#233;duction des charges et le droit des actionnaires &#224; restructurer. Elles se contentent de r&#233;clamer aux entreprises une politique &#171; industrielle et d'innovation &#187; et des engagements en mati&#232;re de cr&#233;ation d'emploi. Ou encore la possibilit&#233; de n&#233;gocier des &#171; alternatives aux licenciements &#187;, par exemple par la redistribution et la r&#233;duction du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs en veulent aux directions syndicales pour ces trahisons &#224; r&#233;p&#233;tition. Par exemple, un d&#233;l&#233;gu&#233; CSC de Ford se plaignait par avance qu'il allait en prendre pour son grade de la part des travailleurs. Il savait bien pourquoi... Et les directions syndicales savent que seul leur r&#244;le d'interm&#233;diaires dans la gestion des allocations de ch&#244;mage leur permet de maintenir un taux de syndicalisation extr&#234;mement &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour garder ce r&#244;le qui leur a &#233;t&#233; accord&#233; par l'Etat et les patrons, et donc le compromis pass&#233; avec ceux-ci, elles se doivent de montrer leur capacit&#233; &#224; contenir les coups de col&#232;re des travailleurs. Ce qu'elles ont r&#233;ussi en employant souvent les pires moyens, comme de les d&#233;noncer parfois en c&#339;ur avec la presse bourgeoise, comme ce fut le cas &#224; Clabecq ou lors de la marche blanche. R&#233;ussi ? Jusqu'ici&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 octobre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antoine MANAGE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Un courrier de Laurent L&#233;vy
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Voile
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		<description>A la suite de la tribune publi&#233;e par la Fraction dans l'hebdomadaire Lutte ouvri&#232;re et intitul&#233;e &#171; C'est le voile qui exclut &#187;, nous avons re&#231;u au site de Convergences r&#233;volutionnaires, le mail suivant de Laurent L&#233;vy, le p&#232;re des deux lyc&#233;ennes exclues du lyc&#233;e d'Aubervilliers. Ce qui me surprend chez des r&#233;volutionnaires, c'est l'abandon de la lutte id&#233;ologique au profit de mesures administratives, de police et de r&#233;pression. Comme si les professeurs des &#233;l&#232;ves en cause, parmi&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-30-novembre-decembre-2003-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 30, novembre-d&#233;cembre 2003
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;A la suite de la tribune publi&#233;e par la Fraction dans l'hebdomadaire Lutte ouvri&#232;re et intitul&#233;e &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/C-est-le-voile-qui-exclut' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; C'est le voile qui exclut &#187;&lt;/a&gt;, nous avons re&#231;u au site de Convergences r&#233;volutionnaires, le mail suivant de Laurent L&#233;vy, le p&#232;re des deux lyc&#233;ennes exclues du lyc&#233;e d'Aubervilliers.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Ce qui me surprend chez des r&#233;volutionnaires, c'est l'abandon de la lutte id&#233;ologique au profit de mesures administratives, de police et de r&#233;pression. Comme si les professeurs des &#233;l&#232;ves en cause, parmi lesquels des militants r&#233;volutionnaires, se sentaient incapables de mettre &#224; profit leur ann&#233;e scolaire pour s'occuper de ce que ces gamines ont &#171; dans &#187; la t&#234;te, plut&#244;t que de ce qu'il y a &#171; dessus &#187;. Ce n'est certainement pas hors de l'&#233;cole qu'elles se lib&#233;reront le plus facilement de leur ali&#233;nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m&#233;moire : un extrait d'un c&#233;l&#232;bre texte de Friedrich Engels intitul&#233; &#171; &lt;em&gt;Le programme des &#233;migr&#233;s blanquistes de la Commune &#187; (1873) &lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'ath&#233;isme est une chose allant &#224; peu pr&#232;s de soi dans les partis ouvriers europ&#233;ens, bien que dans certains pays il ait le m&#234;me caract&#232;re que l'ath&#233;isme de ce bakouniniste espagnol qui a d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;em&gt;Croire en Dieu est contraire &#224; tout socialisme, mais croire &#224; la Sainte Vierge c'est diff&#233;rent, tout socialiste qui se respecte doit croire en elle&lt;/em&gt;. &#187; On peut m&#234;me dire de la grande majorit&#233; des ouvriers social-d&#233;mocrates allemands que l'ath&#233;isme est pour eux une &#233;tape franchie ; cette d&#233;finition purement n&#233;gative ne leur est plus applicable, car ils s'opposent &#224; la croyance en Dieu pratiquement et non plus th&#233;oriquement ; ils en ont fini avec Dieu, ils vivent et pensent dans le monde r&#233;el et c'est pour cela qu'ils sont mat&#233;rialistes. Il en va sans doute de m&#234;me en France. Sinon, quoi de plus simple que de diffuser parmi les ouvriers l'excellente litt&#233;rature mat&#233;rialiste du si&#232;cle pass&#233;, litt&#233;rature qui est jusqu'&#224; pr&#233;sent, tant par la forme que par le contenu, un chef-d'&#339;uvre de l'esprit fran&#231;ais, et qui - compte tenu du niveau de la science &#224; l'&#233;poque - est toujours infiniment &#233;lev&#233;e quant au contenu et d'une perfection incomparable quant &#224; la forme. Mais ce n'est pas &#224; la convenance des blanquistes. Pour prouver qu'ils sont les plus radicaux de tous, ils abolissent Dieu par d&#233;cret, comme en 1793 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Que la Commune d&#233;barrasse &#224; jamais l'humanit&#233; de ce spectre de ses mis&#232;res pass&#233;es (Dieu), &#171; de cette cause &#187; (Dieu inexistant serait une cause !), de ses mis&#232;res pr&#233;sentes. Dans la Commune il n'y a pas de place pour le pr&#234;tre ; toute manifestation, toute organisation religieuse doit &#234;tre proscrite. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette exigence de transformer les gens en ath&#233;es par ordre du mufti est sign&#233;e par deux membres de la Commune qui ont certainement eu l'occasion de constater que, premi&#232;rement, on peut &#233;crire autant d'ordres que l'on voudra sur le papier sans rien faire pour en assurer l'ex&#233;cution et que, deuxi&#232;mement, les pers&#233;cutions sont le meilleur moyen d'affermir des convictions ind&#233;sirables ! Ce qui est certain, c'est que le seul service que l'on puisse rendre encore, de nos jours, &#224; Dieu est de proclamer l'ath&#233;isme un symbole de foi coercitif et de surpasser les lois anticl&#233;ricales de Bismarck sur le Kulturkampf, en prohibant la religion en g&#233;n&#233;ral. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes d'accord avec Laurent L&#233;vy et Engels sur le fait que l'on ne d&#233;cr&#232;te pas l'ath&#233;isme et qu'on l'impose encore moins par des mesures coercitives. Le probl&#232;me est que, dans les affaires de voile &#224; l'&#233;cole, pas plus &#224; Aubervilliers qu'ailleurs, il ne s'agit d'ath&#233;isme ni de religion mais de l'oppression des femmes sous couleur de religion. Et si en effet la lutte id&#233;ologique convient seule dans le cas de l'ali&#233;nation des esprits, il faut d'autre moyens dans la lutte contre l'oppression, pression contre pression, interdiction contre interdiction, voire violence contre violence. Pour pouvoir s'occuper de ce qu'il y a dans les t&#234;tes, le r&#244;le des profs effectivement, encore faut-il que ces t&#234;tes soient accessibles. Or pour les r&#233;actionnaires islamistes (comme en d'autres temps les chr&#233;tiens) le voile a pour mission de rendre les filles inaccessibles&#8230; aux hommes comme aux id&#233;es.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Voile &#224; l'&#233;cole et confusions &#224; gauche et &#224; l'extr&#234;me gauche
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Voile-a-l-ecole-et-confusions-a-gauche-et-a-l-extreme-gauche</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Islamisme
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		<dc:subject>Voile
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		<description>Depuis l'exclusion de deux jeunes lyc&#233;ennes du lyc&#233;e Henri Wallon &#224; Aubervilliers la division &#224; ce propos des forces politiques, syndicales ou associatives de gauche semble s'&#234;tre encore accentu&#233;e. Certes, du c&#244;t&#233; de la LCR, les prises de position restent diverses, voire contradictoires. Mais alors que la FCPE, le MRAP, la Ligue des droits de l'homme et le PCF persistent dans leur d&#233;fense des jeunes filles voil&#233;es, du c&#244;t&#233; du PS et de SOS racisme, la fermet&#233; semble &#234;tre d&#233;sormais &#224;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'exclusion de deux jeunes lyc&#233;ennes du lyc&#233;e Henri Wallon &#224; Aubervilliers la division &#224; ce propos des forces politiques, syndicales ou associatives de gauche semble s'&#234;tre encore accentu&#233;e. Certes, du c&#244;t&#233; de la LCR, les prises de position restent diverses, voire contradictoires. Mais alors que la FCPE, le MRAP, la Ligue des droits de l'homme et le PCF persistent dans leur d&#233;fense des jeunes filles voil&#233;es, du c&#244;t&#233; du PS et de SOS racisme, la fermet&#233; semble &#234;tre d&#233;sormais &#224; l'honneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le milieu enseignant, lui-m&#234;me, qui forme une partie de la base de cette gauche, reste divis&#233;. Or depuis dix ans, le voile a fortement progress&#233;. Ceux qui pr&#233;tendent le contraire en s'appuyant sur les chiffres fournis par l'Education nationale se font les porte-parole d'un mensonge sans doute rassurant et oublient que dans bien des &#233;tablissements, le &#171; foulard &#187; a d&#233;sormais droit de cit&#233;, ce qui n'&#233;tait pas le cas auparavant. Il faut que le &#171; voile &#187; recouvre les &#233;paules (quand ce n'est pas jusqu'aux pieds !) pour que certains acceptent de consid&#233;rer qu'il y a peut-&#234;tre un probl&#232;me. Ce que l'on observe &#224; l'&#233;cole n'est pas en d&#233;calage avec ce que l'on peut observer dans les quartiers populaires, et c'est bien d'une r&#233;gression qu'il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre combat - une opposition r&#233;solue au voile &#224; l'&#233;cole, allant jusqu'&#224; l'exclusion de celles qui refusent d'obtemp&#233;rer - n'est &#233;videmment pas celui de la &#171; gauche r&#233;publicaine &#187;, encore moins celui de la droite, ni m&#234;me celui de la la&#239;cit&#233;. La d&#233;fense de celle-ci recouvre souvent une belle hypocrisie lorsqu'on sait la place que l'Etat la&#239;que a laiss&#233; &#224; l'Eglise catholique et fait &#224; l'&#233;cole priv&#233;e dans ce pays. C'est &#233;galement une v&#233;ritable duperie : la la&#239;cit&#233; est cens&#233;e prot&#233;ger la pr&#233;tendue &#171; neutralit&#233; &#187; de l'&#233;cole r&#233;publicaine, qui n'est rien d'autre que l'&#233;cole de la bourgeoisie. Contre cette &#233;cole qui se pr&#233;tend aseptis&#233;e mais qui est tr&#232;s id&#233;ologiquement orient&#233;e (il suffit de lire les programmes et les manuels d'&#233;ducation civique ou d'&#233;conomie et de gestion !), nous sommes pour une &#233;cole de la confrontation des id&#233;es, m&#234;me ostentatoires, et surtout l'exposition de celles porteuses d'&#233;mancipation et de contestation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre prise de position contre le voile &#224; l'&#233;cole est donc un combat politique : un combat pour le droit des femmes, et contre le repli communautaire que voudraient favoriser des forces d'extr&#234;me droite, aujourd'hui bien pr&#233;sentes &#224; l'ombre des mosqu&#233;es. C'est ce combat contre l'extr&#234;me droite islamiste qu'il nous semble important de mener, sans l'opposer - bien au contraire - &#224; celui contre l'extr&#234;me droite lep&#233;niste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ce qui est tol&#233;rable et ce qui l'est beaucoup moins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un certain milieu de gauche et d'extr&#234;me gauche s'&#233;tait d&#233;j&#224; mobilis&#233; pour la d&#233;fense des jeunes filles voil&#233;es, au moment o&#249; Raffarin &#233;voquait vaguement une loi interdisant le voile &#224; l'&#233;cole au printemps dernier. A l'adresse des enseignants, une p&#233;tition a ensuite circul&#233; sur le Net, au moment de l'affaire d'Aubervilliers (&#171; &lt;em&gt;Ne nous trompons pas d'ennemis&lt;/em&gt; &#187;)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'ennemi, ce serait &#171; la psychose islamophobe attis&#233;e par les m&#233;dias &#187;. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours - la d&#233;fense des &#171; droits &#187;, et notamment le droit &#224; la diff&#233;rence et le droit aux &#233;tudes - fait semblant de croire que le foulard serait &#233;quivalent &#224; la croix ou &#224; l'&#233;toile de David. Or les hommes musulmans que l'on sache ne portent pas le foulard ! En oubliant ce d&#233;tail, on confond manifestement une &#233;toile de David avec une &#233;toile jaune, on oublie que le foulard stigmatise les femmes, leur inf&#233;riorit&#233; et leur impuret&#233; et trace une fronti&#232;re et d&#233;limite la place qui leur est r&#233;serv&#233;e dans un syst&#232;me de droits s&#233;par&#233;s, d'apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit d'&#233;tudier est sans doute &#224; long terme la solution pour se d&#233;barrasser de tous les obscurantismes. Mais ce n'est pas dire que tout serait tol&#233;rable d&#232;s &#224; pr&#233;sent. Partout, dans tous les &#233;tablissements o&#249; le dialogue a conduit &#224; une large tol&#233;rance, des milieux militants, dans ou hors de l'&#233;cole, se sont renforc&#233;s pour que les voiles soient de plus en plus stricts, pour que les pressions soient de plus en plus fortes sur les filles qui ne veulent pas le porter, et sur les enseignants pour qu'ils se taisent sur cette question et sur d'autres comme le darwinisme. C'est ce recul-l&#224; qui est &#171; la pire des solutions &#187;, pas l'exclusion. Face &#224; quelques jeunes filles militantes et bien imperm&#233;ables &#224; l'enseignement la&#239;que et f&#233;ministe de nos doctes professeurs, nous nous devons de prot&#233;ger les milliers d'autres qui ont besoin de tout, m&#234;me de la loi, pour r&#233;sister dans leur milieu &#224; cette pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc une vraie bataille politique o&#249; il peut &#234;tre n&#233;cessaire, dans un premier temps tout au moins, de d&#233;plaire m&#234;me &#224; ceux qu'on voudrait gagner &#224; nos id&#233;es, voire les combattre. D'ailleurs ceux qui militent pour le droit des filles voil&#233;es choisissent &#233;galement leur camp, m&#234;me s'ils pr&#233;tendent le contraire : dans cette bataille, ils affaiblissent qu'ils le veuillent ou non - quelle que soit leur profession de foi f&#233;ministe ou la&#239;que - celui des filles qui refusent le voile.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ne pas s'arr&#234;ter non plus &#224; des exclusions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A Aubervilliers, m&#234;me les enseignants qui se voulaient les plus &#171; tol&#233;rants &#187; ont d&#251; se rendre &#224; l'&#233;vidence : la plupart des filles ont enlev&#233; leur voile apr&#232;s discussion, mais avec les filles L&#233;vy, ce n'&#233;tait pas possible. Ne pas les exclure aurait &#233;t&#233; une d&#233;faite. La loi est donc n&#233;cessaire &#224; un moment donn&#233;, comme elle peut &#234;tre un point d'appui indispensable pour les filles qui veulent r&#233;sister dans leur milieu : je ne porte pas le voile parce que je ne veux pas &#234;tre exclue de l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une loi peut &#234;tre aussi un pi&#232;ge. Et &#224; une profession qui ne voudrait surtout pas se mouiller, ce serait donner l'occasion de se r&#233;fugier d'autant mieux derri&#232;re le &#171; r&#232;glement &#187; qu'elle ne veut surtout pas assumer un combat politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le combat contre le voile est ins&#233;parable du combat pour les droits et l'&#233;galit&#233; des femmes. Mais quels sont les lyc&#233;es de banlieue aujourd'hui o&#249; les filles se sentent libres de venir en jupe ou en robe et braver la peur de se faire traiter de tous les noms pour cette seule raison ? Or dans ces &#233;tablissements une loi qui couvrirait un combat qui se r&#233;sumerait &#224; quelques exclusions syst&#233;matiquement dirig&#233;es de fait contre des filles de milieu immigr&#233; serait, qu'on le veuille ou non, comprise, m&#234;me assez spontan&#233;ment par beaucoup d'&#233;l&#232;ves, comme une nouvelle discrimination contre ce milieu (d'autant plus qu'on peut compter sur l'extr&#234;me droite islamiste pour insister l&#224;-dessus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire que, plus encore qu'une loi, la lutte contre le voile n&#233;cessite de r&#233;introduire (ou d'introduire) le d&#233;bat militant dans les lyc&#233;es - et non l'exclure au nom de la pr&#233;tendue &#171; neutralit&#233; de l'&#233;cole &#187; - de discuter de f&#233;minisme, d'homophobie et de la gangr&#232;ne que sont tous les racismes, sans exclusive, de lutter enfin contre les replis communautaires et contre tous les nationalismes qui divisent les opprim&#233;s entre eux, qu'ils soient propag&#233;s par les partisans de l'Islam ou les partisans souvent plus hypocrites de &#171; l'identit&#233; fran&#231;aise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un combat communiste et internationaliste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le voile est un &#233;tendard dont se sert l'extr&#234;me droite islamiste. C'est aussi un r&#233;v&#233;lateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recul est d'abord nourri par la d&#233;gradation des conditions de vie de la classe ouvri&#232;re et la marginalisation croissante des quartiers populaires, notamment des &#171; cit&#233;s &#187;, qui se traduisent par une abstention politique ou la mont&#233;e du vote Le Pen pour les uns et le repli communautaire pour d'autres, l'identification &#224; l'Islam &#233;tant par ailleurs encourag&#233;e par les autorit&#233;s publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce recul n'a pas d&#233;pendu du corps enseignant. Mais on peut tout de m&#234;me reprocher &#224; bien de ses membres dont la majorit&#233; se veut de gauche, d'avoir trop souvent mis leurs id&#233;es dans la poche et abandonn&#233; le combat pour celles-ci devant leurs &#233;l&#232;ves, avec ou pas le pr&#233;texte de la la&#239;cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce recul n'a pas d&#233;pendu non plus de l'extr&#234;me gauche. Mais la confusion qu'une partie d'entre elle a entretenu parfois n'a pas contribu&#233; &#224; y faire barrage, en particulier en pensant que le combat pour les droits des femmes devait d&#233;sormais &#234;tre men&#233; &#224; g&#233;om&#233;trie variable, en fonction de la &#171; culture &#187; des uns et des autres, adoptant &#224; l'&#233;gard des milieux immigr&#233;s une attitude paternaliste et finalement complaisante, en prenant comme pr&#233;texte le racisme comme si cela devait rel&#233;guer toutes les autres questions au second plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps de rompre avec une certaine confusion : l'internationalisme, ce n'est pas se solidariser avec les coutumes et les traditions les plus r&#233;trogrades sous pr&#233;texte qu'il faille rompre avec un pass&#233; colonial jamais compl&#232;tement pass&#233;. L'internationalisme, c'est mener un combat solidaire de toutes les femmes en France et dans le monde qui se battent pour le droit de vivre sans le voile et qui tentent de r&#233;sister courageusement &#224; cette dictature. C'est aussi aider et participer au combat de la classe ouvri&#232;re, tant il est vrai que ces formes d'oppression prosp&#232;rent d'autant mieux que l'exploitation est plus dure. C'est enfin mener un combat pour une r&#233;elle alternative politique &#224; tous ces gouvernements qui enferment les milieux populaires - et pas seulement immigr&#233;s - dans une marginalisation croissante, sociale et &#233;conomique. C'est les combattre sans concession m&#234;me lorsqu'ils se pr&#233;tendent de gauche, afin d'offrir une r&#233;elle alternative &#224; la d&#233;magogie de l'extr&#234;me droite, qu'elle soit islamiste ou lep&#233;niste, tant les deux se renforcent mutuellement aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 octobre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raoul GLABER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'ennemi, ce serait &#171; &lt;em&gt;la psychose islamophobe attis&#233;e par les m&#233;dias&lt;/em&gt; &#187;. C'est &#233;videmment un &#233;l&#233;ment de la situation, mais cela devient faux si on s'en sert comme pr&#233;texte pour &#233;carter d'un revers de la main ou purement et simplement ignorer tous les autres aspects de la question. Ainsi, le caract&#232;re discriminatoire du voile ne serait qu'une illusion de notre esprit, sans doute mal intentionn&#233; : &#171; &lt;em&gt; Nous comprenons que la vue du foulard islamique puisse provoquer un malaise, et nous savons que ce foulard peut v&#233;hiculer une vision in&#233;galitaire du rapport hommes/femmes. Mais nous vous demandons de ne pas pr&#233;juger de sa signification avant de conna&#238;tre les &#233;l&#232;ves qui le portent, et le sens qu'elles-m&#234;mes donnent &#224; leur v&#234;tement &lt;/em&gt; &#187;. Il est difficile de savoir si la na&#239;vet&#233; l'emporte sur la malhonn&#234;tet&#233; ou le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Iran : Quand l'Union europ&#233;enne courtise le r&#233;gime des ayatollahs
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		<dc:date>2003-11-08T15:13:35Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Cet article est une contribution des camarades de la Ligue socialiste r&#233;volutionnaire d'Iran, qui publie Kargar-e Socialist. Il est bas&#233; sur un certain nombre d'extraits d'un article d&#233;j&#224; publi&#233; dans ce magazine. La mission r&#233;cente des ministres britannique, fran&#231;ais et allemand des affaires &#233;trang&#232;res &#224; T&#233;h&#233;ran a permis au r&#233;gime iranien de sauver la face tout en signant le protocole additionnel au trait&#233; de non prolif&#233;ration nucl&#233;aire. Ce geste et le fait que Jack Straw, le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-30-novembre-decembre-2003-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 30, novembre-d&#233;cembre 2003
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/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet article est une contribution des camarades de la Ligue socialiste r&#233;volutionnaire d'Iran, qui publie&lt;/em&gt; Kargar-e Socialist. &lt;em&gt;Il est bas&#233; sur un certain nombre d'extraits d'un article d&#233;j&#224; publi&#233; dans ce magazine. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;La mission r&#233;cente des ministres britannique, fran&#231;ais et allemand des affaires &#233;trang&#232;res &#224; T&#233;h&#233;ran a permis au r&#233;gime iranien de sauver la face tout en signant le protocole additionnel au trait&#233; de non prolif&#233;ration nucl&#233;aire. Ce geste et le fait que Jack Straw, le ministre des affaires &#233;trang&#232;res britannique, a effectu&#233; un total de cinq voyages en Iran, posent les bases pour la r&#233;solution de tous les diff&#233;rends que le r&#233;gime entretient vis-&#224;-vis de la &#171; communaut&#233; internationale &#187; et repr&#233;sentent une aubaine pour des &#171; r&#233;formateurs &#187; de plus en plus impopulaires. Cela aidera sans doute une future r&#233;conciliation entre l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain et le r&#233;gime islamique. Mais surtout l'accord du 21 octobre est dans la ligne de l'orientation prise par l'UE depuis plus d'un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une r&#233;union des dirigeants des 15 pays de l'Union europ&#233;enne &#224; Luxembourg le 17 juin 2002, suivant elle-m&#234;me une r&#233;union des gouvernements un mois plus t&#244;t, qui a commenc&#233; &#224; renforcer les relations avec l'Iran. Au cours des mois suivants, les repr&#233;sentants des pays europ&#233;ens faisaient plusieurs fois le voyage en Iran, et en retour, des repr&#233;sentants du r&#233;gime visitaient les pays europ&#233;ens et rencontraient leurs dirigeants. Dans ce contexte l'inscription de l'Organisation des moudjahidin du peuple d'Iran sur la liste des organisation terroristes et la reconnaissance par des organisations internationales de l'Iran comme un pays s&#251;r, a fait partie des n&#233;gociations qui se poursuivent en coulisse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Europe contre les Etats-Unis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau cours des chefs de gouvernement europ&#233;ens a &#233;t&#233; en partie une r&#233;action &#224; la politique aventuriste du gouvernement Bush (et de celui de Sharon). Apr&#232;s le 11 septembre 2001, celui-ci organisait l'attaque de l'Afghanistan pour r&#233;soudre la crise am&#233;ricaine, puis sous pr&#233;texte de &#171; &lt;em&gt;guerre contre le terrorisme&lt;/em&gt; &#187;, d&#233;clarait la guerre &#224; tous ceux qui s'opposait &#224; lui dans le Tiers-monde. Dans son discours du 29 janvier 2002 devant le Congr&#232;s, Bush qualifiait l'Iran, l'Irak et la Cor&#233;e du nord &#171; &lt;em&gt;d'axe du mal&lt;/em&gt; &#187;. Accusant ces pays de chercher &#224; produire des armes chimiques, biologiques et nucl&#233;aires, il d&#233;clarait : &#171; &lt;em&gt;Avec la production de ces armes de destruction massive, ces r&#233;gimes prennent le risque de creuser leurs propres tombes&lt;/em&gt; &#187;. La raison d'une telle attaque ? Evidemment pas la nature de ces r&#233;gimes, car les actes terroristes inspir&#233;s par les gouvernements d'Iran et d'Irak ne sont pas une nouveaut&#233;. Plut&#244;t la crise &#233;conomique aux Etats-Unis comme Bush lui-m&#234;me l'admettait dans son discours, prononc&#233; juste apr&#232;s la faillite d'Enron, une des plus grosses compagnies capitalistes am&#233;ricaines : &#171; &lt;em&gt;la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine est en r&#233;cession &#233;conomique&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique agressive unilat&#233;rale du gouvernement des USA et l'intimidation de Bush vis-&#224;-vis des ses adversaires du &#171; Tiers-monde &#187; n'avait pas l'accord des gouvernements europ&#233;ens. Il ne respectait pas les int&#233;r&#234;ts de leurs capitalistes. L'agression du capitalisme mondial contre les pays capitalistes du Tiers-monde est g&#233;n&#233;rale, mais chaque imp&#233;rialisme a sa propre tactique. Et les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques des pays europ&#233;ens ne correspondent pas uniform&#233;ment et au m&#234;me moment &#224; ceux de la politique du gouvernement am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les r&#233;formateurs contre les r&#233;formes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autre raison principale avanc&#233;e par les dirigeants europ&#233;ens pour se rapprocher du r&#233;gime &#233;tait que l'aile &#171; r&#233;formatrice &#187; semblait s'y renforcer. Le point de vue d'Anna Lindh, ministre des affaires &#233;trang&#232;res de Su&#232;de, avant et apr&#232;s son voyage en Iran, publi&#233; dans &lt;em&gt;Dagens Nyheter&lt;/em&gt; (18 avril 2002), un des principaux journaux su&#233;dois, &#233;tait que &#171; &lt;em&gt;le voyage en Iran est en fait un soutien aux r&#233;formateurs de ce pays&lt;/em&gt; &#187;. Selon le compte-rendu de &lt;em&gt;Dagen Nyheter&lt;/em&gt;, Anna Lindh a ensuite ajout&#233; que l'oppression subie par le peuple d'Iran reste &#171; &lt;em&gt;inacceptable&lt;/em&gt; &#187; mais que malgr&#233; cela, il y a eu des changements dans le pays. &#171; &lt;em&gt;En Iran&lt;/em&gt;, a-t-elle dit,&lt;em&gt; les tendances r&#233;formistes grossissent. Ces groupes veulent changer l'Iran, le rendre moderne et d&#233;mocratique, et le Pr&#233;sident de l'Iran appartient &#224; ce courant &lt;/em&gt; &#187;. Et elle aurait ajout&#233; : &#171; &lt;em&gt;Pour tous ceux qui veulent faire avancer les r&#233;formes en Iran, il est n&#233;cessaire de s'y rendre et d'avoir des liens &#233;troits avec lui&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Annah Lindh et les dirigeants europ&#233;ens cherchaient vraiment o&#249; en &#233;taient les r&#233;formes et les r&#233;formateurs, il leur aurait suffi de regarder la terrible situation des populations durant la p&#233;riode des soi-disant r&#233;formes du pr&#233;sident. Et au lieu de &#171; n&#233;gociations &#187; en coulisse avec ceux qui ont aid&#233; &#224; r&#233;primer les droits des travailleurs, des jeunes et des femmes, ils auraient mieux fait de chercher &#224; parler aux repr&#233;sentants de ces opprim&#233;s. Il semble donc &#233;vident que les motivations des dirigeants des pays europ&#233;ens n'&#233;taient pas de d&#233;couvrir la v&#233;rit&#233;, et que le tournant &#224; l'&#233;gard du r&#233;gime est bas&#233; sur les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques des capitalistes internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; r&#233;formes &#171; , m&#234;me au sens bourgeois du terme, signifient la satisfaction de revendications comme l'indemnisation du ch&#244;mage, une couverture sociale, des cong&#233;s pay&#233;s etc. une partie des revendications minima traditionnelles des pr&#233;d&#233;cesseurs sociaux-d&#233;mocrates d'Anna Lindh &#224; la fin du XIX&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Les &#171; r&#233;formes &#187; demand&#233;es en Iran sont m&#234;me encore plus limit&#233;es que les exigences de la social-d&#233;mocratie d'alors. Alors que les salaires des travailleurs restent souvent impay&#233;s durant six mois &#224; un an, et que le r&#233;gime et sa fraction r&#233;formiste a arr&#234;t&#233; et emprisonn&#233; les travailleurs du textile de Barsh &#224; Efahan ; alors que les travailleurs de Jamco et Shadanpoor se font tirer dessus devant le parlement ; et alors que la moindre protestation des travailleurs est &#233;cras&#233;e - juste parce que les travailleurs r&#233;clament le paiement de leurs salaires - comment les dirigeants europ&#233;ens peuvent-ils d&#233;fendre ce r&#233;gime et imaginer que des r&#233;formes ont lieu et s'amplifient ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...et les Europ&#233;ens aussi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;lle&lt;/sup&gt; Lindh oublie que Khatami, le dirigeant des r&#233;formateurs, est au pouvoir depuis plus de six ans, que les r&#233;formateurs ont aussi la majorit&#233; au parlement. Et que les assassinats et tabassages de travailleurs et d'&#233;tudiants se sont d&#233;roul&#233;s sous l'&#233;gide de ces m&#234;mes &#171; r&#233;formateurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; r&#233;formes &#187;, comme l'obtention d'une indemnisation du ch&#244;mage, d'une couverture sociale, du droit &#224; avoir des cong&#233;s ; des droits d&#233;mocratiques comme la libert&#233; d'expression, le droit de s'organiser et de faire gr&#232;ve, la libert&#233; de cr&#233;er des syndicats et des organisations ouvri&#232;res ind&#233;pendantes, l'&#233;ducation gratuite pour tous les hommes et les femmes, le respect des droits humains, le droit pour tout citoyen de porter plainte et de poursuivre tout fonctionnaire du r&#233;gime etc. : voil&#224; les revendications approuv&#233;es par toute la soci&#233;t&#233; iranienne. Mais les r&#233;formateurs - m&#234;me ceux qui sont actuellement dans l'opposition - ne veulent pas de telles r&#233;formes, et dans la pratique n'ont pas fait le moindre pas dans cette direction. Khameiny (le dirigeant des conservateurs NDLR) n'a eu qu'un mot &#224; dire pour bloquer la proposition du parlement r&#233;formiste (en th&#233;orie ceux qui ont &#233;t&#233; &#233;lus par le peuple) en faveur de la libert&#233; de la presse et des m&#233;dias, y compris r&#233;formistes. Aucun r&#233;formateur n'a protest&#233;. Comment peut-on en attendre qu'ils s'attaquent &#224; d'autres probl&#232;mes fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants des pays europ&#233;ens, cens&#233;s soutenir la libert&#233; d'expression et les droits d&#233;mocratiques, connaissent certainement la situation. Ils savent que la d&#233;fense de r&#233;formes pour le peuple d'Iran est en totale contradiction avec le soutien aux &#171; r&#233;formateurs &#187; ; et que le meilleur et le plus rapide des moyens pour accomplir des r&#233;formes serait l'isolement international du r&#233;gime en place, et non son renforcement. Par leurs contorsions et la signature de trait&#233;s &#233;conomico-politiques avec le r&#233;gime, ils montrent donc dans la pratique qu'ils se moquent bien des r&#233;formes en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 octobre 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maziar RAZI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Editorial : LO-LCR : au-del&#224; des &#233;lections
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<description>Le congr&#232;s de la LCR vient &#224; une tr&#232;s large majorit&#233; d'approuver l'accord avec LO pour les prochaines &#233;lections r&#233;gionales et europ&#233;ennes. LO elle-m&#234;me ne se prononcera d&#233;finitivement qu'en d&#233;but d&#233;cembre mais tout indique que son congr&#232;s devrait prendre la m&#234;me d&#233;cision. &lt;br /&gt;Ne boudons pas notre plaisir. D'abord les bases de cet accord - une attitude sans ambigu&#239;t&#233; vis-&#224;-vis de la gauche gouvernementale et une campagne ax&#233;e en direction du monde du travail et de ses couches les plus&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le congr&#232;s de la LCR vient &#224; une tr&#232;s large majorit&#233; d'approuver l'accord avec LO pour les prochaines &#233;lections r&#233;gionales et europ&#233;ennes. LO elle-m&#234;me ne se prononcera d&#233;finitivement qu'en d&#233;but d&#233;cembre mais tout indique que son congr&#232;s devrait prendre la m&#234;me d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne boudons pas notre plaisir. D'abord les bases de cet accord - une attitude sans ambigu&#239;t&#233; vis-&#224;-vis de la gauche gouvernementale et une campagne ax&#233;e en direction du monde du travail et de ses couches les plus d&#233;favoris&#233;es - sont excellentes. Ensuite la Fraction et &lt;em&gt;Convergences r&#233;volutionnaires,&lt;/em&gt; ont assez milit&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es pour que l'extr&#234;me gauche et plus sp&#233;cialement les deux organisations adoptent une attitude responsable, c'est-&#224;-dire sachent aller ensemble aux batailles politiques chaque fois qu'elles pouvaient trouver les bases d'une alliance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois les deux organisations les ont trouv&#233;es. Sans aucun doute d'abord pour les avoir s&#233;rieusement cherch&#233;es, ce qui fut loin d'&#234;tre le cas pr&#233;c&#233;demment. C'est un premier succ&#232;s pour l'extr&#234;me gauche. Pas le plus facile car il a &#233;t&#233; remport&#233; sur sa tendance traditionnelle au sectarisme et &#224; la chamaillerie, confondue trop souvent avec les d&#233;bats et les combats n&#233;cessaires sur les vrais sujets qui la divisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se convaincre de ce succ&#232;s il suffit d'ailleurs d'entendre les politiciens du PS, qui il y a peu encore tentaient quelques appels du pied du c&#244;t&#233; de l'extr&#234;me gauche et se d&#233;cha&#238;nent maintenant contre elle. Elle est para&#238;t-il &#171; impuissante &#187; car refusant d'avance des compromis pourris avec eux. Assez puissante cependant pour susciter leurs inqui&#233;tudes ! La gauche l'aime bien pourtant au fond cette extr&#234;me gauche. Mais divis&#233;e, battue, implorante ou repli&#233;e sur elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous fait toucher du doigt les limites de cet accord LO-LCR. Il y a le risque, ne nous le cachons pas, qu'il soit purement de circonstance, impos&#233; par une loi &#233;lectorale inique ; et qu'une fois les &#233;lections pass&#233;es il n'y ait plus la moindre volont&#233; d'explorer ce qui pourrait &#234;tre fait en commun et sur d'autres terrains, ceux des luttes des travailleurs, pourtant plus importants que les &#233;lections. Auquel cas l'extr&#234;me gauche, m&#234;me en ayant obtenu le bon score que redoute le PS, voire des &#233;lus, aurait peut-&#234;tre droit &#224; nouveau &#224; ses risettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tendance &#224; ne pas voir plus loin que le bout des &#233;lections existe. Le congr&#232;s de la LCR a m&#234;me montr&#233; une tendance &#224; refuser d'envisager ces &#233;lections avec LO. Et on sait qu'elle existe tout pareillement &#224; LO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est tr&#232;s important dans les six mois qui viennent de mener la meilleure campagne &#233;lectorale possible, de tout faire pour que les listes LCR-LO obtiennent un bon r&#233;sultat. Ce serait la meilleure fa&#231;on de regonfler le moral des travailleurs pour les combats qui les attendent contre le gouvernement et les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous avons encore un autre combat &#224; mener. Convaincre que l'intervention des r&#233;volutionnaires doit d'abord porter sur les vrais terrains de la lutte de classe, dans les entreprises, dans les quartiers et cit&#233;s ouvri&#232;res ; que l&#224; aussi pour se donner le maximum de moyen et d'efficacit&#233;, il ne faut pas perdre une occasion d'agir en commun, c'est-&#224;-dire avoir la volont&#233; de la chercher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes il n'est pas question aujourd'hui d'unit&#233; organique. La LCR et LO ne se retrouvent certainement pas sur tous les terrains et dans tous les mouvements. Le projet m&#234;me du type de parti qu'elles veulent l'une et l'autre construire &#224; moyen terme les &#233;carte s&#233;rieusement l'une de l'autre pour le moment. Mais si aucune intervention commune dans le mouvement altermondialiste n'est possible, qu'est-ce qui l'emp&#234;che sur le probl&#232;me du ch&#244;mage et des licenciements, sur lequel elles s'appr&#234;tent &#224; dire la m&#234;me chose, en commun, &#224; l'occasion des &#233;lections ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 novembre 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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