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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> L'avenir de la SNCM et de ceux qui y travaillent dans les mains d'un escroc ?
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCM
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		<description>Le projet de reprise de la SNCM (compagnie maritime qui assure la liaison maritime entre la Corse et le continent) retenu par le tribunal de commerce de Marseille comporte la suppression de 600 emplois ! C'est le transporteur corse Patrick Rocca que le tribunal a retenu&#8230; Seul petit probl&#232;me, ce monsieur a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233; pour escroquerie, abus de bien social ainsi que faux et usage de faux. Bref, pas exactement un gage d'avenir pour les salari&#233;s de la SNCM. &lt;br /&gt;Ceux-ci ont d&#233;cid&#233; de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCM-+" rel="tag"&gt;SNCM
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet de reprise de la SNCM (compagnie maritime qui assure la liaison maritime entre la Corse et le continent) retenu par le tribunal de commerce de Marseille comporte la suppression de 600 emplois ! C'est le transporteur corse Patrick Rocca que le tribunal a retenu&#8230; Seul petit probl&#232;me, ce monsieur a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233; pour escroquerie, abus de bien social ainsi que faux et usage de faux. Bref, pas exactement un gage d'avenir pour les salari&#233;s de la SNCM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci ont d&#233;cid&#233; de se mettre en gr&#232;ve reconductible : on comprend qu'ils ne veuillent ni des licenciements ni d'un escroc av&#233;r&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> SNCM, RTM, SNCF... Quatre mois de gr&#232;ves d&#233;termin&#233;es... mais d&#233;faites
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		<dc:date>2006-01-13T21:21:43Z</dc:date>
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Le dernier tiers de l'ann&#233;e 2006 aura &#233;t&#233; marqu&#233; par des gr&#232;ves qui bien que localis&#233;es, ont focalis&#233; l'attention de tout le pays. Ainsi, apr&#232;s les marins de la SNCM, puis les traminots de la RTM, &#224; Marseille, celle en d&#233;cembre des conducteurs du RER D en banlieue parisienne. Elle a dur&#233; 10 jours (23 &#224; la SNCM et 46 &#224; la RTM) mais, venant dans la foul&#233;e d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (avort&#233;e) de la SNCF et semblant sur le point d'&#234;tre imit&#233;e par d'autres secteurs cheminots (pendant quelques&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-43-janvier-fevrier-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 43, janvier-f&#233;vrier 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCM-+" rel="tag"&gt;SNCM
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dernier tiers de l'ann&#233;e 2006 aura &#233;t&#233; marqu&#233; par des gr&#232;ves qui bien que localis&#233;es, ont focalis&#233; l'attention de tout le pays. Ainsi, apr&#232;s les marins de la SNCM, puis les traminots de la RTM, &#224; Marseille, celle en d&#233;cembre des conducteurs du RER D en banlieue parisienne. Elle a dur&#233; 10 jours (23 &#224; la SNCM et 46 &#224; la RTM) mais, venant dans la foul&#233;e d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (avort&#233;e) de la SNCF et semblant sur le point d'&#234;tre imit&#233;e par d'autres secteurs cheminots (pendant quelques jours, ceux du RER B l'ont rejointe, puis d'autres en province s'y sont mis de leur c&#244;t&#233;), elle a provoqu&#233; un instant la m&#234;me inqui&#233;tude des autorit&#233;s et des m&#233;dias. Une inqui&#233;tude qui d&#233;montre que, dans le climat social actuel, gouvernement et patrons craignent que la moindre gr&#232;ve un peu s&#233;rieuse serve de d&#233;tonateur &#224; un mouvement bien plus large, m&#234;me quand ce n'est ni la volont&#233; ni les pr&#233;occupations des gr&#233;vistes eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, la col&#232;re a &#233;clat&#233; &#224; propos de nouveaux horaires : augmentation du nombre de week-ends travaill&#233;s, due &#224; la d&#233;cision de faire circuler plus de trains sans cr&#233;er les effectifs suffisants. Apparemment un probl&#232;me bien sp&#233;cifique. En fait, la simple traduction chez les roulants de l'accroissement de l'exploitation dont sont victimes, sous une forme ou sous une autre (augmentation de la charge de travail, suppressions d'emplois, manipulation des horaires, abaissement du salaire r&#233;el) tous les cheminots, et en fait tous les travailleurs du priv&#233; comme du public. D'o&#249; la crainte des autorit&#233;s que ce mouvement serve d'exemple et leur volont&#233; d'y mettre fin &#224; tout prix... sans c&#233;der autre chose que des miettes. Ce qui en fait du coup un contre-exemple... comme la SNCM ou la RTM l'ont &#233;t&#233; avant lui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'&#233;chec in&#233;vitable ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu'en conclure ? Que m&#234;me dures, m&#234;me men&#233;es par des travailleurs d&#233;termin&#233;s, les gr&#232;ves seraient, face &#224; la fermet&#233; du gouvernement actuel, inefficaces, vou&#233;es &#224; l'&#233;chec ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des conducteurs de la banlieue parisienne a &#233;chou&#233; parce qu'elle est rest&#233;e isol&#233;e, tout comme celles de la SNCM et de la RTM. Or cet isolement n'&#233;tait en rien une fatalit&#233;. Les m&#234;mes probl&#232;mes et le m&#234;me m&#233;contentement existent chez l'ensemble des cheminots qui subissent tous de plein fouet la politique de baisse des effectifs (7 000 suppressions de postes entre 2003 et 2004) et des salaires (augmentations tr&#232;s faibles apr&#232;s des ann&#233;es de quasi-blocage depuis 1998). Dans ce contexte, pourtant, les syndicats (la CGT et Sud, tr&#232;s implant&#233;s en banlieue) n'ont pas eu la moindre d&#233;marche pour s'adresser aux autres cheminots. Ils n'ont diffus&#233; aucune information vers les autres secteurs, au point que, parfois, les conducteurs de d&#233;p&#244;ts voisins ne connaissaient m&#234;me pas les raisons pr&#233;cises de la gr&#232;ve. Et ils ne se sont pas plus adress&#233;s aux voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxe apparent m&#234;me, c'est la direction SNCF et les m&#233;dias mobilis&#233;s par elle qui l'ont fait. Le seul tract distribu&#233; dans les gares fut celui de la direction. &#201;videmment, ce brusque souci de l'usager (qui, d'habitude, sur ces lignes de banlieue est trait&#233; comme un chien : retards quotidiens, conditions difficiles aux heures de pointe) n'&#233;tait pas anodin. En faisant des conducteurs d'affreux privil&#233;gi&#233;s, para&#238;t-il tr&#232;s bien pay&#233;s pour des journ&#233;es de travail de moins de 6 heures, il s'agissait de susciter la col&#232;re des voyageurs... contre les gr&#233;vistes, de contribuer &#224; isoler la gr&#232;ve. Quoi de plus facile, du coup, pour la direction de jouer sur la g&#234;ne et la lassitude croissantes d'usagers tenus &#224; l'&#233;cart d'un mouvement dont ils ne comprenaient pas les raisons... et d'attendre patiemment que la gr&#232;ve s'essouffle ? Ainsi, en ne faisant rien pour &#233;tendre ni m&#234;me faire conna&#238;tre la gr&#232;ve, les syndicats, qu'ils l'aient voulu ou non, l'ont condamn&#233;e &#224; l'impasse et ont envoy&#233; les gr&#233;vistes, tout d&#233;termin&#233;s qu'ils &#233;taient, dans le mur. De toute &#233;vidence, le m&#234;me sort fut r&#233;serv&#233; aux gr&#232;ves qui &#233;clat&#232;rent par la suite dans d'autres villes de province, &#224; Rouen, dans le Sud-Ouest ou encore &#224; Nice o&#249; les conducteurs de TER durent reprendre eux aussi apr&#232;s dix jours de gr&#232;ve sans r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La culture du cat&#233;goriel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que les gr&#233;vistes eux-m&#234;mes ne voyaient pas l'utilit&#233; d'&#233;largir, pas m&#234;me &#224; l'ensemble de la cat&#233;gorie des roulants. Mais comment n'en aurait-il pas &#233;t&#233; ainsi quand tout espoir de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de la SNCF avait &#233;t&#233; torpill&#233; 15 jours plus t&#244;t !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 novembre au soir, en effet, les f&#233;d&#233;rations syndicales (CFDT except&#233;e) appelaient l'ensemble des cheminots &#224; une gr&#232;ve reconductible... pour les inviter &#224; reprendre le travail d&#232;s le lendemain. Le pr&#233;texte de la volte-face ? Les cheminots auraient remport&#233; une victoire, petite certes, mais une victoire quand m&#234;me, et la participation &#224; la gr&#232;ve &#233;tait un peu faiblarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une victoire, les ridicules concessions de la direction ? 0,3 % d'augmentation, une prime de 120 euros (hi&#233;rarchis&#233;e, c'est-&#224;-dire profitant d'abord aux plus hauts salaires), de vagues promesses de geler (et non annuler) quelques suppressions de postes : pas de quoi pourtant stopper la d&#233;gradation du niveau de vie ni la r&#233;duction continue des effectifs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots n'auraient pas r&#233;pondu pr&#233;sents ? C'est ce qu'avait voulu faire croire bien s&#251;r la direction en publiant le chiffre de 23 % de gr&#233;vistes, repris en ch&#339;ur par tous les m&#233;dias. Un chiffre forc&#233;ment bas puisqu'il englobait toutes les cat&#233;gories de cheminots, cadres et ma&#238;trises compris. Par contre elle se gardait bien d'&#233;bruiter celui, bien plus significatif, de l'Ex&#233;cution (33 %). Cette premi&#232;re journ&#233;e, sans &#234;tre un franc succ&#232;s, montrait au contraire qu'une partie non n&#233;gligeable des cheminots &#233;tait partante pour ce qu'elle croyait vraiment une gr&#232;ve reconductible, c'est-&#224;-dire peut-&#234;tre longue et difficile... mais au moins g&#233;n&#233;rale &#224; la SNCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voil&#224;, c'&#233;tait un trompe-l'&#339;il. Trompe-l'&#339;il qui n'avait sans doute pas &#233;chapp&#233; &#224; la direction SNCF et au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout dans l'appel des syndicats sonnait faux en effet. Et d'abord les revendications : un catalogue fourre-tout o&#249; il &#233;tait question des salaires, de l'emploi et de la privatisation, r&#233;elles pr&#233;occupations des cheminots, mais o&#249; rien n'&#233;tait pr&#233;cis&#233; ni chiffr&#233;. Peu motivant pour les h&#233;sitants ! Ensuite, la pr&#233;paration de cette gr&#232;ve... ou plut&#244;t son sabotage : l'annonce du pr&#233;avis des semaines &#224; l'avance aurait pu &#234;tre l'occasion de mobiliser, prendre le temps de passer dans tous les secteurs, convaincre les ind&#233;cis... bref d&#233;ployer tous les efforts pour que cette premi&#232;re journ&#233;e soit une r&#233;ussite. Dans une certaine mesure, sur le terrain, les militants syndicaux l'ont fait, en organisant dans bien des endroits des tourn&#233;es. Mais quelle efficacit&#233; ces initiatives pouvaient-elles avoir quand, dans le m&#234;me temps, les f&#233;d&#233;rations se pr&#234;taient au jeu de la n&#233;gociation, adoptant au gr&#233; des tractations avec la direction un ton de plus en plus conciliant la semaine pr&#233;c&#233;dant la gr&#232;ve ! D'un c&#244;t&#233;, elles agitaient le mot d'ordre de gr&#232;ve reconductible (ce qui permettait de donner le change aux cheminots les plus combatifs), de l'autre elles multipliaient les signes rassurants en direction du gouvernement et de la direction : pas d'inqui&#233;tude, il n'est pas dans notre intention d'organiser un nouveau 95, tout au plus une gr&#232;ve que l'on fera cesser le plus t&#244;t possible, au premier os que vous nous donnerez &#224; ronger... Promesse tenue puisque, le 22 au soir, apr&#232;s un jour de gr&#232;ve, les syndicats arr&#234;taient tout.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt; La peur du mouvement d'ensemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'appel des syndicats n'avait donc &#233;t&#233; qu'une com&#233;die, dont les seuls dupes ont &#233;t&#233; les cheminots qui y ont vu enfin l'occasion d'engager un combat d'ampleur et de rompre avec la succession de &#171; journ&#233;es d'action &#187; (six depuis janvier 2005 !) dont ils avaient pu amplement mesurer l'inefficacit&#233;. Et voil&#224; que cette gr&#232;ve reconductible se r&#233;v&#233;lait n'&#234;tre qu'une &#171; gr&#232;ve carr&#233;e &#187; (gr&#232;ve de 24 heures dans le jargon cheminot) de plus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;ration avait r&#233;ussi. Cette gr&#232;ve avort&#233;e ne pouvait manquer d'en refroidir beaucoup. Et, pour les plus d&#233;termin&#233;s, ceux qui avaient le plus la col&#232;re et n'acceptaient vraiment pas les nouveaux coups, les aiguiller vers des bagarres locales. La voie de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ne venait-elle pas de leur &#234;tre ferm&#233;e ? Tout les poussait donc &#224; tenter d'obtenir localement ce qu'ils pouvaient, pour eux-m&#234;mes, sans se pr&#233;occuper des autres, en ne comptant que sur leurs propres forces. Ce repliement sur soi n'&#233;tait que la cons&#233;quence de la d&#233;faite du 21 novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la SNCF, les directions syndicales ont fait une fois de plus la d&#233;monstration que leur intention n'&#233;tait pas d'aller vers le mouvement d'ensemble, seul moyen de mener &#224; la victoire. Lorsque des mouvements locaux se d&#233;clenchent malgr&#233; tout, elles peuvent certes en prendre la t&#234;te et se montrer &#171; radicales &#187; (en laissant faire leurs repr&#233;sentants locaux qui ont moins de vis&#233;es politiciennes ou sont davantage sous la pression de la base), elles peuvent m&#234;me les d&#233;clencher elles-m&#234;mes pour &#233;viter d'&#234;tre d&#233;bord&#233;es, mais elles ne tenteront rien pour les &#233;tendre. Ou plut&#244;t elles feront tout pour que ce ne soit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SNCF n'a &#233;t&#233; qu'un nouvel avatar de la politique qu'on avait vu &#224; l'&#339;uvre quelques semaines avant, lors des gr&#232;ves de la SNCM et de la RTM. Alors qu'il aurait fallu tout faire pour tenter d'&#233;tendre (ce qui localement commen&#231;ait un peu &#224; se faire, puisqu'&#224; Marseille les dockers s'y &#233;taient mis aussi), les directions syndicales torpill&#232;rent l'occasion de le faire. L&#224;, ce fut par le biais de l'organisation d'une action de plus grande envergure, la journ&#233;e interprofessionnelle du 4 octobre, mais... sans lendemain. Pourtant pr&#232;s d'un million de personnes &#233;taient descendues dans la rue dire non aux privatisations et aux suppressions de postes, ce contre quoi justement les gr&#233;vistes de la SNCM et de la RTM &#233;taient en train de se battre. Le succ&#232;s de cette journ&#233;e ne fut pas extraordinaire (les salari&#233;s du priv&#233;, notamment, &#233;taient encore trop peu nombreux). Il aurait pu pourtant offrir un point d'appui pour proposer une perspective aux salari&#233;s confront&#233;s aux m&#234;mes probl&#232;mes. Les syndicats se content&#232;rent de se f&#233;liciter de ce succ&#232;s sans chercher &#224; l'exploiter et &#224; organiser l'&#233;tape suivante, avec comme objectif la g&#233;n&#233;ralisation des luttes. Et ils laiss&#232;rent les gr&#233;vistes de la SNCM et de la RTM continuer tout seuls. Avec le r&#233;sultat que l'on conna&#238;t...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mettre toutes les chances de notre c&#244;t&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le trimestre dernier, tant &#224; la SNCF qu'&#224; la SNCM ou &#224; la RTM, c'est la politique des directions syndicales qui a montr&#233; son inefficacit&#233;. La gr&#232;ve, elle, est toujours &#224; l'ordre du jour. Mais pas la gr&#232;ve isol&#233;e, parqu&#233;e, atomis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, plus que jamais, face &#224; une politique qui nous m&#232;ne de d&#233;faites en d&#233;faites, il est n&#233;cessaire d'affirmer la politique correspondant vraiment aux int&#233;r&#234;ts du monde du travail : mise en avant des revendications g&#233;n&#233;rales (l'interdiction des licenciements et des contrats pr&#233;caires, l'augmentation de 300 &#8364; par mois pour tous, la cr&#233;ation de centaines de milliers d'emplois dans les services publics...) qui, en fait, englobent les revendications particuli&#232;res des diff&#233;rents secteurs ; et pr&#233;occupation, dans chaque combat, de l'&#233;tendre au maximum, en s'adressant &#224; tous ceux qui peuvent &#234;tre concern&#233;s au-del&#224; de son secteur, atelier, chantier, bureau, usine ou cat&#233;gorie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus dur, dans un premier temps, que de se replier sur soi-m&#234;me ? Peut-&#234;tre. Mais plus de chance de vaincre aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 janvier 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agathe MALET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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