<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Cor&#233;e du Sud : vers la semaine de travail de 69 heures ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Coree-du-Sud-vers-la-semaine-de-travail-de-69-heures</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Coree-du-Sud-vers-la-semaine-de-travail-de-69-heures</guid>
		<dc:date>2023-03-17T15:57:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Cor&#233;e
</dc:subject>
		<dc:subject>Temps de travail
</dc:subject>

		<description>Le gouvernement a rendu public un projet de loi visant &#224; porter la semaine de travail &#224; 69 heures afin notamment &#171; de renforcer la comp&#233;titivit&#233; des entreprises &#187;. Il faut dire qu'actuellement la dur&#233;e maximale hebdomadaire est limit&#233;e &#224;&#8230; 52 heures, soit 40 statutaires et 12 heures suppl&#233;mentaires. Plafond qui monte d&#233;j&#224; &#224; 60 heures pour les PME de moins de 30 salari&#233;s. Nettement insuffisant pour le patronat qui veut augmenter cette semaine travaill&#233;e de plus de 20 %. Des jeunes de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Coree-+" rel="tag"&gt;Cor&#233;e
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Temps-de-travail-+" rel="tag"&gt;Temps de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement a rendu public un projet de loi visant &#224; porter la semaine de travail &#224; 69 heures afin notamment &#171; de renforcer la comp&#233;titivit&#233; des entreprises &#187;. Il faut dire qu'actuellement la dur&#233;e maximale hebdomadaire est limit&#233;e &#224;&#8230; 52 heures, soit 40 statutaires et 12 heures suppl&#233;mentaires. Plafond qui monte d&#233;j&#224; &#224; 60 heures pour les PME de moins de 30 salari&#233;s. Nettement insuffisant pour le patronat qui veut augmenter cette semaine travaill&#233;e de plus de 20 %. Des jeunes de la Conf&#233;d&#233;ration cor&#233;enne des syndicats ont bloqu&#233;, en signe de protestation, le bureau du pr&#233;sident de la R&#233;publique, Yoon Seok-youl, qui avait d&#233;clar&#233; que le temps de travail hebdomadaire n'&#233;tait pas suffisant &#171; compte tenu des besoins de main-d'&#339;uvre des diff&#233;rentes industries notamment pour faire face aux charges de travail lorsque la demande est &#233;lev&#233;e ou en haute saison &#187;. Les syndicats de salari&#233;s sont vent debout contre ce projet et comptent bien le faire savoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> France : une des semaines de travail les plus longues d'Europe
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/France-une-des-semaines-de-travail-les-plus-longues-d-Europe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/France-une-des-semaines-de-travail-les-plus-longues-d-Europe</guid>
		<dc:date>2021-11-19T15:37:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>&#201;conomie
</dc:subject>
		<dc:subject>Temps de travail
</dc:subject>

		<description>L'hebdomadaire Courrier international consacre le dossier de son dernier num&#233;ro au temps de travail et &#224; l'exp&#233;rience qui va &#234;tre tent&#233;e en Espagne de tester la semaine de quatre jours et de 32 heures dans 200 entreprises volontaires de diff&#233;rents secteurs. &#192; cette occasion, le journal rappelle les chiffres de l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomique (OCDE) selon lesquels, en Europe occidentale, la France est un des pays o&#249; la semaine de travail est la plus longue&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-economie-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Temps-de-travail-+" rel="tag"&gt;Temps de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'hebdomadaire &lt;em&gt;Courrier international&lt;/em&gt; consacre le dossier de son dernier num&#233;ro au temps de travail et &#224; l'exp&#233;rience qui va &#234;tre tent&#233;e en Espagne de tester la semaine de quatre jours et de 32 heures dans 200 entreprises volontaires de diff&#233;rents secteurs. &#192; cette occasion, le journal rappelle les chiffres de l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomique (OCDE) selon lesquels, en Europe occidentale, la France est un des pays o&#249; la semaine de travail est la plus longue (37,4 heures) juste devant l'Espagne (37,5) et &#224; &#233;galit&#233; avec le Luxembourg mais derri&#232;re les Pays-Bas, le Danemark, la Norv&#232;ge, l'Allemagne, la Suisse, la Su&#232;de, le Royaume-Uni, l'Autriche, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, et la Belgique. Elle d&#233;passe m&#234;me la moyenne de l'ensemble des 38 pays de l'OCDE (36,6 heures). Ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; Macron d'affirmer avec aplomb lors de la pr&#233;sentation de son plan d'investissement &#224; l'horizon 2030 : &lt;em&gt;&#171; Nous sommes un pays qui travaille moins que les autres. &#187;&lt;/em&gt; Trump n'a pas le monopole des fake news.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La valse du temps de travail : Un concentr&#233; de l'histoire de la lutte des classes (2/2)
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-2-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-2-2</guid>
		<dc:date>2020-10-29T20:16:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Article
</dc:subject>
		<dc:subject>Temps de travail
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au nom de la crise, le patronat veut pouvoir augmenter le temps de travail, tout en laissant sur le carreau une partie des travailleurs. Cette vell&#233;it&#233; d'accro&#238;tre la dur&#233;e de travail, et avec elle l'exploitation, n'est pas nouvelle. L'histoire de du temps de travail est finalement le reflet de l'histoire de la lutte des classes. Autant s'en souvenir. &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-valse-du-temps-de-travail-" rel="directory"&gt;La valse du temps de travail
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Article-+" rel="tag"&gt;Article
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Temps-de-travail-+" rel="tag"&gt;Temps de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton13987-90fe2.jpg?1788046407' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; partir du milieu des ann&#233;es 1970, la situation sociale se retourne. Une crise &#233;conomique &#233;clate, pr&#233;cipit&#233;e par le choc p&#233;trolier de 1973. Entre le ralentissement &#233;conomique et les importants gains de productivit&#233; des ann&#233;es 1960, le besoin de nouveaux bras pour servir les machines se r&#233;duit. Or, la population active continue de s'accro&#238;tre rapidement avec l'entr&#233;e sur le march&#233; du travail des premi&#232;res g&#233;n&#233;rations du baby-boom et le d&#233;veloppement de l'activit&#233; salari&#233;e des femmes. Bien que l'activit&#233; se r&#233;duise pour les jeunes (avec l'allongement des &#233;tudes) et pour les plus &#226;g&#233;s (avec la mont&#233;e en charge des r&#233;gimes de retraite) et que le gouvernement mette fin aux politiques d'immigration (la part des immigr&#233;s dans la population n'augmentera plus durant 25 ans), il y a un surplus de main-d'&#339;uvre : la population active augmente plus vite que les emplois&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Marchand et Claude Minni, &#171; Les grandes transformations du march&#233; du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-1-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Partie 1 : De l'aube du capitalisme &#224; la fin des Trente Glorieuses &#187;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De 1975 &#224; 2003, la dur&#233;e annuelle moyenne du travail se r&#233;duit&#8230; au prix de la flexibilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage de masse qui s'installe profite &#224; la r&#233;duction du temps de travail. Cette fois non plus sous le coup des luttes ouvri&#232;res, mais &#224; l'initiative du patronat lui-m&#234;me et des gouvernements de gauche&#8230; comme de droite ! Le patronat voit dans la r&#233;duction des horaires de travail un nouvel outil pour imposer une plus grande flexibilit&#233; et l'augmentation des cadences, et &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt; am&#233;liorer ses profits. Entre 1975 et aujourd'hui, deux p&#233;riodes de r&#233;duction du temps de travail annuel moyen se d&#233;gagent pour les salari&#233;s : de 1975 &#224; 1983, il se r&#233;duit de 150 heures ; puis de 200 heures entre 1991 et 2003&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Donn&#233;es issues de Charles Raffin, Hatice Yildiz (Dares), &#171; Depuis 1975, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1863 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/figure1-duree_1975-2018_salaries.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH325/figure1-duree_1975-2018_salaries-265ae.jpg?1788046407' width='500' height='325' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le retour de la &#171; gauche &#187; au pouvoir : les 39 heures&#8230; et le gel des salaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La baisse du temps de travail commence d&#232;s le milieu des ann&#233;es 1960 avec la r&#233;duction des heures suppl&#233;mentaires, qui acc&#233;l&#232;re apr&#232;s 1975. La main-d'&#339;uvre ne manque plus, si bien qu'elles ne sont plus essentielles au patronat. La dur&#233;e effective du travail se rapproche progressivement de la dur&#233;e l&#233;gale de 40 heures. Lorsque la gauche revient au pouvoir en 1981, patronat et syndicats sont d&#233;j&#224; engag&#233;s dans des n&#233;gociations sur l'am&#233;nagement et la r&#233;duction du temps de travail, impuls&#233;es par le gouvernement Barre en 1978. Mitterrand ne fait qu'acc&#233;l&#233;rer le mouvement. Et encore, timidement : apr&#232;s avoir promis les 35 heures dans sa campagne, c'est finalement la semaine de 39 heures qui est instaur&#233;e en janvier 1982, par ordonnance, ainsi que la cinqui&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s. Mais charge est laiss&#233;e aux patrons et aux directions syndicales de n&#233;gocier les conditions d'application, sur la base d'une loi volontairement floue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si dans beaucoup d'entreprises, le travail est effectivement r&#233;duit &#224; 39 heures sans perte de salaire, ni heures suppl&#233;mentaires, cela n'est pas le cas partout. Certains patrons cherchent &#224; grignoter les heures perdues par diverses astuces : en excluant certains temps de transport ou d'habillage auparavant compt&#233;s, en faisant passer les cong&#233;s d'anciennet&#233; pr&#233;existant pour la cinqui&#232;me semaine de cong&#233;, ou encore en instaurant des heures suppl&#233;mentaires obligatoires. Et quand les horaires sont r&#233;duits, le salaire n'est pas toujours maintenu, la loi ne l'imposant qu'au niveau du Smic. Selon Pierre Mauroy, alors Premier ministre : &lt;em&gt;&#171; qui dit partage du travail dit simultan&#233;ment partage des revenus &#187;&lt;/em&gt;. Pas question pour la &#171; gauche &#187;, que cela co&#251;te aux patrons ! Un salari&#233; sur dix dans l'industrie et un sur vingt dans le commerce y perdent directement en salaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Marchand, Daniel Rault, &#201;tienne Turpin, &#171; Des 40 heures aux 39 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, mais bien plus en tenant compte des hausses de salaire pr&#233;vues qui sont souvent annul&#233;es &#224; cette occasion, alors que l'inflation officielle d&#233;passe 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, c'est par une augmentation de productivit&#233; que les patrons se remboursent. Ils en font parfois la condition du maintien du salaire. Ainsi, chez BSN-emballage (futur Danone), une hausse des cadences de 7 % est exig&#233;e. Les ordonnances autorisent par ailleurs les patrons &#224; am&#233;nager plus librement les horaires, ce qu'ils r&#233;clamaient depuis des ann&#233;es. Par exemple, chez Creusot-Loire, une entreprise sid&#233;rurgique, la direction impose un horaire souple, allant de 38 &#224; 42 heures hebdomadaires selon la charge de travail, avec des samedis et dimanches travaill&#233;s au besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les travailleurs sont &#233;videmment preneurs d'une r&#233;duction du temps de travail, ce n'est pas &#224; n'importe quelles conditions. L'application des ordonnances donne donc lieu &#224; une s&#233;rie de gr&#232;ves, parfois avec occupation d'usine. Les travailleurs montrent encore une fois que les luttes sont plus efficaces que des gouvernements, m&#234;me &#171; de gauche &#187;, pour obtenir ce qu'ils veulent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En 2000 : les 35 heures servent d'un emballage &#224; l'annualisation du temps de travail&lt;/h2&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1864 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L420xH280/35h_cgt-54d56.jpg?1788046407' width='420' height='280' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Manifestation syndicale en faveur des 35 heures,&lt;br class='autobr' /&gt;
Paris, 1999.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une p&#233;riode de stagnation qui suit la mise en place des 39 heures, la dur&#233;e moyenne du travail commence &#224; se r&#233;duire &#224; nouveau &#224; partir de 1991, notamment sous l'impact des temps partiels &lt;em&gt;(encadr&#233; 1)&lt;/em&gt;. La droite au pouvoir accompagne alors le mouvement : d&#232;s 1992, par des all&#232;gements de cotisations sociales sur les temps partiels ; puis en 1996, par d'autres all&#232;gements pour les patrons qui r&#233;duisent la semaine de travail soit pour embaucher, soit pour pr&#233;tendument &#171; sauver des emplois &#187; (loi Robien). Le ch&#244;mage d&#233;passe officiellement les 10 % et la bourgeoisie estime qu'un peu de partage du travail, aux frais de l'&#201;tat, est un moindre mal. En 1997, 2 000 accords d'entreprise pr&#233;voient ainsi une baisse du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, la gauche plurielle fraichement &#233;lue prend le relai. La premi&#232;re loi Aubry, du nom de la ministre du Travail, accorde une nouvelle s&#233;rie de cadeaux fiscaux aux employeurs qui se mettent volontairement aux 35 heures. En 2000, la loi Aubry II pr&#233;cise le cadre de leur g&#233;n&#233;ralisation, mais, encore une fois, les modalit&#233;s d'application sont renvoy&#233;es &#224; des n&#233;gociations entreprise par entreprise, c'est-&#224;-dire au niveau o&#249; les travailleurs ont le rapport de force le plus d&#233;favorable.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L490xH213/35h-aubry-c8010.jpg?1788046407' width='490' height='213' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Cr&#233;dit : AFP/Archives / Jack GUEZ
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les 35 heures servent surtout &#224; faire accepter l'annualisation du temps de travail, une vieille revendication patronale. Les employeurs peuvent d&#233;sormais moduler la dur&#233;e du travail tout au long de l'ann&#233;e, avec un d&#233;lai de pr&#233;venance r&#233;duit. Le travail doit s'adapter aux al&#233;as des carnets de commande, sans que les patrons aient &#224; payer ni majoration pour heures suppl&#233;mentaires, ni ch&#244;mage technique. C'est ce qui permet par exemple &#224; PSA de faire travailler les ouvriers certains samedis, en l'annon&#231;ant quelques jours &#224; l'avance, tandis que l'usine est mise &#224; l'arr&#234;t &#224; d'autres p&#233;riodes de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment du passage aux 35 heures, les embauches sont loin de compenser la r&#233;duction th&#233;orique des heures, et ce sont surtout les cadences qui augmentent. Le salaire est le plus souvent maintenu pour les salari&#233;s en poste, mais gel&#233; pendant un &#224; trois ans, et pas pour les nouveaux embauch&#233;s. Le Smic horaire n'est pas m&#234;me augment&#233; de mani&#232;re &#224; maintenir son montant mensuel : c'est une usine &#224; gaz de cinq Smic diff&#233;rents qui est mise en place pour converger vers un Smic au rabais en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, les 35 heures ne deviennent m&#234;me pas la dur&#233;e &#171; normale &#187; du travail : en 2018, &#224; peine le quart des salari&#233;s &#224; temps complet travaillent 35 heures une semaine habituelle. Nombre de patrons maintiennent des r&#233;gimes &#224; 37, 38 voire 39 heures hebdomadaires en &#233;change de jours de r&#233;cup&#233;ration (les fameux RTT) ou optent pour des cycles de travail modul&#233;s sur plusieurs semaines. Qui plus est, la loi Aubry invente le concept de temps de travail &#171; effectif &#187;, qui permet de sortir du d&#233;compte horaire les temps de pause ou d'habillage. Enfin, le forfait-jour fait sauter, pour les cadres et techniciens &#171; autonomes &#187;, la notion m&#234;me de dur&#233;e l&#233;gale du travail, si bien que ceux-ci sont aujourd'hui 60 % &#224; travailler 40 heures ou plus et m&#234;me 24 % plus de 45 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction du temps de travail &#224; la sauce PS-PCF-Vert n'a pas cr&#233;&#233; beaucoup d'emplois (350 000 selon l'Insee&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Gubian, St&#233;phane Jugnot, Fr&#233;d&#233;ric Lerais et Vladimir Passeron, &#171; Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). En revanche, elle a contribu&#233; &#224; la d&#233;gradation des conditions de travail. Pour une majorit&#233; de salari&#233;s, 35 heures riment avec flexibilit&#233; accrue et intensification du travail. Pas &#233;tonnant que l'ann&#233;e 2000 ait vu un pic de gr&#232;ves dans le priv&#233;, li&#233; &#224; leur application.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1866 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/figure3-duree_tps_plein_v2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH326/figure3-duree_tps_plein_v2-68bc3.jpg?1788046407' width='500' height='326' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;em&gt;Encadr&#233; 1&lt;/em&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Des temps partiels plus nombreux, surtout pour les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour nombre de travailleurs, et surtout de travailleuses, la r&#233;duction du temps de travail n'est pas le seul fait de la diminution de sa dur&#233;e l&#233;gale. Entre le milieu des ann&#233;es 1970 et 2000, la multiplication des temps partiels, pour partie subie, y contribue fortement&#8230; avec un salaire lui aussi partiel.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1868 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L446xH353/figure4-tpspartiel-710ff.jpg?1787885580' width='446' height='353' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s li&#233;s &#224; la tertiarisation de l'&#233;conomie, ils s'imposent dans des nouveaux secteurs (services &#224; la personne, tourisme, culture) et ceux en pleine transformation du fait, soit de l'externalisation (m&#233;nage, gardiennage, s&#233;curit&#233;), soit de l'extension du salariat (grande distribution, restauration). Les femmes, mais aussi les immigr&#233;s, qui occupent majoritairement ces nouveaux emplois, sont les premiers &#224; en subir les cons&#233;quences. Aujourd'hui : 30 % des femmes en emploi et 26 % des &#233;trangers sont &#224; temps partiel, contre respectivement 14 % et 6 % en 1975. Les femmes occupent 78 % des emplois &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif du temps partiel est d'imposer une plus grande flexibilit&#233; horaire, avec des emplois du temps &#224; trous, dans des m&#233;tiers peu ou pas qualifi&#233;s. Les femmes (et quelques hommes) qui se mettent &#224; temps partiel volontairement pour &#233;lever des enfants sont minoritaires : il s'agit seulement de 22 % des temps partiels&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fiche &#171; Temps partiel &#187;, dans Emploi, ch&#244;mage et revenus du travail, coll. &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Pour 40 %, le temps partiel est impos&#233; par l'employeur. D'autant que les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, incitent aux temps partiels par divers cadeaux fiscaux pour le patronat : d'abord les emplois aid&#233;s, dont beaucoup sont &#224; temps partiel ; puis, entre 1992 et 2006, un abattement de 30 % sur les cotisations sociales patronales pour certains contrats &#224; temps partiel&#8230; cumulable avec les all&#232;gements sur les bas salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes en font aussi les frais : plus du quart des 15-24 ans en emploi sont &#224; temps partiel. Il y a ceux, de plus en plus nombreux, qui cumulent un emploi avec leurs &#233;tudes, car, quand les universit&#233;s se sont ouvertes aux enfants des classes populaires, elles n'ont pas fourni &#224; ces &#233;tudiants les ressources n&#233;cessaires pour vivre. Il y a aussi tous ces jeunes qui gal&#232;rent dans des petits boulots en esp&#233;rant un emploi plus durable. En particulier, &#224; chaque cr&#233;ation d'un nouveau type d'emploi aid&#233; (travail d'utilit&#233; collective en 1984, contrat emploi solidarit&#233; en 1990, contrat unique d'insertion depuis 2008), le temps partiel des jeunes fait un nouveau bond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;duction du temps de travail en de&#231;&#224; de la dur&#233;e l&#233;gale n'est pas limit&#233;e au temps partiel. Avec l'essor des contrats pr&#233;caires, le sous-emploi se vit aussi par une alternance entre p&#233;riodes d'emploi et de ch&#244;mage. En 2018-2019, alors que 3,4 millions de salari&#233;s ont connu des &#233;pisodes de sous-emploi (temps partiel impos&#233; ou ch&#244;mage technique), 7,4 millions ont v&#233;cu des p&#233;riodes de ch&#244;mage ou d'inactivit&#233; contrainte. En d&#233;duisant ceux qui ont connu les deux, ce sont 9,7 millions de travailleurs en tout qui ont travaill&#233; moins d'un temps plein sans l'avoir voulu, soit un travailleur sur trois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Depuis 2003, le temps de travail augmente&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine les 35 heures adopt&#233;es, il s'est agi pour le patronat de les assouplir. La r&#233;duction du temps de travail a &#233;t&#233; accus&#233;e de tous les maux d'un capitalisme enchainant les crises (2001, 2008, 2012). Pour en sortir, il faudrait &#171; travailler davantage &#187;, comme le propose encore Macron, alors m&#234;me que les patrons suppriment des centaines de milliers d'emplois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises de moins de 20 salari&#233;s, qui ne devaient passer aux 35 heures qu'en 2002, en sont finalement exempt&#233;es. Plut&#244;t que de revenir directement sur les 35 heures, il s'est agi de les &#171; d&#233;tricoter &#187;, en all&#233;geant les contraintes de la dur&#233;e l&#233;gale du travail. Progressivement, les accords d'entreprise ont &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; prendre le dessus sur le Code du travail. Les ouvriers de l'usine Bosch de V&#233;nissieux sont les premiers &#224; en faire les frais : en 2004, par un chantage &#224; l'emploi, Bosch impose de travailler 36 heures pay&#233;es 35. Viendront ensuite les diverses moutures d'accords de &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187;, de &#171; flexi-s&#233;curit&#233; &#187; ou de &#171; maintien de l'emploi &#187;, mais aussi la d&#233;fiscalisation des heures suppl&#233;mentaires derri&#232;re le &lt;em&gt;&#171; travailler plus pour gagner plus &#187;&lt;/em&gt; de Sarkozy. Si bien que, depuis 2003, la dur&#233;e annuelle effective du travail des salari&#233;s a r&#233;-augment&#233; d'une cinquantaine d'heures en moyenne : une heure par semaine !&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1867 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L395xH286/figure-travail_dim_nuit-50907.jpg?1788046407' width='395' height='286' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le travail du dimanche a fait son grand retour. En 1974, 3 % des salari&#233;s travaillaient habituellement le dimanche et 9 % occasionnellement. Aujourd'hui, ils sont 13 % habituellement et 15 % occasionnellement. Le travail de nuit s'est lui aussi accru, notamment le travail de nuit r&#233;gulier : 2 % en 1984, 6 % aujourd'hui. Ce sont surtout les femmes qui travaillent de nuit plus qu'avant, depuis que l'interdiction a &#233;t&#233; lev&#233;e dans l'industrie en 2001 au nom de &#171; l'&#233;galit&#233; professionnelle &#187;. Comme si l'&#233;galit&#233; ne voulait pas que tous les travailleurs, hommes et femmes, cessent de s'user la sant&#233; en produisant des marchandises pendant la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous voil&#224; arriv&#233;s &#224; l'ann&#233;e de la Covid, qui chamboule tout, avec un pr&#233;sident qui appelle &#224; &lt;em&gt;&#171; travailler davantage pour produire davantage &#187;&lt;/em&gt;, malgr&#233; les centaines de milliers d'emplois supprim&#233;s, pour payer les milliards vers&#233;s aux entreprises. De confinement en couvre-feu, il faut jongler entre le ch&#244;mage partiel et les heures suppl&#233;mentaires pour faire le travail des pr&#233;caires que les patrons ont laiss&#233;s sur le carreau. Alors que tout devient interdit sauf d'aller travailler, le patronat pr&#233;pare une nouvelle offensive sur le temps de travail, avec ses &#171; accords &#187; de ch&#244;mage partiel ou de &#171; performance collective &#187;. C'est le moment pour les travailleurs de se souvenir que ce temps de travail est une affaire de rapport de force entre les patrons et eux.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;em&gt;Encadr&#233; 2&lt;/em&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;En France, les travailleurs mieux lotis qu'ailleurs ?&lt;/h2&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1869 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH363/figure-comparaison_ocde-dccd4.jpg?1788046407' width='500' height='363' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En France, il est de bon ton, dans les milieux bourgeois, d'accuser les 35 heures d'un pr&#233;tendu manque de comp&#233;titivit&#233;, en la comparant &#224; l'Allemagne, o&#249; la dur&#233;e du travail est n&#233;goci&#233;e par branche, avec pour seule contrainte la journ&#233;e de huit heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est tout autre : non seulement la productivit&#233; par travailleur est, en France, parmi les plus &#233;lev&#233;es du monde, mais m&#234;me la dur&#233;e du travail est loin d'&#234;tre faible, une fois pris en compte l'ensemble des param&#232;tres (dur&#233;e l&#233;gale du travail, temps partiels, cong&#233;s, jours f&#233;ri&#233;s, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pays ou presque ont vu le temps de travail se r&#233;duire depuis le milieu des ann&#233;es 1970. En France, les salari&#233;s &#224; temps plein travaillent moins que dans la plupart des pays europ&#233;ens, mais les temps partiels y sont moins d&#233;velopp&#233;s, notamment par rapport &#224; l'Allemagne, au Danemark ou au Royaume-Uni. En Allemagne, la dur&#233;e moyenne du travail est finalement plus faible qu'en France, mais le travail est r&#233;parti diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice Spirz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Olivier Marchand et Claude Minni, &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/4253035?sommaire=4253159&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les grandes transformations du march&#233; du travail en France depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1960 &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&#201;conomie et Statistique&lt;/em&gt;, n&#176; 510-511-512, d&#233;cembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Donn&#233;es issues de Charles Raffin, Hatice Yildiz (Dares), &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/4238439?sommaire=4238781&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Depuis 1975, le temps de travail annuel a baiss&#233; de 350 heures, mais avec des horaires moins r&#233;guliers et plus contr&#244;l&#233;s &#187;&lt;/a&gt;, dans &lt;em&gt;France, portrait social&lt;/em&gt;, coll. &#171; Insee R&#233;f&#233;rence &#187;, &#233;dition 2019. Cette &#233;tude porte sur l'ensemble des travailleurs, y compris non-salari&#233;s, mais seules les donn&#233;es sur les salari&#233;s sont reprises ici.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Olivier Marchand, Daniel Rault, &#201;tienne Turpin, &lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_1983_num_154_1_4736&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Des 40 heures aux 39 heures, processus et r&#233;actions des entreprises &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&#201;conomie et Statistique&lt;/em&gt;, n&#176; 154, Insee, avril 1983.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Alain Gubian, St&#233;phane Jugnot, Fr&#233;d&#233;ric Lerais et Vladimir Passeron, &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/1376464?sommaire=1376476&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les effets de la RTT sur l'emploi : des estimations ex ante aux &#233;valuations ex post &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&#201;conomie et Statistique&lt;/em&gt;, n&#176; 376-377, juin 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Fiche &#171; Temps partiel &#187;, dans &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/4501614?sommaire=4504425&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;em&gt;Emploi, ch&#244;mage et revenus du travail&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, coll. &#171; Insee R&#233;f&#233;rences &#187;, &#233;dition 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La valse du temps de travail : Un concentr&#233; de l'histoire de la lutte des classes (1/2)
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-1-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-1-2</guid>
		<dc:date>2020-10-29T20:16:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>Article
</dc:subject>
		<dc:subject>Temps de travail
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au nom de la crise, le patronat veut pouvoir augmenter le temps de travail, tout en laissant sur le carreau une partie des travailleurs. Cette vell&#233;it&#233; d'accro&#238;tre la dur&#233;e de travail, et avec elle l'exploitation, n'est pas nouvelle. L'histoire du temps de travail est le reflet de l'histoire de la lutte des classes. Autant s'en souvenir. &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-valse-du-temps-de-travail-" rel="directory"&gt;La valse du temps de travail
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Article-+" rel="tag"&gt;Article
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Temps-de-travail-+" rel="tag"&gt;Temps de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L112xH150/arton13986-f4ab9.png?1788046408' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au nom de la crise, le patronat veut pouvoir augmenter le temps de travail, tout en laissant sur le carreau une partie des travailleurs. Cette vell&#233;it&#233; d'accro&#238;tre la dur&#233;e de travail, et avec elle l'exploitation, n'est pas nouvelle. R&#233;ciproquement, les travailleurs n'ont cess&#233; de lutter, depuis l'av&#232;nement du capitalisme, pour all&#233;ger leur fardeau. La journ&#233;e de 8 heures est l'une des principales revendications autour desquelles s'est organis&#233; le mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, la &#171; gauche &#187; de gouvernement a repris &#224; son compte la r&#233;duction du temps de travail&#8230; pour en faire une monnaie d'&#233;change afin d'imposer plus de flexibilit&#233; et des gels des salaires. Le patronat n'y est pas hostile, lorsque cela permet des gains de productivit&#233; et n'&#233;corne pas ses profits. Sur longue p&#233;riode, la dur&#233;e du travail s'est r&#233;duite, mais par &#224;-coups. D&#232;s qu'il en a l'occasion, le patronat cherche &#224; revenir en arri&#232;re, sans bien s&#251;r revenir ni sur les cadences, ni sur la flexibilit&#233;. C'est &#224; l'une de ces offensives &#224; laquelle nous faisons face aujourd'hui&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; Quand la crise sert au patronat &#224; imposer flexibilit&#233; et temps de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du temps de travail est finalement le reflet de l'histoire de la lutte des classes. Autant s'en souvenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1850 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L360xH252/temps_argent_ouvrier_consciencieux_reduit-62c34.jpg?1787844825' width='360' height='252' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, en France, la dur&#233;e du travail peut atteindre 16 heures par jour, sept jours sur sept, dans les filatures et fabriques. Par rapport au travail artisan ou paysan, c'est un &#233;norme accroissement du temps de travail, qui ne laisse aucun loisir, et que seule la pression du ch&#244;mage permet d'imposer. Les patrons instaurent tout un syst&#232;me de contr&#244;le pour discipliner les ouvriers : des contrema&#238;tres pour les surveiller, des amendes pour les sanctionner et des pointeuses pour v&#233;rifier le respect des horaires. L'horloge de l'usine, dont la cloche sonne le d&#233;but et la fin de la journ&#233;e de travail, devient le symbole de la domination patronale. Les patrons trichent, avan&#231;ant les aiguilles le matin, les reculant le soir, pour voler un peu plus de temps aux ouvriers. Pour rester ma&#238;tres du temps, certains patrons interdisent les montres &#224; leurs ouvriers&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur cette lutte pour discipliner les ouvriers, on pourra lire Edward P. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res r&#233;sistances sont essentiellement individuelles, par de l'absent&#233;isme. La coutume du Saint-Lundi, qui consiste &#224; ch&#244;mer volontairement ce jour-l&#224;, est r&#233;pandue dans de nombreuses r&#233;gions, mais essentiellement parmi les ouvriers qualifi&#233;s disposant d'un salaire suffisant&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Robert Beck, Apog&#233;e et d&#233;clin de la Saint Lundi dans la France du XIXe si&#232;cle.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les pr&#234;cheurs de la bourgeoisie ne cessent d&#232;s lors de d&#233;noncer cette &#171; oisivet&#233; &#187;, menant &#224; l'ivrognerie, aux vices, voire &#224; l'&#233;meute ! Le temps libre, c'est du temps donn&#233; au diable, perdu &#224; tout jamais. Ils r&#233;clament une limitation des salaires horaires pour maintenir les ouvriers &#224; la t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De la naissance du mouvement ouvrier aux premi&#232;res l&#233;gislations sur le temps de travail&lt;/h2&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1851 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L450xH377/melancholia-48ae0.jpg?1788046408' width='450' height='377' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1830-1840, le mouvement ouvrier commence &#224; s'organiser et les luttes pour r&#233;duire la journ&#233;e de travail se d&#233;veloppent. Certains bourgeois philanthropes s'inqui&#232;tent &#233;galement de la trop faible dur&#233;e de vie des ouvriers, et notamment du sort des enfants, qui se rendent &#224; l'usine en haillons, pieds nus, n'ayant qu'un morceau de pain pour repas. Plusieurs &#171; enqu&#234;tes sociales &#187; d&#233;noncent cette situation, parmi lesquels le &lt;em&gt;Tableau de l'&#233;tat physique et moral des ouvriers&lt;/em&gt; du docteur Villerm&#233;, qui conduit, en 1841, &#224; une premi&#232;re loi interdisant le travail des enfants avant 8 ans et le limitant jusqu'&#224; 16&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La journ&#233;e de travail est limit&#233;e &#224; huit heures de 8 &#224; 12 ans et &#224; douze (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La loi est cependant peu respect&#233;e. Il faut attendre encore une cinquantaine d'ann&#233;es avant que le travail des enfants se r&#233;duise significativement, avec l'&#233;cole obligatoire et les allocations familiales, mais surtout avec l'&#233;volution des techniques industrielles, qui r&#233;clame des ouvriers plus qualifi&#233;s et rend le travail des enfants moins utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re limitation g&#233;n&#233;rale de la dur&#233;e du travail est impos&#233;e par la r&#233;volution de 1848. La loi du 2 mars 1848 fixe un maximum de 10 heures par jour &#224; Paris et 11 heures en province. Mais d&#232;s septembre, apr&#232;s l'&#233;crasement de la classe ouvri&#232;re lors des journ&#233;es de juin, le maximum remonte &#224; 12 heures. Les conqu&#234;tes ouvri&#232;res, obtenues par la lutte, s'av&#232;rent ainsi peu durables tant que la bourgeoisie reste au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La journ&#233;e de 8 heures : premi&#232;re revendication ouvri&#232;re internationale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la seconde moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le mouvement ouvrier s'affirme pour la journ&#233;e de 8 heures. L'Association internationale des travailleurs (Premi&#232;re Internationale), pr&#233;sid&#233;e par Karl Marx, reprend cette revendication en 1866, derri&#232;re le mot d'ordre popularis&#233; quelques ann&#233;es plus t&#244;t par le patron philanthrope et socialiste utopique Robert Owen : &lt;em&gt;&#171; 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de repos &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1854 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH179/journee8h_b-7924d.jpg?1788046408' width='500' height='179' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le traditionnel d&#233;fil&#233; du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai trouve son origine dans cette bataille. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1886, aux &#201;tats-Unis, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale pour la journ&#233;e de 8 heures mobilise 340 000 ouvriers. &#192; Chicago, la gr&#232;ve se prolonge et la police charge des manifestants, tuant plusieurs ouvriers. En repr&#233;sailles, une bombe est lanc&#233;e sur la police, pour laquelle huit ouvriers anarchistes sont arr&#234;t&#233;s et condamn&#233;s &#224; mort arbitrairement. Trois ans plus tard, en hommage aux &#171; martyrs &#187; de Chicago, l'Internationale socialiste (II&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Internationale) appelle &#224; faire de chaque 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai une journ&#233;e de gr&#232;ve pour les 8 heures. La France aura aussi son 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai sanglant : en 1891, &#224; Fourmies, dans le Nord, la police tire sur la foule et fait 9 morts et 35 bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1855 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L277xH371/premiermai-1919-50464.jpg?1788046408' width='277' height='371' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Affiche de la CGT pour le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1919
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la lutte commence &#224; remporter quelques succ&#232;s : en 1900, la loi Millerand pr&#233;voit un passage tr&#232;s progressif &#224; la journ&#233;e de 10 heures ; en 1906, la semaine de six jours est adopt&#233;e. Mais c'est la peur de tout perdre qui pousse la bourgeoisie &#224; accorder la journ&#233;e de 8 heures, en 1919. &#192; la fin de la Premi&#232;re Guerre mondiale, l'Europe est travers&#233;e par une vague r&#233;volutionnaire sans pr&#233;c&#233;dent, &#224; la suite de la prise du pouvoir par les travailleurs en Russie. En France, les gr&#232;ves se multiplient et inqui&#232;tent le pouvoir. La journ&#233;e du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai risque de concentrer les col&#232;res et de tourner &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, si bien que le gouvernement Clemenceau fait adopter pr&#233;cipitamment la loi des 8 heures, le 23 avril. La bourgeoisie fran&#231;aise, sortie victorieuse de la guerre, peut bien accorder quelques concessions &#224; la classe ouvri&#232;re&#8230; en se remboursant par le pillage des colonies et de l'Allemagne vaincue. Les manifestations sont malgr&#233; tout massives le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, car encore faut-il imposer l'application de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la journ&#233;e de 8 heures aura une r&#233;alit&#233; toute relative. Apr&#232;s l'&#233;chec de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de mai 1920, et avec une r&#233;cession mondiale qui fait exploser le ch&#244;mage au m&#234;me moment, le rapport de force s'inverse. Le patronat passe &#224; l'offensive pour r&#233;duire les salaires et m&#232;ne une campagne active contre les 8 heures, rendues responsables de la crise. Alors que les heures suppl&#233;mentaires se multiplient (pour ceux qui ont un emploi), le suppl&#233;ment de salaire &#224; partir de la neuvi&#232;me heure est r&#233;duit &#224; rien&#8230; ce qui revient de fait &#224; abolir les 8 heures. Qui plus est, les d&#233;crets d'application tardent &#224; arriver dans certains secteurs, tandis que d'autres se voient accorder des d&#233;rogations. Jusqu'aux ann&#233;es 1930, la norme reste la journ&#233;e de 9 heures sur six jours ou 10 heures avec repos le samedi apr&#232;s-midi (soit 54 ou 55 heures hebdomadaires)&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Cointepas, &#171; La mise en &#339;uvre de la loi des huit heures de 1919 &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Crise des ann&#233;es 1930 : la question du partage du temps de travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1925, la CGT r&#233;formiste&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La scission syndicale a eu lieu en 1921, quand la direction r&#233;formiste de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ajoute les &#171; vacances pay&#233;es &#187; &#224; son programme&#8230; en retard sur certains patrons qui en accordent d&#233;j&#224;, dans le secteur public, la couture ou encore l'horlogerie, &#224; la faveur du boom &#233;conomique des &#171; ann&#233;es folles &#187;. De son c&#244;t&#233;, la CGTU adopte une r&#233;solution sur &#171; les 8 heures, la semaine anglaise de 44 heures et le cong&#233; annuel pay&#233; &#187;, sans pour autant lui donner d'importance. Plus que la r&#233;duction de la semaine de travail, ce sont les cong&#233;s pay&#233;s qui apparaissent ainsi parmi les revendications dans les gr&#232;ves, notamment dans les ann&#233;es 1930 (la crise tend d&#233;j&#224; &#224; r&#233;duire les heures suppl&#233;mentaires). Mais cette nouvelle forme de r&#233;duction du temps de travail n'a plus la m&#234;me importance dans les aspirations ouvri&#232;res que celle qu'avait eu la journ&#233;e de 8 heures.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1856 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;91&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L369xH433/marcheurs_faim_1932-0ff6f.jpg?1788046408' width='369' height='433' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Marcheurs de la faim &#224; Paris le 10 d&#233;cembre 1932 :&lt;br class='autobr' /&gt;
25 000 manifestants selon &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'explosion du ch&#244;mage dans les ann&#233;es 1930 fait surgir la n&#233;cessit&#233; du partage du temps de travail. La r&#233;duction du temps de travail ne vise plus seulement &#224; s'&#233;manciper, &#224; acc&#233;der &#224; un peu de &#171; bonheur &#187; gr&#226;ce au temps libre, mais avant tout &#224; apporter une r&#233;ponse de classe au ch&#244;mage. Dans son &lt;em&gt;Programme de transition&lt;/em&gt;, Trotski met en avant &#171; l'&#233;chelle mobile des heures de travail &#187; sans perte de salaire, c'est-&#224;-dire le partage du temps de travail entre tous jusqu'&#224; ce qu'il n'y ait plus un seul ch&#244;meur. Cette revendication vise &#224; lier autour d'un objectif commun les travailleurs qui ont un emploi, et sont exploit&#233;s jusqu'&#224; la moelle, et ceux qui n'en ont pas, laiss&#233;s dans l'inactivit&#233; forc&#233;e et sans ressource.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1857 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;53&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L344xH512/1936_affiche_anti40h-f96fb.jpg?1788046408' width='344' height='512' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Affiche hostile au Front populaire et aux 40 heures
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que le patronat accorde une nouvelle r&#233;duction du temps de travail, &#224; contre-c&#339;ur, &#224; nouveau conc&#233;d&#233;e par la peur de tout perdre. En effet, en mai 1936, l'enthousiasme soulev&#233; par la victoire &#233;lectorale du Front populaire d&#233;clenche une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Dans toute la France, les usines sont occup&#233;es. Pour Trotski, &lt;em&gt;&#171; la r&#233;volution fran&#231;aise a commenc&#233; &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L&#233;on Trotski, La r&#233;volution fran&#231;aise a commenc&#233;, 9 juin 1936.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Affol&#233;, le patronat conc&#232;de tr&#232;s vite deux semaines de cong&#233;s pay&#233;s, puis la semaine de 40 heures (cinq journ&#233;es de 8 heures). Ces grandes &#171; conqu&#234;tes &#187;, aujourd'hui pr&#233;sent&#233;es comme le grand acquis du gouvernement de Front populaire, qui n'avait pourtant pas voulu la gr&#232;ve, ne satisfont pas les travailleurs en lutte. Beaucoup d'entre eux aspirent &#224; bien plus et r&#234;vent de changer la soci&#233;t&#233; de fond en comble. Il faut tout le poids des dirigeants staliniens du PCF et de la CGT r&#233;unifi&#233;e pour faire reprendre le travail sur cette base. &lt;em&gt;&#171; Il faut savoir terminer une gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt;, affirme alors le dirigeant du PCF Maurice Thorez. Et donc retourner se faire exploiter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, la r&#233;duction du temps de travail, &#224; peine adopt&#233;e, est aussit&#244;t assouplie. En 1938, le gouvernement de Front populaire est balay&#233; par un changement d'alliance parlementaire des radicaux. Le nouveau pr&#233;sident du Conseil, Daladier, pr&#233;tend &lt;em&gt;&#171; remettre la France au travail &#187;&lt;/em&gt; et la semaine de 48 heures est de nouveau autoris&#233;e. Les tentatives de gr&#232;ves impuls&#233;es par la CGT pour s'y opposer sont r&#233;prim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Apr&#232;s les ravages de la Seconde Guerre mondiale :
&lt;em&gt;&#171; retroussons nos manches &#187;&lt;/em&gt;, dit le PCF&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est le temps de la reconstruction. Les premi&#232;res ann&#233;es de celles qui seront appel&#233;es plus tard les &#171; Trente Glorieuses &#187; sont difficiles. Certes il y a ces &#171; grandes avanc&#233;es sociales &#187; : la s&#233;curit&#233; sociale, les retraites&#8230; autant de concessions destin&#233;es &#224; &#233;viter une vague r&#233;volutionnaire comme apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale. Mais la p&#233;riode ne ressemble en rien &#224; des &#171; jours heureux &#187;. Non seulement la protection sociale met plusieurs ann&#233;es, voire d&#233;cennies, avant de prendre effet, mais les conditions de vie restent d&#233;sastreuses. La production peine &#224; repartir, les outils de production sont obsol&#232;tes, le co&#251;t de la vie est &#233;lev&#233;, le rationnement alimentaire se prolonge, les logements manquent et sont insalubres.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1858 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/pcf_1945.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH359/pcf_1945-72c2e.jpg?1788046408' width='500' height='359' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Affiches du PCF, 1945
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Main dans la main avec le patronat, le Parti communiste et ses &lt;em&gt;&#171; camarades ministres &#187;&lt;/em&gt; appellent les travailleurs &#224; se retrousser les manches. En f&#233;vrier 1946, la loi sur les 40 heures est r&#233;tablie, mais le gouvernement facilite le recours aux heures suppl&#233;mentaires. La dur&#233;e effective du travail s'&#233;l&#232;ve en moyenne &#224; 45 heures hebdomadaires. Ce n'est pas mieux c&#244;t&#233; salaires : entre 1945 et 1948, les salaires nominaux triplent&#8230; mais l'inflation est telle que le pouvoir d'achat est en fait r&#233;duit d'un tiers. En 1947, une gr&#232;ve pour les salaires &#233;clate chez Renault, impuls&#233;e par un jeune ouvrier trotskiste, Pierre Bois. D'autres suivent, nombreuses, jusqu'au milieu des ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sortir de la guerre, l'&#233;conomie capitaliste est donc incapable de sortir du gouffre. Ce n'est qu'apr&#232;s la mise en place d'un encadrement &#233;tatique de la production, avec la planification, les nationalisations et les milliards du plan Marshall, que la production finit par repartir. Il faut une d&#233;cennie apr&#232;s la fin de la guerre pour que la situation &#233;conomique commence &#224; s'am&#233;liorer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La grande &#233;poque des accords d'entreprise&lt;/h2&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1859 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH485/saint-nazaire-1955-3dd21.jpg?1788046408' width='500' height='485' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;em&gt;Populaire de l'Ouest&lt;/em&gt;, 23 juin 1955
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1955 marque un tournant. Avec une grande gr&#232;ve d'abord, celle des m&#233;tallurgistes de Nantes et Saint-Nazaire, partie des chantiers navals de Penho&#235;t et qui embrase la r&#233;gion. De janvier &#224; ao&#251;t, les ouvriers multiplient les d&#233;brayages, protestant contre les salaires insuffisants qui obligent &#224; accepter les heures suppl&#233;mentaires. La semaine de travail d&#233;passe toujours 45 heures, sur six jours, et se prolonge souvent le dimanche matin. &#192; plusieurs reprises, les gr&#233;vistes s'affrontent aux CRS (un ouvrier est tu&#233; d'une balle dans la gorge). Au bout de sept mois de lutte d&#233;termin&#233;e, ils obtiennent des hausses de salaire importantes et cinq jours f&#233;ri&#233;s ch&#244;m&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1860 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L238xH212/1955_frachon_accord_renault-844e1.jpg?1788046408' width='238' height='212' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Beno&#238;t Frachon devant les syndiqu&#233;s CGT Renault,&lt;br class='autobr' /&gt;
le 28 octobre 1955.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Craignant la contagion, le patron de la r&#233;gie Renault, Pierre Dreyfus, qui pr&#233;tend faire de l'entreprise nationalis&#233;e une vitrine du &#171; mod&#232;le social fran&#231;ais &#187;, mais ambitionne surtout d'en faire une entreprise concurrentielle &#224; l'&#233;chelle internationale, n&#233;gocie un accord d'entreprise avec l'ensemble des syndicats, &#224; l'exception de la CGT. Il s'agit du premier accord d'entreprise majeur de l'apr&#232;s-guerre. Celui-ci contient quelques miettes l&#226;ch&#233;es aux ouvriers, parmi lesquelles&#8230; une troisi&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s. En &#233;change, les syndicats signataires s'engagent &#224; ne plus appeler &#224; la gr&#232;ve &lt;em&gt;&#171; avant d'avoir &#233;puis&#233; les possibilit&#233;s conventionnelles, r&#233;glementaires ou l&#233;gales de solution &#187;&lt;/em&gt;. L'objectif est d'acheter la paix sociale en poussant les syndicats sur la voie de la collaboration de classe et en l&#226;chant un peu de lest avant que les travailleurs construisent eux-m&#234;mes un rapport de force par la gr&#232;ve. Dans un premier temps, la CGT Renault s'y oppose et impulse quelques d&#233;brayages. Mais le secr&#233;taire conf&#233;d&#233;ral, Beno&#238;t Frachon, n'est pas de cet avis. Il vient s'adresser en personne aux syndiqu&#233;s, soulignant les &#171; avanc&#233;es &#187; de l'accord. Pour les sommets de la CGT, il s'agit de ne pas rester sur la touche pendant que les autres syndicats discutent le bout de gras avec le patronat. Finalement, de peur d'&#234;tre &#233;cart&#233;e des r&#233;unions de suivi de l'application de l'accord, la CGT Renault retourne sa veste et signe&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour en savoir plus : Andr&#233; Narritsens, &#171; La CGT et &#8220;l'accord Renault&#8221; du 15 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de Renault, les accords d'entreprise se multiplient : dans la m&#233;tallurgie, la banque, les mines, le textile, etc. La troisi&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s se r&#233;pand avec ces accords. Lorsque les socialistes reviennent au pouvoir en 1956, ils n'ont plus qu'&#224; la g&#233;n&#233;raliser &#224; tous les salari&#233;s par la loi. La quatri&#232;me semaine suivra ensuite la m&#234;me voie : initi&#233;e par un accord chez Renault en 1962, puis g&#233;n&#233;ralis&#233;e par le gouvernement, mais plus lentement, en 1969.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De 1955 &#224; 1975, plein emploi&#8230; et heures suppl&#233;mentaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode qui suit, de 1955 &#224; 1975, est celle du plein emploi. La croissance &#233;conomique est rapide, l'appareil productif tourne &#224; plein et la main-d'&#339;uvre vient &#224; manquer. Pour y rem&#233;dier et limiter la pression sur les salaires, le gouvernement fait venir des travailleurs immigr&#233;s d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Pologne ou encore du Maghreb, qui s'entassent dans des bidonvilles &#224; la p&#233;riph&#233;rie des grandes villes. La part des immigr&#233;s dans la population m&#233;tropolitaine, pass&#233;e de 4,9 % en 1946 &#224; 5,4 % en 1954, atteindra 7,4 % en 1975. En 1962, s'y ajoutent un million de rapatri&#233;s d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plein emploi est plut&#244;t favorable aux travailleurs, qui obtiennent des hausses de salaire. Mais il faut dire qu'ils partent de tr&#232;s bas. Il suffit souvent de changer d'entreprise pour obtenir une meilleure r&#233;mun&#233;ration, voire une meilleure qualification. De ce fait, les gr&#232;ves sont peu nombreuses jusqu'en 1968. Seuls quelques secteurs dont les emplois commencent &#224; &#234;tre menac&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 1960 connaissent des mouvements significatifs, le plus marquant &#233;tant la gr&#232;ve des mineurs de 1963 contre la fermeture des mines de charbon concurrenc&#233;es par le p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1861 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/societe_consommation.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH225/societe_consommation-ebe78.jpg?1788046408' width='500' height='225' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 1950, c'est l'av&#232;nement de la soci&#233;t&#233; dite &#171; de consommation &#187;, qui est en r&#233;alit&#233; une soci&#233;t&#233;&#8230; de production. C'est l'&#232;re des grandes usines, avec le d&#233;veloppement en France du travail &#224; la cha&#238;ne et les d&#233;buts de l'automation. Ouvriers et ouvri&#232;res sont appel&#233;s &#224; produire plus, toujours plus. Les nouvelles techniques publicitaires import&#233;es des USA&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Illustr&#233;es dans la s&#233;rie am&#233;ricaine Mad men, lire notre critique ici.&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; viennent en renfort pour &#233;couler les marchandises en suscitant de nouveaux besoins. On promet le bonheur dans les foyers par l'acquisition des produits dernier cri. Notamment de robots m&#233;nagers ou cocottes-minute pour que la femme, toujours esclave domestique, fasse &#224; manger &#224; son mari et ses enfants avec&#8230; moins de temps de travail ! Ce confort de la vie moderne s'ach&#232;te le plus souvent &#224; cr&#233;dit et il faut ensuite courir derri&#232;re les heures suppl&#233;mentaires pour les rembourser.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1862 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L424xH512/mai68_40h-d70fd.jpg?1788046408' width='424' height='512' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Durant ces deux d&#233;cennies, les salaires et la consommation progressent, les foyers s'&#233;quipent en automobiles et appareils m&#233;nagers et les logements s'am&#233;liorent doucement avec la construction des grands ensembles et l'&#233;limination progressive des bidonvilles, m&#234;me s'il reste bien des taudis et des marchands de sommeil. Le capitalisme semble pouvoir enrichir tout le monde, capitalistes et travailleurs, gr&#226;ce aux gains de productivit&#233; : une br&#232;ve illusion qui permet aujourd'hui &#224; la &#171; gauche &#187; de mythifier les Trente Glorieuses et les bienfaits suppos&#233;s de &#171; l'&#201;tat providence &#187;. En r&#233;alit&#233;, l'am&#233;lioration rapide des conditions mat&#233;rielles repose sur l'exploitation de la classe ouvri&#232;re, soumise aux &#171; cadences infernales &#187;, qui seront d&#233;nonc&#233;es lors de la gr&#232;ve de mai-juin 1968. Durant ces Trente Glorieuses, qui n'auront dur&#233; que vingt ans, le travail reste dur et les heures longues. En 1975, la moiti&#233; des salari&#233;s travaille encore bien au-del&#224; des 40 heures hebdomadaires, et un tiers 45 heures ou plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice Spirz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lire &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-la-crise-sert-au-patronat-a-imposer-flexibilite-et-temps-de-travail' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Quand la crise sert au patronat &#224; imposer flexibilit&#233; et temps de travail modulable &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur cette lutte pour discipliner les ouvriers, on pourra lire Edward P. Thompson, &lt;em&gt;Temps, discipline du travail et capitalisme industriel&lt;/em&gt; (La Fabrique, 2004) ou encore visionner le premier &#233;pisode de la s&#233;rie documentaire &lt;em&gt;Le Temps des ouvriers&lt;/em&gt; diffus&#233;e sur Arte en 2020. La s&#233;rie anglaise &lt;em&gt;The Mill&lt;/em&gt; pr&#233;sente &#233;galement une illustration de la lutte contre la cloche (une pr&#233;sentation de la s&#233;rie &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/The-Mill' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Robert Beck, &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/rh19/704&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;em&gt;Apog&#233;e et d&#233;clin de la Saint Lundi dans la France du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La journ&#233;e de travail est limit&#233;e &#224; huit heures de 8 &#224; 12 ans et &#224; douze heures de 12 &#224; 16 ans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Michel Cointepas, &lt;a href=&#034;https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/mise_en_oeuvre_8_heures.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La mise en &#339;uvre de la loi des huit heures de 1919 &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Cahier du Chatefp&lt;/em&gt;, n&#176;4, septembre 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La scission syndicale a eu lieu en 1921, quand la direction r&#233;formiste de la CGT, en passe de perdre sa majorit&#233;, exclut les communistes, anarchistes et syndicalistes r&#233;volutionnaires, qui forment alors la CGTU (U pour unitaire). La CGTU sera assez rapidement domin&#233;e par les staliniens. La r&#233;unification aura lieu en 1935 sous la pression unitaire des masses.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L&#233;on Trotski, &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalafrance/ovlf7.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;em&gt;La r&#233;volution fran&#231;aise a commenc&#233;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, 9 juin 1936.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour en savoir plus : Andr&#233; Narritsens, &lt;a href=&#034;http://www.cgtca.net/IMG/pdf/pdf_CIHS_95_008.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La CGT et &#8220;l'accord Renault&#8221; du 15 septembre 1955 &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Les Cahiers de l'institut CGT d'histoire sociale&lt;/em&gt;, septembre 1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Illustr&#233;es dans la s&#233;rie am&#233;ricaine &lt;em&gt;Mad men&lt;/em&gt;, lire notre critique &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Mad-Men' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour retrouver la suite : &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-2-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Partie 2 : De la fin des Trente Glorieuses &#224; aujourd'hui &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quand la crise sert au patronat &#224; imposer flexibilit&#233; et temps de travail modulable
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-la-crise-sert-au-patronat-a-imposer-flexibilite-et-temps-de-travail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-la-crise-sert-au-patronat-a-imposer-flexibilite-et-temps-de-travail</guid>
		<dc:date>2020-10-29T20:16:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Article
</dc:subject>
		<dc:subject>Temps de travail
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Activit&#233; partielle de longue dur&#233;e (APLD) pour r&#233;duire le temps de travail sans payer les salaires ; accords de performance collective (APC) pour l'augmenter&#8230; sans augmenter les salaires, voire en les r&#233;duisant : le patronat dispose de tous les outils pour moduler le temps de travail &#224; sa guise et sans frais. C'est la possibilit&#233; d'exploiter sans limite. Du moins sans autre limite que celle qu'imposeront les travailleurs par leurs luttes. &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-valse-du-temps-de-travail-" rel="directory"&gt;La valse du temps de travail
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Article-+" rel="tag"&gt;Article
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Temps-de-travail-+" rel="tag"&gt;Temps de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH87/arton13989-2b126.jpg?1788046408' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Activit&#233; partielle de longue dur&#233;e (APLD) pour r&#233;duire le temps de travail sans payer les salaires ; accords de performance collective (APC) pour l'augmenter&#8230; sans augmenter les salaires, voire en les r&#233;duisant : le patronat dispose de tous les outils pour moduler le temps de travail &#224; sa guise et sans frais. C'est la possibilit&#233; d'exploiter sans limite. Du moins sans autre limite que celle qu'imposeront les travailleurs par leurs luttes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quoi bon revenir sur la loi des 35 heures pour faire &#171; travailler davantage &#187; comme l'avait promis Macron en juin ? Un APC peut pr&#233;voir une dur&#233;e de travail maximale de 12 heures par jour, dans la limite de 46 heures par semaine en moyenne (et jusqu'&#224; 60 heures dans certains secteurs gr&#226;ce aux dispositions de l'&#233;tat d'urgence sanitaire). Il peut &#233;galement r&#233;partir le temps de travail sur six jours au lieu de cinq, d&#233;cider de ne plus faire ch&#244;mer les jours f&#233;ri&#233;s (&#224; l'exception du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai), r&#233;organiser les rythmes de travail sur plusieurs semaines et annualiser le temps de travail, comme cela &#233;tait d&#233;j&#224; permis par le code du travail&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les APC, lire &#171; Accords de performance collective (APC) : quand le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 20 ans, les 35 heures, accus&#233;es de tous les maux, sont la b&#234;te noire du patronat et de tous les d&#233;magogues de droite comme de gauche. Lors du S&#233;gur de la sant&#233;, elles &#233;taient encore rendues responsables de la surcharge de travail et du sous-effectif dans les h&#244;pitaux : comme si les suppressions d'emplois et les fermetures de lits n'avaient rien &#224; voir l&#224;-dedans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les possibilit&#233;s ne manquaient pas au patronat pour moduler le temps de travail. Comme &#224; PSA, o&#249; les ouvriers doivent venir travailler des samedis, apr&#232;s que des centaines d'int&#233;rimaires ont &#233;t&#233; mis &#224; la porte. Avec la combinaison APLD-APC, les patrons ont un nouveau boulevard pour contourner les 35 heures dans tous les sens. Au &#171; cas par cas &#187;, mais qui vise &#224; se g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;duire les salaires et supprimer les emplois d'abord, augmenter le temps de travail ensuite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, les APC servent prioritairement &#224; r&#233;duire les salaires. L'heure est encore &#224; une &#171; r&#233;duction du temps de travail &#187; version patronale, avec les accords APLD : une r&#233;duction qui ne co&#251;te pas un sou &#224; l'entreprise, puisque pay&#233;e par l'argent public et les travailleurs eux-m&#234;mes, dont le salaire en prend un coup. Et bien s&#251;r temporaire, en attendant la reprise. Safran, par exemple, a &#233;t&#233; l'un des premiers &#224; ouvrir le bal, en juillet, avec un ch&#244;mage partiel &#224; 60 % durant six mois glissants, pay&#233; 90 %. La direction, qui va &#233;conomiser en salaires l'&#233;quivalent de 6 000 &#233;quivalents temps pleins, clame que les emplois seront &#171; sauv&#233;s &#187; pendant 18 mois&#8230; mais elle compte tout de m&#234;me pousser vers la sortie 3 000 salari&#233;s proches de la retraite et qui esp&#233;raient gagner quelques trimestres pour &#233;viter les d&#233;cotes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat pense cependant &#224; l'apr&#232;s et profite de la peur du ch&#244;mage pour imposer la flexibilit&#233; de demain. Valeo a d&#233;j&#224; sign&#233;, fin septembre, un APC avec la CGC et FO pour imposer un &#224; deux ans de gel des salaires, la r&#233;duction de primes et&#8230; la suppression de jours de cong&#233;, avec la possibilit&#233; de changer selon son bon vouloir les horaires des &#233;quipes en production. Tout cela contre une vague promesse de ne pas licencier pendant 24 mois, qui n'exclut m&#234;me pas un plan de &#171; d&#233;parts volontaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les a&#233;roports, les salari&#233;s pr&#233;caires (CDD, int&#233;rim) ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; licenci&#233;s en masse : &#224; Roissy, ce sont 10 000 emplois d&#233;truits sur les 90 000 que comptait l'a&#233;roport, selon le secr&#233;taire de l'union locale CGT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marie Persidat, &#171; A&#233;roport de Roissy : la grande inqui&#233;tude des salari&#233;s de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais voil&#224; qu'A&#233;roports de Paris (ADP) pr&#233;pare &#224; la fois 700 suppressions d'emplois &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; une rupture conventionnelle collective (RCC), un APLD pour r&#233;duire la voilure en attendant les d&#233;parts et un APC pour rogner les salaires, mais aussi supprimer des jours RTT ! Les salari&#233;s ont maintenant jusqu'&#224; novembre pour &#171; donner leur r&#233;ponse &#187; sur l'acceptation des accords, comme si on leur laissait le choix ! Le seul choix c'est la lutte, dans la continuit&#233; de la manifestation r&#233;ussie du 15 octobre &#224; Roissy, qui a r&#233;uni plus de 1 000 salari&#233;s d'ADP, d'Air France et d'autres entreprises de l'a&#233;roport. Une lutte qui pourrait s'&#233;tendre au-del&#224; de l'a&#233;roport, car bien des entreprises cumulent le tierc&#233; RCC, APLD et APC, voire compl&#232;tent avec un PSE (plan de &#171; sauvegarde de l'emploi &#187;). Il s'agit pour les patrons de faire du profit par tous les bouts, quitte &#224; transformer une partie croissante des travailleurs en ch&#244;meurs, tandis que d'autres subissent une exploitation accrue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La fonction publique aux avant-postes de l'augmentation du temps de travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les hospitaliers se voient refuser leurs cong&#233;s et accumulent des milliers d'heures suppl&#233;mentaires : rien que dans les h&#244;pitaux de Paris (AP-HP), les heures suppl&#233;mentaires effectu&#233;es en 2019 repr&#233;sentent l'&#233;quivalent de 1 539 emplois&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; L'emploi &#224; l'hosto : la p&#233;nurie comme choix politique &#187;.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Une situation ancienne largement aggrav&#233;e avec l'&#233;pid&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les territoriaux sont eux aussi dans le viseur, avec la loi de &#171; transformation de la fonction publique &#187;, pass&#233;e au milieu de l'&#233;t&#233; 2019, qui veut imposer un r&#233;alignement sur la dur&#233;e l&#233;gale de 1 607 heures (l'&#233;quivalent annualis&#233; des 35 heures) des quelques agents qui b&#233;n&#233;ficient de r&#233;gimes plus favorables. Les vell&#233;it&#233;s d'appliquer cette loi, qui s'apparente &#224; un vol, a provoqu&#233; la col&#232;re des territoriaux de Saint-Denis, qui se sont mis en gr&#232;ve en octobre. Ils ont droit &#224; 28 jours de cong&#233;s annuels au lieu de 25 et 5 jours suppl&#233;mentaires par an au bout de vingt ans d'anciennet&#233; : pas le bout du monde ! &#192; Cachan, c'est contre des journ&#233;es de 12 heures pay&#233;es 10, avec moiti&#233; moins de repos compensateurs que pr&#233;vus par la loi, que le personnel d'un Ephad s'est mis en gr&#232;ve et occupe l'&#233;tablissement du 19 au 24 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le ch&#244;mage qui se d&#233;veloppe (715 000 emplois d&#233;truits au premier semestre 2020 selon l'Insee), l'urgence est au partage du travail entre tous, sans perte de salaire. En cela, les travailleurs qui ont un emploi et ceux qui n'en ont pas ont les m&#234;mes int&#233;r&#234;ts. Les milliards d'euros distribu&#233;s au grand patronat n'ont servi qu'&#224; faire gonfler les cours de la bourse et la fortune de milliardaires. Il est temps de ponctionner le capital pour vivre mieux et tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice Spirz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur les APC, lire &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Accords-de-performance-collective-APC-quand-le-patronat-fait-sa-loi' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Accords de performance collective (APC) : quand le patronat fait sa loi &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Marie Persidat, &lt;a href=&#034;https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/aeroport-de-roissy-la-grande-inquietude-des-salaries-de-la-plateforme-15-10-2020-8403381.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; A&#233;roport de Roissy : la grande inqui&#233;tude des salari&#233;s de la plateforme &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Le Parisien&lt;/em&gt;, 15 octobre 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lire &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-emploi-a-l-hosto-la-penurie-comme-choix-politique' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; L'emploi &#224; l'hosto : la p&#233;nurie comme choix politique &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
