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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> La Gr&#232;ce sous le talon de fer des cr&#233;anciers
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Mercredi 17 mai, manifestants et gr&#233;vistes ont protest&#233; en Gr&#232;ce contre la nouvelle r&#233;forme des retraites impos&#233;e par les cr&#233;anciers et le gouvernement de gauche de Syriza. Cette 14&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; r&#233;forme va encore aggraver la mis&#232;re, alors qu'un Grec sur deux gagne d&#233;j&#224; moins de 800 euros par mois. Un million de retrait&#233;s verront leurs pensions amput&#233;es de 18 % en moyenne ; ceux qui touchent entre 475 et 800 euros devront payer l'imp&#244;t sur le revenu. L'&#226;ge du d&#233;part en retraite va passer de 62 &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 17 mai, manifestants et gr&#233;vistes ont protest&#233; en Gr&#232;ce contre la nouvelle r&#233;forme des retraites impos&#233;e par les cr&#233;anciers et le gouvernement de gauche de Syriza. Cette 14&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; r&#233;forme va encore aggraver la mis&#232;re, alors qu'un Grec sur deux gagne d&#233;j&#224; moins de 800 euros par mois. Un million de retrait&#233;s verront leurs pensions amput&#233;es de 18 % en moyenne ; ceux qui touchent entre 475 et 800 euros devront payer l'imp&#244;t sur le revenu. L'&#226;ge du d&#233;part en retraite va passer de 62 &#224; 67 ans et les licenciements seront facilit&#233;s (malgr&#233; 24 % de ch&#244;meurs et presque un jeune de moins de 30 ans sur deux sans emploi !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, bien que le parlement grec ait vot&#233; les mesures qu'ils demandaient, les ministres des finances de la zone euro n'ont m&#234;me pas d&#233;bloqu&#233; lundi 22 mai le pr&#234;t de sept milliards d'euros promis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces affameurs, d&#233;veloppons la solidarit&#233; internationale avec les luttes des travailleurs grecs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Syriza, du gouvernement &#171; anti-aust&#233;rit&#233; &#187; au reniement
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Syriza-du-gouvernement-anti-austerite-au-reniement</link>
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Aust&#233;rit&#233;
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Suite &#224; la d&#233;mission d'Al&#233;xis Ts&#237;pras le 20 ao&#251;t dernier, de nouvelles &#233;lections ont eu lieu dimanche 20 septembre. Avec 35,47 % des suffrages exprim&#233;s, Syriza devance la droite de Nouvelle d&#233;mocratie de quelque 7 %. Ts&#237;pras a obtenu 145 d&#233;put&#233;s, soit 4 de moins qu'au lendemain des &#233;lections de janvier, et n'a donc toujours pas la majorit&#233; absolue (151 si&#232;ges) : il a reconduit la coalition avec le parti de droite souverainiste Anel de P&#225;nos Kamm&#233;nos. &lt;br /&gt;Ts&#237;pras s'&#233;tait fait &#233;lire en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite &#224; la d&#233;mission d'Al&#233;xis Ts&#237;pras le 20 ao&#251;t dernier, de nouvelles &#233;lections ont eu lieu dimanche 20 septembre. Avec 35,47 % des suffrages exprim&#233;s, Syriza devance la droite de Nouvelle d&#233;mocratie de quelque 7 %. Ts&#237;pras a obtenu 145 d&#233;put&#233;s, soit 4 de moins qu'au lendemain des &#233;lections de janvier, et n'a donc toujours pas la majorit&#233; absolue (151 si&#232;ges) : il a reconduit la coalition avec le parti de droite souverainiste Anel de P&#225;nos Kamm&#233;nos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ts&#237;pras s'&#233;tait fait &#233;lire en janvier dernier en promettant de sortir de la politique d'aust&#233;rit&#233;. La majorit&#233; de la population avait massivement confirm&#233; son choix du refus de l'aust&#233;rit&#233; au r&#233;f&#233;rendum organis&#233; par Ts&#237;pras en juillet dernier. Une semaine plus tard, Ts&#237;pras reniait ses engagements pr&#233;c&#233;dents en signant le &#171; troisi&#232;me m&#233;morandum &#187;, le pire qui ait jamais &#233;t&#233; impos&#233; &#224; la population d&#233;j&#224; saign&#233;e par les pr&#233;c&#233;dents plans de &#171; sauvetage &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce reniement de Ts&#237;pras avait provoqu&#233; une fronde dans les rangs m&#234;mes de Syriza, les frondeurs ayant par la suite scissionn&#233; de Syriza pour cr&#233;er l'Unit&#233; populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de la victoire de Ts&#237;pras aux &#233;lections de septembre, les dirigeants europ&#233;ens de tous bords se sont r&#233;jouis &#8211; ils se seraient d'ailleurs tout autant r&#233;jouis de la victoire de la droite puisque n'&#233;taient de toute fa&#231;on plac&#233;s en situation de gouverner que des partis d&#233;cid&#233;s &#224; mettre en &#339;uvre la politique impos&#233;e par l'Union europ&#233;enne. Tous se sont f&#233;licit&#233;s de la faiblesse du score obtenu par l'Unit&#233; populaire &#8211; 2,86 % et aucun &#233;lu. Les dirigeants europ&#233;ens voient donc dans ces r&#233;sultats la r&#233;signation du peuple grec, ce qui ne peut que les encourager &#224; accentuer les attaques qu'ils m&#232;nent contre les travailleurs, non seulement en Gr&#232;ce mais dans tous les pays de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cependant ignorer un peu vite la progression de l'abstention. De 37,5 % lors des &#233;lections de janvier et du r&#233;f&#233;rendum de juillet, elle est pass&#233;e &#224; 43,4 % cette fois-ci. En maintenant son score en pourcentage, Syriza a ainsi perdu plus de 300 000 voix depuis le mois de janvier, sur deux millions. Au total, les partis pro-m&#233;morandum ont perdu 800 000 voix en sept mois, davantage que la progression de l'abstention. Une partie significative des travailleurs et de la jeunesse qui avaient des illusions &#233;lectorales les ont perdues et rien ne dit que les jeunes et les travailleurs grecs sont r&#233;sign&#233;s, en tout cas vont le rester durablement. Les dirigeants de l'Unit&#233; populaire &#8211; parmi lesquels d'anciens ministres de Ts&#237;pras &#8211; ne peuvent proposer que la politique qu'a men&#233;e Ts&#237;pras avant son reniement... et qui s'&#233;tait de toute fa&#231;on av&#233;r&#233;e impuissante &#224; desserrer l'&#233;tau de l'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela rend d'autant plus n&#233;cessaire pour les r&#233;volutionnaires de construire des partis se battant sous leur propre drapeau, refusant tout repli ou toute &#171; solution &#187; nationaliste et mettant au contraire en avant un programme de luttes pour les travailleurs, non seulement en Gr&#232;ce mais dans ces pays europ&#233;ens o&#249; les dirigeants pensent avoir les mains libres... Si, demain, un r&#233;veil de la jeunesse jette dans les rues des centaines de milliers de jeunes et s'av&#232;re susceptible d'entra&#238;ner les travailleurs, les r&#233;volutionnaires ne pourront y jouer un r&#244;le que s'ils ont d&#233;fendu leur propre politique avant. C'est vrai en Gr&#232;ce comme ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce qu'un tel r&#233;veil se produira bient&#244;t ? Personne n'en sait &#233;videmment rien. Mais c'est la seule hypoth&#232;se qui vaille pour d&#233;finir la politique des r&#233;volutionnaires aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;23 septembre 2015&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_886 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L450xH316/grece1-3-18764.png?1787966876' width='450' height='316' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les travailleurs grecs et Syriza : les illusions perdues ?
</title>
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		<description>La gauche a derri&#232;re elle une longue histoire de trahison des int&#233;r&#234;ts des travailleurs qu'elle pr&#233;tend d&#233;fendre. Mais la rapidit&#233; avec laquelle le &#171; gouvernement anti-aust&#233;rit&#233; &#187; de Syriza s'est converti en chambre d'enregistrement des exigences des financiers en dit long sur la p&#233;riode et sur les t&#226;ches des r&#233;volutionnaires. Long sur la f&#233;rocit&#233; des app&#233;tits de la bourgeoisie qui ne laisse aucune marge de man&#339;uvre dans la crise. Mais long aussi sur l'impuissance des courants de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gauche a derri&#232;re elle une longue histoire de trahison des int&#233;r&#234;ts des travailleurs qu'elle pr&#233;tend d&#233;fendre. Mais la rapidit&#233; avec laquelle le &#171; gouvernement anti-aust&#233;rit&#233; &#187; de Syriza s'est converti en chambre d'enregistrement des exigences des financiers en dit long sur la p&#233;riode et sur les t&#226;ches des r&#233;volutionnaires. Long sur la f&#233;rocit&#233; des app&#233;tits de la bourgeoisie qui ne laisse aucune marge de man&#339;uvre dans la crise. Mais long aussi sur l'impuissance des courants de gauche ou de gauche de la gauche, qui se sont refait une sant&#233; dans quelques pays europ&#233;ens comme l'ont montr&#233; la progression de Podemos en Espagne ou l'&#233;lection de Jeremy Corbyn &#224; la t&#234;te du Labour anglais.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Syriza &#233;lu sur programme light&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors des &#233;lections l&#233;gislatives du 25 janvier dernier, Syriza est devenue la premi&#232;re force politique de Gr&#232;ce, avec plus de deux millions de voix (sur moins de 10 millions d'&#233;lecteurs). Depuis le premier plan d'aust&#233;rit&#233;, ou m&#233;morandum, impos&#233; en mai 2010, la Gr&#232;ce avait &#233;t&#233; successivement gouvern&#233;e par les socialistes du Pasok, aujourd'hui largement discr&#233;dit&#233;s &#8211; ils ont obtenu 6,3 % aux derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives &#8211;, un gouvernement dit &#171; technique &#187; dirig&#233; par le banquier Papad&#233;mos, et une grande coalition regroupant les conservateurs de la Nouvelle d&#233;mocratie (ND) et le Pasok.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire &#233;lectorale de Syriza &#8211; pr&#233;sent&#233; en Gr&#232;ce comme en France comme un parti d'extr&#234;me gauche, et qui apparaissait s&#251;rement comme tel aux nombreux travailleurs qui ont vot&#233; pour lui &#8211; s'est donc produite dans un contexte de valse des gouvernements, de crise politique des vieux partis, us&#233;s par la mise en application brutale des m&#233;morandums sign&#233;s &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En votant Syriza malgr&#233; les cris d'orfraie des politiciens, des capitalistes, des m&#233;dias grecs et europ&#233;ens, la population grecque a signifi&#233; son refus des plans d'aust&#233;rit&#233; qui s'&#233;taient abattus sur elle depuis 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant sa campagne &#233;lectorale de janvier 2015, Al&#233;xis Ts&#237;pras, le principal dirigeant de Syriza, avait donc tap&#233; sur ce clou. Quelques mesures phares &#233;taient avanc&#233;es : revenir sur les privatisations, ramener le Smic &#224; son niveau de 2010, c'est-&#224;-dire 700 euros, et r&#233;tablir l'&#233;lectricit&#233; aux foyers pauvres chez qui elle avait &#233;t&#233; coup&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour financer la fin de l'aust&#233;rit&#233;, Ts&#237;pras avait annonc&#233; une grande lutte contre la corruption et l'&#233;vasion fiscale. Pas question de s'en prendre aux profits de la bourgeoisie ! Au contraire, ses discours se coloraient de plus en plus d'une tonalit&#233; d'unit&#233; nationale, de l'id&#233;e que le programme de Syriza serait &#224; la fois favorable aux travailleurs et aux patrons puisque la fin de l'aust&#233;rit&#233; relancerait l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des mois d'inaction&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour faire patienter les cr&#233;anciers de l'&#201;tat grec, les institutions et gouvernements europ&#233;ens responsables des deux premiers m&#233;morandums, Ts&#237;pras mettait d&#233;j&#224; en avant le pouvoir des n&#233;gociations qui, si elles &#233;taient appuy&#233;es par une solide victoire &#233;lectorale et un &#233;lan de solidarit&#233; dans les autres pays de l'Union, permettraient de faire entendre raison &#224; Merkel, Hollande, l'Eurogroupe et la Banque centrale europ&#233;enne (BCE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier parti &#224; l'assembl&#233;e, Syriza conclut d&#232;s le 27 janvier un accord avec un petit parti de droite, nationaliste, militariste et r&#233;actionnaire, appel&#233; Grecs ind&#233;pendants ou Anel, dont le chef s'est vu confier le minist&#232;re de la D&#233;fense. Une fa&#231;on de rassurer la bourgeoisie grecque sur les intentions du nouveau gouvernement. Et un nouveau jalon pour accr&#233;diter l'id&#233;e que le principal clivage politique actuel serait entre d'un c&#244;t&#233; les partisans de l'Union europ&#233;enne et, de l'autre, les nationalistes souverainistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine un mois plus tard, le 20 f&#233;vrier, le nouveau gouvernement signait un accord avec la tro&#239;ka qui repr&#233;sente les cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce : la BCE, le FMI et la Commission europ&#233;enne. En &#233;change de quatre mois de r&#233;pit sur le paiement des int&#233;r&#234;ts de la dette, Ts&#237;pras s'engageait &#224; reconna&#238;tre et appliquer les deux m&#233;morandums pr&#233;c&#233;dents. Ts&#237;pras et Varouf&#225;kis, son ministre des Finances, ont eu le culot de pr&#233;senter cet accord comme une victoire, car l'usage du mot &#171; tro&#239;ka &#187; y &#233;tait d&#233;nonc&#233; et remplac&#233; par l'expression &#171; institutions &#187;. Ont suivis quatre mois de n&#233;gociations interminables durant lesquels le gouvernement Syriza justifiait son inaction en Gr&#232;ce par l'attente du r&#233;sultat de ces discussions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La man&#339;uvre politicienne du r&#233;f&#233;rendum&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 26 juin, date de l'&#233;ch&#233;ance de l'accord du 20 f&#233;vrier, les cr&#233;anciers pr&#233;sent&#232;rent leur derni&#232;re proposition. Aucun accord ne fut trouv&#233; et la Gr&#232;ce fut incapable de verser une &#233;ch&#233;ance de 1,6 milliard d'euros au FMI. Deux jours plus tard, la BCE &#233;tranglait les banques grecques en les privant d'euros : le gouvernement fut contraint de les fermer et de limiter les retraits quotidiens. Une mesure de r&#233;torsion sans fondement &#233;conomique, un chantage politique contre les Grecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 juin, dans l'impasse, Ts&#237;pras annon&#231;ait la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum la semaine suivante. La question &#233;tait simple : &lt;em&gt;&#171; Pour ou contre le plan pr&#233;sent&#233; par les cr&#233;anciers le 26 juin ? &#187;&lt;/em&gt;. La r&#233;ponse beaucoup moins. Pendant quelques jours, Ts&#237;pras n'a pas donn&#233; de consigne de vote. Puis, trois jours avant le scrutin, il proposa de l'annuler en &#233;change d'un accord un peu meilleur. Il appela finalement &#224; voter NON, bien seul, avec l'extr&#234;me-gauche et les n&#233;o-nazis d'Aube dor&#233;e, face &#224; une campagne hyst&#233;rique des bourgeoisies grecque et europ&#233;enne pour le OUI. M&#234;me la centrale syndicale du priv&#233;, ainsi que la conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats, la CES, ont cru bon d'ajouter leurs voix au ch&#339;ur du OUI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum du 5 juillet fut sans appel : plus de 61 % des suffrages, un raz-de-mar&#233;e pour le NON dans la jeunesse, avec des pointes dans les quartiers ouvriers (comme les bureaux de vote du port du Pir&#233;e o&#249; le NON a obtenu environ 75 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir du 5 juillet, pour les partis du OUI, ce fut la d&#233;bandade. Les chefs du Pasok et de la ND d&#233;missionn&#232;rent en direct &#224; la t&#233;l&#233;, ouvrant des guerres de succession au sein de leurs partis. Mais, d&#232;s le lendemain matin, Ts&#237;pras convoquait tous les partis dans une r&#233;union dite &#171; d'union nationale &#187;, dont sortit un communiqu&#233; sign&#233; par toutes les forces politiques, &#224; l'exception des n&#233;o-nazis d'Aube Dor&#233;e et des communistes du KKE. D&#232;s le 9 juillet, quatre jours apr&#232;s la victoire du NON au r&#233;f&#233;rendum, apr&#232;s s'&#234;tre assur&#233; du soutien des partis du OUI, Ts&#237;pras annon&#231;ait qu'il allait proposer aux cr&#233;anciers... leur plan du 26 juin. Le jour m&#234;me, il obtint une quasi-unanimit&#233; au Parlement pour n&#233;gocier sur ces bases &#224; Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne suffisait plus aux cr&#233;anciers. Il ne fallait pas que Ts&#237;pras puisse seulement se parer de l'apparence du sauveur de l'unit&#233; nationale apr&#232;s son r&#233;f&#233;rendum. Le 13 juillet au petit matin, Ts&#237;pras accepta un &#171; accord &#187;, encore pire que les pr&#233;c&#233;dents m&#233;morandums et encore pire que la proposition du 26 juin refus&#233;e par r&#233;f&#233;rendum. Le 15 juillet, ce 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum fut adopt&#233; &#224; une &#233;crasante majorit&#233; par le Parlement grec. Syriza, &#233;lu sur la base du refus de l'aust&#233;rit&#233; et des m&#233;morandums, validait les deux premiers et s'engageait &#224; faire passer le troisi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ts&#237;pras avait r&#233;p&#233;t&#233; aux Grecs qu'il organisait le r&#233;f&#233;rendum pour renforcer sa position dans les n&#233;gociations avec les cr&#233;anciers. Mais le r&#233;sultat a bien montr&#233; que ces vautours n'ont pas peur des urnes. Finalement, Syriza aura utilis&#233; tout son cr&#233;dit &#233;lectoral pour faire avaler la politique des cr&#233;anciers &#224; la population qui l'avait port&#233; au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Syriza accepte de renoncer &#224; ses quelques mesures en direction des plus pauvres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La seule concession obtenue par Ts&#237;pras face &#224; la tro&#239;ka concernait le maintien d'une partie du budget... militaire. C'est bien s&#251;r le sens de l'alliance avec Anel, les Grecs ind&#233;pendants, mais pas seulement : Syriza a un h&#233;ritage stalinien nationaliste anti turc bien ancr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intransigeance de la tro&#239;ka a choqu&#233; bien au-del&#224; des cercles radicaux. &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; et des &#233;conomistes bourgeois ont d&#233;nonc&#233; le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum comme une &lt;em&gt;&#171; v&#233;ritable mise sous tutelle &#187;. &lt;/em&gt;Humiliation suppl&#233;mentaire : Syriza a d&#251; accepter l'annulation des lois adopt&#233;es par le Parlement depuis le 20 f&#233;vrier. Il n'y en avait pas eu beaucoup, pas plus qu'elles ne contenaient des dispositions spectaculaires favorables aux travailleurs. Mais la tro&#239;ka voulait d&#233;cid&#233;ment faire mordre la poussi&#232;re &#224; ce gouvernement. Qui l'a accept&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sauver la face, Ts&#237;pras s'est vant&#233; d'avoir obtenu, en &#233;change des sacrifices impos&#233;s &#224; la population, des aides, des pr&#234;ts-relais et la promesse d'une ren&#233;gociation de la dette. Mais les 35 milliards d'aide ne sont que le d&#233;blocage du budget normal attribu&#233; par l'UE &#224; ses membres, et qui avait &#233;t&#233; gel&#233; depuis le 20 f&#233;vrier. Quant aux 86 milliards de pr&#234;ts, c'est loin d'&#234;tre de la charit&#233; puisque qu'il faudra payer &#224; nouveau des int&#233;r&#234;ts dessus&#8230; Alors m&#234;me que cette somme aura fondu apr&#232;s le paiement des &#233;ch&#233;ances &#224; venir d'ici la fin de l'ann&#233;e et le n&#233;cessaire renflouement des banques. En fait d'aide, la Gr&#232;ce a gagn&#233; de nouvelles cha&#238;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Un nouveau m&#233;morandum anti-ouvrier &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum contient surtout des attaques contre les travailleurs. La TVA passe de 13 % &#224; 23 % pour une liste impressionnante de produits de consommation courante comme les pr&#233;parations alimentaires pour enfants, le pain, le courant &#233;lectrique et le gaz naturel, les produits pharmaceutiques, les tickets de m&#233;tro et de bus, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge de la retraite est repouss&#233; &#224; 67 ans, le minimum vieillesse est amput&#233; de 93 euros pour tomber &#224; 390 euros par mois, la taxe d'habitation fra&#238;chement cr&#233;&#233;e lors d'un pr&#233;c&#233;dent m&#233;morandum augmente, ainsi que les imp&#244;ts sur les revenus des plus pauvres (depuis le deuxi&#232;me m&#233;morandum, un foyer grec est imposable &#224; partir de 600 euros par mois). Un m&#233;nage endett&#233; pourra voir r&#233;quisitionn&#233;e sa r&#233;sidence principale (m&#234;me si celle-ci n'est pas l'objet de l'endettement, les Grecs &#233;tant souvent propri&#233;taires de leur logement de famille depuis des d&#233;cennies). Les licenciements seront encore facilit&#233;s, et il a &#233;t&#233; accord&#233; un d&#233;lai de trois mois aux syndicats pour ren&#233;gocier chaque convention collective, d&#233;lai &#224; l'issue duquel celles-ci seront purement et simplement supprim&#233;es au profit du droit du travail brut.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Que cache l'&#171; aust&#233;rit&#233; &#187; ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On parle souvent d'aust&#233;rit&#233;. On emploie aussi ce mot parce qu'il est pass&#233; dans le vocabulaire courant. Mais ce n'est pas vrai. Le budget de l'&#201;tat grec n'a rien d'&#171; aust&#232;re &#187; : des sommes faramineuses sont vers&#233;es en int&#233;r&#234;ts aux banques, aux institutions et aux &#201;tats cr&#233;anciers ! C'est vrai ailleurs qu'en Gr&#232;ce : en France par exemple, les subventions directes ou indirectes au patronat d&#233;passent chaque ann&#233;e 100 milliards d'euros ! Ce qu'on appelle &#171; aust&#233;rit&#233; &#187;, c'est une politique au service du patronat, de la bourgeoisie en g&#233;n&#233;ral, promue par les gouvernements pour r&#233;duire la part des travailleurs dans le revenu global au pr&#233;texte de la crise de la dette. D'ailleurs les attaques contre le Smic et les conventions collectives n'ont rien &#224; voir avec le fait d'&#233;quilibrer le budget de l'&#201;tat, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_885 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH234/grece3-999f3.png?1787846625' width='400' height='234' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le visage des &#171; nouveaux &#187; r&#233;formistes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-visage-des-nouveaux-reformistes</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<description>L'augmentation de ses scores &#233;lectoraux avait fait de Syriza un mod&#232;le pour toute la gauche de la gauche et m&#234;me une partie de l'extr&#234;me gauche europ&#233;enne. Enfin un parti &#8216;vraiment &#224; gauche', contrairement aux partis socialistes, et qui avait des chances d'acc&#233;der au pouvoir rapidement, contrairement &#224; l'extr&#234;me gauche ! Mais, &#224; mesure que la perspective d'un gouvernement Syriza s'est rapproch&#233;e, le programme du parti s'est r&#233;duit comme peau de chagrin. Apr&#232;s les &#233;lections&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Grece-" rel="directory"&gt;Gr&#232;ce : Syriza, du gouvernement &#171; anti-aust&#233;rit&#233; &#187; au reniement
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Grece-3-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'augmentation de ses scores &#233;lectoraux avait fait de Syriza un mod&#232;le pour toute la gauche de la gauche et m&#234;me une partie de l'extr&#234;me gauche europ&#233;enne. Enfin un parti &#8216;vraiment &#224; gauche', contrairement aux partis socialistes, et qui avait des chances d'acc&#233;der au pouvoir rapidement, contrairement &#224; l'extr&#234;me gauche ! Mais, &#224; mesure que la perspective d'un gouvernement Syriza s'est rapproch&#233;e, le programme du parti s'est r&#233;duit comme peau de chagrin. Apr&#232;s les &#233;lections l&#233;gislatives de juin 2012 o&#249; Syriza &#233;tait pass&#233; &#224; deux doigts de la majorit&#233; parlementaire, sa direction, autour d'Al&#233;xis Ts&#237;pras, lan&#231;ait une op&#233;ration visant &#224; mettre au pas les minorit&#233;s trop gauchistes et &#224; purger le programme du parti.&lt;em&gt; &#171; Le moratoire sur le paiement de la dette &#187;&lt;/em&gt; fut remplac&#233; par &lt;em&gt;&#171; une ren&#233;gociation avec les cr&#233;anciers &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; la nationalisation des banques &#187;&lt;/em&gt; par &lt;em&gt;&#171; la cr&#233;ation d'une banque publique d'investissement &#187;&lt;/em&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois majoritaire au Parlement, en janvier dernier, Syriza a form&#233; un gouvernement d'avocats, de professeurs, de m&#233;decins, de journalistes et de politiciens. Une composition sociale qui en dit long sur cette organisation qui, si elle a bien s&#251;r capt&#233; une partie du vote populaire, n'a jamais eu comme objectif de s'implanter dans la classe ouvri&#232;re ni de la repr&#233;senter. Les &#233;lections syndicales, qui s'&#233;taient traduites, entre 2010 et 2013, par l'effondrement du Pasok et un recul ou une stagnation de la Nouvelle d&#233;mocratie (ND), n'ont pas montr&#233; de hausse spectaculaire de Syriza, dont les positions paraissaient faibles face aux deux partis institutionnels et m&#234;me face au KKE (le parti communiste stalinien), surtout dans le priv&#233;. La taille des cort&#232;ges de Syriza dans les manifestations &#233;tait d'ailleurs relativement modeste. Ajoutons que les dirigeants syndicaux affili&#233;s &#224; Syriza n'ont pas non plus montr&#233; de radicalit&#233; dans les luttes : l'annulation d'une gr&#232;ve des enseignants au dernier moment et contre l'avis de la base en 2013 ou la prise de position contre une gr&#232;ve des hospitaliers en juin 2015 ont plut&#244;t d&#233;montr&#233; que certains responsables de la tendance syndicale Syriza se comportent en bureaucrates. Syriza a tout mis&#233; sur l'arriv&#233;e au gouvernement par des &#233;lections. L'effondrement spectaculaire du Pasok lui a offert un cr&#233;dit &#233;lectoral parmi les travailleurs, mais pas une influence r&#233;elle sur leurs luttes, dont Syriza n'a jamais fait une priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques-unes des forces politiques qui soutenaient Ts&#237;pras n'ont pas tiqu&#233; apr&#232;s l'accord sc&#233;l&#233;rat du 13 juillet. C'est le cas du Parti communiste fran&#231;ais, qui a d&#233;fendu sans honte le 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;morandum, s'en attribuant m&#234;me le cr&#233;dit, puisque Pierre Laurent a pr&#233;tendu que c'est sa pression sur Hollande qui aurait amen&#233; celui-ci &#224; le faire adopter ! Ce n'est que lorsque Ts&#237;pras lui-m&#234;me a reconnu devant son Parlement que l'accord &#233;tait &lt;em&gt;&#171; mauvais &#187;&lt;/em&gt; et qu'il c&#233;dait contraint et forc&#233; que le ton a un peu chang&#233; dans les colonnes de &lt;em&gt;l'Humanit&#233;&lt;/em&gt;. Quant &#224; Pablo Iglesias, le leader de Podemos en Espagne, il a justifi&#233; son soutien &#224; Ts&#237;pras en reprenant &#224; son compte l'alternative pos&#233;e brutalement par Scha&#252;ble : accepter le m&#233;morandum ou sortir de l'euro : &lt;em&gt;&#171; Al&#233;xis Ts&#237;pras s'est retrouv&#233; seul contre tous&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Son dilemme &#233;tait de sortir son pays de l'euro ou de gagner du temps. Il a choisi de gagner du temps avec un accord, certes lamentable, mais c'&#233;tait la seule option qu'il pouvait prendre. &#187; &lt;/em&gt;(&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 4 septembre 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres courants r&#233;formistes &#8211; dont Jean-Luc M&#233;lenchon du Parti de gauche en France ou Oskar Lafontaine de Die Linke en Allemagne &#8211; font mine de ne pas se r&#233;signer au chantage et pr&#233;tendent que le gouvernement Ts&#237;pras aurait d&#251; et pu aller plus loin dans la voie qu'il avait trac&#233;e avec un &#171; plan B &#187;, &#224; savoir la sortie de l'euro : celle-ci aurait, selon eux, permis d'avoir plus de poids dans les n&#233;gociations face aux cr&#233;anciers. Mais cela ne sort pas du cadre de l'alternative &#171; m&#233;morandum ou sortie de l'euro &#187;, d&#233;magogie nationaliste en plus. Leur appel commun a &#233;t&#233; publi&#233; la semaine m&#234;me o&#249; M&#233;lenchon d&#233;clarait qu'accueillir les r&#233;fugi&#233;s n'&#233;tait pas la solution (&lt;em&gt;le Figaro&lt;/em&gt;), et qu'il se sentait &#171; ind&#233;pendantiste fran&#231;ais &#187; (d&#233;bat sur la Gr&#232;ce &#224; la f&#234;te de &lt;em&gt;l'Humanit&#233;&lt;/em&gt;, rapport&#233; par &lt;em&gt;le Monde&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas de &#171; plan B &#187; pour le gouvernement Ts&#237;pras. Nous ne l'accusons pas d'avoir trahi, ni m&#234;me de ne pas &#234;tre all&#233; assez loin. Son &#233;chec extraordinairement rapide est la d&#233;monstration de l'impossibilit&#233; de sa politique. Il n'y a pas de marge de man&#339;uvre, dans l'&#233;tat actuel du rapport de force entre les classes. Les m&#233;thodes r&#233;formistes &#233;lectorales ont moins de chances que jamais d'aboutir &#224; des avanc&#233;es pour les travailleurs, m&#234;me aussi modestes que celles que Syriza mettait en avant dans sa campagne &#233;lectorale de janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.P.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Du &#171; Non &#187; des urnes au &#171; Non &#187; de la rue
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Du-Non-des-urnes-au-Non-de-la-rue</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s six mois de n&#233;gociations avec les tenants de l'Union europ&#233;enne et du FMI, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a fini par c&#233;der aux exigences des cr&#233;anciers. Il a commenc&#233; &#224; mettre en &#339;uvre un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233;, du m&#234;me ordre que ceux qui ont saign&#233; la Gr&#232;ce depuis 2010. Au menu : hausse de la TVA, attaques contre les retraites, privatisations pour une valeur de 50 milliards d'euros, etc. Ainsi qu'une &#171; mise sous tutelle &#187; de la Gr&#232;ce, somm&#233;e de soumettre tous ses&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Editoriaux-de-bulletins-" rel="directory"&gt;&#201;ditos de bulletins
&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s six mois de n&#233;gociations avec les tenants de l'Union europ&#233;enne et du FMI, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a fini par c&#233;der aux exigences des cr&#233;anciers. Il a commenc&#233; &#224; mettre en &#339;uvre un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233;, du m&#234;me ordre que ceux qui ont saign&#233; la Gr&#232;ce depuis 2010. Au menu : hausse de la TVA, attaques contre les retraites, privatisations pour une valeur de 50 milliards d'euros, etc. Ainsi qu'une &#171; mise sous tutelle &#187; de la Gr&#232;ce, somm&#233;e de soumettre tous ses projets l&#233;gislatifs aux cr&#233;anciers.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les &#233;lecteurs grecs ont vot&#233; &#224; 61 % &#171; Non &#187; aux m&#234;mes mesures d'aust&#233;rit&#233; &#224; l'occasion du r&#233;f&#233;rendum du 5 juillet. Les travailleurs, les 60 % de jeunes au ch&#244;mage, les retrait&#233;s qui pour beaucoup peinent &#224; se nourrir et se soigner, ont de quoi &#234;tre en col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le bal des usuriers
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; &#233;couter les politiciens de droite et de gauche en Europe, le scandale serait que les contribuables des pays de l'Union europ&#233;enne financent les pr&#234;ts &#224; la Gr&#232;ce alors que certains sont encore plus pauvres que leurs voisins hell&#233;niques. Sauf que leur appauvrissement r&#233;sulte aussi en grande partie des coupes sur les retraites et les salaires impos&#233;es par le FMI et l'Union europ&#233;enne ! Les ennemis des travailleurs de Slovaquie, des Pays baltes, du Portugal, d'Allemagne ou de France sont bien les m&#234;mes que les ennemis des Grecs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ses gesticulations d&#233;risoires pendant les n&#233;gociations, Hollande, tout autant que Merkel, a cherch&#233; &#224; enfoncer la t&#234;te des couches populaires grecques sous l'eau pour satisfaire l'app&#233;tit des banques, des institutions financi&#232;res internationales et des &#201;tats. Les gouvernants d'Allemagne et de France &#233;taient bien main dans la main pour faire capituler Tsipras et faire une d&#233;monstration de force.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; quand la r&#233;volution ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des n&#233;gociations, la Banque centrale europ&#233;enne a coup&#233; les vivres au gouvernement grec. Comment un Tsipras ou un Varoufakis auraient-ils pu n&#233;gocier avec ceux qui contr&#244;lent ce robinet ? En jouant le jeu truqu&#233; des cr&#233;anciers, en respectant les r&#232;gles du capitalisme et les droits des poss&#233;dants, le gouvernement Syriza s'est condamn&#233; &#224; trahir ses promesses &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aust&#233;rit&#233; n'est pas une fatalit&#233;. Seulement, le rapport de force n&#233;cessaire pour l'affronter ne s'&#233;tablira ni dans les parlements ni dans les palais des gouvernants europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule &#224; pouvoir desserrer le n&#339;ud coulant qui &#233;touffe la population grecque est la classe ouvri&#232;re. Oui, les travailleurs grecs mobilis&#233;s et organis&#233;s pourraient prendre le contr&#244;le des banques pour financer les indispensables &#171; mesures d'urgence humanitaire &#187; que promettait Tsipras dans son programme &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les riches Grecs et les branches des entreprises &#233;trang&#232;res sur le sol grec rapatrient leur argent, quand ils ne l'avaient pas d&#233;j&#224; fait, dans les coffres des banques fran&#231;aises, allemandes et luxembourgeoises. Soit ! La population grecque devrait saisir leurs propri&#233;t&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on que la bourgeoisie grecque et europ&#233;enne prend en otage les conditions d'existence des travailleurs depuis cinq ans. Les travailleurs grecs pourraient r&#233;quisitionner des entreprises et les faire tourner, cette fois-ci au profit des couches populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle politique supposerait une mobilisation puissante. Ces derni&#232;res semaines ont montr&#233; sans fard que ce ne sont ni le chemin des n&#233;gociations ni celui des urnes qui peuvent faire c&#233;der la bourgeoisie et ses repr&#233;sentants politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine derni&#232;re par la gr&#232;ve et la manifestation, des travailleurs grecs ont protest&#233; contre les nouvelles mesures anti-sociales. Leur lutte est aussi la n&#244;tre. Ce sont toutes les classes populaires d'Europe qui sont vis&#233;es par la politique des dirigeants europ&#233;ens. Seule la mobilisation des travailleurs, avec la menace d'une contagion r&#233;volutionnaire, pourra les effrayer et les faire c&#233;der.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La Gr&#232;ce enferm&#233;e dans l'&#233;tau capitaliste
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-Grece-enfermee-dans-l-etau-capitaliste</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Depuis trois mois, les semaines du gouvernement d'Alexis Tsipras sont rythm&#233;es par les n&#233;gociations avec les cr&#233;anciers de l'&#201;tat grec, c'est-&#224;-dire l'Union europ&#233;enne, la Banque centrale europ&#233;enne et le FMI. Et elles sont au point mort tant qu'Alexis Tsipras ne prof&#233;rera pas les mots magiques : augmentation de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, reprise des privatisations des entreprises publiques et casse de la l&#233;gislation du travail. &lt;br /&gt;Les mesures prises par le nouveau gouvernement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-99-mai-juin-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 99, mai-juin 2015
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Grece-3-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis trois mois, les semaines du gouvernement d'Alexis Tsipras sont rythm&#233;es par les n&#233;gociations avec les cr&#233;anciers de l'&#201;tat grec, c'est-&#224;-dire l'Union europ&#233;enne, la Banque centrale europ&#233;enne et le FMI. Et elles sont au point mort tant qu'Alexis Tsipras ne prof&#233;rera pas les mots magiques : augmentation de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, reprise des privatisations des entreprises publiques et casse de la l&#233;gislation du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures prises par le nouveau gouvernement grec sans l'accord de ses cr&#233;anciers restent bien en dessous de ce qui &#233;tait inscrit dans le programme &#233;lectoral de Syriza, lorsqu'il proposait de relever le salaire minimum &#224; son niveau d'avant crise, de revenir sur toutes les lois qui ont d&#233;mantel&#233; la l&#233;gislation du travail grecque ainsi que de prendre des mesures &#171; d'urgence humanitaire &#187; avec ou sans l'accord de la Tro&#239;ka, dont une loi contre l'extr&#234;me pauvret&#233; qu'il chiffrait &#224; l'&#233;poque &#224; deux milliards d'euros. Le parlement a bien vot&#233; cette loi mais avec un budget de seulement 200 millions d'euros !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ceux qui ont mis leurs espoirs en Syriza restent dans l'expectative, bien conscients des limites de la strat&#233;gie de n&#233;gociation d'Alexis Tsipras. L'&#233;lection de janvier n'en a pas moins &#233;t&#233; v&#233;cue comme un soulagement par la population grecque, notamment pour les travailleurs de la fonction publique sur qui les pressions brutales de leur ancien employeur se sont d'un coup rel&#226;ch&#233;es avec la venue du gouvernement Syriza &#8211; au moins pour quelques mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la situation des finances de l'&#201;tat grec, elle devient critique. Alors pour lever les fonds n&#233;cessaires au paiement des salaires des fonctionnaires d'avril et des remboursements &#224; destination du FMI, le gouvernement grec a d&#251; r&#233;cup&#233;rer de l'argent dans les caisses de la S&#233;curit&#233; sociale. Pour faire face aux &#233;ch&#233;ances de mai, Tsipras vient de regrouper les liquidit&#233;s des entreprises publiques grecques dans les coffres de la Banque nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'a pas pens&#233; &#224; faire payer les armateurs grecs. Mais il est vrai que pour cela il faudrait qu'il veuille en appeler &#224; la classe ouvri&#232;re du pays comme de toute l'Europe, contre les nantis, l'appareil d'&#201;tat, voire l'arm&#233;e grecque elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30 avril 2015, Alek SOZEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_858 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH384/grece-6b303.png?1787912651' width='350' height='384' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Gr&#232;ce asphyxi&#233;e par les banquiers : &#192; quand le bol d'air des luttes ouvri&#232;res !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-Grece-asphyxiee-par-les-3073</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
</dc:subject>
		<dc:subject>Europe
</dc:subject>

		<description>Depuis les l&#233;gislatives du 25 janvier o&#249; Syriza a remport&#233; la direction du gouvernement, le Premier ministre Alexis Tsipras et son ministre des Finances Yanis Varoufakis sillonnent l'Europe et discutent, jour apr&#232;s jour, avec les chefs d'&#201;tat et ministres des finances europ&#233;ens. Ils souhaitent n&#233;gocier un am&#233;nagement du remboursement de la dette et le versement de la derni&#232;re tranche du mal nomm&#233; plan d'aide &#224; la Gr&#232;ce, tout en refusant, pour l'instant, que cela soit conditionn&#233; &#224; la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis les l&#233;gislatives du 25 janvier o&#249; Syriza a remport&#233; la direction du gouvernement, le Premier ministre Alexis Tsipras et son ministre des Finances Yanis Varoufakis sillonnent l'Europe et discutent, jour apr&#232;s jour, avec les chefs d'&#201;tat et ministres des finances europ&#233;ens. Ils souhaitent n&#233;gocier un am&#233;nagement du remboursement de la dette et le versement de la derni&#232;re tranche du mal nomm&#233; &lt;em&gt;plan d'aide&lt;/em&gt; &#224; la Gr&#232;ce, tout en refusant, pour l'instant, que cela soit conditionn&#233; &#224; la mise en &#339;uvre d'un nouveau cort&#232;ge de r&#233;formes antisociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats allemand et fran&#231;ais, qui sont les premiers cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce, s'&#233;chinent &#224; refuser tout compromis avec Tsipras, ne serait-ce qu'un all&#232;gement, un &#233;talement ou un moratoire sur les int&#233;r&#234;ts de la petite dette grecque. En r&#233;alit&#233;, ce qui est en jeu est la poursuite des politiques d'aust&#233;rit&#233; &#224; travers toute l'Europe. Non pas que les demandes de Tsipras, ou m&#234;me l'annulation de la dette qu'il ne r&#233;clame plus, poseraient des probl&#232;mes &#171; &#233;conomiques &#187; majeurs aux cr&#233;anciers. Par leur intransigeance, les dirigeants de l'imp&#233;rialisme veulent tuer tout espoir que pourraient avoir les travailleurs grecs. Ils veulent que, partout, en Europe comme ailleurs, les travailleurs se convainquent qu'ils n'ont rien d'autre &#224; faire que subir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;nouer &lt;em&gt;&#171; le n&#339;ud coulant &#187;&lt;/em&gt; financier, comme l'appelle Tsipras, il faudra que les travailleurs de Gr&#232;ce ou d'ailleurs s'adressent par leurs mobilisations &#224; tous les travailleurs d'Europe touch&#233;s par l'aust&#233;rit&#233; et leur donnent envie d'entrer dans la danse. Parce que les travailleurs d'Europe, que ce soit en Italie, au Portugal, en Irlande, en Roumanie, en Bulgarie, en Pologne, et m&#234;me en France et en Allemagne, ont toutes les raisons et tout int&#233;r&#234;t de retrouver le chemin des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 mars 2015, Alek SOZEN&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> N&#233;gociations en apn&#233;e... jusqu'&#224; l'&#233;touffement ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Negociations-en-apnee-jusqu-a-l</link>
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		<dc:date>2015-03-23T22:20:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Aust&#233;rit&#233;
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		<description>&#171; On a gagn&#233; une bataille mais pas la guerre, les n&#233;gociations difficiles sont devant nous &#187;, a d&#233;clar&#233;, fin f&#233;vrier, le Premier ministre, chef de file de Syriza, Alexis Tsipras. Mais quelle victoire ? La &#171; tro&#239;ka &#187;, compos&#233;e des trois principaux investisseurs dans la dette Grecques (BCE, FMI, UE), honnie par la population, s'est rebaptis&#233;e &#171; Les institutions &#187; sur demande de Tsipras. Autre exp&#233;dient, les mesures d'aust&#233;rit&#233; ne seront plus dict&#233;es par ces &#171; institutions &#187; au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Austerite-+" rel="tag"&gt;Aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; On a gagn&#233; une bataille mais pas la guerre, les n&#233;gociations difficiles sont devant nous &#187;, &lt;/em&gt;a d&#233;clar&#233;, fin f&#233;vrier, le Premier ministre, chef de file de Syriza, Alexis Tsipras. Mais quelle victoire ? La &#171; tro&#239;ka &#187;, compos&#233;e des trois principaux investisseurs dans la dette Grecques (BCE, FMI, UE), honnie par la population, s'est rebaptis&#233;e &#171; Les institutions &#187; sur demande de Tsipras. Autre exp&#233;dient, les mesures d'aust&#233;rit&#233; ne seront plus dict&#233;es par ces &#171; institutions &#187; au gouvernement grec mais elles seront &#233;labor&#233;es par ce dernier puis accept&#233;es ou non par les cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un programme remis &#224; plus tard&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hormis ces d&#233;tails de forme, le programme &#233;lectoral de Syriza, dans lequel &#233;tait promise une s&#233;rie de r&#233;formes pour &lt;em&gt;&#171; faire face &#224; la crise humanitaire &#187;,&lt;/em&gt; est remis &#224; plus tard. Il n'y aura pour le moment pas d'augmentation du Smic &#224; son niveau d'avant crise ni d'abrogation des d&#233;crets qui ont d&#233;mantel&#233; les conventions collectives. Cependant le gouvernement Tsipras, refuse pour l'instant d'appliquer de nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233;. Son ministre des Finances, Varoufakis, a juste promis &#224; ses homologues de la zone euro (Eurogroupe) de pr&#233;parer une liste de r&#233;formes qui permettraient &#224; l'&#201;tat grec d'&#233;conomiser et de lever des fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; nous &#233;crivons cet article, ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s tout juste un plan de lutte contre la contrebande de cigarettes et d'essence ainsi que des mesures fiscales. Par contre, pour couvrir ses cr&#233;ances, le gouvernement a d&#233;j&#224; envisag&#233; d'emprunter des fonds aux caisses de s&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le pr&#233;sident de l'Eurogroupe a tranch&#233; : &#224; laisser le gouvernement de Tsipras prescrire ces mesures, dit-il, &lt;em&gt;&#171; on a perdu deux semaines &#187;.&lt;/em&gt; Une mani&#232;re de rappeler que les cr&#233;anciers attendaient un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233;, aussi dramatique pour les couches populaires de Gr&#232;ce que le furent les pr&#233;c&#233;dents. D'ailleurs, des repr&#233;sentants de la tro&#239;ka avaient d&#233;j&#224; averti qu'ils esp&#233;raient du nouveau gouvernement la baisse des pensions de retraite, l'augmentation de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, la reprise des privatisations... Sans cela, la derni&#232;re tranche du pr&#234;t de la Tro&#239;ka ne sera pas vers&#233;e. De plus, la Banque centrale europ&#233;enne a coup&#233; le robinet qui permettait au moins &#224; l'&#201;tat grec d'emprunter, m&#234;me simplement &#224; court terme, aux banques grecques elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'air s'est vite rar&#233;fi&#233; autour des ministres grecs, d&#232;s le d&#233;but des n&#233;gociations. L'ensemble des services publics d&#233;j&#224; exsangues, les traitements de centaines de milliers de fonctionnaires et, plus g&#233;n&#233;ralement, ce qu'il reste aux travailleurs dans une &#233;conomie ravag&#233;e par cinq ann&#233;es d'aust&#233;rit&#233; sont pris en otage par les cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, Varoufakis a brandi, le 8 mars dernier, la menace d'un r&#233;f&#233;rendum ou m&#234;me d'une nouvelle &#233;lection si les ministres de la zone euro ne s'accordent pas avec lui. Des bouts de papier contre le mur de l'argent, s&#251;r que cela va faire trembler les financiers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#171; Pas un gouvernement de gauche, un gouvernement de sauvetage national ! &#187;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Pas-un-gouvernement-de-gauche-un</link>
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		<dc:date>2015-03-23T22:20:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
</dc:subject>
		<dc:subject>Extr&#234;me droite
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		<description>Ces mots, Tsipras les r&#233;p&#232;te. Ne pouvant mettre en avant des mesures sociales, il met l'accent sur &#171; la dignit&#233; nationale &#187;, mot d'ordre r&#233;unissant des milliers de Grecs de tous bords, de la gauche &#224; l'extr&#234;me droite lors des manifestations de soutien au gouvernement. &lt;br /&gt;D'ailleurs, un ministre du gouvernement sur deux n'est pas membre de Syriza. Certains viennent du Pasok (PS grec), de Dimar (historiquement &#224; gauche du Pasok) ou des Grecs ind&#233;pendants (formation souverainiste&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-Grece-asphyxiee-par-les-" rel="directory"&gt;La Gr&#232;ce asphyxi&#233;e par les banquiers : &#192; quand le bol d'air des luttes ouvri&#232;res !
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Grece-3-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ce
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Extreme-droite-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me droite
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces mots, Tsipras les r&#233;p&#232;te. Ne pouvant mettre en avant des mesures sociales, il met l'accent sur &lt;em&gt;&#171; la dignit&#233; nationale &#187;&lt;/em&gt;, mot d'ordre r&#233;unissant des milliers de Grecs de tous bords, de la gauche &#224; l'extr&#234;me droite lors des manifestations de soutien au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, un ministre du gouvernement sur deux n'est pas membre de Syriza. Certains viennent du Pasok (PS grec), de Dimar (historiquement &#224; gauche du Pasok) ou des Grecs ind&#233;pendants (formation souverainiste d'extr&#234;me droite). Tsipras a m&#234;me install&#233; au poste de Pr&#233;sident de la R&#233;publique un membre de Nouvelle D&#233;mocratie (le grand parti de la droite grecque).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Qui est Panos Kammenos, au minist&#232;re de la D&#233;fense ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est dans un esprit &#171; d'union nationale &#187; contre la tro&#239;ka que Tsipras a ressorti du panier, pour les n&#233;gociations, la question d'un remboursement de la dette contract&#233;e par l'Allemagne nazie &#224; la Gr&#232;ce et qui a &#233;t&#233; effac&#233;e il y a 60 ans. Si cela n'effraie pas Angela Merkel, cela a au moins le m&#233;rite de plaire au nouveau ministre grec de la D&#233;fense, Panos Kammenos, une esp&#232;ce de Jean-Marie Le Pen de confession orthodoxe, sp&#233;cialiste des petites phrases racistes anti-immigr&#233;s, anti-musulmans et anti-juifs qui agite le torchon nationaliste d&#232;s qu'il peut, que ce soit au sujet de la R&#233;publique de Mac&#233;doine &#224; laquelle il ne reconna&#238;t pas le droit de porter de ce nom ou de la Turquie avec laquelle la Gr&#232;ce entretient des relations conflictuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kammenos qui selon la presse a achet&#233; son yacht gr&#226;ce &#224; un fonds offshore et r&#233;nov&#233; une maison familiale gr&#226;ce &#224; un fonds europ&#233;en, s'est retrouv&#233; lors la campagne &#233;lectorale des Grecs ind&#233;pendants &#224; d&#233;fendre la lutte contre la corruption et contre l'&#233;vasion fiscale. Et c'est &#224; lui que reviennent les cl&#233;s du minist&#232;re historiquement le plus corrompu de Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tsipras &#8211; ainsi qu'une partie de la gauche de Syriza &#8211; justifie l'entr&#233;e au gouvernement de Kammenos par le fait que ses conceptions racistes seraient secondaires vu qu'il oriente ses efforts dans la lutte contre la tro&#239;ka. Et les patrons grecs ? Et les colonels ? Non, juste l'ennemi de l'ext&#233;rieur. Nationalisme quand tu nous tiens !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#192; la classe ouvri&#232;re de reprendre le chemin de la lutte
</title>
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		<dc:date>2015-03-23T22:20:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza
</dc:subject>
		<dc:subject>Europe
</dc:subject>

		<description>Tsipras avait mis en avant, dans son programme, une r&#233;forme fiscale pour tenter de r&#233;cup&#233;rer l'argent l&#224; o&#249; il est. &lt;br /&gt;Il avait promis de taxer l'&#201;glise orthodoxe, qui ne paye pas d'imp&#244;t alors que le traitement de ses pr&#234;tres est vers&#233; par l'&#201;tat et qu'elle est, dans le pays, la premi&#232;re propri&#233;taire de terres, dont la location lui procure de substantiels b&#233;n&#233;fices. Sit&#244;t arriv&#233; au pouvoir, il a rel&#233;gu&#233; cette id&#233;e : pas assez consensuelle pour &#234;tre propos&#233;e par son gouvernement de &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-Grece-asphyxiee-par-les-" rel="directory"&gt;La Gr&#232;ce asphyxi&#233;e par les banquiers : &#192; quand le bol d'air des luttes ouvri&#232;res !
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tsipras avait mis en avant, dans son programme, une r&#233;forme fiscale pour tenter de r&#233;cup&#233;rer l'argent l&#224; o&#249; il est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait promis de taxer l'&#201;glise orthodoxe, qui ne paye pas d'imp&#244;t alors que le traitement de ses pr&#234;tres est vers&#233; par l'&#201;tat et qu'elle est, dans le pays, la premi&#232;re propri&#233;taire de terres, dont la location lui procure de substantiels b&#233;n&#233;fices. Sit&#244;t arriv&#233; au pouvoir, il a rel&#233;gu&#233; cette id&#233;e : pas assez consensuelle pour &#234;tre propos&#233;e par son gouvernement de &#171; sauvetage national &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les ministres de Syriza s'&#233;taient engag&#233;s &#224; lever des imp&#244;ts aupr&#232;s de &#171; l'oligarchie &#187; grecque, en premier lieu les armateurs. Ces grands patrons grecs sont exempt&#233;s d'imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices&#8230; en vertu d'un article de la Constitution ! Ils ne paient qu'une modique taxe sur le tonnage de leur navire. Tsipras pourra-t-il les amener &#224; contribuer &#224; l'&#171; effort national &#187; ? Las ! Leur repr&#233;sentant, Nikos Vernikos, aime rappeler que cet article de la Constitution est ce qui les ancre aux ports grecs et que, sans lui, ils pourraient tr&#232;s bien t&#233;l&#233;porter leurs capitaux dans d'autres ports, aux Bahamas ou aux Kerguelen, bref vers d'autres paradis fiscaux si la Gr&#232;ce cessait d'en &#234;tre un&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait tout aussi difficile &#224; ce gouvernement, m&#234;me s'il en affichait la volont&#233;, de faire payer l'imp&#244;t aux riches du pays sans s'en prendre &#224; leurs libert&#233;s de man&#339;uvre. M&#234;me la petite arm&#233;e de collecteurs d'imp&#244;ts, ind&#233;pendante de l'&#201;tat, que compte lever Varoufakis, fera p&#226;le figure face aux possibilit&#233;s d'&#233;vasion fiscale qui s'offrent aux bourgeois grecs, &#224; l'instar de leurs coll&#232;gues du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, le gouvernement Syriza a r&#233;vis&#233; ses pr&#233;tentions &#224; la baisse. Son ministre des Finances, Varoufakis, a propos&#233; &#224; la tro&#239;ka une mesure loufoque : des &#233;tudiants, des m&#233;nag&#232;res ou des touristes seraient embauch&#233;s pour de courtes p&#233;riodes pour filmer en cam&#233;ra cach&#233;e les commer&#231;ants afin de confondre ceux qui ne s'acquittent pas de la TVA... Pas de quoi faire trembler les grands fraudeurs !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;cup&#233;rer l'argent l&#224; o&#249; il est&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais comment ? Ne prenons qu'un petit exemple, le cas de Spiro Latsis, le Grec le plus riche, &#224; la t&#234;te d'une fortune lourde de plus de trois milliards d'euros. Ce monsieur aiguille ses capitaux dans toutes les directions depuis les rives du lac L&#233;man. Il poss&#232;de en Gr&#232;ce la deuxi&#232;me banque du pays &#8211; recapitalis&#233;e en 2012 par les soins de la tro&#239;ka &#8211;, ainsi que la plus grande raffinerie, des centres commerciaux et il entreprend de construire au Sud d'Ath&#232;nes un grand complexe h&#244;telier sur des terrains qu'il vient d'acheter. Sans compter ses villas, yachts, jets priv&#233;s et multiples biens personnels qui r&#233;sident sur le territoire hell&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ne serait-il pas possible d'aller fouiner dans ses propri&#233;t&#233;s, de mettre sous s&#233;questre ses jets, ses yachts en garantie du paiement de ses taxes et de contributions &#171; exceptionnelles en ces temps de crise &#187;, ou ses terrains en friches et autres villas pour loger les mal-log&#233;s ? On a bien impos&#233; &#224; des millions de travailleurs grecs, de retrait&#233;s, de petites gens, des sacrifices autrement plus dramatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne serait-il pas possible, par exemple, de r&#233;quisitionner les centres commerciaux d'un Latsis, et ceux qui y travaillent seraient les plus &#224; m&#234;me d'organiser les distributions de nourriture aux plus d&#233;munis promises par Tsipras et d'imposer un contr&#244;le des prix pour subvenir aux besoins de tous les autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raffinerie de Latsis est l'un des n&#339;uds de l'&#233;conomie grecque ; sans m&#234;me parler de la faire fonctionner au profit de la classe ouvri&#232;re grecque, son occupation &#233;tablirait un rapport de force important avec la bourgeoisie grecque et la tro&#239;ka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, comment financer ne serait-ce que l'&#233;lectricit&#233; gratuite, les embauches et les augmentations de salaire dans la fonction publique promises pendant la campagne sans mettre &#224; contribution la banque de Latsis comme les trois autres qui contr&#244;lent 90 % du march&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une lutte qui nous concerne tous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certes, confisquer des biens et entreprises d'un Latsis et d'autres, contr&#244;ler les comptes des patrons et des banques demanderaient un rapport de force bien diff&#233;rent de celui qui existe aujourd'hui, clairement d&#233;favorable aux travailleurs grecs. Et ce sont des objectifs que seuls les r&#233;volutionnaires peuvent mettre en avant, mais dont ne veut surtout aucun gouvernement de gauche, f&#251;t-il plus radical que celui de Tsipras. Car ils remettent directement en cause le sacro-saint droit de propri&#233;t&#233; de la soci&#233;t&#233; capitaliste. De ce point de vue, les &#171; frondeurs &#187; de la gauche de Syriza qui reprochent au Premier ministre ses renoncements, comme s'il e&#251;t suffi d'&#234;tre plus ferme dans les parlottes, ne pr&#233;conisent pas de faire appel &#224; la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont des objectifs dont les travailleurs peuvent s'emparer dans leurs luttes. Car, pour que la population pauvre ne continue pas de payer la dette par l'aust&#233;rit&#233;, les travailleurs ne pourront faire l'&#233;conomie d'une mobilisation g&#233;n&#233;rale et coordonn&#233;e, d'une contestation du capitalisme lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant, ne nous y trompons pas, que l'&#233;chec, pr&#233;visible, de Tsipras et de Syriza &#8211; pr&#233;visible &#224; cause de leur soumission aux r&#232;gles de la bourgeoisie &#8211; serait un recul pour tous les travailleurs d'Europe et d'ailleurs, un pas de plus dans l'offensive que m&#232;nent les classes dirigeantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, la v&#233;ritable force susceptible de faire r&#233;fl&#233;chir et reculer la tro&#239;ka, passerait par une mobilisation massive des travailleurs cherchant &#224; &lt;em&gt;&#171; faire face &#224; la crise humanitaire &#187;&lt;/em&gt; comme dirait Tsipras. De quoi inspirer aux patrons et banquiers de Gr&#232;ce et d'Europe la crainte de tout perdre. Et la crainte que la col&#232;re des travailleurs grecs soit contagieuse dans toute l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures qui frappent la classe ouvri&#232;re grecque aujourd'hui sont celles qui frappent aussi la classe ouvri&#232;re en Espagne, au Portugal et ailleurs. Ce sont celles qu'on imposera demain aux travailleurs dans tous les pays d'Europe, y compris en France ou en Allemagne &#8211; d'ailleurs, cela a d&#233;j&#224; commenc&#233;. Les luttes des travailleurs en Gr&#232;ce ou en Espagne pourraient tr&#232;s bien devenir contagieuses partout o&#249; les travailleurs sont victimes de la politique de la bourgeoisie pendant la crise, c'est-&#224;-dire&#8230; partout !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alek SOZEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Ne pas attendre le salut de Tsipras &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re grecque a d&#233;j&#224; prouv&#233; sa combativit&#233; lors de puissantes vagues de mobilisations en 2011-2012. Lors des deux mouvements d'occupation des places en 2011, des travailleurs et des jeunes grecs ont discut&#233; de politique des semaines durant par quartier, en occupant les b&#226;timents publics, bloquant le fonctionnement de l'administration, manifestant massivement, s'organisant au travail pour exprimer par des journ&#233;es de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale leur r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces luttes semblent s'&#234;tre essouffl&#233;es depuis 2012, et l'envie de changement s'&#234;tre report&#233; sur le faible espoir &#233;lectoral d'un vote Syriza. Le gouvernement de Tsipras compte bien sur cet essoufflement pour b&#233;n&#233;ficier de &#171; l'&#233;tat de gr&#226;ce &#187; qui lui permet de gagner du temps pour renoncer &#224; ses promesses &#233;lectorales, au nom du r&#233;alisme financier face aux exigences de la &#171; tro&#239;ka &#187; (UE, BCE et FMI). Reste que la d&#233;sillusion risque d'arriver tr&#232;s vite. Ce sera alors aux travailleurs de redonner le ton.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Gr&#232;ce : le jeu truqu&#233; de la Tro&#239;ka
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Grece-le-jeu-truque-de-la-Troika</link>
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		<dc:date>2015-03-02T16:24:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza
</dc:subject>
		<dc:subject>Europe
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s des n&#233;gociations marathon entre le gouvernement grec et l'Eurogroupe, Tsipras, par sa lettre d'engagement du lundi 23 f&#233;vrier, s'est r&#233;sign&#233; &#224; abandonner son programme anti-aust&#233;rit&#233; et s'est engag&#233; &#224; des r&#233;formes qui ressemblent &#224; celles de ses pr&#233;d&#233;cesseurs. &lt;br /&gt;Les pays de l'Eurogroupe, France et Allemagne en t&#234;te, n'ont pas voulu entendre parler d'augmentation &#224; court terme du salaire minimum ; en revanche, les privatisations en cours doivent reprendre, le &#171; contr&#244;le des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s des n&#233;gociations marathon entre le gouvernement grec et l'Eurogroupe, Tsipras, par sa lettre d'engagement du lundi 23 f&#233;vrier, s'est r&#233;sign&#233; &#224; abandonner son programme anti-aust&#233;rit&#233; et s'est engag&#233; &#224; des r&#233;formes qui ressemblent &#224; celles de ses pr&#233;d&#233;cesseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays de l'Eurogroupe, France et Allemagne en t&#234;te, n'ont pas voulu entendre parler d'augmentation &#224; court terme du salaire minimum ; en revanche, les privatisations en cours doivent reprendre, le &#171; contr&#244;le des d&#233;penses de sant&#233; &#187; (asphyxie des h&#244;pitaux et non couverture d'un tiers de la population) doit continuer, la &#171; r&#233;forme du march&#233; du travail &#187; doit permettre plus de &#171; flexibilit&#233; &#187; et de &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187;. Seule minuscule concession &#224; Tsipras, un petit paragraphe sur les &#171; mesures humanitaires &#187; (dont le r&#233;tablissement de l'&#233;lectricit&#233; et de l'eau aux plus pauvres...) &#224; condition toutefois qu'elles n'aient &#171; aucun effet fiscal n&#233;gatif &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les &#171; institutions &#187; ne l&#226;chent rien&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux all&#233;gations des dirigeants europ&#233;ens (d&#233;sormais baptis&#233;s &#171; institutions &#187; au lieu de &#171; tro&#239;ka &#187;), ce n'est pas la Gr&#232;ce qui est sous perfusion : ce sont les banques europ&#233;ennes qui se sont dop&#233;es, d'abord aux emprunts puis aux privatisations grecs. Les banques et les grandes entreprises, pour l'essentiel allemandes et fran&#231;aises, ont d'abord incit&#233; &#224; l'endettement (JO, armements), avant de percevoir des int&#233;r&#234;ts &#224; des taux colossaux, de racheter les entreprises publiques brad&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les gouvernements de l'Eurogroupe ont refus&#233; de laisser la moindre marge &#224; Tsipras. Il fallait montrer &#224; tous que les int&#233;r&#234;ts du grand patronat europ&#233;en priment sur ceux des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les v&#233;ritables alli&#233;s du peuple grec&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face aux requins de l'Eurogroupe, Tsipras n'a pas fait le poids&#8230; et ne pouvait pas le faire en se contentant de batailler sur le terrain &#171; &#233;conomique &#187; avec plus forts que lui, c'est-&#224;-dire dans le cadre du jeu truqu&#233; du syst&#232;me capitaliste. S'il a fait constater au peuple grec que&#8230; les requins sont des requins, il n'a pas tent&#233; de s'appuyer sur la seule chose que peuvent craindre les capitalistes, la mobilisation des peuples. Car, dans toute l'Europe, le peuple grec a des alli&#233;s naturels : les travailleurs qui, partout, subissent les politiques d'aust&#233;rit&#233;. Bien s&#251;r, pr&#233;parer cette mobilisation n'est pas si simple. C'est en tout cas moins illusoire qu'essayer d'obtenir de rapaces qu'ils renoncent volontairement &#224; leur proie !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Comment sortir de ce syst&#232;me pourri ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La seule partie qui reste du programme de Syriza, est la lutte contre la fraude fiscale&#8230; d&#233;j&#224; au programme de tous ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Mais ce sont les plus riches (en particulier les armateurs ou l'&#201;glise orthodoxe) qui ne paient quasiment pas d'imp&#244;t !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tsipras, le nouveau Premier ministre grec, peut-il, ou veut-il, faire enfin payer les riches ? Ce ne sont pas quelques fonctionnaires qui pourraient traquer les fraudeurs. Il faudrait, entre autres, mobiliser tous les employ&#233;s de banque pour qu'ils d&#233;noncent les combines des patrons dont ils ont forc&#233;ment, connaissance puisque tout passe entre leurs mains. Sans participation active des travailleurs, Tsipras ne r&#233;ussira m&#234;me pas &#224; assurer les rentr&#233;es fiscales dont le pays a pourtant bien besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser ne serait-ce que les mesures sociales contenues dans le programme de Syriza, il faudrait une mobilisation pour imposer un contr&#244;le des travailleurs sur tout ce que font les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait mettre sous s&#233;questre les biens des armateurs qui font le chantage &#224; la fuite de leurs capitaux en garantie du rapatriement de leurs avoirs sp&#233;culatifs dans les paradis fiscaux et du paiement de leurs imp&#244;ts. Il faudrait confisquer purement et simplement les biens de l'&#201;glise pour les transformer en biens publics au service de la population. Bref, il faudrait ne plus ob&#233;ir aux r&#232;gles catastrophiques du syst&#232;me capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel &#233;lan pourrait s'exporter dans toute l'Europe et l&#224;, seulement l&#224;, nous aurions une chance de mettre un terme aux m&#233;faits de ceux qui saignent le peuple grec et tous les peuples d'Europe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les politiciens jouent aux chaises musicales, la classe ouvri&#232;re joue la musique !
</title>
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		<dc:date>2015-01-28T08:29:05Z</dc:date>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Le prochain gouvernement sera le cinqui&#232;me &#224; exercer depuis que la crise s'est abattue sur le pays en 2010. Cinq ann&#233;es de m&#233;contentements et de mobilisations sociales pour r&#233;sister aux cures d'aust&#233;rit&#233; qui ont mis &#224; mal le pouvoir. &lt;br /&gt;En 2011, essuyant trois mois de contestations sociales, le Premier ministre et dirigeant du Pasok (parti socialiste) Papandr&#233;ou s'&#233;tait r&#233;solu &#224; d&#233;missionner. Le gouvernement suivant, d'union nationale, rassemblait des ministres du Pasok &#224; l'extr&#234;me&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syriza-+" rel="tag"&gt;Syriza
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le prochain gouvernement sera le cinqui&#232;me &#224; exercer depuis que la crise s'est abattue sur le pays en 2010. Cinq ann&#233;es de m&#233;contentements et de mobilisations sociales pour r&#233;sister aux cures d'aust&#233;rit&#233; qui ont mis &#224; mal le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011, essuyant trois mois de contestations sociales, le Premier ministre et dirigeant du Pasok (parti socialiste) Papandr&#233;ou s'&#233;tait r&#233;solu &#224; d&#233;missionner. Le gouvernement suivant, d'union nationale, rassemblait des ministres du Pasok &#224; l'extr&#234;me droite. Mais il s'est &#224; son tour effondr&#233; au bout de quelques mois, coinc&#233; encore une fois entre une vague de mouvements sociaux et les injonctions de la Tro&#239;ka. Aux &#233;lections l&#233;gislatives qui ont suivi, Syriza a donc perc&#233;, notamment en r&#233;cup&#233;rant les voix d'un Pasok effondr&#233;. Le parti Nouvelle D&#233;mocratie (ND), vieux parti de droite, a repris quelques forces et a form&#233; un gouvernement de coalition avec les ruines du Pasok.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce gouvernement a tenu un an et demi, entre scissions de groupes parlementaires et d&#233;parts individuels de d&#233;put&#233;s. Au fil de l'effritement, il a fini par c&#233;der en d&#233;cembre dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son Premier ministre Samaras a jou&#233; son va-tout. Sentant que sa cote de popularit&#233; ne pouvait que continuer &#224; reculer, il a convoqu&#233; l'&#233;lection du Pr&#233;sident de Gr&#232;ce qui, pour &#234;tre &#233;lu, doit recueillir les trois cinqui&#232;mes des voix des d&#233;put&#233;s. Rat&#233; ! Et ce, trois fois de suite. L'Assembl&#233;e a donc &#233;t&#233; dissoute, comme le veut la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant Samaras n'avait pas m&#233;nag&#233; ses efforts pour que les d&#233;put&#233;s &#233;lisent le candidat qu'il avait choisi. Soutenu par la Tro&#239;ka, il a agit&#233; la peur du naufrage financier de la Gr&#232;ce. Cela ne suffisant pas, il est all&#233; qu&#233;mander les suffrages des d&#233;put&#233;s d'Aube Dor&#233;e. Enfin, un de ses proches a essay&#233; de corrompre un d&#233;put&#233; ind&#233;pendant : une voix contre l'&#233;quivalent de deux millions d'euros. R&#233;v&#233;l&#233;e par un d&#233;put&#233;, cette affaire a achev&#233; de le discr&#233;diter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les partis ayant particip&#233; &#224; un gouvernement ces cinq derni&#232;res ann&#233;es en sont sortis affaiblis, voire se sont &#233;croul&#233;s. Et cela au profit de Syriza dont les scores &#233;lectoraux ont bondi mais aussi au profit de l'extr&#234;me droite qui, dans une moindre mesure, continue de se renforcer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Syriza : &#192; l'approche du pouvoir, un programme qui fond
</title>
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		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Monde
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		<description>Le chantage au &#8216;mauvais vote' orchestr&#233; par les gouvernements europ&#233;ens et le FMI, &#224; d&#233;faut de convaincre les travailleurs grecs, a pour but d'accro&#238;tre la pression sur la formation politique de gauche dite &#8216;radicale' en cherchant &#224; la modeler un peu plus &#224; l'avantage des cr&#233;anciers. Et la direction de Syriza s'ex&#233;cute : sa &#8216;radicalit&#233;' &#8211; toute programmatique &#8211; se dilue depuis trois ans. Au seuil du pouvoir, son dirigeant Alexis Tsipras enfile le costume de bon gestionnaire de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le chantage au &#8216;mauvais vote' orchestr&#233; par les gouvernements europ&#233;ens et le FMI, &#224; d&#233;faut de convaincre les travailleurs grecs, a pour but d'accro&#238;tre la pression sur la formation politique de gauche dite &#8216;radicale' en cherchant &#224; la modeler un peu plus &#224; l'avantage des cr&#233;anciers. Et la direction de Syriza s'ex&#233;cute : sa &#8216;radicalit&#233;' &#8211; toute programmatique &#8211; se dilue depuis trois ans. Au seuil du pouvoir, son dirigeant Alexis Tsipras enfile le costume de bon gestionnaire de la dette publique afin d'obtenir les faveurs de la Tro&#239;ka et des banquiers d'affaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Alexis Tsipras, &#224; l'assaut du monde de la finance ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant d'amorcer sa campagne aupr&#232;s des Grecs, il en a d&#233;j&#224; men&#233;e une sur le plan international, afin d'assurer la bourgeoisie que ses int&#233;r&#234;ts seraient pr&#233;serv&#233;s sous son mandat. Lors d'interventions remarqu&#233;es &#224; la City de Londres ou aux &#201;tats-Unis, Tsipras a balay&#233; toute &#233;quivoque sur ses projets. Selon lui, il n'y aura pas d'annulation unilat&#233;rale de la dette mais une ren&#233;gociation dans laquelle il d&#233;fendra &#233;nergiquement, dit-il, l'effacement des deux tiers de l'ardoise. De plus, il souhaite se concerter avec la Tro&#239;ka pour essayer d'obtenir le report du paiement des int&#233;r&#234;ts pr&#233;vus pour 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne m&#233;nageant pas ses efforts, Alexis Tsipras commence &#224; convaincre. D'ailleurs, certains hommes d'affaires et politiciens, &#224; l'instar du gouverneur de la Banque de France et de Moscovici, notent d&#233;sormais que la dette devra &#234;tre restructur&#233;e, vu que la Gr&#232;ce ne sera pas en mesure de l'honorer en 2015, quel que soit le bord politique du gouvernement. Il s'agit seulement pour la bourgeoisie internationale de conserver en l'&#201;tat grec un d&#233;biteur et un client solvable, quitte &#224; raboter un peu sa dette ou &#224; en &#233;taler les remboursements. Tsipras serait un interlocuteur comme un autre, ou presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, l'id&#233;e d'un gouvernement Syriza para&#238;t d'autant plus admissible pour les milieux d'affaires que les banques grecques, recapitalis&#233;es et restructur&#233;es gr&#226;ce aux saign&#233;es effectu&#233;es sur la population, ne sont plus promises &#224; &lt;em&gt;&#171; nationalisation &#187;&lt;/em&gt; par Tsipras ; il a d&#233;finitivement gomm&#233; le mot de son programme. La seule mesure de Syriza concernant le secteur bancaire consiste en un &lt;em&gt;&#171; contr&#244;le public &#187;&lt;/em&gt; sur les banques afin qu'elles accroissent leurs investissements aupr&#232;s des petites et moyennes entreprises. Vu le degr&#233; d'opacit&#233; des op&#233;rations financi&#232;res, quelques fonctionnaires ne pourront de toute fa&#231;on rien contr&#244;ler. Et mettre en &#339;uvre une politique favorable aux pr&#234;ts &#224; ce type d'entreprises doit certainement &#234;tre la promesse &#233;lectorale la plus partag&#233;e par tous les candidats bourgeois du monde. Rien de tr&#232;s &#8216;radical' en somme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des mesures pour faire face &#224; &#171; l'urgence humanitaire &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rien de r&#233;volutionnaire, mais sur le papier, elles rompent effectivement avec la politique d'aust&#233;rit&#233; des gouvernements pr&#233;c&#233;dents. Le salaire minimum serait relev&#233; &lt;em&gt;&#171; progressivement &#187;&lt;/em&gt; &#224; son niveau d'avant crise : 750 euros. Un certain nombre de fonctionnaires seraient &lt;em&gt;&#171; progressivement &#187;&lt;/em&gt; embauch&#233;s. Pas &#224; hauteur du nombre d'emplois supprim&#233;s dans la Fonction Publique depuis cinq ans, mais... leur quantit&#233; d&#233;pendra des pr&#233;conisations d'un prochain audit des administrations. Syriza s'est aussi engag&#233; &#224; travailler &#224; une nouvelle r&#233;forme de la l&#233;gislation du travail et &#224; offrir un acc&#232;s gratuit pour les plus pauvres &#224; l'&#233;lectricit&#233;, l'eau, les transports et les soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'augmentation du salaire minimum dans le secteur priv&#233;, le probl&#232;me reste entier. La grande majorit&#233; des salari&#233;s travaillent dans de tr&#232;s petites entreprises dont beaucoup sont en difficult&#233; quand elles ne sont pas au bord de la faillite. Comment s'imaginer une am&#233;lioration sans une pression ouvri&#232;re collective sur ces entrepreneurs, certes petits mais rapaces ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les moyens financiers manqueront &#224; l'&#201;tat pour parvenir &#224; r&#233;aliser ces mesures. Syriza ne remet pas en cause l'ordre capitaliste et ses ministres devront lever des fonds comme le fait n'importe quel gouvernement. Pour appliquer son programme, un gouvernement Syriza devra trouver des cr&#233;anciers qui tol&#232;rent les r&#233;formes sociales. Or la Tro&#239;ka ne brille pas par sa bienveillance &#224; l'&#233;gard des peuples et la Gr&#232;ce ne peut emprunter actuellement aux banques priv&#233;es qu'&#224; un taux de 9 %, un taux &#233;norme..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait possible de trouver les fonds n&#233;cessaires pour satisfaire les revendications vitales de la classe ouvri&#232;re sans alimenter davantage les coffres des banques, mais certainement pas sans une lev&#233;e populaire en masse, pas sans une mobilisation g&#233;n&#233;rale et profonde dans laquelle les travailleurs se fixeraient l'objectif de r&#233;quisitionner les banques pour les mettre sous leur contr&#244;le populaire, tout en ouvrant et contr&#244;lant les comptes des grandes entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire battre en br&#232;che leur syst&#232;me, bousculer les sacro-saintes lois de la propri&#233;t&#233; qui &#233;crasent les peuples et les travailleurs. Ce n'est pas ce que propose Syriza, qui n'&#233;voque qu'une r&#233;forme fiscale. Cela suffira-t-il pour engendrer assez de revenus pour financer les mesures sociales de son programme ? Dans ce pays o&#249; les classes dominantes et fortun&#233;es se font fort de ne pas payer l'imp&#244;t ? M&#234;me si pareille r&#233;forme &#233;tait vot&#233;e au parlement, les grandes fortunes et les grandes entreprises grecques contourneraient probablement la loi en utilisant les moyens d'&#233;vasion fiscale &#224; leur disposition. Comme le font les bourgeois du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syriza, nouvelle formation politique de gauche qui prend la suite des anciennes qui se sont us&#233;es &#224; l'exercice du pouvoir, entretient pour l'heure sa popularit&#233; sur un mirage : &lt;em&gt;&#171; votez pour nous et c'en sera fini de l'aust&#233;rit&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Tiens donc ! Le renversement du rapport de forces ne proviendra pas des urnes. L'air sera bien rar&#233;fi&#233; autour des d&#233;put&#233;s et ministres de Syriza qui se retrouveront seuls face au chantage au pr&#234;t qu'exerceront les banquiers et la Tro&#239;ka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_830 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH278/siriza-e5a68.png?1787879026' width='350' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Gr&#232;ce : la classe ouvri&#232;re face &#224; l'impasse &#233;lectorale
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Grece-la-classe-ouvriere-face-a-l-impasse-electorale</link>
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		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Des politiciens europ&#233;ens insistent lourdement sur l'&#233;ventuel naufrage de la Gr&#232;ce en cas de victoire de Syriza aux l&#233;gislatives de ce mois de janvier. Dans leur bouche, plus qu'un pronostic, c'est une menace. Merkel s'est prononc&#233;e pour une sortie de la Gr&#232;ce de l'Union europ&#233;enne si un gouvernement Syriza s'&#233;cartait du chemin pav&#233; par ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Ce serait la panique dans ce petit monde. Jusque-l&#224;, certes, ils &#233;taient bien tranquilles tant que le gouvernement de coalition&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des politiciens europ&#233;ens insistent lourdement sur l'&#233;ventuel naufrage de la Gr&#232;ce en cas de victoire de Syriza aux l&#233;gislatives de ce mois de janvier. Dans leur bouche, plus qu'un pronostic, c'est une menace. Merkel s'est prononc&#233;e pour une sortie de la Gr&#232;ce de l'Union europ&#233;enne si un gouvernement Syriza s'&#233;cartait du chemin pav&#233; par ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Ce serait la panique dans ce petit monde. Jusque-l&#224;, certes, ils &#233;taient bien tranquilles tant que le gouvernement de coalition Nouvelle d&#233;mocratie (UMP grec) &#8211; Pasok (PS grec) g&#233;rait les affaires de la bourgeoisie grecque, europ&#233;enne et internationale contre les travailleurs et les pauvres du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pouvant plus emprunter depuis 2010 aupr&#232;s des banques priv&#233;es, l'&#201;tat grec emprunte &#224; la Tro&#239;ka, c'est-&#224;-dire au FMI, &#224; la Banque Centrale Europ&#233;enne et &#224; la Commission Europ&#233;enne. Les n&#233;gociations pour le versement de chaque tranche de pr&#234;t &#233;taient jusqu'&#224; pr&#233;sent bien huil&#233;es : l'&#201;tat hell&#233;nique avait le droit &#224; une portion de dette suppl&#233;mentaire s'il mettait en &#339;uvre un cort&#232;ge de mesures antisociales. Les gouvernements grecs successifs dirig&#233;s par la droite ou la gauche les ont mises en place sans broncher depuis plus de quatre ans : baisse des pensions de retraite et du salaire minimum (-22 % !), hausse de la TVA, augmentation de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, privatisations massives, environ 200 000 suppressions de postes dans la Fonction Publique, casse des conventions collectives existantes et de la l&#233;gislation du travail, mutilation des couvertures sant&#233; et sociale...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bilan de cette saign&#233;e : le ch&#244;mage touche 27 % des travailleurs et pr&#232;s de 50 % des jeunes ; 1,5 million de Grecs sur les 11 millions que compte le pays n'ont plus acc&#232;s aux soins ; plus d'une dizaine d'h&#244;pitaux ont ferm&#233; ; une myriade d'entreprises ont fait faillite ; des centaines de milliers de salari&#233;s travaillent sans &#234;tre r&#233;mun&#233;r&#233;s par leur employeur. Et les plaies de la mis&#232;re s'infectent : le taux de sans-abri a explos&#233; ; le VIH se r&#233;pand &#224; une vitesse inqui&#233;tante ; la consommation de drogues dures s'est accrue dramatiquement ; les agressions racistes se multiplient, qu'elles soient perp&#233;tr&#233;es par des membres ou des proches du parti n&#233;o-nazi Aube Dor&#233;e, ou par des flics qui se sont souvent montr&#233;s complices de cette organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre Samaras et les dirigeants de l'Union europ&#233;enne et du FMI claironnent depuis plusieurs mois &#224; la population grecque que leur pays se porte mieux gr&#226;ce &#224; la cure d'aust&#233;rit&#233; forc&#233;e. Mais l'&#233;c&#339;urement g&#233;n&#233;ral des pauvres et des travailleurs de Gr&#232;ce est bel et bien l&#224;. Comme l'&#233;ch&#233;ance &#233;lectorale qui donne au moins pour quelques semaines du fil &#224; retordre aux gouvernants de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux Grecs vont effectivement exprimer leur col&#232;re dans les bureaux de vote le 25 janvier en votant en faveur de Syriza ou pour des formations politiques d'extr&#234;me gauche. Les sondages donnent Syriza en t&#234;te, avec 28 % &#224; 35 % des suffrages selon les instituts. De quoi prendre la direction d'un gouvernement de coalition ou m&#234;me, dans le cas le plus favorable, gouverner seul&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le parti qui arrive en t&#234;te aux &#233;lections l&#233;gislatives obtient 50 postes de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Plane ainsi l'espoir de la population grecque d'en finir avec les mesures iniques impos&#233;es par la Tro&#239;ka et la bourgeoisie grecque. Ni plus ni moins &#224; ce jour, mais telle est la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16 janvier 2015, Alek SOZEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_828 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L450xH384/grece1-2-d1955.png?1788112476' width='450' height='384' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le parti qui arrive en t&#234;te aux &#233;lections l&#233;gislatives obtient 50 postes de d&#233;put&#233;s suppl&#233;mentaires, le reste des postes &#233;tant (&#224; peu pr&#232;s) distribu&#233; en proportion des r&#233;sultats &#233;lectoraux. Ce qui fait qu'il suffit de recueillir 31 % des voix pour gagner une majorit&#233; absolue au parlement et donc former un gouvernement sans avoir besoin de nouer des alliances.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Syriza se voit d&#233;j&#224; gouverner ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Syriza-se-voit-deja-gouverner</link>
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		<dc:date>2013-09-29T13:43:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Aux &#233;lections l&#233;gislatives de mai et juin 2012, Syriza &#8211; coalition compos&#233;e de quatorze organisations politiques de gauche et d'extr&#234;me gauche &#8211; s'est distingu&#233;e par un ton tranchant &#224; l'&#233;gard des cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce : les gouvernements europ&#233;ens et le FMI. Et ceux-ci se sont inqui&#233;t&#233;s de sa perc&#233;e &#233;lectorale qui exprimait le rejet massif de l'application des m&#233;morandums (ou consignes de la Tro&#239;ka) qui &#233;tranglaient les couches populaires grecques depuis 2009. Syriza est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aux &#233;lections l&#233;gislatives de mai et juin 2012, Syriza &#8211; coalition compos&#233;e de quatorze organisations politiques de gauche et d'extr&#234;me gauche &#8211; s'est distingu&#233;e par un ton tranchant &#224; l'&#233;gard des cr&#233;anciers de la Gr&#232;ce : les gouvernements europ&#233;ens et le FMI. Et ceux-ci se sont inqui&#233;t&#233;s de sa perc&#233;e &#233;lectorale qui exprimait le rejet massif de l'application des m&#233;morandums (ou consignes de la Tro&#239;ka) qui &#233;tranglaient les couches populaires grecques depuis 2009. Syriza est actuellement cr&#233;dit&#233;e de 27 % d'intentions de vote, et 23 000 nouveaux adh&#233;rents l'ont rejointe depuis un an. La coalition gagne aussi des militants et de l'audience dans le monde syndical ; en juin dernier, au congr&#232;s de la centrale syndicale du priv&#233; d'Ath&#232;nes auquel ont particip&#233; pr&#232;s de 1 300 d&#233;l&#233;gu&#233;s, la fraction syndicale de Syriza a obtenu 6 &#233;lus sur 30 &#224; la direction du syndicat. Elle talonne de pr&#232;s la fraction syndicale du Parti communiste grec, historiquement tr&#232;s implant&#233;e dans le monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syriza pourrait donc &#234;tre bient&#244;t en situation de gouverner. Dans cette optique, son leader, Alexis Tsipras, n'a cess&#233; d'infl&#233;chir son discours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand son auditoire est compos&#233; de militants, il parle d' &lt;em&gt;&#171; annulation &#187;&lt;/em&gt; de la dette grecque, mais seulement de &lt;em&gt;&#171; ren&#233;gociation des accords de pr&#234;ts &#187;&lt;/em&gt; quand il rend visite au ministre des Finances allemand. Sur les plateaux des t&#233;l&#233;visions &#233;trang&#232;res Alexis Tsipras se veut responsable et fr&#233;quentable pour les bourgeoisies europ&#233;ennes : il ne reproche plus au Pasok et &#224; la Nouvelle D&#233;mocratie d'avoir trait&#233; avec Merkel et Lagarde, il leur reproche de ne pas avoir r&#233;ellement n&#233;goci&#233; les m&#233;morandums, de les avoir accept&#233;s sans broncher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au programme social : &#171; restructurer l'&#233;conomie grecque sur une base socialement juste &#187; en mettant en place &#171; un plan de stabilisation des finances dans lequel les plus riches s'acquitteraient de leur imp&#244;t &#187;, il &#233;vacue les mesures d'urgence sociales indispensables au monde du travail, dont ceux qui luttent pourraient s'emparer en vue de les imposer. La r&#233;ponse devrait descendre des salons minist&#233;riels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste toutefois difficile d'&#234;tre cr&#233;dible aux yeux de la bourgeoisie quand on dirige une coalition qui abrite trois organisations d'extr&#234;me gauche, bien moins domptables que Synaspismos (l'organisation de Tsipras). M&#233;dias et politiciens enjoignent d'ailleurs &#224; Alexis Tsipras de &lt;em&gt;&#171; couper des t&#234;tes &#187;&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;&#171; faire le m&#233;nage &#187;&lt;/em&gt; dans Syriza. Pour acc&#233;der &#224; leur requ&#234;te, au congr&#232;s de juillet dernier, Tsipras a voulu unifier la coalition en un seul parti au sein duquel se dissoudraient les quatorze organisations. Se heurtant au vote des militants, l'unification a &#233;t&#233; report&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.K.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Selon Alexis Tsipras :
&#171; Nous avons besoin d'un printemps m&#233;diterran&#233;en &#187;... enfoui dans les urnes ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour Syriza, les gr&#232;ves et les manifestations doivent converger vers une unique perspective : une coalition gouvernementale sous sa direction. En mai dernier, pr&#232;s de 35 000 enseignants du public se sont r&#233;unis en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales. Ils ont vot&#233; la gr&#232;ve contre un plan de suppressions de postes. Et ce, malgr&#233; un &lt;em&gt;&#171; ordre de r&#233;quisition militaire &#187;&lt;/em&gt; du gouvernement &#224; leur encontre, sous pr&#233;texte de p&#233;riode d'examens. Apr&#232;s une journ&#233;e de gr&#232;ve, la fraction syndicale de Syriza a appel&#233; &#224; la reprise, jugeant la gr&#232;ve trop risqu&#233;e. &#192; quelques heures de la gr&#232;ve, Tsipras, en bon sophiste, avait promis au gouvernement que la gr&#232;ve n'aurait pas lieu si ce dernier retirait son &#171; ordre de r&#233;quisition &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syriza appara&#238;t certes comme une formation qui encourage les luttes. Mais, comme toute organisation de gauche qui s'appuie sur les luttes plut&#244;t qu'elle ne les appuie, et s'en sert &#224; ses propres fins politiques, il lui arrive de les saborder !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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