<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> La barbarie de Milosevic n'a d'&#233;gale que celle de ses suzerains imp&#233;rialistes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-barbarie-de-Milosevic-n-a-d-egale-que-celle-de-ses-suzerains-imperialistes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-barbarie-de-Milosevic-n-a-d-egale-que-celle-de-ses-suzerains-imperialistes</guid>
		<dc:date>1999-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Serbie
</dc:subject>
		<dc:subject>Kosovo
</dc:subject>

		<description>Voil&#224; six semaines que la sale guerre de l'OTAN &#8211; dont la France &#171; socialiste &#187; &#8211; s'intensifie contre la Yougoslavie. Certains, comme Jospin, font une subtile et hypocrite distinction entre bombardements et guerre. Les bombardements seraient de la coercition. La guerre, selon lui l'engagement terrestre contre les forces serbes, ne serait pas commenc&#233;e. &lt;br /&gt;Elle fait des morts pourtant en Serbie o&#249; les bombes et missiles atteignent des cibles civiles autant que militaires. Et les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-3-mai-juin-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 3, mai-juin 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Serbie-+" rel="tag"&gt;Serbie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Kosovo-+" rel="tag"&gt;Kosovo
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; six semaines que la sale guerre de l'OTAN &#8211; dont la France &#171; socialiste &#187; &#8211; s'intensifie contre la Yougoslavie. Certains, comme Jospin, font une subtile et hypocrite distinction entre bombardements et guerre. Les bombardements seraient de la coercition. La guerre, selon lui l'engagement terrestre contre les forces serbes, ne serait pas commenc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fait des morts pourtant en Serbie o&#249; les bombes et missiles atteignent des cibles civiles autant que militaires. Et les responsables de l'OTAN ont beau ne parler que de solution politique, ils accumulent toujours plus d'hommes et d'armements aux abords de la Serbie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, il y a un sacr&#233; d&#233;calage entre les bobards servis &#224; la population et la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Si les Docteurs Folamour de l'OTAN avaient voulu aider Milosevic, ils ne s'y seraient pas pris autrement !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'OTAN voulaient arr&#234;ter les exactions serbes au Kosovo et prot&#233;ger la population albanaise ? Mais les bombardements ont exacerb&#233; la r&#233;pression contre la population albanaise du Kosovo, acc&#233;l&#233;r&#233; l'exode et en ont fait une &#171; catastrophe humanitaire &#187;. Avant le d&#233;but des bombardements, quelque 150 000 Kosovars avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; chass&#233;s de leur pays. Ils sont aujourd'hui quelque 750 000 r&#233;fugi&#233;s, parqu&#233;s dans des camps en Albanie, en Mac&#233;doine, au Mont&#233;n&#233;gro ou expatri&#233;s vers quelques autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'OTAN voulaient &#233;radiquer la dictature d'un nouvel Hitler ? Mais les bombardements ont atteint surtout la population serbe et l'ont pouss&#233;e vers Milosevic. Les opposants au dictateurs sont affaiblis, b&#226;illonn&#233;s, menac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de l'OTAN voulaient emp&#234;cher un &#171; nouveau Munich &#187; ? C'est pourtant avec Milosevic que les responsables des grandes puissances envisagent toujours de n&#233;gocier et signer une paix pourrie. Comme ils l'ont d&#233;j&#224; fait en 1995 &#224; Dayton, pour r&#233;gler le sort d'une autre partie de l'ex-Yougoslavie. Paix qui confirmait entre autres ce statut du Kosovo contre lequel la population albanaise s'insurge aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les chefs des grandes puissances guerri&#232;res qui exploitent l'&#233;motion et l'&#233;lan de solidarit&#233; envers les Kosovars massacr&#233;s ou expuls&#233;s, n'ont rien fait, ou bien peu et bien tard, pour les aider. Ils ont laiss&#233; agir les organisations humanitaires et les ont utilis&#233;es pour leurs buts qui n'ont rien d'humanitaire ! Alors qu'en France, des dizaines de milliers de personnes se seraient port&#233;es volontaires pour accueillir des r&#233;fugi&#233;s, le gouvernement Jospin se flatte d'en accueillir un nombre d&#233;risoire &#8211; au maximum 2000 &#8211; qui plus en leur refusant le statut de r&#233;fugi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans oublier ce qu'on nous sert comme pseudo explication &#224; ce nouveau drame : que les conflits, guerres, massacres colleraient &#224; le peau de cette partie de l'Europe, partag&#233;e entre trop de peuples, de religions et de langues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La crise sanglante qui secoue l'ex-Yougoslavie est malheureusement on ne peut plus moderne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les ressorts n'en remontent pas au XIX&#176; si&#232;cle, ni m&#234;me &#224; la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#176;. L'essentiel s'est hou&#233; depuis vingt ans, quand aux probl&#232;mes pos&#233;s par la succession de Tito, est venue s'ajouter ce qu'il est convenu d'appeler la &#171; crise &#187; de l'&#233;conomie mondiale. Les cr&#233;anciers imp&#233;rialistes, par diktats du FMI interpos&#233;s, ont mis le couteau sous la gorge et cette politique a fait des ravages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ann&#233;e en ann&#233;e, durant toute la d&#233;cennie 1980, ont grimp&#233; inexorablement en Yougoslavie : l'inflation (qui est pass&#233;e de 40 % &#224; 150 % par an de 1981 &#224; 1987, jusqu'au 2500 % de l'ann&#233;e 89), le ch&#244;mage (qui a d&#233;pass&#233; largement le million en 1987, soit pr&#232;s de 20 % de la population active et 75 % des jeunes de moins de 25 ans), la dette ext&#233;rieure (qui en 1987 repr&#233;sentait d&#233;j&#224; 40 % de la valeur des exportations). Les cons&#233;quences en ont &#233;t&#233; une chute dramatique des salaires et du niveau de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique n'est pas rest&#233;e sans riposte de la part de la classe ouvri&#232;re. Des luttes gr&#233;vistes ont eu lieu. Pas de la m&#234;me ampleur, certes, qu'en Pologne &#224; la m&#234;me &#233;poque, au moment o&#249; Solidarit&#233; s'est impos&#233;e, mais d'importance cependant. Elles ont d'ailleurs commenc&#233; au Kosovo en 1981 o&#249; &#224; la fin mars, des &#233;tudiants sont descendus dans la rue, rejoints par les ouvriers et les ch&#244;meurs demandant du travail et de meilleurs salaires. Ces manifestations et gr&#232;ves (tol&#233;r&#233;es mais pas autoris&#233;es) ont culmin&#233; en Croatie et en Mac&#233;doine en 1987 o&#249; le pays a connu officiellement 1570 gr&#232;ves auxquelles ont particip&#233; 365 000 travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est trouv&#233; en Yougoslavie une cohorte de politiciens, chefs de bande, aventuriers r&#233;actionnaires, d'origine serbe, croate, slov&#232;ne ou bosniaque, pour attiser les braises nationalistes et en faire un contre-feu &#224; un mouvement d'ensemble potentiel des exploit&#233;s et opprim&#233;s de toute la Yougoslavie. Tr&#232;s vite, les dirigeants &#171; grands serbes &#187; qui avaient entre leurs mains la puissance de l'Etat centralis&#233; et tout particuli&#232;rement son appareil militaire, se sont r&#233;v&#233;l&#233;s les plus nuisibles. Mais ils ont favoris&#233; leurs homologues croates ou bosniaques. Et du c&#244;t&#233; de la classe ouvri&#232;re, les luttes ont eu lieu en ordre dispers&#233;, sont rest&#233;es cantonn&#233;es sur un terrain syndical. Aucune force politique ind&#233;pendante de classe ne s'est constitu&#233;e pour contrebalancer les diff&#233;rentes cliques nationalistes bourgeoises, encourag&#233;es par les grandes puissances occidentales (l'Allemagne appuyant le s&#233;paratisme slov&#232;ne et croate, la France, le centralisme grand serbe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec sa politique nationaliste dite de &#171; r&#233;veil serbe &#187; qu'&#224; l'automne 1987, Milosevic s'est impos&#233; &#224; la t&#234;te du Comit&#233; central du PC de Serbie. Il s'agissait de dresser les Serbes contre tous les autres, dans les diff&#233;rentes r&#233;publiques. Milosevic n'apportait &#233;videmment aucune solution &#224; la crise, mais juste son slogan d&#233;magogique &#171; Le Kosovo nous appartient &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Kosovo, pr&#233;tendu berceau historique des Serbes et peupl&#233; &#224; 90 % d'Albanais, fut le premier vis&#233; et touch&#233;. En riposte &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui secoua en 1989 la province &#224; l'initiative des mineurs en lutte, les bureaucrates serbes r&#233;prim&#232;rent durement et instaur&#232;rent dans la province un r&#233;gime militaro-policier : purges massives, arrestations, tortures, dissolution des institutions locales, chasse &#224; la langue albanaise, mesures de s&#233;gr&#233;gation dans la vie sociale, dans les &#233;coles en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1989 &#224; 1995, ce furent au tour de la Croatie puis de la Bosnie-Herz&#233;govine d'&#234;tre le lieu de guerres, massacres, d&#233;placements de population tragiques (150 000 morts et 2 millions de r&#233;fugi&#233;s pour la seule Bosnie-Herz&#233;govine), qui ont amen&#233; au pouvoir des dictateurs pas plus tendres ni plus aim&#233;s que ne l'&#233;taient les pr&#233;d&#233;cesseurs yougoslaves ou serbes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'effervescence sociale importante de ces ann&#233;es-l&#224;, Milosevic r&#233;ussit donc &#224; d&#233;voyer le m&#233;contentement sur des rails nationalistes et une fois la machine infernale du nationalisme lanc&#233;e, difficile de l'arr&#234;ter, la r&#233;pression des uns engendrant la haine des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes puissances imp&#233;rialistes n'ont pas contrecarr&#233; l'offensive de Milosevic, ni en Croatie ou en Bosnie de 1991 &#224; 1995, ni au Kosovo depuis 1989. Fondamentalement, elles ont consid&#233;r&#233; Milosevic comme l'homme fort et donc le meilleur gardien de leur ordre dans la r&#233;gion. Elles l'ont soutenu quand il s'est trouv&#233;, en Serbie m&#234;me, aux prises avec une opposition de masse &#224; sa politique de guerre et d' &#171; &#233;puration ethnique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1991-1992, des jeunes ont manifest&#233; par centaines de milliers contre la conscription et la guerre en Croatie. Durant la guerre de Bosnie, des villages et des r&#233;gions se sont organis&#233;s pour prot&#233;ger leurs minorit&#233;s et refuser l'&#233;puration ethnique. Il y a deux ans &#224; peine, du printemps 1996 &#224; l'hiver 96-97, une nouvelle vague de contestation a secou&#233; le pays &#8211; parce que la population ouvri&#232;re tout particuli&#232;rement n'en pouvait plus des sacrifices que le pouvoir voulait lui imposer. Les gr&#232;ves ouvri&#232;res et enseignantes se sont succ&#233;d&#233;es, engendrant une crise politique dont le pouvoir de Milosevic s'est finalement tir&#233; parce qu'une partie de son opposition politique bourgeoise l'a ralli&#233;, craignant autant que lui l'effervescence sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes puissances se sont finalement r&#233;solues &#224; la guerre actuelle quand l'UCK, au Kosovo, a d&#233;marr&#233; une gu&#233;rilla ind&#233;pendantiste contre l'h&#233;g&#233;monie serbe. Elles se sont d'ailleurs explicitement prononc&#233;es contre l'ind&#233;pendance du Kosovo &#224; la conf&#233;rence de Rambouillet &#8211; en exigeant le d&#233;sarmement de l'UCK comme des troupes serbes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Alors, que faire ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est la question qui sert d'excuse &#224; tous les va-t'en guerre. Mais m&#234;me ceux qui les critiquent, qui se montrent &#171; r&#233;serv&#233;s &#187; vis-&#224;-vis des bombardements, posent le probl&#232;me dans les m&#234;mes termes : que devraient faire les grandes puissances &#171; civilis&#233;es &#187;, &#171; d&#233;mocratiques &#187;, pour arr&#234;ter Milosevic ? Et de faire appel &#224; l'ONU ou &#224; l'embryonnaire OSCE, pour chercher laquelle des &#171; cavernes de brigands &#187; pourrait mieux que l'OTAN et en froissant moins leur sensibilit&#233; humanitaire, faire la m&#234;me t&#226;che, et dans quels pays il vaudrait mieux puiser les hommes de la &#171; force d'interposition &#187;, nom que l'on donne aujourd'hui aux arm&#233;es d'occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont pr&#233;cis&#233;ment les m&#234;mes grandes puissances &#171; civilis&#233;es &#187;, &#171; d&#233;mocratiques &#187;, qui portent une grande part de responsabilit&#233; dans la ruine de l'ex-Yougoslavie et son &#233;clatement. Ce sont elles qui se sont accommod&#233;es d'un Milosevic ou d'un Tudjman, qui ont soutenu leurs pouvoirs pendant des ann&#233;es et qui demain s'accorderont peut-&#234;tre &#224; nouveau avec le dictateur Milosevic, pour peu qu'elles obtiennent de lui, en bombardement son peuple, en ruinant son pays, qu'il leur ob&#233;isse. Quant &#224; la Russie, laiss&#233;e pour l'instant hors du coup, c'est le Joker de secours, l'interm&#233;diaire &#233;ventuel pour n&#233;gocier un tel compromis. Clinton ou Chirac le pensent autant que Hue (qui veut concilier les sentiments anti-guerre de ses militants avec son soutien au gouvernement en y allant de ses couplets anti-OTAN au nom de la France et de l'Europe, tout en affirmant sa totale solidarit&#233; avec Jospin et Chirac).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; forces d'interposition &#187;, on en a d&#233;j&#224; vues &#224; l'&#339;uvre au sud Liban par exemple, contr&#244;lant les camps palestiniens, surveillant les milices de l'OLP ou des Hezbollahs sur la ligne de d&#233;marcation impos&#233;e de fait par les troupes d'Isra&#235;l, leur imposant un barrage herm&#233;tique du nord vers le sud, mais v&#233;ritables passoires du sud vers le nord pour les raids isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Albanais du Kosovo ont donc &#224; leur tour aujourd'hui leurs camps aux fronti&#232;res de l'Albanie et de la Mac&#233;doine, premiers fruits de la guerre men&#233;e par l'OTAN. Les m&#234;mes camps seront peut-&#234;tre transf&#233;r&#233;s demain dans le sud du Kosovo apr&#232;s ce qu'on nous pr&#233;sentera comme une &#171; victoire &#187; sur Milosevic. O&#249; tout le Kosovo lui-m&#234;me ruin&#233; par les bombes de l'OTAN et les obus serbes ne sera plus qu'un vaste camp de r&#233;fugi&#233;s. Les Kosovars b&#233;n&#233;ficieront alors peut-&#234;tre de leur force multinationale d'interposition. Qu'elle arbore le logo de l'OTAN ou de l'ONU, peu importe. Elle ne sera l&#224; que pour surveiller les camps, pour y &#233;viter les r&#233;voltes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette guerre que les gouvernants occidentaux ont d&#233;clench&#233;e en Yougoslavie ne peut sortir que l'aggravation de la mis&#232;re, la multiplication des camps de r&#233;fugi&#233;s, l'exacerbation des nationalismes, y compris aujourd'hui en Mac&#233;doine et en Albanie, ou bient&#244;t entre le Mont&#233;n&#233;gro et la Serbie, si ce n'est entre la Hongrie et la Serbie. Le seul espoir serait une r&#233;volte des peuples qui en sont victimes, contre la dictature et la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de notre responsabilit&#233; que d&#233;j&#224;, ici, les travailleurs ne soient pas dupes. Qu'ici s'exprime le plus largement possible, par des manifestations, des prises de position syndicales et politiques, une opposition &#224; la politique criminelle de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais. Cela peut compter pour freiner l'escalade guerri&#232;re, &#224; en juger par les pr&#233;cautions que, par crainte de l'opinion publique, le gouvernement prend &#224; filtrer des informations sur les cons&#233;quences de la guerre pour les populations civiles de Serbie et du Kosovo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre men&#233;e par l'OTAN renforce in&#233;vitablement en Serbie les courants nationalistes. Une opposition aux bombardements, ici, de la part de ceux qui sont &#224; la fois contre la politique des grandes puissances et pour le droit des peuples du Kosovo &#224; disposer d'eux-m&#234;mes, pourrait &#234;tre un encouragement l&#224;-bas, en Yougoslavie, &#224; tous ceux qui d'eux-m&#234;mes voudraient s'opposer &#224; la politique de guerre et d'oppression nationale de Milosevic. Au nom des int&#233;r&#234;ts communs des peuples et des travailleurs de toute la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette Europe o&#249; la crise et le ch&#244;mage engendrent des Le Pen ici, des Milosevic l&#224;-bas, et des massacreurs &#224; Matignon et &#224; l'Elys&#233;e, cette guerre de Yougoslavie nous concerne tous. Les r&#233;fugi&#233;s du Kosovo nous ressemblent terriblement. Si nous n'arrivons pas, tous ensemble, travailleurs et peuples d'Europe, &#224; faire un front commun contre les brigands imp&#233;rialistes qui exploitent et bombardent, nous seront tous, chacun notre tour en commen&#231;ant par les plus pauvres, &#233;cras&#233;s, d&#233;plac&#233;s, vaincus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte d'ensemble, &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne et au-del&#224;, des travailleurs et des classes populaires contre les accapareurs bourgeois, leurs gendarmes et bombardiers, est la seule qui puisse apporter &#224; la fois la fin de l'exploitation et de l'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 Mai 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
