<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La valse du temps de travail : Un concentr&#233; de l'histoire de la lutte des classes (2/2)
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-2-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-2-2</guid>
		<dc:date>2020-10-29T20:16:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Article
</dc:subject>
		<dc:subject>Temps de travail
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au nom de la crise, le patronat veut pouvoir augmenter le temps de travail, tout en laissant sur le carreau une partie des travailleurs. Cette vell&#233;it&#233; d'accro&#238;tre la dur&#233;e de travail, et avec elle l'exploitation, n'est pas nouvelle. L'histoire de du temps de travail est finalement le reflet de l'histoire de la lutte des classes. Autant s'en souvenir. &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-valse-du-temps-de-travail-" rel="directory"&gt;La valse du temps de travail
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Article-+" rel="tag"&gt;Article
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Temps-de-travail-+" rel="tag"&gt;Temps de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton13987-90fe2.jpg?1788046407' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; partir du milieu des ann&#233;es 1970, la situation sociale se retourne. Une crise &#233;conomique &#233;clate, pr&#233;cipit&#233;e par le choc p&#233;trolier de 1973. Entre le ralentissement &#233;conomique et les importants gains de productivit&#233; des ann&#233;es 1960, le besoin de nouveaux bras pour servir les machines se r&#233;duit. Or, la population active continue de s'accro&#238;tre rapidement avec l'entr&#233;e sur le march&#233; du travail des premi&#232;res g&#233;n&#233;rations du baby-boom et le d&#233;veloppement de l'activit&#233; salari&#233;e des femmes. Bien que l'activit&#233; se r&#233;duise pour les jeunes (avec l'allongement des &#233;tudes) et pour les plus &#226;g&#233;s (avec la mont&#233;e en charge des r&#233;gimes de retraite) et que le gouvernement mette fin aux politiques d'immigration (la part des immigr&#233;s dans la population n'augmentera plus durant 25 ans), il y a un surplus de main-d'&#339;uvre : la population active augmente plus vite que les emplois&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Marchand et Claude Minni, &#171; Les grandes transformations du march&#233; du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-concentre-de-l-histoire-de-la-lutte-des-classes-1-2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Partie 1 : De l'aube du capitalisme &#224; la fin des Trente Glorieuses &#187;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De 1975 &#224; 2003, la dur&#233;e annuelle moyenne du travail se r&#233;duit&#8230; au prix de la flexibilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage de masse qui s'installe profite &#224; la r&#233;duction du temps de travail. Cette fois non plus sous le coup des luttes ouvri&#232;res, mais &#224; l'initiative du patronat lui-m&#234;me et des gouvernements de gauche&#8230; comme de droite ! Le patronat voit dans la r&#233;duction des horaires de travail un nouvel outil pour imposer une plus grande flexibilit&#233; et l'augmentation des cadences, et &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt; am&#233;liorer ses profits. Entre 1975 et aujourd'hui, deux p&#233;riodes de r&#233;duction du temps de travail annuel moyen se d&#233;gagent pour les salari&#233;s : de 1975 &#224; 1983, il se r&#233;duit de 150 heures ; puis de 200 heures entre 1991 et 2003&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Donn&#233;es issues de Charles Raffin, Hatice Yildiz (Dares), &#171; Depuis 1975, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1863 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/figure1-duree_1975-2018_salaries.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH325/figure1-duree_1975-2018_salaries-265ae.jpg?1788046407' width='500' height='325' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le retour de la &#171; gauche &#187; au pouvoir : les 39 heures&#8230; et le gel des salaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La baisse du temps de travail commence d&#232;s le milieu des ann&#233;es 1960 avec la r&#233;duction des heures suppl&#233;mentaires, qui acc&#233;l&#232;re apr&#232;s 1975. La main-d'&#339;uvre ne manque plus, si bien qu'elles ne sont plus essentielles au patronat. La dur&#233;e effective du travail se rapproche progressivement de la dur&#233;e l&#233;gale de 40 heures. Lorsque la gauche revient au pouvoir en 1981, patronat et syndicats sont d&#233;j&#224; engag&#233;s dans des n&#233;gociations sur l'am&#233;nagement et la r&#233;duction du temps de travail, impuls&#233;es par le gouvernement Barre en 1978. Mitterrand ne fait qu'acc&#233;l&#233;rer le mouvement. Et encore, timidement : apr&#232;s avoir promis les 35 heures dans sa campagne, c'est finalement la semaine de 39 heures qui est instaur&#233;e en janvier 1982, par ordonnance, ainsi que la cinqui&#232;me semaine de cong&#233;s pay&#233;s. Mais charge est laiss&#233;e aux patrons et aux directions syndicales de n&#233;gocier les conditions d'application, sur la base d'une loi volontairement floue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si dans beaucoup d'entreprises, le travail est effectivement r&#233;duit &#224; 39 heures sans perte de salaire, ni heures suppl&#233;mentaires, cela n'est pas le cas partout. Certains patrons cherchent &#224; grignoter les heures perdues par diverses astuces : en excluant certains temps de transport ou d'habillage auparavant compt&#233;s, en faisant passer les cong&#233;s d'anciennet&#233; pr&#233;existant pour la cinqui&#232;me semaine de cong&#233;, ou encore en instaurant des heures suppl&#233;mentaires obligatoires. Et quand les horaires sont r&#233;duits, le salaire n'est pas toujours maintenu, la loi ne l'imposant qu'au niveau du Smic. Selon Pierre Mauroy, alors Premier ministre : &lt;em&gt;&#171; qui dit partage du travail dit simultan&#233;ment partage des revenus &#187;&lt;/em&gt;. Pas question pour la &#171; gauche &#187;, que cela co&#251;te aux patrons ! Un salari&#233; sur dix dans l'industrie et un sur vingt dans le commerce y perdent directement en salaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Marchand, Daniel Rault, &#201;tienne Turpin, &#171; Des 40 heures aux 39 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, mais bien plus en tenant compte des hausses de salaire pr&#233;vues qui sont souvent annul&#233;es &#224; cette occasion, alors que l'inflation officielle d&#233;passe 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, c'est par une augmentation de productivit&#233; que les patrons se remboursent. Ils en font parfois la condition du maintien du salaire. Ainsi, chez BSN-emballage (futur Danone), une hausse des cadences de 7 % est exig&#233;e. Les ordonnances autorisent par ailleurs les patrons &#224; am&#233;nager plus librement les horaires, ce qu'ils r&#233;clamaient depuis des ann&#233;es. Par exemple, chez Creusot-Loire, une entreprise sid&#233;rurgique, la direction impose un horaire souple, allant de 38 &#224; 42 heures hebdomadaires selon la charge de travail, avec des samedis et dimanches travaill&#233;s au besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les travailleurs sont &#233;videmment preneurs d'une r&#233;duction du temps de travail, ce n'est pas &#224; n'importe quelles conditions. L'application des ordonnances donne donc lieu &#224; une s&#233;rie de gr&#232;ves, parfois avec occupation d'usine. Les travailleurs montrent encore une fois que les luttes sont plus efficaces que des gouvernements, m&#234;me &#171; de gauche &#187;, pour obtenir ce qu'ils veulent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En 2000 : les 35 heures servent d'un emballage &#224; l'annualisation du temps de travail&lt;/h2&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1864 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L420xH280/35h_cgt-54d56.jpg?1788046407' width='420' height='280' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Manifestation syndicale en faveur des 35 heures,&lt;br class='autobr' /&gt;
Paris, 1999.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une p&#233;riode de stagnation qui suit la mise en place des 39 heures, la dur&#233;e moyenne du travail commence &#224; se r&#233;duire &#224; nouveau &#224; partir de 1991, notamment sous l'impact des temps partiels &lt;em&gt;(encadr&#233; 1)&lt;/em&gt;. La droite au pouvoir accompagne alors le mouvement : d&#232;s 1992, par des all&#232;gements de cotisations sociales sur les temps partiels ; puis en 1996, par d'autres all&#232;gements pour les patrons qui r&#233;duisent la semaine de travail soit pour embaucher, soit pour pr&#233;tendument &#171; sauver des emplois &#187; (loi Robien). Le ch&#244;mage d&#233;passe officiellement les 10 % et la bourgeoisie estime qu'un peu de partage du travail, aux frais de l'&#201;tat, est un moindre mal. En 1997, 2 000 accords d'entreprise pr&#233;voient ainsi une baisse du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, la gauche plurielle fraichement &#233;lue prend le relai. La premi&#232;re loi Aubry, du nom de la ministre du Travail, accorde une nouvelle s&#233;rie de cadeaux fiscaux aux employeurs qui se mettent volontairement aux 35 heures. En 2000, la loi Aubry II pr&#233;cise le cadre de leur g&#233;n&#233;ralisation, mais, encore une fois, les modalit&#233;s d'application sont renvoy&#233;es &#224; des n&#233;gociations entreprise par entreprise, c'est-&#224;-dire au niveau o&#249; les travailleurs ont le rapport de force le plus d&#233;favorable.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L490xH213/35h-aubry-c8010.jpg?1788046407' width='490' height='213' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Cr&#233;dit : AFP/Archives / Jack GUEZ
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les 35 heures servent surtout &#224; faire accepter l'annualisation du temps de travail, une vieille revendication patronale. Les employeurs peuvent d&#233;sormais moduler la dur&#233;e du travail tout au long de l'ann&#233;e, avec un d&#233;lai de pr&#233;venance r&#233;duit. Le travail doit s'adapter aux al&#233;as des carnets de commande, sans que les patrons aient &#224; payer ni majoration pour heures suppl&#233;mentaires, ni ch&#244;mage technique. C'est ce qui permet par exemple &#224; PSA de faire travailler les ouvriers certains samedis, en l'annon&#231;ant quelques jours &#224; l'avance, tandis que l'usine est mise &#224; l'arr&#234;t &#224; d'autres p&#233;riodes de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment du passage aux 35 heures, les embauches sont loin de compenser la r&#233;duction th&#233;orique des heures, et ce sont surtout les cadences qui augmentent. Le salaire est le plus souvent maintenu pour les salari&#233;s en poste, mais gel&#233; pendant un &#224; trois ans, et pas pour les nouveaux embauch&#233;s. Le Smic horaire n'est pas m&#234;me augment&#233; de mani&#232;re &#224; maintenir son montant mensuel : c'est une usine &#224; gaz de cinq Smic diff&#233;rents qui est mise en place pour converger vers un Smic au rabais en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, les 35 heures ne deviennent m&#234;me pas la dur&#233;e &#171; normale &#187; du travail : en 2018, &#224; peine le quart des salari&#233;s &#224; temps complet travaillent 35 heures une semaine habituelle. Nombre de patrons maintiennent des r&#233;gimes &#224; 37, 38 voire 39 heures hebdomadaires en &#233;change de jours de r&#233;cup&#233;ration (les fameux RTT) ou optent pour des cycles de travail modul&#233;s sur plusieurs semaines. Qui plus est, la loi Aubry invente le concept de temps de travail &#171; effectif &#187;, qui permet de sortir du d&#233;compte horaire les temps de pause ou d'habillage. Enfin, le forfait-jour fait sauter, pour les cadres et techniciens &#171; autonomes &#187;, la notion m&#234;me de dur&#233;e l&#233;gale du travail, si bien que ceux-ci sont aujourd'hui 60 % &#224; travailler 40 heures ou plus et m&#234;me 24 % plus de 45 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction du temps de travail &#224; la sauce PS-PCF-Vert n'a pas cr&#233;&#233; beaucoup d'emplois (350 000 selon l'Insee&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Gubian, St&#233;phane Jugnot, Fr&#233;d&#233;ric Lerais et Vladimir Passeron, &#171; Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). En revanche, elle a contribu&#233; &#224; la d&#233;gradation des conditions de travail. Pour une majorit&#233; de salari&#233;s, 35 heures riment avec flexibilit&#233; accrue et intensification du travail. Pas &#233;tonnant que l'ann&#233;e 2000 ait vu un pic de gr&#232;ves dans le priv&#233;, li&#233; &#224; leur application.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1866 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/figure3-duree_tps_plein_v2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH326/figure3-duree_tps_plein_v2-68bc3.jpg?1788046407' width='500' height='326' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;em&gt;Encadr&#233; 1&lt;/em&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Des temps partiels plus nombreux, surtout pour les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour nombre de travailleurs, et surtout de travailleuses, la r&#233;duction du temps de travail n'est pas le seul fait de la diminution de sa dur&#233;e l&#233;gale. Entre le milieu des ann&#233;es 1970 et 2000, la multiplication des temps partiels, pour partie subie, y contribue fortement&#8230; avec un salaire lui aussi partiel.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1868 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L446xH353/figure4-tpspartiel-710ff.jpg?1787885580' width='446' height='353' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s li&#233;s &#224; la tertiarisation de l'&#233;conomie, ils s'imposent dans des nouveaux secteurs (services &#224; la personne, tourisme, culture) et ceux en pleine transformation du fait, soit de l'externalisation (m&#233;nage, gardiennage, s&#233;curit&#233;), soit de l'extension du salariat (grande distribution, restauration). Les femmes, mais aussi les immigr&#233;s, qui occupent majoritairement ces nouveaux emplois, sont les premiers &#224; en subir les cons&#233;quences. Aujourd'hui : 30 % des femmes en emploi et 26 % des &#233;trangers sont &#224; temps partiel, contre respectivement 14 % et 6 % en 1975. Les femmes occupent 78 % des emplois &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif du temps partiel est d'imposer une plus grande flexibilit&#233; horaire, avec des emplois du temps &#224; trous, dans des m&#233;tiers peu ou pas qualifi&#233;s. Les femmes (et quelques hommes) qui se mettent &#224; temps partiel volontairement pour &#233;lever des enfants sont minoritaires : il s'agit seulement de 22 % des temps partiels&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fiche &#171; Temps partiel &#187;, dans Emploi, ch&#244;mage et revenus du travail, coll. &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Pour 40 %, le temps partiel est impos&#233; par l'employeur. D'autant que les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, incitent aux temps partiels par divers cadeaux fiscaux pour le patronat : d'abord les emplois aid&#233;s, dont beaucoup sont &#224; temps partiel ; puis, entre 1992 et 2006, un abattement de 30 % sur les cotisations sociales patronales pour certains contrats &#224; temps partiel&#8230; cumulable avec les all&#232;gements sur les bas salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes en font aussi les frais : plus du quart des 15-24 ans en emploi sont &#224; temps partiel. Il y a ceux, de plus en plus nombreux, qui cumulent un emploi avec leurs &#233;tudes, car, quand les universit&#233;s se sont ouvertes aux enfants des classes populaires, elles n'ont pas fourni &#224; ces &#233;tudiants les ressources n&#233;cessaires pour vivre. Il y a aussi tous ces jeunes qui gal&#232;rent dans des petits boulots en esp&#233;rant un emploi plus durable. En particulier, &#224; chaque cr&#233;ation d'un nouveau type d'emploi aid&#233; (travail d'utilit&#233; collective en 1984, contrat emploi solidarit&#233; en 1990, contrat unique d'insertion depuis 2008), le temps partiel des jeunes fait un nouveau bond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;duction du temps de travail en de&#231;&#224; de la dur&#233;e l&#233;gale n'est pas limit&#233;e au temps partiel. Avec l'essor des contrats pr&#233;caires, le sous-emploi se vit aussi par une alternance entre p&#233;riodes d'emploi et de ch&#244;mage. En 2018-2019, alors que 3,4 millions de salari&#233;s ont connu des &#233;pisodes de sous-emploi (temps partiel impos&#233; ou ch&#244;mage technique), 7,4 millions ont v&#233;cu des p&#233;riodes de ch&#244;mage ou d'inactivit&#233; contrainte. En d&#233;duisant ceux qui ont connu les deux, ce sont 9,7 millions de travailleurs en tout qui ont travaill&#233; moins d'un temps plein sans l'avoir voulu, soit un travailleur sur trois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Depuis 2003, le temps de travail augmente&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine les 35 heures adopt&#233;es, il s'est agi pour le patronat de les assouplir. La r&#233;duction du temps de travail a &#233;t&#233; accus&#233;e de tous les maux d'un capitalisme enchainant les crises (2001, 2008, 2012). Pour en sortir, il faudrait &#171; travailler davantage &#187;, comme le propose encore Macron, alors m&#234;me que les patrons suppriment des centaines de milliers d'emplois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises de moins de 20 salari&#233;s, qui ne devaient passer aux 35 heures qu'en 2002, en sont finalement exempt&#233;es. Plut&#244;t que de revenir directement sur les 35 heures, il s'est agi de les &#171; d&#233;tricoter &#187;, en all&#233;geant les contraintes de la dur&#233;e l&#233;gale du travail. Progressivement, les accords d'entreprise ont &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; prendre le dessus sur le Code du travail. Les ouvriers de l'usine Bosch de V&#233;nissieux sont les premiers &#224; en faire les frais : en 2004, par un chantage &#224; l'emploi, Bosch impose de travailler 36 heures pay&#233;es 35. Viendront ensuite les diverses moutures d'accords de &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187;, de &#171; flexi-s&#233;curit&#233; &#187; ou de &#171; maintien de l'emploi &#187;, mais aussi la d&#233;fiscalisation des heures suppl&#233;mentaires derri&#232;re le &lt;em&gt;&#171; travailler plus pour gagner plus &#187;&lt;/em&gt; de Sarkozy. Si bien que, depuis 2003, la dur&#233;e annuelle effective du travail des salari&#233;s a r&#233;-augment&#233; d'une cinquantaine d'heures en moyenne : une heure par semaine !&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1867 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L395xH286/figure-travail_dim_nuit-50907.jpg?1788046407' width='395' height='286' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le travail du dimanche a fait son grand retour. En 1974, 3 % des salari&#233;s travaillaient habituellement le dimanche et 9 % occasionnellement. Aujourd'hui, ils sont 13 % habituellement et 15 % occasionnellement. Le travail de nuit s'est lui aussi accru, notamment le travail de nuit r&#233;gulier : 2 % en 1984, 6 % aujourd'hui. Ce sont surtout les femmes qui travaillent de nuit plus qu'avant, depuis que l'interdiction a &#233;t&#233; lev&#233;e dans l'industrie en 2001 au nom de &#171; l'&#233;galit&#233; professionnelle &#187;. Comme si l'&#233;galit&#233; ne voulait pas que tous les travailleurs, hommes et femmes, cessent de s'user la sant&#233; en produisant des marchandises pendant la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous voil&#224; arriv&#233;s &#224; l'ann&#233;e de la Covid, qui chamboule tout, avec un pr&#233;sident qui appelle &#224; &lt;em&gt;&#171; travailler davantage pour produire davantage &#187;&lt;/em&gt;, malgr&#233; les centaines de milliers d'emplois supprim&#233;s, pour payer les milliards vers&#233;s aux entreprises. De confinement en couvre-feu, il faut jongler entre le ch&#244;mage partiel et les heures suppl&#233;mentaires pour faire le travail des pr&#233;caires que les patrons ont laiss&#233;s sur le carreau. Alors que tout devient interdit sauf d'aller travailler, le patronat pr&#233;pare une nouvelle offensive sur le temps de travail, avec ses &#171; accords &#187; de ch&#244;mage partiel ou de &#171; performance collective &#187;. C'est le moment pour les travailleurs de se souvenir que ce temps de travail est une affaire de rapport de force entre les patrons et eux.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;em&gt;Encadr&#233; 2&lt;/em&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;En France, les travailleurs mieux lotis qu'ailleurs ?&lt;/h2&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1869 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH363/figure-comparaison_ocde-dccd4.jpg?1788046407' width='500' height='363' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En France, il est de bon ton, dans les milieux bourgeois, d'accuser les 35 heures d'un pr&#233;tendu manque de comp&#233;titivit&#233;, en la comparant &#224; l'Allemagne, o&#249; la dur&#233;e du travail est n&#233;goci&#233;e par branche, avec pour seule contrainte la journ&#233;e de huit heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est tout autre : non seulement la productivit&#233; par travailleur est, en France, parmi les plus &#233;lev&#233;es du monde, mais m&#234;me la dur&#233;e du travail est loin d'&#234;tre faible, une fois pris en compte l'ensemble des param&#232;tres (dur&#233;e l&#233;gale du travail, temps partiels, cong&#233;s, jours f&#233;ri&#233;s, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pays ou presque ont vu le temps de travail se r&#233;duire depuis le milieu des ann&#233;es 1970. En France, les salari&#233;s &#224; temps plein travaillent moins que dans la plupart des pays europ&#233;ens, mais les temps partiels y sont moins d&#233;velopp&#233;s, notamment par rapport &#224; l'Allemagne, au Danemark ou au Royaume-Uni. En Allemagne, la dur&#233;e moyenne du travail est finalement plus faible qu'en France, mais le travail est r&#233;parti diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice Spirz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Olivier Marchand et Claude Minni, &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/4253035?sommaire=4253159&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les grandes transformations du march&#233; du travail en France depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1960 &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&#201;conomie et Statistique&lt;/em&gt;, n&#176; 510-511-512, d&#233;cembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Donn&#233;es issues de Charles Raffin, Hatice Yildiz (Dares), &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/4238439?sommaire=4238781&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Depuis 1975, le temps de travail annuel a baiss&#233; de 350 heures, mais avec des horaires moins r&#233;guliers et plus contr&#244;l&#233;s &#187;&lt;/a&gt;, dans &lt;em&gt;France, portrait social&lt;/em&gt;, coll. &#171; Insee R&#233;f&#233;rence &#187;, &#233;dition 2019. Cette &#233;tude porte sur l'ensemble des travailleurs, y compris non-salari&#233;s, mais seules les donn&#233;es sur les salari&#233;s sont reprises ici.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Olivier Marchand, Daniel Rault, &#201;tienne Turpin, &lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/estat_0336-1454_1983_num_154_1_4736&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Des 40 heures aux 39 heures, processus et r&#233;actions des entreprises &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&#201;conomie et Statistique&lt;/em&gt;, n&#176; 154, Insee, avril 1983.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Alain Gubian, St&#233;phane Jugnot, Fr&#233;d&#233;ric Lerais et Vladimir Passeron, &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/1376464?sommaire=1376476&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les effets de la RTT sur l'emploi : des estimations ex ante aux &#233;valuations ex post &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&#201;conomie et Statistique&lt;/em&gt;, n&#176; 376-377, juin 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Fiche &#171; Temps partiel &#187;, dans &lt;a href=&#034;https://www.insee.fr/fr/statistiques/4501614?sommaire=4504425&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;em&gt;Emploi, ch&#244;mage et revenus du travail&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, coll. &#171; Insee R&#233;f&#233;rences &#187;, &#233;dition 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quand la crise sert au patronat &#224; imposer flexibilit&#233; et temps de travail modulable
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-la-crise-sert-au-patronat-a-imposer-flexibilite-et-temps-de-travail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-la-crise-sert-au-patronat-a-imposer-flexibilite-et-temps-de-travail</guid>
		<dc:date>2020-10-29T20:16:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>
		<dc:subject>Article
</dc:subject>
		<dc:subject>Temps de travail
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Activit&#233; partielle de longue dur&#233;e (APLD) pour r&#233;duire le temps de travail sans payer les salaires ; accords de performance collective (APC) pour l'augmenter&#8230; sans augmenter les salaires, voire en les r&#233;duisant : le patronat dispose de tous les outils pour moduler le temps de travail &#224; sa guise et sans frais. C'est la possibilit&#233; d'exploiter sans limite. Du moins sans autre limite que celle qu'imposeront les travailleurs par leurs luttes. &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-valse-du-temps-de-travail-" rel="directory"&gt;La valse du temps de travail
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Article-+" rel="tag"&gt;Article
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Temps-de-travail-+" rel="tag"&gt;Temps de travail
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH87/arton13989-2b126.jpg?1788046408' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Activit&#233; partielle de longue dur&#233;e (APLD) pour r&#233;duire le temps de travail sans payer les salaires ; accords de performance collective (APC) pour l'augmenter&#8230; sans augmenter les salaires, voire en les r&#233;duisant : le patronat dispose de tous les outils pour moduler le temps de travail &#224; sa guise et sans frais. C'est la possibilit&#233; d'exploiter sans limite. Du moins sans autre limite que celle qu'imposeront les travailleurs par leurs luttes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quoi bon revenir sur la loi des 35 heures pour faire &#171; travailler davantage &#187; comme l'avait promis Macron en juin ? Un APC peut pr&#233;voir une dur&#233;e de travail maximale de 12 heures par jour, dans la limite de 46 heures par semaine en moyenne (et jusqu'&#224; 60 heures dans certains secteurs gr&#226;ce aux dispositions de l'&#233;tat d'urgence sanitaire). Il peut &#233;galement r&#233;partir le temps de travail sur six jours au lieu de cinq, d&#233;cider de ne plus faire ch&#244;mer les jours f&#233;ri&#233;s (&#224; l'exception du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai), r&#233;organiser les rythmes de travail sur plusieurs semaines et annualiser le temps de travail, comme cela &#233;tait d&#233;j&#224; permis par le code du travail&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les APC, lire &#171; Accords de performance collective (APC) : quand le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 20 ans, les 35 heures, accus&#233;es de tous les maux, sont la b&#234;te noire du patronat et de tous les d&#233;magogues de droite comme de gauche. Lors du S&#233;gur de la sant&#233;, elles &#233;taient encore rendues responsables de la surcharge de travail et du sous-effectif dans les h&#244;pitaux : comme si les suppressions d'emplois et les fermetures de lits n'avaient rien &#224; voir l&#224;-dedans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les possibilit&#233;s ne manquaient pas au patronat pour moduler le temps de travail. Comme &#224; PSA, o&#249; les ouvriers doivent venir travailler des samedis, apr&#232;s que des centaines d'int&#233;rimaires ont &#233;t&#233; mis &#224; la porte. Avec la combinaison APLD-APC, les patrons ont un nouveau boulevard pour contourner les 35 heures dans tous les sens. Au &#171; cas par cas &#187;, mais qui vise &#224; se g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;duire les salaires et supprimer les emplois d'abord, augmenter le temps de travail ensuite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, les APC servent prioritairement &#224; r&#233;duire les salaires. L'heure est encore &#224; une &#171; r&#233;duction du temps de travail &#187; version patronale, avec les accords APLD : une r&#233;duction qui ne co&#251;te pas un sou &#224; l'entreprise, puisque pay&#233;e par l'argent public et les travailleurs eux-m&#234;mes, dont le salaire en prend un coup. Et bien s&#251;r temporaire, en attendant la reprise. Safran, par exemple, a &#233;t&#233; l'un des premiers &#224; ouvrir le bal, en juillet, avec un ch&#244;mage partiel &#224; 60 % durant six mois glissants, pay&#233; 90 %. La direction, qui va &#233;conomiser en salaires l'&#233;quivalent de 6 000 &#233;quivalents temps pleins, clame que les emplois seront &#171; sauv&#233;s &#187; pendant 18 mois&#8230; mais elle compte tout de m&#234;me pousser vers la sortie 3 000 salari&#233;s proches de la retraite et qui esp&#233;raient gagner quelques trimestres pour &#233;viter les d&#233;cotes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat pense cependant &#224; l'apr&#232;s et profite de la peur du ch&#244;mage pour imposer la flexibilit&#233; de demain. Valeo a d&#233;j&#224; sign&#233;, fin septembre, un APC avec la CGC et FO pour imposer un &#224; deux ans de gel des salaires, la r&#233;duction de primes et&#8230; la suppression de jours de cong&#233;, avec la possibilit&#233; de changer selon son bon vouloir les horaires des &#233;quipes en production. Tout cela contre une vague promesse de ne pas licencier pendant 24 mois, qui n'exclut m&#234;me pas un plan de &#171; d&#233;parts volontaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les a&#233;roports, les salari&#233;s pr&#233;caires (CDD, int&#233;rim) ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; licenci&#233;s en masse : &#224; Roissy, ce sont 10 000 emplois d&#233;truits sur les 90 000 que comptait l'a&#233;roport, selon le secr&#233;taire de l'union locale CGT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marie Persidat, &#171; A&#233;roport de Roissy : la grande inqui&#233;tude des salari&#233;s de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais voil&#224; qu'A&#233;roports de Paris (ADP) pr&#233;pare &#224; la fois 700 suppressions d'emplois &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; une rupture conventionnelle collective (RCC), un APLD pour r&#233;duire la voilure en attendant les d&#233;parts et un APC pour rogner les salaires, mais aussi supprimer des jours RTT ! Les salari&#233;s ont maintenant jusqu'&#224; novembre pour &#171; donner leur r&#233;ponse &#187; sur l'acceptation des accords, comme si on leur laissait le choix ! Le seul choix c'est la lutte, dans la continuit&#233; de la manifestation r&#233;ussie du 15 octobre &#224; Roissy, qui a r&#233;uni plus de 1 000 salari&#233;s d'ADP, d'Air France et d'autres entreprises de l'a&#233;roport. Une lutte qui pourrait s'&#233;tendre au-del&#224; de l'a&#233;roport, car bien des entreprises cumulent le tierc&#233; RCC, APLD et APC, voire compl&#232;tent avec un PSE (plan de &#171; sauvegarde de l'emploi &#187;). Il s'agit pour les patrons de faire du profit par tous les bouts, quitte &#224; transformer une partie croissante des travailleurs en ch&#244;meurs, tandis que d'autres subissent une exploitation accrue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La fonction publique aux avant-postes de l'augmentation du temps de travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les hospitaliers se voient refuser leurs cong&#233;s et accumulent des milliers d'heures suppl&#233;mentaires : rien que dans les h&#244;pitaux de Paris (AP-HP), les heures suppl&#233;mentaires effectu&#233;es en 2019 repr&#233;sentent l'&#233;quivalent de 1 539 emplois&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; L'emploi &#224; l'hosto : la p&#233;nurie comme choix politique &#187;.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Une situation ancienne largement aggrav&#233;e avec l'&#233;pid&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les territoriaux sont eux aussi dans le viseur, avec la loi de &#171; transformation de la fonction publique &#187;, pass&#233;e au milieu de l'&#233;t&#233; 2019, qui veut imposer un r&#233;alignement sur la dur&#233;e l&#233;gale de 1 607 heures (l'&#233;quivalent annualis&#233; des 35 heures) des quelques agents qui b&#233;n&#233;ficient de r&#233;gimes plus favorables. Les vell&#233;it&#233;s d'appliquer cette loi, qui s'apparente &#224; un vol, a provoqu&#233; la col&#232;re des territoriaux de Saint-Denis, qui se sont mis en gr&#232;ve en octobre. Ils ont droit &#224; 28 jours de cong&#233;s annuels au lieu de 25 et 5 jours suppl&#233;mentaires par an au bout de vingt ans d'anciennet&#233; : pas le bout du monde ! &#192; Cachan, c'est contre des journ&#233;es de 12 heures pay&#233;es 10, avec moiti&#233; moins de repos compensateurs que pr&#233;vus par la loi, que le personnel d'un Ephad s'est mis en gr&#232;ve et occupe l'&#233;tablissement du 19 au 24 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le ch&#244;mage qui se d&#233;veloppe (715 000 emplois d&#233;truits au premier semestre 2020 selon l'Insee), l'urgence est au partage du travail entre tous, sans perte de salaire. En cela, les travailleurs qui ont un emploi et ceux qui n'en ont pas ont les m&#234;mes int&#233;r&#234;ts. Les milliards d'euros distribu&#233;s au grand patronat n'ont servi qu'&#224; faire gonfler les cours de la bourse et la fortune de milliardaires. Il est temps de ponctionner le capital pour vivre mieux et tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice Spirz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur les APC, lire &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Accords-de-performance-collective-APC-quand-le-patronat-fait-sa-loi' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Accords de performance collective (APC) : quand le patronat fait sa loi &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Marie Persidat, &lt;a href=&#034;https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/aeroport-de-roissy-la-grande-inquietude-des-salaries-de-la-plateforme-15-10-2020-8403381.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; A&#233;roport de Roissy : la grande inqui&#233;tude des salari&#233;s de la plateforme &#187;&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Le Parisien&lt;/em&gt;, 15 octobre 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lire &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-emploi-a-l-hosto-la-penurie-comme-choix-politique' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; L'emploi &#224; l'hosto : la p&#233;nurie comme choix politique &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les 35 heures dans une grosse soci&#233;t&#233; d'assurance : AXA
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-35-heures-dans-une-grosse-societe-d-assurance-AXA</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-35-heures-dans-une-grosse-societe-d-assurance-AXA</guid>
		<dc:date>2001-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Axa
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Les discussions entre la direction et les syndicats d'AXA sur les 35 heures ont abouti en f&#233;vrier 2000 &#224; un accord cadre sur l'Organisation et la R&#233;duction du Temps de Travail. Cela concerne plus de 20 000 personnes employ&#233;es dans des soci&#233;t&#233;s juridiquement s&#233;par&#233;es. Sur la base d'une annualisation des heures travaill&#233;es (1554 heures) et d'une dur&#233;e hebdomadaire de 34 heures (sur 46 semaines), les calculs de la direction ont octroy&#233; 14 ou 18 jours de R&#233;duction du Temps de Travail&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Axa-+" rel="tag"&gt;Axa
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les discussions entre la direction et les syndicats d'AXA sur les 35 heures ont abouti en f&#233;vrier 2000 &#224; un accord cadre sur l'Organisation et la R&#233;duction du Temps de Travail. Cela concerne plus de 20 000 personnes employ&#233;es dans des soci&#233;t&#233;s juridiquement s&#233;par&#233;es. Sur la base d'une annualisation des heures travaill&#233;es (1554 heures) et d'une dur&#233;e hebdomadaire de 34 heures (sur 46 semaines), les calculs de la direction ont octroy&#233; 14 ou 18 jours de R&#233;duction du Temps de Travail selon les cat&#233;gories de personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, loin d'accorder des jours de cong&#233;s en plus, la direction a profit&#233; de la loi Aubry pour harmoniser le syst&#232;me des cong&#233;s et remettre en cause les avantages existants. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, la direction d'AXA n'avait pas ou peu touch&#233; aux avantages sociaux des employ&#233;s des diff&#233;rentes entreprises qu'elle avait pr&#233;c&#233;demment rachet&#233;es ou aval&#233;es (UAP, Drouot, Mutuelles Unies, AG,&#8230;). La direction d'AXA a subtilis&#233; des cong&#233;s qu'elle a r&#233;int&#233;gr&#233;s dans les jours de RTT (comme par exemple les jours d'anciennet&#233; entreprise, les jours suppl&#233;mentaires donn&#233;s pour fractionnement des cong&#233;s, les jours de ponts,&#8230;). Et comme elle n'avait pas embauch&#233; les nouveaux sur les anciens statuts, elle a pu pr&#233;senter comme un gain les jours de cong&#233;s qu'elle ne leur avait pas donn&#233;s (dans la soci&#233;t&#233; du groupe o&#249; se trouvent les services informatiques, plusieurs centaines de jeunes ont &#233;t&#233; embauch&#233;s depuis trois ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une cat&#233;gorie de personnel particuli&#232;re, les cadres, elle a impos&#233; &#224; certains le forfait jours, soit un forfait de 207 jours travaill&#233;s &#224; l'ann&#233;e. A d'autres, elle a pr&#233;sent&#233; comme une &#171; libert&#233; &#187; pour les cadres de base, la possibilit&#233; d'enregistrer leur temps de travail en pointant (d&#233;compte en heures) ou en ne pointant pas (d&#233;compte en jours) avec l'argument d&#233;magogique d'autonomie dans leur travail. Or ce forfait jours lui permet pour toute une cat&#233;gorie de personnel de ne plus avoir &#224; compter les heures suppl&#233;mentaires. Cela lui permet &#233;galement d'organiser des journ&#233;es de travail de treize heures, car la limite journali&#232;re de la dur&#233;e maximale du travail (10 heures) ne s'applique plus dans ce cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'informatique qui compte 1250 personnes dont 1000 cadres &#8211;bien plus techniciens que &#171; chefs &#187;&#8211;, le b&#233;n&#233;fice de la direction gr&#226;ce aux forfaits jours est certain. Et lorsque qu'une grosse charge de travail est subie et qu'un salari&#233; ne peut pas prendre tous ses cong&#233;s, la loi Aubry l'autorise &#224; mettre le reliquat des jours non pris sur un &#171; Compte Epargne Temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les services administratifs du groupe, la direction g&#232;re d'une certaine mani&#232;re la flexibilit&#233; en remettant en cause l'horaire mobile. Sauf r&#233;sistance, elle essaye d'imposer au personnel des permanences de service sous pr&#233;texte que&#8230; l'horaire est mobile et qu'il faut &#234;tre au service du client. D'autre part, pour tous les travailleurs, les droits &#224; b&#233;n&#233;ficier de jours de r&#233;duction de travail tiennent compte du temps de pr&#233;sence effectif. Au del&#224; de dix jours de maladie dans l'ann&#233;e, des jours de R&#233;duction du Temps de Travail sont retir&#233;s. Ainsi ces jours de RTT ne sont pas pour tous : se casser une jambe ou se soigner pour une maladie grave est p&#233;nalisant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, l'ancien PDG Claude B&#233;b&#233;ar se vantait de travailler quatre jours par semaine. Ce n'est pas l'encouragement donn&#233; aux employ&#233;s d'AXA aujourd'hui. C'est ainsi qu'une grosse soci&#233;t&#233; comme AXA qui annonce chaque ann&#233;e de gros b&#233;n&#233;fices n'a fait que profiter de la loi Aubry pour r&#233;organiser et intensifier la productivit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 d&#233;cembre 2000, Christine Schneider&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Poste et les 35 heures (Suite)
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-Poste-et-les-35-heures-Suite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-Poste-et-les-35-heures-Suite</guid>
		<dc:date>2000-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Au Courrier International &lt;br /&gt;L'accord ARTT qui vient d'&#234;tre mis en place au Centre de Tri &#171; TIM &#187; du Bourget, Seine-Saint-Denis - dans un centre donc situ&#233; en plein &#8216;93', et dont la moyenne d'age est de 23-25 ans - est &#224; l'image de ce qui a &#233;t&#233; fait ailleurs : maintien de la flexibilit&#233; et de la pr&#233;carit&#233;. Il &#233;tait attendu par les agents, pourtant, cet accord. Mais essentiellement parce que la direction (et les syndicats locaux CFDT et SUD) liaient &#224; sa mise en place l'embauche en CDI&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-11-septembre-octobre-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 11, septembre-octobre 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Au Courrier International&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'accord ARTT qui vient d'&#234;tre mis en place au Centre de Tri &#171; TIM &#187; du Bourget, Seine-Saint-Denis - dans un centre donc situ&#233; en plein &#8216;93', et dont la moyenne d'age est de 23-25 ans - est &#224; l'image de ce qui a &#233;t&#233; fait ailleurs : maintien de la flexibilit&#233; et de la pr&#233;carit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait attendu par les agents, pourtant, cet accord. Mais essentiellement parce que la direction (et les syndicats locaux CFDT et SUD) liaient &#224; sa mise en place l'embauche en CDI des nombreux pr&#233;caires. Pr&#233;vue un temps pour le d&#233;but du printemps (mars ou avril), la signature a ensuite &#233;t&#233; report&#233;e de 3 semaines en 3 semaines, les pr&#233;caires &#233;tant all&#233;grement ballott&#233;s &#224; ce rythme jusqu'&#224; juillet ou ao&#251;t, date &#224; laquelle des CDD ont &#233;t&#233; transform&#233;s en CDI, faisant officiellement passer la &#171; Force permanente de travail &#187; de 118 &#224; plus de 160 (mais sans une seule embauche effective suppl&#233;mentaire). A priori une bonne chose donc que cet accord... s'il n'y avait pas des contreparties beaucoup moins acceptables, en ce qui concerne d'une part le travail du samedi et d'autre part la pr&#233;carit&#233;. En effet, les quarante &#224; cinquante nouveaux CDI &#233;tant les anciens CDD, il n'y a pas eu la moindre embauche effective. Mais en revanche il reste toujours plusieurs dizaines d'int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail du samedi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans un un r&#233;el accroissement du nombre de travailleurs, le travail du samedi est maintenu essentiellement en l'&#233;tat. Les brigades 6-13 h, et 13-20 h travaillent en demi-brigade un samedi sur deux, et 3 agents de la 17-24 h continuent &#224; gagner le gros lot de bosser tous les samedis. Ils sont les seuls dans le centre. Le chef de centre a bien propos&#233; que ces 3 agents cessent de travailler tous les samedis, mais &#224; condition... que toute la brigade 17-24 h travaille le samedi en roulement (alors qu'&#224; ce jour l'essentiel de cette brigade ne travaille jamais le samedi). Il a m&#234;me eu le culot de faire la le&#231;on : &#171; travailler le samedi serait la moindre des solidarit&#233;s vis-&#224;-vis de vos 3 coll&#232;gues &#187;. Sa proposition n'a pas &#233;t&#233; tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e ! Il n'a pas insist&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pr&#233;carit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; ensuite est toujours l&#224;. Pas seulement, comme le dit la direction du centre, parce que l'activit&#233; du centre serait concurrentielle et qu'il serait n&#233;cessaire d'avoir des agents int&#233;rimaires en fonction des al&#233;as du trafic (le trafic est cens&#233; augmenter de 61 tonnes par mois en moyenne sur l'ann&#233;e 2000). Mais parce que l'utilisation de pr&#233;caires permet &#224; La Poste de mettre la pression sur eux. Il leur est plus difficile de faire gr&#232;ve, de &#171; l'ouvrir &#187;, et ils sont donc corv&#233;ables &#224; merci... Et pour ceux qui ne l'auraient pas compris, eh bien c'est la porte : c'est ainsi que les missions de certains (dont plusieurs &#233;taient l&#224; depuis 10 mois) n'ont pas &#233;t&#233; renouvel&#233;es durant l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement si des syndicalistes signataires (CFDT et Sud) de l'accord semblent trouver normal de laisser partir, contre leur gr&#233;, des coll&#232;gues pr&#233;sents depuis plus de 10 mois avec eux, beaucoup d'autres ne l'avalent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 septembre 2000, &lt;strong&gt;Christophe CERISIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;A Paris 10&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A la poste de Paris 10, les 35 heures sauce Aubry sont appliqu&#233;es depuis le mois de mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la messagerie qui s'occupe de la distribution des colis, les facteurs doivent eux-m&#234;mes &#171; acheter &#187; les jours de repos suppl&#233;mentaires cens&#233;s &#234;tre obtenus par l'application de l'accord. En effet, pour obtenir un samedi de repos suppl&#233;mentaire par mois les coll&#232;gues doivent compenser en distribuant les colis de leur quartier plus la moiti&#233; d'un autre les deux autres samedis travaill&#233;s. En arithm&#233;tique patronale, c'est la r&#233;duction du temps de travail. Pour nous, &#231;a ne signifie aucune r&#233;duction du temps de travail mais, par contre, une v&#233;ritable augmentation de la charge de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu une gr&#232;ve en mars dernier suivie par 95 % du personnel, au moment du passage aux 35 heures. Il semble qu'il y ait urgence &#224; remettre cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 septembre 2000. &lt;strong&gt;J.J.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Elections SNCF : Aubry et l'effet boomerang
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Elections-SNCF-Aubry-et-l-effet-boomerang</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Elections-SNCF-Aubry-et-l-effet-boomerang</guid>
		<dc:date>2000-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>La SNCF est un bastion traditionnel de la CGT, d'o&#249; sont sortis nombre de dirigeants de la conf&#233;d&#233;ration dont Bernard Thibault qui en dirige le recentrage depuis quelques ann&#233;es. Dans ce climat la CGT SNCF a donc sign&#233; l'accord des 35h, qui attaque &#224; la fois les conditions de travail et les salaires des cheminots. &lt;br /&gt;Dans une moindre mesure on attendait aussi le r&#233;sultat de l'autre signataire, la CFDT amput&#233;e d'un gros morceau parti &#224; SUD en 96, dont le secr&#233;taire s'est aussi illustr&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-9-mai-juin-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 9, mai-juin 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La SNCF est un bastion traditionnel de la CGT, d'o&#249; sont sortis nombre de dirigeants de la conf&#233;d&#233;ration dont Bernard Thibault qui en dirige le recentrage depuis quelques ann&#233;es. Dans ce climat la CGT SNCF a donc sign&#233; l'accord des 35h, qui attaque &#224; la fois les conditions de travail et les salaires des cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une moindre mesure on attendait aussi le r&#233;sultat de l'autre signataire, la CFDT amput&#233;e d'un gros morceau parti &#224; SUD en 96, dont le secr&#233;taire s'est aussi illustr&#233; en condamnant les gr&#233;vistes s'opposant au projet d'accord 35h au printemps 99, au moment m&#234;me o&#249; les opposants &#224; la ligne Notat, dont les Cheminots CFDT, dissolvaient leur regroupement Tous Ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin SUD, qui avec la FGAAC (les autonomes agents de conduite) et toutes les autres organisations syndicales figurait parmi les opposants &#224; l'accord 35h., conna&#238;trait-elle une forte progression ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet c'est cet accord et son d&#233;but d'application qui pr&#233;occupe depuis plus d'un an les cheminots. S'il y a eu de tr&#232;s nombreux conflits, ils sont rest&#233;s locaux, &#224; part le mouvement des agents de conduite du printemps 99, par la volont&#233; des principaux syndicats. Mais les autres se sont content&#233;s de condamner, de protester, sans cacher bien souvent que leur seule pr&#233;occupation et leur espoir &#233;tait de r&#233;cup&#233;rer les d&#233;&#231;us de la CGT et de la CFDT. Effectivement parmi les agents de conduite des cartes ont vol&#233; et la FGAAC et dans une moindre mesure SUD r&#233;cup&#233;raient une partie des d&#233;&#231;us. Mais il n'y a eu pratiquement aucun appel &#224; la globalisation, aucune tentative de d&#233;marrer un mouvement d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 mars au soir, les r&#233;sultats des &#233;lections des d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel &#233;taient sans appel :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la CGT (42 %) perd 7 % globalement et 12 % chez les agents de conduite&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la CFDT (19 %) perd 1 %&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la FGAAC (pour les seuls agents de conduite) gagne 7 %&lt;/li&gt;&lt;li&gt; SUD (10,6 %) gagne 4 %.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les variations sont similaires pour les &#233;lections des comit&#233;s d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation fut, comme toujours &#224; la SNCF, &#224; plus de 80 %. Il est donc clair que les cheminots sont all&#233;s exprimer leur d&#233;saccord avec une politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 avril 2000, Bertrand LEPAGE&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;SNCF Paris Saint-Lazare : comment l'esprit de boutique vint &#224; SUD&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A Saint-Lazare, comme ailleurs, les cheminots ont profit&#233; des &#233;lections professionnelles pour sanctionner CGT et CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal b&#233;n&#233;ficiaire des &#233;lections est le syndicat SUD. C'est surtout chez les jeunes que SUD capitalise une image de syndicat nouveau et dynamique. Dans les faits, SUD c'est une partie du vieil appareil CFDT et qui n'est pas si radical que cela. Ainsi, lors de la gr&#232;ve des guichets en novembre de l'an dernier, SUD s'&#233;tait plut&#244;t illustr&#233; par son absence et son refus d'accompagner la d&#233;l&#233;gation de gr&#233;vistes &#224; la direction r&#233;gionale. Ses commentaires sur son succ&#232;s relatif aux derni&#232;res &#233;lections professionnelles en disent long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUD &#233;crit : &#171; &lt;em&gt;Au niveau r&#233;gional, Sud Rail fait un bond ph&#233;nom&#233;nal au niveau du vote CE, sanctionnant la gestion archa&#239;que de la CGT. En vote DP, Sud Rail est pr&#233;dominant sur l'UO Transport et sur l'UO Escale, o&#249; la CGT est lamin&#233;e. (..) La CGT est m&#234;me &#233;radiqu&#233;e sur le site de Batignolles. Seul l'UO Vente constitue un p&#244;le de r&#233;sistance avec quelques militants CGT qui constituent l'arbre qui cache la for&#234;t du syndicat d'accompagnement national qu'est devenu la CGT&lt;/em&gt; &#187;. Le comble : dans un autre tract SUD se repr&#233;sentait&#8230; le fouet &#224; la main, tra&#238;nant encha&#238;n&#233;s les syndicats CGT et CFDT. En mati&#232;re d'esprit de boutique, on peut gu&#232;re faire mieux. Et gu&#232;re pire quand on pr&#233;tend &#339;uvrer &#224; rassembler tous les travailleurs en vue des prochaines luttes. Comme quoi il ne suffit pas d'&#234;tre un nouveau syndicat pour ne pas tra&#238;ner toutes les tares des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 avril 2000, B.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EXECUTION SAINT LAZARE - DELEGUES DU PERSONNEL&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_18 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L366xH100/art367-1-742c5.gif?1788720678' width='366' height='100' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 366 x 100
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les r&#233;actions &#224; l'application de la r&#233;duction du temps de travail &#224; la mode Aubry
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-reactions-a-l-application-de-la-reduction-du-temps-de-travail-a-la-mode</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-reactions-a-l-application-de-la-reduction-du-temps-de-travail-a-la-mode</guid>
		<dc:date>2000-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>La seconde loi arrive dans les entreprises, les discussions s'ouvrent dans la fonction publique au moment o&#249; les effets de l'application de la premi&#232;re loi sont per&#231;us de plus en plus clairement par les travailleurs. L'ensemble provoque des r&#233;actions : les gr&#232;ves sur ces sujets se multiplient aujourd'hui. &lt;br /&gt;L'application des accords sign&#233;s tout au long de l'ann&#233;e pass&#233;e se fait et chacun commence &#224; mesurer concr&#232;tement ce qu'il perd. D'abord il faut supporter la disparition de cong&#233;s,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-8-mars-avril-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 8, mars-avril 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La seconde loi arrive dans les entreprises, les discussions s'ouvrent dans la fonction publique au moment o&#249; les effets de l'application de la premi&#232;re loi sont per&#231;us de plus en plus clairement par les travailleurs. L'ensemble provoque des r&#233;actions : les gr&#232;ves sur ces sujets se multiplient aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application des accords sign&#233;s tout au long de l'ann&#233;e pass&#233;e se fait et chacun commence &#224; mesurer concr&#232;tement ce qu'il perd. D'abord il faut supporter la disparition de cong&#233;s, de divers avantages existant ici et l&#224;. Ensuite la flexibilit&#233; se met en place et produit ses effets d&#233;vastateurs. On peut constater que la vie sera plus dure, les conditions de travail aggrav&#233;es, on a plus envie de r&#233;agir. Enfin la r&#233;duction du temps de travail ne s'est quasiment pas accompagn&#233;e d'embauches dans les ateliers de production. Pour respecter les 6 % d'embauches pr&#233;tendument impos&#233;es par la premi&#232;re loi, pour b&#233;n&#233;ficier des aides financi&#232;res, les patrons ont recrut&#233; des travailleurs temporaires, transform&#233; des contrats pr&#233;caires d&#233;j&#224; pr&#233;sents dans les ateliers... ou des salari&#233;s qualifi&#233;s, des commerciaux. Bref bien souvent l'effectif de production est rest&#233; au m&#234;me niveau alors qu'on lui demande une production plus importante pour rattraper la perte de 10 % de temps de travail. Seul r&#233;sultat : le travail est devenu plus intense, plus dur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les discussions dans la fonction publique s'engagent dans d'aussi mauvaises conditions qu'elles se sont d&#233;roul&#233;es dans le priv&#233; : tout pour la flexibilit&#233;, rien pour les effectifs. Le gouvernement a agi pour ne pas avoir d'accord cadre contraignant, afin de n&#233;gocier de mani&#232;re &#233;clat&#233;e. Il veut ainsi imposer ses exigences l&#224; o&#249; le rapport de force est mauvais pour les fonctionnaires, pour chercher &#224; les g&#233;n&#233;raliser ensuite, tout en &#233;vitant une riposte centralis&#233;e, puisque chacun a commenc&#233; &#224; n&#233;gocier des situations diff&#233;rentes &#224; des moments diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les discussions sur la seconde loi vont commencer, celles o&#249; l'argent est distribu&#233; aux patrons sans obligation d'embauches, &#224; la seule condition qu'ils aient l'accord majoritaire des syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si elles se d&#233;roulent de mani&#232;re &#233;clat&#233;e, les luttes actuelles sont un grand bol d'air frais. Leur multiplication et leur coordination pourront permettre de contester dans la gr&#232;ve, dans la rue, ces lois abusivement appel&#233;es de r&#233;duction du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Arsenal de Cherbourg : Remous &#224; la CGT suite &#224; la signature de l'accord sur les 35 heures
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Arsenal-de-Cherbourg-Remous-a-la-CGT-suite-a-la-signature-de-l-accord-sur-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Arsenal-de-Cherbourg-Remous-a-la-CGT-suite-a-la-signature-de-l-accord-sur-les</guid>
		<dc:date>2000-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>L'accord cadre discut&#233; depuis septembre remettait en cause bien des acquis (pauses, douches, horaires variables&#8230;). La CFDT s'est montr&#233;e d&#232;s le d&#233;part favorable &#224; l'accord. D'autres comme FO y &#233;taient farouchement oppos&#233;s. La CFTC expliquait &#171; qu'on voulait faire boire la cigu&#235; aux travailleurs de l'Etat mais qu'ils sauraient mourir debout &#187;. &lt;br /&gt;La CGT critiquait l'accord, en particulier sur l'emploi, mais apr&#232;s chaque s&#233;ance de discussions, trouvait de nouvelles avanc&#233;es pour justifier&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-8-mars-avril-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 8, mars-avril 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'accord cadre discut&#233; depuis septembre remettait en cause bien des acquis (pauses, douches, horaires variables&#8230;). La CFDT s'est montr&#233;e d&#232;s le d&#233;part favorable &#224; l'accord. D'autres comme FO y &#233;taient farouchement oppos&#233;s. La CFTC expliquait &#171; &lt;em&gt;qu'on voulait faire boire la cigu&#235; aux travailleurs de l'Etat mais qu'ils sauraient mourir debout&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT critiquait l'accord, en particulier sur l'emploi, mais apr&#232;s chaque s&#233;ance de discussions, trouvait de nouvelles avanc&#233;es pour justifier sa signature. Les syndiqu&#233;s comme les salari&#233;s ne semblaient pas tellement d&#233;cid&#233;s &#224; l'accepter et &#231;a r&#226;lait &#171; dans Landerneau &#187; comme dans les ateliers de Cherbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire passer son message, la f&#233;d&#233;ration a donc d&#233;p&#234;ch&#233; des responsables parisiens, dont le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral en personne, pour tenter de convaincre, sans grand succ&#232;s, les syndiqu&#233;s de Cherbourg r&#233;unis en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La f&#233;d&#233;ration a propos&#233; de s'en remettre &#224; l'avis de l'ensemble des syndiqu&#233;s des arsenaux par r&#233;f&#233;rendum. La direction CGT locale soutenant la f&#233;d&#233;ration, &#339;uvrait pour le OUI, &#224; contre courant du m&#233;contentement g&#233;n&#233;ral. R&#233;sultat national : 52 % de NON. Mais avec de fortes disparit&#233;s selon les ports : 50/50 pour Cherbourg, forte proportion de OUI &#224; Brest, raz de mar&#233;e des NON &#224; Toulon. La f&#233;d&#233;ration aurait donc d&#251; s'incliner devant le refus majoritaire exprim&#233; par les syndiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;60 % de NON&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais une consultation de l'ensemble des personnels incluant tous les coll&#232;ges, cadres comme ouvriers, a &#233;t&#233; organis&#233;e par la direction. Sans donner de consignes officielles de vote, la CGT a milit&#233; pour le OUI. Le r&#233;sultat a donn&#233; 50,49 % de OUI. L&#224; encore avec de fortes disparit&#233;s : 67,36 % de OUI &#224; Lorient, 78,48 % de NON &#224; Toulon. A Cherbourg, 60 % de NON.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce vote, les syndiqu&#233;s &#224; Cherbourg &#233;taient persuad&#233;s que la CGT ne pouvait signer l'accord. Lors de la Commission Ex&#233;cutive qui a suivi, malgr&#233; les arguments des dirigeants locaux, &#171; il faut signer pour pouvoir participer aux n&#233;gociations locales &#187;, 25 voix se sont prononc&#233;es contre et 2 pour. Dans les autres ports, les appr&#233;ciations &#233;taient partag&#233;es. Apr&#232;s une petite visite au minist&#232;re qui n'apporta rien, la f&#233;d&#233;ration mit la pression sur les responsables syndicaux et finit par obtenir leur quitus. A Cherbourg les dirigeants r&#233;ussirent &#224; convaincre 18 responsables de voter OUI, contre 12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT a donc fini par signer l'accord au niveau national. Mais les syndiqu&#233;s, comme l'ensemble des salari&#233;s, n'ont pas du tout appr&#233;ci&#233; ce coup de force et ces revirements. A Cherbourg, quelques cartes ont vol&#233;. Dans un atelier, la contestation s'est organis&#233;e. Une motion de d&#233;fiance vis &#224; vis de la direction du syndicat a &#233;t&#233; adopt&#233;e. Lors d'une r&#233;union d'information, les syndiqu&#233;s, venus en d&#233;coudre avec la direction du syndicat, ont majoritairement approuv&#233; ce bl&#226;me et dit leurs quatre v&#233;rit&#233;s aux dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des responsables CGT se disent ouvertement oppos&#233;s &#224; l'attitude de la direction du syndicat et de la f&#233;d&#233;ration et les syndiqu&#233;s ne sont pas d&#233;cid&#233;s &#224; se laisser mener en bateau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.B.&lt;/strong&gt;, 3 mars 2000&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Banques : Quand les syndicats bradent les acquis
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Banques-Quand-les-syndicats-bradent-les-acquis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Banques-Quand-les-syndicats-bradent-les-acquis</guid>
		<dc:date>2000-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Le patronat des banques, &#224; l'image de ses coll&#232;gues des autres branches, avait d&#233;cid&#233; en f&#233;vrier 1998 de revenir sur les garanties sociales obtenues par les luttes des salari&#233;s du secteur. La convention collective &#8211; couvrant 220 000 salari&#233;s &#8211; fut d&#233;nonc&#233;e sous pr&#233;texte de la moderniser &#8211; argument hypocrite qu'utilise le patronat quand il veut reprendre ce qu'il fut oblig&#233; de conc&#233;der par le pass&#233;. &lt;br /&gt;Apr&#232;s une premi&#232;re journ&#233;e d'action fin f&#233;vrier 1998, il a fallu attendre octobre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-8-mars-avril-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 8, mars-avril 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le patronat des banques, &#224; l'image de ses coll&#232;gues des autres branches, avait d&#233;cid&#233; en f&#233;vrier 1998 de revenir sur les garanties sociales obtenues par les luttes des salari&#233;s du secteur. La convention collective &#8211; couvrant 220 000 salari&#233;s &#8211; fut d&#233;nonc&#233;e sous pr&#233;texte de la moderniser &#8211; argument hypocrite qu'utilise le patronat quand il veut reprendre ce qu'il fut oblig&#233; de conc&#233;der par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une premi&#232;re journ&#233;e d'action fin f&#233;vrier 1998, il a fallu attendre octobre 1999 pour que les f&#233;d&#233;rations syndicales lancent un appel &#224; la gr&#232;ve. Entre temps, elles avaient tenu de nombreuses r&#233;unions avec le patronat au cours desquelles celui-ci fit part de ses intentions. Nul besoin d'&#234;tre grand clerc pour deviner que celles-ci n'&#233;taient pas favorables aux salari&#233;s. Tous les acquis &#233;taient divis&#233;s par deux, le nouveau projet introduisait un statut diff&#233;rent pour les anciens et les nouveaux salari&#233;s, la convention ne reprenait qu'un minimum laissant aux entreprises la d&#233;cision d'aller au-del&#224; en fonction de leurs moyens, de leur volont&#233; et surtout du rapport de force. Quant au temps de travail et aux cong&#233;s, ils &#233;taient simplement retir&#233;s du dispositif conventionnel &#8211; gr&#226;ce &#224; l'appui du SNB/CGC &#8211; pour cause de loi Aubry afin de permettre &#224; chaque direction d'entreprise de mettre en place un accord particulier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Cinq syndicats, CGT en t&#234;te, signent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces tergiversations syndicales, dans une p&#233;riode de recul g&#233;n&#233;ral des luttes et de soutien syndical au gouvernement, ont contraint les salari&#233;s &#224; l'attentisme. Car la plupart de celles et ceux qui &#233;taient pr&#234;ts &#224; se battre attendaient un appel ferme et des mots d'ordre clairs de la part des f&#233;d&#233;rations. Les mobilisations de l'automne dernier n'ont pas &#233;t&#233; suffisantes pour faire reculer les banquiers car pour cela il aurait fallu que les salari&#233;s des banques comptent avant tout sur leurs propres forces et ne laissent pas les f&#233;d&#233;rations syndicales mener le mouvement &#224; leur fa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les cinq syndicats ont pu s'appuyer sur les limites de la lutte &#8211; limites qu'ils avaient eux-m&#234;mes fix&#233;es &#8211; pour accepter finalement de signer le projet patronal. Et les plus press&#233;s de sortir leur stylo furent les dirigeants de la f&#233;d&#233;ration CGT qui firent annoncer par la presse, les premiers, qu'ils &#233;taient favorables &#224; la signature, d&#233;douanant de cette responsabilit&#233; les syndicats les plus enclins &#224; signer habituellement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Contestation au sein de la CGT et de la CFDT&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreux militants CGT et CFDT ont contest&#233; ce qu'ils ont ressenti comme une trahison de la part de leurs f&#233;d&#233;rations. Les syndicats CGT des plus grosses banques de la r&#233;gion parisienne ont fait conna&#238;tre publiquement dans la presse et dans leurs entreprises leur d&#233;saccord. Les effets de cette signature syndicale n'ont certainement pas fini de se faire sentir ; en commen&#231;ant par les &#233;lections professionnelles. A la BNP, lors des r&#233;centes &#233;lections au conseil d'administration, une liste pr&#233;sent&#233;e pour la premi&#232;re fois par le SDB&#8211;SUD a remport&#233; plus de 16 % des voix au d&#233;triment de tous les autres syndicats en faisant clairement campagne contre la signature de la convention collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric PERREUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les r&#233;ductions d'effectifs &#224; la Poste : l'exemple du 20e arrondissement de Paris
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-reductions-d-effectifs-a-la-Poste-l-exemple-du-20eme-arrondissement-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-reductions-d-effectifs-a-la-Poste-l-exemple-du-20eme-arrondissement-de</guid>
		<dc:date>2000-03-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>La mise en place des 35 heures est l'occasion r&#234;v&#233;e pour la direction de la Poste d'imposer les restructurations des bureaux de poste qu'elle avait pr&#233;vues (et d&#233;j&#224; commenc&#233;es dans certains ) et dont l'objectif est de r&#233;duire les effectifs. &lt;br /&gt;L'accord g&#233;n&#233;ral a &#233;t&#233; sign&#233; l'an dernier par la CFDT et FO, mais pas par la CGT ni SUD. La CGT y avait n&#233;anmoins trouv&#233; des aspects positifs et avait promis, pour l'am&#233;liorer, de discuter pied &#224; pied des modalit&#233;s de son application. L'accord&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-8-mars-avril-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 8, mars-avril 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mise en place des 35 heures est l'occasion r&#234;v&#233;e pour la direction de la Poste d'imposer les restructurations des bureaux de poste qu'elle avait pr&#233;vues (et d&#233;j&#224; commenc&#233;es dans certains ) et dont l'objectif est de r&#233;duire les effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord g&#233;n&#233;ral a &#233;t&#233; sign&#233; l'an dernier par la CFDT et FO, mais pas par la CGT ni SUD. La CGT y avait n&#233;anmoins trouv&#233; des aspects positifs et avait promis, pour l'am&#233;liorer, de discuter pied &#224; pied des modalit&#233;s de son application. L'accord national parlait de cr&#233;er 20 000 emplois. En fait il s'agissait de remplacer les 20 000 d&#233;parts en retraite des trois ann&#233;es &#224; venir par 6 000 nouveaux fonctionnaires, compl&#233;t&#233;s (mais seulement momentan&#233;ment peut-&#234;tre) par 14 000 contractuels. Mais ce n'&#233;tait pas 14 000 nouveaux venus puisque la Poste comptait dans ce nombre une partie de ceux qu'elle ferait passer d'un temps partiel &#224; un temps complet. La r&#233;duction d'effectifs &#233;tait donc annonc&#233;e, sign&#233;e par une partie des syndicats. Elle arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bureau apr&#232;s bureau, mais jamais deux dans le m&#234;me mois pour &#233;mietter les r&#233;actions, les &#171; sc&#233;narios &#187; de 35 heures (c'est comme &#231;a que la Poste les appelle) sont annonc&#233;s par le metteur en sc&#232;ne local, le receveur, entre lesquels le personnel aurait &#224; choisir et les syndicats &#224; n&#233;gocier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;40 facteurs en moins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce sont cinq &#171; sc&#233;narios &#187; diff&#233;rents qui viennent d'&#234;tre pr&#233;sent&#233;s aux postiers du 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris. Les nuances sont dans le timing : on peut choisir entre finir &#224; 12 h 52 ou &#224; 13 h, pr&#233;f&#233;rer un samedi libre sur deux ou seulement un sur trois mais avec un lundi de temps en temps&#8230; Que l'on choisisse le maintien du d&#233;coupage actuel de l'arrondissement en 41 quartiers, mais avec seulement 3 facteurs par quartier au lieu de 4 pour y faire la tourn&#233;e, ou le maintien de 4 facteurs par quartiers, mais un d&#233;coupage en 31 quartiers, le r&#233;sultat est le m&#234;me : 40 facteurs de moins pour porter les lettres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie des facteurs retir&#233;s de la distribution pi&#233;tonne serait affect&#233;e au service de tri, dont certains de nuit. Mais pas tous : il y aurait dans l'imm&#233;diat 12 suppressions de postes, et il est tr&#232;s vraisemblable qu'au tri lui-m&#234;me, les effectifs soient ensuite progressivement r&#233;duits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des milliers de bo&#238;tes &#224; lettres en plus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'atout pour la direction de Paris 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est que l'arrondissement est l'un de ceux o&#249; la distribution du courrier l'apr&#232;s-midi n'est pas encore supprim&#233;e, comme il est pr&#233;vu de le faire dans tout Paris et comme cela est d&#233;j&#224; fait dans une partie des arrondissements. Elle va donc l'&#234;tre dans le vingti&#232;me &#224; cette occasion. Et la direction souligne que les facteurs vont &#234;tre libres tous les apr&#232;s-midi, au lieu d'un apr&#232;s-midi sur deux, m&#234;me s'ils finissent la matin&#233;e beaucoup plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y aura autant de lettres &#224; distribuer. Et m&#234;me plus. Non seulement parce que le trafic augmente en moyenne de 3 % par an, mais aussi parce que la Poste et l'Opac (l'office de HLM de Paris) ont d&#233;cid&#233; d'annuler leur contrat au terme duquel les concierges de l'Opac effectuaient la distribution dans les grands ensembles. L'Opac va y &#233;conomiser du personnel. Pour les postiers cela repr&#233;sentera sur le 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement des milliers de boites aux lettres suppl&#233;mentaires &#224; visiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de boites aux lettres de plus. 40 facteurs pour faire la tourn&#233;e en moins. Salut la r&#233;duction du temps de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.B.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Aubry 1 &#231;a vaut rien, Aubry 2 c'est pas mieux !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Aubry-1-ca-vaut-rien-Aubry-2-c-est-pas-mieux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Aubry-1-ca-vaut-rien-Aubry-2-c-est-pas-mieux</guid>
		<dc:date>2000-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Le 15 d&#233;cembre dernier, l'Assembl&#233;e Nationale a adopt&#233; d&#233;finitivement le deuxi&#232;me projet de loi sur les 35 heures. Les semaines de d&#233;bat pr&#233;c&#233;dant le vote n'auront rien chang&#233; &#224; son contenu initial. La contestation parlementaire au sein de la gauche plurielle a vite tourn&#233; &#224; la reddition sans condition. Maxime Gremetz, pour le PCF, s'est empress&#233; d'oublier ses timides critiques, formul&#233;es sans aucun effet d'ailleurs, pour sacrer cette pr&#233;tendue r&#233;duction du temps de travail &#171; grande&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-7-janvier-fevrier-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 7, janvier-f&#233;vrier 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 15 d&#233;cembre dernier, l'Assembl&#233;e Nationale a adopt&#233; d&#233;finitivement le deuxi&#232;me projet de loi sur les 35 heures. Les semaines de d&#233;bat pr&#233;c&#233;dant le vote n'auront rien chang&#233; &#224; son contenu initial. La contestation parlementaire au sein de la gauche plurielle a vite tourn&#233; &#224; la reddition sans condition. Maxime Gremetz, pour le PCF, s'est empress&#233; d'oublier ses timides critiques, formul&#233;es sans aucun effet d'ailleurs, pour sacrer cette pr&#233;tendue r&#233;duction du temps de travail &#171; &lt;em&gt;grande loi de civilisation&lt;/em&gt; &#187;. Car la gauche plurielle unanime n'est pas avare de d&#233;clarations grandiloquentes. &#171; &lt;em&gt;Avanc&#233;e d&#233;cisive du processus s&#233;culaire de la r&#233;duction du temps de travail&lt;/em&gt; &#187; selon le m&#234;me Gremetz. &#171; &lt;em&gt;Epanouissement gratuit de soi pour la lecture, pour l'art, pour le jeu, pour la r&#233;flexion, pour la r&#234;verie, les activit&#233;s familiales voire m&#234;me amoureuses&lt;/em&gt; &#187; pour le d&#233;put&#233; Vert Yves Cochet. Et Martine Aubry n'a pas craint d'affirmer : &#171; &lt;em&gt;c'est en tout premier lieu un d&#233;menti clair et d&#233;termin&#233; &#224; toutes les th&#233;ories de l'impuissance de l'action publique face au ch&#244;mage&lt;/em&gt; &#187;. On n'est jamais si bien servi que par soi-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs confront&#233;s aux modalit&#233;s de ces pr&#233;tendues 35 heures, vivent les choses bien diff&#233;remment. L'actualit&#233; sociale quotidienne en t&#233;moigne. A propos de l'application de la premi&#232;re loi Aubry et avant m&#234;me le vote de la seconde, des conflits ont surgi un peu partout. Notamment, parmi les derniers en date, dans les banques, les grands magasins, les entreprises informatiques, et dans des entreprises publiques comme celles de l'audiovisuel, France T&#233;l&#233;com ou La Poste. Sans compter tous les mouvements non relay&#233;s par des journ&#233;es d'action nationales qui ont touch&#233; nombre d'autres entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, dans chaque entreprise, chaque branche, la situation appara&#238;t diff&#233;rente. Parce que le cadeau empoisonn&#233; pr&#233;par&#233; par le gouvernement &#224; l'ensemble des travailleurs pour la nouvelle ann&#233;e, peut se d&#233;cliner de bien des mani&#232;res. Les patrons peuvent combiner &#224; leur guise les ingr&#233;dients essentiels que sont la modulation des horaires et l'annualisation du temps de travail, avec baisse ou &#171; gel &#187; des salaires, le tout assorti d'aides financi&#232;res de l'Etat, et sans obligation d'embauches !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Aucune obligation de cr&#233;er des emplois &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le tapage fait autour de &#171; &lt;em&gt;l'amendement Michelin&lt;/em&gt; &#187; n'est que du vent. Il devrait, selon les partis de la gauche plurielle, rendre plus difficiles les licenciements collectifs et ainsi sauvegarder des emplois, en mettant comme pr&#233;alable &#224; tout plan dit social la n&#233;gociation d'un accord de r&#233;duction de temps de travail. Mais n&#233;gocier n'est pas conclure et, m&#234;me conclus, les accords ne cr&#233;ent pas forc&#233;ment d'emplois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde loi Aubry sauvegardera d'autant moins d'emplois qu'elle ne met pas la moindre condition pour que les patrons puissent b&#233;n&#233;ficier de baisses de charges encore plus importantes que dans Aubry 1. Dans la premi&#232;re loi figurait l'obligation de cr&#233;er 6 % d'emplois pour 10 % de baisse du temps de travail. On a pu constater avec quelle absence de r&#233;sultats sur le ch&#244;mage. Dans la seconde, les subventions ne sont soumises qu'&#224; la signature d'un accord o&#249; serait mentionn&#233; le nombre d'emplois &#171; &lt;em&gt;cr&#233;&#233;s ou pr&#233;serv&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, sans autre pr&#233;cision. L'entreprise devrait seulement fournir cette indication chaque ann&#233;e. Ainsi &#224; l'obligation toute hypocrite d'embauches se substitue... une simple obligation comptable. L'Etat est donc pr&#234;t &#224; payer 110 milliards par an pour que le patronat lui communique ses statistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er des emplois est le pr&#233;texte que le gouvernement a invoqu&#233;. Mais il faudrait &#234;tre aveugle pour ne pas voir que l'objectif est seulement de permettre aux capitalistes d'organiser le travail de mani&#232;re encore plus rentable. Car passer aux 35 heures sans embaucher en contrepartie, cela suppose, en m&#234;me temps qu'une flexibilit&#233; accrue, une intensification du travail. La &#171; &lt;em&gt;complexit&#233;&lt;/em&gt; &#187; de la loi Aubry n'a d'autre objectif que de favoriser cette mutation et de l'adapter aux conditions de chaque entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Institutionnalisation de la modulation des horaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dor&#233;navant la limite maximum de travail se compte en dur&#233;e annuelle, soit 1 600 heures. Par semaine de 35 heures, il faut donc comprendre &#171; &lt;em&gt;semaine moyenne&lt;/em&gt; &#187; de 35 heures. Seule limite &#224; la flexibilit&#233; : l'interdiction de travailler plus de 44 heures hebdomadaires sur 12 semaines cons&#233;cutives, voire 46 dans certains accords de branche. &#231;ela laisse de la marge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner aux patrons le temps de prendre la mesure du parti qu'ils peuvent tirer de la flexibilit&#233;, la loi leur accorde une p&#233;riode d'adaptation. Le passage &#224; ces &#171; &lt;em&gt;35 heures&lt;/em&gt; &#187; n'est pas imm&#233;diat. Une p&#233;riode transitoire d'un an &#8211; initialement d&#233;nonc&#233;e par les d&#233;put&#233;s communistes, qui ont depuis ferm&#233; les yeux sur ce point comme sur le reste &#8211; est pr&#233;vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'en 2001, dans les entreprises o&#249; aucun accord r&#233;duisant la dur&#233;e collective du travail n'aura &#233;t&#233; sign&#233;, les heures effectu&#233;es au-del&#224; des 35 h, et dans la limite de 39 h, ne seront pas major&#233;es au taux de 25 % mais &#224; 10 %. Cette majoration ne sera pas vers&#233;e aux salari&#233;s mais au fonds d'aide destin&#233; &#224; l'all&#233;gement des charges patronales ! En somme, un d&#233;tournement l&#233;gal d'argent appartenant aux travailleurs, au profit des caisses patronales. Et si les taux de majoration retrouveront en 2002 leur valeur pr&#233;c&#233;dente, la p&#233;riode transitoire aura servi aux patrons &#224; trouver les moyens d'intensifier le travail en supprimant autant que possible toutes les majorations pour heures suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours &#224; la poursuite du m&#234;me objectif, reste encore la solution de faire la chasse aux temps de pause. Ce fut l'enjeu de la discussion autour de l'&#233;valuation du &#171; &lt;em&gt;temps de travail effectif&lt;/em&gt; &#187;. Les temps de pause et de repas entrent dans le travail effectif&#8230; uniquement pour le temps &#171; &lt;em&gt;pendant lequel le salari&#233; est &#224; la disposition de l'employeur et doit se conformer &#224; ses directives sans pouvoir vaquer librement &#224; des occupations personnelles&lt;/em&gt; &#187;. Autant dire pas souvent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au temps d'habillage et de d&#233;shabillage, que les d&#233;put&#233;s de la gauche plurielle avaient introduit dans le d&#233;compte en premi&#232;re lecture, ils l'ont retir&#233; sous la pression en particulier des industriels de l'agro-alimentaire. Faut bien que ces gens bouffent&#8230; la gauche ne pouvait tout de m&#234;me pas rester insensible &#224; leur d&#233;tresse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le temps de formation, une partie importante pourra d&#233;sormais &#234;tre organis&#233;e en dehors du temps de travail effectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;faits d'Aubry 2 s'appliquent &#233;galement aux cadres non dirigeants ne travaillant pas en &#233;quipe. Ils se voient impos&#233;s un forfait de 217 jours travaill&#233;s par an, sans aucune limite horaire quotidienne l&#233;gale. Seule disposition pr&#233;vue : ils pourront toujours se plaindre aux tribunaux !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une offensive contre les salaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette loi&lt;em&gt; Aubry 2&lt;/em&gt;, dans la droite ligne de la loi &lt;em&gt;Aubry 1&lt;/em&gt;, non seulement ent&#233;rine l'intensification du travail et la flexibilit&#233; au nom de la r&#233;duction du temps de travail, mais elle prend les salaires en otage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune garantie de r&#233;mun&#233;ration pour le passage aux 35 heures annualis&#233;es n'est pr&#233;vue. Seul le salaire des smicards d&#233;j&#224; en poste devra &#234;tre maintenu. Et encore, pas par une augmentation du taux de base horaire en compensation, mais par une prime diff&#233;rentielle de 700 F qui devrait dispara&#238;tre en cinq ans, au rythme des &#171; &lt;em&gt;coups de pouce&lt;/em&gt; &#187; donn&#233;s au SMIC. Il s'agit donc purement et simplement d'une loi ouvrant la porte &#224; une r&#233;duction de la plupart des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque-l&#224;, les r&#233;actions contre ces &#171; &lt;em&gt;35 heures&lt;/em&gt; &#187; sont nombreuses, mais restent &#233;clat&#233;es. Les directions syndicales entretiennent cette division, ravies de pouvoir satisfaire leur app&#233;tit de n&#233;gociation, sans confrontation radicale avec le patronat et le gouvernement. Mais il n'y aura pas plus de &#171; &lt;em&gt;bon accord&lt;/em&gt; &#187; par entreprise sur les 35 heures qu'il n'y a eu de &#171; &lt;em&gt;bonne loi&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Simone CANETTI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> SNCF qui pleure, SNCF qui rit ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/SNCF-qui-pleure-SNCF-qui-rit</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/SNCF-qui-pleure-SNCF-qui-rit</guid>
		<dc:date>2000-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>A la SNCF, les discussions d'application, pr&#233;vue en 2000, de l'accord 35 heures sign&#233; par la CGT et la CFDT au printemps dernier touchent &#224; leur fin. La majorit&#233; des CHSCT (Comit&#233; Hygi&#232;ne et S&#233;curit&#233;), seule instance de base consult&#233;e, a approuv&#233; cette mise en place, m&#234;me si c'est la plupart du temps avec des formules plus que r&#233;serv&#233;es. &lt;br /&gt;&#199;a roule pour la SNCF... &lt;br /&gt;Les dirigeants SNCF, eux, se disent satisfaits &#224; tous points de vue : la SNCF va bien et les principaux syndicats&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-7-janvier-fevrier-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 7, janvier-f&#233;vrier 2000
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la SNCF, les discussions d'application, pr&#233;vue en 2000, de l'accord 35 heures sign&#233; par la CGT et la CFDT au printemps dernier touchent &#224; leur fin. La majorit&#233; des CHSCT (Comit&#233; Hygi&#232;ne et S&#233;curit&#233;), seule instance de base consult&#233;e, a approuv&#233; cette mise en place, m&#234;me si c'est la plupart du temps avec des formules plus que r&#233;serv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#199;a roule pour la SNCF...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants SNCF, eux, se disent satisfaits &#224; tous points de vue : la SNCF va bien et les principaux syndicats dialoguent comme elle en r&#234;ve ou &#224; peu pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce bien la m&#234;me entreprise qui pleurait un d&#233;ficit chronique, qui faisait campagne en 1999 pour des mesures d'&#233;conomies draconiennes sur les salaires et les effectifs et qui, coup sur coup, annonce le rachat d'un r&#233;seau de transport urbain routier (Via GTI), une participation &#224; 45 % dans une soci&#233;t&#233; suisse de wagons sp&#233;cialis&#233;s, se place pour le rachat des chemins de fer polonais (on croirait un film de s&#233;rie B !), privatise le SERNAM et annonce des b&#233;n&#233;fices ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233; la SNCF voit son trafic et ses recettes augmenter depuis des ann&#233;es. Le trafic marchandise a red&#233;coll&#233; depuis quelques ann&#233;es et le trafic voyageur est en hausse constante. L'argent s'accumule dans les caisses et la SNCF annonce des b&#233;n&#233;fices en 1999. Mais en 1995 on comptait 180 000 cheminots et en 1998 173 000. Et l'accord 35h doit apporter son lot de productivit&#233; suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans bien des cat&#233;gories, cette r&#233;duction du temps de travail se traduisant par des repos suppl&#233;mentaires, il faudra bien combler les trous. Or les 22 500 embauches annonc&#233;es sur trois ans ne feront que combler les d&#233;parts en retraite (19 500) et couvrir des activit&#233;s croissantes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...Moins bien pour les cheminots&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mois de discussions avec les repr&#233;sentants des syndicats signataires, dans tous les chantiers, visaient donc &#224; trouver la formule qui permette de faire travailler plus en moins de temps (flexibilit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des cheminots des secteurs d&#233;j&#224; en 3X8 consid&#232;rent que le r&#233;gime de travail qui leur est propos&#233; actuellement est une am&#233;lioration avec plus de repos, m&#234;me s'ils restent inquiets sur les conditions de son application et surtout sur les effectifs n&#233;cessaires. Par contre aux ateliers et &#224; l'Equipement (entretien des installations) des baisses d'effectifs sont d&#233;j&#224; annonc&#233;es ainsi que le d&#233;veloppement du travail de nuit, en 2X8 et 3X8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour les agents de conduite, qui ont &#233;t&#233; les principaux acteurs de la gr&#232;ve de ce printemps contre le projet d'accord, les mesures d&#233;j&#224; en application, se traduisent g&#233;n&#233;ralement par un allongement de la dur&#233;e moyenne journali&#232;re de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT et la CFDT, signataires, ont particip&#233; &#224; toutes les discussions, ont d&#233;fendu l'accord nationalement et localement, m&#234;me si, &#224; la base c'&#233;tait loin d'&#234;tre l'unanimit&#233; parmi leurs militants que l'on a souvent vus &#224; l'initiative des gr&#232;ves. Car bien que cela ne se soit pas toujours vu ou su, il y a eu de tr&#232;s nombreuses gr&#232;ves, le plus souvent tr&#232;s localis&#233;es. Les autres syndicats, particuli&#232;rement SUD et la FGAAC (agents de conduite autonomes) ont pris position contre l'accord, sans pour autant proposer de lutte, voire m&#234;me parfois en refusant de se joindre &#224; celles qui ont eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Divisions donc, qui se cristallisent d'autant plus que les &#233;lections professionnelles approchent (mars 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots &#224; la base, malgr&#233; la complexit&#233; de la situation, ne sont pourtant pas rest&#233;s passifs. M&#234;me si certains attendent de voir l'application concr&#232;te, d'autres sont d&#233;j&#224; convaincus qu'il faudra intervenir pour emp&#234;cher les mauvais coups annonc&#233;s. Si c'est le cas, les questions des embauches et des salaires devront &#234;tre au centre des revendications puisqu'elles sont au c&#339;ur de tous les probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 janvier 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bertrand LEPAGE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Seconde loi Aubry : Nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Seconde-loi-Aubry-Nouvelle-offensive-tous-azimuts-contre-les-salaries</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Seconde-loi-Aubry-Nouvelle-offensive-tous-azimuts-contre-les-salaries</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Les lois Aubry portant sur la r&#233;duction du temps de travail se succ&#232;dent mais ne s'am&#233;liorent pas, en tout cas du point de vue des salari&#233;s. &lt;br /&gt;Un an apr&#232;s la promulgation de la premi&#232;re, et la signature de milliers d'accords d'Entreprise, toutes les craintes des salari&#233;s ont trouv&#233; leurs justifications. Sous pr&#233;texte de diminuer le temps de travail pour favoriser l'embauche, c'est une offensive tous azimuts contre les travailleurs au profit des patrons que conduisent la ministre du&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Seconde-loi-Aubry-une-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lois Aubry portant sur la r&#233;duction du temps de travail se succ&#232;dent mais ne s'am&#233;liorent pas, en tout cas du point de vue des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s la promulgation de la premi&#232;re, et la signature de milliers d'accords d'Entreprise, toutes les craintes des salari&#233;s ont trouv&#233; leurs justifications. Sous pr&#233;texte de diminuer le temps de travail pour favoriser l'embauche, c'est une offensive tous azimuts contre les travailleurs au profit des patrons que conduisent la ministre du travail et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me loi, que l'Assembl&#233;e nationale doit commencer &#224; examiner le 5 octobre, est dans la ligne de la premi&#232;re. Si on la laisse s&#233;vir elle aussi permettra, sans impact d'importance sur l'emploi, la r&#233;duction des salaires r&#233;els, la distribution d'&#233;normes subventions aux employeurs, et surtout l'aggravation des conditions de vie et de travail par la flexibilit&#233; et l'annualisait des horaires. Une flexibilit&#233; que les patrons n'ont cess&#233; d'accro&#238;tre depuis des ann&#233;es, par tous les biais possibles, et dont les r&#233;percussions sur le bien-&#234;tre et la sant&#233; de travailleurs sont catastrophiques, comme nous l'examinons dans une partie de ce dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;actions des travailleurs victimes d'accords sign&#233;s par des directions syndicales cens&#233;es repr&#233;sentep leurs int&#233;r&#234;ts, mais complices actives ou passives des exploiteurs, ont &#233;t&#233; nombreuses mais isol&#233;es les unes des autres, &#233;miett&#233;es par entreprise ou par corporation, sans force suffisante et donc finalement vaincues. La seconde loi ne donne pas seulement le feu vert &#224; chaque patron, elle concerne &#224; br&#232;ve ou moyenne &#233;ch&#233;ance tous les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une raison de plus pour prendre conscience que la v&#233;ritable r&#233;ponse &#224; une offensive ouverte, tous azimuts et contre tous, est dans un mouvement d'ensemble qui imposera un programme d'ensemble, un plan de mesures d'urgence dans l'int&#233;r&#234;t de toute la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le projet Aubry num&#233;ro 2
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-projet-Aubry-numero-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-projet-Aubry-numero-2</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Le projet de deuxi&#232;me loi Aubry, en l'&#233;tat o&#249; il est au moment o&#249; nous &#233;crivons et tel qu'il va &#234;tre pr&#233;sent&#233; &#224; la discussion et au vote du parlement en octobre, ent&#233;rine une s&#233;rie d'attaques r&#233;alis&#233;es dans les accords de branche et d'entreprise depuis un an, notamment la g&#233;n&#233;ralisation de la flexibilit&#233;. Il enfonce le clou en d&#233;structurant un peu plus la l&#233;gislation concernant le temps de travail. Au-del&#224;, il g&#233;n&#233;ralise l'abaissement du co&#251;t du travail. &lt;br /&gt;Apr&#232;s avoir un temps, pour&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Seconde-loi-Aubry-une-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet de deuxi&#232;me loi Aubry, en l'&#233;tat o&#249; il est au moment o&#249; nous &#233;crivons et tel qu'il va &#234;tre pr&#233;sent&#233; &#224; la discussion et au vote du parlement en octobre, ent&#233;rine une s&#233;rie d'attaques r&#233;alis&#233;es dans les accords de branche et d'entreprise depuis un an, notamment la g&#233;n&#233;ralisation de la flexibilit&#233;. Il enfonce le clou en d&#233;structurant un peu plus la l&#233;gislation concernant le temps de travail. Au-del&#224;, il g&#233;n&#233;ralise l'abaissement du co&#251;t du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir un temps, pour certains, contribu&#233; &#224; mettre en sc&#232;ne un th&#233;&#226;tre de marionnettes sur le th&#232;me de &#171; la gentille M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Aubry contre le m&#233;chant MEDEF &#187;, face &#224; cette nouvelle attaque en r&#232;gle, les directions syndicales, comme la gauche plurielle, PCF ou Verts, &#233;mettent des critiques finalement bien respectueuses. Une fa&#231;on de dire qu'ils ne se pr&#233;parent gu&#232;re &#224; un v&#233;ritable affrontement, une fa&#231;on aussi de renforcer le sentiment de beaucoup de salari&#233;s que la question des 35 heures est d&#233;j&#224; b&#226;ch&#233;e. Et il est vrai que la plupart des grandes entreprises et des branches ont d&#233;j&#224; des accords, sign&#233;s par un syndicat ou un autre et agr&#233;&#233;s par le Minist&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pas d'obligation d'embauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La principale caract&#233;ristique du projet Aubry 2, c'est de permettre de passer aux 35 heures sans que cela co&#251;te grand-chose aux employeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun sait que seule une r&#233;duction rapide et r&#233;elle du temps de travail pourrait obliger des patrons &#224; embaucher. Au contraire la loi Aubry fait tout pour que le passage se fasse en douceur et que les patrons aient le temps d'organiser le maximum de flexibilit&#233; et de gains de productivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier janvier 2000, seuls moins des 2/3 des salari&#233;s du priv&#233; passeront aux 35 heures. Ceux des entreprises de moins de 20 employ&#233;s attendront 2002, ceux du public... Tous les accords sign&#233;s depuis un an le confirment, les patrons, pour &#233;viter les embauches, ont tout le temps d'am&#233;liorer la productivit&#233;, l'intensification du travail, d'introduire la flexibilit&#233;. Ainsi dans le nettoyage, par exemple, le patronat pr&#233;voit d'ores et d&#233;j&#224; la r&#233;duction du temps de travail, sans embauche, et sans diminution des surfaces &#224; nettoyer !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les heures suppl&#233;mentaires comme moyen de pression&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui les huit premi&#232;res heures suppl&#233;mentaires (de la 40&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; la 47&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; incluse) sont major&#233;es de 25 %, les suivantes de 50 %, et &#224; partir de la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure s'ouvre le droit &#224; un repos compensateur. Il aurait &#233;videmment fallu abaisser ces seuils. Ils resteront les m&#234;mes malgr&#233; le passage &#224; 35 heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant le seul saut qui aurait &#233;t&#233; significatif (et peut-&#234;tre fait pression sur les employeurs pour embaucher) e&#251;t &#233;t&#233; que la dur&#233;e l&#233;gale passe &#224; 35 h au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier pour tous les salari&#233;s, que le paiement des heures sup. reste &#224; 25 % de majoration d&#232;s la 36&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, passant &#224; 50 % &#224; la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure, avec d&#233;clenchement du repos compensateur &#224; la 39&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure. Bref que concr&#232;tement le passage aux 35 heures signifie une chose pr&#233;cise : toutes les heures au-del&#224; deviennent des heures sup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une p&#233;riode de transition efface cette contrainte. L'ann&#233;e prochaine, le co&#251;t des heures sup. (et il n'y en aura presque plus gr&#226;ce &#224; la flexibilit&#233; !) ne sera qu'une majoration de 10 % jusqu'&#224; la 39&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, non seulement la loi Aubry ne pr&#233;voit pas de baisser le contingent annuel d'heures suppl&#233;mentaires, actuellement 130 heures, mais dans l'imm&#233;diat ce contingent passerait m&#234;me &#224; 210 heures puisque l'ann&#233;e prochaine le d&#233;compte de ce contingent ne d&#233;marrera qu'&#224; partir de la 38&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la p&#233;riode de transition, les heures sup. seraient bien major&#233;es de 25 % de plus, mais les salari&#233;s risquent de ne pas en voir la couleur. En effet, cette &#171; bonification de 25 % &#187; sera attribu&#233;e sous forme de jours de repos, s'il n'y a pas eu de convention ou d'accord d'entreprise. L'objectif du gouvernement est de pousser les travailleurs qui arrondissent leurs fins de mois avec des heures sup. &#224; souhaiter la conclusion d'accords d'entreprise pr&#233;voyant le paiement au lieu de la r&#233;cup&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans les entreprises dont la dur&#233;e collective de travail sera sup&#233;rieure &#224; 35 h par semaine, chacune des 4 premi&#232;res heures sup. donnera lieu &#224; une majoration vers&#233;e au salari&#233; de 15 % seulement et &#224; une &#171; contribution &#187; de 10 % qui alimentera un fonds destin&#233; &#224; combler en partie le manque &#224; gagner des organismes sociaux ! En clair, si un patron ne respecte pas les 35 h. ce sera le salari&#233; qui trinquera en finan&#231;ant lui-m&#234;me en partie les exon&#233;rations dont b&#233;n&#233;ficieront... les patrons !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Plus de limites &#224; la flexibilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La grande hypocrisie est surtout qu'il n'y aura plus gu&#232;re d'heures suppl&#233;mentaires puisque le projet Aubry 2 ent&#233;rine le r&#233;sultat concret de la loi Aubry 1 : le passage massif aux horaires flexibles sur l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet Aubry 2 fait un grand pas vers le calcul du temps de travail sur l'ann&#233;e. Auparavant on d&#233;comptait la dur&#233;e hebdomadaire du travail. D&#233;sormais, la notion de base tend &#224; &#234;tre celle de la dur&#233;e annuelle : 1 600 heures. Pas &#233;tonnant puisque la loi Aubry vise &#224; faire sauter toutes les limites mises &#224; la flexibilit&#233; des horaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout accord d'entreprise pourra organiser le travail non pas sur la semaine, mais par cycle pouvant aller jusqu'&#224; 12 semaines, alors qu'aujourd'hui le recours au cycle suppose soit l'existence d'un accord de branche soit que l'entreprise travaille en continu. Mieux, au cours d'un m&#234;me mois, le patron pourra, sans aucun accord, faire varier le temps de travail dans une fourchette de 35 &#224; 39 h. De plus l'annualisation du temps de travail pourra &#234;tre individualis&#233;e, faisant sauter le cadre des horaires collectifs. Inutile de dire que le programme de modulation pourra aussi, apr&#232;s accord, passer en dessous des 7 jours annonc&#233;s dans la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi Aubry appara&#238;t bien comme la loi de la flexibilit&#233;. Pas &#233;tonnant que le magazine &lt;em&gt;Liaisons Sociales &lt;/em&gt;de septembre, peu soup&#231;onn&#233; d'&#234;tre d'extr&#234;me gauche, titre son &#233;ditorial &#171; &lt;em&gt;35 heures, le Cheval de Troie de la flexibilit&#233; &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;All&#233;gements du co&#251;t du travail... et des salaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autre aspect fondamental de la deuxi&#232;me loi est l'all&#233;gement direct du co&#251;t du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'augmenter le SMIC horaire de 11,4 % permettant &#224; un smicard passant de 39 &#224; 35 heures de garder le m&#234;me salaire, Aubry laisse le SMIC au m&#234;me taux horaire, et introduit une prime de compensation, qui serait peu &#224; peu dans les cinq ann&#233;es suivantes int&#233;gr&#233;e dans le SMIC horaire au fur et &#224; mesure des augmentations de celui-ci. Effet pervers, car les smicards touchant cette prime risquent de voir leur salaire brid&#233; durant 5 ans. Ils ne b&#233;n&#233;ficieront pas en effet des &#171; coups de pouce &#187; du SMIC et ne verront m&#234;me pas leur salaire suivre l'&#233;volution de la progression moyenne des salaires. Autre effet pervers, les nouveaux embauch&#233;s, eux, toucheront un SMIC mensuel amput&#233; de plus de 10 %, puisque pay&#233; sur une base horaire qui ne bougera pas. Merci M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Aubry !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre diminution du co&#251;t du travail : la baisse g&#233;n&#233;ralis&#233;e du salaire social, c'est &#224; dire les cotisations patronales vers&#233;es aux Caisses de S&#233;curit&#233; sociale. Pour tous les salaires jusqu'&#224; 1,8 fois le SMIC, les patrons vont b&#233;n&#233;ficier d'exon&#233;ration allant de 4000 &#224;21500 F par an. Ces all&#233;gements de charges sont d&#233;finitifs et en &#233;change d'aucun engagement de cr&#233;ations d'emplois. Ces all&#233;gements pourront &#234;tre cumul&#233;s avec ceux obtenus gr&#226;ce aux accords de loi Aubry 1, et l'all&#233;gement actuel de 30 % sur tous les temps partiels ayant un contrat sign&#233; avant la mise en vigueur de la loi Aubry 2. Au total un joli pactole pour les patrons auxquels le gouvernement donne raison lorsqu'ils pleurent que leurs profits ne sont pas suffisants et que le prix du travail est trop cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui paye ? Un fonds sera cr&#233;&#233; par la loi de financement de la S&#233;curit&#233; sociale pour l'ann&#233;e 2000 qui assurera &#171; la compensation int&#233;grale &#187;, financ&#233;e par l'&#201;tat et les organismes de protection sociale. Ce sont donc les imp&#244;ts et les cotisations sociales pour l'essentiel pay&#233;s par les travailleurs qui financeront ces aides aux patrons !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ni les cadres ni les temps partiels ne sont oubli&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La loi essaye aussi de g&#233;n&#233;raliser le salaire au forfait pour les cadres et techniciens. Par divers m&#233;canismes, la loi va augmenter notablement le nombre de ceux-ci dont le temps de travail est calcul&#233; en jours de travail et pas en heures. Bonjour les dizaines d'heures sup. non pay&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les temps partiels, parmi d'autres dispositions, encore un cadeau aux patrons : sera consid&#233;r&#233; comme temps partiel tout horaire inf&#233;rieur &#224; 35 h. Avec le b&#233;n&#233;fice de 30 % d'abattement des charges sociales !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin la formation pourra &#234;tre organis&#233;e pour partie hors du temps de travail ! R&#233;gression notable, puisque jusqu'&#224; aujourd'hui la formation est incluse dans le temps de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on le voit, derri&#232;re cette pr&#233;tendue loi pour la R&#233;duction du Temps de Travail, se cachent, en plus de l'annualisation et de la modulation syst&#233;matis&#233;es&#8212; et de plus en plus possibles sans m&#234;me un accord d'entreprise&#8212; de multiples avantages financiers pour les patrons, et notamment une aide massive &#224; ceux qui paient d&#233;j&#224; le moins et emploient les bas et moyens salaires, doubl&#233;e de la mise en place d'un double SMIC pour plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ et Laurent CARASSO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les conf&#233;d&#233;rations syndicales critiquent des d&#233;tails du projet pour mieux accepter l'ensemble
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-confederations-syndicales-critiquent-des-details-du-projet-pour-mieux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-confederations-syndicales-critiquent-des-details-du-projet-pour-mieux</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>D&#232;s sa publication, fin juillet, la CFDT trouvait dans le projet de la seconde loi Aubry &#171; des &#233;l&#233;ments majeurs permettant de r&#233;ussir la g&#233;n&#233;ralisation de la r&#233;duction du temps de travail favorable &#224; l'emploi &#187;, se f&#233;licitait du d&#233;lai de deux ans pendant lesquels les 35 heures ne seront pas obligatoires comme des aides au patronat &#171; indispensables &#224; une mise en &#339;uvre n&#233;goci&#233;e de la RTT dans toutes les entreprises &#187; et disait donc &#171; souhaiter que cette logique du projet de loi soit&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Seconde-loi-Aubry-une-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s sa publication, fin juillet, la CFDT trouvait dans le projet de la seconde loi Aubry &#171; des &#233;l&#233;ments majeurs permettant de r&#233;ussir la g&#233;n&#233;ralisation de la r&#233;duction du temps de travail favorable &#224; l'emploi &#187;, se f&#233;licitait du d&#233;lai de deux ans pendant lesquels les 35 heures ne seront pas obligatoires comme des aides au patronat &#171; indispensables &#224; une mise en &#339;uvre n&#233;goci&#233;e de la RTT dans toutes les entreprises &#187; et disait donc &#171; souhaiter que cette logique du projet de loi soit confirm&#233;e lors du d&#233;bat parlementaire qui s'ouvrira &#224; l'automne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions conf&#233;d&#233;rales CGT et FO ont adopt&#233; un ton plus contestataire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blondel a fait sa pr&#233;rentr&#233;e, fin ao&#251;t, ironisant dans Le Monde sur Martine Aubry se vantant de... deux embauches cr&#233;&#233;es par la RTT au grand orchestre de Lille, et contestant le chiffre des 100 000 emplois pr&#233;tendument cr&#233;&#233;s. Et de rajouter sur France 2 que les salari&#233;s &#171; ont peur &#187; des 35 heures car ils craignent la remise en cause des pauses, le travail du samedi, l'annualisation et la flexibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;d&#233;ration CGT, tout en se f&#233;licitant des avanc&#233;es d&#233;j&#224; &#171; obtenues &#187; dans la derni&#232;re mouture du projet gouvernemental, les a jug&#233;es insuffisantes et promettait d'&#234;tre &#171; offensive &#187; &#224; la rentr&#233;e et d'agir avec eux &#171; sans attendre le d&#233;bat parlementaire d'octobre &#187;. Et Bernard Thibault a propos&#233; aux autres centrales &#171; de construire ensemble une vaste mobilisation de dimension nationale et interprofessionnelle des salari&#233;s [&#8230;] avant ou pendant le d&#233;bat parlementaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les craintes de FO&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les craintes des salari&#233;s n'ont pourtant pas trop g&#234;n&#233; Blondel. &#171; Je reconnais aussi que l'on a accept&#233; l'annualisation et la flexibilit&#233; que l'on cherchait &#224; nous imposer depuis 1984 &#187;, d&#233;clarait-il fin juillet au journal La Tribune &#224; propos du premier accord de branche, l'accord de la m&#233;tallurgie, sign&#233; dans le cadre de la premi&#232;re loi Aubry, il y a un an, par la seule FO et d&#233;cri&#233; par les autres syndicats. Blondel en est n&#233;anmoins fier : il fallait signer pour sauver le principe des conventions collectives, pr&#233;tend-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la deuxi&#232;me loi, la conf&#233;d&#233;ration FO dit regretter comme la CGT que le taux horaire du SMIC ne soit pas augment&#233; de 11,4%, que les heures suppl&#233;mentaires ne soient pas augment&#233;es de 25% d&#232;s la 36&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure et de 50% d&#232;s la 43&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, que la dur&#233;e maximale journali&#232;re et hebdomadaire du travail pr&#233;vue au code du travail ne soit pas r&#233;duite et qu'il n'y ait pas de garanties pour les travailleurs &#224; temps partiel. Mais ce qui inqui&#232;te le plus Blondel dans cette loi &#224; venir est que Martine Aubry y ait, pour satisfaire &#224; la CGT temp&#234;te-t-il, inclus la n&#233;cessit&#233; de signature du ou des syndicats majoritaires pour qu'un accord soit valable. Voil&#224; qui risquerait de d&#233;moraliser les partisans de la signature et de sonner le glas des progr&#232;s sociaux, fruits selon lui &#171; d'accords collectifs sign&#233;s par ceux qui ont eu le courage de s'engager &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les contre-propositions de la CGT&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quant aux contre-propositions dont la CGT veut faire son cheval de bataille, elles sont en elles-m&#234;mes bien limit&#233;es, et n'ont d'autres ambitions que d'am&#233;liorer la loi Aubry dont elles acceptent le cadre : augmentation du taux horaire du SMIC, majoration de 25 % du salaire horaire au-del&#224; des 35 heures d&#232;s le premier janvier 2000, r&#233;duction du contingent maximal d'heures suppl&#233;mentaires proportionnellement &#224; la r&#233;duction du temps de travail, critique du d&#233;compte en jours du temps de travail des cadres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la CGT s'affirme toujours contre la flexibilit&#233;. Les 35 heures devraient &#234;tre hebdomadaires, dit-elle. Mais &#171; il peut-&#234;tre d&#233;cid&#233; d'alterner des semaines courtes et des semaines longues &#187; en contrepartie d'une dur&#233;e moyenne inf&#233;rieure &#224; la dur&#233;e l&#233;gale. Certes, la modulation des horaires, que la CGT admet donc tout en &#233;tant &#171; contre &#187;, devrait &#234;tre programm&#233;e en d&#233;but d'ann&#233;e. Mais de fa&#231;on &#171; indicative &#187; et les patrons pourraient la modifier pourvue qu'ils trouvent un &#171; motif justifi&#233; &#187; et respectent un &#171; d&#233;lai de pr&#233;venance de 8 jours minimum &#187;. Certes, quand la r&#233;duction du temps de travail est prise sous forme de jours de cong&#233;s, 70% devraient &#234;tre au choix des salari&#233;s. Mais 30% resteraient donc &#224; l'arbitraire du patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les aides au patronat, baptis&#233;es par Aubry &#171; aides &#224; l'emploi &#187;, la CGT n'est pas contre. Elle voudrait seulement les amender. Les d&#233;gr&#232;vements de charges pour les salaires entre le SMIC et 1,8 fois le SMIC poussant aux embauches &#224; bas salaires, il faudrait un syst&#232;me incitant aussi aux embauches qualifi&#233;es. Et ces aides devraient &#234;tre progressives en fonction de l'augmentation des emplois, l'objectif &#233;tant pour la CGT la cr&#233;ation de 6% d'emplois pour 10% de r&#233;duction de temps de travail : en clair celui de la premi&#232;re loi Aubry, qui implique d&#233;j&#224; une augmentation du rythme de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas trouer les caisses de la S&#233;curit&#233; sociale, la CGT demande que l'Etat compense son manque &#224; gagner du fait des d&#233;gr&#232;vements de charges. Quant aux cotisations patronales la CGT proposerait qu'elles soient modul&#233;es en fonction d'un savant &#171; ratio masse-salariale/valeur-ajout&#233;e &#187; pour moins peser sur les entreprises &#224; forte main d'&#339;uvre favorisant l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise d'offensive il s'agirait tout au plus de limiter la casse, histoire de donner le change aux militants CGT avant de se rallier &#224; la loi, en promettant de se battre pour en am&#233;liorer l'application. Exactement comme la plupart des directions syndicales ont fait depuis un an.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et tout le monde de signer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les accords sign&#233;s en 1999 n'allaient-ils pas modeler la loi de l'an 2000 ? Et tous les syndicats y sont all&#233;s de leurs concessions &#224; la flexibilit&#233; des horaires, &#224; la remise en cause des pauses, au travail &#171; exceptionnel &#187; du week-end, aux clauses de mod&#233;ration salariale. CFDT largement en t&#234;te bien entendu. A la fin de l'&#233;t&#233; 101 accords de branches avaient &#233;t&#233; sign&#233;s par une ou plusieurs f&#233;d&#233;rations, concernant pr&#232;s de neuf millions de salari&#233;s : 65 par la CFDT, 56 par FO et 16 par la CGT (CGC et CFTC en ayant sign&#233; respectivement 69 et 63). Des 7 600 accords d'entreprises, qui ajout&#233;s aux 2 900 accords de Robien sont applicables &#224; pr&#232;s de deux millions de salari&#233;s, 53% ont &#233;t&#233; sign&#233;s par la CFDT, 23% par la CGT, 19% par la CFTC, 18% par FO et 5% par la CGC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont effectivement model&#233; la nouvelle loi, en montrant l'ampleur des mesures anti-ouvri&#232;res que les directions syndicales &#233;taient pr&#234;tes &#224; signer ou &#224; accepter une fois sign&#233;es par la centrale voisine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cris de Blondel sur la mort des conventions collectives auraient un accent de v&#233;rit&#233;, s'ils n'avaient pas pour seul but de d&#233;fendre le droit des dirigeants FO, minoritaire ou pas, &#224; marchander le sort des travailleurs derri&#232;re leur dos. Quant &#224; la CGT, mis &#224; part une journ&#233;e d'action pour une bonne loi, pr&#233;vue pour le 4 octobre prochain, et son souhait de &#171; n&#233;gociations dans les branches et les entreprises qui r&#233;pondent aux besoins des salari&#233;s &#187;, la seule offensive qu'elle propose &#224; ses militants c'est de ferrailler localement, entreprise par entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des militants syndicaux sont pourtant parfaitement conscients qu'en fait de &#171; semaine de 35 heures &#187;, c'est une attaque en r&#232;gle qui se m&#232;ne aujourd'hui contre les travailleurs, avec la complicit&#233; des directions syndicales. Les r&#233;actions contre des signatures d'accord &#224; Peugeot, Renault ou la SNCF, et beaucoup d'autres entreprises, l'ont montr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ils sont aussi conscients qu'il faudrait une riposte d'ensemble de la classe ouvri&#232;re, et que cela ne se d&#233;cr&#232;te pas (comme n'ont cess&#233; de le leur r&#233;p&#233;ter toutes les directions conf&#233;d&#233;rales, qui ne voulaient surtout pas de cette riposte). C'est pourtant avec eux tous, militants ou syndiqu&#233;s CGT, CFDT, FO ou autres, que les militants r&#233;volutionnaires devront trouver les moyens de s'atteler &#224; la pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 septembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Engager la riposte n&#233;cessaire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Engager-la-riposte-necessaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Engager-la-riposte-necessaire</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>&#171; Les salari&#233;s n'esp&#232;rent rien des 35 heures &#187;, pouvait-on lire dans le quotidien La Tribune du 6 septembre, en conclusion d'un sondage dans entreprises. Ce n'est gu&#232;re une r&#233;v&#233;lation. D&#232;s l'annonce du dispositif, en octobre 1997, et ensuite quand les projets Aubry se sont pr&#233;cis&#233;s et n&#233;goci&#233;s, la m&#233;fiance, la rogne, voire la col&#232;re ont pr&#233;domin&#233; chez les travailleurs. Il n'a pas fallu longtemps pour que beaucoup subodorent ou constatent que sous couvert de r&#233;duction du temps de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Seconde-loi-Aubry-une-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Les salari&#233;s n'esp&#232;rent rien des 35 heures &#187;, pouvait-on lire dans le quotidien La Tribune du 6 septembre, en conclusion d'un sondage dans entreprises. Ce n'est gu&#232;re une r&#233;v&#233;lation. D&#232;s l'annonce du dispositif, en octobre 1997, et ensuite quand les projets Aubry se sont pr&#233;cis&#233;s et n&#233;goci&#233;s, la m&#233;fiance, la rogne, voire la col&#232;re ont pr&#233;domin&#233; chez les travailleurs. Il n'a pas fallu longtemps pour que beaucoup subodorent ou constatent que sous couvert de r&#233;duction du temps de travail, Jospin et Aubry prenaient le relais de Jupp&#233; et Balladur, eux-m&#234;mes pr&#233;c&#233;d&#233;s de Mauroy et Auroux, et y allaient de leurs propres griffes contre l'&#233;difice d&#233;j&#224; l&#233;zard&#233; des &#171; droits &#187; et &#171; acquis &#187; des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des r&#233;actions &#233;parpill&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette politique au service des patrons n'est pas all&#233;e sans r&#233;actions. Coups d'&#233;clat, d&#233;brayages, manifestations, mouvements de gr&#232;ve (dont celle des roulants de la SNCF en mai dernier &#8211; la plus spectaculaire certainement du fait de son audience nationale) n'ont cess&#233; de ponctuer les tentatives de mise en place du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la combativit&#233; ne s'est exprim&#233;e &#224; ce jour que par une multitude d'escarmouches, c'est en grande partie parce que la classe ouvri&#232;re et ses militants pr&#233;sents sur le terrain se heurtent &#224; des directions syndicales qui sont les principaux truchements de la politique de la gauche gouvernementale. L'arnaque est dans le contenu &#8211; pro-patronal &#8211; des mesures pr&#233;sent&#233;es par les appareils syndicaux comme des &#171; points d'appui &#187;, &#171; amendables &#187;. Mais l'arnaque est aussi dans la m&#233;thode qui consiste &#224; enserrer les militants et appareils syndicaux dans un filet toujours plus &#233;troit de n&#233;gociations, concertations, branche par branche, entreprise par entreprise voire &#233;tablissement par &#233;tablissement. Le but &#233;vident du gouvernement &#8211; et des patrons &#8211; &#233;tant de substituer la palabre &#224; la lutte, les &#171; propositions &#187; &#224; la &#171; contestation &#187; et, en localisant au maximum les n&#233;gociations, d'&#233;mietter, d'&#233;clater, de diviser et d'affaiblir la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La CGT sur les rails&#8230; contre les gr&#233;vistes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des roulants de la SNCF de mai dernier a soulign&#233; l'hypocrisie des bureaucraties syndicales. En particulier de la f&#233;d&#233;ration CGT, la plus puissante, qui avait claironn&#233; la n&#233;cessit&#233; de la lutte et de l'instauration d'un rapport de forces favorable aux cheminots sur le terrain, mais qui, lorsque ces derniers se sont mis en gr&#232;ve, a spectaculairement barr&#233; la route &#224; la gr&#232;ve. Gayssot et Hue, &#171; leaders &#187; de la composante communiste du gouvernement montant au charbon contre les roulants en lutte ! Car ce fut une alerte pour le gouvernement. Les roulants, par leur r&#233;seau d'influence national et leur cr&#233;dit de corporation combative, avaient effectivement les moyens de cristalliser le m&#233;contentement contre l'application de la loi Aubry et d'en entra&#238;ner d'autre avec eux. Contagion et g&#233;n&#233;ralisation, que la tactique Aubry-Jospin, appuy&#233;e par les appareils syndicaux, est pr&#233;cis&#233;ment destin&#233;e &#224; emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une r&#233;action commune indispensable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est patent que les conf&#233;d&#233;rations syndicales ne veulent pas de la lutte. Et a fortiori de la lutte d'ensemble. Ce serait pourtant la seule perspective &#224; tracer aujourd'hui aux travailleurs. Car c'est maintenant que les pr&#233;tendus &#171; bons &#187; accords sign&#233;s &#224; ce jour par les bonzes syndicaux vont entrer en pratique dans les entreprises. C'est aujourd'hui que, parall&#232;lement &#224; la discussion parlementaire, de nombreux travailleurs vont se rendre compte de ce qu'ils perdent concr&#232;tement. C'est donc une p&#233;riode o&#249; l'on peut s'attendre &#224; de nombreuses r&#233;actions, contre les projets &#224; venir comme contre ceux qui sont d&#233;j&#224; ent&#233;rin&#233;s. Et c'est l&#224; le ferment d'un front uni de tous les travailleurs. C'est pourquoi il est imp&#233;ratif d&#232;s maintenant de faire une campagne d&#233;non&#231;ant les plans anti-ouvriers du gouvernement.Contre les lois Aubry sur les soi-disant 35 heures qui visent &#224; imposer partout les m&#234;mes r&#233;gressions, dans toutes les branches, toutes les corporations, dans le public comme dans le priv&#233;, la classe ouvri&#232;re devra &#8211; ce serait la premi&#232;re t&#226;che de responsables syndicaux et politiques dignes de ce nom &#8211; dresser un programme commun de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;duction g&#233;n&#233;rale du temps de travail ? &lt;/strong&gt;Oui, jusqu'au 35 heures et peut-&#234;tre moins, mais sans perte de salaire aucun, sans annualisation ni flexibilit&#233;, en particulier sans travail impos&#233; les samedis, week-end ou jours f&#233;ri&#233;s, sans soustraire &#224; la dur&#233;e du travail les cong&#233;s suppl&#233;mentaires et les jours f&#233;ri&#233;s, les temps de pause, les usages acquis, les temps de repas ou cong&#233;s formation. La r&#233;duction du temps de travail doit se faire avec embauches correspondantes, de telle sorte que le patronat ne puisse pas r&#233;cup&#233;rer le temps de travail perdu par sa simple intensification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet axe revendicatif commun devrait constituer un ciment soudant les travailleurs de tous les secteurs dans la p&#233;riode actuelle. Les soudant dans la mise en place de structures communes pour pr&#233;parer les ripostes et les luttes commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les lois Aubry ne sont qu'un des volets des attaques anti-ouvri&#232;res du gouvernement et du patronat. Et la lutte contre l'intensification du travail va de pair avec la n&#233;cessit&#233; d'un contre-programme ouvrier pour l'ensemble des travailleurs qui, au-del&#224; de la question des 35 heures, exige :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La suppression de tous les cadeaux au patronat&lt;/strong&gt;, en particulier ces nouveaux 100 milliards pr&#233;vus de primes ( et encouragement) aux bas salaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'utilisation de l'argent de l'Etat pour embaucher directement dans les services publics&lt;/strong&gt; o&#249; du fait de la m&#234;me politique de surexploitation et de suppression de postes, les conditions s'aggravent pour le personnel et les usagers. L'embauche de centaines de milliers de travailleurs serait n&#233;cessaire dans les h&#244;pitaux, les transports, les &#233;coles, la protection sociale, la poste&#8230;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'interdiction des licenciements&lt;/strong&gt;, tout particuli&#232;rement dans les groupes, dont Michelin est le plus r&#233;cent et le plus scandaleux exemple, qui affichent des profits, et r&#233;quisition des r&#233;calcitrants, contr&#244;le des travailleurs sur leurs comptes et profits.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La suppression des statuts pr&#233;caires, int&#233;rimaires, temps partiels&lt;/strong&gt; et leur remplacement par de vraies embauches.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'arr&#234;t de la &#171; mod&#233;ration &#187; des salaires et leur augmentation, ainsi que des minima sociaux&lt;/strong&gt;, d'au moins 1500 francs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La pr&#233;servation de la retraite &#224; 60 ans pour tous et &#224; taux plein.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable organisation des travailleurs se devrait de mettre en avant ce type de &#171; contre-projet &#187; aux lois gouvernementales et le porter partout &#224; la connaissance des travailleurs. En le soumettant conjointement aux diff&#233;rents patrons dans les n&#233;gociations ? Aux d&#233;put&#233;s pour que ce programme passe dans la loi ? Pour annoncer la couleur &#224; chacun et commencer &#224; se faire craindre, pourquoi pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce programme ne vaut que s'il est port&#233; par une lutte d'ensemble, par une riposte g&#233;n&#233;rale dont tous les travailleurs et militants fid&#232;les &#224; leur classe devront fixer les &#233;tapes, en utilisant tous leurs r&#233;seaux et canaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 septembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mich&#232;le VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Leclerc Saint-Orens (Haute Garonne) : Embauches &#224; 35 heures pay&#233;es au-dessous du salaire minimum mensuel
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Leclerc-Saint-Orens-Haute-Garonne-Embauches-a-35-heures-payees-au-dessous-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Leclerc-Saint-Orens-Haute-Garonne-Embauches-a-35-heures-payees-au-dessous-du</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Grande distribution
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Depuis plusieurs mois, au Leclerc de Saint-Orens, les embauches des employ&#233;s &#224; plein temps se font sur la base d'un horaire hebdomadaire de 35 heures. Un mieux ? Bernique ! &lt;br /&gt;Le temps de travail r&#233;duit &#224; 35 heures n'emp&#234;che pas l'&#233;talement des heures de travail sur six jours, du lundi au samedi, &#224; raison de 5 heures, 6 heures ou 6 heures et demi par jour : des horaires quotidiens r&#233;duits dans les limites desquelles il est bien difficile de terminer les t&#226;ches attribu&#233;es. Alors quand la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Seconde-loi-Aubry-une-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Grande-distribution-+" rel="tag"&gt;Grande distribution
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, au Leclerc de Saint-Orens, les embauches des employ&#233;s &#224; plein temps se font sur la base d'un horaire hebdomadaire de 35 heures. Un mieux ? Bernique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de travail r&#233;duit &#224; 35 heures n'emp&#234;che pas l'&#233;talement des heures de travail sur six jours, du lundi au samedi, &#224; raison de 5 heures, 6 heures ou 6 heures et demi par jour : des horaires quotidiens r&#233;duits dans les limites desquelles il est bien difficile de terminer les t&#226;ches attribu&#233;es. Alors quand la besogne &#224; effectuer d&#233;borde de trop la limite horaire, il est de bon ton de revenir pour terminer. Et comme chez Leclerc ce n'est pas l'employeur qui doit p&#226;tir de l'incapacit&#233; de l'employ&#233; &#224; faire l'impossible, c'est-&#224;-dire &#224; faire le travail demand&#233; dans les limites des heures r&#233;mun&#233;r&#233;es, la coutume veut que l'on revienne travailler... gratuitement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se retrouve de la sorte avec des 35 heures bien plus formelles que r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salaire ? Le SMIC horaire multipli&#233; par 152,25 heures mensuelles correspondant &#224; 35 heures hebdomadaires. On per&#231;oit en cons&#233;quence un salaire mensuel, de l'ordre de 4 900 francs net... Les derniers embauch&#233;s &#224; plein temps ont ainsi rejoint, en dessous du SMIC mensuel, les caissi&#232;res embauch&#233;es depuis bien longtemps &#224; temps partiel impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, par anticipation sur la seconde loi Aubry, un patron retors r&#233;mun&#232;re une fraction toujours croissante de son personnel bien en-dessous du SMIC mensuel, et se d&#233;gage de la contrainte de la r&#232;gle du salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 septembre 1999, V.I.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Bosch-ELM Leblanc (Drancy, 93) : les 35 heures pour couvrir les licenciements ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Bosch-ELM-Leblanc-Drancy-93-les-35-heures-pour-couvrir-les-licenciements</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Bosch-ELM-Leblanc-Drancy-93-les-35-heures-pour-couvrir-les-licenciements</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>C'est fin mai que la direction de l'entreprise ELM Leblanc de Drancy (Seine-Saint-Denis) a annonc&#233; son intention de licencier 367 travailleurs, soit un tiers de l'effectif de l'entreprise. &lt;br /&gt;Cette usine qui fabrique des chaudi&#232;res murales &#224; gaz a &#233;t&#233; rachet&#233;e par le groupe Bosch il y a trois ans. Le groupe a surtout rachet&#233; ainsi un tiers du march&#233; fran&#231;ais des chaudi&#232;res et chauffe-eau (partag&#233; entre ELM, Saulniers-Duval et Chaffoteau-Maury), mais il entend r&#233;organiser sa production&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Seconde-loi-Aubry-une-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Seconde loi Aubry : une nouvelle offensive tous azimuts contre les salari&#233;s
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est fin mai que la direction de l'entreprise ELM Leblanc de Drancy (Seine-Saint-Denis) a annonc&#233; son intention de licencier 367 travailleurs, soit un tiers de l'effectif de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette usine qui fabrique des chaudi&#232;res murales &#224; gaz a &#233;t&#233; rachet&#233;e par le groupe Bosch il y a trois ans. Le groupe a surtout rachet&#233; ainsi un tiers du march&#233; fran&#231;ais des chaudi&#232;res et chauffe-eau (partag&#233; entre ELM, Saulniers-Duval et Chaffoteau-Maury), mais il entend r&#233;organiser sa production entre ses diverses usines d'Europe. La production des chauffe-bains a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e &#224; Drancy, remplac&#233;e par la production de l'usine de Bosch au Portugal, et une partie des pi&#232;ces des chaudi&#232;res ELM viennent maintenant d'Allemagne. Et Bosch entend aujourd'hui fermer toute une partie de son usine de Seine-Saint-Denis pour faire faire notamment la partie cuivre (les corps de chauffe) des chaudi&#232;res dans sa nouvelle usine de Turquie o&#249; la main d'&#339;uvre lui revient &#224; 20,09 F de l'heure, contre 132,93 ici, toutes charges comprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'annonce du projet de licenciements, les travailleurs d'ELM ont manifest&#233; en juin et juillet &#224; plusieurs reprises, en se rassemblant le jour de la r&#233;union du CE, en manifestant dans les rues de Drancy ou devant la pr&#233;fecture de Bobigny, et aussi en allant rendre visite au deux autres usines Bosch de Seine-Saint-Denis, l'ancienne usine de freins Bendix de Drancy et l'usine Bosch de Saint-Ouen. Cela a permis d'alerter quelque peu l'opinion publique sur le probl&#232;me de ces licenciements, et a perturb&#233; le calendrier de la direction qui aurait voulu grosso-modo boucler l'affaire avant les cong&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Du bon usage patronal des accords &#171; d&#233;fensifs &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autant qu'avant m&#234;me de proposer, comme elle devra le faire, un projet de plan social la direction aurait voulu entamer des n&#233;gociations sur les 35 heures, afin d'obtenir des syndicats un de ces accords surnomm&#233;s &#171; d&#233;fensifs &#187; dans le jargon du gouvernement. En clair il s'agissait pour la direction d'empocher les primes de la loi Aubry et d'obtenir la flexibilit&#233; pour ceux qui resteront &#224; l'usine en faisant un peu moins de licenciements qu'annonc&#233; initialement. Mais elle est tomb&#233;e sur un bec : les quatre syndicats CGT, CFDT, FO et CFTC ont refus&#233; de participer &#224; de tels marchandages par une d&#233;claration commune, affirmant que pour eux la r&#233;duction du temps de travail devait permettre de cr&#233;er des emplois et non d'en supprimer. Et le chantage de la direction affichant alors dans l'entreprise une note disant que les syndicats allaient &#234;tre responsables d'une partie des licenciements n'a &#233;videmment pas march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au retour des vacances la direction a tent&#233; de diviser les syndicats : apr&#232;s avoir port&#233; plainte contre le secr&#233;taire du CE (FO) pour avoir fait reporter une r&#233;union sur les licenciements, elle l'a retir&#233; mais en demandant la signature d'un calendrier des r&#233;unions l&#233;galement pr&#233;vues dans une proc&#233;dure de licenciements collectifs, &#224; l'ordre du jour desquels bien entendu elle entend remettre la discussion de 35 heures. La CGT a &#233;t&#233; le seul syndicat &#224; refuser de signer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette petite man&#339;uvre ne change pas grand chose. Le probl&#232;me pour les travailleurs d'ELM est &#233;videmment de reprendre la lutte engag&#233;e avant l'&#233;t&#233;, de se manifester le plus possible, et de se donner le plus de force possible en trouvant des alli&#233;s aupr&#232;s des travailleurs des autres entreprises de la r&#233;gion et des autres entreprises du groupe Bosch, et en liant leur lutte &#224; celles des autres entreprises menac&#233;es d'un plan de licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette rentr&#233;e, avec de nouveaux plans de restructuration et de r&#233;duction d'effectifs qui tombent de tous les c&#244;t&#233;s, faire que la lutte contre les licenciements d&#233;passe un cadre isol&#233;, entreprise par entreprise, fait partie de cette offensive d'ensemble de la classe ouvri&#232;re &#224; pr&#233;parer pour donner un coup d'arr&#234;t &#224; la politique patronale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 septembre 1999, &lt;strong&gt;S.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La r&#233;duction du temps de travail sauce Aubry, c'est pas la sant&#233; !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-reduction-du-temps-de-travail-sauce-Aubry-c-est-pas-la-sante-452</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-reduction-du-temps-de-travail-sauce-Aubry-c-est-pas-la-sante-452</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>A propos de la r&#233;duction du temps de travail, les m&#233;dias oublient de se pencher sur les cons&#233;quences du travail pour la vie quotidienne de millions de travailleuses et de travailleurs, comme si les maladies qu'il provoque, l'usure qu'il produit, &#233;taient des contraintes incompressibles. Or une r&#233;duction du temps de travail qui s'accompagne d'une restructuration, d'une r&#233;organisation du travail se traduit le plus souvent par une aggravation de bien des facteurs nocifs pour les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-reduction-du-temps-de-travail-sauce-Aubry-c-est-pas-la-sante-" rel="directory"&gt;La r&#233;duction du temps de travail sauce Aubry, c'est pas la sant&#233; !
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Conditions-de-travail-+" rel="tag"&gt;Conditions de travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A propos de la r&#233;duction du temps de travail, les m&#233;dias oublient de se pencher sur les cons&#233;quences du travail pour la vie quotidienne de millions de travailleuses et de travailleurs, comme si les maladies qu'il provoque, l'usure qu'il produit, &#233;taient des contraintes incompressibles. Or une r&#233;duction du temps de travail qui s'accompagne d'une restructuration, d'une r&#233;organisation du travail se traduit le plus souvent par une aggravation de bien des facteurs nocifs pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons font la chasse aux temps morts, le juste-&#224;-temps frappe partout : raccourcissement des d&#233;lais, des s&#233;ries, organisation du flux tendu, z&#233;ro d&#233;faut, qualit&#233; totale, r&#233;duction des co&#251;ts et donc des effectifs, etc.. Cette organisation du travail est de plus en plus totalitaire : elle cherche &#224; couler les hommes dans des moules, &#224; les instrumentaliser pas seulement physiquement, mais aussi psychiquement en utilisant leur intelligence tout en l'encadrant au plus pr&#232;s. Ces contraintes font dispara&#238;tre les moments de libre, de recul qui permettent de discuter avec les autres, de travailler &#224; plusieurs. Certaines organisations du travail sont m&#234;me con&#231;ues sur un certain niveau de stress qui est cens&#233; rendre les ouvriers plus productifs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus la flexibilit&#233; organis&#233;e par les patrons provoque pour les travailleurs l'incertitude sur les horaires, les jours travaill&#233;s, les jours de repos. Comment s'organiser, profiter des temps libres dans l'incertitude ? Avec la flexibilit&#233; la fronti&#232;re entre la vie priv&#233;e et le travail est mouvante et les choix des patrons peuvent bouleverser toutes les pr&#233;visions faites pour soi. Si on y ajoute l'extension du travail en fin de semaine, du travail du dimanche, du travail de nuit, on aboutit &#224; des situations totalement insupportables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela a des cons&#233;quences sur la sant&#233; des travailleurs. Le mal de dos s'explique par de lourdes charges, mais la peur, la crispation, le stress, la pression des sanctions, du licenciement, peuvent &#234;tre aussi &#224; l'origine de bien des maux. Combien de travailleurs qui craquent en culpabilisant qu'ils ne peuvent pas &#171; tenir &#187; ? Combien de travailleurs tiennent justement en se gavant d'antid&#233;presseurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des m&#233;decins de travail commencent &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce qu'ils appellent &#171; la souffrance au travail &#187; car le poids relatif des facteurs mentaux et psychologiques dans les probl&#232;mes de sant&#233; au travail augmente. C'est une formalisation de choses bien connues par celles et ceux qui travaillent et ont &#224; supporter les brimades, les harc&#232;lements et les pressions quotidiennes. Elle met en lumi&#232;re les probl&#232;mes essentiels : dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, le travailleur doit se couler dans le moule impos&#233; par les patrons sous pr&#233;texte de contraintes techniques et &#233;conomiques, alors que tous les moyens mat&#233;riels et sociaux existent pour travailler et vivre bien pour toutes et tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Viellissement au travail et 35 heures
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Viellissement-au-travail-et-35-heures</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Viellissement-au-travail-et-35-heures</guid>
		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Les logiques patronales d'organisation du travail retiennent un mod&#232;le d'ouvrier jeune, solide, apprenant vite et ob&#233;issant aux consignes qui lui sont donn&#233;es. Sont cr&#233;&#233;s des postes et des cadences en fonction de ces d&#233;finitions, reste aux ouvri&#232;res et ouvriers, jeunes ou &#226;g&#233;s &#224; s'adapter ou dispara&#238;tre. &lt;br /&gt;Pour tenir leur place les travailleurs plus &#226;g&#233;s, &#224; partir de leur exp&#233;rience du travail, des risques et de leur fatigue, cherchent &#224; adapter les op&#233;rations &#224; effectuer, &#224; anticiper&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-La-reduction-du-temps-de-travail-sauce-Aubry-c-est-pas-la-sante-" rel="directory"&gt;La r&#233;duction du temps de travail sauce Aubry, c'est pas la sant&#233; !
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les logiques patronales d'organisation du travail retiennent un mod&#232;le d'ouvrier jeune, solide, apprenant vite et ob&#233;issant aux consignes qui lui sont donn&#233;es. Sont cr&#233;&#233;s des postes et des cadences en fonction de ces d&#233;finitions, reste aux ouvri&#232;res et ouvriers, jeunes ou &#226;g&#233;s &#224; s'adapter ou dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenir leur place les travailleurs plus &#226;g&#233;s, &#224; partir de leur exp&#233;rience du travail, des risques et de leur fatigue, cherchent &#224; adapter les op&#233;rations &#224; effectuer, &#224; anticiper les probl&#232;mes pour &#233;viter les incidents. Mais il faut avoir le temps, les marges de man&#339;uvre dans la production, les cadences pour pouvoir le faire. L'enjeu de ces &#233;conomies de temps et de fatigue est bien souvent le maintien dans l'emploi. On sait bien en effet que les premiers licenci&#233;s sont ceux que le patron estime les plus mal adapt&#233;s au travail tel qu'il l'a con&#231;u.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La bonne op&#233;ration des trusts de l'automobile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chez Peugeot &#224; la t&#244;lerie de Mulhouse, une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e sur les dossiers m&#233;dicaux montrait que 241 ouvriers sur un effectif total de 831 pr&#233;sentaient une ou plusieurs restrictions m&#233;dicales. Ces handicaps sont li&#233;s &#224; la flexion du dos, au port de charges, aux efforts physiques, aux d&#233;placements. Ils se r&#233;v&#232;lent vers l'&#226;ge de 35 ans mais le plus grand nombre de personnes affect&#233;es se situent dans les tranches d'&#226;ge comprises entre 45 et 52 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse des trusts automobiles est connue : il faut diminuer la proportion de travailleurs &#226;g&#233;s dans nos unit&#233;s de production, car c'est un facteur qui diminue la comp&#233;titivit&#233; des unit&#233;s de travail r&#233;centes occupant tr&#232;s majoritairement des jeunes. Ils ont m&#234;me obtenu ces derni&#232;res semaines l'aide du gouvernement Jospin pour r&#233;aliser l'op&#233;ration qui consiste &#224; se d&#233;barrasser les travailleurs &#226;g&#233;s pour les remplacer en partie par des plus jeunes. Ils r&#233;aliseront d'une pierre deux coups : le rajeunissement et la diminution des effectifs. Mais que deviennent ceux qui partent parce qu'inadapt&#233;s au travail tel qu'il est con&#231;u. Ici, avec le plan automobile et les fonds distribu&#233;s par l'Etat, &#231;a ira, mais plus g&#233;n&#233;ralement ? C'est d'autant plus scandaleux de la part de ceux qui d&#233;clarent partout qu'il faut augmenter le nombre d'annuit&#233;s pour partir en retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur tous ces sujets, la r&#233;duction du temps de travail qui s'accompagne de l'augmentation des cadences, organise l'intensification du travail, d&#233;stabilise les horaires, les habitudes, va tendre encore plus &#224; exclure les travailleurs &#226;g&#233;s, fatigu&#233;s de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loi Aubry : les travailleurs ne lui disent pas merci !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Loi-Aubry-les-travailleurs-ne-lui-disent-pas-merci</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Loi-Aubry-les-travailleurs-ne-lui-disent-pas-merci</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>A l'automne, le Parlement doit d&#233;battre de la deuxi&#232;me loi sur les 35 h. &lt;br /&gt; La premi&#232;re loi Aubry : un formidable levier pour le d&#233;veloppement de la flexibilit&#233; et pour l'augmentation de l'exploitation des salari&#233;s &lt;br /&gt;Le gouvernement parle sans cesse d'accords &#171; gagnants-gagnants &#187; dans lesquels salari&#233;s et patrons trouveraient leur compte. C'est oublier &#233;videmment que depuis 82, les patrons ont d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; porter la dur&#233;e hebdomadaire d'utilisation des &#233;quipements industriels de 46 h &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-4-juillet-aout-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 4, juillet-ao&#251;t 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'automne, le Parlement doit d&#233;battre de la deuxi&#232;me loi sur les 35 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt; La premi&#232;re loi Aubry : un formidable levier pour le d&#233;veloppement de la flexibilit&#233; et pour l'augmentation de l'exploitation des salari&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement parle sans cesse d'accords &#171; gagnants-gagnants &#187; dans lesquels salari&#233;s et patrons trouveraient leur compte. C'est oublier &#233;videmment que depuis 82, les patrons ont d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; porter la dur&#233;e hebdomadaire d'utilisation des &#233;quipements industriels de 46 h &#224; 52,4 h ; que de 1982 &#224; 1997, la part des profits dans la valeur ajout&#233;e (selon les crit&#232;res INSEE) est pass&#233;e de 22,3 % &#224; 28,8 %, faisant encore reculer la part des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50 % des accords d'entreprise et la totalit&#233; des accords de branche contiennent le passage &#224; l'annualisation des horaires. Cette modulation permet une augmentation des profits r&#233;alis&#233;s sur les travailleurs par une intensification du travail, l'extension des horaires fractionn&#233;s, du travail de nuit, du travail de week-end, notamment du travail le samedi l&#224; o&#249; il n'existait pas. Ainsi, loin d'am&#233;liorer les conditions de travail, le passage aux 35 h va se traduire par une nouvelle d&#233;gradation des conditions de vie et de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la l&#233;galisation de la flexibilit&#233; -qui fait sauter le calcul du temps de travail sur la semaine et donc le d&#233;clenchement hebdomadaire des heures suppl&#233;mentaires- depuis 1982, en 95 seuls 7 % des &#233;tablissements du priv&#233; et 10 % des salari&#233;s &#233;taient soumis &#224; ce syst&#232;me. La loi Aubry fait exploser le recours &#224; la flexibilit&#233;, et le patronat, malgr&#233; ses cris d'orfraie, n'a pas tard&#233; &#224; s'engouffrer dans cette aubaine !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le refus d'&#233;tendre l'accord m&#233;tallurgie, Aubry a accept&#233; de le faire pour tous les autres accords qui contiennent pourtant des attaques identiques. En fait, apr&#232;s presque un an d'application, la loi Aubry appara&#238;t bien comme une machine de guerre du patronat qui d'un c&#244;t&#233; donne un &#339;uf aux salari&#233;s pour mieux leur voler un b&#339;uf ! Certains, comme le PCF ou la CGT s'attachent &#224; d&#233;noncer le sabotage du MEDEF. Sacr&#233; cadeau au gouvernement, car dans toutes les entreprises publiques o&#249; des accords ont &#233;t&#233; sign&#233;s (EDF, SNCF, Air France,...) les orientations des directions sont les m&#234;mes : flexibilit&#233;, blocage des salaires, grignotage de la r&#233;duction du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus &#233;tonnant est l'appel lanc&#233; conjointement par des militants syndicaux de la CGT, de la d&#233;funte gauche CFDT, de FO et du groupe des 10 (parmi lesquels des militants de la gauche socialiste du PS et de la LCR) qui lui aussi feint de croire que la loi Aubry aurait &#171; relanc&#233; la n&#233;gociation sociale et amorc&#233; la cr&#233;ation d'emplois &#187; (voir Rouge n&#176;1826). Comment des militants r&#233;volutionnaires et des syndicalistes combatifs peuvent-ils accepter de cosigner de telles contrev&#233;rit&#233;s ? Et aux c&#244;t&#233;s de dirigeants syndicaux comme ceux de la CFDT cheminots et de FO PTT qui ent&#233;rinent des accords pourris ? De plus cet appel, comme la direction CGT n'accuse que le &#171; d&#233;tournement &#187; de la loi par le MEDEF, &#233;pargne le gouvernement en s'en remettant au &#171; gouvernement de gauche &#187; pour am&#233;liorer les choses. Ce n'est s&#251;rement pas la voie &#224; prendre pour d&#233;velopper la contre-offensive face &#224; l'action du gouvernement et du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La pr&#233;paration de la deuxi&#232;me loi confirme la volont&#233; des dirigeants de la CGT comme de la CFDT de se soumettre &#224; la politique gouvernementale.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La semaine d'action CGT-CFDT fin mai a &#233;t&#233; un non-&#233;v&#233;nement et pour cause. La CFDT semble plus soucieuse de pr&#233;server les int&#233;r&#234;ts patronaux pour &#171; att&#233;nuer &#187; le passage aux 35 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicole Notat propose de repousser jusqu'en 2001 le passage aux 35 h en ne taxant pas les heures suppl&#233;mentaires. Pire encore, elle propose de bloquer le SMIC, ce qui aurait pour effet une perte de 10 % de salaire des smicards passant aux 35 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT, &#224; sa mani&#232;re se r&#233;signe &#224; ces nouvelles attaques patronales. A l'issue de ses rencontres avec le cabinet Aubry, Maryse Dumas et B.Thibault se sont certes prononc&#233;s contre la p&#233;riode de transition et pour la r&#233;&#233;valuation du SMIC. Mais ils ent&#233;rinent, comme ils l'avaient fait lors du 46&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s la flexibilit&#233; et l'annualisation en pr&#233;tendant &#171; l'encadrer &#187;. Si la CGT dit s'inqui&#233;ter des cons&#233;quences de la premi&#232;re loi, elle n'en a pas moins, notamment &#224; l'EDF-GDF et &#224; la SNCF accept&#233; des accords qui contiennent les m&#234;mes attaques que dans le priv&#233;. Et la CGT non seulement n'organise pas la mobilisation, mais s'est elle-m&#234;me port&#233;e aux avant-postes en cassant la gr&#232;ve des cheminots au mois de mai. Apr&#232;s avoir applaudi &#224; la premi&#232;re loi, elle s'en remet encore au gouvernement pour &#171; am&#233;liorer &#187; les choses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Nouvelles attaques... et nouveaux cadeaux !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la deuxi&#232;me loi, Aubry ne compte en rien remettre en cause toutes les attaques incluses dans les accords. Le plus probable m&#234;me est que la loi permette d'&#233;tendre ces reculs sociaux aux travailleurs du public, au nom de l'&#233;quit&#233;. Le rapport Roch&#233; avan&#231;ait les m&#234;mes objectifs de flexibilit&#233;, de blocage des salaires, de grignotage de la r&#233;duction du temps de travail. Et si le gouvernement tarde &#224; commencer les n&#233;gociations dans ce secteur, c'est bien pour l'aligner sur ce que la seconde loi aura ent&#233;rin&#233; de remises en causes des acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me loi devrait compl&#233;ter la premi&#232;re sur divers points importants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;mun&#233;ration du SMIC et du temps partiel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le SMIC, elle refuse d'envisager une augmentation de 11,43 % du SMIC horaire, et elle compte bloquer les augmentations du SMIC pour les heures comprises entre 36 et 39h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le quota autoris&#233; d'heures suppl&#233;mentaires et le taux de paiement de ces heures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aubry s'&#233;tait d&#233;j&#224; oralement engag&#233;e &#224; ce que les heures de 35 &#224; 39 soient pay&#233;es &#224; un taux inf&#233;rieur &#224; 25 %. Aubry a annonc&#233; d&#233;but juin qu'elle comptait baisser la majoration &#224; 13 ou 15 %. Quant au quota, m&#234;me s'il n'y a pas de proposition pr&#233;cise, Aubry s'est d&#233;j&#224; engag&#233;e aupr&#232;s du patronat &#224; ne pas vraiment baisser le quota actuel, alors que de nombreux accords de branches d&#233;j&#224; &#233;tendu par le Minist&#232;re font exploser le quota ant&#233;rieur (175 h pour le textile et l'habillement, 180 pour le BTP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les modalit&#233;s concernant l'encadrement &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les luttes men&#233;es contre le paiement au forfait qui permet aux patrons de ne pas compter les nombreuses heures suppl&#233;mentaires effectu&#233;es par les cadres, Aubry compte au contraire ent&#233;riner le forfait en d&#233;comptant en journ&#233;es le temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le calcul de la dur&#233;e effective du temps de travail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, le minist&#232;re ne compte en rien revenir sur le hold-up g&#233;n&#233;ralis&#233; du patronat et la d&#233;duction du temps de travail du maximum de temps de pause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les nouvelles &#171; aides &#187; d'incitation pour les entreprises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement compte bien offrir de nouveaux cadeaux au patronat, puisque au-del&#224; des aides existantes (la &#171; ristourne Jupp&#233; &#187; de 43 milliards, consistant en un all&#232;gement des cotisations sociales pour les salaires jusqu'&#224; 1,3 fois le SMIC), Aubry pr&#233;voit 65 milliards d'aides suppl&#233;mentaires pour les salaires jusqu'&#224; 1,8 fois le SMIC, consistant toujours en des all&#232;gements de cotisations sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A n'en pas douter, dans de nombreux secteurs les salari&#233;s cherchent &#224; combattre les effets pervers du passage aux 35h. La premi&#232;re manche a &#233;t&#233; gagn&#233;e par le gouvernement et le patronat, avec l'appui des organisations syndicales, pour la seconde, il faut se mobiliser en centralisant les ripostes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent CARASSO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
