<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Le bluff du &#171; Produire en France &#187;, l'arnaque de la TVA &#171; sociale &#187; et les craques du protectionnisme
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-bluff-du-Produire-en-France-l-arnaque-de-la-TVA-sociale-et-les-craques-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-bluff-du-Produire-en-France-l-arnaque-de-la-TVA-sociale-et-les-craques-du</guid>
		<dc:date>2012-01-22T16:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Elections
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>nationalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>Les principaux candidats aux pr&#233;sidentielles ne l&#233;sinent pas sur la d&#233;magogie nationaliste. De Bayrou et son &#171; acheter fran&#231;ais &#187; &#224; Hollande et son &#171; patriotisme industriel &#187;, c'est presque Sarkozy qui se fend d'un b&#233;mol, expliquant qu'il &#171; pr&#233;f&#232;re qu'on ach&#232;te une voiture de marque &#233;trang&#232;re produite en France plut&#244;t qu'une voiture fran&#231;aise fabriqu&#233;e &#224; l'&#233;tranger &#187;. Aussit&#244;t, plusieurs journalistes se sont pris au jeu, tentant d'acheter &#171; Made in France &#187;, en en soulignant la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-79-janvier-fevrier-2012-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 79, janvier-f&#233;vrier 2012
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Elections-+" rel="tag"&gt;Elections
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-nationalisme-+" rel="tag"&gt;nationalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les principaux candidats aux pr&#233;sidentielles ne l&#233;sinent pas sur la d&#233;magogie nationaliste. De Bayrou et son &lt;em&gt;&#171; acheter fran&#231;ais &#187;&lt;/em&gt; &#224; Hollande et son &lt;em&gt;&#171; patriotisme industriel &#187;&lt;/em&gt;, c'est presque Sarkozy qui se fend d'un b&#233;mol, expliquant qu'il &lt;em&gt;&#171; pr&#233;f&#232;re qu'on ach&#232;te une voiture de marque &#233;trang&#232;re produite en France plut&#244;t qu'une voiture fran&#231;aise fabriqu&#233;e &#224; l'&#233;tranger &#187;&lt;/em&gt;. Aussit&#244;t, plusieurs journalistes se sont pris au jeu, tentant d'acheter &lt;em&gt;&#171; Made in France &#187;&lt;/em&gt;, en en soulignant la gageure&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Par exemple, &#171; J'ai essay&#233; d'acheter fran&#231;ais, je suis presque ruin&#233;e &#187; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Car, aujourd'hui, que ce soit par ses composants ou ses mati&#232;res premi&#232;res, par les machines utilis&#233;es ou encore par la technologie avec laquelle elle est produite, chaque marchandise a demand&#233; la collaboration de travailleurs du monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Sp&#233;ciale &#233;lections, la TVA &#171; pi&#232;ge &#224; cons &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy, donc, donne des pouvoirs &lt;em&gt;&#171; anti-d&#233;localisation &#187;&lt;/em&gt; &#224; sa TVA &lt;em&gt;&#171; sociale &#187;&lt;/em&gt;. Il ne s'agit que d'esbroufe. Dans la novlangue gouvernementale, il est d'usage d'ajouter &lt;em&gt;&#171; social &#187;&lt;/em&gt; aux attaques contre les travailleurs : TVA &lt;em&gt;&#171; sociale &#187;&lt;/em&gt;, plans &lt;em&gt;&#171; sociaux &#187;&lt;/em&gt;, etc. L'objectif est d'un c&#244;t&#233; de faire payer les travailleurs avec une nouvelle augmentation de TVA, et donc une baisse des salaires r&#233;els, et de l'autre de faire des cadeaux au patronat avec des baisses de cotisations sociales, notamment la suppression de la branche famille (qui ne compte qu'une part patronale). Il s'agit l&#224; d'une vieille revendication du Medef, qui consid&#232;re que la politique familiale ne devrait pas &#234;tre prise en charge par les entreprises. Pour faire illusion, quelques cotisations salariales seront peut-&#234;tre r&#233;duites, mais il ne faut pas s'attendre &#224; r&#233;cup&#233;rer en salaire net ce qui sera perdu en TVA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux vertus &lt;em&gt;&#171; anti-d&#233;localisation &#187;&lt;/em&gt;, l'arnaque est &#233;cul&#233;e. Un ministre se vante aupr&#232;s de &lt;em&gt;Lib&#233;ration &lt;/em&gt;que &lt;em&gt;&#171; tous les candidats parlent de vouloir produire en France, mais nous, on engage une r&#233;forme de fond sur la baisse du co&#251;t du travail &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Gr&#233;goire Biseau dans &#171; TVA sociale : l'ultime charge de Sarkozy &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Bien s&#251;r, pour ces messieurs, le travail co&#251;te. Ils oublient que c'est lui qui cr&#233;e les richesses et rapporte des milliards au patronat ! Voil&#224; plusieurs d&#233;cennies que les gouvernements accumulent les exon&#233;rations, baisses de charges, subventions et aides en tout genre, au nom de l'emploi. Le r&#233;sultat n'a jamais &#233;t&#233; probant, c'est le moins qu'on puisse dire, si ce n'est dans l'accroissement spectaculaire des in&#233;galit&#233;s sociales. D'autant qu'avec la perte de pouvoir d'achat, cette TVA va tirer vers le bas la consommation et risque d'aggraver encore plus la r&#233;cession. Rien d'une barri&#232;re protectrice, donc !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La vieille lune du protectionnisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les pays sont devenus de trop petits march&#233;s pour les usines, surtout dans les secteurs o&#249; la composition organique du capital est &#233;lev&#233;e&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La composition organique du capital mesure la quantit&#233; de capital investi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Pour utiliser pleinement leurs machines, les usines Airbus, EADS, les chantiers navals&#8230; ont besoin des commandes du monde entier. Dans l'automobile, il est plus rentable de concentrer la production d'un mod&#232;le dans une usine pour vendre &#224; toute l'Europe que de produire chaque mod&#232;le dans chaque pays. Loin de cr&#233;er des emplois, un repli protectionniste risquerait surtout d'approfondir la crise par une contraction des d&#233;bouch&#233;s industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les m&#234;mes raisons, il faudrait une v&#233;ritable aggravation de la crise pour que la bourgeoisie fran&#231;aise songe &#224; sortir de l'euro, comme le vantent l'extr&#234;me-droite et une partie de la gauche. M&#234;me du point de vue de la dette, cela n'arrangerait rien. En cas de retour au Franc, il est probable que la dette reste libell&#233;e en euros et donc augmente en cas de d&#233;valuation. Or la d&#233;valuation est l'objectif affich&#233; des partisans de la sortie de l'euro. Une telle mesure serait une nouvelle d&#233;gradation des conditions de vie des classes laborieuses, car cela signifie une baisse des salaires r&#233;els par l'augmentation des prix des produits import&#233;s et par suite de tous les prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il n'est pas exclu, dans le cas d'aggravation de la crise, que la concurrence entre grands groupes capitalistes prenne des formes plus violentes et que les gouvernements viennent &#224; leur secours par un protectionnisme... nettement cors&#233; d'expansionnisme. Pour l'heure, certaines mesures protectionnistes ont exist&#233; et existent toujours, les barri&#232;res douani&#232;res ayant parfois laiss&#233; la place aux quotas, proc&#233;dures administratives, normes sanitaires, manipulation du taux de change ou aux subventions. Mais tout cela reste marginal dans l'ensemble des &#233;changes internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;90 % des suppressions d'emplois ne sont pas des d&#233;localisations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les discours protectionnistes, on nous agite le spectre de la &#171; d&#233;sindustrialisation &#187;. Certes, depuis 1974, la part de l'industrie dans la valeur ajout&#233;e se r&#233;duit en France, alors que la production industrielle est en plein essor dans les pays &#233;mergents. Cela dit, en valeur absolue, la valeur ajout&#233;e cr&#233;&#233;e par l'industrie n'a pas baiss&#233; depuis au moins vingt ans. Elle est pass&#233;e de 220 milliards d'euros en 1990 &#224; 250 en 2001, avant de redescendre &#224; 220 milliards avec la crise&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit ici des valeurs ajout&#233;es en euros constants, &#224; sa valeur de 2011. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1974 et 1993, puis apr&#232;s 2002, 2,2 millions d'emplois industriels ont &#233;t&#233; &#233;limin&#233;s, dont 350 000 depuis 2008, int&#233;rim compris. Mais cela t&#233;moigne surtout des gains de productivit&#233; et de l'externalisation de certaines fonctions vers les services (prestations, s&#233;curit&#233;, m&#233;nage, etc.). Les d&#233;localisations vers les pays &#224; bas salaires contribueraient pour seulement 10 % &#224; la d&#233;sindustrialisation&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon Lionel Fontagn&#233; et Jean-Herv&#233; Lorenzi, &#171; D&#233;sindustrialisation, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'Insee &#233;value &#224; 13 500 le nombre d'emplois industriels supprim&#233;s chaque ann&#233;e par des d&#233;localisations entre 1995 et 2001, dont moins de 7 000 &#224; destination des pays &#233;mergents&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Aubert et Patrick Sillard, &#171; D&#233;localisations et r&#233;ductions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, &#224; comparer aux 58 000 emplois par an en moyenne disparus depuis 1974. Bien s&#251;r, des travailleurs sont confront&#233;s &#224; des d&#233;localisations et ils ont bien raison lorsqu'ils se battent pour garder leurs emplois. Mais la lutte contre les licenciements collectifs d&#233;passe tr&#232;s largement les seules d&#233;localisations et appelle bien d'autres solutions que le protectionnisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que les d&#233;localisations ne sont pas les seules cons&#233;quences de la concurrence internationale. Une grande partie des produits manufactur&#233;s con&#173;som&#173;m&#233;s en France sont produits &#224; l'&#233;tranger (et r&#233;ciproquement...) sans que l'activit&#233; ait pr&#233;exist&#233; en France. Cette division internationale du travail n'est pas un probl&#232;me en soi. Elle montre plut&#244;t un progr&#232;s pour les pays riches : il devient possible d'ex&#173;trai&#173;re une part toujours plus grande des travailleurs de la production pour d&#233;velopper des activit&#233;s de services, comme les services &#224; la personne, l'&#233;ducation et autres activit&#233;s sociales peu compatibles avec le profit capitaliste mais tout aussi importantes. Le probl&#232;me reste que le patronat pr&#233;f&#232;re user certains travailleurs jusqu'&#224; la moelle en laissant les autres sur le carreau. C'est l'exploitation qui est responsable du ch&#244;mage, pas l'ouverture des fronti&#232;res. L'&#233;mancipation des travailleurs ne viendra pas d'un isolement autour de patrons nationaux, mais bien, sous contr&#244;le ouvrier, d'une prise en main d&#233;mocratique de l'appareil productif et de la r&#233;partition du temps de travail entre tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 janvier 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_586 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH367/protectionnisme-f9ec3.png?1787902681' width='400' height='367' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Par exemple, &lt;em&gt;&#171; J'ai essay&#233; d'acheter fran&#231;ais, je suis presque ruin&#233;e &#187;&lt;/em&gt; de Zineb Dryef pour &lt;em&gt;Rue89&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;&#171; S'habiller fran&#231;ais ? J'ai essay&#233; &#224; Tours... des culottes aux chaussures, j'ai tent&#233;. Sans succ&#232;s &#187;&lt;/em&gt; de Anne-Sophie Jacques pour &lt;em&gt;Arr&#234;t sur images&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cit&#233; par Gr&#233;goire Biseau dans &lt;em&gt;&#171; TVA sociale : l'ultime charge de Sarkozy &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Liberation.fr&lt;/em&gt;, 5 janvier 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La composition organique du capital mesure la quantit&#233; de capital investi (machines, mati&#232;res premi&#232;res...) par rapport &#224; la force de travail utilis&#233;e. C'est ce que les &#233;conomistes bourgeois appellent l'intensit&#233; capitalistique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il s'agit ici des valeurs ajout&#233;es en euros constants, &#224; sa valeur de 2011. Elles ont &#233;t&#233; calcul&#233;es &#224; partir des valeurs ajout&#233;es en euros courants donn&#233;es par l'Insee (seulement depuis 1990...) et de l'indice des prix &#224; la consommation des produits manufactur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Selon Lionel Fontagn&#233; et Jean-Herv&#233; Lorenzi, &lt;em&gt;&#171; D&#233;sindustrialisation, d&#233;localisations &#187;, &lt;/em&gt;La Documentation fran&#231;aise. Paris, 2005, p. 19.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Patrick Aubert et Patrick Sillard, &lt;em&gt;&#171; D&#233;localisations et r&#233;ductions d'effectifs dans l'industrie fran&#231;aise &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L'&#233;conomie fran&#231;aise 2005-2006&lt;/em&gt;, Insee R&#233;f&#233;rence, juillet 2005. Moins de la moiti&#233; de ces d&#233;localisations sont en direction des pays &#233;mergents. Si la Chine arrive en t&#234;te des destinations, les suivantes sont l'Espagne, l'Italie, les &#201;tats-Unis et la Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'essor de l'informatique en Inde : un nouveau partage du travail mondial
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-essor-de-l-informatique-en-Inde-un-nouveau-partage-du-travail-mondial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-essor-de-l-informatique-en-Inde-un-nouveau-partage-du-travail-mondial</guid>
		<dc:date>2007-05-09T22:51:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Inde
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>Un spectre hante de plus en plus les bureaux du monde d&#233;velopp&#233; : la crainte de la d&#233;localisation. Elle semblait jusque l&#224; r&#233;serv&#233;e aux travailleurs non qualifi&#233;s de l'industrie, confront&#233;s &#224; la concurrence des usines &#224; tr&#232;s bas co&#251;ts salariaux des pays pauvres. Mais un certain nombre de techniciens, de cadres, d'ing&#233;nieurs subissent d&#233;sormais l'essor d'une sous-traitance internationale. &lt;br /&gt;C'est qu'en modifiant leur organisation du travail et gr&#226;ce aux progr&#232;s de l'informatique et des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-L-Inde-nouveau-miracle-de-l-economie-capitaliste-" rel="directory"&gt;DOSSIER : L'Inde : nouveau &#171; miracle &#187; de l'&#233;conomie capitaliste ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Inde-+" rel="tag"&gt;Inde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un spectre hante de plus en plus les bureaux du monde d&#233;velopp&#233; : la crainte de la d&#233;localisation. Elle semblait jusque l&#224; r&#233;serv&#233;e aux travailleurs non qualifi&#233;s de l'industrie, confront&#233;s &#224; la concurrence des usines &#224; tr&#232;s bas co&#251;ts salariaux des pays pauvres. Mais un certain nombre de techniciens, de cadres, d'ing&#233;nieurs subissent d&#233;sormais l'essor d'une sous-traitance internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'en modifiant leur organisation du travail et gr&#226;ce aux progr&#232;s de l'informatique et des technologies de communication, les grandes entreprises ont &#233;largi les activit&#233;s qu'elles peuvent d&#233;localiser : le BPO, pour &lt;em&gt;business process outsourcing &lt;/em&gt;(en fran&#231;ais &#171; externalisation des processus m&#233;tiers &#187;), la finance et la comptabilit&#233;, les centres d'appel, la gestion des t&#226;ches administratives sans contact avec le client (le &lt;em&gt;back-office&lt;/em&gt;) &#8211; comme la gestion des dossiers de sant&#233; chez Axa Grande-Bretagne. Et m&#234;me des activit&#233;s encore plus qualifi&#233;es, comme la recherche et d&#233;veloppement. Pour cela les entreprises fragmentent et uniformisent les processus de production pour constituer des briques partout r&#233;utilisables. Ensuite elle externalisent des activit&#233;s. Des chantiers entiers sont confi&#233;s &#224; des soci&#233;t&#233;s prestataires de services... jusqu'en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car l'Inde symbolise parfaitement cette nouvelle sous-traitance internationale. C'est tout particuli&#232;rement vrai des services informatiques. L'Inde re&#231;oit 40 % des d&#233;localisations de ce type d'activit&#233; &#224; destination des pays en voie de d&#233;veloppement. Gr&#226;ce &#224; la ma&#238;trise de l'anglais, &#224; la r&#233;mun&#233;ration faible du travail et au nombre important d'ing&#233;nieurs sortis des &#233;coles, elle est devenue le fournisseur d'un cinqui&#232;me des exportations de logiciels dans le monde. Certaines activit&#233;s informatiques sont certes plus facilement d&#233;localisables que d'autres : on ne d&#233;place pas la maintenance des postes de travail informatiques, m&#234;me si on peut la confier &#224; un fournisseur. Par contre, pour la maintenance ou le d&#233;veloppement de logiciels informatiques, il est possible de le faire &#224; n'importe quel bout de la plan&#232;te. Tout ce qui peut &#234;tre trait&#233; &#224; distance par ordinateur semble susceptible d'&#234;tre externalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque bien des grandes firmes am&#233;ricaines ferment leurs portes le soir, les analystes indiens traitent et v&#233;rifient les op&#233;rations de la journ&#233;e&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 8 octobre 2003, &#171; L'Inde met ses cerveaux au service de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'ann&#233;e derni&#232;re IBM annon&#231;ait simultan&#233;ment des suppressions de postes aux &#201;tats-Unis et la cr&#233;ation de 14 000 emplois en Inde dans les cinq ans &#224; venir. Microsoft recrute 2 000 d&#233;veloppeurs de logiciels &#224; Bangalore. Il y aurait d&#233;sormais moins d'ing&#233;nieurs dans la Silicon Valley aux &#201;tats Unis qu'&#224; Bangalore en Inde&#8230; au point que dans les bureaux am&#233;ricains menac&#233;s de d&#233;localisation une nouvelle expression fait flor&#232;s : &lt;em&gt;&#171; se faire bangaloriser &#187;&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des entreprises fran&#231;aises regardent &#224; leur tour vers l'Inde. Capgemini, une grosse soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de service en ing&#233;nierie informatique (une &#171; SSII &#187;), pr&#233;voit d'y employer plus de 40 000 personnes d'ici 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lib&#233;ration 20 mars 2007, &#171; Capgemini, l'appel de l'Inde &#187;&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Bien qu'&#224; l'heure actuelle les SSII fran&#231;aises n'emploient qu'une fraction de leur main d'&#339;uvre dans des pays &#224; bas co&#251;t&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mc Kinsey Global Institute, juin 2005, &#171; Comment la France peut-elle tirer (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, elles ont des bureaux en Roumanie, au Maroc, en Espagne, au Vietnam, mais &#233;galement en Inde. &#192; fins exploratoires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, les soci&#233;t&#233;s informatiques indiennes se d&#233;veloppent : Tata Consultancy Services, Infosys (70 000 salari&#233;s) ou Wipro s'implantent dans le monde entier. Par exemple Infosys est pr&#233;sent dans 17 pays, dont le Canada, o&#249; les soci&#233;t&#233;s am&#233;ricaines cherchent &#224; profiter de co&#251;ts de production plus faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cet essor a aussi ses limites. Chaque ann&#233;e 2,5 millions d'&#233;tudiants sortent des universit&#233;s indiennes, environ 350 000 sont sp&#233;cialis&#233;s dans les nouvelles technologies, ce qui risque d'&#234;tre peu &#224; court terme, alors que de nombreuses entreprises &#233;trang&#232;res viennent s'implanter. Selon une &#233;tude du consultant McKinsey, il pourrait manquer 500 000 informaticiens sp&#233;cialis&#233;s d'ici &#224; 2010&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Probl&#232;mes &#201;conomiques 14 mars 2007, La Documentation fran&#231;aise &#171; L'Inde (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les grosses soci&#233;t&#233;s indiennes ont des difficult&#233;s &#224; retenir leurs informaticiens, et la demande sup&#233;rieure &#224; l'offre cr&#233;e les conditions des hausses de salaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une Silicon Valley &#224; c&#244;t&#233; des bidonvilles &#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quant aux &#201;tats f&#233;d&#233;raux indiens, qui ont attir&#233; les investissements des soci&#233;t&#233;s informatiques, comme le Karnataka pour Bangalore, ils sont critiqu&#233;s pour leur manque d'infrastructures. Ils n'ont pas investi dans les transports collectifs pour emmener les employ&#233;s au travail &#224; l'heure, sur des routes qui sont d&#233;fonc&#233;es ou impraticables &#224; cause des inondations par manque de drainage ou d'un syst&#232;me de collectage des eaux us&#233;es. Manque de nouveaux logements et d'acc&#232;s &#224; la m&#233;decine. La fourniture d'&#233;lectricit&#233; reste catastrophique, entra&#238;nant de nombreuses coupures de courant. Les entreprises doivent avoir leurs propres g&#233;n&#233;rateurs. La construction d'un nouvel a&#233;roport vient seulement d'&#234;tre programm&#233;e. Dans une ville comme Bangalore, en 2006, 1 500 compagnies informatiques emploient environ 26 000 personnes, &#224; c&#244;t&#233; des 700 000 travailleurs du textile et du b&#226;timent, sur un total de 7 millions d'habitants, vivant le plus souvent dans les 700 bidonvilles&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Frontline, du 22 oct. 2006 &#171; The Two Bangalore &#187;, www.flonnet.com&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; de l'agglom&#233;ration. L'externalisation de l'informatique en Inde, tr&#232;s m&#233;diatis&#233;e, se heurte aux capacit&#233;s de d&#233;veloppement du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, si l'Inde est devenue le premier exportateur de services informatiques du monde (plus de 20 % du march&#233; mondial, devant l'Irlande et les &#201;tats-Unis), ce pari sur une sp&#233;cialisation dans quelques niches technologiques au sein de la nouvelle division mondiale du travail ne doit pas faire oublier que ce secteur repr&#233;sente finalement seulement 3 % du PIB, et un peu plus d'un million d'emplois directs, dans l'oc&#233;an du milliard d'Indiens. Le capital financier a certes tout avantage &#224; externaliser l'informatique. Mais ce secteur sera-t-il capable de se d&#233;velopper encore davantage, et surtout d'entra&#238;ner une partie appr&#233;ciable de l'immense soci&#233;t&#233; indienne ? &#192; voir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christine SCHNEIDER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_264 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH207/ordinateur-86a68.gif?1787957901' width='300' height='207' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde, 8 octobre 2003, &#171; L'Inde met ses cerveaux au service de l'industrie occidentale &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lib&#233;ration 20 mars 2007, &#171; Capgemini, l'appel de l'Inde &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Mc Kinsey Global Institute, juin 2005, &#171; Comment la France peut-elle tirer parti des d&#233;localisations de service ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Probl&#232;mes &#201;conomiques 14 mars 2007, La Documentation fran&#231;aise &#171; L'Inde entre mondialisation et question sociale &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Frontline, du 22 oct. 2006 &#171; The Two Bangalore &#187;, www.flonnet.com&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Lutter contre les d&#233;localisations ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Lutter-contre-les-delocalisations</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Lutter-contre-les-delocalisations</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:25:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>Quand un patron annonce une d&#233;localisation en pr&#233;sentant sa d&#233;cision comme irr&#233;vocable le probl&#232;me rejoint directement celui de la lutte contre les licenciements. Avec toutes les difficult&#233;s, pour les travailleurs d'une entreprise isol&#233;e, de renverser un rapport de force au d&#233;part tr&#232;s d&#233;favorable. &lt;br /&gt;A priori il l'est moins quand la menace de d&#233;localiser est seulement brandie pour obtenir des travailleurs l'acceptation de baisses de salaires, d'une augmentation de temps de travail ou&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand un patron annonce une d&#233;localisation en pr&#233;sentant sa d&#233;cision comme irr&#233;vocable le probl&#232;me rejoint directement celui de la lutte contre les licenciements. Avec toutes les difficult&#233;s, pour les travailleurs d'une entreprise isol&#233;e, de renverser un rapport de force au d&#233;part tr&#232;s d&#233;favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priori il l'est moins quand la menace de d&#233;localiser est seulement brandie pour obtenir des travailleurs l'acceptation de baisses de salaires, d'une augmentation de temps de travail ou de r&#233;ductions d'effectifs, sans v&#233;ritable intention de r&#233;duire la production elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, m&#234;me dans ce cas, il se trouve &#224; peu pr&#232;s in&#233;vitablement des travailleurs et des organisations syndicales pour consid&#233;rer que &#171; tout vaut mieux que perdre son travail &#187;. Avec ce moral de vaincus, ils veulent &#233;videmment croire que la n&#233;gociation avec le patron pourra limiter les d&#233;g&#226;ts, et dans ce but pr&#233;conisent de prendre les devants et d'accepter les concessions demand&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;sister au chantage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si cette opinion pr&#233;vaut, le chantage aura &#233;t&#233; efficace et le patron aura gagn&#233;. Et la discussion, contrairement &#224; ceux qui en caressent l'espoir, ne pourra rien &#233;viter. Aucun rapport de force ne peut s'&#233;tablir autrement que par la lutte face &#224; un adversaire qui dispose, lui, du pouvoir dans l'entreprise. Un chantage ne peut se contrecarrer que par une attitude r&#233;solue et une volont&#233; de mener le combat avec tous les moyens possibles, quels qu'en soient les risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, les travailleurs, m&#234;me &#224; l'&#233;chelle de leur seule entreprise, m&#234;me quand le patron a vraiment l'intention de fermer celle-l&#224;, ne sont pas totalement d&#233;munis tant que les machines, les b&#226;timents, les mati&#232;res premi&#232;res et les produits finis, qui repr&#233;sentent une partie du capital, peuvent se trouver sous leur contr&#244;le, tant qu'une certaine activit&#233; est encore assur&#233;e sur le site et qu'ils ont le pouvoir du jour au lendemain de la stopper. Mais c'est bien alors, et sans attendre, qu'un rapport de force un peu plus favorable peut &#234;tre &#233;tabli et arracher &#224; son tour des concessions, cette fois au patron.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Elargir la lutte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ceci n'exclut pas d'avoir conscience qu'une lutte au niveau de la seule entreprise, que ce soit contre un simple chantage ou contre une volont&#233; r&#233;elle de d&#233;localiser ou de licencier, aussi r&#233;solue soit-elle, permettra rarement de faire reculer totalement, sinon partiellement, un employeur. Difficult&#233; pour les travailleurs de tenir longtemps une action qui les prive de leur salaire, possibilit&#233; pour le patron d'avoir recours aux &#171; forces de l'ordre &#187; pour r&#233;cup&#233;rer l'usage de son mat&#233;riel ou au contraire d'abandonner pendant des mois, voire des ann&#233;es, un &#171; outil de travail &#187; qu'il consid&#232;re d&#233;pass&#233; : aucune bataille, m&#234;me tr&#232;s radicale, n'est &#233;videmment gagn&#233;e d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vrai salut ne peut finalement venir que de la solidarit&#233; de classe. Licenciements et chantages aux d&#233;localisations ne se font pas partout et en m&#234;me temps. Pourtant ils sont utilis&#233;s par tous les patrons tout de suite pour faire pression sur tous les salaires de tous les travailleurs, remettre en question les horaires ou les conditions de travail, en bref augmenter le taux de profit au b&#233;n&#233;fice de l'ensemble de la classe des exploiteurs. Et le gouvernement et en g&#233;n&#233;ral l'Etat sont l&#224; pour les aider &#224; r&#233;aliser leurs objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en parvenant &#224; une coh&#233;sion similaire que le camp oppos&#233;, celui des travailleurs, pourra v&#233;ritablement changer la donne. Mais pour cela il est n&#233;cessaire d'agir &#224; l'&#233;chelle de classe et sur le terrain politique, ce qui ne pourra &#234;tre atteint un jour que si d&#232;s maintenant &#224; partir de chaque lutte particuli&#232;re on s'efforce d'entra&#238;ner d'autres travailleurs (ceux sur qui p&#232;sent imm&#233;diatement ou &#224; l'avenir les m&#234;mes menaces de licenciement, de baisse de salaire, d'aggravation de conditions de vie et de travail), d'&#233;largir, de g&#233;n&#233;raliser et de coordonner le combat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Retrouver la conscience de classe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce devrait &#234;tre logiquement le r&#244;le des conf&#233;d&#233;rations syndicales comme des partis qui se veulent les repr&#233;sentants des int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s, de d&#233;fendre cette perspective. D'affirmer &#224; chaque occasion qu'il n'y a pas fatalit&#233; &#224; &#234;tre r&#233;duits &#224; se battre, le dos au mur, entreprise apr&#232;s entreprise, qu'il est possible de se retrouver un jour en force et en nombre... si on le cherche d&#232;s aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce qui est vrai &#224; l'&#233;chelle d'un pays peut l'&#234;tre &#233;galement pour l'Europe et m&#234;me pour la plan&#232;te enti&#232;re. Le probl&#232;me des d&#233;localisations est pos&#233; dans des termes analogues en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon ou en Cor&#233;e aujourd'hui. Il le sera en Chine ou au Maghreb demain. Il faut combattre impitoyablement cette pire des politiques qui consiste &#224; dresser les travailleurs les uns contre les autres, en essayant de leur faire croire que ce sont d'autres travailleurs qui leur &#171; piquent leur boulot &#187; et pas les patrons - de toutes nationalit&#233;s - qui menacent en permanence leur droit &#224; l'existence. Spontan&#233;ment bien des travailleurs sont sensibles aux sir&#232;nes nationalistes, voire r&#233;gionalistes, voire &#224; &#171; l'esprit maison &#187;. Mais bien trop souvent aussi ces sentiments sont confort&#233;s par le discours des directions syndicales ou des partis de gauche. Celui tenu en ce moment, &#224; l'occasion de la constitution europ&#233;enne et du futur r&#233;f&#233;rendum, par certaines d'entre elles en est un bel et bien triste exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui n'a rien d'&#233;tonnant d'ailleurs de la part de partisans de la collaboration de classe quand on sait qu'interdire les licenciements signifierait forc&#233;ment interdire aux d&#233;tenteurs de la propri&#233;t&#233; des moyens de production d'en disposer comme ils l'entendent. Autrement dit s'engager sur la voie de la constitution d'un v&#233;ritable pouvoir ouvrier visant &#224; l'expropriation du capital et la mise sur pied d'une organisation socialiste de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis GUILBERT&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_135 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH203/licencier-6787a.gif?1787957901' width='300' height='203' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Et le p&#233;ril bleu-blanc-rouge !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Et-le-peril-bleu-blanc-rouge</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Et-le-peril-bleu-blanc-rouge</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:23:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>On nous parle des d&#233;g&#226;ts des d&#233;localisations sur l'emploi en France. Mais que se passe-t-il, &#224; l'&#233;tranger, quand les grands groupes fran&#231;ais investissent, bien souvent d'ailleurs pour racheter des entreprises locales ? Quelques exemples... &lt;br /&gt;Renault-Peugeot : les destructions des constructeurs &lt;br /&gt;En 1999, Renault rach&#232;te le constructeur japonais Nissan. Le groupe change de taille et s'implante en Asie. Mais l'op&#233;ration se traduit par la fermeture de cinq usines et la suppression de 21&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Capitalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On nous parle des d&#233;g&#226;ts des d&#233;localisations sur l'emploi en France. Mais que se passe-t-il, &#224; l'&#233;tranger, quand les grands groupes fran&#231;ais investissent, bien souvent d'ailleurs pour racheter des entreprises locales ? Quelques exemples...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Renault-Peugeot : les destructions des constructeurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1999, Renault rach&#232;te le constructeur japonais Nissan. Le groupe change de taille et s'implante en Asie. Mais l'op&#233;ration se traduit par la fermeture de cinq usines et la suppression de 21 000 emplois chez Nissan. A ce prix-l&#224; Nissan peut contribuer pour 70 % aux b&#233;n&#233;fices du nouveau groupe en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours en 1999, autre op&#233;ration du m&#234;me acabit en Roumanie : Renault rach&#232;te Dacia. Mais pour venir exploiter les travailleurs roumains, le groupe fran&#231;ais pose ses conditions : exemption de l'imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices pendant cinq ans, report du paiement de la TVA pour trois ans, nouvelle h&#233;catombe d'emplois. Toutes accept&#233;es par l'Etat roumain. Bilan : en un an, le nombre de travailleurs de Dacia passe de 27 000 &#224; 24 000 ; il diminue encore jusqu'&#224; 16 000 en 2004. En cinq ans, 40 % des emplois ont donc &#233;t&#233; supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore plus pr&#232;s, dans la vieille Europe, les constructeurs fran&#231;ais n'h&#233;sitent pas &#224; jouer du chantage &#224; l'emploi pour faire pression sur les salaires. Ainsi l'usine Peugeot-Citro&#235;n de Ryton, pr&#232;s de Coventry en Angleterre. En 2002, la direction obtient une aggravation de la flexibilit&#233; des horaires, en pr&#233;tendant qu'elle veut cr&#233;er des emplois. En 2003, elle impose une r&#233;duction de 52 euros par mois en moyenne, sous pr&#233;texte cette fois d'&#233;viter des licenciements. Ce qui ne l'emp&#234;che pas, en avril 2004 d'annoncer 700 suppressions sur 3 500 emplois environ.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;France Telecom : les profiteurs de crise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique en Argentine du d&#233;but des ann&#233;es 2000 a illustr&#233; les effets de la rapacit&#233; de nombreux trusts occidentaux sur les pays du Tiers-monde. Parmi ces trusts, France Telecom s'est particuli&#232;rement illustr&#233;. Dans les ann&#233;es 1990, profitant de la grande braderie des privatisations de l'Etat argentin, France Telecom prend possession de 27 % de la soci&#233;t&#233; Telecom Argentina. L'autre grande compagnie de t&#233;l&#233;phonie est d&#233;tenue par Telefonica de Espa&#241;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En une dizaine d'ann&#233;es elles vont supprimer pr&#232;s de 50 % des emplois et imposer d'importantes baisses de salaires. L'&#233;conomie du pays s'effondre, mais Telecom Argentina et Telefonica r&#233;alisent des marges de profit trois fois sup&#233;rieures &#224; celles en moyenne des dix plus grands groupes dans le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Carrefour : s'enrichir en fermant boutique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Carrefour SA est le second groupe de grande distribution dans le monde, derri&#232;re l'am&#233;ricain Wal-Mart. 10 400 magasins dans 30 pays, 450 000 salari&#233;s, une position de leader en Europe et en Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le groupe pr&#233;tend avoir recul&#233; sur le march&#233; fran&#231;ais en 2003. Il annonce en septembre 2004 un renforcement de son activit&#233; en France, et pour financer ce red&#233;ploiement la probable fermeture de ses magasins au Mexique (o&#249; la cha&#238;ne avoue pourtant faire des b&#233;n&#233;fices). 35 &#233;tablissements seraient concern&#233;s, soit 7 000 emplois. Le groupe pourrait aussi fermer ses magasins japonais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;TotalFinaElf : le remplacement du salariat... par l'esclavage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans certains coins de la plan&#232;te, les trusts fran&#231;ais ne se posent pas le probl&#232;me de la compression des salaires ou des licenciements, parce que ceux qu'ils exploitent n'ont pas m&#234;me le statut de salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi TotalFinaElf a prosp&#233;r&#233; sur le travail forc&#233; en Birmanie. Lors de la construction du gazoduc de Yadana, des dizaines de milliers de paysans auraient &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s par l'arm&#233;e birmane, et 15 000 enr&#244;l&#233;s de force dans la construction d'un chemin de fer auxiliaire aux travaux de constructions du pipe-line. Contrepartie : pour mater la gu&#233;rilla de la r&#233;gion, Total aurait pr&#234;t&#233; son soutien &#224; l'arm&#233;e et &#224; ses tortionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> P&#233;ril jaune, p&#233;ril turc, p&#233;ril pauvre ? Les d&#233;localisations vues du Tiers-monde
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Peril-jaune-peril-turc-peril-pauvre-Les-delocalisations-vues-du-Tiers-monde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Peril-jaune-peril-turc-peril-pauvre-Les-delocalisations-vues-du-Tiers-monde</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:22:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>Sans m&#234;me parler de l'extr&#234;me droite, le tr&#232;s chr&#233;tien Jean-Louis Bourlanges, d&#233;put&#233; europ&#233;en UDF, combat l'entr&#233;e de la Turquie dans l'Union europ&#233;enne au nom de la &#171; promesse de d&#233;localisation contenue dans la candidature turque &#187; (L'Expansion du 28 septembre 2004) et le tr&#232;s socialiste Laurent Fabius voit dans la constitution europ&#233;enne la m&#232;re de toutes les d&#233;localisations. Du coup, ce pauvre Jean-Pierre Chev&#232;nement a d&#251; avoir peur qu'on l'oublie et, dans Le Figaro du 22&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sans m&#234;me parler de l'extr&#234;me droite, le tr&#232;s chr&#233;tien Jean-Louis Bourlanges, d&#233;put&#233; europ&#233;en UDF, combat l'entr&#233;e de la Turquie dans l'Union europ&#233;enne au nom de la &lt;em&gt;&#171; promesse de d&#233;localisation contenue dans la candidature turque &#187; &lt;/em&gt;(&lt;em&gt;L'Expansion&lt;/em&gt; du 28 septembre 2004) et le tr&#232;s socialiste Laurent Fabius voit dans la constitution europ&#233;enne la m&#232;re de toutes les d&#233;localisations. Du coup, ce pauvre Jean-Pierre Chev&#232;nement a d&#251; avoir peur qu'on l'oublie et, dans &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt; du 22 septembre 2004, pose en tremblant la question &lt;em&gt;&#171; Faut-il avoir peur de la Chine ? &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mais qui doit avoir peur de qui ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les grands b&#233;n&#233;ficiaires des d&#233;localisations sont avant tout les patrons occidentaux. Les pays du Tiers-monde se livrent une concurrence acharn&#233;e &#224; qui saura faire venir le plus d'investisseurs &#233;trangers mais ne contr&#244;lent rien. Ainsi la cr&#233;ation d'une &#171; Silicon Valley &#187; en Malaisie ne d&#233;pend absolument pas de ce pays, malgr&#233; sa politique de formation de techniciens et d'ing&#233;nieurs et d'ouverture aux grands trusts occidentaux de l'informatique. Ce sont ceux-l&#224; qui d&#233;cideront. Un des responsables du Centre r&#233;gional d'investissement marocain peut donc r&#233;pondre &#224; l'ex-ministre fran&#231;ais : &lt;em&gt;&#171; Chez nous, une soci&#233;t&#233; fran&#231;aise a le droit de rapatrier &#224; tout moment son capital et ses b&#233;n&#233;fices. Alors qui doit avoir peur de qui ? &#187; (Ouest-France, &lt;/em&gt;01/10/2004).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette surench&#232;re &#224; laquelle se livrent les pays pauvres pour faire venir des entreprises occidentales s'explique facilement : les travailleurs fran&#231;ais ou am&#233;ricains ne sont pas les seuls &#224; voir leurs usines d&#233;m&#233;nager. Ainsi, au Mexique entre 2001 et 2003, 474 &lt;em&gt;maquiladoras &lt;/em&gt;- les entreprises sous-traitantes des trusts am&#233;ricains concentr&#233;es le long de la fronti&#232;re - ont ferm&#233; leurs portes. Et 220 000 emplois sur les 1,3 millions existant dans les zones franches r&#233;serv&#233;es aux &lt;em&gt;maquiladoras&lt;/em&gt; ont disparu en direction de la Chine, para&#238;t-il, o&#249; les salaires sont 5 fois moins &#233;lev&#233;s pour le m&#234;me travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les d&#233;localisations n'impliquent pas forc&#233;ment de grandes distances. Au Guatemala, ce sont 20 entreprises sous-traitantes de grands groupes qui ont ferm&#233;, d&#233;localisant 3 800 emplois au Nicaragua voisin. Aucun travailleur du Tiers-monde ne peut se sentir &#224; l'abri. M&#234;me la Chine et l'Inde d&#233;localisent : les ing&#233;nieurs informaticiens de Malaisie co&#251;tent moins cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bourgeoisies occidentales soumettent &#224; une concurrence impitoyable les classes ouvri&#232;res des pays pauvres, dictent leurs conditions aux &#201;tats et les mettent en comp&#233;tition entre eux. Une sorte de vente aux ench&#232;res : &#224; qui permettra l'exploitation de ses salari&#233;s au meilleur prix. S'il y a bien une menace permanente de d&#233;localisation, c'est surtout en Asie, en Afrique, en Am&#233;rique latine, dans chaque pays du Tiers-monde, aucun ne pouvant &#233;chapper au chantage et &#224; l'arbitrage permanent des multinationales des pays d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un march&#233; de dupes pour les pays les plus pauvres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;localisations comportent en outre des contreparties d&#233;favorables pour les pays pauvres qui en b&#233;n&#233;ficient. La lev&#233;e des barri&#232;res douani&#232;res facilite peut-&#234;tre les exportations de textile, de jouets ou m&#234;me de t&#233;l&#233;phones portables chinois. En revanche, elle permet &#233;galement aux multinationales de conqu&#233;rir librement le secteur des services, de la banque, des t&#233;l&#233;communications, comme s'y est engag&#233; le gouvernement chinois lors des n&#233;gociations d'adh&#233;sion &#224; l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les trusts de l'agro-alimentaire pourront p&#233;n&#233;trer le march&#233; chinois. Or, les agriculteurs chinois ne peuvent rivaliser avec les Nestl&#233;, Danone ou Monsanto. Ce sont des dizaines, voire des centaines de millions de paysans qui risquent non seulement d'&#234;tre pr&#233;cipit&#233;s dans la mis&#232;re - en fait pour beaucoup ils y sont d&#233;j&#224; - mais tout simplement d'&#234;tre &#233;vinc&#233;s de leur terre et expuls&#233;s des campagnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mathieu PARANT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> D&#233;localisation made in Belgium
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Delocalisation-made-in-Belgium</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Delocalisation-made-in-Belgium</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:21:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>DHL est une entreprise internationale de courrier express. Cette filiale de la Deutsche Post est install&#233;e en Belgique depuis 1978. En 1988, elle a install&#233; son quartier g&#233;n&#233;ral mondial &#224; Bruxelles et l'a&#233;roport de Bruxelles (Zaventem) est devenu le plus grand &#171; hub &#187; de DHL en dehors des Etats Unis. &lt;br /&gt;Cette entreprise est &#224; la base d'un feuilleton politique et &#233;conomique &#224; rebondissements qui dure depuis plus de dix mois. Dix mois que les diff&#233;rents gouvernements (le gouvernement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Belgique-+" rel="tag"&gt;Belgique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;DHL est une entreprise internationale de courrier express. Cette filiale de la Deutsche Post est install&#233;e en Belgique depuis 1978. En 1988, elle a install&#233; son quartier g&#233;n&#233;ral mondial &#224; Bruxelles et l'a&#233;roport de Bruxelles (Zaventem) est devenu le plus grand &#171; hub &#187; de DHL en dehors des Etats Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette entreprise est &#224; la base d'un feuilleton politique et &#233;conomique &#224; rebondissements qui dure depuis plus de dix mois. Dix mois que les diff&#233;rents gouvernements (le gouvernement f&#233;d&#233;ral, le gouvernement de la R&#233;gion bruxelloise et le gouvernement de la R&#233;gion flamande) n&#233;gocient avec DHL pour savoir s'ils autorisent l'entreprise &#224; cr&#233;er un centre de tri intercontinental &#224; Bruxelles. Une extension qui devait entra&#238;ner, selon l'entreprise, la cr&#233;ation dans quelques ann&#233;es de 1400 postes de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un chantage &#224; l'emploi...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;DHL demandait l'autorisation de faire plus de 25 000 vols annuels et 16 vols nocturnes quotidiens (contre 1 actuellement) &#224; partir de 2011. Et elle indiquait clairement que, faute de l'autorisation de faire ces vols, elle cr&#233;erait son centre de tri de courrier ailleurs, en Allemagne &#224; Leipzig ou en France &#224; Vatry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les exigences de DHL, des n&#233;gociations se sont ouvertes au sein du gouvernement f&#233;d&#233;ral et entre les trois gouvernements concern&#233;s. Toutes les heures, la radio belge tenait inform&#233; du d&#233;roulement des n&#233;gociations, qui dur&#232;rent des jours entiers voire une bonne partie des nuits ! Au sein des gouvernements, les avis &#233;tant partag&#233;s, on est pass&#233; &#224; deux doigts de la d&#233;mission du Premier ministre belge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, comme on est en Belgique, cette n&#233;gociation s'est doubl&#233;e d'une discussion sur le probl&#232;me linguistique. Comme DHL emploie actuellement 10 % de francophones et 90 % de n&#233;erlandophones, ne devrait-il pas y avoir dans les futurs postes cr&#233;&#233;s plus de francophones ? La Flandre mena&#231;a m&#234;me de r&#233;gionaliser l'a&#233;roport qui est situ&#233; sur son territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ajoutaient aussi les protestations des riverains de l'a&#233;roport qui d&#233;noncent le bruit et la pollution suppl&#233;mentaires qu'entrainerait une augmentation des vols en g&#233;n&#233;ral et des vols de nuit en particulier. Il faut dire que l'a&#233;roport de Zaventem est situ&#233; tout pr&#232;s de Bruxelles, que ces riverains luttent depuis des ann&#233;es contre le bruit des avions et qu'ils sont aussi... des &#233;lecteurs. Aucun ministre ne voulait prendre sur lui la d&#233;cision de ces vols suppl&#233;mentaires et l'impopularit&#233; qui irait avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, DHL, en expliquant qu'elle n'avait pas obtenu les autorisations n&#233;cessaires, a d&#233;cid&#233; d'implanter son centre intercontinental de tri du courrier ailleurs. Cette d&#233;cision rend non seulement caduque la cr&#233;ation de 1400 postes de travail, mais en plus entra&#238;nera la suppression de 900 &#224; 1350 emplois &#224; Bruxelles &#224; partir de 2008.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...pris avec philosophie par les gouvernements&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du c&#244;t&#233; de l'entreprise, l'annonce de cette d&#233;cision s'est faite sans triomphalisme ni coup de col&#232;re. A DHL, qui explique que l'entreprise &#171; &lt;em&gt;ne veut pas d&#233;signer l'un ou l'autre responsable dans l'&#233;chec des n&#233;gociations&lt;/em&gt; &#187;, les gouvernements ont r&#233;pondu, unis cette fois, &#171; &lt;em&gt;qu'ils regrettent la d&#233;cision de DHL...&lt;/em&gt; &#187;. Et du c&#244;t&#233; gouvernemental on explique que ce qui a guid&#233; le gouvernement, ce sont des pr&#233;occupations &#233;cologiques, la volont&#233; de limiter le bruit et la pollution. Un v&#233;ritable conte de f&#233;e qui transforme ces ministres en ardents d&#233;fenseurs de la nature, en &#233;cologistes plus verts que verts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il est difficile de conna&#238;tre ce qui s'est vraiment discut&#233; au sein des gouvernements et avec DHL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des travailleurs, le soir de l'annonce de l'&#233;chec des n&#233;gociations entre les gouvernements et l'entreprise, des d&#233;brayages ont eu lieu, des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales se sont tenues et les travailleurs ont bloqu&#233; une partie de la nuit le p&#233;riph&#233;rique qui passe devant l'a&#233;roport. Une r&#233;union des d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux de l'entreprise et de l'a&#233;roport a eu lieu lundi dernier. Ils ont d&#233;cid&#233; d'organiser vendredi 29 octobre &#171; une marche pour l'emploi &#187; &#224; Bruxelles o&#249; des travailleurs d'autres entreprises seraient associ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette initiative a rassembl&#233; 2000 personnes, des travailleurs de la STIB (transports publics de Bruxelles), en gr&#232;ve ce jour l&#224;, ont rejoint ceux de DHL apr&#232;s leur propre manifestation, ainsi que d'autres de la SNCB (chemins de fer) venus par solidarit&#233;. Des ouvriers de Volkswagen &#233;taient attendus, car il y a aussi des suppressions d'emplois programm&#233;es chez eux, mais finalement seule une d&#233;l&#233;gation syndicale &#233;tait pr&#233;sente. Aucune suite &#224; cette manifestation n'est pr&#233;vue (bien qu'&#224; la STIB, sous la pression des chauffeurs et des m&#233;caniciens les syndicats aient d&#251; appeler &#224; des journ&#233;es de gr&#232;ve pour les salaires et les conditions de travail). Pour l'instant DHL, et bien d'autres, peuvent continuer &#224; supprimer des emplois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 novembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul GALLER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Services : entr&#233;s dans la division internationale du travail
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Services-entres-dans-la-division-internationale-du-travail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Services-entres-dans-la-division-internationale-du-travail</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:19:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>Les d&#233;localisations ont longtemps &#233;t&#233; associ&#233;es aux emplois industriels. Telle usine fermait en France pour aller fabriquer dans un pays moins d&#233;velopp&#233; o&#249; le co&#251;t de la main d'&#339;uvre &#233;tait infiniment moins cher. Depuis quelques ann&#233;es, d'autres types d'emplois sont concern&#233;s. Cette nouvelle tendance frappe les esprits car ces emplois sont bien plus qualifi&#233;s. &lt;br /&gt;Les services, devenant des marchandises comme les autres, se sont en effet ouverts au commerce mondial gr&#226;ce au d&#233;veloppement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;localisations ont longtemps &#233;t&#233; associ&#233;es aux emplois industriels. Telle usine fermait en France pour aller fabriquer dans un pays moins d&#233;velopp&#233; o&#249; le co&#251;t de la main d'&#339;uvre &#233;tait infiniment moins cher. Depuis quelques ann&#233;es, d'autres types d'emplois sont concern&#233;s. Cette nouvelle tendance frappe les esprits car ces emplois sont bien plus qualifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services, devenant des marchandises comme les autres, se sont en effet ouverts au commerce mondial gr&#226;ce au d&#233;veloppement de l'Internet. La division internationale du travail s'&#233;largit toujours plus &#224; de nouveaux secteurs et met en concurrence des emplois jusqu'ici relativement prot&#233;g&#233;s au sein de leur pays. Des nations comme l'Inde ou la Chine forment aujourd'hui des informaticiens, des ing&#233;nieurs du niveau des sp&#233;cialistes europ&#233;ens ou am&#233;ricains. Les multinationales s'en sont d'abord servis en les faisant venir dans les pays occidentaux, en particulier aux Etats-Unis, mais aussi en Allemagne. Elles s'en servent maintenant de plus en plus en implantant l&#224;-bas une partie de leurs activit&#233;s de services. Ainsi comptabilit&#233;, service client&#232;le, radiologie, facturation, analyse financi&#232;re, &#233;laboration de logiciels, cr&#233;ations architecturales, recherche et d&#233;veloppement peuvent &#234;tre d&#233;sormais &#233;parpill&#233;s &#224; travers la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De quoi s'inqui&#233;ter...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CNUDED, organe de l'ONU pour les questions de commerce et d'investissement, pr&#233;voit dans une enqu&#234;te parue au printemps une cascade de d&#233;localisations dans les services. &#171; &lt;em&gt;Toute la gamme des services,&lt;/em&gt; conclut-elle,&lt;em&gt; depuis les relations avec le public jusqu'aux services administratifs, peut donner lieu &#224; d&#233;localisation. Les finances, la comptabilit&#233;, l'informatique, la gestion des ressources humaines et d'autres services de secr&#233;tariat interviennent dans quelque 60 % des projets actuels ou pr&#233;vus de d&#233;localisation des soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes interrog&#233;es. Un tiers des soci&#233;t&#233;s ont mentionn&#233; la d&#233;localisation de services de relations avec le public tels que les centres d'appels destin&#233;s &#224; la client&#232;le. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, aucun service n'est intouchable ; la plupart peuvent &#234;tre d&#233;localis&#233;s &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; une exag&#233;ration manifeste. Le nombre des emplois concern&#233;s ne repr&#233;sente que 0,5 % du total. Cependant, la tendance est incontestablement au d&#233;veloppement, et si elle fait couler beaucoup d'encre, c'est justement parce que de nouveaux m&#233;tiers se retrouvent ainsi sur le march&#233; mondial, touchant des professions, parfois tr&#232;s qualifi&#233;es, qui pouvaient se sentir &#224; l'abri. Le m&#233;decin de ville devra certes toujours se trouver &#224; proximit&#233; de son patient, mais il pourra interroger via Internet un sp&#233;cialiste indien ou un radiologue &#224; l'autre bout de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, des services encore publics comme La Poste, ou ex-publics comme France Telecom ne sont pas les derniers &#224; d&#233;localiser certaines de leurs activit&#233;s, essentiellement tout ce qui concerne les rapports avec la client&#232;le, service apr&#232;s vente, d&#233;pannage, etc. Ce ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent inqui&#232;te la population qui a l'impression qu'aucun emploi, aucune formation n'est &#224; l'abri de la concurrence mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...repartir en guerre...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es que l'activit&#233; des centres d'appel de grands groupes comme Orange, filiale de France Telecom, La Poste, ou le fournisseur d'acc&#232;s Internet Tiscali, sont d&#233;localis&#233;s au Maroc ou au S&#233;n&#233;gal, deux pays leaders en la mati&#232;re. Ces d&#233;localisations y auraient cr&#233;&#233; plusieurs milliers d'emplois. Main d'&#339;uvre qualifi&#233;e et francophone, infrastructures t&#233;l&#233;coms de qualit&#233;s, les rendent attirants pour les grandes soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant lorsqu'un client fran&#231;ais utilise les services d'une soci&#233;t&#233; fran&#231;aise (assistance technique, t&#233;l&#233;vente ou m&#234;me cellule de crise), il a deux fois sur dix affaire &#224; une entreprise offshore. Les co&#251;ts en sont de 30 &#224; 40 % moins chers par rapport &#224; un op&#233;rateur national. Le personnel d'un centre d'appel marocain per&#231;oit ainsi un salaire d'environ 400 &#8364; (le Smic local &#233;tant de 180 &#8364;), pour 44 heures de travail hebdomadaires. Et il est dipl&#244;m&#233; bac + 3 ou 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, ces centres d'appel se multiplient, le plus gros ayant embauch&#233; 900 personnes en deux ans, un autre est pass&#233; de 100 &#224; 700 employ&#233;s depuis 2002. Ces &#233;quipes se relaient 24 heures sur 24, toutes les 7 heures. Et devant cette affaire qui marche, le gouvernement s&#233;n&#233;galais a annonc&#233; son intention de faire des t&#233;l&#233;services un des moteurs de la croissance au cours des prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter toutefois que les d&#233;localisations ne se font pas uniquement dans des pays sous-d&#233;velopp&#233;s : aux c&#244;t&#233;s de l'Inde, ce sont des pays comme l'Irlande, le Canada, et Isra&#235;l qui sont les principaux b&#233;n&#233;ficiaires du ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy, qui s'est fait une sp&#233;cialit&#233; de surfer sur les peurs et les angoisses, est donc reparti en guerre sur le sujet et pr&#233;tend, pour mettre un soi disant coup d'arr&#234;t &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne, obliger les centres d'appel &#224; informer le client de leur lieu de domiciliation en d&#233;but de communication. Le futur pr&#233;sidentiable se donne l'air d'avoir des solutions aux probl&#232;mes qui inqui&#232;tent la population, m&#234;me si les rem&#232;des tiennent surtout du gadget. Annoncer que l'op&#233;rateur r&#233;pond du S&#233;n&#233;gal n'aura pas plus d'effet sur le client que s'il r&#233;pond de Marseille. D'autant plus que m&#234;me les x&#233;nophobes ou racistes qui seraient choqu&#233;s - heureusement, sans doute pas si nombreux que cela - n'auront gu&#232;re le choix s'ils veulent obtenir le service qu'ils cherchent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...ou plut&#244;t de se r&#233;jouir ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;localisation des services est certes r&#233;cente, mais elle se situe dans la droite ligne du d&#233;veloppement du capitalisme. Faut-il s'en plaindre, r&#233;clamer le rapatriement de ces emplois en France, fermer les fronti&#232;res ? Vieux d&#233;bats et vieux d&#233;mons, exploit&#233;s comme on l'a vu par des d&#233;magogues de tous poils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant la division internationale toujours plus pouss&#233;e du travail et la concentration plus grande de salari&#233;s dans de nombreux pays de la plan&#232;te va dans le sens de l'unification des salari&#233;s du monde entier, m&#234;me si elle se fait &#224; la fa&#231;on brutale du capitalisme. Alors, sans m&#234;me parler que ces d&#233;localisations ne concernent qu'une infime partie des emplois concern&#233;s, l'&#233;mergence dans ces pays d'une main d'&#339;uvre qualifi&#233;e et instruite aux c&#244;t&#233;s de la main d'&#339;uvre industrielle, les concentrations qu'elles supposent de salari&#233;s dans les pays accueillant ces activit&#233;s, sont plut&#244;t une raison d'esp&#233;rer un renouveau du mouvement ouvrier international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence VINON&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_134 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH234/eiffel-55190.gif?1787957902' width='400' height='234' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Textile : qui tire les fils ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Textile-qui-tire-les-fils</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Textile-qui-tire-les-fils</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:18:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Textile
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>Depuis les ann&#233;es 1980, les fermetures d'entreprises et les vagues de licenciements n'ont cess&#233; de se succ&#233;der dans le textile et l'habillement, frappant durement les r&#233;gions dont c'&#233;tait l'activit&#233; traditionnelle : le Nord, l'Est, le Massif Central, les Alpes... Bilan : la fili&#232;re, qui employait il y a trente ans pr&#232;s d'un million de salari&#233;s en France, n'en compte plus aujourd'hui que 198 000 (Le Monde, 23-09-03). &lt;br /&gt;Les patrons ont mis en cause la concurrence mondiale, en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Textile-+" rel="tag"&gt;Textile
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1980, les fermetures d'entreprises et les vagues de licenciements n'ont cess&#233; de se succ&#233;der dans le textile et l'habillement, frappant durement les r&#233;gions dont c'&#233;tait l'activit&#233; traditionnelle : le Nord, l'Est, le Massif Central, les Alpes... Bilan : la fili&#232;re, qui employait il y a trente ans pr&#232;s d'un million de salari&#233;s en France, n'en compte plus aujourd'hui que 198 000 (&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 23-09-03).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons ont mis en cause la concurrence mondiale, en particulier celle des pays pauvres, o&#249; la main d'&#339;uvre est beaucoup moins ch&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ne pas confondre d&#233;localisations... &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De fait, ils ont rapidement d&#233;localis&#233; une bonne partie de l'habillement vers des pays d'Europe de l'Est comme la Pologne et la Hongrie, et surtout vers la Tunisie et le Maroc. Ces pays ont l'avantage d'&#234;tre proche du march&#233; fran&#231;ais : des tissus fabriqu&#233;s en France traversent la M&#233;diterran&#233;e, puis font le voyage retour une fois transform&#233;s en v&#234;tements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le textile, cependant, la vague des d&#233;localisations a &#233;t&#233; moins massive. Les filatures de laine ont &#233;t&#233; les plus touch&#233;es, mais dans son ensemble, la fili&#232;re textile s'est rapidement modernis&#233;e au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es. Elle s'est sp&#233;cialis&#233;e dans de nouveaux tissus synth&#233;tiques et dans ce qu'on appelle les tissus techniques : ils servent dans l'industrie, dans le domaine m&#233;dical, dans la construction o&#249; ils peuvent &#234;tre ins&#233;r&#233;s &#224; la structure de routes ou de ponts... La France r&#233;alise 24 % de la production europ&#233;enne de tissus techniques, elle est au quatri&#232;me rang mondial derri&#232;re le Japon, les Etats-Unis et l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, depuis le &#171; plan textile &#187; de 1982, lanc&#233; au nom de la sauvegarde de l'emploi, les entreprises fran&#231;aises ont profit&#233; des multiples r&#233;ductions de charges sociales, pour investir et restructurer la production. Les aides vers&#233;es leur ont servi &#224; acheter du mat&#233;riel ultramoderne et c'est encore l'Etat qui a pay&#233; pour les d&#233;parts en pr&#233;retraite et les soi-disant plans de reconversion de la main d'&#339;uvre. La productivit&#233; ayant consid&#233;rablement augment&#233;, actuellement les industries textiles produisent toujours plus avec beaucoup moins de salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... et concentrations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fili&#232;re textile-habillement a d'ailleurs connu en r&#233;alit&#233; un &#233;pisode de forte concentration, en France et pour l'ensemble des pays d&#233;velopp&#233;s : beaucoup de petites entreprises ont disparu, au profit des grosses qui contr&#244;lent la quasi-totalit&#233; du march&#233; mondial. L'industrie textile mondiale est aujourd'hui entre les mains de 25 &#224; 30 grandes soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans bien d'autres secteurs industriels, les patrons du textile et de l'habillement agitent la menace de la concurrence des &#171; &#233;conomies &#233;mergentes &#187;. Mais loin de concurrencer r&#233;ellement ces firmes, les pays pauvres subissent leur chantage. Ils sont en concurrence les uns avec les autres &#224; qui sera le plus attractif par ses faibles co&#251;ts de main d'&#339;uvre. Et bien souvent, les d&#233;localisations se font d'un pays sous-d&#233;velopp&#233; vers un autre. La fili&#232;re textile-habillement du Maghreb et de la Turquie est concurrenc&#233;e par la Chine (qui pourrait repr&#233;senter d'ici peu environ 20 % des exportations mondiales de v&#234;tements) et par les pays de l'Est o&#249; les salaires sont aussi faibles, voire inf&#233;rieurs. Pendant que d'autres pays, pourtant producteurs de coton, comme ceux de l'Afrique de l'Ouest, restent d&#233;pourvus de toute industrie textile. Ce sont ces m&#234;mes g&#233;ants du textile qui choisissent o&#249; implanter leurs activit&#233;s et contr&#244;lent l'organisation du march&#233; mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces soci&#233;t&#233;s tirent ainsi les fils d'une production d&#233;sormais mondialis&#233;e, par l'exploitation des salari&#233;s d'ailleurs... et d'ici. Car dans les pays d&#233;velopp&#233;s, les salaires sont faibles aussi : aux Etats-Unis, l'industrie du textile fait massivement appel &#224; des femmes non syndiqu&#233;es, des Noirs et des Hispaniques qui re&#231;oivent des salaires bien en de&#231;&#224; de ceux pratiqu&#233;s dans plusieurs pays d'Europe occidentale et du Japon. Et en France, le taux de salaire moyen dans la fili&#232;re, proche du Smic, est le plus bas de l'industrie. Sans parler des salaires en vigueur &#224; Paris m&#234;me, o&#249; des travailleurs clandestins, en majorit&#233; turcs ou chinois, &#339;uvrent pour des marques bien connues telles que Creeks ou Kooka&#239;. 5 000 entreprises de moins de 50 salari&#233;s dans le Sentier r&#233;alisent 15 &#224; 20 % des v&#234;tements fabriqu&#233;s en France (&lt;em&gt;Alternatives Economiques&lt;/em&gt;, juin 2002). Une autre fa&#231;on de d&#233;localiser vers les bas salaires... en restant sur place !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH246/rapatriement-bdb9c.gif?1787957902' width='350' height='246' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sales coups et petite cuisine
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sales-coups-et-petite-cuisine</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sales-coups-et-petite-cuisine</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:16:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>C&#244;t&#233; patronal, une recette - pas toute nouvelle - fait fureur depuis cet &#233;t&#233;. Il s'agit du chantage &#224; la d&#233;localisation. Pour cela : se munir d'un patron cherchant &#224; augmenter ses profits (se trouve tr&#232;s facilement dans les entreprises petites et grandes), d'un taux de ch&#244;mage &#233;lev&#233; qui accro&#238;t la vuln&#233;rabilit&#233; des salari&#233;s et, pour relever le tout, de syndicats dociles. Agiter ensuite la menace de d&#233;localisation pour faire pression sur les salaires et le temps de travail. Le tour&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C&#244;t&#233; patronal, une recette - pas toute nouvelle - fait fureur depuis cet &#233;t&#233;. Il s'agit du chantage &#224; la d&#233;localisation. Pour cela : se munir d'un patron cherchant &#224; augmenter ses profits (se trouve tr&#232;s facilement dans les entreprises petites et grandes), d'un taux de ch&#244;mage &#233;lev&#233; qui accro&#238;t la vuln&#233;rabilit&#233; des salari&#233;s et, pour relever le tout, de syndicats dociles. Agiter ensuite la menace de d&#233;localisation pour faire pression sur les salaires et le temps de travail. Le tour est jou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir annonc&#233; son intention de d&#233;localiser la production, le patron de l'usine de V&#233;nissieux du groupe Bosch s'est dit pr&#234;t &#224; n&#233;gocier si les ouvriers consentaient &#224; une modification de leur contrat de travail. R&#233;sultat : 36 heures de travail pay&#233;es 35 par le biais d'une suppression de jours de RTT, mod&#233;ration salariale pendant 3 ans, r&#233;duction de la majoration des heures de nuit. Soit une baisse de 12 % des co&#251;ts salariaux. La direction, dans sa grande magnanimit&#233;, affirme avoir &#171; sauv&#233; &#187; 190 emplois sur les 300 suppressions pr&#233;vues d'ici &#224; 2007&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les chiffres sont extraits d'un article du Monde du 10/9/2004 &#171; Bosch, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Faut-il comprendre qu'il est toujours question de 110 suppressions de postes ? C&#244;t&#233; syndical, le d&#233;l&#233;gu&#233; CFDT affirme pourtant que les ouvriers de Rodez eux aussi &#171; &lt;em&gt;devront faire des efforts s'ils veulent conserver leurs lignes de montage&lt;/em&gt; &#187;, et encore que &#171; &lt;em&gt;la demande de la direction n'&#233;tait pas de travailler plus&lt;/em&gt; (ben voyons !), &lt;em&gt;mais de trouver les moyens de devenir plus comp&#233;titifs pour garantir notre avenir&lt;/em&gt; (sic) &#187;. Avec des syndicalistes aussi combatifs, pas &#233;tonnant que des patrons d&#233;clarent en avoir&lt;em&gt; &#171; marre de faire du social en France&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit l&#224; d'une citation de deux patrons dans une interview &#224; Lib&#233;ration (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une recette qui fait mouche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s juillet, Doux - num&#233;ro un de la volaille en France - supprimait &#224; son tour 23 jours de RTT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;p&#234;che AFP 25/10/2004&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Puis vint le tour de Perrier. La direction pr&#233;voyait 1047 d&#233;parts anticip&#233;s d'ici &#224; 2007, dont 356 sur le site de Verg&#232;ze. En quatre ans, le groupe a d&#233;j&#224; supprim&#233; 800 postes sur ce site. Par ailleurs, il est aussi question de remplacer les bouteilles en verre par d'autres en plastique, ce qui menacerait l'emploi des 520 salari&#233;s de la verrerie du Languedoc&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde 23/9/2004 ; 28/9/2004&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Pourtant, l'entreprise se porte bien. La CGT a refus&#233; de signer ce projet, contrairement aux autres syndicats, faisant jouer son droit d'opposition. Scandale ! Bernard Thibault s'est heureusement empress&#233; d'intervenir pour &#171; d&#233;bloquer la situation &#187;. R&#233;sultat des courses : les syndicats se retrouvent &#224; cog&#233;rer le plan de diminution de postes sans que les ouvriers de l'usine n'aient de quelconque garanties quant &#224; leur avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recette pla&#238;t aussi beaucoup en Allemagne. Apr&#232;s Siemens et Daimler Chrysler, &#231;a a &#233;t&#233; au tour de Volkswagen d'user des pires menaces pour obtenir la r&#233;duction des co&#251;ts salariaux. D&#233;but septembre, le directeur financier du premier constructeur mondial de voitures d&#233;clarait que 30 000 emplois &#233;taient menac&#233;s si un gel des salaires n'&#233;tait pas accept&#233;. Malgr&#233; quelques d&#233;brayages, les syndicats viennent d'avaliser un projet pr&#233;voyant une plus grande flexibilit&#233;, le gel des salaires sur 2 ans et une r&#233;mun&#233;ration &#224; l'embauche plus faible&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde 5/11/2004&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;localisations ont bon dos. Elles servent &#224; justifier - alors m&#234;me qu'elles ne sont parfois pas r&#233;ellement programm&#233;es - toutes sortes de chantages. Devant la menace les salari&#233;s c&#232;dent parfois. Mais le r&#244;le des syndicats serait de tenter d'imposer aux patrons un autre rapport de force, en particulier dans une situation o&#249; les profits sont en hausse. Ne pas l'essayer est un choix politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;A la pointe des luttes... Raffarin ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du gouvernement, on s'est pourtant offusqu&#233; des termes dans lesquels les &#171; n&#233;gociations &#187; se sont faites &#224; Bosch. Depuis, il n'est plus question que de lutte contre les d&#233;localisations. Et quelle lutte ! Bravant tous les obstacles, ne rechignant pas &#224; louper quelques cocktails mondains avec Ernest Antoine Seilli&#232;re, le gouvernement s'est attel&#233; corps et &#226;me &#224; lutter contre le chantage patronal. Apr&#232;s de longues nuits blanches, un projet courageux a vu jour. Lorsque - comme c'est le cas pour certains centres d'appels - des op&#233;rateurs emploient des sous-traitants &#224; l'&#233;tranger, les salari&#233;s au bout du fil seront d&#233;sormais tenus d'informer la client&#232;le du lieu o&#249; ils se situent. &#171; Rabat, je vous &#233;coute &#187;. Un projet aussi fougueux ne peut que susciter l'admiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est encore rien. Il est aussi question de cr&#233;er des p&#244;les de comp&#233;titivit&#233; pour, para&#238;t-il, fixer l'emploi dans certaines r&#233;gions. Ces zones b&#233;n&#233;ficieront d'exon&#233;rations d'imp&#244;ts, d'all&#233;gements de charges sociales et de subventions publiques. Patrons, craignez le courroux gouvernemental, si vous usez encore de telles menaces, sachez que vous serez arros&#233;s de subventions...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les salons, tout le beau monde s'interroge : Raffarin et Sarkozy sont-ils devenus r&#233;volutionnaires ? Dans leur lutte pour l'emploi, ils campent ferme. Ils donnent m&#234;me l'exemple. La loi Aubry avait instaur&#233; un contingent de 130 heures suppl&#233;mentaires, la loi Fillon l'a rapport&#233; &#224; 180, d&#233;sormais Larcher parle d'augmenter encore ce quota pour atteindre 200, voire 230 heures suppl&#233;mentaires ! Retour aux 40 heures, avec baisse de la majoration des heures suppl&#233;mentaires. Le patronat est p&#233;trifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le patronat et le gouvernement le chantage aux d&#233;localisations est un pr&#233;texte r&#234;v&#233; pour faire travailler plus et diminuer les salaires. Rien de tr&#232;s &#233;tonnant. Pour de nombreux travailleurs, plus troublante est l'attitude des conf&#233;d&#233;rations syndicales qui rentrent dans ce jeu. Mais cela ne les emp&#234;chera pas forc&#233;ment de se battre, tout en sachant sur qui ils ne pourront pas compter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clara SOLDINI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les chiffres sont extraits d'un article du Monde du 10/9/2004 &#171; Bosch, retour &#224; V&#233;nissieux &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il s'agit l&#224; d'une citation de deux patrons dans une interview &#224; Lib&#233;ration donnant les raisons pour lesquelles ils d&#233;localisent au Maroc. 25/10/2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D&#233;p&#234;che AFP 25/10/2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde 23/9/2004 ; 28/9/2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Monde 5/11/2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Pourquoi le patronat ne d&#233;localise pas tant que &#231;a
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Pourquoi-le-patronat-ne-delocalise-pas-tant-que-ca</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Pourquoi-le-patronat-ne-delocalise-pas-tant-que-ca</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:12:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>On n'a de cesse de nous le r&#233;p&#233;ter : les co&#251;ts salariaux dans les pays sous-d&#233;velopp&#233;s sont dix fois, parfois vingt fois inf&#233;rieurs &#224; ceux des pays industrialis&#233;s. Cotisations sociales faibles ou inexistantes, bas niveau de vie, taux de change disproportionn&#233;s : tout concourt &#224; faire du Tiers-Monde l'eldorado des exploiteurs. Selon l'Union des banques suisses (qui en conna&#238;t un rayon en la mati&#232;re) le co&#251;t horaire du travail varierait en moyenne de 21,7 $ &#224; New-York et 13,7 &#224; Paris,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On n'a de cesse de nous le r&#233;p&#233;ter : les co&#251;ts salariaux dans les pays sous-d&#233;velopp&#233;s sont dix fois, parfois vingt fois inf&#233;rieurs &#224; ceux des pays industrialis&#233;s. Cotisations sociales faibles ou inexistantes, bas niveau de vie, taux de change disproportionn&#233;s : tout concourt &#224; faire du Tiers-Monde l'eldorado des exploiteurs. Selon l'Union des banques suisses (qui en conna&#238;t un rayon en la mati&#232;re) le co&#251;t horaire du travail varierait en moyenne de 21,7 $ &#224; New-York et 13,7 &#224; Paris, &#224; 1,8 &#224; Bucarest et &#224; Bangkok, 2,3 &#224; Mexico et 3,3 &#224; Shangha&#239;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bien entendu, on n'investit pas seulement &#224; l'&#233;tranger pour profiter des bas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Alors, qu'attendent-ils pour s'envoler ? Pourquoi le patronat fran&#231;ais, par exemple, ne plie-t-il pas massivement bagage pour aller s'installer dans les pays pauvres ? C'est qu'il existe aussi de puissantes forces, qui inversement, incitent les entreprises de tous poils &#224; demeurer implant&#233;es dans les pays d&#233;velopp&#233;s. A l'arriv&#233;e, le red&#233;ploiement vers le Tiers-monde reste limit&#233;, en tout cas en ce qui concerne la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&#176; Le co&#251;t du travail n'est pas tout&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple tir&#233; de l'industrie textile, dans les ann&#233;es 90, &#233;claire la question : en Indon&#233;sie, le co&#251;t du travail est 10 fois inf&#233;rieur &#224; celui de la France. Pourtant, le prix de revient d'un chemisier en polyester est seulement 18% plus faible. Car non seulement la main d'&#339;uvre indon&#233;sienne est moins form&#233;e, mais la d&#233;localisation entra&#238;ne divers surco&#251;ts de transport, de douane, d'interm&#233;diaires, un taux de malfa&#231;ons plus &#233;lev&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, m&#234;me dans une industrie de main d'&#339;uvre comme le textile, les avantages sont moins spectaculaires qu'il n'y para&#238;t. Notamment parce que le patronat ne trouve pas dans les pays pauvres le m&#234;me vivier de salari&#233;s et de ch&#244;meurs qualifi&#233;s, voire surqualifi&#233;s, qui existe en Occident. D&#233;pourvus d'un syst&#232;me &#233;ducatif de qualit&#233;, ces pays sont surtout riches en main d'&#339;uvre non qualifi&#233;e, peu alphab&#233;tis&#233;e... pr&#233;cis&#233;ment celle que l'automatisation des processus de production rend de moins en moins n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&#176; Le Sud, c'est dangereux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons n'ont pas en t&#234;te que la rentabilit&#233; : la liquidit&#233; (pouvoir &#171; reprendre ses billes &#187; &#224; tout moment) et le risque comptent beaucoup. Cr&#233;er un site de production dans le Tiers-monde, c'est immobiliser des capitaux pour des ann&#233;es dans un contexte incertain : guerre civile, &#233;meutes ou terrorisme peuvent an&#233;antir les espoirs de profit. Qui pouvait pr&#233;voir l'implosion de la C&#244;te d'Ivoire ou les pillages en Argentine ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3&#176; Adieu les services publics&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a dit que le patronat n'aimait pas les services publics ? Au contraire, des routes qui ne sont pas coup&#233;es &#224; la saison des pluies, une &#233;lectricit&#233; qui arrive 24h sur 24, un t&#233;l&#233;phone qui fonctionne, des pompiers qui &#233;teignent les incendies, une police qui court apr&#232;s les voleurs, tout cela est essentiel &#224; la bonne marche du capitalisme. Sans parler de &#171; l'environnement institutionnel &#187; au sens large : si le droit de propri&#233;t&#233; est sujet &#224; interpr&#233;tation (comme en Chine ou en Russie), si la famille du satrape local pioche dans les comptes des entreprises, si les juges donnent raison au dernier qui les a soudoy&#233;s, la d&#233;localisation se transforme en aventure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4&#176; Les sous-traitants sont d&#233;loyaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;localiser sans investir, c'est possible : le recours &#224; la sous-traitance le permet. Seul b&#233;mol, le capitaliste qui s'adresse &#224; un sous-traitant s'adresse &#224;... un autre capitaliste. Trouver un sous-traitant qui tient ses d&#233;lais et respecte des normes de qualit&#233; n'est para&#238;t-il pas une mince affaire. Certes, le rapport de force est g&#233;n&#233;ralement favorable au donneur d'ordre. Sauf quand les sous-traitants grossissent et se concentrent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, qu'on fasse des jeans, des t&#233;l&#233;viseurs, des cosm&#233;tiques ou des pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es d'automobiles, s'adresser &#224; un sous-traitant, c'est lui donner les recettes de fabrication d'un produit qui a pu co&#251;ter des fortunes en recherche et d&#233;veloppement, d'une marque dans laquelle on a investi des milliards en publicit&#233;. Et qui est souvent vendu &#224; un prix tr&#232;s largement sup&#233;rieur &#224; son prix de revient. La sous-traitance fait &#233;merger des concurrents parfois l&#233;gaux, parfois ill&#233;gaux quand ils inondent le march&#233; de contrefa&#231;ons, copies conformes du produit original &#224; prix cass&#233;. La t&#233;l&#233;vision nous abreuve suffisamment de cours de morale sur le sujet pour qu'on mesure l'&#233;tendue du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'informatique, par exemple, les g&#233;ants mondiaux se contentent souvent de sous-traiter des op&#233;rations secondaires d'assemblage pour conserver en interne les activit&#233;s innovantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5&#176; Le cauchemar des stocks&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui dit d&#233;localisation dit immobilisation. Toute la production qui attend sur les quais, qui voyage sur les bateaux, qui subit les formalit&#233;s de douane, c'est du &#171; stock mort &#187; pour le capitaliste, du capital qui v&#233;g&#232;te sans faire de profit (et qu'il faut en plus assurer). La &#171; rotation du capital &#187; est ralentie par les d&#233;lais de transport et moins le capital tourne, moins il est rentable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure du &#171; z&#233;ro stock &#187;, du &#171; juste &#224; temps &#187;, du &#171; flux tendu &#187; et du &#171; business on demand &#187;, l'allongement des distances est un param&#232;tre que les industriels prennent forc&#233;ment en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6&#176; Mac Do ne peut pas d&#233;localiser&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays industrialis&#233;s sont d&#233;sormais essentiellement domin&#233;s par les activit&#233;s de service. Celles-ci peuvent certes &#234;tre &#233;tendues ou reproduites hors des fronti&#232;res mais, pour beaucoup en tout cas, pas d&#233;localis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les cha&#238;nes d'h&#244;tellerie, de restauration, de distribution pourraient-elles d&#233;localiser ? Les prestataires de services informatiques qui interviennent sur site ? Le BTP ? Les cliniques ? Les parcs d'attraction ? Les a&#233;roports ? Le nettoyage ? On n'en finirait pas d'&#233;grener la liste d'entreprises allergiques &#224; l'&#233;migration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7&#176; Les taux de change sont farceurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Euro fort aujourd'hui, plongeon demain... Le flottement anarchique des taux de change qui r&#232;gne depuis 30 ans cr&#233;e bien du souci aux amateurs de d&#233;localisation. Le salari&#233; asiatique qui co&#251;te 10 fois moins cher que le fran&#231;ais aujourd'hui (en monnaie locale) reviendra peut-&#234;tre seulement 3 fois moins cher si l'euro replonge (ou si, comme il semble, la Chine doit consentir &#224; r&#233;&#233;valuer le Yuan sous la pression am&#233;ricaine). Pas forc&#233;ment de quoi justifier le voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Investir dans la production, c'est anticiper la rentabilit&#233; des capitaux des ann&#233;es &#224; l'avance. Avec des monnaies qui font le yo-yo, ce n'est pas une mince affaire !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Donc des capitalistes pas press&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont l&#224; que quelques aspects de la question, mais ils permettent de r&#233;aliser &#224; quel point il est simpliste de tout r&#233;sumer &#224; une affaire de salaires plus hauts ou plus bas. Si tout d&#233;pend des salaires, pourquoi Toyota a-t-elle cr&#233;&#233; un site de production &#224; Onnaing pr&#232;s de Valenciennes ? Pas seulement pour empocher des subventions r&#233;gionales et europ&#233;ennes, mais aussi pour &#234;tre plus pr&#232;s de ses acheteurs, pour &#233;couler plus facilement sa production via les autoroutes, les chemins de fer et le tunnel sous la manche, pour ne pas payer de droits de douanes en entrant dans l'Union europ&#233;enne, pour recruter une main d'&#339;uvre qualifi&#233;e et se rapprocher de ses principaux &#233;quipementiers. Autant de raisons qui expliquent aussi que les industriels fran&#231;ais ne sont pas si enclins &#224; partir qu'ils le clament &#224; qui veut l'entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs si le patronat fran&#231;ais d&#233;localisait tant que &#231;a, il faudrait bien qu'il r&#233;importe tout ce qu'il fabriquerait d&#233;sormais &#224; l'&#233;tranger. A la longue les importations fran&#231;aises l'emporteraient de plus en plus sur les exportations. Or c'est l'inverse qui se produit : apr&#232;s avoir r&#233;guli&#232;rement enregistr&#233; des d&#233;ficits commerciaux jusqu'aux d&#233;but des ann&#233;es 90, la France est aujourd'hui exc&#233;dentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les produits issus du Sud-Est asiatique, d'Afrique du Nord ou d'Europe de l'Est se multiplient dans les rayonnages au point de donner le sentiment d'une migration massive de l'industrie. Mais cette impression est trompeuse : la contrepartie, ce sont des masses de produits fabriqu&#233;s en France ou dans l'Union europ&#233;enne et commercialis&#233;s sur toute la plan&#232;te. Le ph&#233;nom&#232;ne est &#233;videmment moins visible de chez soi, d'autant qu'il s'agit bien souvent de biens d'&#233;quipement lourds, d'armements, de syst&#232;mes informatiques, de logiciels ou de simples composants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce &#224; dire que les salari&#233;s victimes de d&#233;localisations ont r&#234;v&#233; ? Certainement pas. Mais leur cas n'est qu'un aspect minoritaire d'un ph&#233;nom&#232;ne plus g&#233;n&#233;ral, celui des licenciements. Prenons le cas extr&#234;me du textile fran&#231;ais : apr&#232;s 1974, il a perdu en 20 ans 50 % de ses emplois. Sans aucune importation (donc, sans d&#233;localisation) il en aurait quand m&#234;me perdu un tiers par le biais de l'automatisation. Ce n'est donc pas contre l'ouvrier(e) de Tunisie, de Tha&#239;lande ou de Pologne qu'il faut lutter, mais contre les licenciements, pour la baisse du temps de travail sans perte de salaire, pour que le travailleur ne soit pas la variable d'ajustement du syst&#232;me capitaliste, qu'on jette apr&#232;s l'avoir exploit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_133 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH254/bombes-dab19.gif?1787888203' width='350' height='254' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Bien entendu, on n'investit pas seulement &#224; l'&#233;tranger pour profiter des bas salaires, mais aussi pour &#233;couler sur place ce qu'on produit. Mais dans ce cas-l&#224;, on n'en a pas moins besoin de continuer &#224; produire en France pour le march&#233; fran&#231;ais et on ne voit pas en quoi cela supprime des emplois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Delocalisations-chomage-et-demagogie-chauvine</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Delocalisations-chomage-et-demagogie-chauvine</guid>
		<dc:date>2004-11-14T18:11:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;localisations
</dc:subject>

		<description>Les d&#233;localisations sont-elles responsables du ch&#244;mage en France ? Voil&#224; bien une fausse &#233;vidence qui est malheureusement dans trop de t&#234;tes. &lt;br /&gt;Car si les d&#233;localisations sont &#233;videmment douloureuses pour les travailleurs qui les subissent, et juteuses pour ceux qui les d&#233;cident, elles ne repr&#233;sentent pas grand-chose dans la masse totale des suppressions d'emplois. &lt;br /&gt;Selon la Direction des relations &#233;conomiques ext&#233;rieures, une officine du minist&#232;re des finances, les d&#233;localisations&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Delocalisations-chomage-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;localisations, ch&#244;mage et d&#233;magogie chauvine
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Delocalisations-+" rel="tag"&gt;D&#233;localisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;localisations sont-elles responsables du ch&#244;mage en France ? Voil&#224; bien une fausse &#233;vidence qui est malheureusement dans trop de t&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si les d&#233;localisations sont &#233;videmment douloureuses pour les travailleurs qui les subissent, et juteuses pour ceux qui les d&#233;cident, elles ne repr&#233;sentent pas grand-chose dans la masse totale des suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la Direction des relations &#233;conomiques ext&#233;rieures, une officine du minist&#232;re des finances, les d&#233;localisations ont repr&#233;sent&#233; entre 1997 et 2001 moins de 4 % des investissements directs des entreprises fran&#231;aises &#224; l'&#233;tranger, et seraient li&#233;es &#224; moins de 5 % des suppressions d'emplois. L'&#233;crasante majorit&#233; des licenciements sont le r&#233;sultat ni de faillites d'entreprises ni de d&#233;localisation de leurs activit&#233;s, mais de leurs efforts pour &#234;tre toujours plus productives en comprimant les effectifs et la masse salariale. L'app&#226;t du gain prend bien d'autres formes que le seul transfert d'activit&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La classe ouvri&#232;re fran&#231;aise reste une poule aux &#339;ufs d'or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Chine a &#233;t&#233; le second destinataire des investissements directs &#224; l'&#233;tranger en 2002 (les IDE, qui recouvrent aussi bien les simples achats d'entreprises, les fusions acquisitions, que les investissements productifs directs). Mais juste derri&#232;re elle, il y avait... la France, avec 51,5 milliards d'euros ! Le premier, lui, &#233;tant ind&#233;boulonnable : c'est... le Luxembourg, &#224; cause des transferts de domiciliation des entreprises, attir&#233;es par ce paradis fiscal de droit europ&#233;en, mais personne n'ose parler des d&#233;localisations au Luxembourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela signifie que de plus en plus de travailleurs en France sont employ&#233;s par des groupes &#233;trangers : un rapport du Commissariat du Plan de mars 2004 indique que 15 % des salari&#233;s dans ce pays, soit 2 millions de personnes, travaillent pour des filiales de groupes &#233;trangers, les groupes fran&#231;ais faisant travailler, eux, 3,5 millions de personnes hors de l'Hexagone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les investissements &#233;trangers accueillis par la Chine, visent souvent moins son march&#233; int&#233;rieur qu'&#224; faire de son territoire une plate-forme de montage de biens, destin&#233;s ensuite &#224; la r&#233;exportation. C'est pourquoi la Chine est souvent pr&#233;sent&#233;e, avec pas mal d'exag&#233;ration, comme le nouvel &#171; atelier du monde &#187;, et ce gr&#226;ce &#224; sa main d'&#339;uvre peu ch&#232;re. Pourtant le march&#233; fran&#231;ais est autrement plus attractif que le march&#233; chinois et, malgr&#233; toutes les diff&#233;rences &#233;videntes de condition avec la Chine, la classe ouvri&#232;re est donc un fort bon investissement en France aussi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, selon la revue &lt;em&gt;Alternatives &#233;conomiques&lt;/em&gt;, entre 1985 et 2001, le co&#251;t salarial horaire dans les entreprises a augment&#233; de 56,9 % en France, de 101,6 % dans l'Union europ&#233;enne, et de... 470 % en Cor&#233;e. D'apr&#232;s la m&#234;me revue, la dur&#233;e hebdomadaire de travail en 2000 &#233;tait de 36,1 heures contre 36,4 dans l'Union europ&#233;enne, il y avait 13,8 % de CDD contre 11,4 % dans l'Union europ&#233;enne. Bas salaires, dur&#233;e du travail, flexibilit&#233;, d&#233;cid&#233;ment les patrons fran&#231;ais ne sont pas plus mal lotis que les autres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, en France, la productivit&#233; est forte. Selon un dossier de septembre 2004 &lt;em&gt;d'Alternatives &#233;conomiques&lt;/em&gt;, la productivit&#233; horaire du travail, par habitant, en France, a augment&#233; de 83 % entre 1970 et 2000, contre 38 % aux Etats-Unis. Quant &#224; la fiscalit&#233; sur les entreprises, si le gouvernement parle de la n&#233;cessit&#233; de l'all&#233;ger, elle est largement compens&#233;e par une masse croissante de subventions en tout genre et surtout, ce n'est pas un mince d&#233;tail, par des infrastructures publiques gratuites et de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indicateur qu'est le commerce international ne trompe donc pas. La France, et sp&#233;cialement son industrie, est exc&#233;dentaire depuis de longues ann&#233;es. Exactement comme l'Union europ&#233;enne &#171; &#224; 15 &#187;, d&#233;ficitaire avec la Chine, &#224; laquelle elle ach&#232;te des produits &#224; bas co&#251;t, mais tr&#232;s nettement exc&#233;dentaire aussi bien avec les pays d'Europe centrale et orientale (les &#171; PECO &#187;) qu'avec la Turquie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quand les d&#233;magogues d&#233;localisent les probl&#232;mes...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors pourquoi toutes sortes de politiciens &#224; la chasse aux voix, de Sarkozy &#224; Fabius, en passant par leur bord droit - le Front national - et leur bord gauche - le PCF malheureusement - insistent-ils tant sur les d&#233;localisations ? Pendant que les entreprises fran&#231;aises fermeraient massivement des usines en France pour les ouvrir en Chine, en Turquie ou en Roumanie, les march&#233;s occidentaux seraient submerg&#233;s de produits &#233;trangers vendus &#224; bas prix. La m&#234;me peur qu'attisait Marine Le Pen, aux derni&#232;res &#233;lections r&#233;gionales, sur des affiches montrant un travailleur fran&#231;ais &#224; la rue et cachant mal sa nudit&#233; dans un carton &#171; made in China &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on voulait prendre au s&#233;rieux leur d&#233;magogie, on pourrait &#224; la rigueur conc&#233;der que derri&#232;re les d&#233;localisations au v&#233;ritable sens du terme (transfert d'une activit&#233; &#224; l'&#233;tranger, pour servir le m&#234;me march&#233;) il y a un mouvement plus g&#233;n&#233;ral et massif de d&#233;placement d'une partie de l'activit&#233; &#233;conomique des pays d&#233;velopp&#233;s vers certains pays pauvres, disposant en abondance d'une main d'&#339;uvre &#224; bas salaires (&#224; relativiser d'ailleurs puisque selon la Direction des relations &#233;conomiques ext&#233;rieures seuls 4 % des IDE fran&#231;ais, 61 milliards d'euros au total en 2003, se font vers les pays &#171; en d&#233;veloppement &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trusts des grands pays industrialis&#233;s suivent une strat&#233;gie de r&#233;organisation de la division mondiale du travail, qu'ils ne subissent pas mais dominent. Ils ont d&#233;plac&#233; une partie de l'activit&#233; industrielle ancienne en faisant ou laissant produire par des pays pauvres des marchandises &#224; bon march&#233; pour de faibles profits, et ont organis&#233; une mont&#233;e en gamme dans les pays &#171; riches &#187;, en se r&#233;servant la possibilit&#233; d'y d&#233;velopper des activit&#233;s &#224; forte valeur ajout&#233;e, et &#224; fort contenu technologique, activit&#233;s dont ces trusts ont justement le monopole. Une telle position dominante d'imp&#233;rialisme dynamique et en expansion, une bourgeoisie puissante comme celle de la France l'a encore renforc&#233;e en menant une guerre de longue haleine contre les travailleurs sur son propre sol : stagnation des salaires, pr&#233;carit&#233;, flexibilit&#233;, intensification du travail, le &#171; co&#251;t &#187; des ouvriers a au mieux stagn&#233;, leur productivit&#233; a fortement augment&#233;. S'il y a du ch&#244;mage en France, ce n'est certes pas &#224; cause de la concurrence internationale, mais de la rapacit&#233; des entreprises fran&#231;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement on comprend bien que des Fabius ou des Sarkozy aiment agiter l'&#233;pouvantail des d&#233;localisations, avec des tr&#233;molos de compassion dans la voix pour les ouvriers. Pile ils se donnent l'air de faire du social, face ils d&#233;signent l'arbre des d&#233;localisations qui cache la for&#234;t des suppressions d'emplois, blanchissent le patronat fran&#231;ais, et diffusent un sentiment de fatalisme... certainement injustifi&#233; &#224; la vue de l'opulence actuelle de la bourgeoisie fran&#231;aise et de la prosp&#233;rit&#233; des affaires qu'elle &#233;tend &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 novembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH249/graph1-8cc91.gif?1787957902' width='400' height='249' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Co&#251;t horaire moyen de la main d'&#339;uvre dans l'industrie manufacturi&#232;re, en dollars par heure&lt;/strong&gt; (source : US department of labor, sept. 2002)&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH249/graph2-d7ebb.gif?1787957902' width='400' height='249' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Salaire brut horaire dans plusieurs villes de la plan&#232;te, en dollars&lt;/strong&gt; (source : banque UBS cit&#233;e par Alternatives &#233;conomiques), en 2003&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH284/cartion-63034.gif?1787957902' width='350' height='284' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
