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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Bataille de chiffonniers entre industriels de l'agroalimentaire et la grande distribution
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Grande distribution
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		<description>C'est le 15 janvier que doivent s'achever les n&#233;gociations commerciales annuelles entre les industriels de l'agroalimentaire et ceux de la grande distribution. C'est dans ce cadre que ces derniers essaient de porter le d&#233;bat sur la place publique pour tenter d'obtenir l'appui des consommateurs et de l'opinion. Carrefour a ouvert le feu en annon&#231;ant qu'il arr&#234;terait de vendre des produits du groupe PepsiCo (Lipton, Pepsi-Cola, chips Lay's, les Doritos ou encore les biscuits ap&#233;ro&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le 15 janvier que doivent s'achever les n&#233;gociations commerciales annuelles entre les industriels de l'agroalimentaire et ceux de la grande distribution. C'est dans ce cadre que ces derniers essaient de porter le d&#233;bat sur la place publique pour tenter d'obtenir l'appui des consommateurs et de l'opinion. Carrefour a ouvert le feu en annon&#231;ant qu'il arr&#234;terait de vendre des produits du groupe PepsiCo (Lipton, Pepsi-Cola, chips Lay's, les Doritos ou encore les biscuits ap&#233;ro B&#233;n&#233;nuts) dans ses supermarch&#233;s pour protester contre la hausse des prix demand&#233;e par l'industriel. &#171; Nous ne vendons plus cette marque pour cause de hausse de prix inacceptable. Veuillez nous excuser pour la g&#234;ne occasionn&#233;e &#187;, sera-t-il d&#233;sormais &#233;crit dans les magasins Carrefour, sur tous les produits du groupe PepsiCo. Michel-&#201;douard Leclerc s'est dit &#171; tent&#233; &#187; de faire la m&#234;me chose. Il accuse les multinationales de vouloir faire grimper les prix de mani&#232;re &#171; incongrue &#187; : &#171; 23 % sur l'huile &#187;, &#171; 11 % sur les tablettes de chocolat, 10 % sur les sauces chaudes, 18 % sur les jus de fruits, 8 % pour le champagne. &#187; Mais, avant d'en arriver l&#224;, il pr&#233;f&#232;re utiliser d'autres moyens de persuasion, par exemple leur laisser miroiter une augmentation des volumes vendus en cas de baisse des prix. Il assure qu'il va &#171; mettre les gants de boxe &#187; face aux industriels. Tout ce cin&#233;ma se fait, bien entendu, au nom de la d&#233;fense du consommateur et du pouvoir d'achat des plus modestes. Mais ces grands philanthropes n'ont qu'un seul objectif : arrondir leurs b&#233;n&#233;fices sur le dos de la client&#232;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Quand Casino joue au Monopoly
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Grande distribution
</dc:subject>

		<description>Des salari&#233;s de Casino et leurs soutiens ont manifest&#233; &#224; Saint-&#201;tienne dimanche 17 d&#233;cembre. Ils craignent pour les emplois, car le groupe s'appr&#234;te &#224; c&#233;der ou fermer ses magasins en raison d'une dette estim&#233;e entre 7 et 12 milliards ! Des syndicats d&#233;noncent les actionnaires et la direction qui ont jou&#233; avec la peau de 50 000 travailleurs. Ceux-ci n'ont rien &#224; attendre des promesses du ministre de l'&#201;conomie Bruno Le Maire, qui fait mine de cornaquer les n&#233;gociations avec Carrefour,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des salari&#233;s de Casino et leurs soutiens ont manifest&#233; &#224; Saint-&#201;tienne dimanche 17 d&#233;cembre. Ils craignent pour les emplois, car le groupe s'appr&#234;te &#224; c&#233;der ou fermer ses magasins en raison d'une dette estim&#233;e entre 7 et 12 milliards ! Des syndicats d&#233;noncent les actionnaires et la direction qui ont jou&#233; avec la peau de 50 000 travailleurs. Ceux-ci n'ont rien &#224; attendre des promesses du ministre de l'&#201;conomie Bruno Le Maire, qui fait mine de cornaquer les n&#233;gociations avec Carrefour, Lidl, Intermarch&#233; ou Auchan. Potentiels repreneurs, ils font d&#233;j&#224; la chasse aux co&#251;ts dans leurs propres enseignes. Les salari&#233;s ne pourront compter que sur leur lutte pour mettre la pression maximum sur tous ces vautours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'univers merveilleux des grandes surfaces
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		<dc:date>2021-10-10T18:07:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Grande distribution
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		<description>Le 7 octobre, deux personnes sont pass&#233;es devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour avoir tent&#233; de r&#233;cup&#233;rer des produits alimentaires, dont la date de consommation &#233;tait d&#233;pass&#233;e, dans les poubelles d'un hypermarch&#233; de Saint-Martin-d'H&#232;res, dans l'Is&#232;re. Film&#233;s par la surveillance vid&#233;o, ils avaient &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s &#224; la police. On ignore encore de quelle sanction ils vont &#233;coper. Presque en m&#234;me temps, c'est une caissi&#232;re de 59 ans, employ&#233;e dans un Super U de Russ (Bas Rhin)&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 7 octobre, deux personnes sont pass&#233;es devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour avoir tent&#233; de r&#233;cup&#233;rer des produits alimentaires, dont la date de consommation &#233;tait d&#233;pass&#233;e, dans les poubelles d'un hypermarch&#233; de Saint-Martin-d'H&#232;res, dans l'Is&#232;re. Film&#233;s par la surveillance vid&#233;o, ils avaient &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;s &#224; la police. On ignore encore de quelle sanction ils vont &#233;coper. Presque en m&#234;me temps, c'est une caissi&#232;re de 59 ans, employ&#233;e dans un Super U de Russ (Bas Rhin) qui est licenci&#233;e. Motif : apr&#232;s avoir achet&#233; pour 3,46 euros de charcuterie &#224; la fin de son service, elle n'a pas suivi la proc&#233;dure pr&#233;vue pour se faire rembourser, apr&#232;s avoir constat&#233; que le produit &#233;tait avari&#233;. Questionn&#233; sur ce licenciement, le directeur de ce magasin a ajout&#233;, pour enfoncer la caissi&#232;re, qu'elle avait os&#233; se rendre aux toilettes sans demander l'autorisation de son chef de service. Ces m&#233;thodes nous en disent long sur les conditions de travail dans la grande distribution et sur la mentalit&#233; des rapaces qui s'enrichissent gr&#226;ce &#224; la surexploitation des salari&#233;s. Faut-il rappeler que la famille Mulliez, propri&#233;taire de la cha&#238;ne Auchan et d'autres enseignes, pour ne citer qu'elle, est une des principales fortunes du pays ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Partie de poker menteur autour de la loi Galland
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Partie-de-poker-menteur-autour-de-la-loi-Galland</link>
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		<dc:date>2005-01-18T18:52:01Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Grande distribution
</dc:subject>

		<description>Le 17 juin dernier, Nicolas Sarkozy r&#233;unissait repr&#233;sentants de l'industrie et de la grande distribution, pour aboutir &#224; un accord pr&#233;voyant la r&#233;duction de 2% des prix des produits de grande marque. Le 6 janvier 2005, une nouvelle confrontation des signataires de l'accord a d&#233;bouch&#233; sur un &#233;chec. &lt;br /&gt;En effet, depuis juillet 1996, les relations entre industriels et grande distribution sont encadr&#233;es par la &#171; Loi Galland &#187; : les hypermarch&#233;s ne peuvent &#233;couler les produits &#224; un prix&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 juin dernier, Nicolas Sarkozy r&#233;unissait repr&#233;sentants de l'industrie et de la grande distribution, pour aboutir &#224; un accord pr&#233;voyant la r&#233;duction de 2% des prix des produits de grande marque. Le 6 janvier 2005, une nouvelle confrontation des signataires de l'accord a d&#233;bouch&#233; sur un &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, depuis juillet 1996, les relations entre industriels et grande distribution sont encadr&#233;es par la &#171; Loi Galland &#187; : les hypermarch&#233;s ne peuvent &#233;couler les produits &#224; un prix inf&#233;rieur &#224; leur prix de revient. A l'&#233;poque, les d&#233;put&#233;s pr&#233;tendaient r&#233;agir &#224; des annonces fracassantes de la grande distribution comme les &#171; baguettes &#224; 1 franc &#187; qui inqui&#233;taient le petit commerce. Mais la d&#233;fense du boutiquier n'&#233;tait comme toujours qu'un pr&#233;texte &#224; sauvegarder les int&#233;r&#234;ts des trusts agroalimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pour qui roule Sarkozy ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est peu probable que Sarkozy, homme du patronat s'il en est -son propre fr&#232;re est un ponte du Medef- aille &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts des poids lourds de l'industrie et de la distribution. Pourquoi alors pr&#233;tend-il les obliger &#224; r&#233;duire leurs prix ? Quel r&#244;le joue Michel-Edouard Leclerc, qui milite lui aussi au nom de la baisse des prix, et soi-disant dans l'int&#233;r&#234;t des consommateurs, en r&#233;clamant l'abolition de la loi Galland ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; des produits dits de &#171; grande consommation &#187; est domin&#233; par une poign&#233;e de trusts, les Danone, Coca-cola, Nestl&#233;, Unilever, Pernod-Ricard, Kraft Foods et autres Cadbury-Schweppes dont la strat&#233;gie repose sur la promotion de &#171; grandes marques &#187;, lanc&#233;es &#224; coup de budgets publicitaires cons&#233;quents... et vendues avec des marges importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela les grands industriels ont un besoin crucial de conserver la ma&#238;trise du prix du produit en rayon. Car les grandes surfaces pourraient &#234;tre tent&#233;es de vendre des produits de marque &#224; prix cass&#233;s, de s'en servir comme &#171; produits d'appel &#187; en se rattrapant sur le reste. Mais si le yaourt Danone est brad&#233; chez Carrefour, Danone aura du mal &#224; le maintenir &#224; prix &#233;lev&#233; ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En interdisant la &#171; vente &#224; perte &#187;, la loi Galland a rendu la ma&#238;trise de leur politique de prix aux producteurs de grandes marques - regroup&#233;s au sein d'un lobby, l'ILEC, l'Institut de liaisons et d'&#233;tudes des industries de consommation. Pourtant les Carrefour, Auchan et autres Syst&#232;me U ont su trouver, sur le terrain de la loi Galland, un compromis avantageux, dont agriculteurs et PME sont seuls &#224; faire les frais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'irr&#233;sistible ascension des hypers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand la grande distribution prit son essor, elle b&#233;n&#233;ficia d'attentions tr&#232;s favorables : la loi Royer de 1973, prolong&#233;e par la loi Raffarin de 1996, soumit l'ouverture des grandes surfaces &#224; l'autorisation de commissions compos&#233;es d'&#233;lus et de hauts fonctionnaires, toujours sous pr&#233;texte de d&#233;fendre la boutique. Mais ces commissions ne firent que ralentir un peu le d&#233;veloppement des grandes surfaces : de 1500 supermarch&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 70, on est pass&#233; &#224; 8400 trente ans plus tard. Elles furent en revanche efficaces pour prot&#233;ger les groupes fran&#231;ais de l'implantation de concurrents &#233;trangers. D'autre part, l'interdiction de la publicit&#233; t&#233;l&#233;vis&#233;e pour la grande distribution dispensa celle-ci de devoir gaspiller des milliards en spots t&#233;l&#233;vis&#233;s - les industriels de l'agroalimentaire y sacrifient 10 &#224; 15% de leur chiffre d'affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la loi Galland, les cha&#238;nes d'hypermarch&#233;s d&#233;velopp&#232;rent une logique qui les &#233;loigne des m&#233;canismes du commerce traditionnel. Habituellement, un commer&#231;ant se r&#233;mun&#232;re en achetant des produits qu'il revend &#224; un prix plus &#233;lev&#233;, en leur ajoutant une &#171; marge avant &#187;. Les hypermarch&#233;s, &#224; l'inverse, peuvent revendre les produits &#224; prix co&#251;tant. Ils gagnent de l'argent autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, ils facturent &#224; leurs fournisseurs de nombreux services, r&#233;els ou fictifs : &#234;tre pr&#233;sent en rayon (le &#171; r&#233;f&#233;rencement &#187;), dans un catalogue, &#234;tre en t&#234;te de gondole, etc. Ainsi le fournisseur rembourse une partie des sommes qu'il leur a factur&#233; : c'est la fameuse &#171; marge arri&#232;re &#187;, qui peut atteindre la moiti&#233; du prix du produit. L'hypermarch&#233; fonctionne alors comme un entrep&#244;t o&#249; l'industriel paye pour exposer ses produits. D'autre part, les distributeurs imposent aux fournisseurs des d&#233;lais de paiement de un &#224; trois mois, disposant ainsi d'une abondante tr&#233;sorerie qui leur permet de mener des op&#233;rations financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re raison pour la grande distribution de s'accommoder de la loi Galland : gr&#226;ce &#224; Yves Galland, ancien cadre de la grande distribution, et qui en conna&#238;t donc un rayon, pour ainsi dire, elles sont dispens&#233;es de fomenter entre elles des ententes ill&#233;gales sur les prix puisque c'est la loi qui fixe les planchers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux poids lourds de l'industrie, ils ont pu s'accommoder des marges arri&#232;res en les r&#233;percutant en grande partie dans leurs factures. Car un g&#233;ant de la distribution peut difficilement envisager de rompre les n&#233;gociations avec Danone ou Coca-cola. Pour cela, les industriels ont d'ailleurs pris soin de faire abroger en 1996 le d&#233;lit de refus de vente. Pernod Ricard est donc en mesure de menacer de priver une cha&#238;ne d'un de ses produits phares, Pastis 51, Chivas Regal ou Clan Campbell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain partage de la rente li&#233;e aux &#171; grandes marques &#187; s'est ainsi &#233;tabli entre grands industriels et g&#233;ants de la distribution, au d&#233;triment du consommateur. Pourquoi ce juteux syst&#232;me serait-il aujourd'hui remis en cause ?&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_139 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH200/hyper-f348f.gif?1788205531' width='300' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le gouvernement en arbitre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est que, ces derni&#232;re ann&#233;es, le &#171; hard discount &#187; (ED, Lidl, Aldi, Leader Price, Mutant, Netto) a attir&#233; de plus en plus de clients en proposant des produits sans marque. Pour les cha&#238;nes d'hypermarch&#233;, ce n'est qu'une menace relative car elles ont pris le contr&#244;le d'une bonne partie de ce r&#233;seau (Carrefour poss&#232;de ED, Casino a Leader Price). Elles doivent n&#233;anmoins assigner des bornes au hard discount dont la rentabilit&#233; est plus faible. Mais ce sont surtout les trusts industriels d&#233;tenteurs des grandes marques qui ont le plus &#224; perdre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment r&#233;duire les prix des produits de marque pour qu'ils demeurent comp&#233;titifs ? Les hypermarch&#233;s ne le peuvent pas, &#224; cause de la loi Galland ; les industriels pourraient diminuer leur facture mais veulent la garantie que les prix en rayon suivent bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Industriels et distributeurs ont donc besoin d'un arbitre. C'est pourquoi Sarkozy tente d'organiser une baisse des tarifs n&#233;goci&#233;e o&#249; les efforts des uns ne soient pas aussit&#244;t absorb&#233;s par la rapacit&#233; des autres. Mais les industriels tra&#238;nent les pieds, estimant que l'effort doit porter sur les marges arri&#232;re, et les patrons des hypermarch&#233;s jouent apparemment la carte d'un &#233;chec de l'accord pour obtenir une remise en cause de la loi Galland et une libert&#233; accrue de fixation des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est probablement la prochaine &#233;ch&#233;ance. Afin d'arracher une r&#233;&#233;criture du texte favorable &#224; ses int&#233;r&#234;ts, chaque lobby va mobiliser son personnel politique, souvent issu du s&#233;rail des directions d'entreprises (&#224; commencer par Raffarin, ancien membre de la direction Maketing des caf&#233;s Jacques Vabre, une marque du g&#233;ant Kraft Foods). La prochaine bataille pour le partage de la plus-value entre capitaliste rivaux se d&#233;roulera dans les trav&#233;es du parlement. Rien &#224; voir avec l'int&#233;r&#234;t du consommateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Hypermarch&#233;s et PME, des rapports peu galants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La loi Galland n'a pas emp&#234;ch&#233; que PME et agriculteurs deviennent les proies de la grande distribution. Pour eux, les marges arri&#232;re s'accroissent sans cesse sous les pr&#233;textes les plus futiles (contribution &#224; des travaux de r&#233;novation, op&#233;rations de promotion, etc.) et les exigences commerciales confinent au racket : palettes suppl&#233;mentaires gratuites, fourniture de personnel pour la mise en rayon, et, pratique r&#233;pandue, obligation de r&#233;server des lieux de vacances pour les cadres des hypermarch&#233;s, au frais du fournisseur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mettre &#224; genoux ses petits fournisseurs, la grande distribution aurait recours &#224; des techniques... artisanales : on fait patienter les commerciaux dans des locaux surchauff&#233;s, en les emp&#234;chant de boire, de fumer et en retirant jusqu'au papier des toilettes. On les assoit sur des chaises aux pieds avant raccourcis, on alterne ton chaleureux et atmosph&#232;re tendue, etc. Au moment de la livraison, des palettes sont renvoy&#233;es, des p&#233;nalit&#233;s inflig&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore : une grosse commande de produits sous une &#171; marque de distributeur &#187; est pass&#233;e &#224; une petite entreprise. La PME investit, mais par la suite le contrat est remis en cause ou les marges arri&#232;res s'accroissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne manque pas d'hommes politiques pour d&#233;plorer que les PME fran&#231;aises soient &#233;touff&#233;es sous le poids des &#171; charges &#187; sociales. Il est plus rare d'entendre d&#233;noncer le r&#244;le des grandes surfaces.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Leclerc Saint-Orens (Haute Garonne) : Embauches &#224; 35 heures pay&#233;es au-dessous du salaire minimum mensuel
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		<dc:date>1999-09-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>35 heures
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		<description>Depuis plusieurs mois, au Leclerc de Saint-Orens, les embauches des employ&#233;s &#224; plein temps se font sur la base d'un horaire hebdomadaire de 35 heures. Un mieux ? Bernique ! &lt;br /&gt;Le temps de travail r&#233;duit &#224; 35 heures n'emp&#234;che pas l'&#233;talement des heures de travail sur six jours, du lundi au samedi, &#224; raison de 5 heures, 6 heures ou 6 heures et demi par jour : des horaires quotidiens r&#233;duits dans les limites desquelles il est bien difficile de terminer les t&#226;ches attribu&#233;es. Alors quand la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs mois, au Leclerc de Saint-Orens, les embauches des employ&#233;s &#224; plein temps se font sur la base d'un horaire hebdomadaire de 35 heures. Un mieux ? Bernique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de travail r&#233;duit &#224; 35 heures n'emp&#234;che pas l'&#233;talement des heures de travail sur six jours, du lundi au samedi, &#224; raison de 5 heures, 6 heures ou 6 heures et demi par jour : des horaires quotidiens r&#233;duits dans les limites desquelles il est bien difficile de terminer les t&#226;ches attribu&#233;es. Alors quand la besogne &#224; effectuer d&#233;borde de trop la limite horaire, il est de bon ton de revenir pour terminer. Et comme chez Leclerc ce n'est pas l'employeur qui doit p&#226;tir de l'incapacit&#233; de l'employ&#233; &#224; faire l'impossible, c'est-&#224;-dire &#224; faire le travail demand&#233; dans les limites des heures r&#233;mun&#233;r&#233;es, la coutume veut que l'on revienne travailler... gratuitement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se retrouve de la sorte avec des 35 heures bien plus formelles que r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salaire ? Le SMIC horaire multipli&#233; par 152,25 heures mensuelles correspondant &#224; 35 heures hebdomadaires. On per&#231;oit en cons&#233;quence un salaire mensuel, de l'ordre de 4 900 francs net... Les derniers embauch&#233;s &#224; plein temps ont ainsi rejoint, en dessous du SMIC mensuel, les caissi&#232;res embauch&#233;es depuis bien longtemps &#224; temps partiel impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, par anticipation sur la seconde loi Aubry, un patron retors r&#233;mun&#232;re une fraction toujours croissante de son personnel bien en-dessous du SMIC mensuel, et se d&#233;gage de la contrainte de la r&#232;gle du salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 septembre 1999, V.I.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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