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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Cohabiter avec le monde de Macron ?
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Union populaire
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		<dc:subject>Gauche
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		<dc:subject>Emmanuel Macron
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		<dc:subject>L&#233;gislatives 2022
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		<description>&lt;p&gt;Le temps des promesses &#233;lectorales n'est pas tout &#224; fait fini. L'&#233;lection de Macron conforte cette d&#233;mocratie des riches, faite d'in&#233;galit&#233;s, de violences, d'abstention. Mais les l&#233;gislatives continuent d'alimenter de nombreuses discussions : l'Union populaire peut-elle &#234;tre un contrepoids face &#224; la politique de Macron ? Plus largement, comment ferons-nous reculer l'agenda de r&#233;gression sociale du pr&#233;sident des riches ? &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le temps des promesses &#233;lectorales n'est pas tout &#224; fait fini. L'&#233;lection de Macron conforte cette d&#233;mocratie des riches, faite d'in&#233;galit&#233;s, de violences, d'abstention. Mais les l&#233;gislatives continuent d'alimenter de nombreuses discussions : l'Union populaire peut-elle &#234;tre un contrepoids face &#224; la politique de Macron ? Plus largement, comment ferons-nous reculer l'agenda de r&#233;gression sociale du pr&#233;sident des riches ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Macron 2 : une catastrophe annonc&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En cent jours, Macron veut marquer le coup en imposant entre autres la casse des retraites et le travail gratuit sans contrat pour les b&#233;n&#233;ficiaires du RSA. Avec ou sans dialogue syndical d'ailleurs, avec ou sans l'accord de l'Assembl&#233;e nationale non plus comme l'a rappel&#233; le ministre Bruno Le Maire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan de ces champions est d&#233;j&#224; sinistre. D'un c&#244;t&#233;, 160 milliards de profits des grands groupes du CAC 40 de la Bourse de Paris, les cinq premi&#232;res fortunes poss&#232;dent autant que les 40 % les plus pauvres. De l'autre c&#244;t&#233;, des retraites de mis&#232;re (en moyenne 1 341 euros net, et les femmes 21,7 % en dessous !), une explosion des morts au travail (8 000 &#224; venir d'ici 2030, la France championne d'Europe !), des salaires bloqu&#233;s, un travail pr&#233;caire qui explose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si cela ne suffisait pas, l'inflation mange le peu qui reste. Avec le prix des carburants, l'&#233;lectricit&#233; et le gaz devenus un luxe, les courses hors de prix&#8230; &lt;em&gt;France info&lt;/em&gt;, le 29 avril, r&#233;v&#233;lait que les p&#226;tes d'entr&#233;e de gamme avaient augment&#233; de 70 % ! Les services sociaux sont d&#233;bord&#233;s, les loyers impay&#233;s se multiplient. Et pour ceux qui protestent : gaz lacrymog&#232;nes, matraque, flash-balls et &#224; chaque fois des dizaines de bless&#233;s. Voil&#224; le monde de Macron. Sans oublier le petit couplet raciste pour enrober le paquet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Croire au contrepoids &#233;lectoral, ou arr&#234;ter la politique des riches ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'on nous fait miroiter un espoir sur le seul terrain &#233;lectoral. Une fois de plus. Avec la &#171; Nouvelle Union Populaire &#233;cologique et sociale &#187;. Certes, l'espoir est n&#233;cessaire, salutaire pour pr&#233;parer l'avenir. &#192; condition de ne pas se faire d'illusions. En effet, quand on nous dit bloquer le pire avec un brin de social, avec l'unit&#233; de la gauche, voil&#224; qui sonne bien. Mais on conna&#238;t la chanson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord cette victoire &#233;lectorale n'est pas acquise, mais admettons. Des mesures sociales peuvent-elles &#234;tre vot&#233;es &#224; l'Assembl&#233;e nationale ? Certainement, mais &#224; la marge. Un meilleur dialogue social avec les syndicats et un gouvernement de gauche seraient-ils une avanc&#233;e ? Dans le cadre de la gestion du capitalisme &#231;a ne sert qu'&#224; faire avaler la pilule. Cette gauche essaie un peu vite de nous faire oublier qu'elle a &#233;t&#233; au pouvoir avec une politique similaire. &#192; commencer par M&#233;lenchon, au PS pendant des d&#233;cennies et ministre sous Jospin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des mots, nous le savons toutes et tous, sans rapport de force favorable il est impossible de faire reculer les vrais d&#233;cideurs. Lors du premier mandat Macron, ce sont le mouvement des Gilets jaunes et la crainte d'un mouvement d'ampleur contre les retraites qui l'ont fait reculer. Nous n'aurons que ce que nous prendrons par la lutte, loin des salons, des d&#233;bats parlementaires, dont les minuscules et ridicules n&#233;gociations entre partis de gauche nous donnent un avant-go&#251;t. M&#234;me donner la majorit&#233; &#224; cette gauche, pour cohabiter au pouvoir avec Macron, ne nous &#233;pargnera pas &#171; des kilom&#232;tres de manifestation &#187;, contrairement &#224; ce qu'a avanc&#233; le leader de la France insoumise.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pr&#233;parer l'avenir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les manifestations du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai ont &#233;t&#233; nombreuses sans &#234;tre un d&#233;bordement. Pourtant, sans nier les difficult&#233;s, des secteurs encore minoritaires luttent pour les salaires. Des secteurs de notre classe bien plus larges ont fait &#224; juste titre de la bataille &#224; venir des retraites une ligne rouge. C'est la voie pour faire reculer la mis&#232;re et construire un autre monde. Ce sont l&#224; les premiers objectifs qu'il va falloir se donner et pr&#233;parer par une lutte g&#233;n&#233;rale, massive, coordonn&#233;e visant &#224; &#234;tre majoritaire. Car faire reculer Macron et sa politique c'est bien plus que changer de premier ministre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Primaire populaire : vote sans candidats et marketing primaire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Primaire-populaire-vote-sans-candidats-et-marketing-primaire</link>
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		<dc:date>2022-01-27T13:54:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gauche
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Les initiateurs de la &#171; Primaire populaire &#187; affirment rendre service &#224; la gauche en pr&#233;tendant la contraindre &#224; choisir un ou une candidate unique. Le vote doit avoir lieu du 27 au 30 janvier. Leur candidate pr&#233;f&#233;r&#233;e, Christiane Taubira, est la seule candidate connue de cette primaire. Les autres, Jean-Luc M&#233;lenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, ont &#233;t&#233; mis sur la liste des choix contre leur gr&#233; et r&#233;cusent ce vote. Quant &#224; Fabien Roussel, on l'a oubli&#233;. Quelque 467 000 &#233;lecteurs se seraient inscrits, &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH77/arton17489-c1573.jpg?1643296898' width='150' height='77' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les initiateurs de la &#171; Primaire populaire &#187; affirment rendre service &#224; la gauche en pr&#233;tendant la contraindre &#224; choisir un ou une candidate unique. Le vote doit avoir lieu du 27 au 30 janvier. Leur candidate pr&#233;f&#233;r&#233;e, Christiane Taubira, est la seule candidate connue de cette primaire. Les autres, Jean-Luc M&#233;lenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, ont &#233;t&#233; mis sur la liste des choix contre leur gr&#233; et r&#233;cusent ce vote. Quant &#224; Fabien Roussel, on l'a oubli&#233;. Quelque 467 000 &#233;lecteurs se seraient inscrits, &#224; comparer avec la primaire du PS il y a cinq ans, qui avait r&#233;uni 1,6 million de votants. &#192; noter qu'&#224; l'issue de la primaire de 2017, les dirigeants du Parti socialiste n'avaient pas tenu compte du r&#233;sultat, sous pr&#233;texte que le candidat choisi (Benoit Hamon) n'&#233;tait pas celui qu'ils voulaient. Avec une seule vraie candidate, la primaire 2022 est sans risque&#8230; mais plus qu'absurde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Une start-up Taubira ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les fondateurs de ce mouvement sont plus &#224; l'image de la &#171; start up nation &#187; de Macron que de militants de gauche engag&#233;s. Samuel Grzybowski est &#171; entrepreneur social &#187; (de ces ovnis politiques pr&#233;tendument modernes, par ailleurs enseignant &#224; Sciences Po). La secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du mouvement, Coline Serra, &#233;tait membre de la campagne l&#233;gislative de Mounir Mahjoubi, d&#233;put&#233; LREM puis secr&#233;taire d'&#201;tat du gouvernement de Macron. Vous avez dit &#224; gauche ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; leurs m&#233;thodes politiques, elles n'inspirent qu'un commentaire : l'enfer est pav&#233;&#8230; de mauvaises intentions ! En effet, Grzybowski affirme qu'il est pr&#234;t &#224; emp&#234;cher les candidats d&#233;clar&#233;s avant de l'avoir attendu, d'avoir leurs 500 parrainages. Que d'ambition ! La vingtaine de salari&#233;s &#224; temps plein de son association serait employ&#233;e &#224; faire du lobbying dans les m&#233;dias et des campagnes de d&#233;nigrement sur les r&#233;seaux sociaux, pour faire baisser la cote des candidats qui ne se seraient pas pr&#234;t&#233;s au jeu de la s&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;C'est un peu primaire&#8230; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quant au caract&#232;re pr&#233;tendument populaire, il renvoie surtout &#224; la volont&#233; de ses organisateurs de se faire un coup de pub, en surfant sur l'aspiration d'&#233;lecteurs de gauche &#224; une illusoire &#171; unit&#233; &#187;, pr&#233;sent&#233;e comme une perspective en soi, malgr&#233; le discr&#233;dit de tous les leaders et courants de l'ex-gauche gouvernementale, bien m&#233;rit&#233; du fait de leur politique toute d&#233;vou&#233;e aux int&#233;r&#234;ts des classes dominantes. Ces candidats et partis que Grzybowski a s&#233;lectionn&#233;s pour la primaire populaire (apparemment plus vite que des &#233;lecteurs ne les ont eux-m&#234;mes choisis si on en croit les sondages !) ont assum&#233; des politiques contre les classes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cette mascarade m&#233;diatique, les organisateurs ont-ils pour perspective de se faire accr&#233;diter comme conseillers en communication d'un futur gouvernement ? S'ils pouvaient y d&#233;crocher leur petit job !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lydie Grimal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Pour No&#235;l, la gauche en mal de r&#233;demption
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Pour-Noel-la-gauche-en-mal-de-redemption</link>
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		<dc:date>2021-12-22T15:20:15Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Gauche
</dc:subject>
		<dc:subject>Christiane Taubira
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#192; en croire les m&#233;dias et les messages des r&#233;seaux sociaux, la vid&#233;o de Christiane Taubira donnant un rendez-vous en janvier pour une &#233;ventuelle annonce de candidature aurait fait un tabac. Comme si toute la gauche de gouvernement attendait pour No&#235;l le messie&#8230; Sauf, en son sein, celles et ceux qui sont d&#233;j&#224; candidats &#233;videmment. &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton17227-bccca.jpg?1640186495' width='113' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Photo : Christiane Taubira en 2018, Bruno Barral, &lt;a href=&#034;https://commons.wikimedia.org/wiki/File:ChristianeTaubira.jpg&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;https://commons.wikimedia.org/wiki/...&lt;/a&gt;)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire les m&#233;dias et les messages des r&#233;seaux sociaux, la vid&#233;o de Christiane Taubira donnant un rendez-vous en janvier pour une &#233;ventuelle annonce de candidature aurait fait un tabac. Comme si toute la gauche de gouvernement attendait pour No&#235;l le messie&#8230; Sauf, en son sein, celles et ceux qui sont d&#233;j&#224; candidats &#233;videmment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est qu'&#224; l'heure actuelle aucun des proph&#232;tes de la gauche ne d&#233;passerait les 10 % au premier tour. Alors chacun d'entre eux gesticule en appelant &#224; une variante d'&#171; union de la gauche &#187; qui le placerait en t&#234;te. Hidalgo, derni&#232;re pr&#234;tresse du temple socialiste et bonne derni&#232;re de la course au tr&#244;ne, propose une primaire qui lui permettrait de toucher le jackpot ou de se retirer sans d&#233;shonneur avant la claque &#233;lectorale. Jadot, le vert p&#226;lot, sugg&#232;re &#224; Hidalgo et Taubira de se ranger derri&#232;re lui, &#233;chaud&#233; par le pari perdant qu'il avait fait en 2017 de retirer sa candidature au profit d'un autre socialiste (Beno&#238;t Hamon, qui n'avait r&#233;colt&#233; que 6,36 % des voix).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taubira, qui a su m&#233;nager une image un peu non-conformiste (si on compare &#224; ses semblables) de femme de culture et de panache, serait-elle le petit J&#233;sus qui balaye le Temple ? Elle est pourtant loin d'&#234;tre l'Immacul&#233;e Conception. Certes, elle commence la politique dans les ann&#233;es 1970 comme militante pour l'ind&#233;pendance de la Guyane, mais atteint son apog&#233;e comme vulgaire ministre d'un gouvernement socialiste, entre 2012 et 2016. Son verbe haut fait un peu spectacle &#224; l'Assembl&#233;e nationale, secouant le demi-sommeil des marchands du palais Bourbon ; finalement, rompant les rangs sur le projet de Hollande de d&#233;ch&#233;ance de nationalit&#233; pour les binationaux coupables de terrorisme, elle d&#233;missionne afin de sortir la t&#234;te haute d'un gouvernement qui tournait en eau de boudin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas grand-chose pour se distinguer un peu dans le marigot politicien. Car elle avait d&#233;j&#224; remis&#233; l'ind&#233;pendantisme au placard apr&#232;s l'arriv&#233;e au pouvoir de Mitterrand, puis fond&#233; en 1992 un petit parti familial en Guyane, Walwari, regroupant les adversaires du Parti socialiste guyanais. En 1993, c'est en d&#233;put&#233;e qu'elle traverse l'Atlantique pour voter l'investiture et le budget du gouvernement de droite dirig&#233; par Balladur&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Gouvernement Balladur dont un des principaux faits d'armes sera d'allonger (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'ann&#233;e suivante, Taubira se fait &#233;lire d&#233;put&#233;e europ&#233;enne sur une liste men&#233;e par l'affairiste Bernard Tapie&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les deux entretiennent une amiti&#233; de crocodiles jusqu'&#224; ce que les d&#233;m&#234;l&#233;s (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais la voil&#224; en 1997 qui rejoint le groupe parlementaire socialiste &#224; l'Assembl&#233;e, puis s'engage au Parti radical de gauche (petit parti fossile issu de l'&#232;re de la III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;publique) dont elle est la candidate &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2002, r&#233;coltant 2,3 % des voix (deux fois moins qu'Olivier Besancenot ou qu'Arlette Laguiller cette ann&#233;e-l&#224;). Pour finir, comme on l'a dit, dans le gouvernement de Hollande au minist&#232;re de la Justice. Et elle n'y est pas sp&#233;cialement laxiste, comme l'attestent les effectifs de condamn&#233;s et les moyens mis pour les contr&#244;ler. En mati&#232;re migratoire, elle durcit en 2013 le flicage des sans-papiers en l&#233;galisant les tests osseux et dentaires pour attester de leur minorit&#233;, ce qui modifie les conditions de leur prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2016, quelques jours avant son d&#233;part du minist&#232;re, alors que huit salari&#233;s de Goodyear sont condamn&#233;s &#224; de la prison ferme pour s'&#234;tre battus pour pr&#233;server leur emploi, elle se r&#233;fugie derri&#232;re la fausse ind&#233;pendance de la justice pour ne pas avoir &#224; d&#233;savouer le jugement rendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lib&#233;r&#233;e du gouvernement, ce n'est pas mieux : en 2017, alors qu'une r&#233;volte secoue la Guyane, elle se contente d'appeler au dialogue. En 2018, interrog&#233;e sur le m&#233;ga-projet minier de Montagne d'or, elle ne se dit ni pour ni contre, exigeant juste que les pouvoirs locaux y prennent leur part de g&#226;teau. En septembre 2021, alors qu'un quart seulement de la population guyanaise a re&#231;u deux doses de vaccin, elle &#233;lude quand on lui demande d'appeler &#224; la vaccination. Trois mois plus tard, elle a d&#233;j&#224; chang&#233; d'avis. Tourner avec le vent semble une habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour redorer l'image de leur monde, les politiciens de la gauche n'ont pas encore trouv&#233; la perle rare. Ils peuvent bien chercher, mais on sait qu'une fois au pouvoir, ils m&#232;nent la m&#234;me politique anti-ouvri&#232;re que la droite, tendant ainsi la joue pour leurs prochaines claques &#233;lectorales. Heureusement que dans notre monde, celui des travailleurs et de la jeunesse en gal&#232;re, on a Philippe Poutou, sa r&#233;volte contre les injustices et le racisme, son franc-parler et le tranchant des id&#233;es r&#233;volutionnaires qui seules pourront changer notre sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bastien Thomas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Gouvernement Balladur dont un des principaux faits d'armes sera d'allonger jusqu'&#224; 40 ans la dur&#233;e de cotisation pour partir &#224; la retraite &#224; taux plein.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les deux entretiennent une amiti&#233; de crocodiles jusqu'&#224; ce que les d&#233;m&#234;l&#233;s judiciaires de l'un deviennent trop g&#234;nants pour la carri&#232;re de l'autre. Mais en 2005, elle jugera encore que la &#171; voix tonitruante &#187; de Tapie ferait du bien &#224; la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les bisbilles sans fin de la &#171; gauche de gouvernement &#187;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-bisbilles-sans-fin-de-la-gauche-de-gouvernement</link>
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		<dc:date>2021-12-11T14:44:13Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
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		<dc:subject>Gauche
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		<description>Apr&#232;s un appel solennel d'Anne Hidalgo &#224; ses concurrents de la gauche r&#233;formiste pour accepter une primaire afin de les d&#233;partager, c'est Arnaud Montebourg qui se met en sc&#232;ne sur son compte Twitter en train d'appeler au t&#233;l&#233;phone Jean-Luc M&#233;lenchon, Yannick Jadot et Fabien Roussel avec le m&#234;me objectif. Bref la candidate socialiste, maire de Paris, et l'ancien ministre de l'&#201;conomie et du Redressement productif devenu apiculteur, n'ont plus qu'un mot &#224; la bouche : l'unit&#233;. Mais, outre que les autres&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s un appel solennel d'Anne Hidalgo &#224; ses concurrents de la gauche r&#233;formiste pour accepter une primaire afin de les d&#233;partager, c'est Arnaud Montebourg qui se met en sc&#232;ne sur son compte Twitter en train d'appeler au t&#233;l&#233;phone Jean-Luc M&#233;lenchon, Yannick Jadot et Fabien Roussel avec le m&#234;me objectif. Bref la candidate socialiste, maire de Paris, et l'ancien ministre de l'&#201;conomie et du Redressement productif devenu apiculteur, n'ont plus qu'un mot &#224; la bouche : l'unit&#233;. Mais, outre que les autres candidats font la sourde oreille, on peut se demander &#224; quoi pourrait bien servir cette unit&#233; quand bien m&#234;me elle se r&#233;aliserait. &#192; mener la m&#234;me politique anti-ouvri&#232;re &#171; de gauche &#187; que l'on a connue sous Mitterrand, Jospin ou Hollande ? Non merci, les travailleurs ont d&#233;j&#224; donn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#199;a grenouille dans le marigot de la &#171; gauche &#187;&#8230;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Ca-grenouille-dans-le-marigot-de-la-gauche</link>
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		<dc:date>2020-06-22T20:11:39Z</dc:date>
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		<dc:subject>Gauche
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Le Covid-19 n'est pas encore totalement &#233;radiqu&#233;e que d&#233;j&#224; le monde politicien s'enfi&#232;vre du Covid-22, cette &#233;pid&#233;mie &#233;lectorale qui atteindra son pic avec la pr&#233;sidentielle de 2022. Le second tour des municipales du 28 juin n'en sera qu'un premier test, un peu d&#233;risoire ; les &#233;lections r&#233;gionales de 2021 en seront le second test, et coup d'essai pour ajuster les futures alliances ou concurrences&#8230; si ces r&#233;gionales ne sont pas report&#233;es &#224; l'apr&#232;s pr&#233;sidentielle tant Macron craint le verdict des urnes. &lt;br /&gt;C'est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH74/arton13552-c93a7.jpg?1634171051' width='150' height='74' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Covid-19 n'est pas encore totalement &#233;radiqu&#233;e que d&#233;j&#224; le monde politicien s'enfi&#232;vre du Covid-22, cette &#233;pid&#233;mie &#233;lectorale qui atteindra son pic avec la pr&#233;sidentielle de 2022. Le second tour des municipales du 28 juin n'en sera qu'un premier test, un peu d&#233;risoire ; les &#233;lections r&#233;gionales de 2021 en seront le second test, et coup d'essai pour ajuster les futures alliances ou concurrences&#8230; si ces r&#233;gionales ne sont pas report&#233;es &#224; l'apr&#232;s pr&#233;sidentielle tant Macron craint le verdict des urnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est dire &#224; quel point l'&#233;closion actuelle, du c&#244;t&#233; de la gauche fran&#231;aise, de multiples &#171; collectifs &#187;, &#171; alliances &#187;, &#171; appels unitaires &#187; &#224; g&#233;om&#233;trie variable et en partie concurrents, a toutes les chances de n'&#234;tre qu'&#233;ph&#233;m&#232;re. Mais il faut bien que ces gens-l&#224;, &#233;cart&#233;s du pouvoir, reprennent langue entre eux, au nom d'une nouvelle union de la gauche, pour tenter leur chance (singuli&#232;re et &#233;ventuellement plurielle) ; il leur faut surtout se blanchir de leur pass&#233;, tenter de recr&#233;er l'illusion qu'ils seraient porteurs d'un avenir meilleur pour les classes populaires, en misant davantage sur la d&#233;testation de Macron que sur leurs propres attraits. La gauche &#8211; PS, PCF et toutes leurs dissidences et appendices &#8211; a trop longtemps d&#233;&#231;u par une politique au service des poss&#233;dants pour r&#233;&#233;merger si facilement de ses cendres &#233;lectorales. Les nouveaux jokers, peut-&#234;tre, sont les &#233;quipes de EELV (Europe &#201;cologie Les Verts) : du fait de gains &#233;lectoraux aux europ&#233;ennes de 2019 et au premier tour des municipales de cette ann&#233;e, elles se trouvent en t&#234;te de listes &#171; de gauche &#187; pour le second tour de ces municipales, le 28 juin, dans quelques grandes villes (que la FI, ou le PCF, ou le PS ont ralli&#233;es selon diverses configurations). Mais qui des Verts ou du PS serait en t&#234;te pour une pr&#233;sidentielle&#8230; une rude concurrence s'engage ! Et rappelons que les Verts ont eux aussi collectionn&#233; les ministres cautionnant les d&#233;sastres &#233;cologiques, depuis plus de trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pouss&#233;e de fi&#232;vre unitaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, si les &#233;quipes et partis de gauche multiplient les rencontres, faisant fi de tout geste barri&#232;re, ce serait pour votre bien. Tous le jurent : &lt;em&gt;&#171; 2022 n'est pas la question. &#187; &lt;/em&gt;Car le dosage est subtil : il faut se mettre en avant sans para&#238;tre trop ambitieux ; il faut invoquer le bien du pays&#8230; sans oublier le sien propre. Yannick Jadot, chantre de l'&#233;cologie de march&#233;, pr&#244;ne ainsi une &lt;em&gt;&#171; candidature &#233;cologique &#187; &lt;/em&gt;(la sienne en p&#244;le position, donc). Fran&#231;ois Ruffin, &#224; la FI, d&#233;clare ne pas &lt;em&gt;&#171; fermer la porte &#187;&lt;/em&gt; &#224; une candidature, par sens du devoir &#233;videmment : &lt;em&gt;&#171; Si jamais c'est moi qui dois ramasser le drapeau, j'irai ramasser le drapeau. &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Interview sur BFMTV, le mardi 26 mai.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;Jean-Luc M&#233;lenchon lui r&#233;pond du tac au tac : &lt;em&gt;&#171; Pour l'instant, le drapeau est fermement tenu. &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Interview sur France 2, le mercredi 27 mai.' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; La suite au prochain num&#233;ro ! Du c&#244;t&#233; du Parti socialiste, la marque &#171; PS &#187; &#233;tant usag&#233;e, Olivier Faure s'essaie &#224; parler d'&lt;em&gt;&#171; un bloc social et environnemental &#187;&lt;/em&gt;&#8230; sans emp&#234;cher d'&#171; anciens &#187; trop connus de sortir du bois : Arnaud Montebourg, Christiane Taubira, S&#233;gol&#232;ne Royal&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un entretien donn&#233; au quotidien italien &lt;em&gt;Corriere della Sera&lt;/em&gt;, Fran&#231;ois Hollande n'exclut pas sa candidature, en &lt;em&gt;&#171; militant de la d&#233;mocratie &#187;&lt;/em&gt; : les opposants &#224; la loi Travail &#8211; pass&#233;e &#224; grands coups de 49-3 et de matraques polici&#232;res &#8211; appr&#233;cieront tout particuli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Union nationale ou p&#233;ch&#233; originel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &#192; la mi-mars, d&#232;s &#171; la guerre &#187; au virus annonc&#233;e par Macron, la gauche s'est donc mise en ordre de marche. Pas pour soutenir les travailleurs qui se d&#233;battaient pour leur sant&#233; &#224; coups de droits de retrait dans les transports, &#224; La Poste ou chez Amazon. Tout au contraire, pour r&#233;pondre &#224; l'appel pr&#233;sidentiel &#224; l'&#171; union nationale &#187;. Pour Fabien Roussel, secr&#233;taire national du PCF : &lt;em&gt;&#171; On n'est pas &#224; l'heure de l'opposition, on est &#224; l'heure de trouver des solutions. Apr&#232;s, le temps viendra de demander des comptes. &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;claration &#224; l'AFP du 29 mars 2020, cit&#233;e dans cet article : https://www.challenges' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;Pour Olivier Faure, premier secr&#233;taire du PS : &lt;em&gt;&#171; Ne pas affaiblir le gouvernement. &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='D&#233;claration &#224; France Inter le 29 mars 2020 lors de l'&#233;mission &#171; Questions (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette union nationale contre le virus s'est faite derri&#232;re le soutien au patronat : les groupes parlementaires de gauche &#8211; PS, PCF, EELV, LFI &#8211; ont vot&#233; le 21 mars comme un seul homme &#224; l'Assembl&#233;e nationale le plan d'aide de 350 milliards d'euros au patronat propos&#233; par le gouvernement. Jusqu'&#224; 500 milliards m&#234;me, de l'aveu de Macron lors de sa derni&#232;re allocution, sans que l'on sache si les 15 milliards pour l'industrie a&#233;ronautique, les 8 milliards pour l'industrie automobile, etc., entrent dans le total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, a suivi la &#171; loi d'urgence sanitaire &#187; (sant&#233; des profits s'entend) et les ordonnances qui, ensemble, ouvrent au patronat la possibilit&#233; de s'affranchir de quelques bornes &#224; l'exploitation fix&#233;es par le code du travail : vol de cong&#233;s et de RTT aux salari&#233;s, augmentation du temps de travail jusqu'&#224; 60 heures par semaine, 12 heures par jour, etc. Une fois encore, des parlementaires de gauche ne s'y sont oppos&#233;s qu'&#224; la marge, pour signaler que leurs amis &#224; la t&#234;te des syndicats devaient conserver leur mot &#224; dire. Dans ce moment de &#171; crise &#187;, le front uni entre diff&#233;rents partis de la bourgeoisie, de gauche comme de droite, s'est r&#233;alis&#233; sans discutailleries. De leur c&#244;t&#233;, les directions syndicales &#8211; dont les leaders appartiennent &#224; cette gauche &#8211; ont apport&#233; leur caution. D&#232;s le 19 mars, elles signaient un &#171; relev&#233; de conclusion &#187; en commun avec le Medef, affirmant le &#171; r&#244;le essentiel du dialogue social et de la n&#233;gociation collective &#187;.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour une critique plus d&#233;taill&#233;e du &#171; plan de sortie de crise &#187;, voir notre (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Et on constate qu'avant, pendant, comme apr&#232;s le confinement, les directions syndicales r&#233;pondent &#224; toutes les sollicitations de dialogue social&#8230; dans les h&#244;pitaux comme chez Renault, partout o&#249; le choix que patronat et &#201;tat offrent aux travailleurs est de perdre du salaire ou de perdre leur emploi&#8230; si ce n'est les deux &#224; terme !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Leur &#171; monde d'apr&#232;s &#187; a grise mine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais nous voil&#224; revenus &#224; la normale, &#224; leur train-train. La gauche tente de reprendre une posture d'&#171; opposition &#187;. Et ont fleuri les discours et les promesses sur un &#171; monde d'apr&#232;s &#187; &#8230; par ces repr&#233;sentants du &#171; monde d'avant &#187; ! &#192; les lire ou les entendre, haro sur la mondialisation n&#233;olib&#233;rale repr&#233;sent&#233;e par Macron. Construisons tous ensemble une nouvelle soci&#233;t&#233; plus juste, plus &#233;quitable, plus humaine, plus &#233;cologique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; les entendre, on pourrait croire que le monde d'aujourd'hui, celui de la course au profit, des restructurations, des licenciements, des coupes budg&#233;taires dans les services publics, a commenc&#233; avec Macron ; que n'ont pas eu lieu les deux septennats de Mitterrand, &#233;lu en 1981 sur la base d'un accord et d'un programme &#233;lectoral entre le PS et le PCF et ses gouvernements auxquels le PCF a particip&#233; jusqu'en 1984 ; que n'ont pas eu lieu les ann&#233;es Jospin &#224; Matignon ; que n'a pas eu lieu le quinquennat de Fran&#231;ois Hollande. Pour ne prendre pour exemple que l'h&#244;pital public, sa d&#233;gradation continue est le fruit de dizaines d'ann&#233;es de politique de casse, sous des gouvernements de gauche comme de droite : baisse du nombre de lits, pr&#233;carisation du personnel soignant, suppressions de postes&#8230; La derni&#232;re grande &#171; r&#233;forme &#187; de l'AP-HP (pour ne pas remonter &#224; l'introduction en 1983 du forfait hospitalier sous Jack Ralite, ministre communiste du gouvernement Mauroy), c'est le &#171; plan Hirsch &#187; (en 2015, sous Hollande) qui a supprim&#233; aux soignants des jours de RTT et des cong&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Au temps b&#233;ni de la reconstruction nationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En termes de mod&#232;le de soci&#233;t&#233;, une r&#233;f&#233;rence truffe nombre de discours sur le &#171; monde d'apr&#232;s &#187;, celle qui renvoie aux pr&#233;tendus &#171; jours heureux &#187; de la &#171; reconstruction nationale &#187;, &#224; ce programme du Conseil national de la r&#233;sistance (CNR) qui a inspir&#233; la politique men&#233;e au sortir de la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est ainsi v&#233;hicul&#233; le mensonge d'une soci&#233;t&#233; unie pour la reconstruction du pays et derri&#232;re un gouvernement d'union nationale men&#233; par De Gaulle. &lt;em&gt;L'Humanit&#233;, Politis &lt;/em&gt;et&lt;em&gt; Mediapart &lt;/em&gt;ont &#224; ce titre publi&#233; le 13 mai dernier un appel lanc&#233; par diff&#233;rentes personnalit&#233;s class&#233;es &#171; &#224; gauche &#187; &#8211; &#224; l'instar du r&#233;alisateur et &#233;crivain G&#233;rard Mordillat &#8211; pour un Conseil national de la nouvelle r&#233;sistance&lt;em&gt; &lt;/em&gt;(CNNR), un gouvernement d'union nationale pour une soci&#233;t&#233; post-Covid d&#233;barrass&#233;e du lib&#233;ralisme. Rappelons que cette union nationale d'apr&#232;s guerre a eu pour politique d'accroitre l'exploitation de tous les travailleurs sous pr&#233;texte de &#171; reconstruction &#187; de l'&#233;conomie. Le PCF, pr&#233;sent au gouvernement jusqu'en 1947, martelait qu'il s'agissait de &lt;em&gt;&#171; produire d'abord, revendiquer ensuite &#187;&lt;/em&gt;, que la gr&#232;ve &#233;tait devenue &lt;em&gt;&#171; l'arme des trusts &#187;&lt;/em&gt;. Cette &#171; union nationale &#187; au pouvoir a durement r&#233;prim&#233; les manifestants des vagues de gr&#232;ve des ann&#233;es 1946 et 1947, comme elle a sauvagement massacr&#233; les peuples qui se battaient pour se lib&#233;rer du joug colonial, en Alg&#233;rie, au Cameroun, &#224; Madagascar&#8230; Mais foin des colonies d&#233;fendues par la gauche au pouvoir aux temps du Front populaire comme de la Lib&#233;ration, on oublie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;conomistes dits &#171; de gauche &#187; vantent donc les m&#233;rites de cette p&#233;riode o&#249; la bourgeoisie fran&#231;aise avait, plus que jamais, besoin de la b&#233;quille &#233;tatique, du financement par l'&#201;tat des infrastructures (&#171; nationalis&#233;es &#187; dans ce but) de l'&#233;lectricit&#233;, des chemins de fer, des mines (il fallait &#171; &lt;em&gt;produire du charbon&lt;/em&gt; &#187; clamait Thorez), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus gaulliste encore que les gaullistes de gauche, Macron lui-m&#234;me et les R&#233;publicains pourraient bien renationaliser demain Air France et d'autres secteurs pour en &#233;ponger les d&#233;ficits avec l'argent des imp&#244;ts, avant d'en re-privatiser plus tard &#224; nouveau les profits (comme Mitterrand a nationalis&#233; dans les ann&#233;es 1980 pour que Jospin re-privatise dans les ann&#233;es 1990).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Petit catalogue des&#171; unions de la gauche &#187; en herbe &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les appels et tribunes se succ&#232;dent donc, pour en appeler &#224; s'unir, dont les deux principales variantes pour l'instant sont &#171; l'appel des 150 personnalit&#233;s de la gauche &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-6' class='spip_note' rel='appendix' title='Tribune &#224; consulter ici : https://www.nouvelobs.com/politique....' id='nh2-6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; et &#171; Plus jamais &#231;a ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux appels se distinguent par la liste de leurs signataires. &#171; L'appel des 150 &#187; compte parmi ceux-ci plusieurs membres du PS dont l'ancienne ministre de Hollande, Najat Vallaud-Belkacem. &#171; Plus jamais &#231;a ! &#187; avec son &#171; plan de sortie de crise des syndicats et associations &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-7' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Plan de sortie de crise &#187; t&#233;l&#233;chargeable ici : https://france.attac.org/nos-public' id='nh2-7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, a r&#233;ussi &#224; associer &#224; son op&#233;ration quelques signatures syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ils pr&#233;sentent des points communs. La soci&#233;t&#233; y est prise comme un tout, la &#171; population &#187; prise comme un bloc homog&#232;ne. Disparus les int&#233;r&#234;ts et conflits de classe entre le monde du travail et celui de la grande bourgeoisie. On trouve quelques revendications sociales, fort limit&#233;es du c&#244;t&#233; de &#171; Plus jamais &#231;a ! &#187; ; on ne trouve aucun chiffre sur l'augmentation des salaires du c&#244;t&#233; de &#171; L'appel des 150 &#187;. Surtout des phrases creuses sur la justice sociale. Et pour cause : l'objectif des signataires n'est pas de proposer un programme pour les luttes, juste d'esquisser de futurs programmes &#233;lectoraux, cousus de promesses de ministres qu'on ne tient jamais. Depuis un certain L&#233;on Blum des ann&#233;es 1930, la gauche au pouvoir n'a jamais voulu &#233;br&#233;cher le &#171; mur de l'argent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'int&#233;r&#234;t national : d&#233;nominateur commun du monde politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un patronat bien d&#233;cid&#233; &#224; faire payer la crise aux travailleurs pour renforcer sa position concurrentielle dans l'&#233;conomie mondiale, les porte-paroles de la gauche lui font &#233;cho, en &#233;voquant la &#171; souverainet&#233; industrielle &#187; et des &#171; relocalisations &#187; d'usines au nom de la d&#233;fense de l'emploi. Toujours la m&#234;me rengaine du &#171; il faut sauver l'industrie fran&#231;aise &#187;, qui pr&#233;cis&#233;ment ne dit pas qui, des travailleurs ou des actionnaires, devraient &#234;tre sauv&#233;s ! Fabien Roussel du PCF d&#233;fend &lt;em&gt;&#171; un v&#233;ritable plan d'investissement, au service d'une strat&#233;gie de reconqu&#234;te industrielle dans des secteurs d&#233;terminants pour l'ind&#233;pendance du pays &#187;&lt;/em&gt;, affirmant que pour lui, bien s&#251;r, cette reconqu&#234;te &lt;em&gt;&#171; doit d'abord s'appuyer sur le monde du travail et se construire avec lui, avec les industriels comme avec les syndicats &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-8' class='spip_note' rel='appendix' title='Interview &#224; l'Humanit&#233; dat&#233;e du 28 mai : https://www.humanite.fr/fabien-rous....' id='nh2-8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La main dans la main va-t-on en revenir &#224; &#171; la gr&#232;ve, arme des trusts &#187;&#8230; des trusts &#233;trangers bien s&#251;r ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;19 juin 2020, Boris Leto&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Interview sur BFMTV, le mardi 26 mai.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Interview sur France 2, le mercredi 27 mai.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D&#233;claration &#224; l'AFP du 29 mars 2020, cit&#233;e dans cet article : &lt;a href=&#034;https://www.challenges.fr/politique/coronavirus-la-gauche-entre-critiques-et-volonte-d-union-nationale_704485&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;https://www.challenges.fr/politique...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D&#233;claration &#224; France Inter le 29 mars 2020 lors de l'&#233;mission &#171; Questions Politiques : &lt;a href=&#034;https://www.franceinter.fr/emissions/questions-politiques/questions-politiques-29-mars-2020&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;https://www.franceinter.fr/emission...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour une critique plus d&#233;taill&#233;e du &#171; plan de sortie de crise &#187;, voir notre article : &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Plan-de-sortie-de-crise-des-syndicats-et-associations' class='spip_in'&gt;&#192; propos du &#171; plan de sortie de crise &#187; des syndicats et associations&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-6' class='spip_note' title='Notes 2-6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Tribune &#224; consulter ici : &lt;a href=&#034;https://www.nouvelobs.com/politique/20200514.OBS28804/tribune-au-c-ur-de-la-crise-construisons-l-avenir.html&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;https://www.nouvelobs.com/politique...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-7' class='spip_note' title='Notes 2-7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Plan de sortie de crise &#187; t&#233;l&#233;chargeable ici : &lt;a href=&#034;https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/plus-jamais-ca-34-mesures-pour-un-plan-de-sortie-de-crise&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;https://france.attac.org/nos-public...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-8' class='spip_note' title='Notes 2-8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Interview &#224; l'Humanit&#233; dat&#233;e du 28 mai : &lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/fabien-roussel-pour-obtenir-des-changements-il-faut-que-ca-pousse-den-bas-689527&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;https://www.humanite.fr/fabien-rous...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sarkozy fait son malin, pour combien de temps ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sarkozy-fait-son-malin-pour</link>
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		<dc:date>2007-05-18T15:36:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Nicolas Sarkozy
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<dc:subject>Gauche
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		<description>&#171; Le choc, une catastrophe pour les salari&#233;s et les jeunes &#187;, titrait l'Humanit&#233; &#224; la Une, le lendemain du second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Et l'&#233;ditorialiste du journal du PCF poursuivait : &#171; Une droite dure, ultralib&#233;rale, revancharde, qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; revendiquer les th&#232;mes de l'extr&#234;me droite, entre &#224; l'&#201;lys&#233;e. Pour tous ceux qui, par millions dans le monde du travail et dans les quartiers populaires, ont &#224; craindre de la politique qui s'annonce, pour tous les d&#233;mocrates, les femmes et les hommes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Les-articles-dans-Lutte-de-Classe-" rel="directory"&gt;Les articles dans Lutte de classe
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Gauche-+" rel="tag"&gt;Gauche
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le choc, une catastrophe pour les salari&#233;s et les jeunes &#187;, titrait l'Humanit&#233; &#224; la Une, le lendemain du second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Et l'&#233;ditorialiste du journal du PCF poursuivait : &#171; Une droite dure, ultralib&#233;rale, revancharde, qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; revendiquer les th&#232;mes de l'extr&#234;me droite, entre &#224; l'&#201;lys&#233;e. Pour tous ceux qui, par millions dans le monde du travail et dans les quartiers populaires, ont &#224; craindre de la politique qui s'annonce, pour tous les d&#233;mocrates, les femmes et les hommes de gauche de ce pays, c'est un choc, une bien mauvaise nouvelle, difficile &#224; avaler &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche, apr&#232;s avoir tant fait de Sarkozy un &#233;pouvantail dans l'espoir de rabattre ainsi les voix vers elle, incite maintenant &#224; &#234;tre catastroph&#233; et pleurer d&#233;faite. Et elle n'offre aucune perspective aux travailleurs, si ce n'est de bien voter aux prochaines l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Sarkozy et ses boat people&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy, candidat de l'UMP et aujourd'hui pr&#233;sident de la R&#233;publique, avait chass&#233; sur les terres de Le Pen dans sa campagne, apr&#232;s avoir multipli&#233; les expulsions d'immigr&#233;s et roul&#233; des m&#233;caniques sur le plan s&#233;curitaire contre la &#171; racaille &#187; des banlieues, quand il &#233;tait ministre de l'Int&#233;rieur. De quoi cajoler les pr&#233;jug&#233;s r&#233;actionnaires, encourager les abus policiers, flatter la morgue de petits patrons qui se croient tout permis. Et &#224; coup s&#251;r, rafler &#224; Le Pen une partie de son &#233;lectorat.
Pour ce qu'il pr&#233;pare maintenant, Sarkozy est avant tout l'homme du grand patronat, dans la continuit&#233; des politiques des gouvernements pr&#233;c&#233;dents dont il a fait partie, sous Chirac. Son programme est un ensemble d'attaques contre les travailleurs pr&#233;conis&#233;es par le Medef (restriction du droit de gr&#232;ve, nouvel allongement de l'&#226;ge de d&#233;part en retraite, pr&#233;carisation de tous les contrats de travail&#8230;). Des attaques que la candidate socialiste avait mises elle aussi &#224; son programme, en termes plus feutr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux jours de vacances &#224; bord du yacht d'une grosse fortune patronale, le nouveau pr&#233;sident s'est empress&#233; d'annoncer qu'il &#233;tait pr&#234;t, pour mener &#224; bien la t&#226;che, &#224; rep&#234;cher quelques socialistes : Kouchner, All&#232;gre ou autres V&#233;drine. Autre atout qu'il explore pour son jeu : la complicit&#233; des chefs du monde syndical, invit&#233;s dans les bureaux provisoires du futur pr&#233;sident, qui en sont sortis fiers d'une attention aussi in&#233;dite &#224; leur &#233;gard et rassur&#233;s ! Aussi bien Thibault de la CGT que Ch&#233;r&#232;que de la CFDT. Les attaques pr&#233;vues ne seraient pas engag&#233;es sans leur consentement, ou du moins leur consultation ! Ni Thibault ni personne n'a mis clairement et fermement sur le tapis les revendications de salaire et d'emploi de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le PS, &#224; tribord toute !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'a fallu que quelques minutes apr&#232;s la proclamation des r&#233;sultats du second tour, pour que la d&#233;faite de la gauche sonne l'heure des r&#232;glements de comptes au Parti socialiste. Strauss-Kahn a d&#233;clench&#233; le tir, proposant en direct &#224; la t&#233;l&#233; ses services pour une &#171; r&#233;novation social-d&#233;mocrate &#187; du PS, que ni Hollande ni Royal n'aurait su mener assez loin. A droite toute, donc ! Et Hollande, peu apr&#232;s, de relancer la course poursuite en proposant de jeter par dessus bord l'&#233;tiquette socialiste ou m&#234;me social-d&#233;mocrate, pour fonder &#171; un grand parti de la gauche &#187; qui couvrirait &#171; tout l'espace de la gauche jusqu'au centre-gauche ou au centre &#187;. Un parti &#171; d&#233;mocrate &#187; en quelque sorte, qui rivaliserait avec celui que le second candidat de droite de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, Bayrou, tente de fonder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; S&#233;gol&#232;ne Royal, la seule r&#233;forme qui semble vraiment l'int&#233;resser est celle du calendrier : que le parti la d&#233;signe tout de suite comme la candidate pour l'&#233;lection de 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, si le Parti socialiste a essuy&#233; une d&#233;faite, inattendue dans un syst&#232;me voulu d'alternance o&#249; gauche et droite se passent grosso modo le relais depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80, au fil des consultations &#233;lectorales, on ne peut pas l'attribuer au fait que le PS ne se serait pas montr&#233; assez &#224; droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forts du succ&#232;s de la gauche aux &#233;lections europ&#233;ennes et r&#233;gionales de 2004 (&#233;lections surtout marqu&#233;es par une tr&#232;s forte abstention), qui permettait au PS de rafler la pr&#233;sidence de toutes les r&#233;gions sauf une, et &#224; S&#233;gol&#232;ne Royal celle de la r&#233;gion Poitou-Charente, les socialistes ont cru leur heure venue. L'usure du pouvoir, le m&#233;contentement engendr&#233; par la politique anti-sociale des gouvernements Raffarin et DeVillepin allaient automatiquement faire tomber les voix du monde du travail dans leur escarcelle, comme l'&#233;coeurement suscit&#233; par la politique de Jospin avait valu au PS la cuisante d&#233;faite de 2002. Il suffisait de chercher un compl&#233;ment de voix du c&#244;t&#233; de la droite, ou de la petite bourgeoisie qui fait souvent la diff&#233;rence en basculant d'un cot&#233; &#224; l'autre. Sarkozy chassait sur sa droite, Royal aussi, puisant &#233;galement dans le catalogue r&#233;actionnaire, affirmant que les enseignants ne travaillaient pas assez, que les r&#233;gimes de retraite sp&#233;ciaux seraient &#224; &#171; remettre &#224; plat &#187; (euph&#233;misme pour ne pas parler de &#171; suppression &#187; comme son adversaire), les 35 heures &#171; assouplies &#187; et les jeunes primo-d&#233;linquants confi&#233;s &#224; la psychologie des adjudants.
Le r&#233;sultat n'a pas &#233;t&#233; &#224; la hauteur des esp&#233;rances. Malgr&#233; cinq ans de pouvoir de la droite, le score &#233;lectoral totalis&#233; des candidats de droite, classique ou extr&#234;me, &#233;tait au soir du premier tour le plus fort depuis 25 ans : 63,57 % des suffrages, contre 57,13 % en 2002, 59,4 % en 1995 ou 51,10 % en 1988 et 49,3 % en 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes S&#233;gol&#232;ne Royal s'en est sortie mieux que Jospin en 2002, avec 25,87 %, contre 16,18 %, et deux fois plus de voix que Jospin, vu la forte participation au scrutin cette ann&#233;e. Mais c'est surtout pour avoir achet&#233;, contre des circonscriptions esp&#233;r&#233;es gagnantes aux l&#233;gislatives, les d&#233;sistements de Chev&#232;nement et de Taubira, qui au premier tour de 2002 s'&#233;taient pr&#233;sent&#233;s tous deux dans l'espoir que la gauche &#171; ratisse &#187; ainsi plus large (ils avaient obtenu respectivement 5,33 % et 2,32 %). Les pressions au &#171; vote utile &#187; qui &#233;viterait le s&#233;isme de 2002, ont apport&#233; &#224; la candidate socialiste une partie des voix que le PC et les &#233;cologistes, voire l'extr&#234;me gauche avaient eues il y a cinq ans. Tout au moins sur cette derni&#232;re a-t-elle r&#233;cup&#233;r&#233; des voix qui s'&#233;taient d&#233;tourn&#233;es de Jospin en 2002 pour sanctionner sa politique gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espoir &#233;tait maigre pour la candidate socialiste de combler la diff&#233;rence au second tour en promettant au deuxi&#232;me candidat de droite, Bayrou, des postes de ministres pour les siens, voire lui-m&#234;me. Mais qu'&#224; cela ne tienne ! En 2002, il aurait fallu voter Chirac pour &#233;viter Le Pen : on a eu Sarkozy au gouvernement ! Cette ann&#233;e, il aurait fallu voter Royal pour &#233;viter Sarkozy, mais on nous servait ensuite Bayrou ! L'&#233;lectorat de celui-ci, n'a pas &#233;t&#233; suffisamment tent&#233;&#8230; Ni Bayrou lui-m&#234;me, qui ne comptait pas prendre le risque de partager la d&#233;faite du PS. Et ne parlons pas des notables locaux de l'UDF dont la grande majorit&#233; s'&#233;cartent aujourd'hui de leur leader et de son nouveau parti dit centriste, pour assurer leur r&#233;&#233;lection comme d&#233;put&#233;s &#224; l'ombre de l'UMP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promesse de Royal de gouverner avec une partie de la droite, d&#233;sormais caduque, n'en est pas moins caract&#233;ristique des orientations politiques de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le PC, sous la ligne de flottaison ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; du Parti communiste, Marie-George Buffet avait esp&#233;r&#233; requinquer son parti par une position &#8211; r&#233;elle ou suppos&#233;e - de chef de file du &#171; Non de gauche &#187; au r&#233;f&#233;rendum de 2005 sur la constitution europ&#233;enne. En faire &#171; le &#187; repr&#233;sentant des &#171; non &#187; de gauche. Avec 1,9 % des suffrages exprim&#233;s, presque deux fois moins que les 3,4 % de Robert Hue en 2002 et dix fois moins que le PC des ann&#233;es 70, quand Mitterrand s'&#233;tait appuy&#233; sur lui pour ramener les socialistes au pouvoir, c'est &#233;videmment rat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire du Non avait &#233;t&#233; une claque personnelle pour Chirac, qui avait cru jouer fin en utilisant le r&#233;f&#233;rendum comme un pl&#233;biscite sur son nom, et une pomme de discorde entre PS et PC, voire au sein du PS lui-m&#234;me. Mais le vent a singuli&#232;rement tourn&#233; pour les &#171; victorieux &#187; du Non. La droite du Non s'est fait voler ses voix par le candidat de la droite du Oui. Tandis que la gauche du Non a &#233;t&#233; phagocyt&#233;e, au nom du &#171; vote utile &#187;, par la gauche du Oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas parce que la &#171; dynamique du Non &#187; aurait &#233;t&#233; bris&#233;e par la division en ses rangs. C'est aussi parce qu'elle ne repr&#233;sentait rien, ou surtout rien qui puisse aller dans le sens de la combativit&#233;. Au contraire, les propagandes des partisans du non de gauche avaient en commun avec celles du non de droite de brandir l'&#233;pouvantail d'une Europe qui serait la cause de d&#233;localisations et r&#233;gression sociale, au risque de ne faire qu'alimenter le chauvinisme. La d&#233;nonciation d'une politique anti-sociale qui serait plus dangereuse car d&#233;cid&#233;e &#224; Bruxelles, &#233;pargnait en partie le patronat et le gouvernement fran&#231;ais, et n'offrait aux travailleurs que l'illusion d'en conjurer le sort par un bout de papier. A l'encontre de tout objectif de lutte, ici et maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si glissement politique &#224; droite on peut d&#233;plorer, le r&#233;f&#233;rendum chiraquien, quelle qu'en ait &#233;t&#233; l'issue, y a jou&#233; son r&#244;le.
Sur le plan politicien, au jeu politique de &#171; qui perd, gagne &#187;, ou plut&#244;t &#171; qui gagne, perd &#187;, on a compt&#233; ses abattis au sein de la &#171; gauche du non &#187;. Fabius n'a pas d&#233;croch&#233; la candidature du Parti socialiste pour les pr&#233;sidentielles. M&#233;lenchon est rentr&#233; dans le rang. Bov&#233; a cru avoir un meilleur ticket que Marie-George Buffet ou Olivier Besancenot, mais a r&#233;alis&#233; un faible score. Sa volont&#233; affich&#233;e d'ind&#233;pendance vis-&#224;vis des partis ne l'a pas emp&#234;ch&#233; de courir derri&#232;re la &#171; mission &#187; que S&#233;gol&#232;ne Royal lui proposait entre les deux tours ! Quant au Parti communiste, du fait que la LCR mettait &#224; l'illusoire candidat commun la condition de ne pas chercher de places dans un gouvernement PS, il en a &#233;t&#233; r&#233;duit &#224; partir en campagne derri&#232;re sa dirigeante Marie-George Buffet, mais sous l'&#233;tiquette aseptis&#233;e d'un rassemblement &#171; de la gauche populaire et antilib&#233;ral &#187; dont le PC &#233;tait la seule composante. Ceux des notables du Parti communiste qui, pr&#233;voyant la d&#233;confiture de l'op&#233;ration et visant des alliances &#171; novatrices &#187; qui leur permettraient de sauver leur si&#232;ge de d&#233;put&#233; ou de maire, ont choisi d'appeler &#224; voter Bov&#233; contre la candidate de leur parti, ne s'en sont pas mieux tir&#233;s. A Saint-Denis par exemple, municipalit&#233; communiste de la banlieue parisienne depuis fort longue date, dont le chef de file Braouzec a appel&#233; &#224; voter Bov&#233;, le Parti communiste n'a recueilli que 4,3 % et Jos&#233; Bov&#233; 2 %.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;... mais r&#234;ve de larguer les amarres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A cette nouvelle d&#233;route &#233;lectorale du PC, il faudrait, &#233;crit l'Humanit&#233; du 10 mai, chercher &#171; des r&#233;ponses neuves &#187;. Un congr&#232;s extraordinaire du Parti est pr&#233;vu &#224; cet effet pour l'automne prochain. Trop tard pour se recycler d'ici les l&#233;gislatives, o&#249; le Parti communiste aimerait b&#233;n&#233;ficier de la cl&#233;mence du PS pour sauver quelques si&#232;ges au parlement, mais sans grand espoir car le PS en basses eaux sera peu g&#233;n&#233;reux. Assez t&#244;t, esp&#232;re tout de m&#234;me le PC, pour se dessiner un meilleur profil d'ici les municipales. Car la perte de nouvelles municipalit&#233;s atteindrait durement ses finances comme son appareil, et par ricochet l'influence qu'il conserve dans certains milieux populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans quel sens ce recyclage du Parti communiste ? Tabler sur la combativit&#233; de ses militants encore nombreux ? Se pr&#233;parer &#224; mobiliser le monde du travail, dont officiellement il se r&#233;clame, pour r&#233;agir aux attaques qui se pr&#233;parent ? Pas que l'on sache. Comme chaque fois que le PC en prend un coup sur le terrain &#233;lectoral, et pr&#233;tend le surmonter en &#171; r&#233;novant &#187;, c'est pour effacer encore un peu du souvenir du parti ouvrier et de combat qu'il fut. Et passer encore davantage dans l'ombre du PS. Les th&#232;mes de r&#233;flexion de ce futur congr&#232;s devraient &#234;tre pr&#233;cis&#233;s fin juin. L'Humanit&#233; insiste qu'il ne faudrait pas qu'il soit, comme au PS, un congr&#232;s de r&#232;glement de comptes. M&#234;me si Robert Hue a commenc&#233; &#224; r&#233;gler les siens&#8230; A moins qu'il ne pr&#233;pare son passage au PS, via sa pr&#233;sence affich&#233;e aux c&#244;t&#233;s de S&#233;gol&#232;ne Royal, au meeting de Charl&#233;ty ? Mais &#224; en croire l'Humanit&#233; annon&#231;ant la pr&#233;paration du congr&#232;s, il pourrait s'agir d'une vaste remise en cause, de l'&#233;tiquette communiste au parti lui-m&#234;me. Pour se sauver du naufrage, le Parti communiste n'aurait plus qu'&#224; se saborder ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;
Plus de 5 % pour l'extr&#234;me gauche, pas de si mauvais augure pour l'avenir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tandis que l'&#233;lectorat du PC est tomb&#233; &#224; 1,9 %, celui des Verts &#224; 1,6 % et Bov&#233; &#224; 1,3 %, celui de l'extr&#234;me gauche atteint les 5,4 %, du moins si on additionne les voix d'Arlette Laguiller (1,33 %) et d'Olivier Besancenot (4,08 %). Ce qui est l&#233;gitime dans la mesure o&#249; leurs axes de campagne, si ce n'est leur style, &#233;taient similaires. Le m&#234;me programme, les m&#234;mes mesures d'urgence pour la classe ouvri&#232;re popularis&#233;es d&#233;j&#224; en 1995 par Arlette Laguiller &#8211; et reprises d&#233;j&#224; par Olivier Besancenot en 2002 : interdiction des licenciements, contr&#244;le des compte des entreprises, augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires (300 &#8364; pour tous et Smic net &#224; 1 500 &#8364; tout de suite), arr&#234;t des subventions et d&#233;gr&#232;vements de charges pour le patronat et embauche dans les services publics&#8230; Un programme qui se veut celui des luttes de demain.
Certes, le total des scores de LO et de la LCR est bien en dessous des 10 % de 2002. Mais ceux-l&#224; &#233;taient une exception, avec un vote sanction de la politique de Jospin. Nombre d'&#233;lecteurs PC ou PS qui avaient manifest&#233; leur m&#233;contentement en votant pour Arlette ou Olivier, sont revenus au bercail et retourn&#233;s plus probablement au PS qu'au PC. On retrouve cette ann&#233;e, malgr&#233; la pression dudit &#171; vote utile &#187;, un r&#233;sultat analogue aux 5,3 % recueillis par notre camarade Arlette Laguiller en 1995 (alors seule candidate), avec son &#171; programme d'urgence &#187; pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'anciens &#233;lecteurs d'Arlette ont choisi cette fois de voter pour &#171; le facteur &#187; qui, &#224; leurs yeux, d&#233;fendait le m&#234;me programme et leur semblait une &#171; rel&#232;ve &#187; plus jeune. Un sondage &#224; la sortie des urnes de l'organisme CSA fait &#233;tat de ce transfert de voix : dans son &#233;chantillon, il aurait trouv&#233; 10 % d'&#233;lecteurs d'Arlette de 2002, qui ont vot&#233; pour Olivier Besancenot en 2007. L'&#233;rosion du &#171; vote utile &#187;&#8230; ou pr&#233;tendu tel par rapport aux &#233;lectorats de 2002 des candidats de LO et de la LCR a probablement &#233;t&#233; semblable : le m&#234;me sondage de CSA aurait &#233;valu&#233; &#224; 27 % le nombre d'&#233;lecteurs d'Arlette Laguiller en 2002 qui auraient cette fois vot&#233; PS et 9 % qui auraient vot&#233; PC, contre respectivement 37 % pour le PS et 2 % pour le PC parmi les &#233;lecteurs de 2002 d'Olivier Besancenot. Des chiffres qui ne donnent bien s&#251;r qu'une vague indication, vu la faible taille des &#233;chantillons.
Soulignons enfin que la pr&#233;sence de Jos&#233; Bov&#233; dans ce scrutin permettait de voter pour lui &#224; tous ceux qui, parmi les altermondialistes, rejetaient les &#171; partis &#187;, l'&#233;tiquette communiste, voire un programme trop tourn&#233; vers des revendications ouvri&#232;res. Elle rendait de ce fait plus clair le sens du vote pour l'extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les campagnes d'Olivier Besancenot et d'Arlette Laguiller se sont ressembl&#233;es, pour le meilleur et pour le moins bon. Nous avons regrett&#233; une att&#233;nuation, dans la campagne de notre organisation, des critiques envers la gauche. Certes, c'est certainement la droite et les gouvernements sortants qu'il &#233;tait juste de cibler en priorit&#233;. Mais sans &#233;dulcorer ce que s'appr&#234;tait &#224; faire la gauche. Or pourquoi &#233;voquer dans des affiches une &#171; gauche molle &#187;, &#171; trop faible avec le patronat &#187; ? Ladite gauche, au service du patronat, n'avait pourtant jamais manqu&#233;, lors de ses passages au pouvoir, d'avoir une attitude ferme&#8230; contre les classes populaires ! De m&#234;me pourquoi pr&#233;senter notre programme comme des mesures qui devraient &#234;tre celles d'un &#171; gouvernement ou d'une pr&#233;sidence vraiment socialiste &#187; ? Laissant entendre qu'un tel gouvernement hypoth&#233;tique serait notre souhait. Jusque-l&#224;, les ambigu&#239;t&#233;s &#171; p&#233;dagogiques &#187; &#233;taient le fort de la LCR, et Lutte Ouvri&#232;re avait coutume et raison de les souligner. L'appel &#224; voter au second tour pour S&#233;gol&#232;ne Royal, formul&#233; &#224; peine les r&#233;sultats du premier tour annonc&#233;s, avant m&#234;me d'avoir une id&#233;e des r&#233;actions des milieux populaires (ceux dont nous nous voulons solidaires justement), avant aussi de voir quelle politique Royal allait d&#233;velopper (et on sait maintenant que c'&#233;tait : encore plus &#224; droite, toutes), a lui aussi tranch&#233; avec la fermet&#233; pass&#233;e de Lutte Ouvri&#232;re. Certes, toutes les tactiques sont envisageables. Arlette Laguiller a pr&#233;cis&#233; qu'il n'y avait &#224; ce deuxi&#232;me tour &#171; aucun vote utile pour les travailleurs &#187;, que c'&#233;tait &#171; sans illusion &#187; et &#171; par solidarit&#233; avec tous ceux qui, dans les classes populaires, d&#233;clarent pr&#233;f&#233;rer &#8220;tout sauf Sarkozy&#8221; &#187;. Mais l&#224; justement on peut plus que douter que c'&#233;tait opportun et juste pour pr&#233;parer l'avenir qui &#233;tait, est et sera (comme LO l'&#233;crit d'ailleurs) de se pr&#233;parer &#224; lutter&#8230; quelle que soit la couleur du gouvernement, droite ou gauche. Or jamais dans une campagne pass&#233;e, la gauche n'avait sembl&#233; &#224; ce point s&#339;ur jumelle de la droite : choisissant pratiquement les m&#234;mes th&#232;mes que Sarkozy ; palabrant entre les deux tours avec l'UDF de Bayrou. Et les jours m&#234;mes qui ont suivi le deuxi&#232;me tour sont venus corroborer que c'est la gauche elle-m&#234;me qui arrive de plus en plus difficilement &#224; se distinguer de la droite, t&#233;moin cette petite brochette de &#171; personnalit&#233;s &#187; socialistes, mais non des moindres, pour qui le &#171; Tout sauf Sarkozy &#187; vient de se muter en un ralliement, au nom du&#8230; &#171; tout sauf &#234;tre &#233;cart&#233; du pouvoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'essentiel est que nos campagnes &#233;lectorales, la n&#244;tre et celle de la LCR, aient r&#233;ussi &#224; populariser ces mesures d'urgences, ces revendications fondamentales du monde du travail qui pourraient &#234;tre le programme des luttes de demain. Comme il a &#233;t&#233; marquant que, pendant m&#234;me la campagne, certaines luttes aient montr&#233; que les travailleurs n'&#233;taient pas pr&#234;ts &#224; se laisser faire, voire pr&#234;ts &#224; prendre l'offensive sur des objectifs communs &#224; tous, comme la gr&#232;ve des ouvriers de PSA Aulnay sous Bois qui, m&#234;me si elle n'a pas &#233;t&#233; victorieuse, a montr&#233; que la lutte pour l'augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires, 300 &#8364; pour tous, &#233;tait &#224; l'ordre du jour. Et il est important que sur un tel programme une fraction non n&#233;gligeable des &#233;lecteurs, sourde aux sir&#232;nes du &#171; vote utile &#187;, se soit reconnue.
Il faut continuer &#224; le propager. Les prochaines &#233;lections l&#233;gislatives en seront l'occasion. Il e&#251;t &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;rable de le faire ensemble LO et LCR, et pas forc&#233;ment impossible (cela l'est bien, &#224; titre exceptionnel dans un d&#233;partement, la Haute Savoie). En tout cas il e&#251;t &#233;t&#233; juste que nous le proposions &#224; la LCR, m&#234;me si, sur le plan politique, les principales divergences demeurent entre les deux organisations : c'est sur le terrain de la lutte de classe et d'efforts pour faire na&#238;tre un parti r&#233;volutionnaire et communiste de la classe ouvri&#232;re que l'extr&#234;me gauche doit s'orienter et qu'il y a des propositions &#224; faire &#224; nos camarades de la LCR plut&#244;t que de laisser leur organisation garder pour cap la construction (illusoire qui plus est !) d'une &#171; gauche de la gauche &#187; large, &#171; anti-lib&#233;rale, f&#233;ministe et &#233;cologiste &#187; qui offrirait surtout &#224; des politiciens de la gauche classique, de mouvance PC, PS ou Verts (on l'a vu avec le rassemblement h&#233;t&#233;roclite de la gauche du Non) l'occasion de remettre sur la table des formules us&#233;es et trompeuses. Si cela se faisait, qu'au moins ce ne soit pas &#224; l'initiative de l'extr&#234;me gauche !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pr&#233;parer les luttes de demain&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit maintenant de pr&#233;parer le monde du travail aux luttes contre les attaques qui l'attendent de la part du nouveau gouvernement de Sarkozy et de lui donner des perspectives politiques, autres que de sauver &#224; la gauche ses postes de d&#233;put&#233;s pour soi-disant faire contre poids &#224; Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de Sarkozy qui se met en place ne sera pas forc&#233;ment une droite &#171; plus dure, antilib&#233;rale et revancharde &#187; que ne l'&#233;taient d&#233;j&#224; les gouvernements Raffarin ou Villepin. Elle le sera autant. Et avec les m&#234;mes hommes, sauf les recal&#233;s pour r&#233;duction d'effectifs (15 ministres seulement), pour ouverture aux femmes et aux transfuges de la gauche. Ce sera un gouvernement qui se pr&#233;tendra fort, mais ne le sera pas plus que le gouvernement Villepin et son ministre de l'int&#233;rieur Sarkozy quand les jeunes descendus dans la rue l'ont fait se d&#233;ballonner sur le CPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme d'attaques contre la classe ouvri&#232;re est annonc&#233;, dans la droite ligne de celles des gouvernements pr&#233;c&#233;dents, et va s'acc&#233;l&#233;rer maintenant que, pour cinq ans, les &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales nationales sont pass&#233;es. Et il faut bien voir que, pour les mener &#224; bien, Sarkozy utilisera toutes les d&#233;magogies et s'efforcera, quitte &#224; en prendre un peu le temps, d'y associer les syndicats, ou une partie d'entre eux, voire d'amadouer les partis de gauche ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'immigration ? Il risque, bien s&#251;r de continuer les expulsions qui lui servaient de d&#233;magogie &#233;lectorale, et contre lesquelles il faudra continuer &#224; se mobiliser. Mais il pourra tabler sur le fait que la gauche elle-m&#234;me n'est pas pour la r&#233;gularisation de tous les sans papiers et partisane d'une limitation choisie de l'immigration. Sur la politique &#233;trang&#232;re ? Il la fera couvrir par le &#171; French Doctor &#187; (un partisan de l'intervention militaire am&#233;ricaine en Irak). Et l'un de ses premiers gestes le jour de son intronisation, de faire lire dans toutes les &#233;coles une lettre d'un jeune r&#233;sistant ex&#233;cut&#233;, membre du Parti communiste, lui a m&#234;me valu les f&#233;licitations de Marie-George Buffet. Mieux pour cultiver le patriotisme que le drapeau tricolore de S&#233;gol&#232;ne Royal !
Son premier ministre Fillon est le m&#234;me qui avait &#233;t&#233; charg&#233; par Raffarin de n&#233;gocier avec les syndicats la r&#233;forme des retraites et de la s&#233;curit&#233; sociale et avait obtenu la signature d'une partie d'entre eux, l'absence de r&#233;action des autres, qui s'en seraient aussi accommod&#233;s si, notamment pour les retraites, la contestation n'&#233;tait pas venue de la base ; sous l'impulsion d'ailleurs, en ce qui concerne les enseignants en 2003, de militants d'extr&#234;me gauche. Il pr&#233;pare une nouvelle attaque contre les retraites, en commen&#231;ant par les r&#233;gimes sp&#233;ciaux.
A son programme aussi, la limitation du droit de gr&#232;ve. L&#224; &#233;galement, m&#234;me tactique : Sarkozy lui-m&#234;me vient de promettre aux syndicats de ne pas le faire sans les consulter, remerci&#233; par Ch&#233;r&#232;que qui a donn&#233; en exemple la limitation du droit de gr&#232;ve &#224; la RATP que son syndicat a contribu&#233; &#224; mettre en place. Et pour faire passer la pilule, pour justifier aux yeux du grand public la limitation du droit de gr&#232;ve, Sarkozy propose comme premi&#232;re &#233;tape l'instauration du service minimum dans l'&#233;ducation, qui obligerait les &#233;coles &#224; accueillir les enfants les jours de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faudra pas compter pour organiser la riposte, sur les dirigeants syndicaux qui se sont pr&#233;cipit&#233;s dans le bureau de Sarkozy. Ni sur les dirigeants de gauche qui argueront de leur trop faible pr&#233;sence au parlement (faute aux &#233;lecteurs !) pour mener la valeureuse bataille des amendements et pr&#244;nera d'attendre jusqu'en 2012 la victoire d'une gauche recentr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La riposte ne pourra venir que des travailleurs. C'est &#224; nous d'y contribuer, en continuant, et mieux vaut si possible ensemble LO et LCR, &#224; propager le programme de d&#233;fense des travailleurs que nous avons d&#233;fendu dans la campagne &#233;lectorale des pr&#233;sidentielles. En nous adressant aussi pour cela &#224; tous les militants ouvriers combatifs : ceux du PC qui ont gard&#233; leurs valeurs de lutte de classe et leur &#171; compr&#233;hension du monde &#187; mais que le prochain congr&#232;s devrait, &#224; en croire L'Humanit&#233; remettre en cause ; aux militants ouvriers combatifs qui ne se reconnaissent peut-&#234;tre plus dans aucun parti mais ne sont pas plus aveugles face aux atermoiements ou aux trahisons de leur propre direction syndicale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Rendre la gauche plus de gauche ?
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		<description>La &#171; dynamique unitaire &#187; des collectifs antilib&#233;raux vient d'&#233;chouer sur un &#233;cueil : la d&#233;signation du candidat qui aurait port&#233; leur couleur commune aux pr&#233;sidentielles. &lt;br /&gt;Apr&#232;s les retraits, sym&#233;triques, de M&#233;lenchon ralli&#233; &#224; Fabius et de la LCR qui a &#233;chou&#233; &#224; entra&#238;ner ses alli&#233;s dans une rupture politique plus nette avec le Parti socialiste, les partenaires-concurrents des collectifs s'&#233;taient pourtant entendus sur ce qu'on aurait pu croire l'essentiel : une charte antilib&#233;rale vague et creuse &#224; souhait,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Gauche-droite-gauche-le-piege-de-l-alternance-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Gauche, droite, gauche&#8230; le pi&#232;ge de l'alternance
&lt;/a&gt;

/ 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La &#171; dynamique unitaire &#187; des collectifs antilib&#233;raux vient d'&#233;chouer sur un &#233;cueil : la d&#233;signation du candidat qui aurait port&#233; leur couleur commune aux pr&#233;sidentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les retraits, sym&#233;triques, de M&#233;lenchon ralli&#233; &#224; Fabius et de la LCR qui a &#233;chou&#233; &#224; entra&#238;ner ses alli&#233;s dans une rupture politique plus nette avec le Parti socialiste, les partenaires-concurrents des collectifs s'&#233;taient pourtant entendus sur ce qu'on aurait pu croire l'essentiel : une charte antilib&#233;rale vague et creuse &#224; souhait, un ensemble de &#171; propositions concr&#232;tes &#187; pas aussi radicales qu'elles le pr&#233;tendent, et, surtout, une m&#234;me d&#233;marche &#224; l'&#233;gard du PS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le plus frappant dans l'aplomb avec lequel Marie-George Buffet, Yves Salesse, Cl&#233;mentine Autin, Jos&#233; Bov&#233; et autres Patrick Braouezec affirmaient tous, avant leur dispersion r&#233;cente, &#171; faire du radicalement neuf &#224; gauche &#187;, c'est la constance avec laquelle ils ont tous repris la radicalement vieille rengaine du Parti communiste, qui a abus&#233; puis us&#233; ses militants depuis plus de 20 ans : il faut faire gagner la gauche (donc le PS), mais celle-ci doit &#234;tre plus de gauche, gr&#226;ce &#224; des rapports de force plus &#233;quilibr&#233;s qui contraindraient le PS &#224; gauchir sa politique. Probl&#232;me &#233;videmment : comment rendre le PS plus de gauche ? En sachant qu'on ne fait pas boire un &#226;ne qui n'a pas soif.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;On conna&#238;t la chanson...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant des d&#233;cennies on a repass&#233; aux militants du PCF, appel&#233;s r&#233;guli&#232;rement &#224; soutenir le PS de leurs votes, le vieux plat du bon Jacques Duclos qui, d&#233;j&#224; dans les ann&#233;es 1960, ass&#233;nait &#224; ses camarades : &lt;em&gt;&#171; les socialistes c'est pas qu'on les aime... C'est pas nos amis, c'est plut&#244;t nos fr&#232;res ou nos cousins. Et la famille, c'est pas comme les amis, on la choisit pas. &#187;&lt;/em&gt; Eh oui, solidarit&#233; obligatoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'il fallait bien que &#171; la gauche gagne &#187;, il fallait donc avoir des ministres en 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, apr&#232;s 1984, le PCF n'a plus fait partie des divers gouvernements de Mitterrand, il lui fallait bien mettre quand m&#234;me de l'eau dans son vin et toujours reconduire les alliances au moins au moment des &#233;lections, histoire de garder conseils g&#233;n&#233;raux, municipalit&#233;s, d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 1993, les dirigeants du PCF d&#233;ploy&#232;rent des tr&#233;sors d'ing&#233;niosit&#233; pour faire du neuf avec du vieux. Ah, non, le programme commun plus jamais &#231;a ! L'&#233;quipe de Robert Hue inventa alors le &#171; PUP &#187;, le &#171; Pacte Unitaire pour le Progr&#232;s &#187; qui serait un vaste rassemblement de militants et de citoyens du peuple de gauche, un rassemblement par le bas qui impulserait (et contr&#244;lerait !), le rassemblement au sommet des appareils, mis en demeure de rendre des comptes... Un fant&#244;me bien oubli&#233; depuis, mais un peu l'anc&#234;tre de nos collectifs d'aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis vint 1997. Robert Hue voulait avoir &lt;em&gt;&#171; un pied dans le gouvernement, un pied dans le mouvement populaire &#187;.&lt;/em&gt; C'&#233;tait le temps o&#249; la ministre de l'anti-dopage Buffet refusait de se d&#233;solidariser &#224; la t&#233;l&#233;vision de son camarade ministre de l'int&#233;rieur Chev&#232;nement, qui envoyait les CRS chasser la r&#233;volte des ch&#244;meurs des Assedic. Le temps o&#249; Gayssot jouait &#224; l'homme d'&#201;tat, privatisait Air-France et d&#233;graissait la SNCF. Le temps o&#249; tous ces ministres, contestataires et rebelles dans l'&#226;me mais responsables, demandaient aux gens de donner au Parti communiste plus de moyens de &lt;em&gt;&#171; peser &#224; gauche &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, &#224; l'exception de la majorit&#233; de la LCR, les figures des collectifs antilib&#233;raux n'ont pas d'autre perspective &#224; proposer &#224; l'approche des &#233;lections pr&#233;sidentielles : rester des satellites du PS, pr&#233;tendument capables, pourvu que l'&#233;lecteur les aide &#224; grossir un peu, de tirer un peu hors de son orbite leur plan&#232;te de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Gauchir le Parti socialiste ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En lui faisant faire une politique clairement favorable aux travailleurs, et donc... susceptible de le f&#226;cher gravement avec le patronat ? Autant traire un bouc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti socialiste est un parti de la bourgeoisie qui a fait ses preuves. Il sait se montrer au-dessus de ses propres int&#233;r&#234;ts &#233;lectoraux. N'a-t-il pas accept&#233; sciemment, &#224; chaque fois qu'il est arriv&#233; au pouvoir, de prendre le risque de perdre les &#233;lections suivantes, en menant une politique contre sa propre base &#233;lectorale, les classes populaires ? Longtemps, quand le Parti communiste &#233;tait nettement plus fort que lui mais que la bourgeoisie ne voulait pas en entendre parler, le PS pr&#233;f&#233;ra rester dans l'opposition, ou se coaliser avec des partis de droite, plut&#244;t que de s'allier au PCF. Et, quand Mitterrand se d&#233;cida &#224; constituer une Union de la gauche au d&#233;but des ann&#233;es 1970, ce fut parce que la bourgeoisie commen&#231;ait &#224; changer d'avis sur le PCF et, surtout, avec l'objectif avou&#233; de le plumer (objectif r&#233;ussi...) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a certes d&#233;j&#224; vu le Parti socialiste se gauchir, au moins dans le discours. Quand il s'agissait de r&#233;pondre &#224; une pression &#233;lectorale, ce fut toujours pour trahir ses promesses une fois au pouvoir. Quand il s'agissait de r&#233;pondre &#224; la pression d'un mouvement social, ce fut toujours pour tenter de le canaliser, de le prendre en main et de l'&#233;touffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que se forme une coalition de gauche r&#233;&#233;quilibr&#233;e, &#171; plus de gauche &#187;, o&#249; les syndicalistes, les associatifs, les communistes et autres &#171; alternatifs &#187; en tout genre contraindraient enfin le PS &#224; passer compromis avec eux sur le programme et les objectifs, il faudrait d'abord que les premiers aient un autre poids qu'actuellement. Et, de toute fa&#231;on, il n'y a aucune chance, si elle portait le PS au pouvoir (avec ou sans ses alli&#233;s), qu'il ne se conduise alors comme il l'a toujours fait. C'est dire que la pr&#233;tention de gauchir le PS n'est qu'un pr&#233;texte pour l'appareil du PCF, ou maintenant la brochette de politiciens qui se pr&#233;sentent comme la gauche de la gauche, pour tenter de d&#233;crocher d'&#233;lection en &#233;lection des petits postes acquis gr&#226;ce &#224; l'alliance &#233;lectorale avec les socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Alors rien de neuf sous le soleil ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant si, il y a tout de m&#234;me des choses qui ont chang&#233; &#224; la gauche du parti socialiste, parmi les militants qui se consid&#232;rent comme la gauche de la gauche (y compris et d'abord, bien s&#251;r, ceux du PCF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces militants (ex ou toujours encart&#233;s au PCF par exemple, mais aussi membres de divers syndicats et associations) ont perdu au moins une part de leur ancienne foi (parfois aveugle) en leurs propres organisations. Ils sont certainement moins nombreux aussi, les militants devenus critiques des partis et syndicats ayant trop souvent abandonn&#233; en m&#234;me temps que leur organisation tout activisme. Mais ils y ont tout de m&#234;me gagn&#233; d'&#234;tre moins jaloux en &#233;tant moins fid&#232;les et moins sourcilleux &#224; propos des fronti&#232;res partisanes. Bon nombre d'entre eux ont aussi pris des habitudes nouvelles, celle de travailler avec toutes sortes d'autres militants, de se coordonner dans des r&#233;seaux qui se sont tiss&#233;s &#224; travers des mouvements comme celui des retraites en 2003. Nombre de villes, petites et moyennes, ont depuis pas mal d'ann&#233;es leur r&#233;seau militant, &#224; g&#233;om&#233;trie variable, selon les luttes ou les probl&#232;mes du moment, sur le logement, les sans-papiers, plus rarement sur des suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les espoirs de certains militants dans les collectifs unitaires anti-lib&#233;raux partaient de cette constatation. D'o&#249; la mauvaise id&#233;e de passer directement de ces r&#233;seaux de lutte (intermittents et qui r&#233;unissent des gens bien diff&#233;rents, des r&#233;volutionnaires &#224; des PS bon teint) &#224; la construction d'une nouvelle force politique. En r&#233;alit&#233;, ces r&#233;seaux militants, pour ceux qui veulent lutter contre le patronat et ses partis politiques et changer la soci&#233;t&#233;, sont bien plus pr&#233;cieux que les meccanos politiques &#233;lectoraux &#224; gauche de la gauche que des r&#233;formistes de tout poil proposent. Les r&#233;volutionnaires y ont toute leur place, et de vrais possibilit&#233;s d'influencer, parfois m&#234;me d'entra&#238;ner, sur leur politique, d'autres militants. Pourvu qu'ils ne s'&#233;garent pas &#224; y voir le germe d'un futur parti qui serait plus ou moins radical, anti-lib&#233;ral, voire anti-capitaliste, et bien d'autres choses encore... mais en tout cas pas franchement r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_233 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH291/gauche-33a3f.gif?1530450542' width='400' height='291' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Linkspartei ? Was ist das ?
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		<dc:subject>Allemagne
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		<description>Le nom de Linkspartei (Parti de gauche) pr&#234;te &#224; confusion. Pour le moment, ce parti n'existe pas. C'est encore un projet. Existent d'une part le PDS qui s'est d&#233;velopp&#233; &#224; partir de la d&#233;confiture du vieux parti dirigeant de RDA et s'est rebaptis&#233; il y a plus d'un an Linkspartei-PDS. D'autre part la WASG qui devrait fusionner avec le premier, dans un processus inachev&#233; auquel se sont invit&#233;s presque tous les petits groupes de l'extr&#234;me gauche allemande. &lt;br /&gt;En 2004, face &#224; la politique de &#171; r&#233;formes &#187;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nom de Linkspartei (Parti de gauche) pr&#234;te &#224; confusion. Pour le moment, ce parti n'existe pas. C'est encore un projet. Existent d'une part le PDS qui s'est d&#233;velopp&#233; &#224; partir de la d&#233;confiture du vieux parti dirigeant de RDA et s'est rebaptis&#233; il y a plus d'un an Linkspartei-PDS. D'autre part la WASG qui devrait fusionner avec le premier, dans un processus inachev&#233; auquel se sont invit&#233;s presque tous les petits groupes de l'extr&#234;me gauche allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2004, face &#224; la politique de &#171; r&#233;formes &#187; anti-ouvri&#232;res (&#171; n&#233;olib&#233;rale &#187; diraient certains) du gouvernement social-d&#233;mocrate de Schr&#246;der, de plus en plus impopulaire, une opposition s'est constitu&#233;e aux franges de gauche des appareils du SPD et des syndicats. De ces petits cercles qui ne font pas le poids mais autorit&#233; dans le milieu altermondialiste, associatif, voire d'extr&#234;me gauche, na&#238;t la WASG - l'Alternative &#233;lectorale pour l'emploi et la justice sociale. Mais c'est un ancien dirigeant du SPD, ancien ministre, Oskar Lafontaine qui en a pris la t&#234;te en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence &#224; discuter d'un nouveau parti de gauche, d'une fusion entre WASG et PDS. C'est l'annonce par Schr&#246;der, &#224; l'&#233;t&#233; 2005, d'&#233;lections l&#233;gislatives anticip&#233;es qui acc&#233;l&#232;re le processus. Les d&#233;lais sont trop courts pour fusionner, pas pour une campagne &#233;lectorale commune : pour la circonstance, le PDS change de nom et s'appelle d&#233;sormais Linkspartei-PDS. Les candidats de la WASG se pr&#233;sentent sur ses listes. Avec 8,7 % des suffrages et 54 &#233;lus, ce Linkspartei entre au parlement et forme une fraction pr&#233;sid&#233;e par Gregor Gysi du Linkspartei-PDS et Oskar Lafontaine de la WASG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la marmite en fusion, il y a donc aujourd'hui : l'ancien PDS rebaptis&#233; Linkspartei-PDS ; la WASG qui garde une existence propre ; une fraction parlementaire o&#249; les deux se trouvent r&#233;unis. La cuisson devrait donner un seul parti de gauche, probablement sous le nom de Linkspartei ou tout simplement Die Linke (La gauche).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'interm&#232;de des &#233;lections berlinoises&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a un peu marqu&#233; les &#233;lections r&#233;gionales du 17 septembre &#224; Berlin, c'est le fait que la majorit&#233; de la WASG berlinoise, influenc&#233;e par le groupe trotskyste SAV (li&#233; au Socialist Party anglais), a d&#233;cid&#233; de se pr&#233;senter concurremment au Linkspartei-PDS. Pour ne pas cautionner la politique anti-ouvri&#232;re que celui-ci a men&#233;e pendant 5 ans avec le SPD au gouvernement r&#233;gional. Voil&#224; qui a suscit&#233; des d&#233;bats internes et surtout le courroux des directions nationales du Linkspartei-PDS aussi bien que de la WASG. La lutte a atteint son paroxysme avec la tentative de la direction nationale de la WASG, en avril-mai 2006, de d&#233;mettre la direction berlinoise pour emp&#234;cher cette candidature ind&#233;pendante. Mais la direction berlinoise a port&#233; l'affaire devant la justice bourgeoise, qui l'a effectivement remise en selle. La WASG a donc pr&#233;sent&#233; sa propre liste, dirig&#233;e par Lucy Redler, une jeune permanente du SAV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter que les groupes trotskystes qui militent au sein de la WASG ont diverg&#233; sur la question de la candidature s&#233;par&#233;e. Y &#233;taient oppos&#233;s, en particulier Linksruck li&#233; au SWP anglais et l'ISL li&#233; au SU de la IV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, tous deux si&#233;geant &#224; la direction nationale de la WASG. Le premier courant estimait que c'&#233;tait rompre l'unit&#233; propice &#224; l'&#233;mergence d'un nouveau parti, peu importe sa politique r&#233;formiste ! Le repr&#233;sentant du second &#224; la direction de la WASG, pour des raisons similaires mais moins avou&#233;es, adoptait finalement une attitude de &#171; ni... ni... &#187;, ni voter pour le PDS ni pour la WASG ! Mais continuer &#224; militer pour la fusion des deux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la WASG berlinoise a fait une campagne &lt;em&gt;&#171; 100 % social &#187;&lt;/em&gt;, de d&#233;nonciation de la politique du S&#233;nat, avec pour leit-motiv &lt;em&gt;&#171; Privatisation : pas avec nous ! &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; Jobs &#224; un euro : pas avec nous &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; Frais d'inscription en fac : pas avec nous ! &#187;&lt;/em&gt;... Mais encore ? Quelles mesures radicales les travailleurs devraient-ils mettre en avant ? Par quels moyens les faire aboutir ? Grands blancs sur la question. La campagne de Lucy Redler, tout en &#233;voquant les luttes, insistait surtout sur la perspective d'envoyer &lt;em&gt;&#171; une opposition sociale au parlement &#187;&lt;/em&gt;. Bien dans la ligne, de ce point de vue, de la WASG nationale qui, comme son nom de bapt&#234;me l'indique, est une &#171; alternative &#233;lectorale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, foin des d&#233;boires &#233;lectoraux du PDS, Oskar Lafontaine lui-m&#234;me a tir&#233; un bilan plut&#244;t satisfait de cette campagne berlinoise. Selon ses d&#233;clarations, ces candidatures s&#233;par&#233;es n'auraient nullement entrav&#233; le processus vers une fusion. Il est m&#234;me probable qu'en son for int&#233;rieur, il se r&#233;jouisse de la d&#233;confiture du PDS qui r&#233;tablit un certain &#233;quilibre en sa faveur, et du fait que la WASG berlinoise qui lui a tenu t&#234;te n'ait pas fait une perc&#233;e ! Les responsables berlinois du PDS restent plus teigneux &#224; l'&#233;gard de la WASG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par-del&#224; les tribulations des &#233;lections berlinoises, le Parti de gauche projet&#233; par alliance entre des hommes d'appareils r&#233;formistes r&#244;d&#233;s, n'offre que des illusions aux travailleurs, et d&#233;j&#224; des d&#233;sillusions si l'on en juge aux r&#233;sultats du PDS berlinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quelques petits groupes trotskystes qui y militent, s'y usent en fait &#224; des chicaneries internes contre les Goliath de l'appareil. Ils &#233;dulcorent voire d&#233;naturent leur programme pour ne pas se faire jeter (y compris de la WASG berlinoise), sans m&#234;me avoir la contrepartie d'une vie d&#233;mocratique qui rendrait des travailleurs partie prenante de ces luttes politiques. Pas vraiment une politique de r&#233;volutionnaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toni ROBERT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Dates et sigles...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 juillet 2004 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des membres du SPD et des cadres syndicaux fondent une association portant le nom &lt;em&gt;&#171; Travail et justice sociale - l'alternative &#233;lectorale &#187;&lt;/em&gt; (WASG).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 janvier 2005 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La WASG devient un parti, que rejoignent des groupes trotskystes qui y sont encore : le SAV (courant &#171; militant &#187; anglais), Linksruck (courant SWP anglais), dont une dirigeante, Christine Buchholz, est membre de la direction nationale de la WASG, l'ISL (une des deux tendances de la IV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en Allemagne), dont un dirigeant, Thies Gleiss, est lui aussi membre de la direction nationale de la WASG. &#192; noter que l'autre section de la IV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, le RSB, est critique et refuse l'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;but mai 2005 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier congr&#232;s national du parti. Quelque 5 000 membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22 mai 2005 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;res &#233;lections r&#233;gionales auxquelles se pr&#233;sente la WASG, en Rh&#233;nanie-du-Nord-Westphalie. La t&#234;te de liste est un pr&#234;tre. R&#233;sultat : 2,2 % (182 000 voix). &#192; titre de comparaison : le PDS se pr&#233;sente depuis 1990 et recueille 0,9 % des suffrages. Quelque 8 000 membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 juin 2005 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oskar Lafontaine devient membre de la WASG (Ministre-Pr&#233;sident SPD de Sarre de 1985 &#224; 1998. Dirigeant du SPD de 1995 &#224; 1999. Ministre des finances dans le gouvernement Schr&#246;der en 1998, dont il d&#233;missionne en mars 1999, pour des raisons de rivalit&#233; avec Schr&#246;der). D&#233;but septembre : 10 500 membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 septembre 2005 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elections anticip&#233;es pour le Bundestag. La WASG se pr&#233;sente sur les listes du Linkspartei-PDS. R&#233;sultat : 8,7 % (54 d&#233;put&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mars 2006 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 800 membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26 mars 2006&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elections r&#233;gionales en Rh&#233;nanie-Palatinat et Bade-Wurtembourg. La WASG se pr&#233;sente, avec des membres du Linkspartei-PDS sur ses listes. R&#233;sultats : 2,5 % en Rh&#233;nanie, 3,1 % dans le Bade-Wurtembourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mai 2006 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de la WASG berlinoise est destitu&#233;e par la direction nationale, parce qu'elle rejette une candidature commune avec le Linkspartei-PDS aux &#233;lections r&#233;gionales &#224; venir de septembre 2006. Puis elle est r&#233;int&#233;gr&#233;e, suite &#224; une action en justice. Elle a men&#233; sa campagne &#233;lectorale autonome, concurremment au Linkspartei-PDS.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> R&#233;forme ou r&#233;volution... entre poire et fromage ?
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		<dc:date>2006-05-15T09:20:00Z</dc:date>
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		<description>Fin avril, Olivier Besancenot a publi&#233; en tribune dans le Monde une lettre &#224; Marie-George (Buffet), Jos&#233; (Bov&#233;) et Arlette (Laguiller), &#224; la pirouette finale plut&#244;t sympathique : &#171; On aurait besoin de se voir pour causer un peu. A bient&#244;t dans les luttes, c'est s&#251;r... mais pourquoi pas autour d'une bouffe &#224; quatre ? C'est moi qui r&#233;gale ! &#187; Bien que Olivier ait promis que ce ne serait pas &#224; la cantine des PTT, Jos&#233; vient de r&#233;pondre en demandant de conna&#238;tre d'abord le menu et de s'assurer qu'on ne&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fin avril, Olivier Besancenot a publi&#233; en tribune dans &lt;em&gt;le Monde&lt;/em&gt; une lettre &#224; Marie-George (Buffet), Jos&#233; (Bov&#233;) et Arlette (Laguiller), &#224; la pirouette finale plut&#244;t sympathique : &lt;em&gt;&#171; On aurait besoin de se voir pour causer un peu. A bient&#244;t dans les luttes, c'est s&#251;r... mais pourquoi pas autour d'une bouffe &#224; quatre ? C'est moi qui r&#233;gale ! &#187; &lt;/em&gt;Bien que Olivier ait promis que ce ne serait pas &#224; la cantine des PTT, Jos&#233; vient de r&#233;pondre en demandant de conna&#238;tre d'abord le menu et de s'assurer qu'on ne boufferait pas du PS. Et Marie-George d'aller m&#234;me jusqu'&#224; pourfendre les d&#233;testables pratiques d'&#233;tats majors tranchant en petits comit&#233;s d'affaires concernant le peuple tout entier ! Comme si ledit PCF, dans les mois &#224; venir de pr&#233;paration des pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives de 2007, par-del&#224; les appels aux citoyennes et citoyens pour un &lt;em&gt;&#171; rassemblement antilib&#233;ral &#187;&lt;/em&gt; n'allait pas organiser moult r&#233;unions avec le PS (et d'autres), publiques ou moins, pour s'assurer le maximum de &#171; circonscriptions gagnantes &#187;, un &#171; groupe parlementaire &#187;, voire quelques ministres. Ces derniers en cas de succ&#232;s de la gauche, &#233;videmment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; la &#171; bouffe &#187; propos&#233;e par Olivier Besancenot et invitons-nous &#224; la table ! Si le menu du jour ne nous parait pas des meilleurs pour l'extr&#234;me gauche, pourrait-on au moins trouver bonheur &#224; la carte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premier service&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plat de r&#233;sistance, l'invitation faite en premier lieu au PCF (&#224; Jos&#233; Bov&#233; et Arlette Laguiller accessoirement) de s'entendre pour les prochaines pr&#233;sidentielles sur une candidature unitaire, repr&#233;sentant une pr&#233;tendue &#171; gauche de la gauche &#187; dite antilib&#233;rale ou anticapitaliste, qui ne serait pas la gauche gouvernementale dite sociale-lib&#233;rale autour du Parti socialiste, sent le r&#233;chauff&#233; : la proposition avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; faite et refaite, et chaque fois renvoy&#233;e en cuisine par les invit&#233;s, explicitement ou de fa&#231;on d&#233;tourn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain du r&#233;f&#233;rendum sur le trait&#233; constitutionnel europ&#233;en qui aurait vu la &#171; victoire du Non de gauche &#187;, Marie-George Buffet avait une premi&#232;re fois douch&#233; ses alli&#233;s de la LCR en affirmant qu'il n'y avait pas deux gauches mais une seule et unique, &#171; la &#187; gauche, qui devrait se faire avec et autour du Parti socialiste, dont ses partisans du Oui. Rien d'&#233;tonnant, mais sale coup pour certains &#224; la LCR qui croyaient (ou laissaient croire ?) que cette coalition (&#233;lectorale) du &#171; non de gauche &#187; appr&#233;ci&#233;e comme une formidable &#171; dynamique unitaire &#187;, d&#233;boucherait en 2007 sur son prolongement (toujours &#233;lectoral) avec une nouvelle gauche et un candidat commun : Olivier Besancenot ou un autre, peu importait para&#238;t-il le casting. La LCR l'avait baptis&#233;e &#171; front social et politique &#187;, pour lui donner quelque couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&#233;alit&#233;, la campagne pour le r&#233;f&#233;rendum, par-del&#224; l'int&#233;r&#234;t que le milieu militant de gauche a cru devoir lui porter, n'a &#233;videmment pas chang&#233; le rapport de forces. Elle s'est d&#233;roul&#233;e contre un gouvernement et un patronat &#224; l'offensive dans un contexte de luttes d&#233;faites, isol&#233;es ou arr&#234;t&#233;es par cette gauche elle-m&#234;me avant d'avoir pu se d&#233;velopper. Car on ne peut ignorer que cette pr&#233;tendue &#171; bataille &#187; pour le Non ait servi &#224; ses partisans politiques et syndicaux de gauche d'ersatz d'une lutte qu'ils n'avaient pas pour perspective. Le m&#233;contentement populaire &#233;tait pourtant bien r&#233;el, comme l'avait montr&#233; le succ&#232;s de la journ&#233;e syndicale du 10 mars. Qu'&#224; cela ne tienne, conf&#233;d&#233;rations syndicales et dirigeants du PCF et du PS ont rang&#233; les banderoles pour 8 mois ! Plus aucun appel &#224; riposte dans les entreprises ou dans la rue. Rien m&#234;me, apr&#232;s la pr&#233;tendue victoire ouvri&#232;re du Non, contre les attaques du nouveau tandem Villepin/Sarkozy, CNE et campagne contre les immigr&#233;s. Pas &#233;tonnant, puisque les diverses tendances de la gauche avaient pour seul horizon 2007 et une possible victoire dans les urnes issue non d'un bon programme ou d'une politique offensive, mais du seul discr&#233;dit du gouvernement en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendre, donc. Et le PCF de se faire pardonner ses privaut&#233;s avec la LCR en assurant le PS de sa fid&#233;lit&#233; fonci&#232;re (et int&#233;ress&#233;e). Quant au PS, &#224; son congr&#232;s du Mans en novembre 2005, il rabibochait ses oui et ses non dans une synth&#232;se ! En guise de &#171; social &#187;, ce petit monde s'accommodait de la journ&#233;e d'action syndicale du 4 octobre, sans lendemain. Pas d'initiative lors des &#233;meutes des banlieues, si ce n'est de pleurer sur le manque d'animateurs sociaux ou d'enseignants. Ou d'appeler les jeunes de banlieue &#224; s'inscrire sur les listes &#233;lectorales : &lt;em&gt;&#171; Allons jeunes et moins jeunes de la patrie &#187;&lt;/em&gt;, disait l'appel, &lt;em&gt;&#171; le jour de s'inscrire est arriv&#233; &#187;&lt;/em&gt;... pour une gloire de gauche en 2007 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuxi&#232;me tourn&#233;e...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 janvier &#224; Paris, &#224; la veille de son congr&#232;s tenu &#224; la fin janvier 2006, la LCR rencontrait le PCF. &lt;em&gt;Rouge &lt;/em&gt;N&#176; 2141 en fait un bilan clair : &lt;em&gt;&#171; Les deux d&#233;l&#233;gations ont aussi&lt;/em&gt; [en plus d'actions &#233;ventuelles, &#233;voqu&#233;es de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, contre les attaques du patronat et du gouvernement - NDR]&lt;em&gt; abord&#233; les probl&#232;mes de construction d'une alternative politique face au lib&#233;ralisme. Les discussions sur cette question ont confirm&#233; des diff&#233;rences d'approche, notamment dans les rapports &#224; entretenir avec le Parti socialiste. Pour la direction du PCF, il s'agit de &#168;battre la droite et de r&#233;ussir &#224; gauche&#168;, en discutant avec toutes les forces de gauche, dont le PS. Pour la LCR, il s'agit de combattre la droite et le gouvernement, mais aussi de construire une alternative au social-lib&#233;ralisme repr&#233;sent&#233; par la direction du PS. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dont acte de divergences a priori r&#233;dhibitoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais LCR et PCF n'en continuent pas moins dans le flou, ce dernier trouvant son int&#233;r&#234;t, pour peser face &#224; son grand alli&#233; du PS, &#224; garder quelques satellites, y compris d'extr&#234;me gauche, et la LCR le sien &#224; m&#233;nager quelques bonnes relations avec des militants du PCF. Dans diverses structures mises en place &#224; gauche, de la Fondation Copernic aux collectifs du 29 mai, ou autres &#171; groupes de travail &#187; (qui se vident au fil des mois aux dires de leurs promoteurs), il s'en est effectivement trouv&#233; pour &#233;couter avec sympathie la LCR. Mais pas basculer pour autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au congr&#232;s de la LCR de fin janvier, Alain Krivine reconnaissait qu'il fallait se rendre &#224; l'&#233;vidence, qu'il n'y avait pas de candidature unitaire possible &#224; la gauche de la gauche. Selon lui, les collectifs du 29 mai dans lesquels la LCR s'&#233;tait investie, s'&#233;taient plus ou moins vid&#233;s. Les forums du PC &#233;galement &#233;taient d&#233;sert&#233;s. Bilan similaire en ce qui concerne les &#171; lundis &#224; Copernic &#187;. Il concluait que les jeux &#233;taient faits. Des militants du PC auraient bien continu&#233; quelque chose avec la LCR, mais l'appareil pas question, il ne voulait pas perdre ses milliers d'&#233;lus... qui ne peuvent avoir une chance de le rester que par l'alliance avec le PS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le congr&#232;s de la LCR d&#233;cida n&#233;anmoins de faire comme si restait &#224; l'ordre du jour une candidature commune de cette mythique gauche de la gauche (qui n'allait rassembler que 500 personnes au gymnase Japy le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier) et de remettre l'annonce de celle d'Olivier Besancenot &#224; une conf&#233;rence nationale de la fin juin. Pour ne pas appara&#238;tre comme les diviseurs de cette pr&#233;tendue gauche de la gauche et en laisser la responsabilit&#233; au PCF... qui lui-m&#234;me &#224; son congr&#232;s de fin mars, pour des raisons similaires, a remis &#224; plus tard ! C'est &#224; qui, du PCF ou de la LCR, n'allait pas le premier tuer un fant&#244;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le facteur sonne toujours trois fois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouvel &#233;pisode fantasque a suivi, quand la LCR refusa de se rendre &#224; la rencontre de l'ancienne gauche plurielle (PS-PCF-Verts et quelques autres), le 8 f&#233;vrier 2006, organis&#233;e initialement pour avancer vers un futur accord global de gouvernement. Il s'agissait bel et bien du rabibochage de la bonne vieille gauche plurielle et de la mise en route d'un partage de circonscriptions et accord de futurs gouvernants. La LCR ne mangeait pas de ce pain-l&#224; et c'est tant mieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout que l'ampleur que commen&#231;aient &#224; prendre les manifestations &#233;tudiantes contre le CPE bousculait les larrons de gauche. En plein d&#233;marrage du mouvement, au lendemain de la premi&#232;re journ&#233;e r&#233;ussie du 7 f&#233;vrier, ces premiers conciliabules braqu&#233;s sur 2007 tombaient mal, voire g&#234;naient ladite gauche qui avait choisi, jusqu'&#224; un certain point, de s'appuyer sur le mouvement (&#224; d&#233;faut de vraiment l'appuyer). Le PCF surtout, tenait &#224; se montrer dans le coup ! Et les participants &#224; cette rencontre du 8 f&#233;vrier de se recycler in extremis dans un vague appel commun contre le CPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce propos Alain Krivine, dans &lt;em&gt;Rouge&lt;/em&gt; du 16 f&#233;vrier d&#233;non&#231;ait le &lt;em&gt;&#171; pi&#232;ge social-lib&#233;ral pour ceux qui, &#224; gauche, cherchent une alternative &#187;&lt;/em&gt;, m&#234;me s'il jugeait positif le lancement par la r&#233;union de la gauche d'une p&#233;tition pour le retrait du CPE. Ce qui servit d'argument aux partisans, dans la LCR, de la participation &#224; cette rencontre de la gauche pour d&#233;noncer un &lt;em&gt;&#171; faux pas &#187;&lt;/em&gt;. On peut lire dans le m&#234;me num&#233;ro de l'hebdomadaire, sous la plume de L&#233;once Aguirre et Christian Picquet : &lt;em&gt;&#171; alors que s'annonce peut-&#234;tre un mouvement social &lt;/em&gt;[...]&lt;em&gt;, nous nous sommes retrouv&#233;s hors d'un cadre ayant d&#233;cid&#233; d'action unitaires sur cette question. Pire, nous avons &#233;t&#233; contraints piteusement &#224; demander de le rejoindre apr&#232;s-coup ! &#187;&lt;/em&gt;. La LCR venait effectivement d'op&#233;rer un genre de volte-face en s'invitant in extremis &#224; &lt;em&gt;&#171; une structure de liaison souple et ouverte &#187;&lt;/em&gt; cr&#233;&#233;e par lesdits partis de gauche pour &lt;em&gt;&#171; riposter &#224; la droite &#187;&lt;/em&gt;. Motif invoqu&#233; : on passait sur le terrain de la lutte. Vraiment ? Et &#233;tait-ce l'&#233;tat-major dont le mouvement avait besoin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patate chaude&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le feuilleton de la recherche d'une gauche de la gauche a pourtant continu&#233;, ind&#233;pendamment de la lutte sociale. A la veille du congr&#232;s du Parti communiste (qui se tenait fin mars), en plein mouvement contre le CPE, la LCR soulignait pour s'en f&#233;liciter, dans une lettre au PCF, ses convergences avec lui dans la lutte, tout en constatant n&#233;anmoins : &lt;em&gt;&#171; ...des obstacles se pr&#233;sentent malheureusement dans cette voie unitaire. Et ceci, en particulier, avec votre souhait de rassembler la gauche du &#171; oui &#187; et celle du &#171; non &#187; sur un programme antilib&#233;ral, alors m&#234;me que le PS vient de r&#233;aliser sa synth&#232;se, sous la houlette d'une direction acquise au social-lib&#233;ralisme. La lutte pour un rassemblement antilib&#233;ral et anticapitaliste est incompatible avec la recherche d'accords gouvernementaux ou parlementaires sur une telle orientation. Il y a vraiment deux gauches, deux orientations inconciliables, l'une de soumission aux int&#233;r&#234;ts capitalistes, l'autre de r&#233;sistance. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le congr&#232;s du PCF n'en eut que faire. Ni sur le fond : pas d'autre perspective pour le PCF que l'alliance avec le Parti socialiste. Ni sur le calendrier : la d&#233;cision de pr&#233;senter Marie-George Buffet comme candidate &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle &#233;tait repouss&#233;e &#224; octobre. Question de donner du temps aux marchandages avec le PS et accessoirement de continuer &#224; faire figure de pivot de cette fameuse gauche de la gauche - pour 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup la LCR, qui avait elle-m&#234;me repouss&#233; &#224; juin prochain la d&#233;cision d&#233;finitive de pr&#233;senter Olivier Besancenot, va devoir d&#233;gainer la premi&#232;re et porter le coup fatal au mythe de la &lt;em&gt;&#171; candidature unitaire anti-capitaliste &#187;&lt;/em&gt; ? A moins de repousser encore la date de la d&#233;cision... et avec elle les limites du ridicule ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LCR estime peut-&#234;tre avoir bien jou&#233; par sa campagne en faveur d'une &#171; deuxi&#232;me &#187; gauche, avoir ainsi trouv&#233; l'oreille d'un &#233;lectorat potentiel cons&#233;quent, au moins pour un premier tour, de gens &#233;chaud&#233;s par les sales coups pass&#233;s de la gauche. En admettant qu'en rabattre sur le programme permette de ratisser plus large et r&#233;aliser un meilleur score, ce qui n'est pas toujours le cas et est affaire de climat politique. Mais quoi qu'il en soit, dans quel but ? Le flou maintenu, par la force des choses, entre gauche et gauche, n'aide pas la classe ouvri&#232;re &#224; trouver son identit&#233; et sa conscience de classe. Mais aide en revanche bien trop nos adversaires politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A s'&#234;tre embarqu&#233;e avec les hautes sph&#232;res du PCF et d'une partie du PS dans cette campagne du Non au r&#233;f&#233;rendum et ses suites, &#224; s'afficher durablement avec eux en vue des seules aventures &#233;lectorales, la LCR a contribu&#233; &#224; les faire passer pour plus pr&#233;sentables qu'ils ne sont. Les appareils du PCF ou du PRS de M&#233;lenchon, et par alliance Fabius, qui ont eu des ministres et ne militent que pour &#231;a, ont largement utilis&#233; la posture du Non et la fr&#233;quentation de la LCR pour se donner allure d'opposants, et mieux n&#233;gocier leur retour dans les &#233;curies de gauche pour les courses &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sauce aigre-douce&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LCR pr&#233;tend &#233;videmment avoir une politique subtile : un coup je participe, un coup je ne participe pas. Mais n'est-elle pas surtout ambigu&#235; politiquement ? Opportuniste &#224; l'&#233;gard de courants r&#233;formistes bien r&#244;d&#233;s &#224; se jouer du manque de fermet&#233; des r&#233;volutionnaires et aid&#233;s en cela par une situation o&#249; la classe ouvri&#232;re n'est pas &#224; l'offensive ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'est simple, certes. Dans le cas pr&#233;c&#233;demment &#233;voqu&#233; de la rencontre du 8 f&#233;vrier &#224; laquelle la LCR a d'abord refus&#233; d'aller, pour faire amende honorable et le lendemain s'y inviter, que fallait-il faire ? A l'ordre du jour, il y avait para&#238;t-il trois points : &lt;em&gt;&#171; - La riposte commune face aux propositions en mati&#232;re d'emploi du gouvernement, et en particulier du CPE ; - L'organisation de la riposte &#224; la droite de mani&#232;re permanente ; - L'organisation, ensemble, avec la population, de d&#233;bats sur les propositions alternatives pour 2007. &#187; &lt;/em&gt;Ne pouvait-on accepter sans se compromettre les deux premiers, demandent Aguirre et Picquet ? Et pourquoi refuser le troisi&#232;me&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;sur la base d'une &lt;em&gt;&#171; interpr&#233;tation possible &#187;&lt;/em&gt; qui serait un pr&#233;jug&#233; ? Sauf que le but de la rencontre &#233;tait pr&#233;cis&#233;ment le troisi&#232;me point. M&#234;me si le PS et le PCF n'ont pas &#233;t&#233; assez idiots pour ne pas inscrire les deux premiers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut entrer dans le d&#233;tail des multiples choix tactiques, ni trancher dans l'abstrait o&#249; s'arr&#234;te la tactique pour laisser la place au d&#233;rapage politique... C'est assur&#233;ment affaire de circonstances. Mais &#224; pr&#233;tendre &#234;tre en prise avec la r&#233;alit&#233; et ses pr&#233;tendus &#171; acteurs &#187;, &#224; savoir aujourd'hui le milieu r&#233;formiste du PS, du PC ou d'appareils syndicaux scl&#233;ros&#233;s, les militants de la LCR ont pris le risque d'appara&#238;tre comme leurs flancs-gardes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut tout particuli&#232;rement le cas l'an dernier dans cette campagne r&#233;f&#233;rendaire du Non, o&#249; la LCR a fait figure d'alli&#233;e durable des Marie-George Buffet, Jean-Luc M&#233;lenchon, voire Laurent Fabius qui ne s'&#233;taient pourtant pas m&#233;tamorphos&#233;s, par la vertu de ce Non, en r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens ! Certes, ne pas se couper d'un certain milieu militant, qui penchait vers le Non pour de bonnes raisons mais souvent aussi de mauvaises, a &#233;t&#233; &#233;galement la pr&#233;occupation de Lutte Ouvri&#232;re. Pas sans &#233;cueil non plus, car chaque choix tactique (et &#224; la Fraction de Lutte Ouvri&#232;re nous n'approuvions pas celui-l&#224;) a son revers. Mais la LCR se r&#233;f&#232;re encore aujourd'hui &#224; ce vote du 29 mai en faveur du Non, comme s'il &#233;tait une r&#233;f&#233;rence en mati&#232;re de lutte sociale, voire un crit&#232;re de classe, en tout cas un point de rupture au sein de la gauche : ceux qui ont vot&#233; Non seraient des anticapitalistes ou antilib&#233;raux, tandis que ceux qui ont vot&#233; Oui seraient des sociaux-lib&#233;raux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun des porte-parole du Non, ni Fabius ni Buffet ni Bov&#233;, n'y voit une telle rupture. Et le coup de chapeau de la gauche r&#233;unie au mouvement contre le CPE n'&#233;tait qu'affaire de calculs &#233;lectoraux communs. On constate aujourd'hui comment, le mouvement pass&#233;, ce petit monde politicien se satisfait de l' &#171; ordre &#187; enfin retrouv&#233;. Et surtout s'est satisfait de la mani&#232;re abrupte dont les conf&#233;d&#233;rations syndicales ont su arr&#234;ter le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trou normand&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devons-nous, nous aussi, rentrer dans l'ordre ? C'est pourtant presque en incidente que le mouvement contre le CPE est &#233;voqu&#233; dans la lettre d'Olivier Besancenot &#224; &lt;em&gt;&#171; Marie-George, Arlette, Jos&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Il a droit &#224; un paragraphe, un genre de trou normand entre deux mets. Mais le plat de r&#233;sistance, en r&#233;sum&#233;, c'est : maintenant qu'on a battu la droite et l'ultra-lib&#233;ralisme sur le terrain r&#233;f&#233;rendaire en mai 2005, sur le terrain des luttes en avril 2006, il est temps de faire gagner la gauche, une vraie gauche, en 2007. Et de pr&#233;ciser que &lt;em&gt;&#171; entre huit candidatures &#224; gauche le 21 avril 2002 et une seule en 2007, il doit y avoir un juste milieu &#187;.&lt;/em&gt; Olivier Besancenot tient &#224; sa formule puisqu'il l'a r&#233;p&#233;t&#233;e &#224; l'&#233;mission de Karl Z&#233;ro. Mais depuis quand des r&#233;volutionnaires sont-ils partisans &lt;em&gt;&#171; du juste milieu &#187;&lt;/em&gt; ? Et y aurait-il entre le Parti socialiste et nous un continuum ? Qui implique on ne sait trop quel accord implicite (on n'ose pas penser explicite) sur le nombre et le choix des candidatures ? Pour mieux &#171; battre la droite &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons rapidement sur le passage concernant &lt;em&gt;&#171; les institutions de la V&#176; R&#233;publique qui emp&#234;chent le suffrage universel d'avoir une port&#233;e sur les d&#233;cisions &#233;conomiques qui touchent &#224; nos vies quotidiennes... &#187; &lt;/em&gt;Comme si les institutions de la IV&#176; R&#233;publique avaient &#233;t&#233; meilleures, &#224; l'&#233;poque des massacres colonialistes, tant en 1945 qu'en 1956, voire de massacres d'ouvriers en 1948, sous des gouvernements &#171; de gauche &#187; ? Quel int&#233;r&#234;t de reprendre ces critiques de la V&#176; R&#233;publique, si ce n'est de se rapprocher de politiciens de gauche partisans d'une VI&#176; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Des perspectives pour les r&#233;volutionnaires &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sort &#224; peine d'un mouvement de la jeunesse qui a trouv&#233; des sympathies actives dans le mouvement ouvrier, incit&#233; les conf&#233;d&#233;rations syndicales &#224; le soutenir (au moins pendant deux mois) par l'appel &#224; des journ&#233;es de manifestations et gr&#232;ve allant crescendo, recal&#233; le gouvernement et son CPE. On sort &#224; peine d'un mouvement massif, qui donne quelque preuve r&#233;confortante que la lutte peut payer (ce qu'on n'avait pas vu depuis longtemps). On sort &#224; peine d'un mouvement dans lequel l'extr&#234;me gauche s'est largement engag&#233;e. Par-del&#224; des divergences tactiques, les militants des courants r&#233;volutionnaires se sont retrouv&#233;s au coude &#224; coude, pour s'efforcer de le d&#233;velopper, de l'&#233;tendre, d'y gagner des travailleurs dans les entreprises. Pendant pr&#232;s de trois mois, la vie militante a &#233;t&#233; marqu&#233;e par cette participation active. Avec la satisfaction d'avoir gagn&#233; une belle manche contre le gouvernement et sa politique patronale de pr&#233;carisation. Faudrait-il que les r&#233;volutionnaires l'appr&#233;cient sous le seul angle des meilleures chances qu'il peut donner &#224; la gauche (ou gauche de la gauche) en 2007 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons bien que les militants de la LCR et de la JCR ont largement privil&#233;gi&#233; ce qui s'est pass&#233; sur le terrain des luttes. Mais des r&#233;volutionnaires ne peuvent pas sans dommages mener cette double vie de la LCR, avec un pied dans le &#171; mouvement social &#187; mais un autre bien pris dans la gadoue de la gauche bourgeoise. La LCR invoquera que des r&#233;volutionnaires dignes de ce nom ne peuvent pas faire l'impasse sur la &#171; politique &#187;, que les luttes doivent chercher sur ce terrain leur &#171; d&#233;bouch&#233; &#187;. Certes. Mais sont-ils un d&#233;bouch&#233; pour les luttes, tous ces partis qui se situent sur le terrain des institutions bourgeoises, dont la politique ne d&#233;passe pas l'horizon bouch&#233; des pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives de 2007 et la perspective de nous refaire une nouvelle mouture d'un gouvernement Mitterrand ou Jospin ? Ou plut&#244;t une impasse, dans laquelle nous ne devons surtout prendre aucune responsabilit&#233; d'entra&#238;ner une nouvelle fois l'&#233;lectorat populaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est important de faire front avec d'autres, y compris des r&#233;formistes politiques ou syndicaux dans des luttes, pour le succ&#232;s de celles-ci, et s'il est possible et m&#234;me n&#233;cessaire pour des groupes comme la LCR ou Lutte Ouvri&#232;re de proposer eux-m&#234;mes auxdits r&#233;formistes des interventions et ripostes communes, il n'est pas moins n&#233;cessaire d'affirmer dans le m&#234;me temps son propre programme et ses propres perspectives. Et surtout, de ne pas confondre ce front commun dans des luttes sociales ou politiques, avec une quelconque coalition &#233;lectorale avec des dirigeants r&#233;formistes qui offrent &#224; la bourgeoisie une carte politique pour tromper les travailleurs. Confusion que la LCR th&#233;orise avec sa qu&#234;te d'un &#171; front politique et social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'ann&#233;e qui vient, deux sc&#233;narios sont envisageables, &#233;crit Olivier Besancenot. &lt;em&gt;&#171; Un s'est ouvert par la campagne du r&#233;f&#233;rendum europ&#233;en, se poursuit par le soutien aux luttes sociales, d&#233;roule un plan de mesures d'urgences pour les classes populaires et la jeunesse, et d&#233;bouche sur un rassemblement des forces antilib&#233;rales et anticapitalistes, internationalistes, f&#233;ministes et &#233;cologistes. L'autre se conclut par la caution de gauche &#224; une nouvelle alternance sous l'aile du PS. Nous ne serons pas du second. &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourquoi pas un troisi&#232;me sc&#233;nario ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s aujourd'hui l'extr&#234;me gauche devrait s'atteler &#224; l'agitation sur les revendications de la classe ouvri&#232;re, contre la pr&#233;carit&#233;, le ch&#244;mage et les licenciements, pour l'augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires, pour l'embauche massive dans les services publics et leur am&#233;lioration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s aujourd'hui, l'extr&#234;me gauche devrait s'atteler &#224; l'agitation sur la n&#233;cessaire lutte d'ensemble. Le recul du gouvernement sur le CPE, parce que quelques dizaines de milliers d'&#233;tudiants et de lyc&#233;ens se sont ent&#234;t&#233;s, permet d'esp&#233;rer des reculs d'une autre importance, quand des millions de travailleurs s'y mettront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourquoi pas avant mars 2007 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce que nous pourrions dire et faire ensemble. Qui, soit dit en passant, donnerait un peu de sel &#224; nos candidatures, unique ou double (mieux vaudrait unique si c'&#233;tait vraiment sur cette base), puisque p&#233;rip&#233;tie &#233;lectorale il y aura. Bref, si on causait, mais pour voir ensemble comment les travailleurs pourraient &#171; bouffer &#187; du bourgeois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 12 mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Front de gauche ou front de lutte ?
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		<description>Il est vraiment f&#226;cheux que le premier ministre ne lise pas soigneusement, &#224; moins que ce ne soit pas du tout, la litt&#233;rature de la gauche du Non. Car de toute &#233;vidence ni lui ni le gouvernement ni la droite ni le Medef n'ont pris la mesure de leur d&#233;faite, n'ont conscience du coup re&#231;u ni n'ont compris que leur syst&#232;me &#233;tait en crise depuis le 29 mai dernier. &lt;br /&gt;Certes, si l'on en croit certains camarades de la LCR, ce ne serait qu'une fuite en avant de tout ce beau monde. Il faudrait alors&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est vraiment f&#226;cheux que le premier ministre ne lise pas soigneusement, &#224; moins que ce ne soit pas du tout, la litt&#233;rature de la gauche du Non. Car de toute &#233;vidence ni lui ni le gouvernement ni la droite ni le Medef n'ont pris la mesure de leur d&#233;faite, n'ont conscience du coup re&#231;u ni n'ont compris que leur syst&#232;me &#233;tait en crise depuis le 29 mai dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, si l'on en croit certains camarades de la LCR, ce ne serait qu'une fuite en avant de tout ce beau monde. Il faudrait alors reconna&#238;tre qu'il sait d&#233;guiser son d&#233;sarroi sous une belle arrogance, nous dirions presque avec panache si ce n'&#233;tait, h&#233;las, aux d&#233;pens de notre classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais gouvernement n'a multipli&#233;, ou aid&#233; le patronat &#224; multiplier, autant de coups contre le monde du travail en aussi peu de temps et en tellement de directions : le temps de travail, les salaires, les droits sociaux, les droits syndicaux, les derni&#232;res protections contre la pr&#233;carit&#233;, tout ce qui reste des &#171; acquis &#187; (dont on voit bien que dans cette soci&#233;t&#233; d'exploitation, ils n'en sont que tant que les travailleurs ont la force et la volont&#233; de les faire respecter), tout passe &#224; la moulinette. Et toutes les cat&#233;gories : les jeunes qui arrivent sur le march&#233; du travail, les salari&#233;s qu'on presse comme des citrons avant de les jeter sur le pav&#233;, les ch&#244;meurs qu'on contr&#244;le toujours plus pour les indemniser de moins en moins, les retrait&#233;s dont les perspectives redeviennent de plus en plus sombres. Sans oublier les tr&#232;s mal log&#233;s, travailleurs la plupart d'origine immigr&#233;e, que Sarkozy pr&#233;textant l'ins&#233;curit&#233; expulse en fanfare - chassant ainsi sur les terres de Le Pen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais premier ministre, de gauche ou de droite, n'a sembl&#233; plus libre de d&#233;velopper une politique anti-ouvri&#232;re que ces trois derniers mois, depuis que Dominique de Villepin a remplac&#233; Jean-Pierre Raffarin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'aurait-il donc fait si le Oui &#233;tait sorti victorieux du scrutin ? Instaur&#233; un r&#233;gime carr&#233;ment fasciste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est peut-&#234;tre temps de d&#233;griser. En tout cas pour toute la gauche et l'extr&#234;me gauche qui a appel&#233; &#224; voter Non. Et de prendre conscience que la bataille du r&#233;f&#233;rendum n'en &#233;tait pas une, qu'il &#233;tait acquis d'avance que rien ne changerait, pour personne (si on excepte quelques ministres qui ont perdu ou gagn&#233; leur poste, et encore, les changements en question &#233;taient sans doute d&#233;cid&#233;s avant le r&#233;sultat !). Il est de plus en plus &#233;vident, avec le recul, que le seul r&#233;sultat dudit r&#233;f&#233;rendum a &#233;t&#233; de donner &#224; la gauche et aux centrales syndicales le pr&#233;texte (m&#234;me s'il est vrai que sans le r&#233;f&#233;rendum, elles en auraient trouv&#233; un autre ou se seraient pass&#233;es de pr&#233;texte) pour ne donner aucune suite &#224; la journ&#233;e du 10 mars. Pourtant quelques signes avaient alors montr&#233; qu'une mobilisation des salari&#233;s &#233;tait possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous cet angle, pour Chirac, Raffarin ou Villepin et le gouvernement de droite, le r&#233;f&#233;rendum a &#233;t&#233; un plein succ&#232;s. On pourrait ajouter aussi pour tous les politiciens de gauche, qu'ils aient appel&#233; &#224; voter Oui comme Hollande ou Non comme Fabius. En fait pour tous ceux qui entendent &#233;viter que le m&#233;contentement se traduise par des luttes, dans les gr&#232;ves ou dans la rue. Oui, ce r&#233;f&#233;rendum a &#233;t&#233; un succ&#232;s pour tous ceux qui, d&#233;faits ou victorieux au soir des pr&#233;sidentielles et des l&#233;gislatives, nous demandaient de regarder imm&#233;diatement &#224; l'horizon des r&#233;gionales et des europ&#233;ennes, puis d&#232;s la sortie de celles-ci appelaient &#224; s'investir dans le r&#233;f&#233;rendum, et apr&#232;s celui-ci nous sugg&#232;rent de mettre tous nos espoirs dans... les nouvelles pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives de 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, vraiment, pourquoi de Villepin, la droite ou les patrons ne se sentiraient-ils pas aussi libres depuis ce printemps qu'avant ? Quels obstacles, quelles oppositions trouvent-ils depuis devant eux et leur politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les conf&#233;d&#233;rations syndicales ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le 10 mars n'a pas eu de suite, elles en sont les premi&#232;res responsables. Qu'elles aient appel&#233; explicitement &#224; voter, Oui pour la CFDT, Non pour la CGT, ou pas, toutes par leur attitude ont indiqu&#233; qu'il s'agissait de passer de la rue aux urnes. Et toutes surtout ont accueilli avec satisfaction les propositions de n&#233;gociations, dont la date d'ailleurs &#233;tait parfois fix&#233;e pour trois mois plus tard, apr&#232;s le r&#233;f&#233;rendum. Il leur a suffi de cela pour geler &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; toute id&#233;e de continuer un mouvement &#224; peine commenc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette rentr&#233;e, toutes les centrales se sont mises d'accord pour une journ&#233;e nationale d'action le 4 octobre sur les th&#232;mes du pouvoir d'achat et de l'emploi. Ce sont bien en effet les deux principaux probl&#232;mes du monde du travail. Mais avec quelle volont&#233; de faire autre chose qu'un nouveau 10 mars sans plus de lendemain que celui-ci ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 mai pass&#233;, et alors que le nouveau gouvernement annon&#231;ait tout de suite clairement la couleur (contrat nouvelle embauche, pressions accrues sur les ch&#244;meurs, volont&#233; de proc&#233;der par ordonnances), toutes les conf&#233;d&#233;rations se sont ru&#233;es vers Matignon qui leur faisait de l'oeil. Pour se plaindre ensuite que le premier ministre n'avait tenu compte en rien de leurs suggestions dans la r&#233;daction desdites ordonnances, mais aussi pour remettre &#224; septembre la mise sur pied de toute r&#233;action. Certes, l'&#233;t&#233; n'est gu&#232;re propice &#224; l'organisation de mouvements de protestation. Mais que n'ont-elles propos&#233; de r&#233;agir avant, d&#232;s le mois de juin, puisque d&#232;s la premi&#232;re semaine qui suivit le r&#233;f&#233;rendum, tout le monde connaissait les intentions r&#233;elles de Villepin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aujourd'hui que proposent-elles d'autre comme objectif au 4 octobre sinon encore une fois de n&#233;gocier ? Evoquent-elles une suite &#224; donner &#224; cette journ&#233;e ? Pas la moindre, alors que tout le monde sait qu'il faudra un mouvement d'envergure dans l'espace comme dans le temps pour faire reculer gouvernement et patronat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas de ce c&#244;t&#233; que le gouvernement peut se sentir entrav&#233;. Esp&#233;rons quand m&#234;me, bien s&#251;r, que le 4 octobre ne reste pas sans lendemain. Mais pour que ce soit le cas, pour que les centrales syndicales, ou certaines d'entre elles, se r&#233;solvent &#224; lui donner une suite, imm&#233;diate et non dans six mois ou un an, voire apr&#232;s les prochaines &#233;lections (sans vergogne, toutes font maintenant r&#233;f&#233;rence au 10 mars &#224; propos du 4 octobre !), il faudra une sacr&#233;e pression des travailleurs, voire une menace de se passer d'elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La gauche du Non ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'universit&#233; d'&#233;t&#233; du PRS (Pour une R&#233;publique Sociale de Jean-Luc M&#233;lenchon), en passant par le rassemblement des Collectifs du Non et l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; de la LCR, jusqu'&#224; la f&#234;te de &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt;, la m&#234;me brochette des leaders de la gauche du Non est apparue et r&#233;apparue ensemble pour se f&#233;liciter de leur succ&#232;s du 29 mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne discutons pas ici du bien fond&#233; de s'attribuer celui-ci, en oubliant quasiment que les voix de droite et d'extr&#234;me droite y ont quand m&#234;me contribu&#233; pour une part importante m&#234;me si elle ne peut &#234;tre chiffr&#233;e. La vraie question est de savoir ce qu'ils entendent faire de cette victoire sur les partisans de l'ultra-lib&#233;ralisme, puisque victoire il y a eu, para&#238;t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Transformer l'essai &#187; ont clam&#233;, chacun dans le style qui est le leur, Jean-Luc M&#233;lenchon, Marie-George Buffet, Yves Salesse, Francine Bavay ou Olivier Besancenot. Excellent objectif. Mais quelle traduction ? Ont-ils profit&#233; de la nouvelle stature que leur combat et leur victoire dans cette bataille du r&#233;f&#233;rendum leur ont donn&#233;e, pour fixer des objectifs de lutte et les proposer au mouvement ouvrier, &#224; la gauche, &#224; l'ensemble des travailleurs ? Pour proposer les nouveaux combats, cette fois hors des urnes, qui terrasseraient d&#233;finitivement les partisans du lib&#233;ralisme &#224; qui ils auraient d&#233;j&#224; fait mettre un genou &#224; terre le 29 mai ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant chacun s'est content&#233; d'inviter les autres &#224; partager la tribune que sa propre organisation a dress&#233;e au cours de l'&#233;t&#233;. Et l&#224; de se f&#233;liciter que chacun r&#233;ponde avec empressement aux invitations des autres et manifeste la volont&#233; de rester tous ensemble. Au mieux de discuter les alli&#233;s qu'ils devraient se trouver : &#224; Besancenot qui fait &#224; juste titre la moue, M&#233;lenchon vante les m&#233;rite de Fabius ; &#224; la LCR qui ne jure que par la &#171; gauche de la gauche &#187;, le PCF r&#233;pond &#171; toute la gauche &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se trouver de nouveaux alli&#233;s et &#234;tre unis, pourquoi pas ? Mais pour quel but ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est l&#224; que la plupart des chefs de la gauche de la gauche se r&#233;v&#232;lent effectivement bien... de gauche. C'est-&#224;-dire qu'ils n'entendent par lutte politique que lutte &#233;lectorale et qu'au fond ils se m&#233;fient, au moins autant que les chefs syndicaux, d'une mobilisation des travailleurs ou des masses populaires. Comment alors pourraient-ils donc la proposer, voire en parler autrement que par quelques formules ronflantes mais sans traduction concr&#232;te dans les discours ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Marie-George Buffet se risque dans cette direction, c'est au mieux pour appeler &#224; se joindre &#224; la journ&#233;e syndicale du 4 octobre, &#224; laquelle de toute mani&#232;re tous les militants de la gauche du Non sont d&#233;j&#224; bien d&#233;cid&#233;s &#224; participer. Mais sans critiquer les timidit&#233;s des conf&#233;d&#233;rations syndicales, et sans faire, &#224; la place de celles-ci qui sont d&#233;faillantes, de propositions pour la n&#233;cessaire suite &#224; donner. Cette suite pour la chef du PCF se limite &#224; de nouvelles r&#233;unions de la gauche pour discuter de comment et sur quel programme cette gauche pourrait... se r&#233;unir : un grand rassemblement national du &#171; tous ensemble &#187; le 22 octobre ; un grand forum national le 26 novembre pour faire le point sur la construction d'un programme de gouvernement populaire et citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Buffet pense donc bien &#224; la suite, mais dans la seule perspective des &#233;lections de 2007, dans un an et demi, pas du tout en terme de luttes et de mobilisations, sauf celle des &#233;lecteurs. Inutile sans doute d'&#233;piloguer sur les perspectives des autres membres de la bande, M&#233;lenchon, Bavay, Salesse ou Bov&#233; quand il d&#233;clare au soir m&#234;me de la f&#234;te de &lt;em&gt;L'Huma&lt;/em&gt; sur les ondes de RTL qu'il est pr&#234;t &#224; assumer &#171; &lt;em&gt;un r&#244;le de passerelle entre les Non de gauche&lt;/em&gt; &#187;... pour rassembler d'ailleurs au-del&#224; de ces m&#234;mes Non puisqu'il &#171; &lt;em&gt;pense notamment aux Verts&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compter sur ces hommes et femmes politiques de la gauche du Non pour impulser la mobilisation et les luttes ? Pas davantage que sur les Bernard Thibault, Jean-Claude Mailly ou Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La LCR ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant ce que feint de croire la LCR qui inlassablement propose et repropose depuis trois mois de constituer un &#171; front social et politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, ce front, dans l'esprit des camarades de la LCR - son porte-parole le r&#233;p&#232;te &#224; chacune de ses rencontres avec les autres leaders de la gauche du Non - aurait aussi comme objectif de promouvoir les luttes. Mais cela ne fait qu'ajouter &#224; l'ambigu&#239;t&#233; de sa proposition. Si la LCR allait jusqu'au bout de sa d&#233;marche et si celle-ci se concr&#233;tisait, cela ne pourrait que l'amener &#224; se ranger, pour un temps ou d&#233;finitivement, dans un camp peut-&#234;tre &#171; anti-lib&#233;ral &#187; mais certainement pas prol&#233;tarien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la base politique de ce front, en effet ? Ni la participation commune &#224; des combats sociaux, ni un programme lutte de classe, mais le seul vote Non au dernier r&#233;f&#233;rendum. Ce seul vote, dont les raisons &#233;taient plus que confuses et contradictoires, m&#234;me si on ne parle que de celles des seuls &#233;lecteurs de gauche, permet &#224; la LCR de se jeter dans un m&#234;me sac, p&#234;le-m&#234;le avec des r&#233;formistes qui ne cachent pas leurs distances d'avec le camp de la classe ouvri&#232;re ou d'anciens ministres de Jospin, fiers de l'avoir &#233;t&#233; et se r&#233;clamant de leur pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce monde pourrait-il se retrouver &#233;ventuellement au coude &#224; coude dans la lutte comme les y invite avec obstination Olivier Besancenot ? Peut-&#234;tre. De toute mani&#232;re il est juste de le leur proposer ne serait-ce que pour les mettre au pied du mur devant les travailleurs qui ne pourraient comprendre qu'on &#233;carte a priori, pour des raisons qui appara&#238;traient alors de rivalit&#233; entre boutiques politiques, ceux qui parlent de se joindre au mouvement. On peut d'ailleurs leur faire confiance pour le faire d'eux-m&#234;mes, ne serait-ce que pour mieux contr&#244;ler et &#224; terme arr&#234;ter un mouvement qui se d&#233;velopperait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'erreur de la LCR n'est donc pas de leur proposer de lutter ensemble, pour aider &#224; la mobilisation, par exemple, pour arracher l'augmentation de 300 euros mensuels pour tous ou l'interdiction des licenciements, de constituer donc un front si l'on veut mais sur des objectifs pr&#233;cis. Mais ce n'est pas &#231;a que proposent, meeting commun apr&#232;s meeting commun, les leaders de la LCR &#224; leurs alli&#233;s. Ce &#171; front social et politique &#187; est con&#231;u par eux comme une alliance permanente et globale avec pour finalit&#233; de construire un programme commun. On imagine d'abord le salmigondis que ce programme pourrait &#234;tre, m&#234;me si M&#233;lenchon ou Buffet consentaient &#224; y introduire quelques pinc&#233;es de radicalisme r&#233;volutionnaire. Et puis surtout, il ne pourrait avoir qu'un objectif &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les alli&#233;s de la LCR ne cachent d'ailleurs pas que leur but, en constituant plus ou moins formellement ce front, est de se mettre en meilleure position pour nouer d'autres alliances &#233;lectorales ou gouvernementales avec le reste de la gauche, celle que la LCR continue &#224; appeler social-lib&#233;rale, voire une partie de la droite (mais qui distingue vraiment aujourd'hui la droite de la gauche quand elles sont au gouvernement ?). M&#233;lenchon va r&#233;p&#233;tant &#224; chaque occasion que Fabius est le seul candidat possible de toute la gauche, gauche de la gauche incluse ; Buffet milite ouvertement pour la r&#233;conciliation avec les deux ailes du PS, celle du Oui et celle du Non. Et Alain Krivine et Olivier Besancenot eux-m&#234;mes ont &#224; plusieurs reprises laiss&#233; entendre que la LCR ne serait pas oppos&#233;e &#224; entrer dans un gouvernement. Peuvent-ils l'imaginer sans le PS, alors que tous les autres participants de leur front social et politique ne le jugent ni pensable ni souhaitable ? Certes, ils ajoutent imm&#233;diatement que ce serait &#224; la condition &lt;em&gt;sine qua non&lt;/em&gt; que ce gouvernement d&#233;fende les int&#233;r&#234;ts des travailleurs. Mais quel homme de gauche a jamais dit, avant d'aller au pouvoir, qu'il n'y mettait pas cette condition rigoureuse ? Ah, les discours de Mitterrand sur ce th&#232;me avant 1981 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas ce que la LCR propose, l&#224; consciemment, c'est bien la constitution d'un parti de la gauche de la gauche (pas r&#233;volutionnaire, cela ne fait de doute pour personne, et en fait, vu la majorit&#233; des politiciens qui le composent, m&#234;me pas r&#233;formiste non plus). C'est le but, il faut le reconna&#238;tre, poursuivi depuis longtemps par une aile de la LCR qui a sans doute vu dans l'&#233;pisode du r&#233;f&#233;rendum l'occasion de pousser ses pions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on l'appelle front ne change rien ; pas plus le fait qu'il soit compos&#233; de sous-partis et de fractions qui gardent une grande autonomie. Il a d&#233;j&#224; exist&#233; bien des partis semblables. Nous avons encore l'exemple tout r&#233;cent du Parti des travailleurs du Br&#233;sil. Il &#233;tait n&#233; pourtant sous des auspices autrement combatifs et m&#234;me prol&#233;tariens que le front social et politique qu'on nous propose aujourd'hui en France. Cela ne l'a pas emp&#234;ch&#233; de jouer, vite et mal, un remake de la social-d&#233;mocratie. Un exemple sur lequel les camarades de la LCR devraient se pencher, eux qui, il y a peu encore, approuvaient assez chaudement l'entr&#233;e de certains de leurs camarades br&#233;siliens dans le gouvernement de Lula. Certes le front social et politique a sans doute moins d'avenir que le PT. Mais si, par hasard il en avait un... ce ne pourrait &#234;tre que celui-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La LCR s'efforce sans doute de r&#233;pondre au d&#233;sir sinc&#232;re de nombreux militants de gauche ou du mouvement ouvrier de voir na&#238;tre un front des luttes. Mais cela n'en rend que la man&#339;uvre plus n&#233;faste. Car si la LCR persistait dans cette politique, en s'appuyant sur ce d&#233;sir l&#233;gitime, elle ne ferait qu'aider &#224; leur faire avaler un produit frauduleux qui n'a rien &#224; voir avec la n&#233;cessaire unit&#233; dans le combat, une nouvelle mouture d'un parti de gauche &#233;lectoraliste, parlementaire et collaborationiste de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ou Lutte Ouvri&#232;re ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; sa d&#233;cision d'appeler finalement au vote Non (que nous continuons &#224; d&#233;sapprouver), Lutte ouvri&#232;re n'a pas march&#233; dans cette man&#339;uvre. Elle ne s'acoquine pas avec les M&#233;lenchon, Buffet ou autre Emmanuelli sur les m&#234;mes tribunes. Dans de telles circonstances la politique de la chaise vide est sans aucun doute la meilleure. A condition qu'elle ne devienne pas le si&#232;ge du vide politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce front de la gauche de la gauche conna&#238;t quelque succ&#232;s aupr&#232;s de certains militants, pourtant m&#233;fiants tant vis-&#224;-vis de la gauche que des centrales syndicales, c'est parce qu'il r&#233;pond, mal certes mais &#224; un vrai probl&#232;me : comment cr&#233;er les conditions de la contre-offensive ouvri&#232;re et populaire &#224; laquelle ces militants aspirent et qu'ils attendent depuis si longtemps ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de la LCR n'est qu'illusions. Mais d&#233;noncer celles-ci n'est pas suffisant si dans le m&#234;me temps on ne tente pas d'en apporter une autre, meilleure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est juste mais pas suffisant de refuser d'aller d&#233;battre d'anticapitalisme avec M&#233;lanchon et Buffet &#224; l'universit&#233; de la LCR, si dans le m&#234;me temps on ne propose pas &#224; celle-ci de voir ensemble quelle riposte on pourrait proposer au mouvement ouvrier face aux attaques du gouvernement et des patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est sans doute pas faux non plus pour Arlette Laguiller de r&#233;pondre au contraire &#224; l'invitation de se rendre &#224; la f&#234;te de &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt;. Mais le geste n'aurait de sens que s'il &#233;tait accompagn&#233; d'une proposition au PCF de d&#233;battre de la riposte ouvri&#232;re que les communistes et la gauche devraient proposer &#224; la rentr&#233;e. Sinon il se transforme en un simple geste de bonne amiti&#233; bien peu clair politiquement, voire manifestant une volont&#233; de faire partie quand m&#234;me de la grande famille de la gauche. &lt;em&gt;L'Humanit&#233; &lt;/em&gt;du lendemain n'a d'ailleurs pas manqu&#233; de le pr&#233;senter ainsi. Et du coup le refus de s'int&#233;grer dans le &#171; front social et politique &#187; devient difficilement compr&#233;hensible par les militants du PCF comme de la LCR, auxquels il risque bien d'appara&#238;tre un produit du sectarisme organisationnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus qu'au final pratiquement LO se trouverait r&#233;duite &#224; participer, comme les autres et dans les m&#234;mes limites, aux initiatives soit des centrales syndicales soit de la gauche, telles que le 4 octobre, voire le 22 octobre, sans s'&#234;tre plus d&#233;marqu&#233;e, sans avoir propos&#233; quoique ce soit d'autre. Il y a plusieurs mani&#232;res de faire du suivisme, pas seulement celle de la LCR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, il serait grand temps que les organisations r&#233;volutionnaires s'efforcent, &#224; la hauteur de leurs moyens mat&#233;riels et politiques (mais mis en commun, ceux-ci ne sont pas nuls), d'avoir une politique ind&#233;pendante vis-&#224;-vis de la gauche, mais qui colle aussi aux besoins pr&#233;sents du monde du travail et donc s'adresse &#224; l'ensemble du mouvement ouvrier. Sans doute en ces cent premiers jours du gouvernement de Villepin l'occasion en a &#233;t&#233; manqu&#233;e. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 septembre 2005&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Attac : sous les pav&#233;s, la gauche
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Du c&#244;t&#233; des socialistes, Martine Aubry, Bertrand Delano&#235; et d'autres ont lanc&#233; leurs piques contre l'extr&#234;me gauche &#224; leur universit&#233; d'&#233;t&#233;, et Fran&#231;ois Hollande a conclu en incitant les secr&#233;taires f&#233;d&#233;raux &#224; une mobilisation massive pour le Forum social europ&#233;en de Saint-Denis. &lt;br /&gt;Du c&#244;t&#233; des communistes, la f&#234;te de l'Humanit&#233; a invit&#233; Jos&#233; Bov&#233; et Jacques Nikonoff (le pr&#233;sident d'Attac) &#224; parler sur la grande sc&#232;ne, avant le discours du dimanche de Marie-Georges Buffet. Selon elle, le mouvement altermondialiste&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Altermondialisation-reforme-ou-revolution-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Altermondialisation : r&#233;forme ou r&#233;volution ?
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Altermondialisation-+" rel="tag"&gt;Altermondialisation
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des socialistes, Martine Aubry, Bertrand Delano&#235; et d'autres ont lanc&#233; leurs piques contre l'extr&#234;me gauche &#224; leur universit&#233; d'&#233;t&#233;, et Fran&#231;ois Hollande a conclu en incitant les secr&#233;taires f&#233;d&#233;raux &#224; une mobilisation massive pour le Forum social europ&#233;en de Saint-Denis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des communistes, la f&#234;te de l'Humanit&#233; a invit&#233; Jos&#233; Bov&#233; et Jacques Nikonoff (le pr&#233;sident d'Attac) &#224; parler sur la grande sc&#232;ne, avant le discours du dimanche de Marie-Georges Buffet. Selon elle, le mouvement altermondialiste en plein essor pr&#233;figurerait cette nouvelle gauche pluraliste et unitaire qui marierait l'action des partis politiques avec le syndicalisme et les mouvements associatifs. Cette &lt;em&gt;&#171; nouvelle construction politique &#187;&lt;/em&gt; serait la voie salvatrice, entre les bras du PS et les griffes de l'extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une gauche aux allures d'ONG&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une bonne part du public des rassemblements et manifestations alter-mondialistes, intellectuels, jeunesse scolaris&#233;e ou militants syndicaux, fait partie de l'&#233;lectorat traditionnel de la gauche. Mais la partie d&#233;&#231;ue, plus ou moins consciente d'avoir &#233;t&#233; tromp&#233;e, cherchant autre chose : pour elle l'altermondialisme est tomb&#233; &#224; pic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si ses responsables, &#224; commencer par les dirigeants d'Attac, sont pour la plupart issus ou encore membres des partis de l'ex-gauche plurielle (ancien pr&#233;sident, Bernard Cassen, chev&#232;ne men tis te ; nouveau pr&#233;sident, Jacques Ni ko noff, membre du PCF), ils ont choisi pour label l'ind&#233;pendance formelle vis-&#224;-vis des partis. Ainsi leur refus d'accoler aux participants du Forum social europ&#233;en leurs &#233;tiquettes politiques, quand ils en ont. La parole est r&#233;serv&#233;e aux personnalit&#233;s, associations, syndicats ou &lt;em&gt;&#171; r&#233;seaux &#187;&lt;/em&gt; (un terme g&#233;n&#233;rique recouvrant de multiples formes de relations ou collaborations). Pri&#232;re de laisser sa casquette politique au vestiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant le Comit&#233; d'initiative organisant le prochain FSE n'en a pas moins &#233;tudi&#233; et dos&#233; &#224; l'aune de leur sensibilit&#233; politique les &#171; acteurs sociaux &#187; invit&#233;s &#224; intervenir aux &#171; s&#233;ances pl&#233;ni&#232;res &#187;, &#171; s&#233;minaires &#187; et &#171; ateliers &#187;. Histoire de filtrer les participants, pour laisser aux d&#233;bats le rose politique dominant, qui est celui des initiateurs du mouvement - le Coll&#232;ge des fondateurs d'Attac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accessoirement, l'apolitisme de fa&#231;ade permet de neutraliser l'influence de l'extr&#234;me gauche, dont le mouvement alter-mondialiste s'accommode de l'&#233;nergie militante davantage que des id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contre-pouvoirs&#8230; et contre-all&#233;es du pouvoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Attac justifie ces choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est dans [une] dialectique compliqu&#233;e entre pouvoir et contre-pouvoir qu'il faut situer les rapports entre Attac et les partis politiques &#187;, est-il expliqu&#233; dans la brochure Tout sur Attac (mai 2002). Les partis ont pour mission de se pr&#233;senter aux &#233;lections, d'exercer ou de viser &#224; exercer le pouvoir. Les &#171; contre-pouvoirs &#187; dont se revendique Attac auraient pour mission de combattre ou de conseiller et infl&#233;chir l'action des premiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux premiers rangs de ces contre-pouvoirs, les associations et les syndicats qu'Attac ambitionne d'int&#233;grer &#224; ses &lt;em&gt;&#171; r&#233;seaux &#187; &lt;/em&gt;et d'influencer. Ce sont eux qui donnent au mouvement une base, apportent souvent des dizaines de milliers de manifestants &#224; ses initiatives, lui permettent d'intervenir sur le terrain des luttes sociales. Cela dit, leurs appareils, aujourd'hui tr&#232;s int&#233;gr&#233;s au fonctionnement de l'Etat par tous les rouages des n&#233;gociations sociales et par les organismes de gestion auxquels ils participent, font partie de ces &#171; d&#233;cideurs &#187; de gauche qu'Attac pr&#233;tend conseiller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac s'est aussi efforc&#233; de regrouper (au d&#233;part sur le th&#232;me fort limit&#233; de la taxe Tobin) des parlementaires, d&#233;put&#233;s ou s&#233;nateurs, r&#233;unis dans une &lt;em&gt;&#171; coordination des &#233;lus membres d'Attac &#187;&lt;/em&gt;. Les dirigeants d'Attac affirment qu'en travaillant avec eux, le mouvement altermondialiste pourrait &lt;em&gt;&#171; peser politiquement sur les institutions &#187;.&lt;/em&gt; Mais lorsqu'il a fallu adopter la loi Fabius sur l'&#233;pargne salariale, premier pas vers la cr&#233;ation de fonds de pension, la &lt;em&gt;&#171; coordination des &#233;lus membres d'Attac &#187; &lt;/em&gt;a flanch&#233; devant les pressions du gouvernement. &lt;em&gt;&#171; Les dirigeants de l'association n'en d&#233;jeunent pas moins, une fois par mois, avec les parlementaires qui leur sont proches &#187;,&lt;/em&gt; selon &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 24 ao&#251;t 2003. A d&#233;faut de contre-pouvoirs, restent les entremets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le m&#234;me esprit qu'Attac a institu&#233; l'adh&#233;sion &#224; son mouvement de municipalit&#233;s, a mis en place un &lt;em&gt;&#171; r&#233;seau des collectivit&#233;s locales &#187;&lt;/em&gt;, organis&#233; des colloques pour les &#233;lus locaux et essay&#233; de multiplier dialogues et collaborations. La plupart de ces municipalit&#233;s sont dirig&#233;es par la gauche plurielle, mais ce n'est pas exclusif, &#224; en juger par la participation d'un d&#233;put&#233;-maire UDF du Loir-et-Cher.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un partage des t&#226;ches ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants socialistes se sont bien gard&#233;s jusqu'&#224; pr&#233;sent d'attaquer les mesures anti-sociales du gouvernement Raffarin (tout au plus critiquent-t-il ses m&#233;thodes pour les faire passer). Ils semblent attendre seulement que la droite s'use au pouvoir et lui laisse la place. Mais l'ex-gauche gouvernementale n'est pas assur&#233;e de conserver, au printemps prochain, ses pr&#233;sidences de conseils r&#233;gionaux et g&#233;n&#233;raux ou ses d&#233;put&#233;s europ&#233;ens. C'est sa principale pr&#233;occupation de rentr&#233;e. Rien d'&#233;tonnant si, &#224; la recherche de l'&#233;lectorat perdu, ses yeux se tournent vers les milieux alter-mondialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants alter-mondialistes ont les coud&#233;es plus franches. Ils ont condamn&#233; la r&#233;forme des retraites, d&#233;nonc&#233; les licenciements et les privatisations, et sont rest&#233;s en phase avec ceux qui ont manifest&#233; et lutt&#233;. Du moins en phase avec les directions syndicales. Car Jacques Nikonoff montre autant de sens des responsabilit&#233;s (vis-&#224;-vis de la bourgeoisie) qu'elles quand il rend responsables de l'&#233;chec du mouvement de mai-juin dernier (dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;) les manifestants qui ne se seraient pas dispers&#233;s assez vite en fin de manifestation, place de la Concorde, ou les enseignants qui ont continu&#233; la gr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essentiel pour les dirigeants altermondialistes reste de se d&#233;marquer des partis politiques. Certes. Mais pr&#233;cis&#233;ment pour laisser &#224; la gauche gouvernementale le terrain et le monopole de la politique proprement dite et pour ne pas lui faire concurrence sur ce terrain. Ce partage des t&#226;ches est jusqu'&#224; nouvel ordre la ligne de conduite des dirigeants d'Attac. Passe encore que des brebis &#233;gar&#233;es du Larzac y aient d&#233;mont&#233; un stand du Parti socialiste. Mais pas question de lui casser sa baraque au printemps 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_72 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH373/juste-marche-a9560.gif?1530064072' width='350' height='373' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Nikonoff et les &#171; gauchistes diviseurs &#187;&#8230; Air connu !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec autant de virulence que les leaders socialistes, le pr&#233;sident d'Attac, a profit&#233; de l'universit&#233; d'&#233;t&#233; de son mouvement pour partir en guerre contre l'extr&#234;me gauche. &lt;em&gt;&#171; Au lieu de rassembler, l'extr&#233;misme divise. Le verbiage, la violence, les gesticulations, le sectarisme qui marquent l'extr&#234;me gauche annonceraient la d&#233;faite du mouvement si ce dernier devait y c&#233;der &#187;&lt;/em&gt; a-t-il d&#233;clar&#233; dans &lt;em&gt;Lib&#233;ration&lt;/em&gt; du 18 ao&#251;t. Et de r&#233;cidiver dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 23.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;clarations auraient suscit&#233; &lt;em&gt;&#171; de s&#233;rieux tangages &#187;&lt;/em&gt; &#224; l'universit&#233; d'&#233;t&#233; d'Attac, &#233;crit &lt;em&gt;Rouge&lt;/em&gt;, hebdomadaire de la LCR. Surtout qu'une partie des pr&#233;sents &#233;taient de ces militants d'extr&#234;me gauche qui ont vu dans le mouvement altermondialiste un nouveau &lt;em&gt;&#171; p&#244;le de radicalit&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Le coup de semonce de Nikonoff les vise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attac n'aurait pas vocation &#224; participer aux &#233;lections. Mais &#224; plusieurs mois des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales de l'ann&#233;e 2004 ses dirigeants autant que les &#233;tats-majors du PCF ou du PS se bousculent pour agiter le spectre d'une candidature commune de l'extr&#234;me gauche. C'est plus qu'un aveu, c'est un programme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Gauche gouvernementale et gauche critique au service de la guerre
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Gauche-gouvernementale-et-gauche-critique-au-service-de-la-guerre</link>
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		<dc:subject>USA
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Afghanistan
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		<dc:subject>Gauche
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		<description>D&#232;s l'annonce par Bush de la pr&#233;paration d'une riposte militaire en Afghanistan, le gouvernement Jospin a affirm&#233; son soutien inconditionnel et s'est dit pr&#234;t &#224; s'associer &#224; toutes les op&#233;rations. Au point que Chirac, qui en la mati&#232;re tient &#224; s'arroger le premier r&#244;le, ne cesse de se f&#233;liciter que son Premier ministre et lui parlent &#171; d'une m&#234;me voix &#187;. &lt;br /&gt;Tant que les Etats-Unis, peu press&#233;s de faire une place &#224; la France, ne lui ont demand&#233; que de menus services (une poign&#233;e d'agents secrets qu'elle avait,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s l'annonce par Bush de la pr&#233;paration d'une riposte militaire en Afghanistan, le gouvernement Jospin a affirm&#233; son soutien inconditionnel et s'est dit pr&#234;t &#224; s'associer &#224; toutes les op&#233;rations. Au point que Chirac, qui en la mati&#232;re tient &#224; s'arroger le premier r&#244;le, ne cesse de se f&#233;liciter que son Premier ministre et lui parlent &#171; &lt;em&gt;d'une m&#234;me voix&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que les Etats-Unis, peu press&#233;s de faire une place &#224; la France, ne lui ont demand&#233; que de menus services (une poign&#233;e d'agents secrets qu'elle avait, para&#238;t-il, sur place et quelques avions de renseignement), les partenaires du Parti socialiste dans la gauche plurielle se sont permis, tout en justifiant la guerre, quelques coquetteries et une ou deux manifestations pour lesquelles ils ont fort peu mobilis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les cris de joie pouss&#233;s par les seigneurs de guerre de l'Alliance du Nord &#224; l'arriv&#233;e &#224; Kaboul, ont suffi pour qu'une bonne partie de ceux qui appelaient hier &#224; manifester (tr&#232;s mollement, certes), remisent leurs timides r&#233;serves vis-&#224;-vis de l'action am&#233;ricaine. Et approuvent l'envoi d'hommes de troupes et de Mirages de l'arm&#233;e fran&#231;aise, sous pr&#233;texte de mission humanitaire. Comme si depuis dix ans, de la Somalie au Kosovo, &#171; &lt;em&gt;l'humanitaire&lt;/em&gt; &#187; n'&#233;tait pas devenu la feuille de vigne des exp&#233;ditions occidentales !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des bombes &#233;clairantes ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au nom du Parti communiste, j'exprime la joie profonde et le soulagement que fait na&#238;tre l'espoir, enfin, d'une lib&#233;ration et d'un retour &#224; la paix pour le peuple afghan. Que la vie puisse reprendre, que les filles et les femmes sortent de la nuit&#8230; &#187;, d&#233;clarait le 14 novembre Marie-George Buffet, nouvelle secr&#233;taire nationale du Parti communiste et ministre. &#171; Un autre jour se l&#232;ve apr&#232;s cinq ans d'une nuit obscure. [&#8230;] Ce sont des bombes am&#233;ricaines qui auront finalement facilit&#233; la t&#226;che&#8230; &#187;, rajoutait l'&#233;ditorialiste de l'Humanit&#233; du 16 novembre, le jour o&#249; Chirac annon&#231;ait l'envoi des troupes, ce qu'il approuvait pleinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le son de cloche est le m&#234;me du c&#244;t&#233; de l'autre alli&#233; du PS au gouvernement, les Verts, qui se sont f&#233;licit&#233;s de &#171; &lt;em&gt;la chute du r&#233;gime obscurantiste et r&#233;trograde&lt;/em&gt; &#187;, r&#233;affirmant qu'ils &#171; &lt;em&gt;n'ont pas d'opposition de principe &#224; l'envoi d'un contingent fran&#231;ais&lt;/em&gt; &#187;, pourvu que l'op&#233;ration soit &#171; &lt;em&gt;humanitaire&lt;/em&gt; &#187; (encore !) ou &#171; &lt;em&gt;logistique&lt;/em&gt; &#187; et se fasse sous l'&#233;gide de l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au mouvement Attac, qui se veut de gauche non-gouvernementale, il se garde depuis le d&#233;but de la guerre (pour ne pas cr&#233;er de division dans ses rangs, semble-t-il) de prendre une quelconque position, se contentant d'affirmer que les bombardements, comme Ben Laden, sont les fruits maudits de la mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le mythe d'une intervention militaire propre et civilisatrice&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Robert Hue avait d&#232;s le d&#233;but annonc&#233; la couleur en d&#233;clarant, juste apr&#232;s les attentats du 11 septembre, qu'il &#233;tait solidaire non seulement du peuple am&#233;ricain mais &#233;galement de ses gouvernants, quitte &#224; prendre ses propres militants &#224; rebrousse-poil. Peu lui importait qu'une petite partie d'entre eux, quelques jours plus tard &#224; la f&#234;te de l'Huma, sifflent la minute de silence qu'on leur demandait de faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et depuis le d&#233;but des bombardements am&#233;ricains, le Parti communiste n'a cess&#233; de d&#233;noncer les dangers d'une escalade irresponsable, tout en affirmant qu'il n'&#233;tait pas oppos&#233; &#224; une intervention militaire. N&#233;cessaire m&#234;me, disait-il, mais sous l'&#233;gide de l'ONU et, en ce qui concerne la participation de la France, apr&#232;s un d&#233;bat au parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L' &#171; &lt;em&gt;Appel &#224; l'opinion&lt;/em&gt; &#187; sign&#233; en commun par la plupart des organisateurs de la manifestation du 11 octobre et du 17 novembre (PCF, ATTAC, FSU, LCR, Ligue des droits de l'homme, plusieurs syndicats CGT et SUD&#8230;) exprimait quasiment les m&#234;mes ambigu&#239;t&#233;s. Il d&#233;non&#231;ait les dangers d'escalade guerri&#232;re, tout en exhortant l'ONU &#224; faire respecter sa charte, arr&#234;ter et juger les auteurs de l'attentat. Comme si l'ONU n'&#233;tait pas un jouet dans les mains des grandes puissances (en premier lieu des Etats-Unis) ! Comme si l'intervention militaire pouvait changer de nature ou de but sous son &#233;gide ! Comme si la guerre pouvait &#234;tre plus propre et se limiter gentiment &#224; arr&#234;ter Ben Laden, renverser le r&#233;gime des Talibans sans faire de victimes civiles, et le remplacer par un r&#233;gime d&#233;mocratique ! Comme si le souci de l'organisation internationale &#233;tait la libert&#233; des peuples et la justice sociale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la direction de la CGT, elle continue certes &#224; manifester qu'elle garde &#171; la m&#234;me inqui&#233;tude &#187; qu'auparavant vis-&#224;-vis de l'intervention am&#233;ricaine. Mais elle en appelle &#233;galement &#224; l'ONU, paravent &#224; son ralliement, pour trouver une solution politique et &#233;conomique aux probl&#232;mes du pays, aggrav&#233;s encore par les destructions de la guerre. La principale conf&#233;d&#233;ration ouvri&#232;re, loin de s'opposer &#224; cette guerre qui se m&#232;ne de fait contre tous les opprim&#233;s du monde, loin de montrer aux travailleurs d'ici que le gouvernement et le patronat leur demanderont d'en payer l'addition, se pr&#233;pare elle aussi &#224; accepter l'envoi de troupes fran&#231;aises l&#224;-bas, pour contr&#244;ler la population, surveiller les camps de r&#233;fugi&#233;s ou d&#233;partager les seigneurs de guerre, pour peu qu'elles le fassent affubl&#233;es d'un casque bleu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un couvre-chef que Bush pourrait trouver avantageux de leur donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La gauche contre les immigr&#233;s
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-gauche-contre-les-immigres</link>
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		<dc:date>2000-07-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Immigr&#233;s
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Gauche
</dc:subject>

		<description>D&#232;s 1945, ce furent le PC et la SFIO, au gouvernement avec De Gaulle, qui fix&#232;rent la circulation et l'installation des immigr&#233;s en fonction des besoins de la &#171; reconstruction nationale &#187;, en fait ceux du patronat. De 81 &#224; 86, la politique du PS, qui disposait de tous les moyens institutionnels, a &#233;t&#233; un m&#233;lange de bons sentiments de fa&#231;ade, de l&#226;chet&#233; et d'hypocrisie. D'un c&#244;t&#233;, le PS soutint fortement la cr&#233;ation et le d&#233;veloppement de SOS Racisme au milieu des ann&#233;es 80, mais ne prit jamais les mesures&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s 1945, ce furent le PC et la SFIO, au gouvernement avec De Gaulle, qui fix&#232;rent la circulation et l'installation des immigr&#233;s en fonction des besoins de la &#171; reconstruction nationale &#187;, en fait ceux du patronat. De 81 &#224; 86, la politique du PS, qui disposait de tous les moyens institutionnels, a &#233;t&#233; un m&#233;lange de bons sentiments de fa&#231;ade, de l&#226;chet&#233; et d'hypocrisie. D'un c&#244;t&#233;, le PS soutint fortement la cr&#233;ation et le d&#233;veloppement de SOS Racisme au milieu des ann&#233;es 80, mais ne prit jamais les mesures &#233;l&#233;mentaires pour reconna&#238;tre aux immigr&#233;s les m&#234;mes droits que les travailleurs fran&#231;ais. De l'autre Mitterrand pr&#233;sident oublia vite son engagement pr&#233;&#233;lectoral de reconna&#238;tre le droit de vote aux &#233;trangers r&#233;sidants en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche ne remit jamais en cause la fermeture des fronti&#232;res instaur&#233;e par Giscard en 1974. Et elle adopta la logique implacable de consid&#233;rer les immigr&#233;s comme un danger pour l'emploi, comme responsables du ch&#244;mage, comme un facteur d'ins&#233;curit&#233;. Tout aussi logiquement, la lutte contre &#171; l'immigration clandestine &#187; devint aussi pour la gauche un de ses chevaux de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le consensus &#171; r&#233;publicain &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233; PS et PC affichaient et affichent encore leurs bons sentiments vis &#224; vis des immigr&#233;s (et nombre de leurs militants peuvent participer &#224; des actions de solidarit&#233;), de l'autre la politique de la gauche au pouvoir fut et est toujours dans le prolongement de toutes les autres politiques gouvernementales. Michel Rocard, Premier ministre, &#233;mit cette phrase aussi imb&#233;cile que populiste : &#171; La France ne peut pas accueillir toute la mis&#232;re du monde &#187;. Les ministres de l'Int&#233;rieur socialistes, notamment Marchand et Chev&#233;nement, n'eurent jamais rien &#224; envier &#224; leurs coll&#232;gues de droite en ce qui concerne la pratique massive des expulsions avec leur lot d'atteinte &#224; la dignit&#233; humaine et le d&#233;veloppement des centres de r&#233;tention. C'est Chev&#233;nement lui-m&#234;me qui d&#233;clarait en 1997 pour mieux prolonger les lois Pasqua-Debr&#233; : &#171; Le d&#233;bat ouvert depuis 1974 [la fermeture des fronti&#232;res] a fait appara&#238;tre un socle commun &#224; l'ensemble des forces participant &#224; l'arc r&#233;publicain &#187;. La gauche a finalement toujours suivi les int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie, le PC lui-m&#234;me ayant depuis les ann&#233;es 30 remis&#233; au placard la solidarit&#233; travailleurs fran&#231;ais-immigr&#233;s et l'exigence de la libert&#233; de circulation et d'installation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Jospin continue le sale boulot&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le candidat Jospin s'&#233;tait engag&#233; &#224; la r&#233;gularisation des immigr&#233;s et &#224; l'abrogation des lois Pasqua-Debr&#233;. En fait la circulaire Chev&#233;nement de juin 1997 fut un pi&#232;ge redoutable pour plus de 70 000 &#233;trangers vivant en France sans titre de s&#233;jour et dont le gouvernement, apr&#232;s les avoir fich&#233;s, refusa la r&#233;gularisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les titres de s&#233;jours, au lieu de reconna&#238;tre le droit &#224; un titre permanent ou m&#234;me &#224; la carte de 10 ans, le gouvernement maintient une bonne partie des immigr&#233;s en situation de pr&#233;carit&#233; avec des titres d'un an renouvelables. Les &#233;tudiants &#233;trangers sont toujours &#233;cart&#233;s du droit au titre de r&#233;sident. Le regroupement familial est soumis &#224; des conditions de logement et de ressources discriminatoires. Enfin, la Garde des Sceaux, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Guigou, n'a pas r&#233;tabli le droit du sol, qui permettait jusqu'en 1993 &#224; un jeune n&#233; en France de devenir fran&#231;ais sur simple d&#233;claration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;trangers sont toujours passibles de la double peine qui permet d'expulser un &#233;tranger en situation r&#233;guli&#232;re apr&#232;s une peine de prison. Et l'assistance &#224; un &#233;tranger en situation irr&#233;guli&#232;re est toujours un d&#233;lit : une femme, Jacqueline Deltombe a pu &#234;tre condamn&#233;e par un tribunal &#224; 200 000 F d'amende et 5 ans de prison pour avoir h&#233;berg&#233; un sans-papiers, m&#234;me si le jugement en appel suspendit la condamnation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les fronti&#232;res renforc&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le pendant de cette politique de discrimination est toujours le maintien de vagues r&#233;guli&#232;res d'expulsion et de centres de r&#233;tention. Treize centres de &#171; r&#233;tention &#187;, c'est &#224; dire de d&#233;tention existent dans le pays, lieux de non-droit, o&#249; les immigr&#233;s attendent leur expulsion dans des conditions humiliantes et d&#233;gradantes. Menott&#233;s, b&#226;illonn&#233;s, drogu&#233;s, les sans-papiers ou les refoul&#233;s &#224; la fronti&#232;re sont trait&#233;s comme des chiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, le droit d'asile n'est plus en France qu'un souvenir. Dans les ann&#233;es 70, neuf demandeurs sur 10 &#233;taient accept&#233;s. Aujourd'hui au maximum 2 sur 10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi Chev&#233;nement a, de plus, cr&#233;&#233; le statut d'asile territorial, titre pr&#233;caire d'un an qui peut &#234;tre remis en cause. Le gouvernement refuse l'octroi du statut de r&#233;fugi&#233; selon la Convention de Gen&#232;ve qui d&#233;bouchait sur un titre de s&#233;jour de 10 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique des visas est toujours aussi restrictive et les consulats n'ont pas &#224; justifier le refus de permettre le s&#233;jour en France. Depuis le d&#233;but de la guerre civile en Alg&#233;rie, la France a diminu&#233; par vingt le nombre de visas. De m&#234;me, les s&#233;vices que subissent les Kurdes n'ont amen&#233; V&#233;drine qu'&#224; demander au gouvernement turc de renforcer ses contr&#244;les pour &#233;viter l'arriv&#233;e de r&#233;fugi&#233;s en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la tra&#238;ne de nombre d'autres pays europ&#233;ens, l'Assembl&#233;e nationale a vot&#233; d&#233;but mai une loi &#233;largissant le droit de vote aux municipales aux &#233;trangers non ressortissants de l'Union europ&#233;enne. Mais m&#234;me ce droit &#233;l&#233;mentaire le gouvernement a fait en sorte qu'il ne puisse &#234;tre appliqu&#233;e pour les prochaines &#233;lections, et soit renvoy&#233; en 2007 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, le crime que repr&#233;sente la mort de 58 jeunes Chinois cherchant &#224; entrer en Grande Bretagne n'aura &#233;t&#233; pour la gauche que l'occasion de r&#233;affirmer son all&#233;geance aux Accords de Schengen et &#224; la lutte contre la libre circulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 juin 2000&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent CARASSO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le d&#233;vouement capitaliste des sociaux-d&#233;mocrates europ&#233;ens :Que sont les partis sociaux-d&#233;mocrates devenus ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-devouement-capitaliste-des-sociaux-democrates-europeens-Que-sont-les-partis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-devouement-capitaliste-des-sociaux-democrates-europeens-Que-sont-les-partis</guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Gauche
</dc:subject>

		<description>Loin, tr&#232;s loin de leurs anc&#234;tres r&#233;volutionnaires et ouvriers du d&#233;but du si&#232;cle, les partis se r&#233;clamant de la social-d&#233;mocratie sont aujourd'hui les meilleurs gestionnaires du capitalisme. &lt;br /&gt;La politique dite &#171; lib&#233;rale &#187; a fait son entr&#233;e brutale et cynique dans les ann&#233;es 1980, sous la houlette des Reagan et Thatcher. Mais la nouvelle offensive capitaliste de d&#233;r&#233;glementation des flux financiers, de concentrations industrielles et de r&#233;gression sociale, a continu&#233; son chemin, davantage planifi&#233; et en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Loin, tr&#232;s loin de leurs anc&#234;tres r&#233;volutionnaires et ouvriers du d&#233;but du si&#232;cle, les partis se r&#233;clamant de la social-d&#233;mocratie sont aujourd'hui les meilleurs gestionnaires du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique dite &#171; lib&#233;rale &#187; a fait son entr&#233;e brutale et cynique dans les ann&#233;es 1980, sous la houlette des Reagan et Thatcher. Mais la nouvelle offensive capitaliste de d&#233;r&#233;glementation des flux financiers, de concentrations industrielles et de r&#233;gression sociale, a continu&#233; son chemin, davantage planifi&#233; et en concertation avec les directions syndicales. Et la social-d&#233;mocratie au pouvoir dans la plupart des pays europ&#233;ens s'est montr&#233;e le meilleur fantassin de cette offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de constituer un quelconque frein, m&#234;me mod&#233;r&#233;, m&#234;me nationaliste, c'est elle qui en France, en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Belgique, en harmonie avec les directives et accords de l'Union europ&#233;enne, parfait l'&#339;uvre de privatisation des services publics, de restrictions sur la sant&#233;, l'&#233;ducation, les transports, de baisse des prestations vers&#233;es aux ch&#244;meurs et aux retrait&#233;s, de flexibilisation du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; les conservateurs se sont parfois cass&#233;s les dents, l&#224; o&#249; les politiques de Berlusconi en 1994, de Jupp&#233; en 1995, et m&#234;me de Kohl en 1996, ont suscit&#233; des manifestations de centaines de milliers de travailleurs, les D'Alema, Jospin et Schr&#246;der semblent capables de faire avaler les pilules les plus am&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une adh&#233;sion des classes populaires ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au contraire des ann&#233;es 1970, les partis sociaux-d&#233;mocrates ne sont plus en mesure de proposer ou de mener des politiques qui am&#233;liorent sensiblement les conditions de vie, de travail, dans une perspective r&#233;formiste. Ceci dit, malgr&#233; les d&#233;ceptions ou &#233;c&#339;urements, ils gardent dans les milieux populaires l'image de partis qui, &#224; d&#233;faut de d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des plus d&#233;munis, du moins limiteraient au mieux les d&#233;g&#226;ts. Et le discours social-d&#233;mocrate, qui rejette la responsabilit&#233; des attaques sur des &#171; forces ext&#233;rieures &#187; (patronat, fonds de pension, USA, mondialisation) et d&#233;clare n'y pouvoir rien mais, semble s'opposer &#224; celui de la droite qui assume presque tout comme un bien n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie des classes moyennes, fragilis&#233;es, s'accroche &#224; la social-d&#233;mocratie en esp&#233;rant qu'elle sauvera ce qui peut &#234;tre sauv&#233;. La m&#233;fiance est plus grande dans les classes populaires, mais elle se traduit aussi par une attirance pour les partis d'extr&#234;me droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors pour tenter de garder son audience, pour limiter toute contestation de sa politique du c&#244;t&#233; des couches populaires et pour qu'aucun parti ne puisse incarner une alternative politique &#224; gauche, des partis sociaux-d&#233;mocrates r&#233;ussissent &#224; amener les partis partiellement &#171; contestataires &#187; du syst&#232;me (Gr&#252;nen, Izquierda Unida, Parti de la Refondation Communiste...) &#224; s'allier &#224; eux dans la gestion des affaires de la bourgeoisie, avec minist&#232;res et accords &#233;lectoraux &#224; la cl&#233;, ou menaces d'unions avec la droite. En Italie, ce chantage a longtemps oblig&#233; le PRC &#224; soutenir le gouvernement Prodi, et a permis de faire porter sur lui la responsabilit&#233; de la formation du cabinet D'Alema avec le centre droit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le soutien des directions syndicales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; de faire figure de seule gauche possible se double d'une politique offensive en direction d'autres r&#233;sistants potentiels : les syndicats. Nombre de militants syndicaux ont &#233;t&#233; d&#233;sorientes par la politique et l'&#233;volution &#224; droite des partis sociaux-d&#233;mocrates. Mais les directions des conf&#233;d&#233;rations syndicales, elles, l'accompagnent ouvertement et ne d&#233;fendent plus qu'un service minimum de luttes. La CGIL italienne soutient de fait la politique d'aust&#233;rit&#233; alors qu'elle avait su dans le pass&#233; mobiliser les travailleurs pour d&#233;fendre les retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'aube du troisi&#232;me mill&#233;naire, encore utile, la social-d&#233;mocratie ? A la bourgeoisie, pour faire passer son programme de r&#233;novation, c'est-&#224;-dire d'exacerbation, de l'exploitation capitaliste. C'est donc aux r&#233;volutionnaires d'expliquer de fa&#231;on pratique qu'entre r&#233;forme et r&#233;volution, il ne s'agit pas d'un d&#233;bat sur les moyens, mais bien sur la fin poursuivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul EIRE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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