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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Les voies sinueuses de la privatisation
</title>
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		<dc:subject>SNCF
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Privatisations
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		<description>Elle a bon dos l'Union europ&#233;enne, accus&#233;e par tous les gouvernements d'imposer l'ouverture &#224; la concurrence. Car la SNCF s'est ru&#233;e sur les march&#233;s privatis&#233;s des pays voisins et les gouvernements fran&#231;ais successifs ont pris toutes les initiatives pour attaquer les cheminots et le service public depuis des ann&#233;es &#8211; et se venger de l'&#233;chec de Jupp&#233; en 1995. Les &#171; paquets ferroviaires &#187; du Parlement europ&#233;en qui poussent aux privatisations ont &#233;t&#233; vot&#233;s par les d&#233;put&#233;s des partis&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Declaration-de-guerre-aux-cheminots-guerre-a-tous-les-travailleurs-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;claration de guerre aux cheminots, guerre &#224; tous les travailleurs
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Nationalisations-+" rel="tag"&gt;Nationalisations
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elle a bon dos l'Union europ&#233;enne, accus&#233;e par tous les gouvernements d'imposer l'ouverture &#224; la concurrence. Car la SNCF s'est ru&#233;e sur les march&#233;s privatis&#233;s des pays voisins et les gouvernements fran&#231;ais successifs ont pris toutes les initiatives pour attaquer les cheminots et le service public depuis des ann&#233;es &#8211; et se venger de l'&#233;chec de Jupp&#233; en 1995. Les &#171; paquets ferroviaires &#187; du Parlement europ&#233;en qui poussent aux privatisations ont &#233;t&#233; vot&#233;s par les d&#233;put&#233;s des partis gouvernementaux bien de chez nous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;SNCF SA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est pour rassurer son public que le premier ministre a promis que la nouvelle SNCF, baptis&#233;e d&#233;sormais &#171; soci&#233;t&#233; anonyme &#187; (SA) resterait (pour combien de temps ?) &#224; capitaux 100 % &#233;tatiques. Anonyme elle le sera, au moins pour ne pas d&#233;voiler &#224; quels petits (ou grands) copains elle sous-traite ses march&#233;s d'&#233;quipements, ni &#224; qui elle &#171; ouvrira &#187; demain son capital. Et &lt;em&gt;&#171; 100 % public &#187;&lt;/em&gt; resteront ses futurs d&#233;ficits &#224; faire payer aux cheminots ou aux contribuables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les entreprises publiques devenues SA ont suivi la m&#234;me trajectoire. La Poste, EDF, GDF, A&#233;roports de Paris ou Orange montrent les diff&#233;rents stades de l'ouverture aux capitaux priv&#233;s &#8211; m&#234;me si &#224; chaque fois, au moment du changement de statut, les gouvernements avaient jur&#233; leurs grands dieux qu'ils resteraient 100 % publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transformation des &#201;pic SNCF&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Depuis la r&#233;forme de 2014, la SNCF est d&#233;coup&#233;e en trois &#233;tablissements (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; en SA indique la volont&#233; du gouvernement. Mais les capitaux priv&#233;s ne s'y engouffreront que s'il y a des dividendes &#224; la cl&#233;. D'o&#249; les plans successifs de r&#233;forme des conditions de travail et du statut des cheminots, les suppressions de postes et les gains de productivit&#233;. D'o&#249; aussi la valse-h&#233;sitation autour de la dette : l'&#201;tat en d&#233;barrasserait bien la SNCF pour &#233;purer ses comptes avant de faire cadeau d'une partie de son capital, mais continue pour l'instant de l'utiliser pour exercer son chantage contre les cheminots et monter la population contre eux. D'o&#249; enfin l'annonce de baisse des tarifs des p&#233;ages&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;SNCF r&#233;seau fait payer un p&#233;age &#224; chaque circulation. Aujourd'hui les tarifs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et de hausse du prix des billets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que la SNCF actuelle, &#171; 100 % publique &#187;, forme la colonne vert&#233;brale du &#171; Groupe SNCF &#187;, une pieuvre capitaliste multinationale aux centaines de filiales &#224; capitaux priv&#233;s et aux dizaines de milliers de salari&#233;s &#8211; dont une minorit&#233; seulement au statut cheminot&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 67, janvier 2010 &#171; SNCF, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'ouverture &#224; la concurrence :
une entente entre grands groupes contre les travailleurs &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il y a un exemple qui montre &#224; quel point le capital n'a ni odeur ni fronti&#232;res, qu'il soit public ou priv&#233;, fran&#231;ais ou italien, c'est bien le grand jeu de Monopoly des chemins de fer en Europe&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 88, juin 2013, &#171; R&#233;forme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La liste est d&#233;j&#224; parlante, des tous premiers concurrents qui se sont, d&#232;s le lundi 5 mars, port&#233;s acqu&#233;reurs potentiels d'une partie des activit&#233;s de la SNCF, aupr&#232;s du minist&#232;re des transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y trouve la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise Transdev, filiale de la tr&#232;s nationale Caisse des d&#233;p&#244;ts, la soci&#233;t&#233; nationale allemande Deutsche Bahn par sa filiale Arriva, la soci&#233;t&#233; nationale italienne Trenitalia (retour de b&#226;ton contre la SNCF qui a d&#233;j&#224; pris sa part dans la privatisation des chemins de fers italiens), Abellio Rail, &#171; priv&#233;e &#187; mais filiale &#224; 100 % de la soci&#233;t&#233; nationale n&#233;erlandaise, et la soci&#233;t&#233; anglaise First Group, compl&#232;tement priv&#233;e elle, qui s'est cr&#233;&#233;e lors de la privatisation des chemins de fer britanniques. Sans oublier K&#233;olis, d&#233;tenue &#224; 70 % par la SNCF et 30 % par la Caisse des d&#233;p&#244;ts canadienne, par laquelle la SNCF continuera &#224; se faire concurrence &#224; elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fret, que le gouvernement s'appr&#234;te &#224; filialiser, fait les frais de cette ouverture &#224; la concurrence depuis 2003. R&#233;sultat, le trafic a &#233;t&#233; divis&#233; par deux, report&#233; sur la route, il est retomb&#233; au m&#234;me niveau qu'au d&#233;but du xxe si&#232;cle ! Les conditions de travail des cheminots SNCF ou priv&#233;s, notamment leurs plannings ont &#233;t&#233; d&#233;grad&#233;s avec l'argument de la comp&#233;titivit&#233; face aux concurrents, y compris routiers&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le dossier de Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;81, mai 2012, &#171; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, tout en restant en partie au sein du Groupe SNCF avec sa filiale Geodis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Monopole d'&#201;tat ? Mais &#224; qui appartient l'&#201;tat ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un beau micmac public-priv&#233; qu'illustre bien le programme avanc&#233; par le Journal &lt;em&gt;Les &#201;chos&lt;/em&gt; du 27 f&#233;vrier, sous le titre : &lt;em&gt;&#171; SNCF : oui &#224; l'ouverture du capital, non &#224; la privatisation ! &#187;&lt;/em&gt; &#8230;Tiens donc ! Mais pour se projeter d&#233;j&#224; dans l'avenir : &lt;em&gt;&#171; Plut&#244;t que de privatiser la SNCF, il faudrait ouvrir un tiers de son capital. Le groupe public adopterait ainsi le statut de soci&#233;t&#233; anonyme. Il pourrait conna&#238;tre, qui sait, le m&#234;me destin que Renault ou Gaz de France &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le probl&#232;me pour les usagers comme pour les travailleurs du secteur n'est pas tant le monopole ou pas de l'&#201;tat sur les services publics, c'est celui de savoir qui poss&#232;de l'&#201;tat. R&#233;ponse : le grand patronat (mais avec l'argent de nos imp&#244;ts, car eux en paient de moins en moins !). &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Depuis la r&#233;forme de 2014, la SNCF est d&#233;coup&#233;e en trois &#233;tablissements publics &#224; caract&#232;re industriel ou commercial (&#201;pic) : SNCF r&#233;seau, SNCF mobilit&#233;s et l'&#201;pic &#171; de t&#234;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;SNCF r&#233;seau fait payer un p&#233;age &#224; chaque circulation. Aujourd'hui les tarifs sont extr&#234;mement &#233;lev&#233;s, et plombent les comptes de SNCF mobilit&#233;s. Mais pour pr&#233;parer l'arriv&#233;e du priv&#233;, il faut les baisser &#8211; et en faire supporter le co&#251;t &#224; la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 67, janvier 2010 &#171; SNCF, du monopole d'&#201;tat au trust multinational &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 88, juin 2013, &#171; R&#233;forme du ferroviaire : un accord de comp&#233;titivit&#233; made in SNCF &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le dossier de Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;81, mai 2012, &#171; la privatisation sur les rails &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Privatisations : la gauche ne s'en prive pas
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Privatisations-la-gauche-ne-s-en-prive-pas</link>
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		<dc:date>2007-01-18T16:40:53Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Privatisations
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		<description>En 2006, au Parlement, les socialistes ont bravement bataill&#233; l&#224; o&#249; ils &#233;taient certains de ne pouvoir gagner : contre la privatisation d'EDF et le projet de fusion Suez-GDF. Pour un peu, on pourrait croire que les services publics ont trouv&#233; l&#224; leurs d&#233;fenseurs les plus acharn&#233;s. Et pourtant... &lt;br /&gt;Dans la course aux privatisations, le gagnant est... &lt;br /&gt;Chirac ? Balladur ? Non, Jospin ! &lt;br /&gt;Depuis 1986, nous avons assist&#233; &#224; trois grandes vagues de privatisations. Sous le gouvernement Chirac&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2006, au Parlement, les socialistes ont bravement bataill&#233; l&#224; o&#249; ils &#233;taient certains de ne pouvoir gagner : contre la privatisation d'EDF et le projet de fusion Suez-GDF. Pour un peu, on pourrait croire que les services publics ont trouv&#233; l&#224; leurs d&#233;fenseurs les plus acharn&#233;s. Et pourtant...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans la course aux privatisations, le gagnant est...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chirac ? Balladur ? Non, Jospin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1986, nous avons assist&#233; &#224; trois grandes vagues de privatisations. Sous le gouvernement Chirac d'abord (1986-1988), Mitterrand &#233;tant encore pr&#233;sident : elles ont concern&#233; pr&#232;s de 500 000 salari&#233;s, le tout pour 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants n'a proc&#233;d&#233; &#224; aucune renationalisation. La seconde vague s'est d&#233;roul&#233;e sous les gouvernements Balladur puis Jupp&#233; (1993-1997). Pas moins de 400 000 salari&#233;s ont &#233;t&#233; touch&#233;s, pour la somme totale de 26 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re vague n'est autre que celle op&#233;r&#233;e par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-T&#233;l&#233;com et celui d'Air-France, privatis&#233; Thomson-Multim&#233;dia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Soci&#233;t&#233; marseillaise de cr&#233;dit, RMC, le Cr&#233;dit Lyonnais, A&#233;rospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d'euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Jupp&#233; et Balladur r&#233;unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce triste inventaire r&#233;v&#232;le que la gauche a une part au moins &#233;gale &#224; celle de la droite (si ce n'est plus) dans les privatisations, la seule chose qui change semble &#234;tre le vocabulaire. Sur France 2, le soir de l'annonce de sa candidature en 2002, Jospin r&#233;pondait &lt;em&gt;&#171; certainement pas &#187;&lt;/em&gt; &#224; une question sur la privatisation &#233;ventuelle d'EDF, mais parlait vingt secondes plus tard d'&lt;em&gt;&#171; une ouverture ma&#238;tris&#233;e du capital &#187;.&lt;/em&gt; &#171; Ouverture du capital &#187; dont l'exemple de France-T&#233;l&#233;com est particuli&#232;rement significatif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'exemple de France-T&#233;l&#233;com&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour privatiser les PTT (Postes, T&#233;l&#233;graphes, T&#233;l&#233;phones), il fallait s&#233;parer la t&#233;l&#233;phonie des postes et t&#233;l&#233;graphes, moins int&#233;ressants en terme de profits (quel patron voudrait acheter une entreprise d&#233;ficitaire ?). Telle &#233;tait la recommandation d'un ministre des PTT de droite : G&#233;rard Longuet. Mais savez-vous qui a effectivement op&#233;r&#233; cette s&#233;paration ? Paul Quil&#232;s, ministre de gauche du gouvernement Rocard. Ainsi est n&#233;e en 1988 France-T&#233;l&#233;com. En 1996, la balle &#233;tait dans le camp de la droite et Fran&#231;ois Fillon, alors ministre des Postes et T&#233;l&#233;communications, transforma France-T&#233;l&#233;com en soci&#233;t&#233; anonyme, encore une &#233;tape vers la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-dessus arriv&#232;rent les &#233;lections l&#233;gislatives de 1997 et la victoire de la gauche. La d&#233;claration PS-PC du 29 avril 1997, lors de la campagne promettait &lt;em&gt;&#171; pour France-T&#233;l&#233;com, Thomson et Air-France, l'arr&#234;t des privatisations &#187;.&lt;/em&gt; Jospin avait m&#234;me d&#233;clar&#233; que France-T&#233;l&#233;com serait &#171; renationalis&#233;e &#187; en cas de victoire. Eh bien, une fois &#233;lu, il a fait exactement le contraire, expliquant qu'il ne s'agissait pas d'une &lt;em&gt;&#171; privatisation &#187;,&lt;/em&gt; puisque l'&#201;tat devait rester majoritaire, mais seulement d'une &lt;em&gt;&#171; ouverture du capital &#187;&lt;/em&gt; au secteur priv&#233;, d'une &lt;em&gt;&#171; respiration des services publics &#187;.&lt;/em&gt; C'est pr&#233;cis&#233;ment cette &#171; ouverture du capital &#187; au priv&#233; qui a ensuite permis &#224; la droite (en 2003) de faire adopter une loi autorisant l'&#201;tat &#224; c&#233;der la majorit&#233; du capital de France-T&#233;l&#233;com &#224; des capitalistes priv&#233;s (entre-temps, l'&#201;tat avait inject&#233; 9,2 milliards suppl&#233;mentaires dans le capital de l'entreprise avec l'argent pris sur nos imp&#244;ts). L'&#171; ouverture au capital &#187; n'avait en fait pas d'autre but. La &#171; respiration &#187; de Jospin cachait mal la &#171; vampirisation &#187; des entrepreneurs priv&#233;s. Et l'alternance &#171; gauche-droite-gauche-droite &#187; a scand&#233; la marche d'une privatisation par &#233;tapes dont la gauche a pris la plus grande part et que les contribuables ont pay&#233; de leur poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vendant de larges parts de France-T&#233;l&#233;com et d'Air-France, la gauche a donn&#233; sa caution &#224; la privatisation des services publics. Avec toutes ses cons&#233;quences pour les travailleurs : restructurations, suppressions de postes, augmentation des cadences, d&#233;t&#233;rioration des services pour les usagers et pillage des fonds de l'&#201;tat par les grandes entreprises. Cette attitude eut certainement pour cons&#233;quence de d&#233;moraliser bien des militants de gauche qui entendaient se battre contre les privatisations. Ironie du sort : alors qu'en 1993 Balladur avait d&#251; renoncer &#224; privatiser Air-France face &#224; la mobilisation des salari&#233;s, emmen&#233;s entre autres par des militants du PCF, c'est finalement Gayssot, le ministre PCF des Transports, qui parvint &#224; privatiser l'entreprise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, d&#233;fenseurs des services publics les socialistes et leurs alli&#233;s ? Ce n'&#233;tait sans doute pas l'opinion de certains participants d'une manifestation nationale de d&#233;fense des services publics, &#224; Tulle il y a trois ans : ils bombard&#232;rent Fran&#231;ois Hollande de boules de neige pour le faire d&#233;guerpir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_240 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L250xH332/affaires-8835d.gif?1787943232' width='250' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Privatisations : quand l'&#201;tat vend ses &#171; bijoux de famille &#187;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Privatisations-quand-l-Etat-vend-ses-bijoux-de-famille</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>La privatisation des services publics sensibilise une partie de la population, bien consciente du fait que si ces services sont soumis uniquement &#224; la loi du profit ils ne peuvent lui &#234;tre favorables. &#192; l'inverse, si le mouvement actuel de privatisations suscite inqui&#233;tude et d&#233;sapprobation, le mouvement des nationalisations fut plut&#244;t bien per&#231;u. Et pourtant, l'un et l'autre constituent les deux facettes d'une m&#234;me politique de l'&#201;tat, consacrant des fonds publics pour que croissent&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La privatisation des services publics sensibilise une partie de la population, bien consciente du fait que si ces services sont soumis uniquement &#224; la loi du profit ils ne peuvent lui &#234;tre favorables. &#192; l'inverse, si le mouvement actuel de privatisations suscite inqui&#233;tude et d&#233;sapprobation, le mouvement des nationalisations fut plut&#244;t bien per&#231;u. Et pourtant, l'un et l'autre constituent les deux facettes d'une m&#234;me politique de l'&#201;tat, consacrant des fonds publics pour que croissent les profits priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Privatisations ou nationalisations, c'est le contribuable qui paie la facture !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement de yo-yo s'effectue au gr&#233; des besoins des entreprises capitalistes. Tant&#244;t nationalis&#233;es lorsqu'il s'agit de les renflouer et d'investir, tant&#244;t privatis&#233;es lorsqu'elles sont devenues rentables, les entreprises et leurs actionnaires sont les grands b&#233;n&#233;ficiaires de ce mouvement de pendule, au d&#233;triment des caisses de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1982, lors des nationalisations sous un gouvernement de gauche, les actions des entreprises ont &#233;t&#233; rachet&#233;es &#224; leurs propri&#233;taires &#224; une valeur tr&#232;s g&#233;n&#233;reuse. Pr&#232;s de 40 banques, des grands groupes comme P&#233;chiney, Thomson, Bull, ont &#233;t&#233; renflou&#233;s gr&#226;ce aux milliards d&#233;vers&#233;s par l'&#201;tat, avec des suppressions massives d'emplois au passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces entreprises, devenues b&#233;n&#233;ficiaires quelques ann&#233;es plus tard, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; modernis&#233;es aux frais de l'&#201;tat, &#233;taient pr&#234;tes &#224; &#234;tre revendues. Mais l'&#201;tat, au bout de deux ans, r&#233;cup&#233;ra la moiti&#233; seulement de la valeur en Bourse de ces entreprises ! Un joli cadeau aux actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ralenti jusqu'en 1992, le mouvement de privatisation reprit avec les gouvernements Balladur et Jupp&#233;, puis explosa sous le gouvernement Jospin, qualifi&#233; par &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;, qui lui en savait gr&#233;, de &#171; &lt;em&gt;premier privatiseur de France&lt;/em&gt; &#187;. De 1997 &#224; 2002, Jospin a privatis&#233; plus que ses pr&#233;d&#233;cesseurs de droite r&#233;unis (31 milliards d'euros de recettes contre 26,4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir subi une pause forc&#233;e due &#224; l'effondrement des march&#233;s financiers &#224; partir de 2002, peu favorable &#224; l'introduction en Bourse, les privatisations sont reparties de plus belle : France Telecom a inaugur&#233; le mouvement, puis sur la piste d'envol, on trouve Air France, A&#233;roports de Paris, EDF-GDF, en attendant la Poste ou la SNCF...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des cadeaux aux capitalistes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une privatisation, de nombreux acteurs sont gagnants : les banques tout d'abord, qui n'apparaissent pas sur le devant de la sc&#232;ne, mais qui empochent des fortunes. Car une privatisation est pr&#233;par&#233;e par les banques d'affaires sp&#233;cialis&#233;es, qui se font grassement r&#233;tribuer pour leurs bons offices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il y a les actionnaires bien s&#251;r. Ainsi, le syndicat Sud a&#233;rien a d&#233;nonc&#233; le fait que l'&#201;tat s'appr&#234;tait &#224; mettre en vente Air France &#224; la m&#234;me valeur en 2003 qu'en 1999, sans tenir compte des 6 milliards d&#233;pens&#233;s entre temps en investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inutile sans doute de nommer les perdants ! Ainsi aujourd'hui, par exemple, le timbre est encore au m&#234;me prix sur tout le territoire. &#199;a risque de changer si La Poste passe au priv&#233;. En Su&#232;de, le prix du timbre a augment&#233; de 60 % en quelques ann&#233;es, alors que le nombre d'employ&#233;s fondait dans le m&#234;me temps de 27 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence VINON&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> EDF, le&#231;ons d'une privatisation : couper le courant c'est bien, lier son combat aux autres c'est mieux
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>EDF
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		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Les mois de mai et juin derniers ont vu la mobilisation de la plupart des centres EDF et des milliers d'agents dans la rue (80 000 le 27 mai). Une partie non n&#233;gligeable des salari&#233;s a ainsi amen&#233; la direction de la CGT Energie &#224; accompagner le mouvement alors qu'au d&#233;part elle &#233;tait clairement d&#233;cid&#233;e &#224; laisser faire cette privatisation sans combattre. On se souvient que d&#233;j&#224;, au d&#233;but 2002, le projet de remise en cause des retraites des personnels d'EDF avait eu l'assentiment de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mois de mai et juin derniers ont vu la mobilisation de la plupart des centres EDF et des milliers d'agents dans la rue (80 000 le 27 mai). Une partie non n&#233;gligeable des salari&#233;s a ainsi amen&#233; la direction de la CGT Energie &#224; accompagner le mouvement alors qu'au d&#233;part elle &#233;tait clairement d&#233;cid&#233;e &#224; laisser faire cette privatisation sans combattre. On se souvient que d&#233;j&#224;, au d&#233;but 2002, le projet de remise en cause des retraites des personnels d'EDF avait eu l'assentiment de la direction de la CGT avant d'&#234;tre rejet&#233; par une partie non n&#233;gligeable de la CGT-Energie puis par un vote de l'ensemble du personnel. Cependant la privatisation est maintenant r&#233;alis&#233;e et c'est un succ&#232;s pour Raffarin et une d&#233;faite pour les travailleurs. Et pas seulement pour les salari&#233;s des deux compagnies.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_127 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH215/edf-2-a7cd5.gif?1787958022' width='300' height='215' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le mouvement dont les directions syndicales n'ont pas voulu...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le pire aurait &#233;t&#233; une d&#233;faite sans combat. Mais celui-ci ne pouvait suffire pour faire reculer le gouvernement &#224; partir du moment o&#249; les directions syndicales sont parvenues &#224; &#233;viter la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale d'EDF et GDF et l'extension du mouvement &#224; tous les services publics menac&#233;s &#224; br&#232;ve ou longue &#233;ch&#233;ance, voire d&#233;j&#224; privatis&#233;s (France telecom, La Poste et bien d'autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les directions syndicales, CGT, FO et CFDT, ont tout fait pour que cela ne d&#233;passe pas le niveau d'une simple protestation. Le secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration CGT de l'Energie d&#233;clarait le 15 juin : &#171; &lt;em&gt;Pour en revenir sur la question de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (...) pourquoi faudrait-il que les salari&#233;s s'engagent aujourd'hui dans des actions co&#251;teuses d'un point de vue salarial alors que la semaine pass&#233;e a montr&#233; que leur d&#233;termination pouvait s'exprimer au travers de modalit&#233;s d'action beaucoup plus p&#233;nalisantes pour les employeurs (...) &#187;&lt;/em&gt;. Les directions syndicales ont tout centr&#233; sur les coupures de courant sans donner la moindre publicit&#233; aux centres ou centrales &#233;lectriques (12 sur 14 &#224; un moment) qui tentaient de se mettre en gr&#232;ve. Au centre R&amp;D de Clamart, par exemple, o&#249; des piquets de gr&#232;ve furent mis en place, puis &#224; celui de Chatou, lorsque l'ensemble des militants locaux ont mis leur poids dans la balance pour convaincre les salari&#233;s qu'une lutte s&#233;rieuse &#233;tait n&#233;cessaire, la gr&#232;ve a &#233;t&#233; reconduite de jour en jour. Dans d'autres sites &#233;galement. Mais cela n'a pas suffi pour en faire la gr&#232;ve organis&#233;e, centralis&#233;e et coordonn&#233;e qui aurait peut-&#234;tre permis de gagner la plus grande partie du personnel qui est rest&#233;e hors du coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au dernier moment, la direction de la CGT a laiss&#233; croire qu'elle tenait en r&#233;serve une botte secr&#232;te : une journ&#233;e &#171; France dans le noir &#187;. Elle a occup&#233; des postes centraux de l'&#233;lectricit&#233;. Mais elle n'a jamais mis sa menace en pratique. Et parmi l'ensemble des salari&#233;s, le climat n'&#233;tait pas tel qu'il permette de d&#233;border les appareils syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, dans l'ambiance morose actuelle, les coupures de courant et occupations de postes sont apparues comme des actions dynamiques et combatives. Mais c'&#233;tait en partie illusoire, un d&#233;rivatif pour les militants les plus combatifs, ceux qui plut&#244;t que se battre tout seuls auraient pu &#234;tre employ&#233;s &#224; convaincre leurs camarades d'entrer vraiment dans la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants de la CGT ont manifest&#233; leur m&#233;contentement lors des r&#233;unions de rentr&#233;e du syndicat, montr&#233; qu'ils avaient compris le pi&#232;ge et que, conscients qu'ils avaient &#233;t&#233; tromp&#233;s, ils ne comptaient pas la mettre en veilleuse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... mais qui pourrait n'&#234;tre qu'un pr&#233;lude&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En effet les cons&#233;quences de la privatisation, nuisibles pour les salari&#233;s comme pour les usagers, ne manqueront pas de donner raison &#224; ceux qui se sont mobilis&#233;s. Les secteurs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233; sont livr&#233;s &#224; la concurrence avec en cons&#233;quence hausses des prix, chaos de la production et de la distribution, d&#233;sordres financier, casse du statut des salari&#233;s et des retrait&#233;s, etc. La filiale de transport de l'&#233;lectricit&#233;, RTE, est vendue en majorit&#233; &#224; la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations. EDF et GDF sont mis en concurrence et oppos&#233;s artificiellement alors qu'au sommet on nomme le PDG de GDF au poste de patron d'EDF ! D&#233;j&#224;, la remise en cause du r&#233;gime des retraites est programm&#233;e pour janvier prochain. Ni les promesses gouvernementales ni m&#234;me la loi fixant un minimum de participation de l'Etat &#224; 70 % du capital n'emp&#234;cheront que l'Etat se d&#233;sengage encore davantage lorsqu'il le jugera possible ou souhaitable. La direction d'EDF affirme aux salari&#233;s dans &lt;em&gt;Vivre EDF&lt;/em&gt; qu'&lt;em&gt;&#171; EDF continue &#224; incarner les valeurs du service public &#187; &lt;/em&gt;mais trois phrases plus loin que&lt;em&gt; &#171; notre trajectoire financi&#232;re devrait faire de l'EDF l'une des entreprises les plus profitables du secteur&lt;/em&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service public de l'&#233;nergie n'existe plus m&#234;me si c'est seulement en 2007 que les simples particuliers d&#233;pendront du seul march&#233; de l'&#233;nergie. Certes le service public servait d&#233;j&#224; les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, mais c'est un changement important. Ainsi, rien ne dit qu'une entreprise priv&#233;e de l'&#233;lectricit&#233; se pressera de r&#233;tablir le courant &#224; ses frais dans une France frapp&#233;e par une temp&#234;te comme l'a fait encore r&#233;cemment EDF. Les cons&#233;quence de la recherche de la rentabilit&#233; sur le dos des usagers, on vient d'en avoir un aper&#231;u avec l'incendie d'un foyer de Saint Denis le 17 ao&#251;t dernier. La famille, d&#233;munie qui ne pouvait plus payer ses factures, avait &#233;t&#233; priv&#233;e de courant. La bougie avec laquelle ils devaient s'&#233;clairer a caus&#233; l'incendie. Et EDF n'est pas encore r&#233;ellement privatis&#233;e ! Le commentaire d'un repr&#233;sentant de la direction, d&#233;clarant qu'on n'est pas l&#224; pour faire du social, a donc clairement d&#233;voil&#233; ce que sera la politique d'une EDF priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une annulation du projet aurait n&#233;cessit&#233; que les agents de l'Energie construisent un v&#233;ritable rapport de force, se lient dans leur combat &#224; tous les salari&#233;s du public menac&#233;s eux aussi, &#224; terme ou imm&#233;diatement, par des privatisations, en appellent &#224; leurs alli&#233;s naturels, les usagers populaires, c'est-&#224;-dire l'ensemble des travailleurs. Rappelons-nous que c'est un d&#233;but d'extension et de g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve qui avait fait le succ&#232;s du mouvement des cheminots de 1995 contre Jupp&#233; et pour la d&#233;fense des retraites. A l'&#233;poque on nous avait d&#233;j&#224; servi la th&#232;se des usagers en col&#232;re mais cela n'avait pas march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il nous faut refuser d'&#234;tre privatis&#233;s secteur par secteur, licenci&#233;s bo&#238;te par bo&#238;te, attaqu&#233;s &#224; la suite les uns des autres, saucissonn&#233;s. Le mouvement d'EDF de ce printemps doit &#234;tre un pr&#233;lude &#224; la lutte d'ensemble qu'il nous faut pr&#233;parer, aussi bien pour d&#233;fendre le service public de l'Energie, que la sant&#233;, la S&#233;cu, les retraites et les emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Education nationale : la privatisation rampante
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Education-nationale-la-privatisation-rampante</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Enseignement
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		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>La Loi organique relative &#224; la loi de finance (LOLF), con&#231;ue dans le cadre de la r&#233;forme de l'Etat, en cours depuis plusieurs ann&#233;es, a pour but une r&#233;duction des d&#233;penses et du nombre de fonctionnaires, et une contractualisation &#224; tous les niveaux (sous forme de contrats d'objectifs). Cette LOLF est le dernier cadeau, juste avant son d&#233;part, du gouvernement Jospin, vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e (moins l'abstention des d&#233;put&#233;s du PCF). &lt;br /&gt;Elle s'applique dans tous les minist&#232;res et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Loi organique relative &#224; la loi de finance (LOLF), con&#231;ue dans le cadre de la r&#233;forme de l'Etat, en cours depuis plusieurs ann&#233;es, a pour but une r&#233;duction des d&#233;penses et du nombre de fonctionnaires, et une contractualisation &#224; tous les niveaux (sous forme de contrats d'objectifs). Cette LOLF est le dernier cadeau, juste avant son d&#233;part, du gouvernement Jospin, vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e (moins l'abstention des d&#233;put&#233;s du PCF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'applique dans tous les minist&#232;res et est en exp&#233;rimentation actuellement dans l'acad&#233;mie de Bordeaux pour l'Education Nationale. Elle s'accompagne d'une globalisation des cr&#233;dits, avec &#171; fongibilit&#233; asym&#233;trique &#187; [traduction : possibilit&#233; de transf&#233;rer des cr&#233;dits &#171; r&#233;mun&#233;ration des personnels &#187; aux cr&#233;dits d'&#233;quipement (mais l'inverse n'est pas possible)], d'une plus grande autonomie des &#233;tablissements et de la mise en place d'objectifs, avec &#233;valuations. Concr&#232;tement, qu'est-ce que cela signifie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coll&#232;ges, lyc&#233;es et lyc&#233;es professionnels viennent de recevoir une somme d'argent pour leur Projet d'&#233;tablissement (toutes les actions culturelles et de soutien...) ainsi que pour les Fonds sociaux, carnets de correspondance, manuels... Rien de nouveau, si ce n'est que, jusque-l&#224;, les enveloppes &#233;taient &#171; affect&#233;es &#187;, c'est-&#224;-dire qu'il &#233;tait impossible d'utiliser les fonds de l'une pour une autre. Dor&#233;navant, c'est au Conseil d'administration de d&#233;cider de la r&#233;partition de cette somme globale. Libre &#224; lui de d&#233;cider d'utiliser le &#171; trop plein &#187; de fonds sociaux pour des actions culturelles comme on l'a vu dans un coll&#232;ge socialement favoris&#233; de Dordogne ! Pendant que le coll&#232;ge voisin, lui, utilisait la somme th&#233;oriquement destin&#233;e aux manuels pour les fonds sociaux ! Cela ne peut qu'augmenter les in&#233;galit&#233;s entre &#233;tablissements : les plus &#171; riches &#187; pourront offrir toute une palette d'actions culturelles &#224; leurs &#233;l&#232;ves, les autres devant se contenter du minimum vital ! La concurrence entre &#233;tablissements sera renforc&#233;e, ainsi qu'au sein des &#233;quipes, car l'enveloppe attribu&#233;e &#233;tant bien inf&#233;rieure &#224; celle demand&#233;e (un &#233;cart allant de 1 &#224; 20 pour certains &#233;tablissements !), comment choisir entre les projets propos&#233;s ? Sur quels crit&#232;res ? C'est en fait &#224; la gestion de la p&#233;nurie par eux-m&#234;mes que personnels, parents et &#233;l&#232;ves vont &#234;tre confront&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, la gestion de la masse salariale va se faire au niveau acad&#233;mique (c'est une somme globale qui sera attribu&#233;e par l'Etat et non plus des emplois pr&#233;cis) et au niveau de l'&#233;tablissement. C'est eux qui d&#233;cideront de quels types de personnels ils ont besoin : pourquoi pas plus de pr&#233;caires sous-pay&#233;s que de titulaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, comme les cr&#233;dits attribu&#233;s sont insuffisants, et que l'autonomie de l'&#233;tablissement sera plus importante, la tentation sera forte de rechercher des financements sous forme de partenariats, y compris priv&#233;s ! D'autant plus que les &#233;tablissements seront &#233;valu&#233;s en fonction de leurs r&#233;sultats par rapport &#224; leurs objectifs et qu'il faudra donc &#234;tre le plus &#171; performant &#187; possible pour justifier de l'utilisation des cr&#233;dits et en recevoir d'autres l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que si nous allons au bout de cette logique, il ne restera plus grand-chose du service public d'Education nationale ! La privatisation ne serait m&#234;me pas n&#233;cessaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liliane LEFEVRE&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Public-priv&#233; : o&#249; en est-on ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; un pass&#233; relativement r&#233;cent, l'enseignement priv&#233; n'&#233;tait pas automatiquement associ&#233; dans l'opinion publique &#224; un enseignement de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hormis certaines r&#233;gions (Est de la France, Bretagne) o&#249; il se confondait avec l'enseignement confessionnel, catholique pour l'essentiel, et faisait jeu &#233;gal avec l'enseignement public, il occupait une part minoritaire. Si un petit nombre d'&#233;tablissements priv&#233;s (confessionnels), tr&#232;s s&#233;lectifs, assuraient un enseignement de qualit&#233;, la majorit&#233; des &#233;tablissements se consacraient aux &#233;l&#232;ves recal&#233;s ailleurs (les fameuses &#171; bo&#238;tes &#224; bac &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la r&#233;gionalisation de Defferre en 1982, les conseils r&#233;gionaux attribuent les subventions de fonctionnement &#224; tous les &#233;tablissements d'enseignements, publics comme priv&#233;s, de fa&#231;on &#171; &#233;quitable &#187;. Les &#233;tablissements priv&#233;s disposant de ressources propres (la scolarit&#233; des &#233;l&#232;ves est, le plus souvent, payante), leur budget est donc plus &#171; confortable &#187; que celui des &#233;tablissements publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, si le recrutement des enseignants des &#233;tablissements priv&#233;s est laiss&#233; &#224; leur initiative, la plupart sont sous contrat d'association avec l'Etat et n'ont pas &#224; les payer, puisque c'est le Tr&#233;sor public qui acquitte alors les salaires des enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une tendance invers&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; un pass&#233; r&#233;cent, donc, les &#171; meilleurs &#187; enseignants se tournaient vers l'enseignement public (la qualit&#233; &#233;tant &#233;videmment une notion toute relative), les meilleurs &#233;l&#232;ves aussi. Mais la d&#233;gradation continue des conditions dans les &#233;tablissements publics (classes surcharg&#233;es, postes non pourvus de surveillants, d'agents de service, mais aussi diminution du nombre d'options, en particulier en langues vivantes) rend les &#233;tablissements priv&#233;s plus &#171; concurrentiels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la rentr&#233;e de septembre 2003, toute la presse avait relev&#233; une augmentation de la part du priv&#233; par rapport au public, se d&#233;p&#234;chant de mettre cela sur le compte du mouvement du printemps 2003, les parents fuyant le public pour le priv&#233; car &lt;em&gt;&#171; l&#224; au moins, les profs ne font pas gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette tendance a encore &#233;t&#233; accentu&#233;e &#224; la rentr&#233;e 2004 alors que l'ann&#233;e scolaire 2003-2004 est une de celles o&#249; il y a eu le moins de journ&#233;es de gr&#232;ve dans l'enseignement public. En fait c'est que les &#233;tablissements priv&#233;s, dot&#233;s de plus de moyens, se voient ouvrir la possibilit&#233; d'offrir plus d'options et un encadrement plus nombreux qui rassure des parents inquiets de &lt;em&gt;&#171; la mont&#233;e de l'ins&#233;curit&#233; &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Moins de remplacements... et plus de pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2000, le minist&#232;re affirmait que les titulaires sur zone de remplacement (TZR) &#233;taient en surnombre puisque dans certaines disciplines (en fait tr&#232;s rares !), certains TZR pouvaient rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans effectuer de remplacement... Pay&#233;s donc en quelque sorte &#224; ne rien faire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de TZR est donc pass&#233;, dans l'acad&#233;mie de Bordeaux, de 1 081 en 2000 &#224; 468 en 2003. Cela a conduit &#224; une situation o&#249; le peu de TZR restant &#233;taient affect&#233;s &#224; l'ann&#233;e, pour combler les trous, et il n'y avait plus personne pour effectuer les remplacements ! D'o&#249; une explosion de la pr&#233;carit&#233; avec 1 500 pr&#233;caires (contractuels et vacataires) engag&#233;s pour l'ann&#233;e 2003 dans la m&#234;me acad&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'est bien s&#251;r traduit par une d&#233;t&#233;rioration du service public car ce sont des gens sans aucune formation p&#233;dagogique qui &#233;taient ainsi &#171; jet&#233;s &#187; devant des classes du jour au lendemain ! D'autre part, les vacataires ne pouvant faire plus de 200 heures dans une ann&#233;e (au-del&#224; desquelles ils auraient droit au ch&#244;mage), certaines classes ont vu se succ&#233;der jusqu'&#224; trois profs de maths ou de fran&#231;ais dans l'ann&#233;e scolaire ! Cela a suscit&#233; le m&#233;contentement l&#233;gitime des parents et des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2004, virage &#224; 180&#176; de l'administration : elle a augment&#233; le nombre de TZR (+ 291 dans l'acad&#233;mie de Bordeaux)... et annonc&#233; aux contractuels embauch&#233;s les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes qu'ils n'auraient pas de contrat cette ann&#233;e. En revanche ils seraient prioritaires pour des vacations de 200 heures maximum, alors qu'elle s'&#233;tait moralement engag&#233;e &#224; les former et &#224; leur redonner du travail de sorte qu'au bout de 3 ann&#233;es effectives ils puissent passer des concours r&#233;serv&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la loi europ&#233;enne interdisant la reconduction de CDD au-del&#224; de trois ans, l'administration se met ainsi &#224; l'abri de cr&#233;ation forc&#233;e d'enseignants quasi-titulaires... R&#233;sultat : des centaines, des milliers probablement &#224; l'&#233;chelle nationale, de personnes au ch&#244;mage ; et une augmentation de l'extr&#234;me pr&#233;carit&#233; en cours d'ann&#233;e car l'administration n'embauchera que des vacataires pour faire les remplacements de courte ou moyenne dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;En augmentation ou pas ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A &#233;couter les gouvernements successifs, le budget de l'Education nationale ne cesse d'augmenter chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est certes vrai en euros courants, mais pas en euros constants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, surtout, son poids dans le Produit int&#233;rieur brut ne cesse de diminuer : 7,20 % en 1994, 6,80 % en 2001 et 6,20 % en 2004... (chiffres d'un dossier du SNES &#233;tabli en 2004 d'apr&#232;s une &#233;tude minist&#233;rielle).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH290/education-1e9b2.gif?1787958022' width='300' height='290' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chemins de fer britanniques priv&#233;s... pas d'accidents !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Chemins-de-fer-britanniques-prives-pas-d-accidents</link>
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		<dc:date>2004-09-30T22:08:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Royaume-Uni
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		<dc:subject>Cheminots
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		<dc:subject>Privatisations
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		<description>En 1993, le gouvernement conservateur de John Major fait &#233;clater British Rail en une centaine de secteurs ind&#233;pendants. L'infrastructure ferroviaire est confi&#233;e &#224; un monopole priv&#233;, Railtrack, qui est charg&#233; d'entretenir les voies et d'attribuer des &#171; sillons &#187; horaires aux transporteurs. 25 soci&#233;t&#233;s franchis&#233;es reprennent le trafic voyageur de British Rail et ach&#232;tent aupr&#232;s de Railtrack le droit d'utiliser l'infrastructure. &lt;br /&gt;Pour les usagers, c'est le d&#233;but d'une longue descente&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1993, le gouvernement conservateur de John Major fait &#233;clater British Rail en une centaine de secteurs ind&#233;pendants. L'infrastructure ferroviaire est confi&#233;e &#224; un monopole priv&#233;, Railtrack, qui est charg&#233; d'entretenir les voies et d'attribuer des &#171; sillons &#187; horaires aux transporteurs. 25 soci&#233;t&#233;s franchis&#233;es reprennent le trafic voyageur de British Rail et ach&#232;tent aupr&#232;s de Railtrack le droit d'utiliser l'infrastructure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les usagers, c'est le d&#233;but d'une longue descente aux enfers. La s&#233;curit&#233; est totalement d&#233;laiss&#233;e. Les accidents se succ&#232;dent : Southall (1997 : 7 morts), Paddington (1999 : 31 morts), Hatfield (2000 : 4 morts), Selby (2001 : 10 morts)... Pour ne citer que les plus meurtriers. La responsabilit&#233; de Railtrack appara&#238;t au grand jour : les voies ne sont plus entretenues. L'accident d'Hatfield s'est produit &#224; cause d'un rail cass&#233;, aucune r&#233;paration n'avait &#233;t&#233; faite. Le groupe priv&#233; a pr&#233;f&#233;r&#233; reverser des dividendes toujours plus &#233;normes &#224; ses actionnaires, plut&#244;t que d'investir pour r&#233;nover l'infrastructure ferroviaire. Du coup, entre 1997 et 1999, l'action Railtrack a augment&#233; de 400 %. Un humoriste noir a pu dire qu'elle suivait la courbe du nombre de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies charg&#233;es du transports des voyageurs ne sont pas moins en cause. Beaucoup d'accidents sont caus&#233;s par des franchissements de signaux d'arr&#234;t, comme &#224; Southall ou &#224; Paddington. Elles ont toujours refus&#233; d'installer des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; ATP (Automatic train protection) qui permettent d'assurer l'arr&#234;t imm&#233;diat du train. Les conditions de travail qu'elles imposent aux conducteurs contribuent aussi &#224; l'ins&#233;curit&#233; : les salari&#233;s travaillent souvent plus de 70 heures par semaine et deux semaines d'affil&#233;e sans aucun jour de repos. A un tel rythme, une vigilance de tous les instants devient difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies n'ayant pas voulu investir, les voyageurs doivent supporter quotidiennement de nombreux retards et la surcharge des trains, due au manque de mat&#233;riel roulant. En revanche les tarifs britanniques sont maintenant les plus &#233;lev&#233;s d'Europe. Ils repr&#233;sentent environ le double des tarifs fran&#231;ais, eux-m&#234;mes dans la moyenne du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme l'affirme sans complexe le &#171; 10 Year Plan-Transport 2010 &#187;, un plan gouvernemental charg&#233; de redresser la situation, &#171; la priorit&#233; &#233;tait la r&#233;duction des subventions publiques, non l'am&#233;lioration et le d&#233;veloppement des services &#187; ! R&#233;sultats probants ! L'Etat d&#233;pense aujourd'hui trois fois plus pour les chemins de fer qu'avant la privatisation (rappelons que la raison de la privatisation &#233;tait la mauvaise gestion et le co&#251;t &#233;lev&#233; de l'entreprise publique !). Depuis des ann&#233;es, il paye 80 % des sommes que les transporteurs doivent verser &#224; Railtrack pour l'utilisation du r&#233;seau. Il a subventionn&#233; Railtrack pour faire les travaux d'entretien n&#233;cessaire, apr&#232;s le scandale provoqu&#233; par les accidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaillistes, revenus au pouvoir, ont bien vite abandonn&#233; leur promesse de renationaliser les chemins de fer. Tout r&#233;cemment, le gouvernement Blair a fait le choix de d&#233;manteler Railtrack, mais c'est au profit d'une autre soci&#233;t&#233; priv&#233;e, Network Rail. Bien qu'elle soit officiellement &#171; &#224; but non lucratif &#187;, il n'est pas difficile de pr&#233;voir qu'elle servira elle aussi &#224; d&#233;gager le maximum de profits pour des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Quant aux actionnaires de Railtrack, l'Etat s'est engag&#233; &#224; ce qu'ils ne subissent aucune perte, &#224; ses frais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH303/sncf-2-29e61.gif?1787958022' width='300' height='303' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Gauche et droite : la constance
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Gauche-et-droite-la-constance</link>
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		<dc:date>2004-09-30T20:29:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>En 1986 le gouvernement de Chirac, Mitterrand &#233;tant alors pr&#233;sident, se signale par l'ampleur des privatisations auxquelles il proc&#232;de : 1 000 entreprises, comprenant un demi million de salari&#233;s, ont &#233;t&#233; vendues pour un montant &#233;quivalent &#224; 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants ne proc&#232;de a aucune renationalisation. &lt;br /&gt;Entre 1993 et 1997, les gouvernements de droite Balladur et Jupp&#233; privatisent &#224; nouveau un millier de soci&#233;t&#233;s, comprenant 400 000&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1986 le gouvernement de Chirac, Mitterrand &#233;tant alors pr&#233;sident, se signale par l'ampleur des privatisations auxquelles il proc&#232;de : 1 000 entreprises, comprenant un demi million de salari&#233;s, ont &#233;t&#233; vendues pour un montant &#233;quivalent &#224; 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants ne proc&#232;de a aucune renationalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1993 et 1997, les gouvernements de droite Balladur et Jupp&#233; privatisent &#224; nouveau un millier de soci&#233;t&#233;s, comprenant 400 000 salari&#233;s, pour la somme totale de 26 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est le gouvernement Jospin qui, de 1997 &#224; 2001, parach&#232;ve le travail en privatisant plus de 900 entreprises, comprenant seulement 150 000 salari&#233;s, mais pour 31 milliards d'euros, soit 5 milliards de mieux que ses devanciers de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2002, l'&#201;tat ne contr&#244;lait plus que 1 600 entreprises, dont 55 principales, le reste &#233;tant leurs filiales&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chiffres INSEE. La Caisse des D&#233;p&#244;ts d&#233;veloppement compte &#224; elle seule 400 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Elles totalisaient 1 124 300 salari&#233;s. Depuis la liste des privatis&#233;es ou privatisables ne cessent de s'allonger : Snecma, Air-France, A&#233;roports de Paris, EDF, GDF, La Poste, les arsenaux avec DCN, des soci&#233;t&#233;s d'autoroute, telles que ASF, SANEF ou SAPRR, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vente des entreprises publiques peut se faire morceau par morceau. Le gouvernement commence par changer le statut de l'entreprise. Ce n'est qu'apr&#232;s qu'il vend et en plusieurs fois. Ainsi France telecom, dont le gouvernement Raffarin vient de c&#233;der &#224; nouveau 10,85 %, a vu son capital ouvert et vendu &#224; presque 50 % par son pr&#233;d&#233;cesseur de gauche, au m&#233;pris des d&#233;clarations faites pendant la campagne &#233;lectorale de 1997. L'&#201;tat garde d'ailleurs des participations minoritaires dans le capital de nombre d'entreprises privatis&#233;es, comme Renault. En proc&#233;dant par &#233;tapes, les diff&#233;rents gouvernements tentent d'&#233;mietter les r&#233;actions des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chiffres INSEE. La Caisse des D&#233;p&#244;ts d&#233;veloppement compte &#224; elle seule 400 filiales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> LCIE : Quand privatisation rime avec restructuration
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/LCIE-Quand-privatisation-rime-avec-restructuration</link>
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		<dc:date>2002-11-21T23:53:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>EDF
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Ce que pourrait signifier une privatisation pour les travailleurs d'EDF, ceux des filiales d'EDF d&#233;j&#224; privatis&#233;es en ont eu un avant-go&#251;t, en faisant l'exp&#233;rience de la pr&#233;carit&#233; des pr&#233;tendus &#171; emplois privil&#233;gi&#233;s &#187;. &lt;br /&gt;C'est le cas du Laboratoire central des industries &#233;lectriques (LCIE), anciennement contr&#244;l&#233; par EDF, qui emploie 430 personnes en France, &#224; Fontenay-aux-Roses, Toulouse et Ecuelles. En mars 2001, le Bureau Veritas (BV) en est devenu actionnaire &#224; 100%. La majeure&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-24-novembre-decembre-2002-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 24, novembre-d&#233;cembre 2002
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce que pourrait signifier une privatisation pour les travailleurs d'EDF, ceux des filiales d'EDF d&#233;j&#224; privatis&#233;es en ont eu un avant-go&#251;t, en faisant l'exp&#233;rience de la pr&#233;carit&#233; des pr&#233;tendus &#171; emplois privil&#233;gi&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas du Laboratoire central des industries &#233;lectriques (LCIE), anciennement contr&#244;l&#233; par EDF, qui emploie 430 personnes en France, &#224; Fontenay-aux-Roses, Toulouse et Ecuelles. En mars 2001, le Bureau Veritas (BV) en est devenu actionnaire &#224; 100%. La majeure partie de l'activit&#233; du LCIE concerne l'&#233;tablissement de normes dans le domaine de l'&#233;lectricit&#233; (norme NF). A l'occasion de la privatisation, l'activit&#233; de recherche li&#233;e &#224; la conservation des &#233;talons nationaux a &#233;t&#233; abandonn&#233;e par BV et reprise par l'Etat pour &#234;tre confi&#233;e &#224; un Etablissement public d'int&#233;r&#234;t commercial (EPIC). BV s'est donc empar&#233; uniquement de l'activit&#233; commercialisable, concentr&#233;e autour des centres d'essais et d'&#233;talonnage (7500 soci&#233;t&#233;s clientes). Les prestations de certification sont vendues &#224; toutes les industries tenues de r&#233;pondre aux normes fran&#231;aises et europ&#233;ennes pour les &#233;quipements &#233;lectriques et &#233;lectroniques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Rentabilisation &#224; outrance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s le rachat, BV a clairement annonc&#233; son intention de rentabiliser l'entreprise. Un an apr&#232;s, ils vendaient d&#233;j&#224; &#224; un tr&#232;s bon prix la Dosim&#233;trie, un secteur lourd en investissement, &#224; un groupe am&#233;ricain, Landauer. Aujourd'hui, c'est au tour de la Radiom&#233;trie d'&#234;tre menac&#233;e. L'id&#233;e de BV est de ne conserver que les activit&#233;s lucratives : essais, certification (ISO9000&#8230;), conseil et formation. Dans ces secteurs, la &#171; rentabilisation &#187; se traduit par une pression accrue sur l'ensemble du personnel, aussi bien sur les techniciens que sur l'encadrement. Une des m&#233;thodes employ&#233;es par BV, c'est la mise en concurrence des diff&#233;rents services au sein m&#234;me du LCIE, avec la mise en place de facturations internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque chef de service est tenu pour responsable de la rentabilit&#233; de son secteur avec la menace de la suppression pure et simple de ceux qui ne le seraient pas. Certains chefs ont &#233;t&#233; pouss&#233;s &#224; la d&#233;mission. Les autres r&#233;percutent la pression sur les techniciens qui b&#233;n&#233;ficiaient jusque l&#224; d'une certaine autonomie dans leur travail. Ceux-ci maintenant font l'objet de convocations individuelles et doivent rendre des comptes au quotidien &#224; la hi&#233;rarchie. Cette derni&#232;re leur cache m&#234;me d&#233;sormais le montant des prestations qu'ils effectuent pour le client ! Quand ce n'est pas des rappels &#224; l'ordre pour avoir pris sa pause cigarette devant l'entr&#233;e du LCIE ou m&#234;me des jours de mise &#224; pied&#8230; pour &#171; b&#233;cottage &#187; dans les couloirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au travers de ces brimades quotidiennes BV qui se vante de ne jamais faire de plans de licenciements, poursuit une restructuration qui ne dit pas son nom. Depuis un an on compte d&#233;j&#224; cinq licenciements d&#233;guis&#233;s, pudiquement baptis&#233;s par la direction &#171; d&#233;part &#224; l'amiable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, l'annonce de la direction de s'ouvrir de plus en plus aux march&#233;s &#233;trangers, &#224; l'exemple de la filiale chinoise LCIE China, suscite la m&#233;fiance des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 novembre 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marine YAKOV&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Jospin, liquidateur du service public
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Jospin-liquidateur-du-service-public</link>
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		<dc:date>2002-03-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Ils sont formidables ! Dans cette campagne &#233;lectorale, pendant que Chirac s'attelle &#224; r&#233;duire la &#171; fracture sociale &#187;, Jospin, avec autant d'aplomb, proclame qu'il &#171; d&#233;fend les services publics &#187;. Usons de notre &#171; droit d'inventaire &#187; du bilan du candidat Jospin&#8230; &lt;br /&gt;D'une &#233;lection &#224; l'autre... &lt;br /&gt;Pendant la campagne l&#233;gislative de 1997, le PS avait affirm&#233; qu'il s'opposerait &#224; toute privatisation des services publics. La d&#233;claration PS-PC du 29 avril promettait en outre &#171; pour France Telecom,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont formidables ! Dans cette campagne &#233;lectorale, pendant que Chirac s'attelle &#224; r&#233;duire la &#171; fracture sociale &#187;, Jospin, avec autant d'aplomb, proclame qu'il &#171; d&#233;fend les services publics &#187;. Usons de notre &#171; droit d'inventaire &#187; du bilan du candidat Jospin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D'une &#233;lection &#224; l'autre...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant la campagne l&#233;gislative de 1997, le PS avait affirm&#233; qu'il s'opposerait &#224; toute privatisation des services publics. La d&#233;claration PS-PC du 29 avril promettait en outre &#171; pour France Telecom, Thomson et Air-France, l'arr&#234;t des privatisations &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au pouvoir, la gauche rempla&#231;a le mot privatisation par &#171; ouverture du capital &#187; et &#171; respiration du service public &#187;. On privatisa France Telecom, Thomson CSF et Multimedia, le GAN, le CIC, les AGF, Air France, le Cr&#233;dit Lyonnais... Selon l'&#233;dition 2001 de L'Etat de la France (La D&#233;couverte), en 1986-1988, Chirac avait vendu pour 100 milliards de francs (valeur 1999) d'actifs publics. De 1993 &#224; 1997, Balladur et Jupp&#233; : 140 milliards. En 1997 et 1998, Jospin : 240 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche a fait ce que la droite n'avait pas os&#233; : lever le tabou de la privatisation des services publics, en vendant de larges parts de France Telecom et d'Air France, cette derni&#232;re sous l'&#233;gide du ministre communiste Gayssot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en 2002, le candidat Jospin n'a pas renonc&#233; &#224; la langue de bois. Sur France 2, le soir de l'annonce de sa candidature, il r&#233;pond &#171; Certainement pas &#187;, &#224; une question sur la privatisation &#233;ventuelle d'EDF, mais parle 20 secondes apr&#232;s d'une &#171; ouverture ma&#238;tris&#233;e du capital &#187; ! Le gouvernement a d'ailleurs d&#233;j&#224; franchi une premi&#232;re &#233;tape, en faisant voter par l'assembl&#233;e, en f&#233;vrier 1999, l'ouverture du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement Jospin a mis La Poste et la SNCF sur la m&#234;me voie de &#171; l'ouverture du march&#233; &#187; et de la rentabilisation par secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La mondialisation des trusts fran&#231;ais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le bradage pass&#233; de France Telecom et &#224; venir d'EDF n'est pas simplement destin&#233; &#224; donner &#224; des bourgeois fran&#231;ais de nouvelles opportunit&#233;s de profits, il doit aider &#224; faire de ces groupes des g&#233;ants capitalistes mondiaux. EDF, qui r&#233;alise d&#233;j&#224; presque le quart de son chiffre d'affaires &#224; l'&#233;tranger veut faire passer cette part &#224; 50 % d'ici 2004/2005. Pour cela l'entreprise souhaite justement l'ouverture du march&#233; europ&#233;en pour conqu&#233;rir de nouvelles positions &#224; l'ext&#233;rieur et l'ouverture de son capital pour mobiliser des fonds sur les march&#233;s financiers et n&#233;gocier des fusions-acquisitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la tutelle de la gauche, EDF et GDF n'ont pas attendu leur privatisation pour se lancer dans la sp&#233;culation sur le march&#233; international de l'&#233;nergie. Elles ont mont&#233; leur propre filiale de trading (le m&#233;tier d'Enron, la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine dont la faillite fait actuellement scandale), EDF-trading (en collaboration avec Vivendi) et Gaselys (avec la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale). Mais pour grossir &#224; l'&#233;tranger et devenir des num&#233;ros un mondiaux, ces entreprises doivent bien pr&#233;senter la facture &#224; quelqu'un. Ce sera leurs salari&#233;s, dont les conditions de travail se d&#233;gradent, et les usagers, qui ont vu le gouvernement augmenter plusieurs fois les tarifs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233;. L'avenir est programm&#233; : comme France Telecom, EDF et GDF tenteront de plus en plus de se lib&#233;rer des contraintes du service public, au profit de la rentabilit&#233; imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Jospin, &#171; un aust&#232;re qui se marre &#187;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;...aux d&#233;pens des salari&#233;s comme des usagers. Tout en faisant passer au priv&#233; les secteurs les plus rentables du secteur public, il a soumis le reste &#224; une di&#232;te de 5 ans. D&#232;s 1997, il a proclam&#233; le &#171; gel de l'emploi public &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Jupp&#233; de 1995 a &#233;t&#233; prolong&#233;. Les h&#244;pitaux ont continu&#233; d'&#234;tre rationn&#233;s en effectifs et en moyens. Dans la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 1990, les d&#233;penses du secteur hospitalier avaient augment&#233; de 7 % par an, ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; insuffisant pour suivre le d&#233;veloppement de l'activit&#233;. Mais entre 1995 et 2000, cette augmentation a &#233;t&#233; de 7 % au total ! Un lit sur 15 a &#233;t&#233; supprim&#233; de 1994 &#224; 1999. En 2002, alors que le passage aux 35 heures aurait n&#233;cessit&#233; la cr&#233;ation d'au moins 80 000 postes, le gouvernement n'en promet que 40 000, et les hospitaliers exasp&#233;r&#233;s multiplient les gr&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gel de l'embauche, surcharge de travail, p&#233;nurie de moyens : le m&#234;me traitement a &#233;t&#233; r&#233;serv&#233; aux transports, &#224; la poste ou encore &#224; l'&#233;ducation nationale. Logiquement, pour boucher les trous les plus criants creus&#233;s par cette politique de sous-effectifs, le gouvernement a continu&#233; d'&#233;tendre la pr&#233;carit&#233; : sur 3,4 millions de salari&#233;s des trois fonctions publiques, il y a aujourd'hui 960 000 non titulaires et plus de 300 000 &#171; contrats aid&#233;s &#187; (CES, emplois-jeunes, contrats de ville&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi donner envie de voir Jospin go&#251;ter &#224; son tour &#224; la pr&#233;carit&#233; de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les PTT &#224; l'heure du grand march&#233; des communications
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-PTT-a-l-heure-du-grand-marche-des-communications</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-PTT-a-l-heure-du-grand-marche-des-communications</guid>
		<dc:date>2001-05-31T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>France T&#233;l&#233;com
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Cr&#233;&#233; en 1878, le minist&#232;re des Postes et T&#233;l&#233;graphes a laiss&#233; la place aux PTT en 1941. C'est alors une administration d'Etat sous monopole. &lt;br /&gt;Depuis, le secteur des communications s'est consid&#233;rablement d&#233;velopp&#233; et diversifi&#233;, r&#233;cemment avec l'internet et la t&#233;l&#233;phonie mobile, ainsi que les services aux entreprises dont l'activit&#233; s'est davantage internationalis&#233;e. Mais cela justifie-t-il la fin d'un monopole, l'&#233;clatement d'un service public et sa privatisation, en sacrifiant au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-services-publics-ne-sont-pas-une-marchandise-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les services publics ne sont pas une marchandise
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-France-Telecom-+" rel="tag"&gt;France T&#233;l&#233;com
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 1878, le minist&#232;re des Postes et T&#233;l&#233;graphes a laiss&#233; la place aux PTT en 1941. C'est alors une administration d'Etat sous monopole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le secteur des communications s'est consid&#233;rablement d&#233;velopp&#233; et diversifi&#233;, r&#233;cemment avec l'internet et la t&#233;l&#233;phonie mobile, ainsi que les services aux entreprises dont l'activit&#233; s'est davantage internationalis&#233;e. Mais cela justifie-t-il la fin d'un monopole, l'&#233;clatement d'un service public et sa privatisation, en sacrifiant au passage bon nombre d'usagers devenus des &#171; clients &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Changement de statut&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1991, les PTT disparaissent &#224; leur tour : France T&#233;l&#233;com et Le groupe La Poste deviennent des entreprises publiques (des exploitants autonomes de droit public). Officiellement d'apr&#232;s le gouvernement Rocard, la privatisation n'est pas (encore) &#224; l'ordre du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s 1986, l'Etat avait pris soin de cr&#233;er une holding, SOFIPOST, destin&#233;e &#224; regrouper les futures filiales de La Poste. Au fil du temps, cette structure regroupera de plus en plus d'entreprises s&#233;par&#233;es par groupes d'activit&#233;s (12 en 1999, avec une seconde holding sp&#233;cialis&#233;e dans le financier en 2000). Citons parmi les plus connues CHRONOPOST et l'A&#233;ropostale. Ce sont toutes des soci&#233;t&#233;s anonymes. Certaines sont rachet&#233;es (notamment &#224; des groupes &#233;trangers), d'autres sont issues des PTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la signature du trait&#233; de Maastricht en 1992, invoquant les directives europ&#233;ennes, l'Etat s'oriente officiellement vers l'ouverture des march&#233;s postaux et du r&#233;seau de t&#233;l&#233;communication. C'est France T&#233;l&#233;com qui sert de cobaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1996 le groupe devient une soci&#233;t&#233; anonyme. En 1997 Jospin se h&#226;te, malgr&#233; les promesses &#233;lectorales de la gauche plurielle, de r&#233;aliser la privatisation partielle du groupe. En octobre il &#171; ouvre le capital &#187;. Sous cot&#233;e au d&#233;part, l'action voit son cour multipli&#233; par 8 entre 1997 et d&#233;cembre 1999. Quelques dizaines de milliards de francs pour l'Etat et&#8230; plusieurs dizaines de milliards de plus-value boursi&#232;re pour les actionnaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997 la transformation du groupe La Poste en S.A est officiellement &#233;voqu&#233;e (elle devrait intervenir d'ici 2003). Mais si les filiales sont d&#233;j&#224; du &#171; pr&#234;t &#224; privatiser &#187; (ce sont des soci&#233;t&#233;s anonymes qui n'emploient quasiment pas de fonctionnaires), la maison m&#232;re n'en est par encore l&#224;. Cependant les activit&#233;s qui lui sont r&#233;serv&#233;es sont de plus en plus r&#233;duites. Ainsi une r&#233;cente directive europ&#233;enne a encore abaiss&#233; le seuil prix/poids r&#233;serv&#233; aux postes publiques tout en lib&#233;ralisant le publipostage et le courrier transfrontalier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et changement de logique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si elles n'ont pas les m&#234;mes rythmes, les transformations de France T&#233;l&#233;com et du groupe La Poste sont &#224; l'&#233;vidence sym&#233;triques. Ce sont bien deux multinationales qui sont en train d'&#233;merger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa privatisation, France T&#233;l&#233;com s'est lanc&#233;e dans une politique agressive de rachat. L'exemple r&#233;cent d'Orange est significatif. Au prix d'un endettement massif (61 milliards d'Euros&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le b&#233;n&#233;fice affich&#233; en 2000 est de 3,6 milliards d'Euros. De 1995 &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;), France T&#233;l&#233;com a rachet&#233; l'op&#233;rateur britannique de t&#233;l&#233;phonie mobile Orange qui regroupe d&#233;sormais toutes ses filiales europ&#233;enne (dont Itin&#233;ris, Ola et Mobicarte en France). De 1999 &#224; 2000, le nombres de &#171; clients &#187; de France T&#233;l&#233;com est pass&#233; de 56 &#224; 77 millions, et l'entreprise est d&#233;sormais pr&#233;sente dans 22 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, une distinction de plus en plus nette a vu le jour dans la t&#233;l&#233;phonie fixe entre le r&#233;seau (pour l'essentiel h&#233;rit&#233; de l'Etat avec l'argent du contribuable) et les op&#233;rateurs qui peuvent &#234;tre tr&#232;s divers (comme le groupe C&#233;g&#233;tel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le groupe La Poste n'en est pas encore l&#224;, il en prend le chemin. Depuis deux ans, les acquisitions et les accords commerciaux &#224; l'&#233;tranger se multiplient : rachat en Allemagne, en Angleterre et aux USA dans les secteurs les plus rentables, accord de partenariat avec FEDEX le grand groupe am&#233;ricain, etc. En mettant fin au monopole, cette politique devrait s'amplifier car elle permettra au groupe La Poste d'avoir toute latitude pour devenir l'un des cinq ou six groupes dominant le march&#233; mondial des courriers et colis pour les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps le groupe La Poste sert de support pour toutes sortes d'activit&#233;s financi&#232;res qui ont bien peu de rapport avec son activit&#233; initiale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des usagers sacrifi&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette extension et cette diversification de l'activit&#233; des deux groupes a &#233;t&#233; accompagn&#233;e par une s&#233;lection plus grande au d&#233;triment de nombreux usagers. Car la concurrence acharn&#233;e que se livrent les grands groupes, en acc&#233;l&#233;rant les fusions-acquisitions, exige une rentabilit&#233; croissante pour financer de telles op&#233;rations. Et si certains clients doivent &#234;tre choy&#233;s pour ne pas &#234;tre perdus, il faut bien que les autres soient sacrifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la t&#233;l&#233;phonie mobile est loin d'&#234;tre rentable et c'est le fixe qui paye la diff&#233;rence avec des tarifs exorbitants lorsqu'on appelle vers un mobile. Le syst&#232;me d'abonnement et de tarification est aussi bien plus int&#233;ressant pour les entreprises qui appellent souvent &#224; l'&#233;tranger que pour l'usager de base qui appelle de temps en temps ses amis ou ses parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du groupe La Poste de son c&#244;t&#233; doit adapter une structure bien plus lourde que celle de France T&#233;l&#233;com dans une activit&#233; &#224; plus faible marge. La masse salariale occupe encore pr&#232;s de 60 % du chiffre d'affaire (&#224; titre de comparaison celle de Renault est en dessous de 10 %). Il faudra donc tailler dans le vif pour augmenter les b&#233;n&#233;fices : les bureaux sont en effet trop nombreux (17 000) et La Poste maintient encore des activit&#233;s de service public, en desservant les campagnes ou en assurant la possibilit&#233; d'ouvrir un compte pour les plus bas revenus, g&#233;n&#233;ralement refus&#233;s par les banques priv&#233;es (m&#234;me si c'est ill&#233;gal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Poste a donc le choix de sacrifier &#224; terme ces usagers en les ignorant compl&#232;tement ou en conservant un service public r&#233;duit au minimum tout en privatisant le reste. D'ores et d&#233;j&#224;, le courrier des particuliers est le dernier trait&#233; et le plus lent &#224; l'acheminement, et ce n'est sans doute pas fini. C'est un choix d&#233;lib&#233;r&#233; et scandaleux alors que la moderlisation des moyens de transport et de communication devrait au contraire assurer un service bien plus s&#251;r et rapide pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erwan PIAM&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La pr&#233;carit&#233; sans attendre les privatisations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis une dizaine d'ann&#233;es, la pr&#233;carit&#233; a d&#233;j&#224; pris de nouvelles formes. Citons notamment la cr&#233;ation de CDI&#8230; intermittents&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce sont des contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e mais&#8230; pour quelques mois seulement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et l'introduction de contrats de droit priv&#233; dans les deux entreprises. Jusqu'ici, il y avait des auxiliaires, c'est &#224; dire des contractuels de droit public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contractuels de droit priv&#233; repr&#233;sentent aujourd'hui &#224; La Poste plus du quart de l'effectif (environ 80 000). Pour chaque contractuel, l'&#233;conomie est substantielle, la diff&#233;rence de salaire &#233;tant de pr&#232;s de 3000 F par mois entre un CDI et un fonctionnaire en moyenne. Au bout de 30 ans de carri&#232;re, la diff&#233;rence cumul&#233;e est de 400 000 F hors prime pour un facteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agents subissent l'augmentation de la productivit&#233;, les salaires bloqu&#233;s et la casse des statuts. Derni&#232;rement, l'ARTT a &#233;t&#233; l'occasion r&#234;v&#233;e pour la direction de La Poste de pressurer un peu plus les travailleurs et, malgr&#233; les nombreuses r&#233;actions (plus de 2000 gr&#232;ves en un an), les conditions de travail se sont nettement d&#233;grad&#233;es. C'est peu dire si une r&#233;action d'ensemble s'impose.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le b&#233;n&#233;fice affich&#233; en 2000 est de 3,6 milliards d'Euros. De 1995 &#224; aujourd'hui, les effectifs de la maison m&#232;re sont pass&#233;s de 153 000 &#224; 127 000 aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ce sont des contrats &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e mais&#8230; pour quelques mois seulement par an, le choix des semaines travaill&#233;es &#233;tant &#224; la disposition du patron. Bref, de l'esclavage&#8230; sans fin !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Le z&#232;le du gouvernement Jospin
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-zele-du-gouvernement-Jospin</link>
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		<dc:date>2000-03-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>Privatisations
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		<description>Le gouvernement Jospin n'a certes pas invent&#233; les nouvelles r&#232;gles du capitalisme, mais il s'active de toutes ses forces &#224; aider le capitalisme fran&#231;ais &#224; se &#171; mondialiser &#187;. &lt;br /&gt;Premier privatiseur de France &lt;br /&gt;A peine install&#233; &#224; Matignon, Jospin a annonc&#233; la couleur en laissant Renault fermer son usine de Vilvorde. Puis il a gagn&#233; le titre de &#171; premier privatiseur de France &#187;, d&#233;cern&#233; par Le Figaro. La d&#233;claration commune PS-PC du 29 avril 1997 proposait pourtant &#171; pour France Telecom,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Croissance-et-mondialisation-des-raisons-pour-une-reprise-de-l-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Croissance et mondialisation : des raisons pour une reprise de l'offensive ouvri&#232;re
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Capitalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement Jospin n'a certes pas invent&#233; les nouvelles r&#232;gles du capitalisme, mais il s'active de toutes ses forces &#224; aider le capitalisme fran&#231;ais &#224; se &#171; mondialiser &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Premier privatiseur de France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A peine install&#233; &#224; Matignon, Jospin a annonc&#233; la couleur en laissant Renault fermer son usine de Vilvorde. Puis il a gagn&#233; le titre de &#171; premier privatiseur de France &#187;, d&#233;cern&#233; par Le Figaro. La d&#233;claration commune PS-PC du 29 avril 1997 proposait pourtant &#171; &lt;em&gt;pour France Telecom, Thomson et Air France l'arr&#234;t des privatisations&lt;/em&gt; &#187;. Il n'y aura pas privatisation&#8230; mais &#171; &lt;em&gt;respiration du service public&lt;/em&gt; &#187; et &#171; &lt;em&gt;ouverture du capital&lt;/em&gt; &#187; : France Telecom, Thomson, le GAN, le CIC, les AGF, Air France, le Cr&#233;dit Lyonnais&#8230; Au total plus d'argent encaiss&#233; que par Balladur et Jupp&#233; r&#233;unis, de 1993 &#224; 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jospin prolonge la politique entam&#233;e en 1983 sous gouvernement socialiste, avec la d&#233;r&#233;glementation de la circulation des capitaux, la promotion de la Bourse, puis les privatisations afin de permettre aux trusts nationaux de mobiliser sur les march&#233;s financiers d'&#233;normes masses de capitaux, de se donner davantage de moyens d'investir, d'acheter d'autres groupes, de nouer des alliances internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement actuel est all&#233; plus loin en levant le &#171; &lt;em&gt;tabou&lt;/em&gt; &#187; sur d'autres &#171; &lt;em&gt;services publics&lt;/em&gt; &#187;. Cela ouvre la voie &#224; la privatisation d'EDF-GDF voire &#224; des segments rentables de la SNCF. Le march&#233; de l'&#233;lectricit&#233; a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; ouvert, en f&#233;vrier 1999. Les plus gros clients pourront faire jouer la concurrence et en contrepartie EDF esp&#232;re s'internationaliser et faire passer la part du chiffre d'affaires r&#233;alis&#233; &#224; l'&#233;tranger de 15 &#224; 50 % d'ici 2003.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Sous perfusion &#233;tatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a aussi offert au patronat de 300 &#224; 400 milliards de francs chaque ann&#233;e (sur un budget de l'Etat de 1600 milliards de F). Cadeaux fiscaux, r&#233;forme de la taxe professionnelle en 1999 (40 milliards de F), baisses ou exemptions de charges sociales, zones franches, commandes publiques plus ou moins surfactur&#233;es, subventions municipales, r&#233;gionales, &#233;tatiques&#8230; Contribution sp&#233;ciale du gouvernement Jospin : une centaine de milliards de francs d'aides, au titre de la loi Aubry, laquelle g&#233;n&#233;ralise la flexibilit&#233; et bien souvent le gel des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La pompe &#224; carburant &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie n'en r&#233;clame pas moins des r&#233;formes de structure. Un journaliste du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; s'en fait l'&#233;cho : &#171; &lt;em&gt;La France n'a pas de capital (&#8230;). Elle s'est dot&#233;e, en quinze ans, d'un moteur qui la rapproche du capitalisme anglo-saxon : une &#233;conomie &#224; march&#233;s financiers. Mais elle a oubli&#233; d'installer chez elle les pompes &#224; carburant, les machines &#224; fabriquer du capital.&lt;/em&gt; &#187;(Erik Izraelewicz, &#171; &lt;em&gt;Le Capitalisme zinzin&lt;/em&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement veut donc mettre &#224; la disposition de la bourgeoisie une part plus importante de l'&#233;pargne et des retraites des travailleurs pour les utiliser sur les march&#233;s financiers. C'est l'objet des deux projets que Jospin vient de reporter : la &#171; r&#233;forme des retraites &#187; et &#171; l'&#233;pargne salariale &#187;. En relevant la dur&#233;e des cotisations ou en remettant en cause le taux plein de la retraite, le gouvernement poussera les salari&#233;s &#224; souscrire &#224; une retraite par capitalisation. Des fonds de pension rebaptis&#233;s &#171; fonds de r&#233;serve &#187;. D'autre part, Bercy propose un &#171; &lt;em&gt;plan d'&#233;pargne entreprise &#224; long terme&lt;/em&gt; &#187;(PEELT), une r&#233;mun&#233;ration non salariale bloqu&#233;e sur 15 ans, ce qui en fait presque un fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me que la gauche a privatis&#233; pour &#171; sauver les services publics &#187;, elle pr&#233;tend ainsi cr&#233;er des fonds de pension pour sauver les retraites, et d&#233;velopper l'actionnariat salari&#233; (en fait au d&#233;triment des salaires) pour donner un &#171; contre-pouvoir &#187; aux salari&#233;s (Fran&#231;ois Hollande). Tout cela, para&#238;t-il, contre le lib&#233;ralisme sauvage ! C'est le charme de la gauche quand elle aide le capitalisme fran&#231;ais &#224; se faire les crocs et se tailler sa place sur l'ar&#232;ne internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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