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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> &#192; Roissy, d&#233;j&#224; deux mois de mobilisation et rendez-vous &#224; la rentr&#233;e pour unifier les luttes
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		<dc:subject>Air France
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>A&#233;roports de Paris
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		<description>Mercredi 13 juillet &#224; Roissy, pr&#232;s de 200 gr&#233;vistes se sont r&#233;unis &#224; la gare routi&#232;re de l'a&#233;roport. Ils ont dress&#233; un bilan des deux mois de mobilisation sur la plateforme et discut&#233; de comment faire fl&#233;chir les patrons. Et ce d'abord sur la plateforme mais plus g&#233;n&#233;ralement dans l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. &lt;br /&gt;Des gr&#232;ves inter-entreprises &lt;br /&gt;Dix jours auparavant, le week-end du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet avait vu des centaines de gr&#233;vistes perturber grandement le fonctionnement de la plateforme&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton18772-b704c.jpg?1788729157' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 13 juillet &#224; Roissy, pr&#232;s de 200 gr&#233;vistes se sont r&#233;unis &#224; la gare routi&#232;re de l'a&#233;roport. Ils ont dress&#233; un bilan des deux mois de mobilisation sur la plateforme et discut&#233; de comment faire fl&#233;chir les patrons. Et ce d'abord sur la plateforme mais plus g&#233;n&#233;ralement dans l'ensemble de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Des gr&#232;ves inter-entreprises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dix jours auparavant, le week-end du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet avait vu des centaines de gr&#233;vistes perturber grandement le fonctionnement de la plateforme a&#233;roportuaire : des centaines de vols annul&#233;s, des dysfonctionnements majeurs dans l'acheminement des bagages et la gestion des vols.&lt;br class='autobr' /&gt;
La gr&#232;ve avait permis de rassembler des gr&#233;vistes issus d'une trentaine d'entreprises de la plateforme, une premi&#232;re dans l'histoire de ses mobilisations.&lt;br class='autobr' /&gt;
La revendication unificatrice de 300 euros pour tous, quel que soit l'employeur sur la plateforme de Roissy pouvait &#234;tre reprise par les salari&#233;s des 800 entreprises sous-traitantes qui la composent. Elle permettait aux militants de la gr&#232;ve de s'adresser &#224; eux et la sympathie &#233;tait l&#224;. Un cort&#232;ge regroupant au c&#244;t&#233; des grands groupes ADP et Air France, des centaines de salari&#233;s d'entreprises de nettoyage, de s&#251;ret&#233; ou de location de voitures avait &#233;t&#233; remarqu&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les gr&#233;vistes les plus conscients &#233;taient persuad&#233;s de la n&#233;cessit&#233; d'imposer des n&#233;gociations uniques avec les t&#244;liers des 800 entreprises de Roissy et de ne pas rentrer dans le jeu des n&#233;gociations salariales dans chaque entreprise. Cette d&#233;termination a &#233;t&#233; visible lorsque les pompiers d'ADP ont refus&#233; une prime de 250 euros mensuelle pour continuer &#224; se battre avec le reste des travailleurs de la plateforme. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet, des militants d'ADP ont aussi refus&#233; de signer une augmentation de 4% que proposait la direction pour la m&#234;me raison.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ne compter que sur les travailleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une semaine plus tard et quelques jours avant l'appel &#224; la gr&#232;ve du 13 juillet, les syndicats de pompiers et la CGT d'ADP ont, en revanche, sign&#233; les accords, envoyant aux travailleurs d'entreprises sous-traitantes un message bien peu encourageant. Face &#224; cette man&#339;uvre, la faiblesse d'une option alternative &#224; celle de la CGT d'ADP s'est fait ressentir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 13 juillet, les gr&#233;vistes &#233;taient tr&#232;s majoritairement issus d'entreprises sous-traitantes, notamment du nettoyage, des h&#244;tels ou encore de location de voitures. Peu de salari&#233;s d'ADP mis &#224; part les plus conscients. Dans le bilan du jour, les diff&#233;rents militants syndicaux pr&#233;sents ont insist&#233; sur le fait que depuis deux mois &#224; Roissy, ce sont de nombreuses gr&#232;ves sur les salaires qui ont &#233;t&#233; initi&#233;es dans des entreprises sous-traitantes, et plusieurs ont &#233;t&#233; victorieuses. Cela &#233;tant, les hausses de salaires arrach&#233;es restent faibles par rapport &#224; l'inflation. &lt;br class='autobr' /&gt;
La conscience du besoin de continuer de tenter d'unifier ces luttes restait pr&#233;sente et un rendez-vous a &#233;t&#233; donn&#233; d&#232;s la rentr&#233;e. Certains n'attendent pas les centrales syndicales CGT et Solidaires qui se contentent d'appeler &#224; une journ&#233;e de gr&#232;ve nationale le 29 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre Selim&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Servair : la guerre aux militants
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Servair-la-guerre-aux-militants</link>
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		<dc:date>2007-06-29T18:31:58Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Servair
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		<description>En r&#233;ponse &#224; l'explosion du trafic a&#233;rien et au surcro&#238;t d'activit&#233; (et donc de travail pour chacun des ouvriers) qui en d&#233;coule, la direction de Servair, avec en arri&#232;re plan Air France, voudrait mettre au pas ses travailleurs. D'o&#249; l'offensive contre tous les militants syndicaux ou ouvriers combatifs afin de tenter d'&#233;touffer toute volont&#233; revendicatrice. &lt;br /&gt;Une longue suite de conflits &lt;br /&gt;En mai 2005, la direction de Servair, face &#224; la mobilisation des salari&#233;s, a &#233;t&#233; contrainte de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-52-juillet-aout-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 52, juillet-ao&#251;t 2007
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Servair-+" rel="tag"&gt;Servair
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; l'explosion du trafic a&#233;rien et au surcro&#238;t d'activit&#233; (et donc de travail pour chacun des ouvriers) qui en d&#233;coule, la direction de Servair, avec en arri&#232;re plan Air France, voudrait mettre au pas ses travailleurs. D'o&#249; l'offensive contre tous les militants syndicaux ou ouvriers combatifs afin de tenter d'&#233;touffer toute volont&#233; revendicatrice.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une longue suite de conflits&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En mai 2005, la direction de Servair, face &#224; la mobilisation des salari&#233;s, a &#233;t&#233; contrainte de remballer son projet &lt;em&gt;&#171; Changer pour gagner &#187;&lt;/em&gt;. Celui-ci avait pour objectif de r&#233;duire le nombre de jours de RTT, les payes des salari&#233;s malades ou encore de remettre en cause l'organisation des cong&#233;s pendant l'&#233;t&#233;. Face aux multiples d&#233;brayages, en particulier dans l'un des centres, Servair 2, la direction a d'abord fait machine arri&#232;re avant de contre-attaquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e 2005 elle d&#233;m&#233;nageait de force les locaux syndicaux du centre Servair 1, en recourant &#224; des vigiles et des gros bras de soci&#233;t&#233;s de gardiennage. Si bien que depuis octobre 2005, se rendre dans les locaux syndicaux oblige &#224; sortir de l'entreprise et &#224; traverser le parking au su et vu de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2005, c'&#233;tait au tour des syndicats d'obtenir la condamnation de Servair pour avoir employ&#233; un int&#233;rimaire pendant 14 mois avec 21 missions diff&#233;rentes d'affil&#233;e. Apr&#232;s 3 ans de proc&#233;dure l'entreprise a &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; lui verser 14 000 &#8364;. Une somme modeste pour un groupe de cette taille. Mais multipli&#233;e par le nombre d'anciens int&#233;rimaires dans le m&#234;me cas, cela pouvait devenir embarrassant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2006, Manuel Gon&#231;alves, d&#233;l&#233;gu&#233; CGT &#224; Servair 2, qui avait aid&#233; l'int&#233;rimaire en question devant les tribunaux, s'est vu attaqu&#233; &#224; son tour en justice par la direction. Il avait exprim&#233; ses doutes sur la pr&#233;sentation des comptes de l'entreprise lors d'une r&#233;union de comit&#233; d'entreprise. Il faut dire que la multiplicit&#233; de filiales de celle-ci permet &#224; la direction de pr&#233;senter les r&#233;sultats qui l'arrangent en fonction des prix qu'elle leur facture. Le d&#233;ficit permanent de la maison-m&#232;re, contraste ainsi avec son augmentation r&#233;guli&#232;re d'activit&#233;. Pour cette intervention, Manuel Gon&#231;alves &#233;tait accus&#233; de diffamation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En protestation contre les poursuites les salari&#233;s de Servair 2 d&#233;brayaient &#224; plusieurs reprises en avril et en mai et une p&#233;tition en soutien au d&#233;l&#233;gu&#233;, a recueilli plus de 330 signatures sur un site qui compte 1 000 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e 2006, la direction de Servair a de nouveau hauss&#233; le ton en d&#233;cidant de majorer les retenues de salaire des jours de gr&#232;ve, ce &#224; quoi les travailleurs les plus combatifs ont r&#233;pondu par de nouveaux d&#233;brayages. Deux gr&#233;vistes sont alors licenci&#233;s sous le pr&#233;texte d'un incident de circulation en piste avec des bagagistes d'Air France. Les nouveaux mouvements de gr&#232;ve qui en ont d&#233;coul&#233; ont &#233;t&#233; qualifi&#233;s d'&#171; illicites &#187;, en tant que gr&#232;ves de solidarit&#233; ! Les proc&#233;dures disciplinaires et autres lettres de sanction exp&#233;di&#233;es en recommand&#233; se sont multipli&#233;es et, pour couronner le tout, des gr&#233;vistes se sont vu pr&#233;lever 8 jours de gr&#232;ve pour en avoir fait 4&#8230; et Servair oubliait de r&#233;gulariser. Parall&#232;lement la direction faisait planer r&#233;guli&#232;rement la menace de d&#233;placer la charge de travail (et mena&#231;ait sur l'emploi) des centres Servair les plus remuants vers ceux plus calmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La goutte d'eau a &#233;t&#233; le recours aux prud'hommes engag&#233; par 25 gr&#233;vistes contre les retenues sur salaires major&#233;es. Treize d'entre les plaignants en ont profit&#233; pour rapporter leur collection d'anciens contrats d'int&#233;rim et remettre ce probl&#232;me sur le tapis. En f&#233;vrier 2007, ils ont entam&#233; la m&#234;me proc&#233;dure que le premier int&#233;rimaire avec toujours le soutien de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux, en particulier Manuel Gon&#231;alves. &#192; peu pr&#232;s &#224; la m&#234;me p&#233;riode, Servair &#233;tait d&#233;bout&#233;e pour la seconde fois de ses proc&#233;dures de diffamation entam&#233;es contre lui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Police secours&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Afin sans doute de tenter d'en finir avec tous ses salari&#233;s trop remuants, la direction de Servair, a orchestr&#233; une machination contre Manuel Gon&#231;alves lors des passages aux postes d'inspection filtrage (PIF), qui s'est termin&#233;e par une convocation &#224; la Gendarmerie du Transport A&#233;rien et une proc&#233;dure de licenciement. Il lui &#233;tait reproch&#233; de refuser de se soumettre aux contr&#244;les de s&#233;curit&#233; et d'&#234;tre provocateur et insultant &#224; l'encontre des vigiles. La demande de licenciement a &#233;t&#233; refus&#233;e &#224; la fois par le comit&#233; d'entreprise et, le 16 mai, par l'Inspection du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction, qui entre temps avait fait d&#233;m&#233;nager &#224; leur tour les locaux syndicaux de Servair 2 sur le parking, a allum&#233; un nouveau contrefeu. Convoqu&#233; dans les locaux de la PAF de Roissy le mercredi 25 avril, Manuel Gon&#231;alves &#233;tait inform&#233; d'une plainte contre X de Servair pour &#171; faux et usage de faux &#187;. Mis en garde &#224; vue et plac&#233; en cellule , il &#233;tait d&#233;pouill&#233; de ses effets personnels, d&#233;shabill&#233; pour la fouille et menott&#233; pour ses d&#233;placements dans les locaux de la police. Toute cette intimidation pendant 3 heures d'audition pour&#8230; lui demander de d&#233;noncer les auteurs de la p&#233;tition &#8211; qui datait maintenant de plus d'un an &#8211; ainsi que ceux qui l'avaient fait circuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le z&#232;le des policiers a &#233;videmment d&#233;clench&#233; un nouveau mouvement de protestation &#224; Servair 2 qui recevait la visite et le soutien des salari&#233;s de PSA Aulnay, alors en pleine gr&#232;ve, et d'autres militants syndicaux de la plate-forme de Roissy. Le si&#232;ge social d'Air France a ainsi &#233;t&#233; envahi le 2 mai par 150 manifestants, pour d&#233;noncer le r&#244;le de cette soci&#233;t&#233; qui est le v&#233;ritable donneur d'ordre de Servair.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Justice &#224; la rescousse ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La direction de Servair n'a cependant jusque-l&#224;, eu qu'&#224; se f&#233;liciter d'une police et d'une justice dont les actes et d&#233;cisions lui donnent pour l'instant satisfaction. Lors de la plainte pour refus de contr&#244;le au PIF, les gendarmes n'ont pas insist&#233; pour visionner les cassettes de surveillance qui auraient pourtant facilement innocent&#233; Manuel mais que la direction n'a jamais fournies, malgr&#233; l'injonction d'un jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq jours apr&#232;s que l'inspecteur du travail a fait conna&#238;tre son refus du licenciement, Manuel Gon&#231;alves a eu droit &#224; une perquisition surprise &#224; 6 heures du matin&#8230; Les documents syndicaux et le mat&#233;riel informatique ont &#233;t&#233; embarqu&#233;s et mis sous scell&#233;s. Il a de nouveau pass&#233; plusieurs heures en garde &#224; vue pour un interrogatoire qui avait finalement peu &#224; voir avec la p&#233;tition mais pas mal avec son activit&#233; syndicale et ses contacts avec la presse. On lui a m&#234;me demand&#233; s'il n'&#233;tait pas la plume du &lt;em&gt;Canard Encha&#238;n&#233;&lt;/em&gt; ou de l'&lt;em&gt;Humanit&#233; &lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : un d&#233;brayage le jour m&#234;me de cette garde &#224; vue et le lendemain, jour d'&#233;lection des d&#233;l&#233;gu&#233;s et repr&#233;sentants au CE, un gain moyen de 10 % de la CGT, avec pour la premi&#232;re fois, un certain Manuel Gon&#231;alves &#233;lu dans le coll&#232;ge de ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de Servair 2, tous les salari&#233;s trouvent cette histoire effarante et les r&#233;sultats &#233;lectoraux soulignent la d&#233;sapprobation de la majorit&#233; du personnel face &#224; ce harc&#232;lement. N&#233;anmoins la direction compte pouvoir s'appuyer sur des d&#233;cisions de justice. Le 7 juin, le juge d'instruction a conclu les gardes &#224; vue et la perquisition par une mise en examen assortie d'un contr&#244;le judiciaire, accompagn&#233; d'une interdiction d'entrer en relation... avec les signataires de la p&#233;tition !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les tentatives de museler les militants combatifs ne sont pas gagn&#233;es d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 juin 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marc OUSSIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Servair : une cascade de filiales&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Servair est une entreprise de catering (fabrication et chargement de plateaux repas) a&#233;rien, filiale &#224; 98 % d'Air France. Il s'agit d'un service externalis&#233; par Air France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut croiser ses camions sur bon nombre d'a&#233;roports fran&#231;ais (Orly, le Bourget, Roissy et aussi Antilles). Quand on ne les voit pas, c'est peut-&#234;tre qu'il s'agit d'une des nombreuses filiales qu'elle aurait &#233;t&#233; oblig&#233;e, selon ses dires, de cr&#233;er pour faire face &#224; l'explosion du trafic a&#233;rien, en particulier &#224; Roissy : Bruno P&#233;gorier, Jet Chef, CPA, Servantage et Base Handling, toutes filiales, parfois &#224; 100 % de Servair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer le contr&#244;le et la s&#233;curit&#233; de la cha&#238;ne de chargement, une autre filiale, A&#233;rosur, a &#233;t&#233; mont&#233;e. Pendant plusieurs ann&#233;es le PDG de celle-ci n'&#233;tait autre que le fils du directeur de Servair. Enfin, l'assistance des personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite et le nettoyage des avions sont aussi assur&#233;s par deux autres filiales, Passerelle et l'ACNA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette cascade de filiales a fait passer de 3 000 &#224; 7 500 le nombre de salari&#233;s du groupe en 6 ans. Mais en les maintenant &#233;clat&#233;s dans des unit&#233;s avec parfois moins de 100 salari&#233;s (environ 80 ouvriers &#224; Base Handling) Servair &#233;chappe en partie aux contraintes li&#233;es &#224; la repr&#233;sentation syndicale et multiplie plus facilement les syndicats &#171; partenaires &#187;. Cela permet des salaires inf&#233;rieurs et des conditions de travail plus dures que dans la maison m&#232;re. &#192; Base Handling, des jeunes sont embauch&#233;s en contrat de professionnalisation avec des salaires ne d&#233;passant pas les 800 &#8364; net par mois, des horaires variables de 5 heures du matin &#224; minuit, et ne disposant jamais d'un week-end entier de repos !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; cr&#233;ations &#187; d'entreprises sont pourtant l'occasion de capter de multiples subventions publiques, de b&#233;n&#233;ficier de cr&#233;dits et exon&#233;rations en tous genres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. O.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Restauration a&#233;ronautique : La meilleure d&#233;fense, c'est l'attaque !
</title>
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Servair
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		<description>Filiale du groupe Air France sp&#233;cialis&#233;e dans la restauration &#224; bord des avions, la Servair a connu un mois de f&#233;vrier agit&#233; : une gr&#232;ve de six jours a paralys&#233; l'activit&#233; de l'un de ses deux sites sur Roissy, une gr&#232;ve offensive, portant sur les salaires. &lt;br /&gt;Au ras le bol de la plupart des ouvriers, pay&#233;s 7500 F par mois pour travailler en &#233;quipes d&#233;cal&#233;es et les week-end, sevr&#233;s d'augmentations g&#233;n&#233;rales depuis plusieurs ann&#233;es, s'ajoutait le m&#233;contentement des nouveaux embauch&#233;s :&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-8-mars-avril-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 8, mars-avril 2000
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Servair-+" rel="tag"&gt;Servair
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Filiale du groupe Air France sp&#233;cialis&#233;e dans la restauration &#224; bord des avions, la Servair a connu un mois de f&#233;vrier agit&#233; : une gr&#232;ve de six jours a paralys&#233; l'activit&#233; de l'un de ses deux sites sur Roissy, une gr&#232;ve offensive, portant sur les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au ras le bol de la plupart des ouvriers, pay&#233;s 7500 F par mois pour travailler en &#233;quipes d&#233;cal&#233;es et les week-end, sevr&#233;s d'augmentations g&#233;n&#233;rales depuis plusieurs ann&#233;es, s'ajoutait le m&#233;contentement des nouveaux embauch&#233;s : depuis l'accord sur les 35 heures sign&#233; en juin 1999, ils &#233;taient pay&#233;s sur la base de 35 heures, n'atteignant le SMIC que par l'ajout d'une prime compl&#233;mentaire. Quant aux 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 14&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois, leur versement complet n'intervenait qu'apr&#232;s 3 ans dans l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction avait d&#233;j&#224; l&#226;ch&#233; une prime de 700 F d&#233;but f&#233;vrier, suite &#224; quelques d&#233;brayages, reprenant une tactique bien &#233;prouv&#233;e depuis quelques ann&#233;es pour calmer le m&#233;contentement li&#233; &#224; l'absence d'augmentations g&#233;n&#233;rales. Mais le leurre ne fit pas illusion cette fois-ci.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;500 F d'augmentation uniforme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233;e par des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, la gr&#232;ve fut lanc&#233;e par l'annonce de la direction, face &#224; plusieurs dizaines de travailleurs en col&#232;re, d'augmentations g&#233;n&#233;rales comprises entre 0,5 et 1,2 % pour l'ann&#233;e. Ce qui pouvait appara&#238;tre comme un &#171; progr&#232;s &#187; relativement au pass&#233; r&#233;cent fut ressenti comme une provocation. La gr&#232;ve a touch&#233; une large majorit&#233; des salari&#233;s en CDI de Servair 2 (650 personnes en production pour un total de 800). Mais plus encore que la gr&#232;ve en elle-m&#234;me, ce furent les tentatives d'extension de la gr&#232;ve &#224; l'autre usine du groupe, Servair 1 (1800 personnes), qui ont incit&#233; la direction &#224; &#233;couter les revendications des gr&#233;vistes d'une oreille attentive&#8230; Cette menace ne s'est pas concr&#233;tis&#233;e mais la direction n'a pas voulu courir le risque trop longtemps ! Les gr&#233;vistes r&#233;clamaient 500 F d'augmentation uniforme pour tous. Le patron a c&#233;d&#233; en moins d'une semaine de lutte 250 F tout de suite, 125 F en d&#233;cembre et &#224; nouveau 125 F en mars 2001, pour l'ensemble des salari&#233;s des deux usines. Soit une augmentation de 7 % pour les plus bas salaires. De plus, les travailleurs embauch&#233;s depuis juillet 1999 ont vu leur condition se rapprocher de celle des anciens (salaire sur la base de 39 heures, 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 14&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois au bout d'un an et demi d'anciennet&#233; au lieu de 3). Et pour finir, les gr&#233;vistes ont obtenu le paiement de la moiti&#233; des jours de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une hirondelle n'annonce pas le printemps. On assiste aujourd'hui &#224; de multiples conflits, mais dispers&#233;s, d&#233;fensifs par rapport &#224; la remise en cause des conditions de travail dans le cadre des n&#233;gociations sur les 35 heures. Mais l'annonce de b&#233;n&#233;fices records comme de la flamb&#233;e de la bourse pourraient inciter bien des travailleurs &#224; reprendre l'offensive, tant sur les effectifs et les conditions de travail que sur les salaires. Bien loin de s'opposer, ces revendications sont susceptibles d'unir une large majorit&#233; des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, depuis la fin de la gr&#232;ve &#224; la Servair, la direction ose moins refuser l'embauche en CDI de nombreux travailleurs pr&#233;caires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian CLERVOIX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Chez Servair, filiale d'Air France, La pr&#233;carit&#233; devant les tribunaux
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		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Chez-Servair-filiale-d-Air-France-La-precarite-devant-les-tribunaux</guid>
		<dc:date>1999-07-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<dc:subject>Servair
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		<description>Servair assure la restauration et le nettoyage &#224; bord des avions. Entreprise d&#233;tenue principalement par Air France, donc l'Etat, elle est sous la direction du ministre du transport, actuellement le communiste Jean-Claude Gayssot. &lt;br /&gt;Sur l'a&#233;roport de Roissy, Servair emploie sur deux usines 2600 salari&#233;s pour la pr&#233;paration, le conditionnement et la mise &#224; bord des repas et boissons. Les travailleurs pr&#233;caires, CDD et int&#233;rimaires, repr&#233;sentent pr&#232;s de 25 % des effectifs de manutention&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Servair-+" rel="tag"&gt;Servair
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Servair assure la restauration et le nettoyage &#224; bord des avions. Entreprise d&#233;tenue principalement par Air France, donc l'Etat, elle est sous la direction du ministre du transport, actuellement le communiste Jean-Claude Gayssot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'a&#233;roport de Roissy, Servair emploie sur deux usines 2600 salari&#233;s pour la pr&#233;paration, le conditionnement et la mise &#224; bord des repas et boissons. Les travailleurs pr&#233;caires, CDD et int&#233;rimaires, repr&#233;sentent pr&#232;s de 25 % des effectifs de manutention et de fabrication, soit au moins 400 pr&#233;caires, m&#234;me lorsque l'activit&#233; est la plus faible pendant les mois d'hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mars 1996 : les syndicats CGT de l'entreprise ont contact&#233; pr&#232;s de 200 CDD avant le terme de leur contrat, pour leur proposer d'attaquer la direction aux Prud'hommes pour : &#171; &lt;em&gt;utilisation de CDD sur des emplois li&#233;s &#224; l'activit&#233; normale et permanente de l'entreprise&lt;/em&gt; &#187; ; &#171; &lt;em&gt;utilisation de motifs impr&#233;cis et fantaisistes de recours aux CDD &#187; ; et &#171; non-respect du d&#233;lai d'attente du tiers-temps pour embaucher un nouveau CDD, apr&#232;s la fin d'un CDD ou d'une mission d'int&#233;rim&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 96 : apr&#232;s pas mal de p&#233;rip&#233;ties aux prud'hommes et de pressions patronales, Servair est condamn&#233;e &#224; requalifier tous les contrats CDD en CDI et &#224; r&#233;int&#233;grer les CDD mis dehors &#224; la fin de leur contrat. Imm&#233;diatement, 40 nouveaux CDD demandent au syndicat d'entamer une proc&#233;dure identique. Servair est condamn&#233;e pour leur cas en mai 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction fait appel de ces d&#233;cisions et n'ex&#233;cute pas la r&#233;int&#233;gration d&#233;cid&#233;e par le juge. Malgr&#233; l'occupation du si&#232;ge par les CDD, les arr&#234;ts de travail des embauch&#233;s et les p&#233;titions massivement sign&#233;es par les travailleurs, la direction refuse de reprendre les CDD qui l'ont tra&#238;n&#233;e aux prud'hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Janvier 1998 : la Cour d'Appel &#8211; pr&#232;s de 2 ans apr&#232;s le d&#233;but de l'affaire ! &#8211; confirme les premiers jugements. Les CDD ont tous leurs contrats requalifi&#233;s en CDI et la Servair est condamn&#233;e &#224; payer 10 000 F &#224; chacun pour avoir conclu des CDD ill&#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 1998 : campant sur son refus de les r&#233;int&#233;grer, Servair est condamn&#233;e &#224; payer &#224; chacun des licenci&#233;s des indemnit&#233;s de 50 000 &#224; 200 000 francs pour &#171; &lt;em&gt;licenciement abusif&lt;/em&gt; &#187;. L'entreprise fait de nouveau appel. La Cour rendra son verdict le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cette proc&#233;dure, la pression des condamnations et le risque d'avoir &#224; payer de lourdes indemnit&#233;s ont amen&#233; Servair &#224; embaucher plus de 300 CDI sur les trois derni&#232;res ann&#233;es, et &#224; arr&#234;ter le syst&#232;me de remplacement permanent des CDD sur les m&#234;mes postes de travail. Mais la direction a multipli&#233; le recours aux int&#233;rimaires, esp&#233;rant sans doute que cette forme de pr&#233;carit&#233;, toujours ill&#233;gale, sera moins vuln&#233;rable juridiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs de Servair qui se sont mobilis&#233;s l'ont compris : le recours aux tribunaux bourgeois ne suffit pas pour que justice soit faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Lenoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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