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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Les pr&#233;caires frapp&#233;s par une perte de droits qui n'est pas virale
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Covid-19
</dc:subject>

		<description>Les travailleurs en situation de pr&#233;carit&#233; sont touch&#233;s de plein fouet par la baisse d'activit&#233; &#233;conomique li&#233;e &#224; la propagation du coronavirus. Des fins de missions aux non-renouvellements de contrats, ces travailleurs se retrouvent du jour au lendemain au ch&#244;mage, un ch&#244;mage auquel ils ne peuvent voir d'issue. &lt;br /&gt;Cette aggravation des difficult&#233;s financi&#232;res des plus pr&#233;caires, le coronavirus n'en est en rien responsable. Ce qui en est la cause est une politique gouvernementale&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Covid-19-+" rel="tag"&gt;Covid-19
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs en situation de pr&#233;carit&#233; sont touch&#233;s de plein fouet par la baisse d'activit&#233; &#233;conomique li&#233;e &#224; la propagation du coronavirus. Des fins de missions aux non-renouvellements de contrats, ces travailleurs se retrouvent du jour au lendemain au ch&#244;mage, un ch&#244;mage auquel ils ne peuvent voir d'issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette aggravation des difficult&#233;s financi&#232;res des plus pr&#233;caires, le coronavirus n'en est en rien responsable. Ce qui en est la cause est une politique gouvernementale sacrifiant les revenus des travailleurs, en activit&#233;, en retraite ou sans emploi pour maintenir les profits de la bourgeoisie !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Une pr&#233;carit&#233; de plus en plus pr&#233;caire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Une-precarite-de-plus-en-plus-precaire</link>
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		<dc:date>2018-07-09T16:51:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Une note de la Direction de l'animation de la recherche, des &#233;tudes et des statistiques du minist&#232;re du Travail met en &#233;vidence le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233; de l'emploi. &lt;br /&gt;10,8 % des salari&#233;s sont aujourd'hui en contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e (CDD) et la dur&#233;e des CDD est de plus en plus courte. La part des contrats de moins d'un mois est pass&#233;e de 57 % des CDD en 1998 &#224; 83 % en 2017. &lt;br /&gt;Quant &#224; la part des contrats d'une seule journ&#233;e, elle est pass&#233;e de 8 % des CDD en 2001 &#224; 30 % en 2017 !

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une note de la Direction de l'animation de la recherche, des &#233;tudes et des statistiques du minist&#232;re du Travail met en &#233;vidence le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233; de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10,8 % des salari&#233;s sont aujourd'hui en contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e (CDD) et la dur&#233;e des CDD est de plus en plus courte. La part des contrats de moins d'un mois est pass&#233;e de 57 % des CDD en 1998 &#224; 83 % en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la part des contrats d'une seule journ&#233;e, elle est pass&#233;e de 8 % des CDD en 2001 &#224; 30 % en 2017 !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Int&#233;rimaires c'est-&#224;-dire prol&#233;taires
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Interimaires-c-est-a-dire-proletaires</link>
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		<dc:date>2017-10-23T18:00:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>PSA
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Jeudi et vendredi dernier, soixante-dix int&#233;rimaires ont fait gr&#232;ve pour demander une augmentation de leurs salaires &#224; l'usine PSA La Janais de Rennes. &#202;tre int&#233;rimaire, c'est ne pas avoir toujours droit &#224; la tenue de travail, c'est pouvoir &#234;tre jet&#233; comme un kleenex et, au final, gagner moins. Pour les patrons c'est surtout un moyen de nous rendre pr&#233;caires, de nous emp&#234;cher de nous d&#233;fendre. Mais ils tombent parfois sur un os : l'arme des travailleurs (int&#233;rimaires ou non), c'est la gr&#232;ve.

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeudi et vendredi dernier, soixante-dix int&#233;rimaires ont fait gr&#232;ve pour demander une augmentation de leurs salaires &#224; l'usine PSA La Janais de Rennes. &#202;tre int&#233;rimaire, c'est ne pas avoir toujours droit &#224; la tenue de travail, c'est pouvoir &#234;tre jet&#233; comme un kleenex et, au final, gagner moins. Pour les patrons c'est surtout un moyen de nous rendre pr&#233;caires, de nous emp&#234;cher de nous d&#233;fendre. Mais ils tombent parfois sur un os : l'arme des travailleurs (int&#233;rimaires ou non), c'est la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La pr&#233;carit&#233; tue
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-precarite-tue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-precarite-tue</guid>
		<dc:date>2017-10-23T18:00:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>En 2012, un facteur colis s'est noy&#233; en tentant de rep&#234;cher un colis tomb&#233; &#224; l'eau alors qu'il le livrait sur une p&#233;niche. Cette histoire a mis &#224; jour sa situation : employ&#233; au noir, comme tant d'autres, par un petit patron sous-traitant de La Poste. &lt;br /&gt;La Poste conna&#238;t tr&#232;s bien la situation de ces salari&#233;s, comme l'a rappel&#233; l'inspection du travail dans cette affaire. Elle sait aussi que cette pr&#233;carit&#233; met la pression sur eux, jusqu'&#224; risquer leur vie pour un colis. &lt;br /&gt;Apr&#232;s 5 ans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2012, un facteur colis s'est noy&#233; en tentant de rep&#234;cher un colis tomb&#233; &#224; l'eau alors qu'il le livrait sur une p&#233;niche. Cette histoire a mis &#224; jour sa situation : employ&#233; au noir, comme tant d'autres, par un petit patron sous-traitant de La Poste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Poste conna&#238;t tr&#232;s bien la situation de ces salari&#233;s, comme l'a rappel&#233; l'inspection du travail dans cette affaire. Elle sait aussi que cette pr&#233;carit&#233; met la pression sur eux, jusqu'&#224; risquer leur vie pour un colis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 5 ans d'instruction, La Poste, le directeur du centre Coliposte et le patron de l'entreprise sous-traitante sont mis en examen pour &lt;em&gt;&#171; marchandage et pr&#234;t de main d'&#339;uvre illicite&lt;/em&gt; &lt;em&gt; &#187;&lt;/em&gt;. C'est bien le moins que pouvait faire la justice. Mais pour mettre un terme &#224; ces pratiques, c'est &#224; leurs luttes que les postiers doivent faire confiance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chez les cartographes de l'IGN, un d&#233;but de lutte contre la pr&#233;carit&#233;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Chez-les-cartographes-de-l-IGN-un-debut-de-lutte-contre-la-precarite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Chez-les-cartographes-de-l-IGN-un-debut-de-lutte-contre-la-precarite</guid>
		<dc:date>2017-06-09T10:09:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>L'Institut national de l'information g&#233;ographique et foresti&#232;re (IGN) est un &#233;tablissement public qui op&#232;re dans la cartographie. Sur ses 1 700 agents, principalement fonctionnaires, une centaine est en CDD sur des postes pourtant permanents. Las de cette situation, qui rend difficile de se projeter dans l'avenir, mais aussi de louer un logement ou de prendre un cr&#233;dit, une vingtaine d'entre eux ont initi&#233; une mobilisation pour obtenir la CDIsation de tous les pr&#233;caires de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-113-juin-juillet-aout-2017-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 113, juin-juillet-ao&#251;t 2017
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Institut national de l'information g&#233;ographique et foresti&#232;re (IGN) est un &#233;tablissement public qui op&#232;re dans la cartographie. Sur ses 1 700 agents, principalement fonctionnaires, une centaine est en CDD sur des postes pourtant permanents. Las de cette situation, qui rend difficile de se projeter dans l'avenir, mais aussi de louer un logement ou de prendre un cr&#233;dit, une vingtaine d'entre eux ont initi&#233; une mobilisation pour obtenir la CDIsation de tous les pr&#233;caires de l'institut.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La direction accuse les coupes budg&#233;taires qui s'accumulent depuis des ann&#233;es et d&#233;passent le seul cadre de l'IGN. Cela l'obligerait, selon elle, &#224; recourir &#224; la pr&#233;carit&#233; pour ajuster le nombre d'emplois. Mais pas question pour les agents de se laisser faire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs agents en CDD, soutenus par la CGT, ont donc appel&#233; leurs coll&#232;gues &#224; se r&#233;unir, bien d&#233;cid&#233;s &#224; faire bouger les choses. Cette premi&#232;re r&#233;union, qui a regroup&#233; pr&#232;s d'une vingtaine d'agents d&#233;but avril, leur a permis d'&#233;changer sur les difficult&#233;s cr&#233;&#233;es par leur situation et de comparer la mani&#232;re dont ils sont trait&#233;s par la direction. Certains ont encha&#238;n&#233; plusieurs contrats de dur&#233;es allant de quelques mois &#224; trois ans depuis qu'ils sont en poste. Car dans la fonction publique, pas de limitation r&#233;glementaire du nombre de renouvellements de CDD ! Et les agents sont suppos&#233;s lanterner pendant six ans dans la pr&#233;carit&#233; avant de pouvoir pr&#233;tendre &#233;ventuellement &#224; un CDI. Pourtant, la possibilit&#233; existe d'embaucher directement en CDI pour certains emplois. Ainsi, une dizaine d'informaticiens ont &#233;t&#233; inform&#233;s que leur contrat serait requalifi&#233; en CDI&#8230; avant que la direction se r&#233;tracte, car un nouveau d&#233;cret supprimait les informaticiens des postes CDIsables d&#232;s l'embauche. La direction savait que le d&#233;cret devait sortir, mais s'y est prise au dernier moment et s'en lave maintenant les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enthousiasm&#233;s par leur premi&#232;re r&#233;union, les coll&#232;gues se sont donc donn&#233; pour mot d'ordre la d&#233;pr&#233;carisation imm&#233;diate de tous les salari&#233;s en CDD de l'IGN, soulignant le caract&#232;re permanent des emplois qu'ils occupent et leur participation aux missions incontournables de l'institut, ce qui est en d&#233;calage avec la nature de leur contrat. Ils ont r&#233;dig&#233; et distribu&#233; un tract &#224; la cantine pour alerter l'ensemble du personnel de cette situation et entra&#238;ner d'autres coll&#232;gues dans la bataille. Une p&#233;tition r&#233;clamant la CDIsation imm&#233;diate des pr&#233;caires, ainsi qu'un plan de titularisation pour l'ensemble des contractuels, a &#233;t&#233; sign&#233;e par plus de 250 coll&#232;gues. Jamais une p&#233;tition (pratique courante dans l'&#233;tablissement) n'avait remport&#233; autant de succ&#232;s. De nombreux messages de soutien ont &#233;t&#233; exprim&#233;s et des discussions se sont engag&#233;es. Car les fonctionnaires aussi sont sensibles &#224; la pr&#233;carit&#233; de leurs coll&#232;gues, qui est l'affaire de tous. D'autant qu'elle implique des charges suppl&#233;mentaires pour eux en d&#233;sorganisant la production et multipliant les temps de formation &#224; cause de la rotation impos&#233;e par ce syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coll&#232;gues CDD qui ont initi&#233; la mobilisation n'entendent pas en rester l&#224;. Ils se sont r&#233;unis &#224; nouveau mi-mai, avec des coll&#232;gues fonctionnaires solidaires. L'id&#233;e d'une journ&#233;e de gr&#232;ve a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e. Les coll&#232;gues savent que pour gagner, il faudra plus qu'une p&#233;tition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;carit&#233; d&#233;passe largement l'IGN et concerne de nombreux salari&#233;s du secteur public. La d&#233;termination de ceux de l'IGN pourrait donc en inspirer bien d'autres, qui ont les m&#234;mes raisons de trouver le chemin de la mobilisation et ont d'autant plus de chances de gagner s'ils se mobilisent ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;25 mai 2017, Yannick KERVIAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1035 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH558/ign-5f0a9.png?1788720387' width='400' height='558' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Multiplication des CDD de moins d'un mois
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Multiplication-des-CDD-de-moins-d-un-mois</link>
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		<dc:date>2017-01-30T17:16:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Selon une &#233;tude de l'Unedic, si les recrutements en CDI et en CDD de plus d'un mois sont rest&#233;s stables entre 2000 et 2016, les recrutements en CDD de moins d'un mois sont pass&#233;s de 1,6 &#224; 3,9 millions par trimestre. &lt;br /&gt;Pour augmenter ses profits, le patronat nous impose toujours plus de pr&#233;carit&#233;. Pour pouvoir vivre correctement, une seule solution : leur imposer des CDI pour tous.

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon une &#233;tude de l'Unedic, si les recrutements en CDI et en CDD de plus d'un mois sont rest&#233;s stables entre 2000 et 2016, les recrutements en CDD de moins d'un mois sont pass&#233;s de 1,6 &#224; 3,9 millions par trimestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour augmenter ses profits, le patronat nous impose toujours plus de pr&#233;carit&#233;. Pour pouvoir vivre correctement, une seule solution : leur imposer des CDI pour tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MC Syncro : Gr&#232;ve pour l'embauche des int&#233;rimaires et l'augmentation des salaires
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Greve-pour-l-embauche-des-interimaires-et-l-augmentation-des-salaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Greve-pour-l-embauche-des-interimaires-et-l-augmentation-des-salaires</guid>
		<dc:date>2017-01-26T14:21:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>PSA
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Le 5 d&#233;cembre, chez MC Syncro &#224; Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, entreprise situ&#233;e juste &#224; c&#244;t&#233; du site de PSA Poissy, 16 salari&#233;s en CDI et 6 int&#233;rimaires, en tout 22 ouvriers sur 27 &#224; la production, ont d&#233;marr&#233; une gr&#232;ve. Ils revendiquent l'embauche de tous les int&#233;rimaires, une augmentation de 200 &#8364; mensuels et 1 000 &#8364; de prime annuelle. &lt;br /&gt;MC Syncro n'est pas une pauvre petite entreprise sous-traitante sans ressources, mais un rapace &#224; la conqu&#234;te du march&#233; mondial, une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Dans-les-entreprises-361-" rel="directory"&gt;Dans les entreprises
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L130xH150/arton9463-37c48.png?1788720387' class='spip_logo spip_logo_right' width='130' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 5 d&#233;cembre, chez MC Syncro &#224; Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines, entreprise situ&#233;e juste &#224; c&#244;t&#233; du site de PSA Poissy, 16 salari&#233;s en CDI et 6 int&#233;rimaires, en tout 22 ouvriers sur 27 &#224; la production, ont d&#233;marr&#233; une gr&#232;ve. Ils revendiquent l'embauche de tous les int&#233;rimaires, une augmentation de 200 &#8364; mensuels et 1 000 &#8364; de prime annuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;MC Syncro n'est pas une pauvre petite entreprise sous-traitante sans ressources, mais un rapace &#224; la conqu&#234;te du march&#233; mondial, une filiale du groupe &#233;quipementier automobile Eurofit, joint-venture fond&#233;e en 1996 entre Michelin et Continental (MC), qui se vante d'employer des milliers de salari&#233;s dans une vingtaine de localit&#233;s et sur quatre continents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette entreprise est l'unique fournisseur de roues de PSA Poissy. Elle a comme seule activit&#233; d'en monter et livrer environ 4 500 par jour. L'usine d'assemblage de PSA Poissy avec ses plus de 5 000 salari&#233;s fonctionne en flux tendu, il n'y a quasiment pas de stocks, et &#224; peine pour trois jours &#224; MC Syncro. Si ce sous-traitant est en retard de quelques heures dans ses livraisons, l'usine de PSA s'arr&#234;te. L'enjeu de briser cette gr&#232;ve est donc de taille pour les constructeurs, sous-traitants et bo&#238;tes d'int&#233;rim.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des int&#233;rimaires en gr&#232;ve pour leur embauche !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement est assez rare pour &#234;tre remarqu&#233; : des int&#233;rimaires sont en gr&#232;ve, depuis d&#233;cembre. Ils viennent tous d'Alliance ou d'Adecco. D&#232;s l'annonce de la gr&#232;ve, des cadres d'Alliance sont venus sur place mettre ill&#233;galement fin aux missions des gr&#233;vistes pour MC Syncro, en proposant &#224; certains d'autres missions le jour m&#234;me&#8230; &#224; PSA Poissy et &#224; Renault Flins ! Peine perdue, les int&#233;rimaires les ont envoy&#233;s pa&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du conflit, la direction de MC Syncro a fait venir des cadres des autres sites, de Rennes, de Valenciennes et de Moselle pour remplacer les gr&#233;vistes. &lt;em&gt;&#171; Ils sont &#224; trois, sur un poste que chacun d'entre nous est oblig&#233; de tenir seul&#8230; Si on reprend le boulot, on saura quoi revendiquer ! &#187;&lt;/em&gt;, dit un gr&#233;viste. Petite victoire des gr&#233;vistes : ceux des ouvriers qui ne sont pas en gr&#232;ve refusent d&#233;sormais les heures suppl&#233;mentaires r&#233;clam&#233;es par la direction pour briser la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le recours massif aux &#171; travailleurs d&#233;tach&#233;s &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme les chefs, comptables, informaticiens et autres &#8211; y compris le directeur du site oblig&#233; de retourner sur cha&#238;ne pour l'occasion ! &#8211; ont du mal &#224; faire le travail des ouvriers, la direction a recrut&#233; ill&#233;galement des int&#233;rimaires et fait venir des travailleurs de MC Syncro (et du groupe Eurofit) de Belgique, de Tch&#233;quie, d'Allemagne, d'Espagne, de Hongrie&#8230; Un gr&#233;viste ironise en montrant son usine : &lt;em&gt;&#171; C'est l'Euro 2017 l&#224;-dedans ! &#187;&lt;/em&gt;. Les gr&#233;vistes ont r&#233;dig&#233; des tracts en plusieurs langues pour leur expliquer la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 3 janvier, des salari&#233;s hongrois sont arriv&#233;s vers midi devant les portes de l'usine. Les gr&#233;vistes ont accouru pour leur parler. Dans un anglais approximatif (de part et d'autre), les salari&#233;s hongrois ont expliqu&#233; qu'ils arrivaient &#224; peine de l'a&#233;roport, qu'ils venaient d'un site MC Syncro de Hongrie. Ils &#233;taient en cong&#233; et la direction a envoy&#233; un mail &#224; leur hi&#233;rarchie pour une mission en France, avec les billets d'avion ! &lt;em&gt;&#171; Combien serez-vous pay&#233; pour cette mission ? &#187;&lt;/em&gt; demande un gr&#233;viste. &lt;em&gt;&#171; On n'en sait rien &#187;&lt;/em&gt;, r&#233;pond un des ouvriers hongrois, &#171; &lt;em&gt;mais on est s&#251;r que ce sera beaucoup plus que chez nous ! &lt;/em&gt; &#187;. Et pour cause : alors qu'&#224; MC Syncro le salaire d'un ouvrier fran&#231;ais en CDI est de 1 486 &#8364; bruts, celui d'un salari&#233; hongrois est de 300 &#224; 400 &#8364; nets par mois, nous disent-ils, pour 160 heures dans le mois&#8230; Les gr&#233;vistes montrent leur tract en anglais, les ouvriers hongrois hochent la t&#234;te en souriant : &#171; &lt;em&gt;Ce n'est pas contre vous &#187;&lt;/em&gt;, dit un gr&#233;viste, &#171; &lt;em&gt;bienvenue en France !&lt;/em&gt; &#187;. Les gr&#233;vistes sont contents d'avoir pu leur parler avant la direction, &lt;em&gt;&#171; Ce sera plus difficile de leur reparler ensuite &#187;&lt;/em&gt;, dit l'un d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces &#171; renforts &#187; ne suffiront pas pour tenir les cadences, chaque jour les autres sites de MC Syncro France et autres filiales du groupe Eurofit (&#224; Hambach en Moselle, notamment) aident &#224; la pr&#233;paration des roues pour PSA Poissy : des milliers de roues qui circulent en camion et parcourent des milliers de kilom&#232;tres pour assurer l'alimentation du site de Poissy !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'&#233;norme surco&#251;t pour le patron &#8211; qui dit que la gr&#232;ve lui co&#251;te 15 000 &#8364; par jour &#8211;, il ne c&#232;de pas. Une victoire des gr&#233;vistes serait un encouragement pour l'ensemble travailleurs des autres sous-traitants et pour les salari&#233;s de PSA.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une gr&#232;ve qui pointe la gangr&#232;ne de la pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout le secteur automobile en est infest&#233;. Elle alimente une forte division entre les travailleurs. Par exemple &#224; PSA Poissy, sur cha&#238;ne en &#233;quipe de nuit, la majorit&#233; des ouvriers vient des bo&#238;tes d'int&#233;rim. &#192; Renault Flins, dans le m&#234;me d&#233;partement, il y a 84 % d'int&#233;rimaires au Montage (plus de 50 % d'int&#233;rimaires en production). &#192; Renault Cl&#233;on en Normandie, sur cha&#238;ne, le taux d'int&#233;rimaires monte parfois &#224; 90 %, et cela s'aggrave d'ann&#233;e en ann&#233;e. Les int&#233;rimaires occupent les postes les plus durs, ont r&#233;guli&#232;rement des probl&#232;mes de fiche de paie. Mais ils ne se laissent pas faire : &#224; Renault Flins, en novembre 2015, 350 int&#233;rimaires avaient d&#233;bray&#233; sur des probl&#232;mes de salaires, du jamais vu &#224; l'&#233;poque. Tout r&#233;cemment Adecco &#224; PSA Poissy s'&#233;tant permis de ne pas verser aux int&#233;rimaires une prime de demi-treizi&#232;me mois de 600 &#8364;, une contestation collective a oblig&#233; l'agence &#224; s'engager &#224; r&#233;gulariser la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; la direction de Poissy voudrait sous-traiter des secteurs entiers de l'usine : la s&#233;curit&#233;, la logistique, la maintenance ou le transport des v&#233;hicules neufs, la gr&#232;ve de MC Syncro peut faire figure d'embl&#232;me d'une nouvelle solidarit&#233; entre CDI, sous-traitants et int&#233;rimaires, pour l'embauche de ces derniers et l'augmentation des salaires. Un v&#233;ritable danger pour les patrons, une carte &#224; jouer pour les gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renault et PSA imposent depuis des ann&#233;es des blocages de salaire. Pour PSA, il n'est pas question de laisser planer l'id&#233;e chez les salari&#233;s qu'ils peuvent esp&#233;rer autre chose que les aum&#244;nes des NAO (N&#233;gociations annuelles obligatoires), n&#233;goci&#233;es par certains syndicats soumis. Pourtant &#224; MC Syncro (comme chez PSA et Renault &#224; une autre &#233;chelle), l'argent coule &#224; flots. En 2015, MC Syncro France a vers&#233; 10 millions &#224; ses actionnaires, et est assis sur pr&#232;s de 2,5 millions de fonds de r&#233;serve apr&#232;s versement des dividendes. Ce seul fonds repr&#233;senterait une augmentation de pr&#232;s de 2 000 &#8364; par mois rien que pour les 109 ouvriers en CDI de MC Syncro France. La richesse existe, il faut donc aller la chercher.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une gr&#232;ve qui doit faire parler d'elle !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette gr&#232;ve a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e six mois &#224; l'avance par des discussions entre salari&#233;s. Certains ont d&#233;j&#224; l'exp&#233;rience d'une gr&#232;ve en 2010, o&#249; ils avaient r&#233;ussi &#224; imposer en une journ&#233;e l'embauche en CDI de 15 int&#233;rimaires et une prime annuelle de 500 &#8364;. Ils l'ont &#233;t&#233; &#224; nouveau en 2014. Cette fois-ci, pour faire conna&#238;tre leur bataille, ils ont organis&#233; deux collectes devant PSA Poissy, d&#233;velopp&#233; tout un r&#233;seau de solidarit&#233; et ont re&#231;u de nombreux soutiens financiers de syndicats dont celui de la CGT de Renault Flins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de cette quatri&#232;me semaine de gr&#232;ve, vendredi 6 janvier, les travailleurs de MC Syncro ont vot&#233; la poursuite du mouvement pour la semaine suivante. Mardi 10 janvier, ils passent au tribunal en r&#233;f&#233;r&#233; pour faire condamner leur employeur pour non respect du droit de gr&#232;ve. &#192; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, les gr&#233;vistes n'ont pas re&#231;u la r&#233;ponse du tribunal. Deux fois d&#233;j&#224; depuis le d&#233;but de la gr&#232;ve, les ouvriers ont &#233;t&#233; d&#233;bout&#233;s. En signe d'aveu que ces accusations sont bel et bien fond&#233;es, MC Syncro ne se d&#233;fend que sur la forme. Les gr&#233;vistes esp&#232;rent qu'une victoire juridique renflouera leur caisse de gr&#232;ve et obligera l'entreprise &#224; ne pas recourir &#224; de la main-d'&#339;uvre pour les remplacer, ce qui peut-&#234;tre bloquerait la production de MC Syncro et donc celle de PSA Poissy. Un espoir qui peut &#234;tre d&#233;&#231;u, tant il est rare que la justice tranche contre le patronat, m&#234;me voyou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la d&#233;cision du tribunal, la v&#233;ritable lutte n'est pas juridique. Pour faire plier MC Syncro, l'int&#233;rim et leur donneur d'ordre PSA, la gr&#232;ve des travailleurs de MC Syncro doit se faire conna&#238;tre le plus largement possible, afficher et populariser ses revendications &#224; PSA Poissy, &#224; Renault Flins. Tant leurs revendications et leur lutte, contre la pr&#233;carit&#233; et pour l'augmentation des salaires, sont aujourd'hui celles de tous les autres salari&#233;s du pays et d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 janvier 2017, &lt;strong&gt;Hersh RAY &amp; L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derni&#232;re heure :&lt;/strong&gt; au moment o&#249; nous mettons sous presse, nous apprenons la fin de la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Boulots de merde ! Du cireur au trader
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Boulots-de-merde-Du-cireur-au-trader</link>
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		<dc:subject>USA
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<description>Boulots de merde ! Du cireur au trader &lt;br /&gt;De Julien Brygo et Olivier Cyran &lt;br /&gt;La D&#233;couverte, 2016, 240 pages, 18,50 &#8364;. Le &#171; boulot de merde &#187;, ce n'est pas seulement le boulot pr&#233;caire, p&#233;nible, mal pay&#233;, aux horaires extensibles et al&#233;atoires. C'est aussi le boulot vide de sens, parfois humiliant, voire nuisible socialement, accept&#233; sous la pression du ch&#244;mage. &lt;br /&gt;Les deux auteurs, journalistes ind&#233;pendants, critiques des m&#233;dias, en livrent quelques exemples, comme celui de cette jeune&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Boulots de merde ! Du cireur au trader&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;De Julien Brygo et Olivier Cyran&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La D&#233;couverte, 2016, 240 pages, 18,50 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; boulot de merde &#187;, ce n'est pas seulement le boulot pr&#233;caire, p&#233;nible, mal pay&#233;, aux horaires extensibles et al&#233;atoires. C'est aussi le boulot vide de sens, parfois humiliant, voire nuisible socialement, accept&#233; sous la pression du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux auteurs, journalistes ind&#233;pendants, critiques des m&#233;dias, en livrent quelques exemples, comme celui de cette jeune femme embauch&#233;e &#224; la journ&#233;e pour faire la &#171; plante verte &#187; &#224; l'entr&#233;e d'un palace, potiche qui doit sourire en silence sous les remarques salaces de gros lourdauds, ou encore le livreur de repas &#224; v&#233;lo, le cireur de chaussures de la D&#233;fense ou l'agent de s&#233;curit&#233; de Dunkerque, charg&#233; de d&#233;busquer les migrants dans les camions en partance pour l'Angleterre. Dans la ligne de mire des auteurs, &#233;galement, l'institution du service civique, dont les volontaires r&#234;vent d'&#234;tre utiles &#224; la collectivit&#233;, mais font du porte-&#224;-porte pour pr&#234;cher &#171; les bons gestes pour l'environnement &#187;, sous le patronage d'EDF et de la Lyonnaise des eaux. Les auteurs font aussi visiter le CHU de Toulouse, qui met en &#339;uvre le &lt;em&gt;&#171; lean hospital &#187;&lt;/em&gt; inspir&#233; de Toyota, avec sa chasse aux temps morts, sa chirurgie dite ambulatoire (&#224; peine op&#233;r&#233;s, vous prenez la porte !), son &#171; logisticien du dernier m&#232;tre &#187; qui charge et d&#233;charge des chariots automatis&#233;s apportant repas, linge et m&#233;dicaments dans les services en mode z&#233;ro stock. Ils &#233;cornent au passage la &#171; boursouflure &#187; et l'hypocrisie de la com' patronale, comme celle du patron d'Adrexo (distribution de publicit&#233;s) qui se vante de faire &#233;conomiser &#224; ses salari&#233;s un abonnement au Gymnase Club en les faisant courir sur leur tourn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre interviews de dirigeants et t&#233;moignages de salari&#233;s, les auteurs racontent la vie d'une multitude de salari&#233;s soumis &#224; des boulots serviles ou sans int&#233;r&#234;t. Ils mettent &#224; nu quelques m&#233;canismes de l'exploitation, comme la &#171; pr&#233;quantification &#187;, version moderne du travail &#224; la t&#226;che, qui permet aux patrons de payer un temps de travail forfaitaire largement sous-estim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors quand il donne la parole &#224; un postier de Marseille pour conclure le livre en affirmant que &lt;em&gt;&#171; c'est la lutte collective qui redonne du sens &#224; notre boulot &#187;&lt;/em&gt;, on opine du bonnet !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Hollande : &#224; bas le ch&#244;mage, mais... vive la pr&#233;carit&#233; !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Hollande-a-bas-le-chomage-mais-vive-la-precarite</link>
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		<dc:date>2017-01-02T14:21:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Fran&#231;ois Hollande
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Le gouvernement s'est f&#233;licit&#233; de la baisse du nombre de ch&#244;meurs en cat&#233;gorie A. Il se garde bien de pr&#233;ciser que cette baisse s'est accompagn&#233;e d'une explosion de la pr&#233;carit&#233;. En effet, dans le m&#234;me temps, le nombre de demandeurs d'emploi, toutes cat&#233;gories confondues, a augment&#233; de 0,4 %. Cela est d&#251;, en grande partie, &#224; la multiplication des contrats aid&#233;s en tout genre qui permettent aux patrons d'employer des jeunes pour une dur&#233;e limit&#233;e, pour un salaire au SMIC, et avec, en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement s'est f&#233;licit&#233; de la baisse du nombre de ch&#244;meurs en cat&#233;gorie A. Il se garde bien de pr&#233;ciser que cette baisse s'est accompagn&#233;e d'une explosion de la pr&#233;carit&#233;. En effet, dans le m&#234;me temps, le nombre de demandeurs d'emploi, toutes cat&#233;gories confondues, a augment&#233; de 0,4 %. Cela est d&#251;, en grande partie, &#224; la multiplication des contrats aid&#233;s en tout genre qui permettent aux patrons d'employer des jeunes pour une dur&#233;e limit&#233;e, pour un salaire au SMIC, et avec, en prime, des aides financi&#232;res sous formes de subventions ou d'exon&#233;rations de cotisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, pour les ch&#244;meurs ou les travailleurs pr&#233;caires, c'est toujours la gal&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le travail tue, l'int&#233;rim tue &#233;norm&#233;ment
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-travail-tue-l-interim-tue-enormement</link>
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		<dc:date>2016-11-14T16:51:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>39 869 accidents du travail et 64 morts en 2014, les int&#233;rimaires sont les premi&#232;res victimes du travail. Ils ont statistiquement deux fois plus de risque d'en mourir. &lt;br /&gt;Les raisons, nous les savons tous. L'int&#233;rim nous prom&#232;ne souvent de bo&#238;te en bo&#238;te, voire de m&#233;tier en m&#233;tier. Il nous prive ainsi de la connaissance fine du m&#233;tier, du site, des machines, des coll&#232;gues de l'&#233;quipe, qui est, pour tout travailleur, le meilleur garant de sa s&#233;curit&#233;. Bien mieux que les ISO et les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Conditions-de-travail-+" rel="tag"&gt;Conditions de travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;39 869 accidents du travail et 64 morts en 2014, les int&#233;rimaires sont les premi&#232;res victimes du travail. Ils ont statistiquement deux fois plus de risque d'en mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons, nous les savons tous. L'int&#233;rim nous prom&#232;ne souvent de bo&#238;te en bo&#238;te, voire de m&#233;tier en m&#233;tier. Il nous prive ainsi de la connaissance fine du m&#233;tier, du site, des machines, des coll&#232;gues de l'&#233;quipe, qui est, pour tout travailleur, le meilleur garant de sa s&#233;curit&#233;. Bien mieux que les ISO et les audits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le statut d'int&#233;rimaire rend ext&#233;rieur &#224; l'entreprise et prive donc d'une s&#233;rie de droits comme la formation ou la surveillance de l'exposition aux maladies professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;rim surtout g&#232;ne la lutte collective qui permettrait d'imposer baisse des cadences, possibilit&#233; de gagner en exp&#233;rience, formation et suivi m&#233;dical. Alors, pour gagner en s&#233;curit&#233;, on pourrait commencer par gagner l'embauche des coll&#232;gues int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Fonction publique : bonjour la pr&#233;carit&#233; !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Fonction-publique-bonjour-la-precarite</link>
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		<dc:date>2009-04-30T19:40:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Selon certains, la fonction publique serait le havre des &#171; planqu&#233;s &#187;, des &#171; ronds-de-cuir &#187; voire des &#171; fain&#233;ants &#187;&#8230; Id&#233;es re&#231;ues bien pratiques pour les gouvernements quand ils veulent rogner sur tout. Rien n'a jamais &#233;t&#233; rose pour tous dans la fonction publique, mais 30 ans d'attaques contre les statuts, les emplois et les salaires ont singuli&#232;rement chang&#233; la situation. Surtout pour les agents, de plus en plus nombreux, qui ne sont pas fonctionnaires. &lt;br /&gt;Davantage de pr&#233;carit&#233; que&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-63-mai-juin-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 63, mai-juin 2009
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon certains, la fonction publique serait le havre des &#171; planqu&#233;s &#187;, des &#171; ronds-de-cuir &#187; voire des &#171; fain&#233;ants &#187;&#8230; Id&#233;es re&#231;ues bien pratiques pour les gouvernements quand ils veulent rogner sur tout. Rien n'a jamais &#233;t&#233; rose pour tous dans la fonction publique, mais 30 ans d'attaques contre les statuts, les emplois et les salaires ont singuli&#232;rement chang&#233; la situation. Surtout pour les agents, de plus en plus nombreux, qui ne sont pas fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Davantage de pr&#233;carit&#233; que dans le priv&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Attention au vocabulaire, on ne parle pas de &#171; pr&#233;caires &#187; mais de &#171; non-titulaires &#187;. De plus en plus nombreux et vari&#233;s : CDD, auxiliaires, vacataires, contrats aid&#233;s, stagiaires&#8230; Fin 2005, ils &#233;taient 900 000 sur les 5,3 millions d'agents de la fonction publique, soit 17 %&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rapport annuel sur l'&#233;tat de la fonction publique , Faits et Chiffres (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Et encore, ne sont pas d&#233;compt&#233;es ici les entreprises publiques qui recrutent d&#233;j&#224; avec des contrats de droit priv&#233;, comme La Poste, emmen&#233;e r&#233;guli&#232;rement aux prud'hommes par des salari&#233;s qui ont parfois encha&#238;n&#233; plusieurs dizaines voire centaines de CDD. Dans le priv&#233; &#224; titre de comparaison, les contrats courts (CDD, int&#233;rims, emplois aid&#233;s) repr&#233;sentent 14 % des salari&#233;s.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Emploi, ch&#244;mage, population active : un bilan des &#233;volutions 2005-2007 , (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; En 1990, la proportion de contrats courts &#233;tait de 11 % dans la fonction publique, 9 % dans le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la fonction publique d'&#201;tat, c'est la gauche qui en 1984 a rendu possible l'embauche en CDD (des CDD sp&#233;cifiques au droit public, pour une p&#233;riode de trois ans, renouvelables une fois et cens&#233;s s'appliquer &#224; des emplois pour lesquels il n'existe pas de corps de fonctionnaires adapt&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cette loi de 1984, le gouvernement r&#233;gularisait de fait une pratique inaugur&#233;e dans les ann&#233;es 1970, avec des cadres juridiques h&#233;t&#233;rog&#232;nes entre les administrations. &#192; la diff&#233;rence qu'avant il s'agissait d'embauches en CDI. Ensuite, finie l'embauche de contractuels en CDI sauf pour des postes &#224; temps partiel impos&#233; (postes r&#233;serv&#233;s aux seuls contractuels). La loi de 1984 ouvrait donc la porte aux CDD, aux contrats saisonniers ou vacataires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les saisonniers sont embauch&#233;s pour moins de six mois, par exemple par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique &#233;tant ce qu'elle est, les contractuels embauch&#233;s en CDD parvenaient g&#233;n&#233;ralement, quitte &#224; changer de poste, &#224; se faire renouveler au-del&#224; des six ans pr&#233;vus. Selon les chiffres de 2002, 56 % des contrats courts de la fonction publique d&#233;bouchaient sur&#8230; un contrat court de la fonction publique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;16 % des agents de la fonction publique en contrat court, en mars 2002 , (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Alors que 57 % des contrats courts du priv&#233; d&#233;bouchaient sur du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un tapis roulant de pr&#233;caires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais les choses changent. D&#233;but 2007, le gouvernement se conformait aux insistances europ&#233;ennes et mettait fin aux successions infinies de CDD : apr&#232;s 6 ans en CDD, toute prolongation de contrat devait se faire en CDI. Le CDI r&#233;appara&#238;t : avantageux ? Certains ont pu acc&#233;der &#224; la stabilit&#233; tant recherch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais&#8230; les directeurs d'administration ne veulent point trop de CDI ! Depuis 2006, ils disposent d'un plafond d'emplois, c'est-&#224;-dire d'un montant maximum de r&#233;mun&#233;rations qu'il est interdit de d&#233;passer, et g&#232;rent les embauches en fonction. Comme le plafond baisse d'une ann&#233;e sur l'autre, les directeurs doivent garder un volant de pr&#233;caires dont ils peuvent se d&#233;barrasser. Pour que les contractuels n'acc&#232;dent pas au CDI, il faut les mettre &#224; la porte avant 6 ans d'anciennet&#233; et en prendre des nouveaux. Celui qui a d&#233;j&#224; eu son CDD n'est plus le bienvenu. Ainsi la direction du personnel du minist&#232;re du Travail (minist&#232;re cens&#233; lutter contre le recours abusif au CDD) &#233;crivait en octobre 2008 &#224; l'ensemble des directeurs de ses services : &lt;em&gt; &#171; Je vous rappelle que ces contrats &lt;/em&gt; [&#8230;] &lt;em&gt; n'ont pas vocation a &#234;tre reconduits &#187; &lt;/em&gt;. Plus question de laisser passer un seul CDI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela va plus loin. R&#233;cemment, la direction d&#233;partementale des affaires sanitaires et sociales d'Ille-et-Vilaine a voulu licencier une contractuelle qui venait d'acc&#233;der &#224; un CDI apr&#232;s 9 contrats d'un an ou moins et 6 ans d'incertitude. Sous pr&#233;texte de licenciement &#233;conomique. Comme si l'&#201;tat risquait de d&#233;poser le bilan ! Il y avait toujours autant de boulot &#224; faire, mais il fallait repasser sous le sacro-saint plafond d'emplois. L&#8216;administration a renonc&#233; &#224; ce licenciement car l'agent s'est d&#233;fendue, mais combien d'autres ont eu lieu ? D'autant plus absurde que c'est l'&#201;tat qui indemnise le ch&#244;mage de ses contractuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; Rapport annuel sur l'&#233;tat de la fonction publique &lt;/em&gt;, Faits et Chiffres 2006-2007, DGAFP.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; Emploi, ch&#244;mage, population active : un bilan des &#233;volutions 2005-2007 &lt;/em&gt;, Premi&#232;res Synth&#232;ses n&#176;26.1, juin 2008, Dares-Insee.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les saisonniers sont embauch&#233;s pour moins de six mois, par exemple par les Imp&#244;ts dans la p&#233;riode de traitement des d&#233;clarations. Les vacataires ont des contrats de 10 mois qui peuvent &#234;tre renouvel&#233;s sur une p&#233;riode de 3 ans&#8230; &#224; condition qu'il y ait deux mois d'&#233;cart entre chaque p&#233;riode de 10 mois. Les deux mois sont indemnis&#233;s une mis&#232;re : une fa&#231;on de payer au rabais la p&#233;riode d'&#233;t&#233; o&#249; l'activit&#233; est moindre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; 16 % des agents de la fonction publique en contrat court, en mars 2002 &lt;/em&gt;, Premi&#232;res Synth&#232;ses n&#176;04.2, janvier 2006, Dares.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Mi-temps et quart de paye ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Mi-temps-et-quart-de-paye</link>
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		<dc:date>2008-05-13T19:50:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Histoire
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : la pr&#233;carit&#233; &#233;tait la norme &lt;br /&gt;R&#233;gi par le Code civil, le contrat de travail n'engageait le travailleur que pour un temps ou une mission d&#233;termin&#233;e. En 1890, fut introduit un contrat de louage de services sans d&#233;termination de dur&#233;e et pouvant &#234;tre rompu unilat&#233;ralement par une des parties, avec un pr&#233;avis et une indemnit&#233; en cas de cong&#233;diement &#171; abusif &#187;. Apr&#232;s 1928, le licenciement devait &#234;tre motiv&#233;, sans trop de contraintes. &lt;br /&gt;C'est &#224; la fin des ann&#233;es 1950 que le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-1968-2008-40-ans-de-" rel="directory"&gt;DOSSIER : 1968-2008 : 40 ans de prol&#233;tarisation de la soci&#233;t&#233; et de luttes de classe
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : la pr&#233;carit&#233; &#233;tait la norme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;gi par le Code civil, le contrat de travail n'engageait le travailleur que pour un temps ou une mission d&#233;termin&#233;e. En 1890, fut introduit un contrat de louage de services sans d&#233;termination de dur&#233;e et pouvant &#234;tre rompu unilat&#233;ralement par une des parties, avec un pr&#233;avis et une indemnit&#233; en cas de cong&#233;diement &#171; abusif &#187;. Apr&#232;s 1928, le licenciement devait &#234;tre motiv&#233;, sans trop de contraintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la fin des ann&#233;es 1950 que le contrat de travail introduit la dur&#233;e minimale de pr&#233;avis en 1958, l'indemnit&#233; minimum en cas de licenciement en 1967.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; stabilisation &#187; du contrat de travail r&#233;pondait aux besoins du patronat qui, dans une p&#233;riode de forte croissance et de quasi-plein emploi &#8211; mais aussi d'exploitation d&#233;brid&#233;e &#8211;, cherchait &#224; attirer et stabiliser une main-d'&#339;uvre insuffisante dans bien des secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Milieu des ann&#233;es 1980 : le ch&#244;mage s'envole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur fond de ralentissement de la croissance, le ch&#244;mage atteint son maximum de 3 millions de ch&#244;meurs officiels au d&#233;but des ann&#233;es 1990. Bien install&#233;, il conna&#238;t quelques oscillations au fil des courtes reprises &#233;conomiques puis vagues de licenciements, sans pour autant se r&#233;sorber, malgr&#233; l'autoglorification des gouvernements &#224; chaque l&#233;g&#232;re baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ch&#244;mage de masse constitue bien entendu le premier facteur de pr&#233;carit&#233;. C'est aussi un moyen de pression dont use le patronat d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1980 pour geler les salaires, avec l'encouragement du gouvernement de gauche, et &#233;roder le CDI (dont les &#171; rigidit&#233;s &#187; seraient un frein &#224; l'embauche&#8230;). Sont alors cr&#233;&#233;s, ou explosent, les contrats dits &#171; atypiques &#187; : assouplissement du CDD sous la droite en 1979, temps partiel sous la gauche en 1982 (pudiquement appel&#233; &#171; travail &#224; temps choisi &#187;), ainsi qu'une kyrielle d'&#171; emplois aid&#233;s &#187;, c'est-&#224;-dire subventionn&#233;s par l'&#201;tat, qui sous couvert d'&#171; inciter &#224; l'emploi &#187; permettent d'embaucher des pr&#233;caires &#224; bas prix. Qui s'ajoutent &#224; l'int&#233;rim croissant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Stabilisation de&#8230; la pr&#233;carit&#233; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 30 ans, ces contrats d'exception, juridiquement encadr&#233;s&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les CDD, par exemple, doivent &#234;tre motiv&#233;s par &#233;crit, ne pas remplacer un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, se multiplient. Entre 1983 et 2005, on passe de 1,4 &#224; 3 millions d'emplois pr&#233;caires, soit un salari&#233; sur sept : 548 000 int&#233;rimaires, 1 713 000 CDD (dont un tiers dans le public), 434 000 emplois aid&#233;s et 335 000 apprentis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut y ajouter les &#171; temps partiels &#187;, favoris&#233;s par des exon&#233;rations massives (50 % sous le socialiste B&#233;r&#233;govoy, ramen&#233;es &#224; 30 % par Balladur). Entre 1992 et 1995, leur proportion passe de 11 % &#224; 17 % des salari&#233;s, dont 85 % sont des femmes. Des branches enti&#232;res se ruent sur l'aubaine, comme la grande distribution o&#249; le temps partiel devient la r&#232;gle (loin du volontariat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le total des emplois pr&#233;caires et du sous-emploi touche ainsi&#8230; 25 % des travailleurs. Mais 34 % des jeunes et 43 % des moins qualifi&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et avec la pr&#233;carit&#233;, la pauvret&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La part des salari&#233;s au Smic horaire a doubl&#233; en dix ans (17 % aujourd'hui) et ces derni&#232;res ann&#233;es, on &#233;valuait le salaire mensuel net moyen, en tenant compte du ch&#244;mage et du temps partiel, &#224; 985 &#8364; pour les ouvriers, et 925 &#8364; pour les employ&#233;s. La raison de cette &#171; smicardisation &#187; des salaires ? Encore des all&#232;gements de charges sociales, allant jusqu'&#224; 26 % du salaire brut au niveau du Smic, d&#233;gressifs jusqu'&#224; 1,6 fois le Smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;carit&#233; et bas salaires ne sont plus un passage oblig&#233; pour les seuls jeunes. Ils perdurent pour de nombreux travailleurs : 30 % des pr&#233;caires le restent d'une ann&#233;e sur l'autre, contre 20 % dans les ann&#233;es 1980. Si on regarde trois ann&#233;es cons&#233;cutives, ceux qui ne connaissent que ch&#244;mage ou bas salaires sont 17 % pour la p&#233;riode 1998-2000, contre 7 % quinze ans avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pauvret&#233; g&#233;n&#233;rale&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En France, le seuil de pauvret&#233; est fix&#233; &#224; 50 % du revenu m&#233;dian (seuil de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; a baiss&#233; depuis les ann&#233;es 1970 (12 % en 1970, 6,6 % en 1990, 6,2 % en 2004). Ce sont surtout les vieux travailleurs qui &#233;taient pauvres alors. Avec le minimum vieillesse et l'arriv&#233;e des premiers retrait&#233;s &#224; carri&#232;re compl&#232;te au d&#233;but des ann&#233;es 1980, la moyenne s'est am&#233;lior&#233;e (27,3 % de retrait&#233;s pauvres en 1970, 3,7 % en 1984), mais se d&#233;grade &#224; nouveau (3,8 % en 2001). Et la pauvret&#233; sp&#233;cifique des salari&#233;s augmente : 3,9 % en 1970, 4,6 % en 1984 et 5,4 % en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Entre ch&#244;mage, sous-emploi, incertitude de l'activit&#233; et pr&#233;carit&#233; financi&#232;re des &#171; travailleurs pauvres &#187;, &lt;/em&gt; r&#233;sume Jacques Rigaudiat dans son ouvrage &lt;em&gt; Le Nouvel Ordre prol&#233;taire &lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;3 Le Nouvel Ordre prol&#233;taire, Le mod&#232;le social fran&#231;ais face &#224; l'ins&#233;curit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt; , c'est tr&#232;s vraisemblablement entre le quart et le tiers de la population, entre 15 et 20 millions de personnes &#8211; 7 millions de pauvres et 8 &#224; 12 millions de pr&#233;caires &#8211; qui ont, de fa&#231;on durable, des conditions de vie marqu&#233;es du sceau de l'extr&#234;me difficult&#233; &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agathe MALET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_310 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH183/precarite-0189b.png?1788339059' width='300' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les CDD, par exemple, doivent &#234;tre motiv&#233;s par &#233;crit, ne pas remplacer un licenciement &#233;conomique dans les 6 mois et &#234;tre limit&#233;s &#224; deux contrats et 18 mois maximum. Des r&#232;gles qui n'emp&#234;chent pas dans nombre d'entreprises et pas des moindres, des abus massifs peu sanctionn&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En France, le seuil de pauvret&#233; est fix&#233; &#224; 50 % du revenu m&#233;dian (seuil de ressources partageant en deux la population : la moiti&#233; dispose de plus, l'autre de moins &#8211; soit 1314 &#8364; par mois). 3,6 millions de personnes (6,2 % de la population) r&#233;pondent &#224; ce crit&#232;re. Un crit&#232;re al&#233;atoire&#8230; l'Europe fixant ce seuil &#224; 60 % du revenu m&#233;dian. Ce qui ferait passer le nombre de pauvres en France &#224; 7,2 millions de personnes, pr&#232;s d'un Fran&#231;ais sur huit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;3 Le Nouvel Ordre prol&#233;taire, Le mod&#232;le social fran&#231;ais face &#224; l'ins&#233;curit&#233; &#233;conomique, Autrement, Paris, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En Belgique aussi : des contrats aid&#233;s... qui favorisent la pr&#233;carit&#233;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/En-Belgique-aussi-des-contrats-aides-qui-favorisent-la-precarite</link>
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		<dc:date>2006-04-25T17:50:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Belgique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>La pr&#233;carit&#233; au travail n'est pas une sp&#233;cialit&#233; fran&#231;aise. La Belgique a, aussi, son lot de contrats pr&#233;caires et pour lesquels les patrons b&#233;n&#233;ficient de d&#233;gr&#232;vements de cotisations patronales. Ces contrats ont pour nom : &#171; Rosetta &#187;, &#171; article 60 &#167; 7 &#187;, &#171; article 61 &#187;, &#171; ACS &#187;, carte &#171; Activa &#187;, &#171; SINE &#187;, etc. Autant de noms barbares, autant de contrats &#224; dur&#233;e limit&#233;e ou aid&#233;s... pour le patronat. &lt;br /&gt;Il serait long et bien compliqu&#233; de d&#233;tailler tous ces contrats souvent obscurs&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-45-mai-juin-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 45, mai-juin 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Belgique-+" rel="tag"&gt;Belgique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pr&#233;carit&#233; au travail n'est pas une sp&#233;cialit&#233; fran&#231;aise. La Belgique a, aussi, son lot de contrats pr&#233;caires et pour lesquels les patrons b&#233;n&#233;ficient de d&#233;gr&#232;vements de cotisations patronales. Ces contrats ont pour nom : &#171; Rosetta &#187;, &#171; article 60 &#167; 7 &#187;, &#171; article 61 &#187;, &#171; ACS &#187;, carte &#171; Activa &#187;, &#171; SINE &#187;, etc. Autant de noms barbares, autant de contrats &#224; dur&#233;e limit&#233;e ou aid&#233;s... pour le patronat. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait long et bien compliqu&#233; de d&#233;tailler tous ces contrats souvent obscurs mais ils vont tous dans le m&#234;me sens : fournir une main d'oeuvre gratuite ou bon march&#233; au patronat, aux administrations ou &#224; des associations sous pr&#233;texte de lutter contre le ch&#244;mage, c'est-&#224;-dire souvent simplement pour camoufler celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une aide aux mairies...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le contrat &#171; article 60 &#167; 7 &#187; (r&#233;f&#233;rence &#224; la loi des CPAS de 1976) permet aux CPAS d'engager ses propres allocataires. Les CPAS (Centre public d'action sociale) sont des organismes publics qui existent dans chaque ville de Belgique. Ils versent des allocations aux personnes qui vivent sur le territoire de la ville et qui ne b&#233;n&#233;ficient pas d'autres allocations d'un montant suffisant : par exemple, celles qui ne b&#233;n&#233;ficient pas d'allocations ch&#244;mage parce que, pour diff&#233;rentes raisons, elles n'ont pas suffisamment cotis&#233; pour leur en ouvrir le droit. Ces personnes viennent alors au CPAS qui verse, apr&#232;s enqu&#234;te et visite &#224; domicile, des aides dont le taux varie en fonction de la situation familiale : un peu moins de 700 &#8364; pour une personne seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CPAS peut engager ces personnes aid&#233;es dans le cadre de cet &#171; article 60 &#167; 7 &#187;. Il devient alors employeur. Celles qui sont ainsi engag&#233;es sont mises &#224; disposition de la mairie, d'associations li&#233;es &#224; la mairie ou en dehors de la ville ou d'entreprises priv&#233;es. Cet engagement se fait plus ou moins au volontariat en fonction de la politique d&#233;finie par chaque CPAS. Mais certains CPAS peuvent &#234;tre amen&#233;s &#224; sanctionner, par le retrait des allocations durant un certain temps, les allocataires qui refusent cette &#171; mise &#224; l'emploi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tarif vers&#233; par le patron b&#233;n&#233;ficiaire au CPAS varie d'un endroit &#224; l'autre. Mais bien souvent, pour la mairie ou les institutions de la ville, ces mises &#224; disposition sont gratuites sous pr&#233;texte que la mairie participe, au travers de son budget, au financement des CPAS.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...et aux entreprises priv&#233;es...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des entreprises priv&#233;es, le prix de la mise &#224; disposition d&#233;fie toute concurrence puisqu'il part de 600 &#8364; net par mois toute charge et toute cotisation patronale comprise. L'aubaine se double du fait que le patronat n'a souvent qu'une obligation morale d'engager le travailleur &#224; la fin de son contrat &#171; article 60 &#167; 7 &#187;. C'est donc rarement le cas. Et il n'est pas rare non plus, dans certains secteurs, de voir les entreprises jongler avec les contrats et avec les CPAS et recourir &#224; tour de r&#244;le &#224; des travailleurs venant tant&#244;t d'un CPAS... tant&#244;t d'un autre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces types de contrats, le patronat ne s'occupe de rien. Les travailleurs engag&#233;s sont s&#233;lectionn&#233;s par le CPAS mais c'est le patron qui choisit qui sera engag&#233; parmi ceux propos&#233;s. Puisque le CPAS est l'employeur et que c'est lui qui verse le salaire, le patron n'a pas &#224; s'occuper des fiches de paie, des visites m&#233;dicales, des frais administratifs, des frais de transport (rembours&#233;s aussi par le CPAS), des frais de formation qui peuvent aussi &#234;tre pris en charge par le CPAS. Autre avantage, enfin, pour le patronat : en cas &#171; de probl&#232;me &#187; avec le travailleur, trop de maladies ou d'absences injustifi&#233;es, le CPAS nomme un &#171; accompagnateur &#187; charg&#233; de &#171; r&#233;gler &#187; ces probl&#232;mes tout au long du contrat de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule obligation pour le patronat, c'est le droit &#224; la formation. Le travailleur a en effet la possibilit&#233; de s'absenter un jour par semaine, s'il le d&#233;sire, pour suivre une formation. Cependant dans certaines entreprises, la direction ne pousse pas &#224; la formation... Devinez pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...plus qu'aux travailleurs !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs ont un contrat de travail dont la dur&#233;e d&#233;pend du nombre de jours n&#233;cessaires, durant une p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence, &#224; l'ouverture du droit aux allocations ch&#244;mage. Ce nombre de jours d&#233;pend de l'&#226;ge de la personne : d'un an pour les plus jeunes &#224; deux ans pour les plus vieux. D&#232;s que le nombre de jours travaill&#233;s est suffisant pour avoir droit aux allocations ch&#244;mage, les gens sont licenci&#233;s. Au bout de ce contrat, pour la tr&#232;s grande majorit&#233; ils ont donc quitt&#233; le CPAS... mais pour se retrouver au ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de contrat est de 38 heures par semaine. La paie, quant &#224; elle, d&#233;pend du niveau de qualification mais dans certains cas le CPAS peut choisir de payer, sauf exception, les gens au niveau le plus bas (niveau bar&#233;mique E), soit &#224; peu pr&#232;s 980 euros net par mois. Ceux qui ont une famille gagnent plus mais c'est parce que les imp&#244;ts sur le revenu sont &#171; pr&#233;lev&#233;s &#224; la source &#187; (sur le salaire) et qu'ils paient moins d'imp&#244;t !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens perdent aussi un certain nombre d'avantages en &#233;tant employ&#233;s par le CPAS et non plus aid&#233;s comme auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ils doivent payer la taxe r&#233;gionale de 173 &#8364; par an, ils perdent &#171; la carte m&#233;dicale &#187; souvent attribu&#233;e par le CPAS et qui permet de se faire soigner gratuitement, ils perdent le statut VIPO (Veuf invalide pensionn&#233; orphelin) qui permet certaines r&#233;ductions &#171; sociales &#187;, les allocations familiales diminuent, les loyers des logements sociaux augmentent, etc.. On le voit, d'un point de vue financier, surtout pour les femmes seules avec des enfants (situation tr&#232;s fr&#233;quente au CPAS), le contrat &#171; article 60 &#167;7 &#187; n'est pas tr&#232;s avantageux quand on doit en plus payer des frais de garde pour les enfants : &#233;cole, cr&#232;che...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, beaucoup de personnes, humili&#233;e de devoir demander de l'aide, pensent que ce type de contrat, m&#234;me si ce n'est pas un v&#233;ritable emploi, leur permet surtout de sortir du CPAS qui a mauvaise r&#233;putation et de trouver un emploi apr&#232;s des ann&#233;es de recherches vaines. Il faut dire que trouver du travail est un exploit dans certaines communes de la r&#233;gion bruxelloise o&#249; le taux de ch&#244;mage d&#233;passe les 20 % !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait temps de combattre cette pr&#233;carit&#233; qui sert les int&#233;r&#234;ts du patronat trop content d'avoir une main d'oeuvre bon march&#233; qui tire l'ensemble de salaires vers le bas, comme le gouvernement qui se f&#233;licite publiquement de cr&#233;er des emplois qui, dans la r&#233;alit&#233;, sont bidon et d&#233;bouchent sur le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte des &#233;tudiants fran&#231;ais contre le CPE et la pr&#233;carit&#233; a donc fait naturellement discuter les travailleurs et les militants syndicaux belges, dont nombre pensent qu'ils devraient suivre l'exemple et montrer qu'eux aussi ont la frite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruxelles, 20 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul GALLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> CNE, CPE... C'...est assez ! Bient&#244;t tous pr&#233;caires ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/CNE-CPE-C-est-assez-Bientot-tous-precaires</link>
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		<dc:date>2006-03-11T00:03:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>&#171; La vie, la sant&#233;, l'amour sont pr&#233;caires. Alors pourquoi seul le travail devrait-il &#233;chapper &#224; cette loi ? &#187; Ah ! Elle a fait bien rigoler son petit monde de patrons, Laurence Parisot, quand elle a sorti cette belle pens&#233;e philosophique devant une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du Medef, il y a six mois. &lt;br /&gt; Pas les profits, quand m&#234;me ! Eux ne doivent pas &#234;tre pr&#233;caires mais cro&#238;tre sans cesse, toujours plus vite, toujours plus haut. Alors ce dont Laurence r&#234;vait, Dominique l'a fait. &lt;br /&gt;En juin,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-44-mars-avril-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 44, mars-avril 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; La vie, la sant&#233;, l'amour sont pr&#233;caires. Alors pourquoi seul le travail devrait-il &#233;chapper &#224; cette loi ? &#187; &lt;/em&gt;Ah ! Elle a fait bien rigoler son petit monde de patrons, Laurence Parisot, quand elle a sorti cette belle pens&#233;e philosophique devant une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du Medef, il y a six mois. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Pas les profits, quand m&#234;me ! Eux ne doivent pas &#234;tre pr&#233;caires mais cro&#238;tre sans cesse, toujours plus vite, toujours plus haut. Alors ce dont Laurence r&#234;vait, Dominique l'a fait.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin, il lance l'id&#233;e du CNE, un dr&#244;le de CDI qui serait r&#233;serv&#233; au d&#233;but aux entreprises de moins de 10 salari&#233;s, avec un salari&#233; &#224; l'essai pendant deux ans et licenciable sans motif. Puis, devant l'absence de r&#233;actions de la gauche comme des syndicats, il ne se sent plus de joie et le d&#233;cide finalement pour les entreprises de moins de 20 salari&#233;s. Et maintenant, port&#233; par les ailes d'une premi&#232;re victoire facile, voil&#224; sa nouvelle trouvaille, le CPE, pour tous les jeunes de moins de 26 ans dans toutes les entreprises, m&#234;me les plus grandes, les plus riches, celles du Cac 40 qui viennent de se glorifier d'avoir engrang&#233; le profit record, historique, de 80 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun doute : le CPE est une attaque contre les quelques protections qu'offre au salari&#233; le Code du travail, sous le r&#233;gime du CDI. Ce n'est de toute &#233;vidence qu'une &#233;tape, si cette nouvelle r&#233;forme aboutit. D&#233;j&#224;, le Medef, jamais content, fait la fine bouche : Laurence Parisot a confi&#233; qu'elle n'&#233;tait pas trop pour faire une discrimination entre les jeunes et les autres. Et se plaint &#224; qui veut l'entendre du fait que la France d&#233;tient le record des recours de salari&#233;s en justice contre leur licenciement... Le gouvernement envisage donc d&#233;j&#224; le contrat de travail unique, au-del&#224; du CDI et du CDD. En clair la libert&#233; compl&#232;te de licencier tous les salari&#233;s, sans motif et sans co&#251;t pour le patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette attaque brutale contre les droits des travailleurs n'est qu'une &#233;tape de plus dans une longue marche des gouvernements vers toujours plus de pr&#233;carit&#233;, depuis trois d&#233;cennies. Et la gauche, qui fait mine de s'indigner aujourd'hui, n'y a pas moins particip&#233; que la droite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De la pr&#233;carit&#233;... &#224; la pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux d&#233;buts de la r&#233;volution industrielle la pr&#233;carit&#233; &#233;tait bien s&#251;r la r&#232;gle. En France, il faut d'ailleurs attendre 1890 pour que la loi pr&#233;cise que la rupture du contrat par &lt;em&gt;&#171; une des parties &#187; &lt;/em&gt;peut &lt;em&gt;&#171; donner lieu &#224; des dommages et int&#233;r&#234;ts &#187;. &lt;/em&gt;C'est &#224; partir des ann&#233;es 1930 (premi&#232;res conventions collectives) et surtout apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale que les protections se mettent en place, et que le CDI va finalement devenir la norme (souffrant bien des exceptions) du contrat de travail (article L.121-5 : &lt;em&gt;&#171; le contrat de travail est conclu sans d&#233;termination de dur&#233;e. &#187;). &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, alors que le ch&#244;mage enfle, le patronat veut des travailleurs de plus en plus jetables. L'&#201;tat proc&#232;de aux premi&#232;res l&#233;galisations du contrat de travail temporaire ou int&#233;rimaire (CTT) en janvier 1972 et du CDD en janvier 1979. Des contrats de types diff&#233;rents qui sont peu &#224; peu uniformis&#233;s. Ils sont con&#231;us officiellement comme des exceptions &#224; la r&#232;gle commune, le CDI, et le Code du travail va donc pr&#233;ciser les limites de l'usage de ces contrats temporaires, en &#233;num&#233;rant express&#233;ment les cas de d&#233;rogation &#224; la loi commune du CDI : remplacement d'un salari&#233; absent, surcro&#238;t d'activit&#233;, emplois temporaires &#171; par nature &#187; ou &#171; par usage &#187; (dans le B&#226;timent par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces limites varieront d'ailleurs en nombre, au gr&#233; des alternances de la gauche et de la droite : r&#233;guli&#232;rement le brave l&#233;gislateur, souvent socialiste, invente de nouvelles r&#233;dactions de la loi pour inviter le patron &#224; ne pas abuser, &#224; ne pas remplacer des CDI par des CDD... La loi &#233;num&#232;re 6 cas d&#233;rogatoires en 1982, 11 en 1985 (ce qui est plus lib&#233;ral pour le patron) et finit en 1986 par se contenter d'&#233;noncer un principe g&#233;n&#233;ral (nouvel &#233;largissement donc, de fait, du recours l&#233;gal au CDD !).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La lettre... et l'esprit de la loi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; &#233;conomique et sociale s'impose et le patronat use et abuse all&#232;grement du travail temporaire, avec la complaisance bienveillante de tous les gouvernements. Les premi&#232;res embauches notamment deviennent de plus en plus des contrats pr&#233;caires, ce qui n'est pas du tout dans &#171; l'esprit de la loi &#187;. En 1985, 3 salari&#233;s sur 10 commencent par travailler sous statut pr&#233;caire, 6 sur 10 en 1995, 9 sur 10 en 1998 ! La part du travail pr&#233;caire dans la population salari&#233;e passe de 3 % au d&#233;but des ann&#233;es 1980 &#224; 12 % &#224; partir de 1998. En 2004, l'Insee recensait dans le secteur priv&#233; 491 000 int&#233;rimaires, 1 187 000 CDD, 288 000 stagiaires et contrats aid&#233;s (sur 17 millions de salari&#233;s du priv&#233;), et le secteur public, lui, utilisait 497 000 CDD et 166 000 stagiaires et contrats aid&#233;s, sur un total de 4,7 millions de salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'industrie, de grandes entreprises font tourner un nombre &#233;norme de pr&#233;caires dans leurs usines. Chez Citro&#235;n, &#224; Aulnay-sous-bois, pr&#232;s de 15 000 se sont succ&#233;d&#233; &#224; l'usine dans les dix derni&#232;res ann&#233;es. Dans cette arm&#233;e de pr&#233;caires devenue permanente, nombreux sont ceux qui ont travaill&#233;... 3 ans sur une p&#233;riode de 4 ans, parfois m&#234;me en retrouvant le m&#234;me poste, ou en permutant de temps en temps. On est souvent loin donc de la limitation de deux contrats pr&#233;caires cons&#233;cutifs, 18 mois maximum en tout, sur des postes cens&#233;s &#234;tre provisoires, autant d'obligations du Code du travail dont l'employeur n'a que faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ampleur du travail int&#233;rimaire &#224; l'usine n'a d'ailleurs pas vraiment faibli avec l'instauration des 35 heures, qui aurait pu pourtant permettre &#224; l'employeur de remplacer, avantageusement pour ses profits, la flexibilit&#233; &#171; externe &#187; (recours aux int&#233;rimaires) par la flexibilit&#233; &#171; interne &#187; (la flexibilit&#233; du temps de travail, avec un paiement tr&#232;s r&#233;duit des heures suppl&#233;mentaires gr&#226;ce l'arnaque de l'annualisation). &#192; croire que le recours au travail int&#233;rimaire massif a ses vertus politiques : diviser les travailleurs par le statut, maintenir en permanence dans l'usine une main d'&#339;uvre priv&#233;e de droits effectifs, donc qu'on esp&#232;re plus docile et plus sensible aux pressions sur la cadence de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citro&#235;n a &#233;t&#233; condamn&#233; en justice plusieurs fois pour recours abusif et frauduleux au travail int&#233;rimaire. Mais les indemnisations qu'il a d&#251; verser sont une goutte d'eau par rapport au profit qu'il a tir&#233; de ces violations du Code du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ne plaignons pas trop celui-ci : il est justement bien fait pour &#234;tre contourn&#233;, c'est une victime consentante et une passoire, en tout cas en l'absence de toute autorit&#233; qui aurait voulu justement mettre r&#233;ellement son nez dans les pratiques des entreprises. Au final, on le voit avec les r&#233;formes Villepin, la loi est faite pour accompagner le besoin du patronat de disposer d'une main d'&#339;uvre de plus en plus flexible, besoin li&#233; aux transformations du capitalisme : yoyos des commandes, limitation des stocks, externalisation d'activit&#233;s par les grands groupes puis mise en concurrence des entreprises sous-traitantes qui perdent et gagnent sans cesse de nouveaux march&#233;s, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des contrats en veux-tu en voil&#224;...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir largement l&#233;galis&#233; dans les ann&#233;es 1970 le travail pr&#233;caire, puis favoris&#233; une interpr&#233;tation de plus en plus lib&#233;rale des pratiques patronales dans les ann&#233;es 1980, les gouvernements ont invent&#233; une multitude de nouveaux contrats et statuts, priv&#233;s ou publics, toujours sous couvert de formation, d'insertion dans la vie active, d'incitation &#224; l'embauche (on s'&#233;tonnerait presque que l'on ne demande pas aux &#171; b&#233;n&#233;ficiaires &#187; de payer pour travailler, tant vraiment la loi dit que c'est pour leur rendre service) : d'abord les TUC, pr&#233;caires et publics, invent&#233;s par Laurent Fabius en 1984, puis les contrats de qualification, les contrats d'adaptation, les contrats d'orientation, les contrats jeune en entreprise, les contrats emploi solidarit&#233;, les contrats emploi consolid&#233;, les contrats d'insertion dans la vie sociale, ou encore, en 1997, les contrats emploi jeune, des emplois publics qui pi&#233;tinent encore plus le Code du travail du priv&#233; (un contrat d'un an renouvelable cinq fois et pay&#233; au Smic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque l'app&#233;tit vient en mangeant, on comprend pourquoi le patronat r&#234;ve de plus en plus fort d'une grande clarification : pr&#233;cariser compl&#232;tement le contrat de travail. Lib&#233;rer totalement le droit de licencier. Supprimer toute cette prolif&#233;ration de d&#233;rogations &#224; la r&#232;gle commune du CDI, supprimer la distinction m&#234;me entre CDD et CDI pour aboutir &#224; un seul contrat, qui n'aurait m&#234;me plus les garde-fous du CDD, en en ayant tous les avantages de totale flexibilit&#233; pour le patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le CNE et le CPE ne sont pas un statut pr&#233;caire, encore un peu plus scandaleux, de plus. Mais plut&#244;t une &#233;tape pour aller vers une refonte compl&#232;te du syst&#232;me, un renversement, o&#249; la stabilit&#233; ne serait plus la r&#232;gle, mais l'exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH198/cpe-70877.gif?1788181500' width='350' height='198' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De quoi r&#234;vent les patrons ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les patrons r&#233;clament depuis longtemps de plus en plus de flexibilit&#233;. Sans remonter trop loin, le Medef proposait par exemple en 2000 une nouvelle cat&#233;gorie interm&#233;diaire de &#171; contrats &#224; temps &#187; (4 &#224; 5 ans maximum). En 2004 le responsable des &#171; ressources humaines &#187; de Renault, de Virville, proposait la g&#233;n&#233;ralisation des &#171; contrats de mission &#187; et autres &#171; contrats de chantier &#187; &#224; toute l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais certains voient encore plus loin. Dans un livre de 1994 fort appr&#233;ci&#233; des milieux patronaux internationaux, &lt;em&gt;La Conqu&#234;te du travail&lt;/em&gt;, un certain William Bridges se l&#226;chait et &#233;voquait une r&#233;volution de la &lt;em&gt;&#171; d&#233;salarisation &#187;&lt;/em&gt; &#224; venir : &lt;em&gt;&#171; Le travailleur de demain &lt;/em&gt;(...) &lt;em&gt;fonctionnera davantage comme un petit entrepreneur qu'&#224; la mani&#232;re du salari&#233; traditionnel. Dans bien des cas il travaillera pour plusieurs clients &#224; la fois et passera d'un statut &#224; l'autre : tant&#244;t un poste en fixe, tant&#244;t des missions d'int&#233;rim, tant&#244;t une activit&#233; de consultant &lt;/em&gt;(...)&lt;em&gt;. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore : &#171; Il faut acqu&#233;rir un &#233;tat d'esprit plus proche de celui de prestataire de service ext&#233;rieur que celui de salari&#233; traditionnel. Il s'agit en fait de se voir comme un travailleur ind&#233;pendant qui effectue des t&#226;ches externalis&#233;es par l'entreprise (...) &#187; et qui &#233;labore &#171; un plan de d&#233;veloppement pour toute sa carri&#232;re, en prenant en charge l'essentiel de sa couverture sociale et en ren&#233;gociant les accords de r&#233;mun&#233;ration d&#232;s lors que se modifient les besoins de l'entreprise. (...) Pour la plupart des gens, l'emploi stable et durable n'existera plus. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le mod&#232;le anglais : changer les ch&#244;meurs en pr&#233;caires
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-modele-anglais-changer-les-chomeurs-en-precaires</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Royaume-Uni
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Un taux de ch&#244;mage autour de 4,5 % ! Un chiffre sur lequel s'extasient hommes politiques et m&#233;dias fran&#231;ais depuis quelque temps. La recette de ce &#171; mod&#232;le britannique &#187; ? Un simple trucage de chiffres, r&#233;pond au journal Lib&#233;ration un fonctionnaire anglais : &#171; Vous savez comment on recycle les vieux papiers ? Eh bien, le Labour c'est pareil, il recycle les gens. Vous les mettez en formation, en apprentissage ou sur un contrat de six mois et ils disparaissent des statistiques &#187;.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-40-juillet-aout-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 40, juillet-ao&#251;t 2005
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Royaume-Uni-+" rel="tag"&gt;Royaume-Uni
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un taux de ch&#244;mage autour de 4,5 % ! Un chiffre sur lequel s'extasient hommes politiques et m&#233;dias fran&#231;ais depuis quelque temps. La recette de ce &#171; mod&#232;le britannique &#187; ? Un simple trucage de chiffres, r&#233;pond au journal &lt;em&gt;Lib&#233;ration&lt;/em&gt; un fonctionnaire anglais : &lt;em&gt;&#171; Vous savez comment on recycle les vieux papiers ? Eh bien, le Labour c'est pareil, il recycle les gens. Vous les mettez en formation, en apprentissage ou sur un contrat de six mois et ils disparaissent des statistiques &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mont&#233;e des in&#233;galit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De 1997 &#224; 2001, les revenus des 600 000 plus grandes fortunes (1 % de la population) ont doubl&#233; (leur part dans la richesse nationale est pass&#233;e de 20 &#224; 23 %). Les hauts cadres, eux, ont vu leurs revenus augmenter de 165 % durant les huit derni&#232;res ann&#233;es. Tandis que le salaire minimum horaire, cr&#233;&#233; en 1998 &#224; un niveau extr&#234;mement bas (3,6 livres), n'a connu une hausse que de 35 % pour s'&#233;lever aujourd'hui &#224; 4,85 livres (soit 7,1 &#8364;, en-dessous des 7,6 &#8364; du Smic fran&#231;ais, dans un pays o&#249; le co&#251;t de la vie est deux fois plus &#233;lev&#233; qu'en France !). Et il ne s'agit en plus que d'un salaire horaire, ne garantissant absolument pas un revenu mensuel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des travailleurs pauvres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Or, au Royaume Uni, 8 millions de travailleurs, serveurs, agents de s&#233;curit&#233;, employ&#233;s de supermarch&#233;, etc., sont &#224; temps partiel : deux fois plus qu'en France. Cons&#233;quence, cette hausse &#171; spectaculaire &#187; du Smic dont Blair se f&#233;licite, n'emp&#234;che absolument pas des salaires de mis&#232;re. Prenons un exemple : une employ&#233;e qui pr&#233;pare les d&#233;jeuners pour les cantines scolaires, embauch&#233;e pour 3 heures par jour au milieu de la journ&#233;e, et pouvant donc difficilement avoir une autre activit&#233;, doit se contenter &#224; la fin de la journ&#233;e de... 21 &#8364;. Derri&#232;re le faible taux de ch&#244;mage affich&#233; se cachent donc un nombre consid&#233;rable de travailleurs pauvres. Ils constituent une grande proportion des 17 % de pauvres recens&#233;s, chiffre qui, lui, ne fait gu&#232;re la une des journaux. Quant aux retrait&#233;s, ils sont 20 % &#224; vivre sous le seuil de pauvret&#233;, avec un revenu moyen de 550 &#8364; par mois. Et qu'en sera-t-il pour les retrait&#233;s de demain ? Qui parmi les travailleurs pr&#233;caires d'aujourd'hui a les moyens de cotiser &#224; une retraite compl&#233;mentaire d'entreprise, compl&#233;ment indispensable &#224; la mis&#233;rable retraite d'&#201;tat ? Pas grand monde : 53 % des salari&#233;s du secteur priv&#233; n'en b&#233;n&#233;ficient pas.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une seule politique de Thatcher... &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette explosion de la pr&#233;carit&#233;, c'est le r&#233;sultat d'une politique de contr&#244;le et de pression sur les ch&#244;meurs, d&#233;j&#224; en &#339;uvre pendant l'&#232;re Thatcher-Major et aggrav&#233;e par Blair. Sous les deux gouvernements tory, les mesures n'ont en effet pas manqu&#233; : &#224; la fin des ann&#233;es 1980, Margaret Thatcher supprime l'indemnit&#233; des ch&#244;meurs de moins de 18 ans, impose une suspension d'allocation de 6 mois aux &#171; mauvais &#187; ch&#244;meurs (par exemple ceux licenci&#233;s pour faute grave). Son successeur, John Major, s'attaque &#224; partir de 1994 &#224; la dur&#233;e et au montant des allocations : la dur&#233;e d'indemnisation passe de 12 &#224; 6 mois et le montant tombe &#224; un niveau tr&#232;s bas, un des plus bas d'Europe : 360 &#8364; par mois et 280 &#8364; pour les moins de 25 ans. En un an les statistiques officielles s'all&#232;gent d'un million de ch&#244;meurs. Miracle ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... &#224; Blair : subventions pour le patronat, travail forc&#233; pour les ch&#244;meurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 1997, les travaillistes non seulement ne reviennent pas sur ce qui a &#233;t&#233; fait mais vont encore plus loin : cr&#233;ation du New Deal (la Nouvelle Donne), cens&#233; &lt;em&gt;&#171; inciter &#224; l'emploi &#187;&lt;/em&gt; les jeunes de 18-24 ans, les m&#232;res c&#233;libataires, les plus de 55 ans et les handicap&#233;s. L'objectif est de contraindre les ch&#244;meurs &#224; prendre le premier emploi venu, aussi pr&#233;caire et mal pay&#233; soit-il. Le New Deal for Young People (Nouvelle Donne pour les jeunes) en est le volet principal. Le jeune ch&#244;meur doit se soumettre &#224; de multiples entretiens (cens&#233;s &#233;tablir des bilans de comp&#233;tences personnalis&#233;s ou aider &#224; r&#233;diger des lettres de motivation) sous peine de se voir supprimer tout ou partie de ses allocations. Cette &lt;em&gt;&#171; aide intensive &#224; la recherche &#187;&lt;/em&gt; d'emploi dure 4 mois. Si au terme de cette p&#233;riode le jeune n'a rien trouv&#233;, plusieurs options s'offrent - ou plut&#244;t s'imposent - &#224; lui : un emploi subventionn&#233; pendant 6 mois par l'&#201;tat, un emploi b&#233;n&#233;vole (secr&#233;tariat, vente, entretien des chemins de fer, des b&#226;timents ou des jardins publics), une formation d'un an ou encore une aide &#224; la cr&#233;ation d'entreprise. S'il ne s'en contente pas, il est radi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls 30 000 &#224; 40 000 jeunes auraient ainsi trouv&#233; du travail depuis 1998, et pour la plupart pas au-del&#224; d'une dur&#233;e moyenne de 13 semaines. Il faut dire que gr&#226;ce &#224; une autre mesure du gouvernement Blair, une sorte de Smic-jeune pour les moins de 21 ans (&#224; 4,10 livres, soit 6 &#8364;), les patrons ne se g&#234;nent pas pour se d&#233;barrasser de ceux-ci d&#232;s qu'ils passent au tarif &#171; adulte &#187;. Ces jeunes n'ont alors comme perspective que d'encha&#238;ner les petits boulots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s des cr&#233;dits d'imp&#244;t, les Working Tax Credit, destin&#233;s aux foyers &#224; tr&#232;s bas revenus : y ont droit les familles dont l'un des membres au moins travaille 16 heures par semaine minimum, mais pas les c&#233;libataires sans enfant ! Le principe de ces cr&#233;dits d'imp&#244;t est d'augmenter les revenus d'un foyer &#224; peine plus que ce qu'il aurait touch&#233; en percevant les indemnit&#233;s ch&#244;mage. En clair, il subventionne les tr&#232;s bas salaires et entretient une main d'&#339;uvre extr&#234;mement pr&#233;caire que pas grand chose ne distingue de ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si &#171; miracle anglais &#187; il y a, le seul miracul&#233; en est le patronat : bas salaires (avec en plus un &#171; Smic &#187; &#224; deux vitesses), emplois subventionn&#233;s, aides aux tr&#232;s bas revenus, toutes ces mesures ont encourag&#233; le d&#233;veloppement d'une main d'&#339;uvre mobile et tr&#232;s bon march&#233;, qu'on peut jeter comme des kleenex gr&#226;ce &#224; l'absence de r&#233;glementation des licenciements. Et cela, non seulement dans les secteurs depuis longtemps concern&#233;s comme le b&#226;timent, la restauration et ou le commerce, mais aussi dans les grandes entreprises o&#249; se sont r&#233;pandus les contrats sans garantie d'horaire de travail minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re anglaise, elle, a vu dans le m&#234;me temps sa situation se d&#233;grader dramatiquement : &#224; c&#244;t&#233; des 828 000 demandeurs d'emplois officiels, il y a tous ces ch&#244;meurs d&#233;guis&#233;s que cachent le travail &#224; temps partiel (ne d&#233;passant souvent gu&#232;re 16 heures) et les 2,7 millions d'&#171; invalides &#187; du travail (7,5 % de la population active !). Parmi eux, de nombreux ouvriers d'industrie de plus de 50 ans, licenci&#233;s lors des grandes restructurations des ann&#233;es 1980-1990, que les ANPE locales avaient alors fait passer sous ce r&#233;gime. Int&#233;gr&#233;s dans les statistiques, ces &#171; oubli&#233;s &#187; porteraient le nombre de ch&#244;meurs &#224; quelque 4 millions... &#224; peu pr&#232;s comme il y a dix ans ou comme en France ou en Allemagne aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agathe MALET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Working poors : y'a pas qu'aux USA...
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Working-poors-y-a-pas-qu-aux-USA</link>
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		<dc:date>2005-01-17T10:30:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Avoir un emploi ne permet pas toujours de s'en sortir, loin s'en faut. En 2001, environ un million de personnes travaillaient sans que leur activit&#233; leur permette de vivre au dessus du seuil de pauvret&#233;. Le ph&#233;nom&#232;ne des &#171; travailleurs pauvres &#187; a fait parler de lui outre-Atlantique depuis les ann&#233;es 1970, en France depuis la fin des ann&#233;es 1990. &lt;br /&gt;En France, pr&#232;s d'un salari&#233; sur six re&#231;oit un salaire inf&#233;rieur au Smic, soit 3,4 millions de personnes. On parle de bas salaire en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Salaires-la-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Salaires : la contre-offensive s'impose, 300 euros pour tous
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Salaires-+" rel="tag"&gt;Salaires
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avoir un emploi ne permet pas toujours de s'en sortir, loin s'en faut. En 2001, environ un million de personnes travaillaient sans que leur activit&#233; leur permette de vivre au dessus du seuil de pauvret&#233;. Le ph&#233;nom&#232;ne des &#171; travailleurs pauvres &#187; a fait parler de lui outre-Atlantique depuis les ann&#233;es 1970, en France depuis la fin des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, pr&#232;s d'un salari&#233; sur six re&#231;oit un salaire inf&#233;rieur au Smic, soit 3,4 millions de personnes. On parle de bas salaire en dessous du seuil de 900 &#8364; net par mois&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#171; bas salaires &#187; sont d&#233;finis comme les salaires inf&#233;rieurs &#224; 2/3 du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce ph&#233;nom&#232;ne concernait 11 % des salari&#233;s en 1983 et 15 % en 2001. La croissance des tr&#232;s bas salaires (actuellement moins de 675 &#8364; mensuels&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#171; tr&#232;s bas salaires &#187; sont les salaires inf&#233;rieurs &#224; la moiti&#233; du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;) a &#233;t&#233; encore plus rapide : de 5 % des salari&#233;s en 1983 &#224; 10 % en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Aux Etats-Unis, partage des salaires, en France, partage du ch&#244;mage.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, la forte proportion de bas salaires s'explique par un taux horaire tr&#232;s bas. Dans le cas de la France, c'est le d&#233;veloppement des temps partiels qui est en cause. De nombreux salari&#233;s qui voudraient travailler &#224; temps plein doivent se contenter d'un temps partiel impos&#233;, essentiellement des femmes. Elles occupent 80 % des emplois &#224; temps partiel, surtout dans l'h&#244;tellerie, le commerce, la restauration, les services aux particuliers, avec des horaires extr&#234;mement &#233;clat&#233;s et d&#233;cal&#233;s. Elles constituent l'essentiel des &#171; working poors &#187; &#224; la fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Etat fabrique des &#171; working poors &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de l'int&#233;rim et des CDD explique aussi de nombreuses situations de pauvret&#233;. La politique des diff&#233;rents gouvernements a amplifi&#233; ce probl&#232;me : les &#171; emplois aid&#233;s &#187; qui fournissent aux entreprises une main d'&#339;uvre grassement subventionn&#233;e sont des emplois &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e et &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Borloo va dans ce sens. Le CI-RMA (Contrat d'insertion - Revenu minimum d'activit&#233;) est un contrat r&#233;mun&#233;r&#233; au Smic horaire, de 20 heures hebdomadaires ou plus et d'une dur&#233;e de six mois renouvelable deux fois. Soit pour 20 heures, un salaire de 20 % en dessous du seuil de pauvret&#233;... Le &#171; contrat d'avenir &#187; (bien mal nomm&#233; !) est de 26 heures hebdomadaires r&#233;mun&#233;r&#233;es au Smic horaire conclu pour six mois et renouvelable cinq fois, soit un salaire de 5 % au dessus du seuil de pauvret&#233;. Sans obligation d'embauche &#224; la cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proportion de bas salaires aux Etats-Unis est de l'ordre de 30 %, mais elle s'est stabilis&#233;e depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980. En France, cette proportion est de 15 %, mais elle ne cesse d'augmenter...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'art et la mani&#232;re de sous payer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve de la soci&#233;t&#233; Arcade, qui sous-traite le nettoyage de la cha&#238;ne h&#244;teli&#232;re Accor, avait r&#233;v&#233;l&#233; une surprenante pratique : le temps de travail est calcul&#233; &#224; partir du nombre de chambres nettoy&#233;es. Si la cadence th&#233;orique est de huit chambres &#224; l'heure, une heure est inscrite sur la fiche de paye pour huit chambres faites. Ce qui revient &#224; contourner le Smic en faisant fi du temps de travail r&#233;el des salari&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Delta Diffusion, qui distribue journaux gratuits et imprim&#233;s publicitaires, les salari&#233;s doivent charger les prospectus dans une remorque attel&#233;e &#224; leur v&#233;hicule personnel. Un travail non r&#233;mun&#233;r&#233;, pas plus que le temps consacr&#233; &#224; la confection des &#171; poign&#233;es &#187;, les lots d'imprim&#233;s. Au total, t&#233;moigne un salari&#233;, on peut travailler huit heures pour seulement 23 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Auchan &#233;lectrom&#233;nager, on a trouv&#233; une autre combine : chaque fois qu'il vend un article, l'employ&#233; est cr&#233;dit&#233; d'un nombre de points variable selon qu'il s'agit d'une cafeti&#232;re ou d'un cong&#233;lateur. A l'arriv&#233;e, son salaire d&#233;pend du nombre de points. Si le total n'atteint pas le Smic, Auchan verse un compl&#233;ment, mais il s'agit d'une simple avance. Sur un autre mois o&#249; le vendeur aura d&#233;pass&#233; le Smic, il devra la rembourser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#171; bas salaires &#187; sont d&#233;finis comme les salaires inf&#233;rieurs &#224; 2/3 du salaire m&#233;dian (le salaire m&#233;dian est le salaire tel que la moiti&#233; des salari&#233;s gagne plus et l'autre moiti&#233; gagne moins).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#171; tr&#232;s bas salaires &#187; sont les salaires inf&#233;rieurs &#224; la moiti&#233; du salaire m&#233;dian.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Smicards et sous-smicards : des cat&#233;gories en pleine croissance
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Smicards-et-sous-smicards-des-categories-en-pleine-croissance</link>
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		<dc:date>2004-05-14T18:35:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Smic
</dc:subject>

		<description>Deux fois plus de smicards qu'il y a huit ans. C'est ce qu'indique, chiffres &#224; l'appui, une &#233;tude de l'Insee intitul&#233;e &#171; Dynamique du co&#251;t des salaires entre 1996 et 2000 &#187; (publi&#233;e dans &#171; France, portrait social 2003-2004 &#187;). &lt;br /&gt;Entre 1996 et 2000, le nombre des salari&#233;s touchant moins de 1,2 Smic est pass&#233; de 22 % &#224; 30 % (dont un peu plus de 17 % touchant entre 1 et 1,2 Smic - 15 % en 96 - et 12,2 % touchant entre 0,8 et 1 Smic - 7,3 % 4 ans auparavant). &lt;br /&gt;Les aides &#224; l'emploi : une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-33-mai-juin-2004-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 33, mai-juin 2004
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Salaires-+" rel="tag"&gt;Salaires
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Smic-+" rel="tag"&gt;Smic
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux fois plus de smicards qu'il y a huit ans. C'est ce qu'indique, chiffres &#224; l'appui, une &#233;tude de l'Insee intitul&#233;e &lt;em&gt;&#171; Dynamique du co&#251;t des salaires entre 1996 et 2000 &#187;&lt;/em&gt; (publi&#233;e dans &#171; &lt;em&gt;France, portrait social 2003-2004 &lt;/em&gt; &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1996 et 2000, le nombre des salari&#233;s touchant moins de 1,2 Smic est pass&#233; de 22 % &#224; 30 % (dont un peu plus de 17 % touchant entre 1 et 1,2 Smic - 15 % en 96 - et 12,2 % touchant entre 0,8 et 1 Smic - 7,3 % 4 ans auparavant).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les aides &#224; l'emploi : une fabrique &#224; emplois sous pay&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un des volets de la politique patronale a &#233;t&#233; d'embaucher aux qualifications les plus basses (et donc aux salaires les plus bas). Toute la pr&#233;tendue &#171; aide &#224; l'emploi &#187; gouvernementale, c'est-&#224;-dire l'accumulation des d&#233;gr&#232;vements de charges sociales accord&#233;es aux patrons sur les salaires allant jusqu'&#224; 1,3 Smic, puis aujourd'hui jusqu'&#224; 1,7 Smic, y contribue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part le nombre de contrats r&#233;mun&#233;r&#233;s officiellement en dessous du Smic s'est accru, contrats d'orientation, contrats de qualification... qui explique la forte croissance des salari&#233;s travaillant &#224; temps plein qui sont sous-smicards.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les jeunes et les femmes aux premiers rangs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pourcentage des smicards est plus fort dans le priv&#233;, un salari&#233; sur six. Il est plus fort chez les jeunes, un jeune de moins de 26 ans sur 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien plus &#233;lev&#233; chez les femmes que chez les hommes : 17,2 % des femmes salari&#233;es &#224; plein temps et 9,1 % des hommes &#233;taient au Smic en 1998, alors que le taux moyen des smicards &#233;tait de 12,4 %.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Multiplication du travail &#224; temps partiel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel s'est rapidement accru dans les ann&#233;es 1990. La proportion des salari&#233;s du secteur &#171; marchand &#187; travaillant &#224; temps partiel est pass&#233;e de 10,7 % en 1991 &#224; 14,9 % en 1996, et 16,5 % en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O. B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Victoire des neuf int&#233;rimaires de Citro&#235;n-Rennes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Victoire-des-neuf-interimaires-de-Citroen-Rennes</link>
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		<dc:date>2001-09-21T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>PSA
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Depuis un an, Citro&#235;n et les agences d'int&#233;rim imposent r&#233;guli&#232;rement, au dernier moment, des journ&#233;es non travaill&#233;es et non r&#233;mun&#233;r&#233;es. Neuf int&#233;rimaires ont port&#233; plainte contre leurs six agences pour non respect du contrat de travail (voir Convergences 16). Aucune demande de ch&#244;mage partiel aupr&#232;s de la direction d&#233;partementale du travail n'ayant &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e pour les int&#233;rimaires, qui de surcro&#238;t ont &#233;t&#233; embauch&#233;s sous le motif &#171; augmentation temporaire d'activit&#233; &#187;, le Conseil&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-17-septembre-octobre-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 17, septembre-octobre 2001
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis un an, Citro&#235;n et les agences d'int&#233;rim imposent r&#233;guli&#232;rement, au dernier moment, des journ&#233;es non travaill&#233;es et non r&#233;mun&#233;r&#233;es. Neuf int&#233;rimaires ont port&#233; plainte contre leurs six agences pour non respect du contrat de travail (voir &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-16-juillet-aout-2001-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Convergences 16&lt;/a&gt;). Aucune demande de ch&#244;mage partiel aupr&#232;s de la direction d&#233;partementale du travail n'ayant &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e pour les int&#233;rimaires, qui de surcro&#238;t ont &#233;t&#233; embauch&#233;s sous le motif &#171; &lt;em&gt;augmentation temporaire d'activit&#233; &lt;/em&gt; &#187;, le Conseil des prud'hommes de Rennes a condamn&#233; les agences, le 12 juillet, &#224; payer aux neuf salari&#233;s les journ&#233;es dues, des dommages et int&#233;r&#234;ts, et des frais de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citro&#235;n voulait aligner le statut des int&#233;rimaires sur celui pr&#233;vu par l'ARTT de PCA pour les CDI, ce que les prud'hommes ont jug&#233; ill&#233;gal. Pr&#233;cis&#233;ment, les juges ont consid&#233;r&#233; que la clause : &#171; &lt;em&gt;[lorsque] la variation de l'horaire [sera] affich&#233;e &#224; la baisse [dans l'entreprise utilisatrice, la] r&#233;mun&#233;ration sera r&#233;gul&#233;e sur la base de [&#8230;] temps r&#233;el de travail&lt;/em&gt; &#187;, inscrite sur l'accord ARTT, ne s'appliquait pas aux int&#233;rimaires. Le Conseil des prud'hommes a pr&#233;cis&#233; qu'&#171; &lt;em&gt;on ne peut minorer les salaires du fait d'heures non effectu&#233;es &#224; la demande de l'employeur&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cette d&#233;cision, Citro&#235;n a pouss&#233; les agences &#224; aller plaider en cour de cassation, pour tenter d'emp&#234;cher l'afflux de plaintes d'autres int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H. R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Citro&#235;n Rennes : la valse des pr&#233;caires
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Citroen-Rennes-la-valse-des-precaires</link>
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		<dc:date>2001-07-31T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>PSA
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<description>L'usine de Citro&#235;n de Rennes comptait en avril dernier plus de 13 000 travailleurs, dont 2800 int&#233;rimaires et 1050 CDD : 29 % des effectifs &#233;taient donc des travailleurs temporaires. Parmi ces contrats, la plupart sont ill&#233;gaux, car renouvel&#233;s plusieurs fois de suite (la loi n'autorisant qu'un renouvellement). Beaucoup d'int&#233;rimaires le sont depuis plus de deux ans (le record, c'est 12 ans !), encha&#238;nant des contrats d'un mois. &lt;br /&gt;Des paquets d'int&#233;rimaires kleenex&#8230; qui ne se laissent&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-16-juillet-aout-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 16, juillet-ao&#251;t 2001
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'usine de Citro&#235;n de Rennes comptait en avril dernier plus de 13 000 travailleurs, dont 2800 int&#233;rimaires et 1050 CDD : 29 % des effectifs &#233;taient donc des travailleurs temporaires. Parmi ces contrats, la plupart sont ill&#233;gaux, car renouvel&#233;s plusieurs fois de suite (la loi n'autorisant qu'un renouvellement). Beaucoup d'int&#233;rimaires le sont depuis plus de deux ans (le record, c'est 12 ans !), encha&#238;nant des contrats d'un mois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des paquets d'int&#233;rimaires kleenex&#8230; qui ne se laissent pas enti&#232;rement faire &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour lancer sa nouvelle Xsara et la C5, et mettre en place une &#233;quipe de nuit, Citro&#235;n a augment&#233; le nombre d'int&#233;rimaires de 1700 &#224; 2800, de juin 2000 &#224; avril 2001. Et puis, les nouvelles productions &#233;tant mises en place, le 27 avril dernier la direction a vir&#233; en bloc 1000 int&#233;rimaires et CDD (des CDD pour lesquels le groupe PSA a touch&#233; plusieurs millions de francs d'aides de l'Etat sous pr&#233;texte de &#171; formation professionnelle &#187;), et encore 250 int&#233;rimaires ensuite. En m&#234;me temps les cadences ont augment&#233; et plusieurs samedis travaill&#233;s ont &#233;t&#233; impos&#233;s, ou sont pr&#233;vus pour les mois &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le 27 avril parmi les centaines de pr&#233;caires en fin de contrat, l'ambiance &#233;tait &#224; la d&#233;sillusion, au ras-le-bol et &#224; la rancune. Citro&#235;n avait fait miroiter l'embauche en CDI &#224; nombre de ces jeunes qui croyaient &#234;tre sortis de la gal&#232;re de l'int&#233;rim &#224; r&#233;p&#233;tition. Tout au long de leur derni&#232;re semaine, les actes de vandalisme vengeur se sont multipli&#233;s. Dans ce contexte, le 26 avril, la CGT-Citro&#235;n a organis&#233; &#8211; &#224; la va-vite et timidement - avec la CGT-int&#233;rim deux rassemblements successifs sur le parking de l'usine pour protester contre cette charrette de fins de contrat. En revanche, il n'y a pas eu d'appel au d&#233;brayage. Pourtant environ 60 int&#233;rimaires ont d&#233;cid&#233; de d&#233;brayer pour aller rejoindre les d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux aux deux rassemblements du 26 avril, et des dizaines de salari&#233;s temporaires ont arr&#234;t&#233; spontan&#233;ment le travail le 27 lors de leurs derni&#232;res heures et ont sem&#233; le d&#233;sordre dans cette usine o&#249; r&#232;gne d'habitude l'ordre patronal le plus s&#233;v&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ch&#244;mage technique impos&#233;&#8230; pendant l' &#171; augmentation temporaire d'activit&#233; &#187; ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi avec la complicit&#233; de l'Etat, Citro&#235;n qui a fait 8,6 milliards de profits en 2000 jongle avec l'argent du contribuable, l'emploi de centaines de travailleurs et les conditions de travail de milliers d'autres. Pourtant, non content d'abuser &#224; sa guise du recours &#224; l'int&#233;rim, Citro&#235;n veut aussi &#233;tablir de nouvelles r&#232;gles d'exploitation et de r&#233;mun&#233;ration des int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence de sa politique chaotique de flux-tendu, Citro&#235;n a en effet impos&#233; &#224; plusieurs reprises, au dernier moment, des journ&#233;es non travaill&#233;es entre juillet 2000 et mars 2001. Pour les CDI et les CDD, l'accord RTT permet ce genre de caprices patronaux. En ce qui concerne les int&#233;rimaires, dans des situations similaires dans le pass&#233;, les agences d'int&#233;rim payaient les int&#233;rimaires pour ch&#244;mage partiel. Cette fois-ci, Citro&#235;n et les agences n'ont d&#233;pos&#233; aucune demande de ch&#244;mage partiel aupr&#232;s de la direction d&#233;partementale du travail, et Citro&#235;n a officieusement ordonn&#233; aux agences de ne rien verser aux int&#233;rimaires pour ces journ&#233;es non travaill&#233;es. Ainsi la direction n'a pas eu &#224; payer ces journ&#233;es aux agences, tout en leur faisant assumer la responsabilit&#233; des trous sur la fiche de paye !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le non-paiement des int&#233;rimaires par les agences a &#233;t&#233; qualifi&#233; d'ill&#233;gal par l'inspecteur du travail. Et neuf int&#233;rimaires, avec l'aide de la CGT-int&#233;rim, ont os&#233; porter plainte contre leurs agences de travail temporaire devant le conseil des prud'hommes pour non respect du contrat de travail. Le proc&#232;s a eu lieu le 3 mai. Son r&#233;sultat sera connu le 12 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 juin 2001&lt;strong&gt; H.R.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Dans l'Education nationale, la consolidation de la pr&#233;carit&#233; !
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Enseignement
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<description>Dans l'Education nationale, un certain nombre de CES vont &#234;tre transform&#233;s en CEC. Mais contrairement &#224; ce qui se fait d&#233;j&#224; depuis un certain temps dans la Fonction publique territoriale (municipalit&#233;s, conseils g&#233;n&#233;raux, etc.), il n'y aura pas d'embauche d&#233;finitive des CEC au bout de 5 ans. Des limites d'&#226;ge sont impos&#233;es : plus de 40 ans pour postuler et &#224; ce jour ceux qui ont &#233;t&#233; pris avaient plus de 55 ans et allaient ainsi jusqu'&#224; la retraite. &lt;br /&gt;Les &#233;tablissements &#233;taient&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-11-septembre-octobre-2000-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 11, septembre-octobre 2000
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'Education nationale, un certain nombre de CES vont &#234;tre transform&#233;s en CEC&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CES ou contrat de deux ans maximum renouvelable tous les 6 mois : 20 heures (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais contrairement &#224; ce qui se fait d&#233;j&#224; depuis un certain temps dans la Fonction publique territoriale (municipalit&#233;s, conseils g&#233;n&#233;raux, etc.), il n'y aura pas d'embauche d&#233;finitive des CEC au bout de 5 ans. Des limites d'&#226;ge sont impos&#233;es : plus de 40 ans pour postuler et &#224; ce jour ceux qui ont &#233;t&#233; pris avaient plus de 55 ans et allaient ainsi jusqu'&#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tablissements &#233;taient jusqu'alors r&#233;ticents pour transformer les contrats car se posait le probl&#232;me du paiement de l'assurance ch&#244;mage. Or depuis septembre, c'est le minist&#232;re de l'Education nationale qui prend en charge cette assurance et finance la totalit&#233; des salaires, comme pour les CES. Un quota a &#233;t&#233; fix&#233; par acad&#233;mie et d&#233;partement. En Charente Maritime par exemple, il est de 130 et &#224; l'heure actuelle la moiti&#233; des postes ont &#233;t&#233; pourvus. Ce qui repr&#233;sente une moyenne d'environ 2 CEC par &#233;tablissement de 800 &#233;l&#232;ves (rappelons qu'un &#233;tablissement de ce type emploie une bonne dizaine de CES et souvent plus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette transformation des CES en CEC se fait dans le cadre de la pr&#233;tendue r&#233;sorption de la pr&#233;carit&#233; dans la Fonction publique ! Disons plut&#244;t &#171; consolidation &#187; de la pr&#233;carit&#233; puisqu'on transforme des pr&#233;caires de 2 ans en pr&#233;caires de 5 ans. Les uns et les autres &#171; renouvelables &#187; (ou pas !) &#224; des &#233;ch&#233;ances plus courtes ! Mais l'Etat et des directeurs d'&#233;tablissements y trouvent leur int&#233;r&#234;t. Ils utilisent un personnel qui conna&#238;t son boulot, pendant cinq ans au lieu de deux, pour un salaire de 4300 F par mois environ et, qui plus est, sous contrat priv&#233;. Plus rentable que d'embaucher massivement des fonctionnaires auxquels il faut garantir un emploi et un salaire bien sup&#233;rieur pendant 37 ans et demi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette pr&#233;carit&#233; qui dure et s'institutionnalise, ceux qui nous gouvernent organisent donc la r&#233;duction du nombre des fonctionnaires sous statut et le grossissement parall&#232;le d'un &#171; corps &#187; de pr&#233;caires de 5 ans. Cela s'ajoute aux emplois jeunes Aubry. C'est ce que voudrait &#233;galement g&#233;n&#233;raliser le MEDEF dans le priv&#233; en embauchant sous contrats de 5 ans renouvelables, selon les besoins de des profits. Toujours sous pr&#233;texte de lutter contre le ch&#244;mage, &#233;videmment !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, sans &#234;tre dupes, les hommes et les femmes employ&#233;s en CES, puis en CEC, et qui souvent ont &#233;t&#233; victimes de licenciement collectifs &#224; un &#226;ge o&#249; il n'est pas facile de retrouver du travail, voient comme une aubaine ce contrat de 5 ans (en fait un peu moins car il faut d&#233;duire les ann&#233;es de CES pour ceux qui ont moins de 55 ans). Comme une aubaine de passer de 20 &#224; 30 heures avec 50 % de leur actuel salaire en plus et l'espoir que d'ici la fin du contrat de nouvelles mesures leur permettront de rester. Comme l'esp&#232;rent les emplois jeunes ! Et l&#224; o&#249; des &#171; principaux &#187; de coll&#232;ges s'opposent &#224; la cr&#233;ation de CEC ou font lanterner dans l'attente de la publication du d&#233;cret officiel, les CES s'impatientent. En Charente-Maritime, certains se sont r&#233;unis &#224; plusieurs reprises avec la CGT. Et au-del&#224; de la transformation des CES en CEC, c'est la n&#233;cessit&#233; d'un emploi stable pour tous qui pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 septembre 2000, &lt;strong&gt;N.N&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;CES ou contrat de deux ans maximum renouvelable tous les 6 mois : 20 heures par semaine, pay&#233;es au SMIC horaire, soit environ 3000 F par mois. CEC ou contrat de cinq ans renouvelable tous les ans : 30 heures par semaine, pay&#233;es au SMIC horaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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