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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Altis / Geodis (Corbeil-Essonnes, 91) : 40 salari&#233;s pris en sandwich entre prestataire et donneur d'ordre
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Altis
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		<description>D&#233;but f&#233;vrier, Altis, entreprise de 900 salari&#233;s fabricant des puces &#233;lectroniques, choisissait de r&#233;int&#233;grer les salari&#233;s de son prestataire Geodis Logistics. Geodis avait port&#233; plainte pour un retard de paiement de quelque 2 millions d'euros. Pour &#233;viter de compara&#238;tre au tribunal de commerce, Altis avait pr&#233;f&#233;r&#233; s'incliner de cette mani&#232;re. De son c&#244;t&#233;, le trust de la logistique renon&#231;ait &#224; la dette, en &#233;change de la reprise par Altis des effectifs qui lui avaient permis pendant&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-86-mars-avril-2013-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 86, mars-avril 2013
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Altis-+" rel="tag"&gt;Altis
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;but f&#233;vrier, Altis, entreprise de 900 salari&#233;s fabricant des puces &#233;lectroniques, choisissait de r&#233;int&#233;grer les salari&#233;s de son prestataire Geodis Logistics. Geodis avait port&#233; plainte pour un retard de paiement de quelque 2 millions d'euros. Pour &#233;viter de compara&#238;tre au tribunal de commerce, Altis avait pr&#233;f&#233;r&#233; s'incliner de cette mani&#232;re. De son c&#244;t&#233;, le trust de la logistique renon&#231;ait &#224; la dette, en &#233;change de la reprise par Altis des effectifs qui lui avaient permis pendant quelques ann&#233;es de prendre sa part de profits sur le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle issue n'&#233;tait pourtant pas acquise. Lorsque le 17 d&#233;cembre dernier, les quarante salari&#233;s de Geodis arrivent au travail, ils ont la surprise d'&#234;tre bloqu&#233;s &#224; l'entr&#233;e par des vigiles pay&#233;s par Altis. De son c&#244;t&#233;, Geodis avait d&#233;l&#233;gu&#233; un huissier charg&#233; de constater que c'&#233;tait bien Altis qui emp&#234;chait les salari&#233;s de se rendre au travail. Les deux entreprises se renvoyant mutuellement la responsabilit&#233; de la fin brutale de leur collaboration, les salari&#233;s de Geodis, victimes d'une affaire dont ils n'&#233;taient en rien responsables, r&#233;clamaient de revenir &#224; leur poste et d&#233;non&#231;aient la direction de Geodis qui les mena&#231;ait de ch&#244;mage partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'int&#233;rieur de l'usine, Altis cherchait dans l'urgence &#224; pallier l'absence du prestataire : au m&#233;pris de la s&#233;curit&#233;, des f&#251;ts de produits chimiques &#233;taient manipul&#233;s par les chauffeurs int&#233;rimaires d'un autre prestataire, Vinci. Des salari&#233;s de la maintenance d'Altis &#233;taient envoy&#233;s sur les postes de travail vacants. Soumis &#224; l'arbitraire, aucun salari&#233; d'Altis ne se r&#233;jouissait de prendre la place de coll&#232;gues qui avaient travaill&#233; autrefois sous le m&#234;me contrat qu'eux. Dans cette configuration, les syndicats d'Altis n'ont malheureusement rien entrepris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir distribu&#233; des tracts aux &#233;quipes d'Altis pendant quatre jours, les quarante salari&#233;s de Geodis bloquaient courageusement l'acc&#232;s du site. Geodis d&#233;clarait alors que l'issue pourrait &#234;tre un PSE... &#224; la charge d'Altis, et renvoyait les salari&#233;s chez eux avec la garantie d'&#234;tre pay&#233;s jusqu'en janvier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une bataille qui en anticipe d'autres...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s ont d&#251; mener des actions r&#233;p&#233;t&#233;es aux portes du site. Leurs tracts ont su remporter la sympathie des salari&#233;s d'Altis. Lors du blocage du site, les salari&#233;s d'Altis avaient de bon gr&#233; gar&#233; leur v&#233;hicule &#224; l'ext&#233;rieur. La direction d'Altis n'&#233;tait donc pas seulement sous la pression d'un prestataire m&#233;content, mais devait &#233;galement faire face &#224; une mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour sur le site apr&#232;s sept semaines d'absence, les d&#233;sormais anciens salari&#233;s de Geodis auront cependant &#224; subir la vengeance d'Altis : horaires d&#233;grad&#233;s, postes d&#233;qualifi&#233;s, les plus de 57 ans &#233;tant explicitement pouss&#233;s vers la sortie. La direction d'Altis tente &#233;galement de diviser : elle a pay&#233; le champagne et les petits fours aux salari&#233;s d'Altis qui avaient &#233;t&#233; envoy&#233;s remplacer les Geodis pendant qu'ils &#233;taient sur le banc de touche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majeure partie des salari&#233;s du site sont pourtant conscients que leur avenir n'est pas assur&#233;. IBM, l'ancien propri&#233;taire, continue de passer commande sur le site, mais les actionnaires d'Altis, soci&#233;t&#233; &#171; ind&#233;pendante &#187;, se plaignent de ne pas faire de profits. Les salari&#233;s n'ont donc rien &#224; attendre d'une loi contre les &#171; licenciements boursiers &#187;. Ils n'ont d'autre choix que de se pr&#233;parer &#224; une prochaine mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 mars 2013, Laurent VASSIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Altis &#8212; Corbeil-Essonnes (&#233;lectronique) : Reculs de la direction, mais l&#226;chage des syndicats
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Altis-Corbeil-Essonnes-electronique-Reculs-de-la-direction-mais-lachage-des</link>
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		<dc:date>2009-07-03T12:05:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Altis
</dc:subject>

		<description>Huit jours de gr&#232;ve, suivie par 70 % des 1 400 salari&#233;s d'Altis, et paralysant totalement ce site de production de semi-conducteurs, du jamais vu dans cette entreprise ! &lt;br /&gt;La gr&#232;ve d&#233;marre sur les chapeaux de roue &lt;br /&gt;La gr&#232;ve a &#233;clat&#233; lundi 15 juin, &#224; l'appel des syndicats, suite &#224; l'annonce de 400 licenciements sur les 1 400 salari&#233;s Altis de l'usine (dans laquelle travaillent &#233;galement un petit nombre de salari&#233;s de la maison-m&#232;re, IBM, et surtout plusieurs centaines de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-64-juillet-aout-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 64, juillet-ao&#251;t 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Altis-+" rel="tag"&gt;Altis
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Huit jours de gr&#232;ve, suivie par 70 % des 1 400 salari&#233;s d'Altis, et paralysant totalement ce site de production de semi-conducteurs, du jamais vu dans cette entreprise !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gr&#232;ve d&#233;marre sur les chapeaux de roue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve a &#233;clat&#233; lundi 15 juin, &#224; l'appel des syndicats, suite &#224; l'annonce de 400 licenciements sur les 1 400 salari&#233;s Altis de l'usine (dans laquelle travaillent &#233;galement un petit nombre de salari&#233;s de la maison-m&#232;re, IBM, et surtout plusieurs centaines de sous-traitants). Revendications mise en avant : une indemnit&#233; de licenciement de 100 000 euros et deux mois de salaire par ann&#233;e d'anciennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans, les actionnaires d'Altis, IBM et Infineon ont annonc&#233; leur retrait pour la fin 2009 et promettent un repreneur hypoth&#233;tique&#8230; qui n'est jamais l&#224;. Pour attirer cet oiseau rare, la direction voudrait faire travailler les &#233;quipes en factions de 12 heures ; et, d&#232;s maintenant, c'est 400 emplois supprim&#233;s qu'il faudrait accepter sans m&#234;me aucune garantie qu'ils ne soient pas que la premi&#232;re fourn&#233;e, avant une fermeture compl&#232;te du site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lundi matin, le blocage s'est organis&#233; : production brutalement arr&#234;t&#233;e, piquets devant les portes jour et nuit,, chacun l'assurant suivant son horaire d'&#233;quipe habituel, emp&#234;chant toute production de sortir et toute mati&#232;re premi&#232;re de rentrer, pneus et palettes br&#251;lant devant les grilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ont commenc&#233; les reculs, mais aussi les man&#339;uvres, de la direction. Le deuxi&#232;me jour, elle annon&#231;ait ne vouloir n&#233;gocier que sur les conditions de d&#233;part des 400 licenci&#233;s, sans rien dire sur l'avenir du site. Exigence que l'intersyndicale s'empressait d'accepter. Conscients que le sort de l'ensemble du personnel &#233;tait en jeu, les gr&#233;vistes mettaient eux sur leurs banderoles &#171; IBM = - 3 000 emplois &#187; l'effectif total du site, salari&#233;s d'IBM et des sous-traitants inclus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'intersyndicale milite pour la reprise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au troisi&#232;me jour de la gr&#232;ve, l'intersyndicale pr&#233;sentait aux gr&#233;vistes le premier recul de la direction : 15 000 &#8364; de prime de d&#233;part. Mais aussi son ultimatum : la n&#233;gociation ne se poursuivrait que si le travail reprenait. Et les membres de l'intersyndicale d'argumenter qu'il y avait un risque effectif de s'enfermer dans le blocage, et qu'il ne s'agissait que de &#171; suspendre &#187; le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les gr&#233;vistes, le chantage &#233;tait inacceptable. Face au malaise dans l'AG, la CGT s'est mise en avant pour organiser un vote o&#249; la majorit&#233; s'est montr&#233;e pour la poursuite. Le lendemain matin, l'intersyndicale avait donc chang&#233; d'avis et chargeait le repr&#233;sentant CGT d'annoncer la poursuite du mouvement. &#192; la satisfaction des gr&#233;vistes qui pensaient avoir suffisamment &#171; recadr&#233; &#187; l'intersyndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas pour longtemps. Le lendemain vendredi, la direction reculait encore en accordant pour les plus de dix ans d'anciennet&#233; 28 000 euros d'indemnit&#233;s plus 1,2 mois de salaire par ann&#233;e d'anciennet&#233;. Pour les plus anciens cela pouvait commencer &#224; para&#238;tre plus acceptable, m&#234;me si l'on &#233;tait loin de la revendication initiale. Mais, pour les salari&#233;s ayant moins de 10 ans d'anciennet&#233;, l'accord ne pr&#233;voyait qu'une indemnit&#233; unique de 20 000 euros. Ce qui n'emp&#234;chait pas l'intersyndicale de se pr&#233;senter au piquet de gr&#232;ve vers 22 heures, une nouvelle fois pour convaincre les gr&#233;vistes de reprendre le travail. En vain : les cris contre la reprise se faisaient entendre, alors que l'intersyndicale avait d&#233;j&#224; fait savoir &#224; la presse que la gr&#232;ve &#233;tait finie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il lui fallut donc une derni&#232;re pirouette : samedi, le responsable de la CFTC indiqua &#224; l'AFP que l'intersyndicale faisait &#171; machine arri&#232;re &#187; et appelait &#224; poursuivre le mouvement&#8230; jusqu'au lundi matin, le 22 juin. Et l'intersyndicale utilisa le week-end pour peaufiner sa strat&#233;gie. Un tract serait distribu&#233; indiquant dans le d&#233;tail le d&#233;roulement de l'AG du lundi et la proc&#233;dure de vote : &#224; bulletin secret ! Sentant la man&#339;uvre, des gr&#233;vistes parlaient de jeter l'urne au feu, tandis que d'autres dessinaient au sol un trait pour s&#233;parer les gr&#233;vistes des non-gr&#233;vistes lors d'un vote public, comme le mercredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AG du lundi fut exp&#233;ditive : la proc&#233;dure de vote fut relue, et lorsque des gr&#233;vistes qui avaient pr&#233;vu d'intervenir se manifest&#232;rent, l'intersyndicale verrouilla le micro en annon&#231;ant clairement qu'elle ne &#171; donnerait pas la parole &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annonce par l'intersyndicale des r&#233;sultats du vote eut lieu devant un public clairsem&#233; : &#233;taient sortis de la bo&#238;te noire 280 votes Oui &#224; la &#171; suspension &#187; et 271 Non (c'est-&#224;-dire oui &#224; la gr&#232;ve). Malgr&#233; les pressions syndicales, il s'en &#233;tait fallu de peu. R&#233;sultats accueillis par des applaudissements ironiques accompagn&#233;s de &#171; Bravo les syndicats ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et maintenant ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e qu'on aurait d&#251; former un petit comit&#233; qui d&#233;fende les gr&#233;vistes ou bien &#171; un autre syndicat &#187; est apparu ici ou l&#224;. Mais le sentiment dominant reste l'amertume et la col&#232;re, certains salari&#233;s d&#233;clarant que, au prochain appel syndical, ils ne sortiraient plus. Dans leur grande majorit&#233;, les gr&#233;vistes ne pensent pas qu'une nouvelle gr&#232;ve puisse avoir lieu avant la fermeture d&#233;finitive du site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir le dira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, dans cette gr&#232;ve, les salari&#233;s ont beaucoup appris en huit jours. Sur la force de la gr&#232;ve, qui a fait partiellement reculer la direction d'Altis et aurait pu arracher bien plus si elle n'avait pas &#233;t&#233; trahie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 juin 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent VASSIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_395 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH143/accords-38c65.png?1788726575' width='400' height='143' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Altis (Corbeil-Essonnes) : De l'usage des &#171; Russes &#187; pour d&#233;samorcer la col&#232;re
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Altis-Corbeil-Essonnes-De-l-usage-des-Russes-pour-desamorcer-la-colere</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Altis
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		<description>Les 1 400 salari&#233;s de l'usine de fabrication de puces &#233;lectroniques bas&#233;e &#224; Corbeil-Essonnes sont dans l'expectative depuis l'annonce du d&#233;sengagement des actionnaires IBM et Infineon pr&#233;vu fin 2009. Cette inqui&#233;tude pour les emplois est partag&#233;e par les centaines de salari&#233;s sous-traitants, prestataires ou employ&#233;s par d'autres entreprises implant&#233;es sur le site. Si, en ao&#251;t 2007, un consortium russe s'est signal&#233; comme repreneur potentiel, un an plus tard, il n'a toujours pas&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-60-novembre-decembre-2008-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 60, novembre-d&#233;cembre 2008
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Altis-+" rel="tag"&gt;Altis
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les 1 400 salari&#233;s de l'usine de fabrication de puces &#233;lectroniques bas&#233;e &#224; Corbeil-Essonnes sont dans l'expectative depuis l'annonce du d&#233;sengagement des actionnaires IBM et Infineon pr&#233;vu fin 2009. Cette inqui&#233;tude pour les emplois est partag&#233;e par les centaines de salari&#233;s sous-traitants, prestataires ou employ&#233;s par d'autres entreprises implant&#233;es sur le site. Si, en ao&#251;t 2007, un consortium russe s'est signal&#233; comme repreneur potentiel, un an plus tard, il n'a toujours pas confirm&#233; le rachat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, &#224; la rentr&#233;e de septembre, lorsque la direction a annonc&#233; son intention de ne pas augmenter les salaires en 2008, le ras-le-bol &#233;tait tel que les syndicats appelaient &#224; une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale pour le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; octobre. Ce jour l&#224;, les 300 personnes r&#233;unies d&#233;cidaient de poser un ultimatum &#224; la direction : sans garanties sur l'avenir d'Altis et si la direction persistait &#224; refuser d'augmenter les salaires, on ne reprendrait pas le travail apr&#232;s le 14 octobre, jour de l'arr&#234;t technique annuel pour maintenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de l'AG, malgr&#233; l'invitation de la CFDT &#224; retourner au travail, les salari&#233;s d&#233;cidaient d'aller manifester &#224; l'ext&#233;rieur. L'id&#233;e d'aller &#224; la rencontre de l'&#233;quipe du soir, dont seulement une faible partie &#233;tait en gr&#232;ve, est venue &#224; certains, mais ni la CFTC ni FO ne l'ont reprise. Ayant install&#233; un barrage filtrant sur la Nationale 7, les gr&#233;vistes ont re&#231;u bien des signes de solidarit&#233; de la part des habitants de la r&#233;gion, qui n'avaient pas vu un tel mouvement sur le site depuis 1999.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;14 jours de pr&#233;paration &#224; la gr&#232;ve... mis &#224; profit par la direction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Restait donc deux petites semaines avant la gr&#232;ve. Un temps que la direction a su utiliser : annonce d'une rencontre au minist&#232;re et de la visite de deux repr&#233;sentants du repreneur potentiel sur le site... pr&#233;cis&#233;ment la veille du jour pr&#233;vu pour la gr&#232;ve ! Du c&#244;t&#233; des salari&#233;s, &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; octobre, le chiffre de 100 &#8364; d'augmentation avait bien &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;, mais les syndicats s'&#233;taient content&#233;s de demander la &#171; r&#233;ouverture du plan salaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que la direction gagnait des points en envoyant les managers discuter en ligne pour convaincre les salari&#233;s de ne pas faire mauvaise impression au repreneur, aucun des op&#233;rateurs qui comptaient se mobiliser le 14 n'avait en t&#234;te de mots d'ordre clairs ni de plan de mobilisation. Tant et si bien qu'&#224; l'approche de la date convenue, quelques salari&#233;s se demandaient m&#234;me si l'AG qui devait d&#233;cider de la gr&#232;ve &#233;tait maintenue. Du coup cette AG n'ayant r&#233;uni qu'une centaine de salari&#233;s, la gr&#232;ve fut ajourn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La visite des Russes, dont on se demande s'il ne s'agissait pas de deux acteurs coiff&#233;s d'une chapka, n'a &#233;videmment rien r&#233;solu. La direction va continuer de jouer sur l'incertitude quant &#224; l'avenir du site pour tenter de faire accepter le pire. Les salari&#233;s ont pourtant montr&#233; qu'ils ne marchaient pas tous aveugl&#233;ment. Il faudra donc autre chose la prochaine fois qu'un nouveau &#171; coup des Russes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 novembre 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent VASSIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Altis (Corbeil&#8211;Essonne) : un chantage &#224; la fermeture qui n'a pas trouv&#233; d'opposition
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Altis-Corbeil-Essonne-un-chantage-a-la-fermeture-qui-n-a-pas-trouve-d</link>
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		<dc:date>2008-03-21T20:11:40Z</dc:date>
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		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Altis
</dc:subject>

		<description>Depuis l'annonce du retrait des actionnaires IBM et Infineon en avril 2006, les 1700 salari&#233;s de l'usine Altis bas&#233;e &#224; Corbeil (Essonne) sont toujours en attente du rachat de leur usine par un hypoth&#233;tique investisseur. Cependant, la direction a mis &#224; profit ces 18 mois d'incertitude pour supprimer plus de 300 postes et obtenir l'agr&#233;ment syndical qui devrait permettre d'appliquer des horaires continus &#224; base de factions de 12 heures en production. &lt;br /&gt;Altis est une usine de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-56-mars-avril-2008-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 56, mars-avril 2008
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Altis-+" rel="tag"&gt;Altis
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'annonce du retrait des actionnaires IBM et Infineon en avril 2006, les 1700 salari&#233;s de l'usine Altis bas&#233;e &#224; Corbeil (Essonne) sont toujours en attente du rachat de leur usine par un hypoth&#233;tique investisseur. Cependant, la direction a mis &#224; profit ces 18 mois d'incertitude pour supprimer plus de 300 postes et obtenir l'agr&#233;ment syndical qui devrait permettre d'appliquer des horaires continus &#224; base de factions de 12 heures en production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Altis est une usine de semi-conducteurs qui fabrique des circuits int&#233;gr&#233;s pour les cartes &#224; puces et la t&#233;l&#233;phonie mobile. Lors de l'annonce des suppressions de postes et de la mise en place des nouveaux horaires, les salari&#233;s du site, r&#233;unis en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, avaient vot&#233; une motion pr&#233;voyant de faire gr&#232;ve si la direction maintenait ses projets. Mais les syndicats eurent t&#244;t fait d'oublier cette perspective et se sont bien gard&#233;s de convoquer de nouvelles assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de l'ann&#233;e 2007, la CFDT restait &#171; d&#233;favorable &#187; aux horaires en &#233;quipes de 12 heures et insistait sur le fait que les d&#233;parts devraient se faire &#171; au volontariat &#187;. Mais qu'est-ce qu'un d&#233;part volontaire lorsque la direction menace de fermer l'usine et, &#224; courte &#233;ch&#233;ance, d'imposer un horaire d&#233;ment &#224; ceux qui resteront ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du mois de janvier 2007, la tension sur le site &#233;tait palpable. La CFDT proclamait la rupture &#171; d&#233;finitive &#187; des n&#233;gociations&#8230; pour les reprendre quelques jours plus tard. Entre-temps, la direction de l'usine montait les salari&#233;s des bureaux contre ceux de la production, qu'elle rendait responsables de la fermeture du site s'ils n'acceptaient pas les factions de douze heures. Le r&#233;sultat de chaque s&#233;ance de n&#233;gociations &#233;tait attendu avec appr&#233;hension par les op&#233;rateurs. Durant ces semaines d&#233;cisives, aucun syndicat n'a propos&#233; de mobilisation. &#192; la fin du mois, la direction profitait de ce vide pour organiser une &#171; marche silencieuse &#187; en vue d'interrompre une s&#233;ance du CHS-CT et demander aux syndicats de signer l'accord global reliant les nouveaux horaires &#224; l'arriv&#233;e du repreneur. Quelques op&#233;rateurs, inquiets pour l'avenir et qui avaient &#233;t&#233; convaincus de quitter les lignes de production pour participer &#224; ce mouvement, ne se sont rendus compte qu'&#224; l'arriv&#233;e que la direction manoeuvrait pour les monter contre les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction a &#233;t&#233; la seule &#224; organiser une mobilisation sur le terrain. La CFDT &#224; justifi&#233; ainsi sa strat&#233;gie : &#171; &lt;em&gt; nous avons choisi la difficile n&#233;gociation car si les partenaires sociaux capables de n&#233;gocier n'aboutissent pas, la Direction risque d'aggraver sensiblement les d&#233;g&#226;ts sociaux &lt;/em&gt; &#187;. Reprenant le chantage &#224; la fermeture, et pr&#233;textant adopter une attitude responsable, CFDT et CGC pr&#233;paraient en r&#233;alit&#233; leur signature. Pour se pr&#233;munir contre la critique, la CFDT r&#233;clamait l'organisation d'un r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un vote qui exprime le manque de perspectives&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant le vote, les syndicats signataires ont amplifi&#233; la division en mettant en avant que la validation de l'accord permettrait d'ouvrir le &#171; livre III &#187; du PSE&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le &#171; Plan de Sauvegarde de l'Emploi &#187; remplace depuis 2002 l'ancienne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, qui d&#233;termine les primes de d&#233;parts. Les signataires pr&#233;tendaient que les salari&#233;s en attente de partir auraient eu int&#233;r&#234;t &#224; valider l'accord au plus vite. Dans ces conditions le &#171; oui &#187; a &#233;t&#233; approuv&#233; par 53% des 1150 salari&#233;s en production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux quelque 500 personnes qui avaient vot&#233; &#171; non &#187;, les syndicats non signataires se sont born&#233;s &#224; la promesse de d&#233;noncer l'accord en cas de victoire aux &#233;lections professionnelles &#224; venir. Les syndicats signataires, forts d'un nouveau succ&#232;s &#233;lectoral, reprenaient &#224; leur compte les paroles du repr&#233;sentant du minist&#232;re charg&#233; de suivre l'affaire Altis : &lt;em&gt; &#171; L'existence de cet accord d'entreprise est un signal important pour un &#233;ventuel repreneur &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#226;teau Altis, m&#234;me d&#233;cor&#233; de la promesse d'un horaire de production parmi les pires qui se pratiquent en France, n'a toujours pas &#233;t&#233; rachet&#233; un an plus tard par le repreneur russe qui s'est signal&#233; il y a six mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir obtenu le d&#233;part de ceux qui fuyaient les factions de 12 heures, la direction a lanc&#233; une campagne de recrutement. Les CDD qui viennent de se faire embaucher sont parfois eux-m&#234;mes surpris d'avoir &#233;t&#233; recrut&#233;s apr&#232;s un plan social. Ils ne s'en rendent compte qu'au moment o&#249; on leur demande subrepticement&#8230; s'ils seraient pr&#234;ts &#224; faire les 12 heures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quant &#224; l'opposition municipale&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; Corbeil, le programme de la liste de gauche qui rassemblait au premier tour le PC, les Verts et deux candidats de Lutte Ouvri&#232;re, n'a pas manqu&#233; de d&#233;noncer les nombreuses subventions publiques re&#231;ues par Altis, sans pr&#233;ciser toutefois s'il convient ou non de cesser ces subventions, voire d'obliger &#224; rendre ce qui a &#233;t&#233; distribu&#233; en pure perte puisque des emplois sont supprim&#233;s. Au second tour, le programme PC-PS-Verts et Lutte ouvri&#232;re appelait clairement &#224; de nouvelles subventions du d&#233;partement, de la R&#233;gion et de l'&#201;tat pour les entreprises, au nom de la &#171; nouvelle attractivit&#233; de Corbeil &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la liste de gauche demandait pour Altis la mise en place d'un &#233;ni&#232;me &#171; comit&#233; de suivi &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 mars 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent VASSIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le &#171; Plan de Sauvegarde de l'Emploi &#187; remplace depuis 2002 l'ancienne proc&#233;dure du &#171; plan social &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Altis (Corbeil, Essonne) : L'engrenage infernal des suppressions d'emplois et des aggravations d'horaires...
</title>
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		<dc:date>2006-09-26T17:07:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Altis
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		<description>Depuis plus de dix ans, les salari&#233;s de l'usine Altis (ex-IBM) de semi-conducteurs de Corbeil Essonnes sont soumis au chantage &#224; la fermeture. En invoquant une fois encore la forte concurrence, &#171; notamment asiatique &#187;, la direction a annonc&#233; en avril dernier un &#171; plan de sauvegarde de l'emploi &#187; qui lui permettrait de r&#233;aliser 15 % d'&#233;conomies sur la masse salariale. En fait de sauvegarde d'emplois, il s'agit d'un plan de suppression d'emplois et aggravation des conditions de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-47-septembre-octobre-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 47, septembre-octobre 2006
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Altis-+" rel="tag"&gt;Altis
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de dix ans, les salari&#233;s de l'usine Altis (ex-IBM) de semi-conducteurs de Corbeil Essonnes sont soumis au chantage &#224; la fermeture. En invoquant une fois encore la forte concurrence, &#171; notamment asiatique &#187;, la direction a annonc&#233; en avril dernier un &#171; plan de sauvegarde de l'emploi &#187; qui lui permettrait de r&#233;aliser 15 % d'&#233;conomies sur la masse salariale. En fait de sauvegarde d'emplois, il s'agit d'un plan de suppression d'emplois et aggravation des conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Du feu continu... aux horaires continus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les usines de semi-conducteurs tournent &#224; feu continu. Jusqu'en 1999, &#224; Corbeil, la production s'effectuait en horaires dits &lt;em&gt;&#171; discontinus &#187;&lt;/em&gt;, avec des &#233;quipes en semaine et de week-end. L'horaire dit &lt;em&gt;&#171; continu &#187;&lt;/em&gt; a &#233;t&#233; impos&#233; en 1999, &#224; l'occasion d'un plan social supprimant 800 emplois. Les 1 200 op&#233;rateurs restant travaillent depuis en cinq &#233;quipes, par factions de 8 heures et sur un cycle de 10 jours (deux matins, deux soirs, deux nuits, suivis de quatre jours de repos).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place de cet horaire a permis &#224; la direction d'&#233;conomiser sur les primes qui &#233;taient accord&#233;es avant 1999 aux &#233;quipes de nuit et de week-end, tout en profitant au maximum de la flexibilit&#233; autoris&#233;e par la loi des 35 heures. De plus, les horaires continus lui ont permis d'harmoniser les m&#233;thodes de travail pour accro&#238;tre le rendement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des salari&#233;s, ce nouvel horaire a &#233;t&#233; une r&#233;gression immense : au del&#224; des probl&#232;mes de sommeil, la vie sociale est tr&#232;s perturb&#233;e. Le d&#233;calage constant par rapport au rythme hebdomadaire ne permet plus la moindre activit&#233; r&#233;guli&#232;re dans la semaine, les week-ends libres ne se pr&#233;sentant que tr&#232;s irr&#233;guli&#232;rement, &#224; peine plus d'une fois par mois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et r&#233;gression continue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais, taux de profits exigent, &#231;a ne suffit pas &#224; la direction d'Altis, qui en rajoute aujourd'hui. Le plan annonc&#233; pr&#233;voit 323 suppressions d'emplois et, pour ceux qui resteront, le passage en factions de 12 heures sur des cycles de 8, 10 ou 12 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Douze heures d'affil&#233;e, c'est d'autant plus &#233;puisant que les op&#233;rateurs travaillent debout et parcourent des kilom&#232;tres en ligne, pour passer d'une machine &#224; l'autre. De plus le travail requiert une concentration constante, la moindre erreur pouvant aboutir au rejet d&#233;finitif d'un lot qui, comme la direction le rappelle insidieusement, repr&#233;sente la valeur de deux Twingos.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La le&#231;on de Dresde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les deux entreprises dont Altis est filiale, IBM et Infin&#233;on, ont annonc&#233; leur prochain d&#233;sengagement du capital de l'entreprise, ce qui permet &#224; la direction de jouer &#224; fond le chantage &#224; la &lt;em&gt;&#171; viabilit&#233; &#187;&lt;/em&gt; pour tenter d'imposer son projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, pendant que les patrons se plaignent de leurs difficult&#233;s, les usines n'en continuent pas moins de tourner. Et Altis et ses maisons m&#232;res ne manquent pas d'argent ! &#192; Corbeil, les op&#233;rateurs sortent l'&#233;quivalent de 1,5 millions d'euros chaque jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'annonce du Plan, l'intersyndicale d&#233;nonce &lt;em&gt;&#171; l'absence de projet industriel &#187;&lt;/em&gt;. Pour se montrer responsable, elle a pr&#233;sent&#233; une &lt;em&gt;&#171; contre-proposition &#187;&lt;/em&gt; qui s'aligne sur l'objectif de r&#233;duction de 15 % des co&#251;ts. Ce projet tente bien de plaire aux salari&#233;s, puisqu'il pr&#233;conise un retour aux horaires discontinus d'avant 1999. En revanche, il inclut toujours la suppression de pr&#232;s de 200 emplois ! Toujours le m&#234;me pi&#232;ge donc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infin&#233;on poss&#232;de une autre usine &#224; Dresde, en Allemagne, tr&#232;s semblable &#224; celle de Corbeil. Les factions de 12 heures y sont en vigueur depuis janvier 2006. Cependant, depuis le mois d'ao&#251;t, les actionnaires font de nouveau planer la menace de 500 suppressions d'emplois. En Allemagne comme ailleurs, rien ne calme l'app&#233;tit des actionnaires. On ne demande de sacrifices aux travailleurs que pour pr&#233;parer les suivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent VASSIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH334/altis-78c14.gif?1788183766' width='400' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.etincelle-altis.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pour acc&#233;der au blog du bulletin L'Etincelle &#224; Altis, cliquez ici...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les &#233;thers de glycol chez IBM : crime d'empoisonnement encore impuni
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-ethers-de-glycol-chez-IBM-crime-d-empoisonnement-encore-impuni</link>
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		<dc:date>2004-06-22T15:30:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Altis
</dc:subject>

		<description>Dans ses usines de semi-conducteurs, IBM s'est toujours vant&#233; de garantir d'excellentes conditions de travail &#224; ses salari&#233;s. Impression renforc&#233;e sans doute par le fait de travailler dans des &#171; salles blanches &#187;, d'une absolue propret&#233;... pour &#233;viter que des particules de poussi&#232;re ne viennent endommager les puces &#233;lectroniques. &lt;br /&gt;L'affaire des &#233;thers de glycol est venue montrer qu'IBM n'est pas si propre pour la sant&#233; de ses salari&#233;s. Ces solvants, couramment utilis&#233;s dans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Accidents-du-travail-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Accidents du travail et maladies professionnelles : faux frais de l'exploitation pour le patronat et l'Etat
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Altis-+" rel="tag"&gt;Altis
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ses usines de semi-conducteurs, IBM s'est toujours vant&#233; de garantir d'excellentes conditions de travail &#224; ses salari&#233;s. Impression renforc&#233;e sans doute par le fait de travailler dans des &#171; salles blanches &#187;, d'une absolue propret&#233;... pour &#233;viter que des particules de poussi&#232;re ne viennent endommager les puces &#233;lectroniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire des &#233;thers de glycol est venue montrer qu'IBM n'est pas si propre pour la sant&#233; de ses salari&#233;s. Ces solvants, couramment utilis&#233;s dans l'industrie, se sont clairement r&#233;v&#233;l&#233;s responsables de cancers des testicules, avortements spontan&#233;s, st&#233;rilit&#233;s, chez les personnes expos&#233;es, et de malformations chez leurs enfants. En 1999, un rapport de l'Inserm en France confirmait leurs effets toxiques. En janvier 2000, c'&#233;tait au tour d'IBM d'&#234;tre accus&#233;, aux Etats-Unis : 140 plaintes de salari&#233;s de l'usine de Fishkill &#233;taient jug&#233;es recevables !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire toucha l'usine de Corbeil-Essonnes, o&#249; IBM utilisa les &#233;thers de 1970 &#224; 1995, &#224; l'automne 2000, parce que l'avocat des familles am&#233;ricaines tenta de renforcer leur dossier en sollicitant les salari&#233;s de l'usine fran&#231;aise, semblable &#224; celle de Fishkill. La presse ici se fit l'&#233;cho du scandale, et un journal t&#233;l&#233;vis&#233; montra le t&#233;moignage de Mina, dont l'enfant est n&#233; avec une grave malformation faciale : dans les ateliers sans a&#233;ration d'une petite entreprise sous-traitante d'IBM, elle conditionnait des bouteilles d'&#233;thers de glycol, et nettoyait, toujours &#224; l'aide d'&#233;thers, les bo&#238;tes servant &#224; stocker les tranches de silicium. Puis Thierry Garofalo, embauch&#233; en 1988 &#224; Corbeil, frapp&#233; de st&#233;rilit&#233; et d'intenses douleurs musculaires, portait plainte &#224; son tour. On avait enfin l'impression qu'IBM allait avoir des comptes &#224; rendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour cela, il fallait des t&#233;moignages, et donc que les salari&#233;s, actuels mais aussi anciens, en assez grand nombre, se signalent. Car pour d&#233;montrer un lien entre les &#233;thers et des maladies aux causes multiples, il faut pouvoir mener une &#233;tude statistique, &#233;tudier les cons&#233;quences &#233;ventuelles des &#233;thers sur la sant&#233; de tous ceux qui ont travaill&#233; (CDD compris) depuis 1970 &#224; Essonnes, et sur celles de leurs enfants, tout en dressant des listes pr&#233;cises des postes, des stockages, de la pr&#233;sence effective des &#233;thers dans les diff&#233;rents secteurs de l'usine. Toutes ces informations auraient permis de mener l'enqu&#234;te &#233;pid&#233;miologique n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais des syndicats, seule la CGT, minoritaire, ni la plus nombreuse ni la plus influente, s'empara du probl&#232;me. La mobilisation des salari&#233;s &#233;tait encore compliqu&#233;e par le fait que l'usine avait subi, deux ans auparavant, un plan social massif, suivi d'un consid&#233;rable rajeunissement de l'effectif. Nombre de salari&#233;s anciens, parmi les plus combatifs... et les plus concern&#233;s, &#233;taient donc partis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de l'&#233;tablissement, filialis&#233; et devenu Altis, ne subit donc pas une pression assez forte pour &#234;tre contrainte de donner les moyens de l'enqu&#234;te. Devant l'inqui&#233;tude de certains salari&#233;s, elle a tenu des r&#233;unions o&#249; le m&#233;decin du travail expliquait aux salari&#233;s qu'ils ne couraient aucun risque, vu qu'il n'y avait plus sur le site les &#233;thers suppos&#233;s dangereux...Mais surtout, la direction, en r&#233;union de CE et de CHS-CT, refusa la demande de la CGT de donner les informations n&#233;cessaires. Elle poussa le cynisme jusqu'&#224; expliquer que cette enqu&#234;te &#233;tait inutile, puisque rien ne prouve irr&#233;futablement la nocivit&#233; des &#233;thers sur l'homme, &#233;tant donn&#233; que les &#233;tudes n'&#233;taient pas assez nombreuses pour &#234;tre probantes et statistiquement fiables ! Bref, le serpent qui se mord la queue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IBM a donc pu, provisoirement esp&#233;rons-le, &#233;touffer l'affaire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Etat fran&#231;ais ne s'est pas press&#233; de lui imposer plus de transparence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B. R.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_116 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L250xH195/ibm-c5fb7.gif?1788754578' width='250' height='195' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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