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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Feuilleton Freescale-Toulouse : une date de fermeture bien calcul&#233;e
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		<dc:date>2012-05-19T20:34:11Z</dc:date>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Freescale
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		<description>&#192; la r&#233;union d'avril du Comit&#233; d'Entreprise la direction a annonc&#233; un nouveau report de la date de fermeture de l'unit&#233; de production, de juin &#224; la mi-ao&#251;t cette fois ! Pour m&#233;moire, lors de l'annonce en avril 2009 de la fermeture, la date pr&#233;vue &#233;tait alors &#171; &#224; partir de mai 2011 &#187; (voir CR 80). &lt;br /&gt;Depuis cette derni&#232;re annonce d'avril dernier, les lancements de production diminuent effectivement (un cycle de production dure de six semaines &#224; deux mois). Donc cette fois-ci la date est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-81-mai-juin-2012-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 81, mai-juin 2012
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la r&#233;union d'avril du Comit&#233; d'Entreprise la direction a annonc&#233; un nouveau report de la date de fermeture de l'unit&#233; de production, de juin &#224; la mi-ao&#251;t cette fois ! Pour m&#233;moire, lors de l'annonce en avril 2009 de la fermeture, la date pr&#233;vue &#233;tait alors &#171; &#224; partir de mai 2011 &#187; (voir &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Fermeture-annoncee-trois-ans-a-l-avance-la-direction-de-Freescale-Toulouse-a' class=&#034;spip_in&#034;&gt;CR 80&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette derni&#232;re annonce d'avril dernier, les lancements de production diminuent effectivement (un cycle de production dure de six semaines &#224; deux mois). Donc cette fois-ci la date est cr&#233;dible. D'autant plus cr&#233;dible qu'une fermeture &#224; la mi-ao&#251;t aurait a priori un faible retentissement m&#233;diatique. Et puis la direction avait eu le culot de demander aux salari&#233;s de poser leurs cong&#233;s &#171; comme d'habitude &#187;, alors m&#234;me que la date de fermeture alors annonc&#233;e &#233;tait &#171; fin juin-d&#233;but juillet &#187;. Cela semblait alors loufoque, mais c'est d&#233;sormais plus clair : beaucoup seront ainsi en cong&#233; lors de l'envoi de la lettre de notification de leur licenciement. Ainsi la direction risque moins une derni&#232;re confrontation collective avec le personnel, et tant pis si cela va obliger les travailleurs concern&#233;s soit &#224; payer pour faire suivre leur courrier soit &#224; revenir chercher le recommand&#233;, car il n'y a que huit jours pour r&#233;pondre si on prend le cong&#233; de reclassement. Bref, les &#171; derni&#232;res commandes &#187; auront eu bon dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En attendant la direction cherche &#224; maintenir la productivit&#233; &#224; tout prix.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais certaines &#233;quipes ont tenu &#224; r&#233;agir par des d&#233;brayages afin que la hi&#233;rarchie ne pousse pas le bouchon trop loin. Surtout que des lettres recommand&#233;es ont &#233;t&#233; envoy&#233;es &#224; certains salari&#233;s pour &#171; absence de recherche d'em&#173;plois &#187; apr&#232;s une formation dans le cadre du PSE (alors m&#234;me que la plupart des formations ouvrent au mieux sur un emploi nettement moins r&#233;mun&#233;r&#233; que leur emploi actuel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs certains travailleurs qui avaient cru &#224; une fermeture avant juin 2012, vont perdre, avec ce nouveau report en ao&#251;t, des milliers d'euros car ils ont vid&#233; leur Compte &#201;pargne Temps trop t&#244;t et que la somme ainsi gagn&#233;e ne sera pas compt&#233;e dans la base de calcul de l'allocation-ch&#244;&#173;ma&#173;ge ! Le directeur a fait savoir qu'il s'en moquait, que c'&#233;tait leur faute s'ils l'avaient cru. C'est d'autant plus cynique et mesquin que, pour &#234;tre moins impos&#233;e sur les primes de licenciement, Freescale a su s'arranger, en en versant une partie par anticipation d&#232;s 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant la fermeture sera peut-&#234;tre provisoire&#8230; car le site et les machines int&#233;ressent un repreneur qui souhaite d&#233;veloppement la fabrication de puces &#224; base de Gallium. La direction avait mis fin aux n&#233;gociations pour une reprise &#224; l'&#233;t&#233; 2011 en disant que le repreneur n'&#233;tait pas fiable. Mais aujourd'hui, Freescale serait bien capable de vendre l'usine &#224; ce m&#234;me repreneur&#8230; mais apr&#232;s la notification des licenciements et donc sans aucune contrainte sociale pour celui-ci, sans &#171; novation &#187; (c'est-&#224;-dire de transfert de Freescale au repreneur) des contrats de travail, sans maintien des salaires ou des horaires. Le tout pour un nombre limit&#233; d'emplois, mais avec un bon paquet de subventions pour le repreneur, puisque le projet est soutenu par la R&#233;gion. &#192; suivre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 mai 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Fermeture annonc&#233;e trois ans &#224; l'avance : la direction de Freescale Toulouse a fait de son usine un laboratoire antisocial
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Fermeture-annoncee-trois-ans-a-l-avance-la-direction-de-Freescale-Toulouse-a</link>
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		<dc:date>2012-03-25T17:47:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>En annon&#231;ant en avril 2009, trois ans &#224; l'avance, que le plus gros de l'usine de Toulouse allait fermer (la production s'arr&#234;te, seule une grosse partie de la Recherche et D&#233;veloppement reste &#224; Toulouse), la direction de Freescale a innov&#233; &#224; plus d'un titre. &lt;br /&gt;Malgr&#233; les difficult&#233;s qu'elle a rencontr&#233;es la premi&#232;re ann&#233;e, elle a pu, depuis deux ans, g&#233;rer sa production comme bon lui a sembl&#233; &#8211; avec quelques bas et beaucoup de tr&#232;s hauts, comme c'est le cas en ce moment o&#249; la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En annon&#231;ant en avril 2009, trois ans &#224; l'avance, que le plus gros de l'usine de Toulouse allait fermer (la production s'arr&#234;te, seule une grosse partie de la Recherche et D&#233;veloppement reste &#224; Toulouse), la direction de Freescale a innov&#233; &#224; plus d'un titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les difficult&#233;s qu'elle a rencontr&#233;es la premi&#232;re ann&#233;e, elle a pu, depuis deux ans, g&#233;rer sa production comme bon lui a sembl&#233; &#8211; avec quelques bas et beaucoup de tr&#232;s hauts, comme c'est le cas en ce moment o&#249; la production, au maximum de ses possibilit&#233;s, est plus importante qu'elle ne l'a jamais &#233;t&#233;. Pr&#233;vue pour fin 2011, la fin de l'activit&#233; a &#233;t&#233; report&#233;e &#224; juin 2012. Aujourd'hui, pour la &#233;ni&#232;me fois, le patron parle encore de retarder la fermeture (de quelques jours cette fois-ci) suite &#224; une &#171; grosse commande &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'effectif n'a jamais &#233;t&#233; aussi nombreux&#8230; Depuis l'annonce &#8211; et les premiers d&#233;parts &#8211;, la direction a proc&#233;d&#233; &#224; une embauche massive d'int&#233;rimaires. Aujourd'hui, on voit revenir dans l'usine des int&#233;rimaires ayant quitt&#233; l'usine il y a six mois, apr&#232;s y avoir travaill&#233; dix-huit mois (la direction respecte le d&#233;lai de carence pr&#233;vu par la l&#233;gislation sur l'int&#233;rim). Mais, depuis l'annonce de la fermeture, c'est l'ensemble du personnel, et pas seulement les CDD ou les int&#233;rimaires, qui est sous statut hautement pr&#233;caire, car travailler sous PSE&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;PSE, &#171; Plan de Sauvegarde de l'Emploi &#187;, nouveau sigle aussi mensonger que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; pendant trois ans a permis &#224; la direction de se soustraire &#224; une partie de la l&#233;gislation du travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des r&#233;actions non pr&#233;vues par la direction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a trois ans, donc, le 21 avril 2009, la direction de Freescale annon&#231;ait la fermeture du secteur production de l'usine pour la fin 2011. Paternaliste, le directeur de l'usine, assurait l'ensemble du personnel concern&#233; qu'il n'&#233;tait pas question de laisser qui que ce soit sur le carreau. Cette annonce, faite longtemps &#224; l'avance, &#233;tait pr&#233;tendument destin&#233;e &#224; aider chacun &#224; trouver un reclassement dans les meilleures conditions (la r&#233;alit&#233; a &#233;videmment &#233;t&#233; tout autre : aujourd'hui, sur un plan de licenciements de 821 personnes, seulement 200 ont retrouv&#233; du travail dans une r&#233;gion toulousaine r&#233;put&#233;e &#171; cr&#233;atrice d'emplois &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sociale &#187;, donc, la direction laissa l'&#171; intersyndicale &#187; organiser des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales du personnel (une heure, &#224; dur&#233;e en fait &#171; &#233;lastique &#187;, par semaine) pour que toutes les questions puissent &#234;tre pos&#233;es aux repr&#233;sentants du personnel. Il faut dire que, dans cette usine o&#249; les ouvriers ne repr&#233;sentent que 30 % du personnel (mais 55 % des licenci&#233;s&#8230;), le syndicat majoritaire &#233;tait un syndicat FO dont il n'est pas exag&#233;r&#233; de dire que c'&#233;tait un syndicat &#171; maison &#187;. Une fois n'est pas coutume, FO acceptait de figurer aux c&#244;t&#233;s non seulement de la CGC et de l'UNSA, mais encore de la CGT, de la CFDT et de la CFTC, tous trois nettement plus combatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assez rapidement, les travailleurs ont commenc&#233; &#224; mesurer que, si la direction n'avait pas l&#233;sin&#233; sur les formes, le contenu ne suivait absolument pas. Les discussions parmi les travailleurs ont port&#233;, d&#232;s le d&#233;but, non pas sur les possibilit&#233;s de s'opposer aux licenciements mais sur les conditions de d&#233;part qu'il &#233;tait possible d'obtenir : d'une part, les explications de la direction &#8211; usine obsol&#232;te et baisse de production pour l'automobile en 2009 &#8211; sont apparues comme cr&#233;dibles et, d'autre part, tout le monde savait que l'entreprise disposait de gros moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentants des syndicats FO, CGC et UNSA, ne voulant pas en d&#233;coudre avec le patron, se sont tr&#232;s vite retrouv&#233;s &#224; court d'arguments et, sous un pr&#233;texte quelconque, ont rompu &#171; l'unit&#233; &#187; de l'intersyndicale. Ce qui n'a en rien emp&#234;ch&#233; les AG de se poursuivre, aussi nombreuses, d&#233;bouchant sur cinq semaines de gr&#232;ve qui ont fait grand bruit dans Toulouse. Un Comit&#233; de gr&#232;ve, propos&#233; par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC elle-m&#234;me, &#233;tait &#233;lu en AG : se r&#233;unissant, selon les besoins, plusieurs fois par jour, il comprenait une trentaine de membres dont une large part de non-syndiqu&#233;s y exer&#231;ant des responsabilit&#233;s importantes. La gr&#232;ve s'est termin&#233;e avec un PSE o&#249; la direction, sans accepter les 150 000 euros d'indemnit&#233;s r&#233;clam&#233;s par les gr&#233;vistes, a &#233;t&#233; oblig&#233;e d'accorder bien au-del&#224; de ce que pr&#233;voit la l&#233;gislation et de garantir des minima de 40 000 euros pour ceux qui avaient moins de vingt ans d'anciennet&#233; et de 50 000 euros au-del&#224; de vingt ans.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur la gr&#232;ve des travailleurs de Freescale, voir Convergences (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Il faut dire que, &#224; ce moment-l&#224;, les travailleurs disposaient d'un atout s&#233;rieux en paralysant une production dont la direction avait absolument besoin &#8211; tant pour honorer les commandes en cours que pour constituer le stock l&#233;gal de la garantie d&#233;cennale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans un premier temps, la direction n'est pas parvenue &#224; reprendre la main&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Durant les semaines qui ont suivi la reprise, la direction a tent&#233; d'intimider les travailleurs qui avaient fait gr&#232;ve. Elle a licenci&#233; sans indemnit&#233;s une gr&#233;viste, faisant la d&#233;monstration (m&#234;me si le motif de licenciement ne tient pas la route) que les indemnit&#233;s pouvaient servir aussi bien de b&#226;ton que de carotte. Elle a aussi tent&#233; de licencier, l&#224; encore sans indemnit&#233;s, le principal animateur de la gr&#232;ve, par ailleurs d&#233;l&#233;gu&#233;, mais sans succ&#232;s : par deux fois, l'inspection du Travail a refus&#233;. En production, les chefs ont tent&#233; de durcir les conditions de travail&#8230; avec comme cons&#233;quence des d&#233;brayages imm&#233;diats. Le moins qu'on puisse dire est que les travailleurs ne mettaient pas du c&#339;ur &#224; l'ouvrage et la direction ne parvenait pas &#224; respecter les d&#233;lais pos&#233;s par ses clients. Ainsi, non seulement les travailleurs de Freescale &#233;taient sortis de la gr&#232;ve avec le sentiment d'une victoire &#8211; et c'en &#233;tait une &#8211; mais, dans les mois qui ont suivi la reprise, ils n'ont pas permis &#224; la direction de &#171; reprendre la main &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; avant de r&#233;ussir &#224; obtenir ce qu'elle voulait&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, avec le temps, le patron a fini par r&#233;ussir &#224; organiser la production comme il l'entendait. Au fil des mois, les d&#233;parts en formation, les d&#233;parts tout court ont modifi&#233; la physionomie des ateliers o&#249; les int&#233;rimaires sont plus nombreux que les &#171; Freescale &#187;. Dans l'esprit de ceux qui ont particip&#233; &#224; la gr&#232;ve de 2009, le rapport des forces ne pourrait pas se reconstruire demain de mani&#232;re aussi favorable, avec des gens se connaissant bien. Dans ces conditions, les indemnit&#233;s de licenciements constituent un &#171; capital &#187; consid&#233;r&#233; comme acquis et que les &#171; Freescale &#187; ne voudraient surtout pas voir remis en cause. De l&#224; une certaine frilosit&#233; &#224; l'id&#233;e que les conditions du PSE pourraient changer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste que cette fermeture annonc&#233;e trois ans &#224; l'avance, avec, entre-temps, une augmentation de la production au moyen d'une majorit&#233; d'int&#233;rimaires, est un scandale &#224; d&#233;noncer, d'autant qu'il s'agit d'un pr&#233;c&#233;dent qui peut gravement nuire &#224; tout le reste de la classe ouvri&#232;re. Et, r&#233;cemment, devant le fait que la production est plus &#233;lev&#233;e qu'elle ne l'a jamais &#233;t&#233;, la CGT a tent&#233; une campagne contre la fermeture de l'usine, malheureusement d&#233;cid&#233;e en dehors de toute discussion avec les travailleurs (en postes fixes ou int&#233;rimaires) et qui a fait flop tant personne n'y croit. Regrettable, mais le sentiment de beaucoup est que, si le PSE &#233;tait annul&#233;, cela n'emp&#234;cherait pas l'usine de fermer quelques mois plus tard avec un nouveau PSE impos&#233; sans que, cette fois, il y ait possibilit&#233; de cr&#233;er un rapport de forces favorable aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la majorit&#233; de la production est assur&#233;e par des int&#233;rimaires dont on a vu que beaucoup ont finalement pas mal d'anciennet&#233;. Or, des &#171; missions &#187; de 18 mois repr&#233;sentent quelque chose d'appr&#233;ciable dans le contexte actuel de crise et de ch&#244;mage. Ce qui fait que, de ce c&#244;t&#233; aussi, la direction n'a gu&#232;re rencontr&#233; d'opposition &#224; sa politique &#8211; pourtant, les cadences vont bon train en production, avec des chefs, int&#233;rimaires ou non, qui ne font pas dans la dentelle. Cela a rendu vaines, jusqu'&#224; maintenant en tout cas, toutes les tentatives de mobiliser les int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un &#171; laboratoire &#187; pour le patronat ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Travailler sous PSE depuis trois ans a permis &#224; la direction de mettre une partie de la l&#233;gislation du travail entre parenth&#232;ses : aucune pr&#233;caution particuli&#232;re n'&#233;tait &#224; prendre pour tailler dans les effectifs permanents, ce qui lui a offert une flexibilit&#233; maximale en mati&#232;re de gestion des effectifs. C'est en cela que la direction a r&#233;ussi &#224; pr&#233;cariser l'ensemble de son personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En annon&#231;ant la fermeture trois ans &#224; l'avance, la direction de Freescale a finalement jou&#233; gagnant, m&#234;me si elle a d&#251; aller au-del&#224; des indemnit&#233;s l&#233;gales et conventionnelles. La lutte entreprise par entreprise conduit in&#233;vitablement les travailleurs &#224; deux types de situations : soit la lutte contre la fermeture &#8211; avec, au mieux, des repreneurs qui &#171; taillent &#187; dans les effectifs &#8211; soit la lutte pour am&#233;liorer les conditions de d&#233;part. En se retrouvant seuls dans leur entreprise, les travailleurs luttent comme ils le peuvent et se donnent les objectifs qui leur paraissent les moins mauvais, en tout cas les plus &#224; leur port&#233;e. Et, tant que les annonces de licenciements ne d&#233;boucheront pas sur une lutte d'ensemble qui oppose au patronat les forces de l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, les patrons r&#233;ussiront &#224; tourner &#224; leur avantage m&#234;me les victoires ouvri&#232;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait illusoire d'attendre des conf&#233;d&#233;rations syndicales qu'elles organisent cette lutte d'ensemble &#8211; c'est, th&#233;oriquement, l'int&#233;r&#234;t d'&#234;tre conf&#233;d&#233;r&#233;s mais les directions conf&#233;d&#233;rales ont de tout autres vis&#233;es. Alors, cela ne peut venir que d'&#233;quipes militantes. De l&#224; la n&#233;cessit&#233; de rechercher sans cesse comment lier le sort des travailleurs d'entreprises diff&#233;rentes concern&#233;es par les menaces de licenciement, comment tisser des liens entre leurs &#233;quipes militantes : c'est la seule voie qui peut mener les luttes que les travailleurs entameraient &#224; des victoires plus durables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Denis LENOIR et&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Jacques FRANQUIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;PSE, &#171; Plan de Sauvegarde de l'Emploi &#187;, nouveau sigle aussi mensonger que l'ex &#171; Plan social &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur la gr&#232;ve des travailleurs de Freescale, voir &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-en-lutte-contre-1-100-licenciements' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;em&gt;Convergences r&#233;volutionnaires &lt;/em&gt;n&#176; 65 de septembre-octobre 2009&lt;/a&gt;. Sur les conditions obtenues pour le PSE, voir les n&#176; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-un-patron-coince-par-le-zele-antigreve-de-ses-propres-cadres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;67&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-Le-PSE-conteste' class=&#034;spip_in&#034;&gt;68&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-le-patron-perd-en-justice-mais-persiste-Le-bras-de-fer' class=&#034;spip_in&#034;&gt;69&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Freescale (Toulouse) : le patron perd en justice mais persiste. Le bras de fer continue.
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-le-patron-perd-en-justice-mais-persiste-Le-bras-de-fer</link>
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		<dc:date>2010-05-29T09:04:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>Le feuilleton autour de la cessation de la production de l'usine Freescale de Toulouse (821 suppressions d'emploi) continue. &lt;br /&gt;Le 13 avril, le Tribunal de Grande instance (TGI), saisi par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, a retoqu&#233; partiellement le PSE &#8211; qui avait &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; gr&#226;ce &#224; l'avis (alors n&#233;gatif) donn&#233; par le syndicat FO majoritaire) : le juge reconnaissait le caract&#232;re discriminatoire de la d&#233;gressivit&#233; des indemnit&#233;s accord&#233;es (40 000 &#8364; pour les d&#233;parts en 2010, 25 000 &#8364;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-69-mai-juin-2010-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 69, mai-juin 2010
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le feuilleton autour de la cessation de la production de l'usine Freescale de Toulouse (821 suppressions d'emploi) continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 avril, le Tribunal de Grande instance (TGI), saisi par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, a retoqu&#233; partiellement le PSE &#8211; qui avait &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; gr&#226;ce &#224; l'avis (alors n&#233;gatif) donn&#233; par le syndicat FO majoritaire) : le juge reconnaissait le caract&#232;re discriminatoire de la d&#233;gressivit&#233; des indemnit&#233;s accord&#233;es (40 000 &#8364; pour les d&#233;parts en 2010, 25 000 &#8364; pour les d&#233;parts d&#233;but 2011 et seulement 15 000 &#8364; pour les d&#233;parts &#224; la fermeture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, le patron a, lors de deux nouvelles s&#233;ances de &#171; n&#233;gociations &#187; sur le PSE, propos&#233;&#8230; la m&#234;me chose, en changeant &#224; peine l'emballage : 15 000 &#8364; pour tous, plus 25 000 ou 10 000 &#8364; pour &#171; perte d'avantages sociaux &#187; ! Mais, ce coup-ci, il a obtenu l'avis favorable de FO ! Bien s&#251;r, la centaine de travailleurs qui s'&#233;taient mobilis&#233;s lors de la deuxi&#232;me r&#233;union ont mandat&#233; l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC pour contester de nouveau le projet patronal. Mais il est clair que la direction esp&#232;re que le petit coup de pouce de FO aidera &#224; faire accepter par le juge la nouvelle version.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, dans une interview au journal &lt;em&gt;Les &#201;chos&lt;/em&gt;, Rich Beyer, le grand patron de Freescale, annonce que la r&#233;cession du secteur des semi-conducteurs est finie et que Freescale va entrer en bourse. En fait, Freescale a m&#234;me du mal &#224; satisfaire la demande, ce que confirme la pr&#233;sence de maintenant plus de 200 int&#233;rimaires dans l'usine de Toulouse et les propositions massives d'heures suppl&#233;mentaires, et m&#234;me l'installation de nouvelles machines (para&#238;t-il en transit vers la Chine) dans une usine qui doit fermer dans un an ! La technologie 6 pouces de l'usine toulousaine est peut-&#234;tre ancienne mais Freescale en a bien besoin tant que la nouvelle technologie 8 pouces n'est pas totalement op&#233;rationnelle. Alors, la direction veut instituer une prime de rendement&#8230; mais sans d&#233;bourser un sou puisque ce serait en remplacement de la prime d'int&#233;ressement qu'un accord de groupe pr&#233;voit. Une arnaque qui ne passe pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, de nombreux travailleurs n'ont aucune intention de courir avec une prime-carotte ou des heures suppl&#233;mentaires. D&#233;brayages et assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales continuent m&#234;me si, du fait des premiers d&#233;parts et des formations, les participants sont moins nombreux. Le 22 avril, jour anniversaire de l'annonce de la fermeture, environ 150 personnes ont entour&#233; la tente qui avait servi de QG &#224; la gr&#232;ve d'octobre, remont&#233;e pour une conf&#233;rence de presse devant l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, comme le disait la banderole d&#233;ploy&#233;e &#224; la fin de la gr&#232;ve, &lt;em&gt;&#171; C'est pas fini ! &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 mai 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;F&#233;lix RODIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Freescale (Toulouse) : Le PSE contest&#233;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-Le-PSE-conteste</link>
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		<dc:date>2010-04-11T10:27:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>Depuis l'annonce, le 22 avril 2009, de la suppression dans les deux ans qui viennent des 821 emplois li&#233;s &#224; la production sur le site Freescale de Toulouse, la lutte est engag&#233;e avec pour revendication principale l'obtention d'indemnit&#233;s de d&#233;part d'au moins une centaine de milliers d'euros. Le conflit a culmin&#233; en octobre, avec une gr&#232;ve de cinq semaines dirig&#233;e par un comit&#233; de gr&#232;ve soutenu par une intersyndicale CGT-CFDT-CFTC. Le PSE voulu par la direction, qui pr&#233;voit des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'annonce, le 22 avril 2009, de la suppression dans les deux ans qui viennent des 821 emplois li&#233;s &#224; la production sur le site Freescale de Toulouse, la lutte est engag&#233;e avec pour revendication principale l'obtention d'indemnit&#233;s de d&#233;part d'au moins une centaine de milliers d'euros. Le conflit a culmin&#233; en octobre, avec une gr&#232;ve de cinq semaines dirig&#233;e par un comit&#233; de gr&#232;ve soutenu par une intersyndicale CGT-CFDT-CFTC. Le PSE voulu par la direction, qui pr&#233;voit des indemnit&#233;s d'un minimum de 50 000 &#8364;, a &#233;t&#233; cependant lanc&#233; le 13 f&#233;vrier, apr&#232;s que la coalition des syndicats majoritaires au comit&#233; d'entreprise FO-CGC-UNSA eut &#233;mis un avis. Celui-ci &#233;tait n&#233;gatif bien s&#251;r mais on sait qu'un avis du CE suffit &#224; un patron pour officialiser un PSE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche cela n'a pas suffit &#224; l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC qui le conteste maintenant devant les tribunaux. Le jeudi 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; avril avait lieu l'audience du Tribunal de grande instance sur l'annulation du PSE. Le staff de la direction &#233;tait en force mais pr&#232;s d'une centaine de travailleurs &#233;taient aussi pr&#233;sents devant le palais de justice. Devant l'affluence, il a m&#234;me fallu changer de salle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une direction si soucieuse des int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les jours pr&#233;c&#233;dents, la direction avait men&#233; campagne contre l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC. Ces &#171; m&#233;chants syndicalistes &#187;, qui avaient d&#233;j&#224; obtenu en r&#233;f&#233;r&#233; jeudi 25 mars la suspension du PSE nuiraient aux travailleurs b&#233;n&#233;ficiant d'une formation ou d'une suspension de leur contrat pour essayer un nouvel emploi ailleurs. Et de citer huit cas de salari&#233;s &#224; qui elle est &#171; oblig&#233;e &#187; de demander de reprendre leur travail &#224; l'usine. &#192; noter qu'elle a obtenu l'appui de la coalition FO-CGC-UNSA qui a fait signer une p&#233;tition de protestation contre la suspension de ce PSE (contre lequel ces m&#234;mes syndicats avaient pourtant vot&#233; !). Mais cette p&#233;tition, qui porte des noms de salari&#233;s qui ne sont pas concern&#233;s par le PSE, est tellement cr&#233;dible que l'avocat de la direction n'a pas os&#233; l'utiliser devant le juge !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait la direction a choisi d'appliquer la loi &#224; sa fa&#231;on : la suspension du PSE interdisant les ruptures de contrat, elle transforme cela en un arr&#234;t brutal des formations et des suspensions de contrat d&#233;j&#224; engag&#233;es. Un travailleur devait commencer &#224; travailler dans une autre entreprise mardi 6 avril, un autre a d&#233;j&#224; commenc&#233; au Conseil g&#233;n&#233;ral de l'Ari&#232;ge : selon un courrier de la direction ils doivent abandonner ces emplois sinon ils seront exclus du b&#233;n&#233;fice du PSE ! Un autre a d&#233;j&#224; sign&#233; pour la reprise d'une boutique : non seulement il devrait revenir &#224; l'usine mais ses demandes de pr&#234;ts sont bloqu&#233;es. Trois salari&#233;s en formation Afpa devraient, toujours selon la direction, interrompre leur stage bien que leur formation ait d&#233;but&#233; dans le cadre d'un accord sign&#233;&#8230; avant le PSE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela concerne au plus une quinzaine de travailleurs mais l'objectif est clair : utiliser ces cas pour d&#233;fendre une politique du fait accompli. Puisque son application avait d&#233;j&#224; commenc&#233; (rappelons que c'est la direction qui avait fait reporter l'audience en r&#233;f&#233;r&#233; pr&#233;vue initialement d&#233;but mars), il serait dans l'int&#233;r&#234;t des travailleurs que le PSE puisse continuer sans accroc. Un chantage si grossier qu'il a &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;&#8230; par le juge lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; qu'elle est press&#233;e de s'en d&#233;barrasser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs depuis quelques semaines circulent des tracts qui se veulent un pastiche du bulletin &lt;em&gt;L'&#201;tincelle&lt;/em&gt;, publi&#233; par la Fraction dans l'entreprise, et sont farcis d'anticommunisme primaire et de calomnies contre les ex-gr&#233;vistes et contre les dirigeants de l'intersyndicale. Cela s'ajoute &#224; une s&#233;rie de menaces et de sanctions : appel aupr&#232;s du minist&#232;re du travail apr&#232;s le refus du licenciement d'un d&#233;l&#233;gu&#233; par l'inspection du travail, nouvelle proc&#233;dure de licenciement contre un autre d&#233;l&#233;gu&#233;, la premi&#232;re ayant &#233;t&#233; annul&#233;e pour d&#233;faut de proc&#233;dure, licenciement d'une travailleuse combative sous des motifs qui ne tiennent pas une minute devant un tribunal. Tout est bon pour essayer d'instaurer un climat de crainte dans l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mal en prend cependant parfois &#224; la direction. Elle avait, au m&#233;pris de toute la tradition judiciaire, essay&#233; d'obtenir le maintien de l'audience sur le fond du PSE alors que le jugement en r&#233;f&#233;r&#233; &#8211; report&#233; &#224; sa demande &#8211; &#233;tait encore en d&#233;lib&#233;r&#233;. Cet &#233;pisode s'est retourn&#233; contre elle : non seulement le juge a report&#233; l'audience mais en plus cela a &#233;t&#233; l'occasion pour l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC de montrer &#224; nouveau sa capacit&#233; &#224; mobiliser tr&#232;s vite des dizaines de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ex-gr&#233;vistes (m&#234;me si les projets de reconversion de certains sont eux-m&#234;mes retard&#233;s) savent qu'accepter les arguments de la direction, c'est s'interdire toute contestation des conditions de licenciement. Ils savent aussi que la suspension et l'annulation d'un PSE conduisent dans la plupart des cas &#224; obtenir au moins son am&#233;lioration. Les plans de la direction ne sont donc pas encore pass&#233;s. Prochaine &#233;tape le 13 avril, jour o&#249; sera rendu le jugement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 avril 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&#233;lix RODIN &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_457 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH204/usine-f1080.png?1788720424' width='500' height='204' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Freescale : un patron coinc&#233;&#8230; par le z&#232;le antigr&#232;ve de ses propres cadres
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-un-patron-coince-par-le-zele-antigreve-de-ses-propres-cadres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-un-patron-coince-par-le-zele-antigreve-de-ses-propres-cadres</guid>
		<dc:date>2010-02-16T20:02:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>&#192; Freescale, l'heure est aux d&#233;brayages, qui d&#233;marrent sans pr&#233;venir, durent un temps tr&#232;s variable et s'&#233;grainent au fil des cinq &#233;quipes de semaine et du week-end. Les 150 travailleurs qui forment le &#171; noyau dur &#187; ont fait un jour de gr&#232;ve le 15 janvier puis ont d&#233;cid&#233; de ce type d'action. Et en mettant fin &#224; la mission d'un int&#233;rimaire qui &#171; causait trop avec les gr&#233;vistes &#187; (sic) le patron a relanc&#233; l'envie d'exprimer ainsi le refus de sa politique ! &lt;br /&gt;Rappelons que, malgr&#233; cinq&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-67-janvier-fevrier-2010-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 67, janvier-f&#233;vrier 2010
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Freescale, l'heure est aux d&#233;brayages, qui d&#233;marrent sans pr&#233;venir, durent un temps tr&#232;s variable et s'&#233;grainent au fil des cinq &#233;quipes de semaine et du week-end. Les 150 travailleurs qui forment le &#171; noyau dur &#187; ont fait un jour de gr&#232;ve le 15 janvier puis ont d&#233;cid&#233; de ce type d'action. Et en mettant fin &#224; la mission d'un int&#233;rimaire qui &#171; causait trop avec les gr&#233;vistes &#187; (sic) le patron a relanc&#233; l'envie d'exprimer ainsi le refus de sa politique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que, malgr&#233; cinq semaines de gr&#232;ve en septembre et octobre, le directeur refuse toujours de discuter des revendications. Il a aussi essay&#233; de licencier pour faute lourde un des principaux dirigeants du comit&#233; de gr&#232;ve, mais l'inspectrice du travail a refus&#233; fin d&#233;cembre le licenciement de ce d&#233;l&#233;gu&#233; CFDT (en m&#234;me temps qu'elle refusait le licenciement &#171; &#233;conomique &#187; d'un d&#233;l&#233;gu&#233; CGT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant abandonn&#233; l'id&#233;e d'un &#171; accord de m&#233;thode &#187;, rejet&#233; par tous les syndicats, le patron a lanc&#233; la n&#233;gociation d'un &#171; Plan de Sauvegarde pour l'Emploi &#187; afin de liquider les 821 emplois li&#233;s &#224; la production. Le Comit&#233; d'entreprise, dirig&#233; par FO, a fait appel au cabinet SECAFI pour expertise. Le rapport, qui s'est fait pourtant attendre, s'av&#232;re n'&#234;tre qu'un copi&#233;-coll&#233; de l'argumentaire du patron pour justifier la fermeture ! Il ne pointe que des d&#233;fauts mineurs dans la proposition de PSE ! Ce que souhaitait sans doute FO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas autour du tapis vert que les choses risquent d'avancer : le patron esp&#232;re toujours boucler son PSE d&#233;but f&#233;vrier avec l'accord des syndicats &#171; majoritaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quand un chef travaille comme quatre&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ennui pour lui, c'est qu'il a besoin de continuer &#224; produire. Or il y a un absent&#233;isme important pour maladie. D'autre part des travailleurs sont partis en formation dans la perspective d'une reconversion. Enfin, on comprend bien que les travailleurs encore pr&#233;sents mais menac&#233;s d'&#234;tre licenci&#233;s manquent de motivation. Avec, en plus, cette s&#233;rie de d&#233;brayages, Freescale n'arrive &#224; &#171; lancer &#187; que 70 &#224; 75 % de ce qu'il souhaiterait. Et puis les lots&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit de lots de 24 plaquettes de silicium sur lesquelles sont grav&#233;es (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#171; lanc&#233;s &#187;, qui doivent normalement suivre un parcours sur des semaines, restent en attente &#224; diff&#233;rents stades. A tel point que, pour de nouveaux lancements, il manque des bo&#238;tes destin&#233;es &#224; contenir les plaquettes, alors que dans la zone de production les stocks interm&#233;diaires s'entassent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains chefs essaient de rem&#233;dier &#224; cela en rempla&#231;ant eux-m&#234;mes les gr&#233;vistes, alors qu'ils ne sont pas habilit&#233;s &#224; le faire. L'un d'eux s'est m&#234;me surpass&#233; le 15 janvier en travaillant comme quatre et en ne respectant aucun des protocoles. Ce qui jette le doute sur la qualit&#233; de la production. Or cette production s'int&#232;gre dans des syst&#232;mes d'airbags, d'ABS&#8230; et n&#233;cessite une habilitation du site. Habilitation qui doit &#234;tre renouvel&#233;e en mai prochain ! Le patron a donc du souci &#224; se faire, d'autant que l'affaire a &#233;t&#233; sortie dans les m&#233;dias, &#224; la suite d'un premier article de &lt;em&gt;Sin&#233;-hebdo&lt;/em&gt; ! Et les travailleurs ont bien l'intention d'en profiter : pour qu'une production de qualit&#233; recommence &#224; sortir il va falloir que le patron l&#226;che beaucoup de lest !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bras de fer continue donc, d&#233;montrant qu'annoncer des ann&#233;es &#224; l'avance une fermeture ne permet pas pour autant aux patrons de s'assurer une sortie &#171; en douceur &#187; ! Les &#171; Freescale &#187; n'ont pas dit leur dernier mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&#233;lix RODIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il s'agit de lots de 24 plaquettes de silicium sur lesquelles sont grav&#233;es les puces &#233;lectroniques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Freescale (Toulouse) : &#171; c'est pas fini ! &#187;
</title>
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		<dc:date>2009-11-29T23:24:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>Depuis l'annonce fin avril de l'arr&#234;t de la production en 2011 (830 emplois supprim&#233;s alors que 236 le sont d&#233;j&#224; en cette fin d'ann&#233;e 2009, dans une entreprise qui en compte 1 500), la lutte est engag&#233;e pour obtenir des indemnit&#233;s d&#233;centes pour les futurs licenci&#233;s. Apr&#232;s les d&#233;brayages et les manifestations du printemps, une gr&#232;ve de la production, le c&#339;ur de l'entreprise m&#234;me s'il est minoritaire dans cette usine form&#233;e majoritairement de secteurs de Recherche et d&#233;veloppement,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-66-novembre-decembre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 66, novembre-d&#233;cembre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'annonce fin avril de l'arr&#234;t de la production en 2011 (830 emplois supprim&#233;s alors que 236 le sont d&#233;j&#224; en cette fin d'ann&#233;e 2009, dans une entreprise qui en compte 1 500), la lutte est engag&#233;e pour obtenir des indemnit&#233;s d&#233;centes pour les futurs licenci&#233;s. Apr&#232;s les d&#233;brayages et les manifestations du printemps, une gr&#232;ve de la production, le c&#339;ur de l'entreprise m&#234;me s'il est minoritaire dans cette usine form&#233;e majoritairement de secteurs de Recherche et d&#233;veloppement, avait d&#233;marr&#233; le 7 septembre, dirig&#233;e par un Comit&#233; de gr&#232;ve et soutenue par l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une coh&#233;sion maintenue&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 11 octobre, apr&#232;s 5 semaines, les gr&#233;vistes ont d&#233;mont&#233; le campement du piquet de gr&#232;ve : face &#224; un patron qui n'avait rien l&#226;ch&#233; de substantiel sur les indemnit&#233;s r&#233;clam&#233;es, ils ont pr&#233;f&#233;r&#233; reprendre ensemble afin d'&#233;viter l'effritement et de maintenir leur coh&#233;sion. Ce qui est effectivement fait. Le Comit&#233; de lutte &#233;lu qui a pris la suite du Comit&#233; de gr&#232;ve se r&#233;unit toujours. Et aux assembl&#233;es r&#233;guli&#232;res des &#233;quipes s'ajoutent les AG hebdomadaires centrales qui regroupent entre 120 &#224; 260 participants (ce qui est un bon nombre si on tient compte du fait que la production tourne 7 jours sur 7 avec cinq &#233;quipes). La gr&#232;ve a &#233;t&#233; suspendue mais la volont&#233; d'obtenir satisfaction est toujours l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre m&#234;l&#233;s &#224; une cinquantaine &#224; la manifestation des agriculteurs d&#232;s le 16 octobre, les Freescale sont mont&#233;s &#224; une trentaine &#224; la manif des m&#233;tallos CGT du 22 octobre &#224; Paris, &#224; l'issue de laquelle leurs repr&#233;sentants ont particip&#233; &#224; l'organisation d'une r&#233;union du Collectif contre les patrons voyous et licencieurs. La banderole &lt;em&gt;&#171; c'est pas fini &#187;&lt;/em&gt;, plac&#233;e &#224; l'entr&#233;e &#224; la fin de la gr&#232;ve, n'&#233;tait pas une forfanterie. Dans l'ann&#233;e et demie qui nous s&#233;pare de la fermeture annonc&#233;e, les Freescale ont encore le temps de faire parler d'eux et de s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus que depuis l'arr&#234;t de la gr&#232;ve, il n'y a eu que 2 s&#233;ances de n&#233;gociation&#8230; o&#249; le patron a beaucoup parl&#233; de reclassements et renouvel&#233; sa promesse, &#224; laquelle personne ne croit, de trouver &lt;em&gt;&#171; un CDI pour tous &#187;&lt;/em&gt; : un &lt;em&gt;&#171; contrat individuel pour la recherche d'un emploi &#187;&lt;/em&gt; qui n'engagerait que le salari&#233;, l'entreprise pouvant &#224; tout moment rompre ce contrat si le travailleur ne montre pas assez d'enthousiasme face &#224; l'emploi propos&#233;. Sur les indemnit&#233;s, peu d'avanc&#233;es. Et &#224; l'issue de la r&#233;union du 12 novembre le directeur a annonc&#233; la fin des n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;qui permet de r&#233;pondre aux provocations du patron&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais entre-temps le patron est pass&#233; &#224; l'attaque : deux mises &#224; pied conservatoires en pr&#233;vision d'un licenciement puis 25 avertissements, tous pour des faits li&#233;s &#224; la gr&#232;ve (alors m&#234;me qu'il n'y a eu aucune d&#233;pr&#233;dation durant celle-ci, ni aucune autre violence que celles dues &#224; la police). La premi&#232;re a conduit au licenciement du travailleur concern&#233;, avec une indemnit&#233; de 60 000 &#8364; (tout compris). La seconde proc&#233;dure engag&#233;e contre le principal porte-parole de la gr&#232;ve, responsable CFDT, est en cours : malgr&#233; un avis n&#233;gatif du CE, le directeur a demand&#233; &#224; l'Inspectrice du Travail l'autorisation de licenciement. M&#234;me des cadres qui n'&#233;taient pas dans la gr&#232;ve ont dit qu'il n'&#233;tait pas question d'accepter cette injustice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une partie de la ma&#238;trise a eu une attitude provocatrice face aux ex-gr&#233;vistes : visiblement la direction voulait tester leur fermet&#233;. Elle a eu sa r&#233;ponse : tant la pr&#233;sence massive devant la salle lors de la r&#233;union du CE qui donnait son avis sur le licenciement, que des d&#233;brayages en r&#233;action aux provocations, ont montr&#233; que la majorit&#233; des gr&#233;vistes gardent bien le moral. Quant &#224; la production, elle a bien du mal &#224; se faire correctement, d'autant que les arr&#234;ts-maladie sont nombreux. Du coup le patron souffle le chaud et le froid : au moment m&#234;me o&#249; les lettres d'avertissement tombaient, alors que la paie de fin octobre a &#233;t&#233; n&#233;gative pour bien des gr&#233;vistes et apr&#232;s avoir refus&#233; les acomptes dans un premier temps, la direction a annonc&#233; qu'elle les verserait &#224; compter du 6 novembre&#8230; sur le 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AG du mercredi 18 novembre (260 personnes, malgr&#233; de nombreux arr&#234;ts-maladie) a rejet&#233; le projet d'accord de m&#233;thode de la direction. Et aucun syndicat ne veut le signer en l'&#233;tat. M&#234;me si la coalition FO-CGC-Unsa, officiellement majoritaire mais qui n'a pas particip&#233; &#224; la gr&#232;ve, se borne &#224; proposer des amendements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, le combat continue bien&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 novembre 2009&lt;br class='autobr' /&gt;
Felix RODIN&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_428 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH227/freescale-2-7f67f.png?1787842198' width='350' height='227' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les Freescale s'adressent aux autres entreprises
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-Freescale-s-adressent-aux-autres-entreprises</link>
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		<dc:date>2009-10-03T22:35:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>&#171; Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de Freescale &#224; Toulouse (anciennement Motorola, 1 600 travailleurs dont 1 100 sont sous la menace d'un licenciement d'ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en gr&#232;ve sous la direction d'un comit&#233; de gr&#232;ve, dont les repr&#233;sentants CGT-CFDT-CFTC, &#233;lu par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. &lt;br /&gt;L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoy&#233; une d&#233;l&#233;gation &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault du 30 juillet &#224; l'appel des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de &lt;strong&gt;Freescale &#224; Toulouse &lt;/strong&gt;(anciennement &lt;strong&gt;Motorola&lt;/strong&gt;, 1 600 travailleurs dont 1 100 sont sous la menace d'un licenciement d'ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en gr&#232;ve sous la direction d'un comit&#233; de gr&#232;ve, dont les repr&#233;sentants CGT-CFDT-CFTC, &#233;lu par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoy&#233; une d&#233;l&#233;gation &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault du 30 juillet &#224; l'appel des New-Fabris et donn&#233; son adh&#233;sion &#224; la constitution d'un collectif contre les patrons voyous et licencieurs. De m&#234;me une d&#233;l&#233;gation a particip&#233; &#224; la r&#233;union des entreprises en lutte ou menac&#233;es de licenciements organis&#233;e le 5 septembre par la CGT de Ford Blanquefort (Bordeaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec notre entr&#233;e dans la gr&#232;ve nous ressentons encore plus vivement la n&#233;cessit&#233; de coordonner notre lutte avec celle de toutes les entreprises menac&#233;es imm&#233;diatement, grandes ou petites, afin d'aider &#224; impulser le n&#233;cessaire mouvement d'ensemble, car nous les savons bien ce sont tous les travailleurs qui sont menac&#233;s &#224; court ou long terme (comme ce sont tous les patrons, &#201;tat compris, qui sont, &#224; un moment ou &#224; un autre, voyous et licencieurs). C'est pourquoi d&#232;s le 9 septembre nous avons particip&#233; nombreux au rassemblement organis&#233; par les Molex &#224; l'occasion de la venue de Bernard Thibault &#224; Villemur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous adressons aujourd'hui &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; toutes les &#233;quipes militantes ou syndicales des entreprises qui avaient apport&#233; leur adh&#233;sion au projet de collectif contre les patrons voyous et licencieurs ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; toutes celles qui ont particip&#233; &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault en soutien aux New-Fabris ou, dans l'impossibilit&#233; d'y participer, avaient manifest&#233; leur soutien &#224; l'initiative ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; et en fait toutes celles dont l'entreprise est comme la n&#244;tre en butte aux attaques patronales ou gouvernementales.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons de relayer et reprendre ensemble l'appel des New Fabris afin de construire et d&#233;velopper la coordination entre nous et de mettre nos forces en commun au service de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour cela d'appeler ensemble et le plus t&#244;t possible &#224; une r&#233;union du collectif des entreprises en butte aux patrons voyous et licencieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes pr&#234;ts &#224; organiser mat&#233;riellement cette r&#233;union. Mais Toulouse &#233;tant un peu d&#233;centr&#233;e par rapport aux entreprises du Nord et l'Est du pays, il convient certainement de s'entendre entre nous non seulement sur la date mais aussi le lieu qui conviendrait le mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous demandons d'adresser vos r&#233;ponses et vos propositions &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;freescaleenlutte@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous pouvons aussi prendre un premier contact entre nous le &lt;strong&gt;17 septembre &lt;/strong&gt;&#224; la Bourse &#224; Paris pour ceux qui participeront &#224; ce rassemblement de travailleurs de la m&#233;tallurgie et de la chimie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes de Freescale y enverront une d&#233;l&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Comit&#233; de gr&#232;ve soutenu par les sections syndicales CGT-CFDT-CFTC&lt;/strong&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Freescale (Toulouse) en lutte contre 1 100 licenciements
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-en-lutte-contre-1-100-licenciements</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-en-lutte-contre-1-100-licenciements</guid>
		<dc:date>2009-10-03T22:34:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>En avril dernier, apr&#232;s avoir annonc&#233; 236 licenciements li&#233;s &#224; l'abandon de la branche t&#233;l&#233;phonie (CPG) d&#232;s fin 2009, la direction de Freescale-Toulouse (1600 salari&#233;s) annon&#231;ait 830 licenciements li&#233;s &#224; l'arr&#234;t de la production pr&#233;vu fin 2011. &lt;br /&gt;Quelle r&#233;ponse apporter &#224; la menace d'&#234;tre licenci&#233; dans plus de deux ans et demi ? Pas &#233;vidente, on l'imagine. Les mois de mai, juin et juillet pass&#232;rent en interrogations, discussions et quelques actions de protestations : assembl&#233;es&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En avril dernier, apr&#232;s avoir annonc&#233; 236 licenciements li&#233;s &#224; l'abandon de la branche t&#233;l&#233;phonie (CPG) d&#232;s fin 2009, la direction de Freescale-Toulouse (1600 salari&#233;s) annon&#231;ait 830 licenciements li&#233;s &#224; l'arr&#234;t de la production pr&#233;vu fin 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle r&#233;ponse apporter &#224; la menace d'&#234;tre licenci&#233; dans plus de deux ans et demi ? Pas &#233;vidente, on l'imagine. Les mois de mai, juin et juillet pass&#232;rent en interrogations, discussions et quelques actions de protestations : assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales (regroupant entre 400 et 600 salari&#233;s) hebdomadaires, assembl&#233;es &#233;galement de chacune des &#233;quipes de fabrication, plusieurs d&#233;brayages et m&#234;me gr&#232;ves d'une journ&#233;e organis&#233;s par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, participation remarqu&#233;e aux manifestations du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, 26 mai et 13 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FO (majoritaire aux deuxi&#232;me et troisi&#232;me coll&#232;ges, mais ing&#233;nieurs et techniciens forment la majeure partie du personnel du site), CGC et UNSA s'opposaient aux revendications &#171; irresponsables &#187;de l'AG (une indemnit&#233; de licenciement de 150 000 &#8364; minimum, vous pensez !) et essayaient de mettre en place des AG concurrentes. Sans succ&#232;s. Dans les n&#233;gociations ouvertes avec les syndicats, le patron, lui, ne voulait parler que formations et conditions de reclassement et pas des &#233;ventuelles indemnit&#233;s. En juillet il suspendait m&#234;me ces n&#233;gociations &#224; propos des 830 travailleurs de production, pr&#233;f&#233;rant ouvrir des discussions sur un PSE (&#171; Plan de sauvegarde de l'Emploi &#187;) concernant les seuls travailleurs (essentiellement ing&#233;nieurs et techniciens) de la branche t&#233;l&#233;phonie CPG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;but de la gr&#232;ve&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fin ao&#251;t, l'impatience et le m&#233;contentement des travailleurs de la fabrication sont plus que palpables. Le 31, une AG, encore r&#233;duite par les cong&#233;s (200 personnes), d&#233;cide de remettre une lettre au directeur (sign&#233;e &#171; intersyndicale de l'AG &#187;) lui donnant une semaine pour faire des propositions s&#233;rieuses sur les indemnit&#233;s. &#192; cette lettre, qui lui est port&#233;e imm&#233;diatement par une d&#233;l&#233;gation&#8230; de 75 personnes, le patron se contente de r&#233;pondre par mail : &#171; &lt;em&gt; on reprendra les n&#233;gociations apr&#232;s le PSE de CPG &lt;/em&gt; &#187;, sans parler d'indemnit&#233;s. Or le calcul de celles-ci fait sur la m&#234;me base que pour les CPG aboutirait pour beaucoup d'ouvriers de la fabrication &#224; 30 000 &#8364;, loin de la revendication. Si le patron voulait mettre de l'huile sur le feu, il a r&#233;ussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'AG du lundi 7 septembre de nombreux travailleurs sont encore en cong&#233;s pour une ou deux semaines. Pourtant 300 pr&#233;sents : 246 pour la gr&#232;ve, une vingtaine contre, 158 pour la gr&#232;ve imm&#233;diate, 80 pour attendre encore huit jours. La gr&#232;ve d&#233;marre donc dans la foul&#233;e. L'&#233;norme majorit&#233; des gr&#233;vistes sont des ouvriers de fabrication. Quelques techniciens aussi, mais les ing&#233;nieurs et la ma&#238;trise ne bougent pas. Pas plus les CPG, &#224; qui le patron fait miroiter la possibilit&#233; d'un repreneur&#8230; pour 50 ou 80 d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; et son organisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; de gr&#232;ve, propos&#233; par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC elle-m&#234;me, est &#233;lu le lendemain. Depuis il se r&#233;unit selon les besoins, parfois plusieurs fois par jour, et comprend une trentaine de membres dont une large part de non-syndiqu&#233;s qui y prennent des responsabilit&#233;s importantes. Les leaders reconnus de la gr&#232;ve sont les responsables CFDT et CGT. Mais l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC a cess&#233; de se r&#233;unir en tant que telle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous la direction du comit&#233; de gr&#232;ve qu'un campement &#224; l'entr&#233;e du site s'organise rapidement, notamment avec l'aide de militants de la CGT d'ERDF. Celle-ci a pr&#234;t&#233; une puis deux tentes et a acc&#233;l&#233;r&#233; le raccordement de l'&#233;lectricit&#233;. Puis se cr&#233;ent quatre commissions : camions, filtrage, bouffe, communication afin d'organiser au mieux. Enfin est impuls&#233; le brassage des &#233;quipes (le travail en continu et en week-end fait que de nombreux ouvriers ne se rencontrent jamais et ne se connaissent pas). Il reste pourtant partiel, certains du week-end ne voulant pas ou ne pouvant pas modifier leurs horaires habituels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve est majoritaire au niveau des ouvriers et ouvri&#232;res de la production (qui est en grande partie arr&#234;t&#233;e) mais tr&#232;s minoritaire si on rapporte les 300 gr&#233;vistes aux 1600 employ&#233;s du site (sans compter les sous-traitants). Ce n'est &#233;videmment pas sans poser probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; la volont&#233; de bloquer l'usine, les piquets imm&#233;diatement mis en place sont &#171; filtrants &#187;. Les voitures personnelles n'ont plus acc&#232;s aux parkings &#224; l'int&#233;rieur du site mais les non gr&#233;vistes peuvent entrer&#8230; &#224; pied, direction comprise. On imagine l'irritation de celle-ci. Certains cadres ou ing&#233;nieurs profitent quand m&#234;me de ce passage devant le piquet pour exprimer une solidarit&#233; en versant &#224; la caisse de gr&#232;ve. Et pendant deux semaines, le millier ou plus de voitures qui sont gar&#233;es sur les terre-pleins alentour constituent une d&#233;monstration spectaculaire pour tous les Toulousains passant devant le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs le blocage est &#233;videmment bien r&#233;el pour les v&#233;hicules livrant des produits n&#233;cessaires &#224; la fabrication (sauf ceux n&#233;cessaires au maintien en &#233;tat des machines) ainsi que pour les camionnettes venant chercher des plaquettes de semi-conducteurs (la production normale d'une journ&#233;e tient dans quelques cartons !). Entre l'obligation de rentrer &#224; pied ou l'impossibilit&#233; de sortir la production, on ne sait ce qui est le plus p&#233;nible &#224; la direction. Mais que la gr&#232;ve lui soit insupportable ne fait en tout cas pas de doute&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Patron, hauts cadres, justice, police, m&#234;me combat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le patron commence par jouer la provocation : vendredi 11 septembre, 4 cadres sortent en procession portant des cartons jusqu'&#224; une camionnette qui attend devant l'usine. Pas question d'accepter. Les cartons reprennent le chemin de l'usine. Mais dans la semaine qui suit, on voit de hauts cadres sortir avec de gros sacs &#224; dos, et m&#234;me le directeur avec une grosse mallette&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but la direction convoque aussi une huissi&#232;re. C'est sur la base (assez fragile au demeurant) de ses constats que le patron assigne lundi 14 au soir deux responsables CFDT en r&#233;f&#233;r&#233; pour le lendemain &#224; 14 h 30. La petite salle d'audience est remplie de gr&#233;vistes de Freescale mais aussi de travailleurs de TDF (en lutte contre la menace de 500 suppressions de postes). Ils peuvent &#233;couter la piteuse plaidoirie de l'avocat de la direction (qui leur apprend quand m&#234;me que la gr&#232;ve a un impact puisque Valeo a menac&#233; Freescale d'amendes, ses usines commen&#231;ant &#224; manquer de plaquettes) et appr&#233;cier celle de l'avocat des gr&#233;vistes (le m&#234;me que celui des Molex). Mais deux jours plus tard le juge d&#233;cide finalement que les gr&#233;vistes doivent lib&#233;rer les acc&#232;s &#224; l'usine pour vendredi &#224; 8 heures. Et d&#232;s 10 heures soixante CRS imposent le retrait du piquet. Des CRS qui prennent ouvertement et directement leurs ordres aupr&#232;s du directeur&#8230; De nombreuses camionnettes viennent alors charger les stocks en souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin donc de la premi&#232;re phase de &#171; filtrage &#187;. Elle a quand m&#234;me permis de constater que plus importante encore que le blocage, c'est la gr&#232;ve qui peut faire pression sur le patron. Car filtrage ou pas, la production reste tr&#232;s r&#233;duite (et sans doute de mauvaise qualit&#233;, une partie des op&#233;rations &#233;tant faite maintenant par des chefs peu comp&#233;tents). Elle a permis aussi de faire des gr&#233;vistes un bloc soud&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un d&#233;but de convergence des luttes&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la premi&#232;re semaine, des gr&#233;vistes de TDF viennent au piquet de gr&#232;ve et co-organisent avec le comit&#233; de gr&#232;ve une manifestation interentreprises le jeudi 17, qui r&#233;unit 300 &#224; 400 travailleurs de Freescale, TDF, Molex (qui viennent de voter l'arr&#234;t de leur mouvement), ERDF (en butte &#224; des menaces de sanctions apr&#232;s leur gr&#232;ve victorieuse au printemps), mais aussi Carrefour SAV (en cours de liquidation), Continental (ex-Siemens, situ&#233; juste en face), Thal&#232;s (2 usines voisines de Freescale)... La manifestation, commenc&#233;e sur le site de TDF et France3 s'ach&#232;ve devant Freescale, avec des prises de parole pr&#244;nant la convergence des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 18, le patron a quand m&#234;me r&#233;ussi &#224; sortir le stock de plaquettes, et le filtrage ne semble plus ni utile ni possible sans risque (150 &#8364; pr&#233;vus par le juge pour chaque cas constat&#233; d'entrave &#224; la circulation des biens et des personnes). D'o&#249; un petit flottement tant dans le comit&#233; de gr&#232;ve que dans l'AG sur la conduite &#224; tenir. Envahir l'usine ? Mais quel accueil pouvait-on attendre des si nombreux cadres et ing&#233;nieurs ? Pr&#233;parer une manifestation r&#233;gionale des travailleurs menac&#233;s ou d&#233;j&#224; victimes de licenciements (ce qui aurait donn&#233; du sens &#224; des actions vers les autres entreprises et aussi n&#233;cessit&#233; de s'adresser aux salari&#233;s des autres secteurs) ? Mais certains gr&#233;vistes insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'une pr&#233;sence massive devant l'entr&#233;e du site. Certains membres du comit&#233; de gr&#232;ve ne sont pas non plus convaincus. L'id&#233;e de s'adresser aux autres n'est alors reprise que mollement par l'AG du lundi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement le mardi 22, une partie seulement des gr&#233;vistes va manifester avec les postiers, les autres restant devant la boite apr&#232;s avoir abandonn&#233; l'id&#233;e d'y entrer pour discuter avec les non gr&#233;vistes. Heureusement le moral de tous est remont&#233; par la satisfaction affich&#233;e de ceux qui sont all&#233;s retrouver les postiers et ont discut&#233; avec eux, puis par un blocage du m&#233;tro improvis&#233; dans l'apr&#232;s midi. Comme quoi rien ne vaut le sentiment de trouver une solidarit&#233; chez les autres travailleurs pour ressouder les troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est largement confirm&#233; le lendemain avec le blocage du principal d&#233;p&#244;t de bus, commenc&#233; vers 5 heures du matin et pr&#233;par&#233; avec des syndicalistes du r&#233;seau de transports publics. Les gr&#233;vistes sont bien d&#233;gag&#233;s par la police vers 13 h mais ce sont alors les chauffeurs de bus qui bloquent eux-m&#234;mes en signe de solidarit&#233;. R&#233;sultat : les m&#233;dias d&#233;couvrent et couvrent enfin la gr&#232;ve ; et les gr&#233;vistes sont galvanis&#233;s non seulement d'enregistrer leur impact mais surtout d'avoir constat&#233; qu'il &#233;tait possible de gagner le soutien d'autres travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions de jeudi 24 et vendredi 25 &#8211; intervention &#224; l'universit&#233; du Mirail contre la pr&#233;sence d'un dirigeant de Freescale au Conseil d'administration, pique-nique devant la pr&#233;fecture et manifestation en ville (qui a d&#233;clench&#233; une absurde fermeture pr&#233;ventive du m&#233;tro par la direction de celui-ci !), filtrage de l'entr&#233;e d'une des usines Airbus &#8211; continuent dans cette voie. Et du coup une soixantaine de gr&#233;vistes sont incit&#233;s &#224; faire enfin un tour dans l'usine pour discuter avec des non gr&#233;vistes et d&#233;couvrir qu'au moins chez une partie de ceux-ci il n'y a aucune hostilit&#233;, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une semaine bien remplie, termin&#233;e par une petite f&#234;te des gr&#233;vistes, de leurs familles et de leurs amis devant l'usine samedi soir. Assez en tout cas pour amener le patron &#224; faire une simili-ouverture ce vendredi 25 : &lt;em&gt; &#171; d&#233;montez votre campement d&#232;s samedi, reprenez le travail lundi et je discute indemnit&#233;s mardi &#187; &lt;/em&gt;. L'AG repousse unanimement la lev&#233;e du camp et la reprise du travail. Mais doit-on faire un geste (annuler l'action pr&#233;vue lundi) au cas o&#249; le patron annoncerait une r&#233;union (sans condition pr&#233;alable) sur les indemnit&#233;s ? Une discussion dans le calme se conclue par un vote qui, &#224; une majorit&#233; des deux tiers, repousse l'&#233;ventualit&#233; d'un tel geste. Et le lundi 28, les gr&#233;vistes bloquent l'a&#233;roport de Blagnac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... qui appelle une suite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi au terme de 3 semaines de gr&#232;ve, le type d'organisation, comit&#233; de gr&#232;ve et AG repr&#233;sentant et regroupant tous les gr&#233;vistes, syndiqu&#233;s et non-syndiqu&#233;s, et se sentant pleinement responsables, montre son importance pour affronter les nombreux et pressants probl&#232;mes pos&#233;s au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas le probl&#232;me de continuer la lutte. Il est &#233;vident pour tous que rien ne sera plus comme avant et que, quelle que soit l'issue imm&#233;diate de cette gr&#232;ve-l&#224;, le patron aura du mal &#224; obtenir du rendement. Evident aussi, y compris pour ceux qui mettent quand m&#234;me quelques espoirs dans les &#233;ventuelles n&#233;gociations &#233;voqu&#233;es par le patron, que ce n'est qu'en continuant et m&#234;me accentuant la pression qu'on obtiendra satisfaction. Mais justement comment accentuer cette pression ? En continuant la gr&#232;ve ? Mais comment mettre des non-gr&#233;vistes dans le coup ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En annon&#231;ant la fermeture de la fabrication dans plus de deux ans, la direction elle-m&#234;me a engag&#233; les salari&#233;s dans un combat prolong&#233; durant lequel il leur faudra certainement trouver bien des formes diverses de lutte. De celles qui permettent au mouvement de se renforcer en recueillant de plus en plus de soutien aussi bien &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur de la bo&#238;te. Et on sait qu'imaginer des actions qui permettent de s'adresser aux autres travailleurs en leur proposant un but commun n'est pas si facile, en tout cas demande organisation et volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;l&#233;gations de Freescale ont particip&#233; &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault le 30 juillet, &#224; la r&#233;union de Blanquefort le 5 septembre, &#224; la manifestation parisienne de la m&#233;tallurgie le 17 septembre. &#192; cette occasion, le comit&#233; de gr&#232;ve de Freescale a repris l'appel des Fabris &#224; mettre sur pied un collectif des entreprises en lutte contre les licenciements (voir notre article &lt;em&gt; &#171; &#8230; quand les bo&#238;tes en luttes entreprennent de se coordonner &#187; &lt;/em&gt;, p 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Freescale &#233;taient au moins une soixantaine, le 9 septembre aux c&#244;t&#233;s des Molex, ou &#224; la manifestation le 22 des postiers toulousains. Le blocage conjoint avec les chauffeurs de bus a sans doute ouvert les esprits sur la possibilit&#233; de coordonner sinon d'&#233;tendre les luttes. C'est la voie &#224; suivre par les Freescale&#8230; comme par les nombreuses autres entreprises qui d&#232;s ce mois de septembre ont engag&#233; ou repris la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&#233;lix RODIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Freescale &#8212; Toulouse (&#233;lectronique) : la col&#232;re monte
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Freescale-Toulouse-electronique-la-colere-monte</link>
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		<dc:date>2009-07-03T12:05:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Freescale
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		<description>L'usine Freescale de Toulouse est une ancienne usine Motorola cr&#233;&#233;e en 1967. 850 travailleurs y fabriquent des plaques de semi-conducteurs pour le secteur automobile. Il y a aussi un secteur Recherche et D&#233;veloppement (qui a employ&#233; plus d'un millier d'ing&#233;nieurs et techniciens). En avril, l'effectif total &#233;tait d'environ 1600. &lt;br /&gt;Il y a eu d&#233;j&#224; plusieurs &#171; Plans de sauvegarde de l'emploi &#187;, touchant surtout la production. &lt;br /&gt;Alors qu'un PSE, avec des d&#233;parts &#171; volontaires &#187;, &#233;tait en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-64-juillet-aout-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 64, juillet-ao&#251;t 2009
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'usine Freescale de Toulouse est une ancienne usine Motorola cr&#233;&#233;e en 1967. 850 travailleurs y fabriquent des plaques de semi-conducteurs pour le secteur automobile. Il y a aussi un secteur Recherche et D&#233;veloppement (qui a employ&#233; plus d'un millier d'ing&#233;nieurs et techniciens). En avril, l'effectif total &#233;tait d'environ 1600.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu d&#233;j&#224; plusieurs &#171; Plans de sauvegarde de l'emploi &#187;, touchant surtout la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'un PSE, avec des d&#233;parts &#171; volontaires &#187;, &#233;tait en cours et que Freescale avait annonc&#233; sa volont&#233; de se d&#233;barrasser de sa branche t&#233;l&#233;phonie (dite &#171; CPG &#187;, qui concerne 240 emplois de recherche et d&#233;veloppement), le ch&#244;mage partiel a &#233;t&#233; impos&#233; aux salari&#233;s de Toulouse d&#232;s l'automne. Mais la direction se disait confiante. Le PDG am&#233;ricain, venu faire un tour en mars, avait m&#234;me f&#233;licit&#233; les travailleurs pour la qualit&#233; de leur travail. Certes il y avait crise dans le secteur automobile pour lequel Toulouse produit, certes les machines de Toulouse n'&#233;taient pas adaptables aux plaquettes de nouvelle g&#233;n&#233;ration, mais la vieille technologie &#233;tait tellement amortie et appr&#233;ci&#233;e des clients&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1 100 licenciements annonc&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, depuis 1998, la fermeture de la production &#233;tait sur les rails : c'est ce que le DRH avoue sans complexe dans &lt;em&gt; Entreprises et Carri&#232;res &lt;/em&gt;, du 9 juin (voir extraits), la direction g&#233;n&#233;rale souhaitant abandonner un outil de production vieilli et imposer le changement de technologie &#224; ses clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, elle a d&#233;cid&#233; de profiter de la baisse des commandes li&#233;e &#224; la crise pour acc&#233;l&#233;rer le processus. C'est pourquoi elle a annonc&#233;e le 23 avril la fermeture de la production au Japon et &#224; Toulouse sous trente mois (elle a besoin de temps pour assurer la transition&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction veut donc faire d'une pierre deux coups, en obtenant la signature d'un &#171; accord de m&#233;thode &#187; pour licencier 850 personnes &#224; la production et 240 &#224; CPG-Toulouse (CPG est d&#233;j&#224; liquid&#233; dans plusieurs pays). Elle a donc annonc&#233; imm&#233;diatement l'ouverture de n&#233;gociations hebdomadaires avec les syndicats pour un accord de m&#233;thode.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, intersyndicale et &#171; coordination &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'annonce de la fermeture, l'&#233;quipe de nuit a r&#233;agi : elle a d&#233;bray&#233; et lanc&#233; un appel aux six syndicats pour que, pour une fois, ils appellent tous &#224; une Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. Ce qui fut fait. L'AG a &#233;lu des repr&#233;sentants de la base pour aller aux c&#244;t&#233;s des syndicalistes aux s&#233;ances de n&#233;gociations et pour organiser les AG regroup&#233;s en une Coordination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but les AG hebdomadaires regroupent entre 500 et 600 personnes, malgr&#233; la rupture de l'intersyndicale par le syndicat majoritaire FO, la CGC (deux syndicats traditionnellement signataires des accords) et l'UNSA (r&#233;cemment cr&#233;&#233;e sur la m&#234;me base) sous pr&#233;texte qu'elle ne fonctionnait pas bien en fait parce que leur &#171; r&#233;alisme &#187; &#233;tait contest&#233; par l'AG. Leurs appels &#224; ne plus participer &#224; l'AG ont &#233;chou&#233;, tout comme leurs tentatives d'AG concurrente (80 personnes au plus&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les &#233;quipes (l'usine tourne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7) ont leurs propres AG, elles aussi bien suivies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter que le patron a tr&#232;s vite annonc&#233; qu'il payait deux heures d'AG par semaine, ce qui explique en partie la participation massive, puisque la ma&#238;trise ne faisait pas pression contre. Reste que beaucoup sont tr&#232;s remont&#233;s et tiennent &#224; exprimer leur col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on a donc la Coordination &#233;lue par les Assembl&#233;es des &#233;quipes et une intersyndicale &#224; trois (CGT, CFDT, CFTC). Probl&#232;mes : la coordination, dans laquelle il n'y a aucun d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel, a beaucoup de mal &#224; se r&#233;unir pour pr&#233;parer les AG et discuter avec l'intersyndicale, car, en l'absence de gr&#232;ve, il y a toujours une partie de ses membres au travail. Plusieurs AG se sont, du coup, achev&#233;es sans propositions claires. Et les actions sont de fait organis&#233;es par l'intersyndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point important : la Coordination s'est renouvel&#233;e plusieurs fois, les &#233;quipes choisissant de changer de repr&#233;sentants en cas de d&#233;saccord manifeste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la trentaine de coordinateurs qui participent aux n&#233;gociations hebdomadaires (dont ils font ensuite le compte-rendu &#224; leur &#233;quipe) n'h&#233;sitent plus &#224; y prendre la parole, alors m&#234;me que FO avait r&#233;ussi &#224; faire voter par la Coordination une obligation de se contenter d&#8216;assister silencieusement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les revendications&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant des semaines, l'AG a surtout discut&#233; des revendications &#224; avancer. Tr&#232;s vite c'est la demande d'une prime extra-l&#233;gale forte (150 000 &#8364;) qui a &#233;t&#233; majoritaire, les travailleurs (en production surtout), &#233;tant convaincus qu'ils ne vont pas facilement retrouver un travail en pleine crise. FO, CGC et UNSA disent, avec le patron, que c'est exag&#233;r&#233; et pr&#233;f&#232;rent d&#233;velopper des illusions sur des reclassements possibles (ils revendiquent le maintien du salaire pendant 5 ans&#8230; pour ceux qui en auront retrouv&#233; un !). Mais les sentiments des travailleurs sont si loin de cela que, dans un r&#233;cent tract, ils ont d&#251; rehausser nettement leurs revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;guli&#232;rement pourtant, certains travailleurs reposent le probl&#232;me de baisser les revendications. Ce &#224; quoi la majorit&#233; r&#233;pond que l'essentiel est d&#233;sormais de cr&#233;er un rapport de forces pour imposer au patron de bouger (il campe actuellement sur la base des derniers PSE faits avec l'envol&#233;e du ch&#244;mage).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les actions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la participation remarqu&#233;e &#224; la manif du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai avec des autocollants bien visibles (&lt;em&gt; &#171; on n'est pas des kleenex.. &#187; &lt;/em&gt;, &lt;em&gt; &#171; les actionnaires se sont gav&#233;s, ils doivent payer&#8230; &#187; &lt;/em&gt;et un autre appelant &#224; la lutte ensemble avec Caterpillar, Continental, Molex&#8230;), &#231;a discutait beaucoup dans l'usine mais, mise &#224; part la participation au 26 mai, il n'y a pas eu d'autre action en mai (sauf un d&#233;part coordonn&#233; au sifflet d'une &#233;quipe lors d'une r&#233;union organis&#233;e par le patron en personne sur les reclassements).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, c'est l'appel de FO-CGC-UNSA le 5 juin &#224; ne plus participer &#224; l'AG qui a mis le feu aux poudres. D'autant que le patron s'&#233;tait permis la veille de critiquer le fonctionnement de l'AG et d'apporter son soutien &#224; FO, tout en maintenant quasiment &#224; l'identique ses propositions d'indemnit&#233;s et en continuant d'amuser la galerie autour des reclassements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de nuit puis une &#233;quipe de week-end ont, du coup, d&#233;bray&#233; une heure (la deuxi&#232;me sortant devant l'usine avec des banderoles). L'AG du lundi 8, toujours aussi nombreuse, a d&#233;cid&#233; d'une action devant l'usine. D'autres d&#233;brayages d'une heure ont suivi. Samedi 13 juin, plus de 300 personnes ont form&#233; un cort&#232;ge dynamique derri&#232;re les travailleurs de Molex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, jeudi 18, le patron s'est permis, une fois de plus, de faire la morale tant sur les revendications (qui d'apr&#232;s lui &#233;quivalent &#224; demander pour certains plus de 18 ans de salaire) que sur la manif. L'&#233;quipe de nuit, apr&#232;s de tels propos et un nouveau refus de discuter s&#233;rieusement des revendications, est partie en gr&#232;ve le soir m&#234;me suivie de toutes les autres (matin, apr&#232;s-midi puis les deux &#233;quipes de week-end, ainsi que des travailleurs en journ&#233;e production et CPG). Du jeudi 20 heures au samedi 20 heures il y a un piquet bien visible et audible devant l'usine. Des travailleurs de l'usine Continental (ex-Siemens) voisine, en gr&#232;ve sur les salaires, se sont joints au piquet vendredi matin. Une diffusion de tracts au festival Rio Loco de Toulouse a eu un bon accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 25 juin, pour accompagner les n&#233;gociations, plus d'une centaine de travailleurs se sont &#224; nouveau rassembl&#233;s devant l'usine. Au moins 200 travailleurs ont particip&#233; au piquet entre 7 h 30 et 16 heures. Des d&#233;l&#233;gations de Molex, mais aussi de Microturbo, &#233;taient pr&#233;sentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la s&#233;ance de n&#233;gociations, la direction a rejet&#233; l'id&#233;e d'une suspension des n&#233;gociations en juillet-ao&#251;t d&#233;fendue par l'AG (les d&#233;parts en vacances ayant d&#233;j&#224; commenc&#233;), tandis que FO demandait au contraire une acc&#233;l&#233;ration du rythme. Par ailleurs la direction ne veut toujours discuter pour le moment que de reclassements, repoussant le sujet des indemnit&#233;s &#224; la fin des n&#233;gociations. Elle fait donc du sur place, mais l'id&#233;e de perturber la qui&#233;tude des s&#233;ances de n&#233;gociations fait son chemin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'id&#233;e de se coordonner avec les autres entreprises qui licencient fait aussi son chemin&#8230; m&#234;me si le r&#233;seau n&#233;cessaire entre les travailleurs des entreprises qui licencient n'en est qu'aux balbutiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 juin 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&#233;lix RODIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_394 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH345/freescale-c3414.png?1787934093' width='300' height='345' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Quand le DRH avoue que la fermeture &#233;tait pr&#233;vue d&#232;s 1998&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(Extraits de &lt;em&gt; Entreprises et Carri&#232;res &lt;/em&gt; du 9 juin 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Arr&#234;t pr&#233;visible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) L'arr&#234;t de la fabrication sur le site toulousain &#233;tait, selon la direction, &#171; pr&#233;visible &#187;. La taille des &#8220;wafers&#8221;, les composants &#233;lectroniques de 150 mm, comme ceux fabriqu&#233;s &#224; Toulouse, &#233;volue vers des tailles sup&#233;rieures, pour offrir des capacit&#233;s plus &#233;lev&#233;es. Afin d'accompagner cette mutation, un important plan de gestion pr&#233;visionnelle des emplois a d&#233;but&#233;, en 1998, pour garantir &#8220;l'employabilit&#233;&#8221; des salari&#233;s. (&#8230;) Deux pr&#233;c&#233;dents PSE, conclus en 2007 et 2008, ont favoris&#233; la mobilit&#233; externe, avec 272 d&#233;parts effectifs. &#171; Ces outils existent et sont int&#233;gr&#233;s dans les n&#233;gociations en cours, ce qui nous permet d&#233;j&#224; d'anticiper le PSE &#187;, explique Patrick Roux, DRH de Freescale Toulouse. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Un accord de m&#233;thode, c'est quoi ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un &#171; accord de m&#233;thode &#187; permet &#224; un patron d'adapter les r&#232;gles d'information et de consultation du Comit&#233; d'entreprise en cas de &#171; Plan de Sauvegarde de l'Emploi &#187; (PSE). S'il ne peut pas remettre en cause le principe d'information et de consultation du CE, il peut par contre en modifier sensiblement les modalit&#233;s, y compris d'une fa&#231;on tr&#232;s en retrait par rapport &#224; la loi (nombre de r&#233;unions du CE et d&#233;lais entre deux r&#233;unions, modalit&#233;s de recours &#224; un expert-comptable&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Freescale, il permet au patron de choisir comme p&#233;rim&#232;tre de n&#233;gociation non seulement tout le site de Toulouse mais aussi le si&#232;ge social de Saclay, alors que la &#171; cible &#187; est bien identifi&#233;e : la production ! Il faut savoir que FO, le syndicat le plus accommodant, &#233;tait majoritaire sur l'ensemble du site mais pas du tout au premier coll&#232;ge aux derni&#232;res &#233;lections (il y a trois ans).&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Envie de se faire entendre&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si le gros cort&#232;ge Freescale du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai (600 personnes) &#233;tait plut&#244;t silencieux (l'annonce de la fermeture &#233;tait tout fra&#238;che&#8230;), ceux du 26 mai et du 13 juin &#233;taient beaucoup plus dynamiques, avec beaucoup de sifflets mais aussi des slogans. Dans celui du 13 juin, plusieurs portaient la cagoule de travail en &#171; salle blanche &#187;, avec un pendu habill&#233; de la tenue compl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patron a d'ailleurs os&#233; nous reprocher d'avoir terni l'image de Freescale. Il a m&#234;me parl&#233; d'une action &#171; violente &#187;, ce &#224; quoi un d&#233;l&#233;gu&#233; a r&#233;pondu que la violence, bien r&#233;elle celle-l&#224;, c'&#233;tait de jeter des travailleurs &#224; la rue ! Depuis les actions devant l'usine se font &#224; coup de cloches, de sir&#232;nes et de sifflets, en sollicitant les klaxons des nombreux v&#233;hicules qui passent &#224; ce carrefour. Et aussi avec une sono professionnelle pour animer !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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