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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Les nationalisations en p&#233;riode de crise : une aubaine pour les patrons, un mirage pour les travailleurs
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<description>Pour aider les entreprises &#224; faire face &#224; la crise du coronavirus, le ministre de l'&#201;conomie Bruno Le Maire s'est dit pr&#234;t &#224; nationaliser certaines entreprises : &#171; Je n'h&#233;siterai pas &#224; utiliser tous les instruments &#224; ma disposition pour les entreprises attaqu&#233;es sur les march&#233;s [&#8230;]. Je peux m&#234;me employer le terme de nationalisations si n&#233;cessaire. &#187; Et le pr&#233;sident du Medef, Geoffroy Roux de B&#233;zieux, a aussit&#244;t rench&#233;ri : &#171; Il ne faut pas avoir de tabous en la mati&#232;re &#187;. En&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour aider les entreprises &#224; faire face &#224; la crise du coronavirus, le ministre de l'&#201;conomie Bruno Le Maire s'est dit pr&#234;t &#224; nationaliser certaines entreprises : &#171; Je n'h&#233;siterai pas &#224; utiliser tous les instruments &#224; ma disposition pour les entreprises attaqu&#233;es sur les march&#233;s [&#8230;]. Je peux m&#234;me employer le terme de nationalisations si n&#233;cessaire. &#187; Et le pr&#233;sident du Medef, Geoffroy Roux de B&#233;zieux, a aussit&#244;t rench&#233;ri : &#171; Il ne faut pas avoir de tabous en la mati&#232;re &#187;. En attendant, pour se donner les moyens de voler imm&#233;diatement au secours des &#171; fleurons industriels &#187; menac&#233;s &#8211; que ce soit sous forme de nationalisation temporaire ou de prise de participation &#8211;, le gouvernement a pr&#233;vu une enveloppe de 20 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; premi&#232;re vue, ces d&#233;clarations peuvent sembler &#233;tonnantes venant d'un gouvernement qui a conduit un certain nombre de privatisations, dont celle de la SNCF, qui est une soci&#233;t&#233; anonyme depuis le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier. Assiste-t-on &#224; un changement de cap ? En r&#233;alit&#233; il n'y a l&#224; rien de tr&#232;s nouveau, c'est une autre mani&#232;re qu'a le gouvernement d'aider les capitalistes &#224; engranger des profits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Quand l'&#201;tat rach&#232;te des entreprises au prix fort pour &#171; rassurer les actionnaires &#187; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nationaliser en p&#233;riode de crise &#233;conomique, c'est racheter des entreprises qui sont en train de perdre de la valeur pour &#233;ponger les pertes des actionnaires. Les nationalisations constituent un transfert d'argent frais des caisses de l'&#201;tat, donc du contribuable, vers les grandes entreprises. Ainsi, &#201;douard Philippe s'est dit pr&#234;t &#224; nationaliser Air France &#8211; KLM, dont l'action a plong&#233; de 55,4 % en un mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martial Bourquin, le vice-pr&#233;sident socialiste de la commission des Affaires &#233;conomiques du S&#233;nat, explique : &lt;em&gt;&#171; L&#224;, il s'agit plut&#244;t de rassurer les actionnaires. En ce qui concerne Air France, &#231;a pourrait &#234;tre logique. L'Italie l'a fait avec Alitalia. Mais il faut que ces nationalisations soient faites &#224; la demande des entreprises et que l'&#201;tat s'engage &#224; revendre sa participation, une fois la crise pass&#233;e. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, outre-Atlantique, au moment de la crise de 2008, le Tr&#233;sor am&#233;ricain avait rachet&#233; plusieurs grandes entreprises, dont les deux g&#233;ants du cr&#233;dit hypoth&#233;caire, Fannie Mae et Freddie Mac, pour 200 milliards de dollars, et l'assureur AIG pour 85 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Investir dans la production&#8230; tout en licenciant massivement &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat peut aussi nationaliser des entreprises pour r&#233;aliser des investissements co&#251;teux que les capitalistes ne veulent pas prendre en charge. C'est ce qui s'est pass&#233; en 1982 avec la nationalisation de 5 grands groupes industriels, 39 banques et 2 compagnies financi&#232;res. Faisant dire &#224; un d&#233;put&#233; au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; : &lt;em&gt;&#171; La France est entr&#233;e en socialisme. &#187;&lt;/em&gt; Des capitaux publics ont alors &#233;t&#233; utilis&#233;s pour racheter des entreprises globalement d&#233;ficitaires (neuf milliards de francs de pertes annuelles) afin de moderniser l'appareil productif. Le gouvernement socialiste de l'&#233;poque a investi 100 milliards de francs dans les soci&#233;t&#233;s sid&#233;rurgiques Usinor et Sacilor entre 1981 et 1989, tout en supprimant 75 000 emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment en 2009, le gouvernement Obama a mis 50 milliards de dollars sur la table pour nationaliser General Motors. Ce qui ne l'a pas emp&#234;ch&#233; de licencier des milliers de personnes et de fermer un tiers des sites de production.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des privatisations une fois la rentabilit&#233; restaur&#233;e
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &#234;tre intervenus pour augmenter la rentabilit&#233; des entreprises, les gouvernements n'h&#233;sitent pas &#224; les revendre. Autrement dit socialiser les pertes, et privatiser les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Usinor et Sacilor, une fois rentables, ont &#233;t&#233; privatis&#233;es en 1995 ; de m&#234;me que General Motors en 2013. Entre-temps, l'op&#233;ration a co&#251;t&#233; dix milliards de dollars aux contribuables am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les nationalisations d'entreprises ne sont pas une garantie pour ceux qui y travaillent &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce qu'une entreprise est nationalis&#233;e qu'elle va &#233;chapper &#224; la logique de rentabilit&#233; et am&#233;liorer les conditions de travail. Dans les entreprises publiques comme dans les entreprises priv&#233;es, les travailleurs doivent se battre contre les bas salaires, les emplois pr&#233;caires et les cadences infernales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les travailleurs de Renault et d'Air France, deux entreprises nationalis&#233;es apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale, les privatisations de 1996 et 1999 n'ont pas constitu&#233; une rupture. Leurs patrons ont continu&#233; &#224; chercher la rentabilit&#233; en renfor&#231;ant l'exploitation. Et, &#224; la SNCF, c'est l'&#201;tat qui a fait en sorte de pr&#233;parer l'ouverture &#224; la concurrence en arr&#234;tant d'employer les cheminots au statut et en fermant des guichets et des lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La seule protection pour les travailleurs qui d&#233;fendent leur emploi et leurs conditions de travail, c'est de se battre contre les licenciements et pour obtenir des conditions de travail dignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zoe Liazo &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les voies sinueuses de la privatisation
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-voies-sinueuses-de-la-privatisation</link>
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		<dc:date>2018-03-23T18:09:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Elle a bon dos l'Union europ&#233;enne, accus&#233;e par tous les gouvernements d'imposer l'ouverture &#224; la concurrence. Car la SNCF s'est ru&#233;e sur les march&#233;s privatis&#233;s des pays voisins et les gouvernements fran&#231;ais successifs ont pris toutes les initiatives pour attaquer les cheminots et le service public depuis des ann&#233;es &#8211; et se venger de l'&#233;chec de Jupp&#233; en 1995. Les &#171; paquets ferroviaires &#187; du Parlement europ&#233;en qui poussent aux privatisations ont &#233;t&#233; vot&#233;s par les d&#233;put&#233;s des partis&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elle a bon dos l'Union europ&#233;enne, accus&#233;e par tous les gouvernements d'imposer l'ouverture &#224; la concurrence. Car la SNCF s'est ru&#233;e sur les march&#233;s privatis&#233;s des pays voisins et les gouvernements fran&#231;ais successifs ont pris toutes les initiatives pour attaquer les cheminots et le service public depuis des ann&#233;es &#8211; et se venger de l'&#233;chec de Jupp&#233; en 1995. Les &#171; paquets ferroviaires &#187; du Parlement europ&#233;en qui poussent aux privatisations ont &#233;t&#233; vot&#233;s par les d&#233;put&#233;s des partis gouvernementaux bien de chez nous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;SNCF SA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est pour rassurer son public que le premier ministre a promis que la nouvelle SNCF, baptis&#233;e d&#233;sormais &#171; soci&#233;t&#233; anonyme &#187; (SA) resterait (pour combien de temps ?) &#224; capitaux 100 % &#233;tatiques. Anonyme elle le sera, au moins pour ne pas d&#233;voiler &#224; quels petits (ou grands) copains elle sous-traite ses march&#233;s d'&#233;quipements, ni &#224; qui elle &#171; ouvrira &#187; demain son capital. Et &lt;em&gt;&#171; 100 % public &#187;&lt;/em&gt; resteront ses futurs d&#233;ficits &#224; faire payer aux cheminots ou aux contribuables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les entreprises publiques devenues SA ont suivi la m&#234;me trajectoire. La Poste, EDF, GDF, A&#233;roports de Paris ou Orange montrent les diff&#233;rents stades de l'ouverture aux capitaux priv&#233;s &#8211; m&#234;me si &#224; chaque fois, au moment du changement de statut, les gouvernements avaient jur&#233; leurs grands dieux qu'ils resteraient 100 % publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transformation des &#201;pic SNCF&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Depuis la r&#233;forme de 2014, la SNCF est d&#233;coup&#233;e en trois &#233;tablissements (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; en SA indique la volont&#233; du gouvernement. Mais les capitaux priv&#233;s ne s'y engouffreront que s'il y a des dividendes &#224; la cl&#233;. D'o&#249; les plans successifs de r&#233;forme des conditions de travail et du statut des cheminots, les suppressions de postes et les gains de productivit&#233;. D'o&#249; aussi la valse-h&#233;sitation autour de la dette : l'&#201;tat en d&#233;barrasserait bien la SNCF pour &#233;purer ses comptes avant de faire cadeau d'une partie de son capital, mais continue pour l'instant de l'utiliser pour exercer son chantage contre les cheminots et monter la population contre eux. D'o&#249; enfin l'annonce de baisse des tarifs des p&#233;ages&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;SNCF r&#233;seau fait payer un p&#233;age &#224; chaque circulation. Aujourd'hui les tarifs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et de hausse du prix des billets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutons que la SNCF actuelle, &#171; 100 % publique &#187;, forme la colonne vert&#233;brale du &#171; Groupe SNCF &#187;, une pieuvre capitaliste multinationale aux centaines de filiales &#224; capitaux priv&#233;s et aux dizaines de milliers de salari&#233;s &#8211; dont une minorit&#233; seulement au statut cheminot&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 67, janvier 2010 &#171; SNCF, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'ouverture &#224; la concurrence :
une entente entre grands groupes contre les travailleurs &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il y a un exemple qui montre &#224; quel point le capital n'a ni odeur ni fronti&#232;res, qu'il soit public ou priv&#233;, fran&#231;ais ou italien, c'est bien le grand jeu de Monopoly des chemins de fer en Europe&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 88, juin 2013, &#171; R&#233;forme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La liste est d&#233;j&#224; parlante, des tous premiers concurrents qui se sont, d&#232;s le lundi 5 mars, port&#233;s acqu&#233;reurs potentiels d'une partie des activit&#233;s de la SNCF, aupr&#232;s du minist&#232;re des transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y trouve la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise Transdev, filiale de la tr&#232;s nationale Caisse des d&#233;p&#244;ts, la soci&#233;t&#233; nationale allemande Deutsche Bahn par sa filiale Arriva, la soci&#233;t&#233; nationale italienne Trenitalia (retour de b&#226;ton contre la SNCF qui a d&#233;j&#224; pris sa part dans la privatisation des chemins de fers italiens), Abellio Rail, &#171; priv&#233;e &#187; mais filiale &#224; 100 % de la soci&#233;t&#233; nationale n&#233;erlandaise, et la soci&#233;t&#233; anglaise First Group, compl&#232;tement priv&#233;e elle, qui s'est cr&#233;&#233;e lors de la privatisation des chemins de fer britanniques. Sans oublier K&#233;olis, d&#233;tenue &#224; 70 % par la SNCF et 30 % par la Caisse des d&#233;p&#244;ts canadienne, par laquelle la SNCF continuera &#224; se faire concurrence &#224; elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fret, que le gouvernement s'appr&#234;te &#224; filialiser, fait les frais de cette ouverture &#224; la concurrence depuis 2003. R&#233;sultat, le trafic a &#233;t&#233; divis&#233; par deux, report&#233; sur la route, il est retomb&#233; au m&#234;me niveau qu'au d&#233;but du xxe si&#232;cle ! Les conditions de travail des cheminots SNCF ou priv&#233;s, notamment leurs plannings ont &#233;t&#233; d&#233;grad&#233;s avec l'argument de la comp&#233;titivit&#233; face aux concurrents, y compris routiers&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le dossier de Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;81, mai 2012, &#171; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, tout en restant en partie au sein du Groupe SNCF avec sa filiale Geodis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Monopole d'&#201;tat ? Mais &#224; qui appartient l'&#201;tat ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un beau micmac public-priv&#233; qu'illustre bien le programme avanc&#233; par le Journal &lt;em&gt;Les &#201;chos&lt;/em&gt; du 27 f&#233;vrier, sous le titre : &lt;em&gt;&#171; SNCF : oui &#224; l'ouverture du capital, non &#224; la privatisation ! &#187;&lt;/em&gt; &#8230;Tiens donc ! Mais pour se projeter d&#233;j&#224; dans l'avenir : &lt;em&gt;&#171; Plut&#244;t que de privatiser la SNCF, il faudrait ouvrir un tiers de son capital. Le groupe public adopterait ainsi le statut de soci&#233;t&#233; anonyme. Il pourrait conna&#238;tre, qui sait, le m&#234;me destin que Renault ou Gaz de France &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le probl&#232;me pour les usagers comme pour les travailleurs du secteur n'est pas tant le monopole ou pas de l'&#201;tat sur les services publics, c'est celui de savoir qui poss&#232;de l'&#201;tat. R&#233;ponse : le grand patronat (mais avec l'argent de nos imp&#244;ts, car eux en paient de moins en moins !). &#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Depuis la r&#233;forme de 2014, la SNCF est d&#233;coup&#233;e en trois &#233;tablissements publics &#224; caract&#232;re industriel ou commercial (&#201;pic) : SNCF r&#233;seau, SNCF mobilit&#233;s et l'&#201;pic &#171; de t&#234;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;SNCF r&#233;seau fait payer un p&#233;age &#224; chaque circulation. Aujourd'hui les tarifs sont extr&#234;mement &#233;lev&#233;s, et plombent les comptes de SNCF mobilit&#233;s. Mais pour pr&#233;parer l'arriv&#233;e du priv&#233;, il faut les baisser &#8211; et en faire supporter le co&#251;t &#224; la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 67, janvier 2010 &#171; SNCF, du monopole d'&#201;tat au trust multinational &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le dossier de Convergences r&#233;volutionnaires no 88, juin 2013, &#171; R&#233;forme du ferroviaire : un accord de comp&#233;titivit&#233; made in SNCF &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir le dossier de Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;81, mai 2012, &#171; la privatisation sur les rails &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Alstom et l'&#201;tat : une longue histoire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Alstom-et-l-Etat-une-longue-histoire</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Alstom
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		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>

		<description>1969 : Dans le giron de la CGE &lt;br /&gt;En 1969, Alsthom (avec h, &#224; l'&#233;poque), au pass&#233; d&#233;j&#224; long, puisque le nom date de 1928, devenait une filiale de la Compagnie g&#233;n&#233;rale d'&#233;lectricit&#233; (CGE). La CGE &#233;tait le partenaire de l'&#201;tat dans de nombreux domaines : &#233;lectricit&#233;, t&#233;l&#233;communications, transports. Elle avait un quasi monopole des march&#233;s publics dans ces domaines, ses dirigeants entretenaient des liens privil&#233;gi&#233;s avec les responsables politiques comme le pr&#233;sident Georges Pompidou. Le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Alstom-SFR-Latecoere-Arkema-tous-ensemble-contre-les-licencieurs-" rel="directory"&gt;Alstom, SFR, Lat&#233;co&#232;re, Arkema... tous ensemble contre les licencieurs
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Alstom-+" rel="tag"&gt;Alstom
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Nationalisations-+" rel="tag"&gt;Nationalisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;1969 : Dans le giron de la CGE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1969, Alsthom (avec h, &#224; l'&#233;poque), au pass&#233; d&#233;j&#224; long, puisque le nom date de 1928, devenait une filiale de la Compagnie g&#233;n&#233;rale d'&#233;lectricit&#233; (CGE). La CGE &#233;tait le partenaire de l'&#201;tat dans de nombreux domaines : &#233;lectricit&#233;, t&#233;l&#233;communications, transports. Elle avait un quasi monopole des march&#233;s publics dans ces domaines, ses dirigeants entretenaient des liens privil&#233;gi&#233;s avec les responsables politiques comme le pr&#233;sident Georges Pompidou. Le pouvoir mettait ses moyens au service du d&#233;veloppement de ce grand groupe capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGE, et Alsthom en particulier, &#233;tait d&#233;j&#224; un groupe international, rachetant d'autres constructeurs et vendant son mat&#233;riel dans le monde entier. Alsthom vendait d&#233;j&#224; des locomotives &#224; la Chine en 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGE fut nationalis&#233;e en 1982 par Mitterrand comme d'autres groupes bancaires et industriels, puis privatis&#233;e en 1987. Avec la nationalisation, la CGE a b&#233;n&#233;fici&#233; des capitaux fournis par l'&#201;tat, qui lui ont permis encore de se d&#233;velopper. Quant aux actionnaires, ils avaient &#233;t&#233; grassement indemnis&#233;s. Suite au nouvel &#233;lan et aux nouvelles positions de la firme sur le march&#233; mondial, la privatisation de 1987 fut faite en &#233;troite concertation avec les anciens actionnaires et dirigeants, qui retrouv&#232;rent toute leur place. La CGE devint Alcatel-Alsthom, qui se divisera plus tard en Alcatel d'une part, Alstom de l'autre. Nationalisations/privatisations : le balancier miracle du capitalisme fran&#231;ais qui permet de socialiser les pertes et de privatiser les profits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;2004 : quand Sarkozy sauvait Alstom&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2004, Alstom est pr&#233;sent non seulement dans le secteur ferroviaire mais aussi sur le march&#233; de l'&#233;nergie, notamment pour du mat&#233;riel pour centrales &#233;lectriques. Alors qu'Alstom conna&#238;t des difficult&#233;s, l'&#201;tat vient &#224; nouveau &#224; sa rescousse. Le ministre de l'&#201;conomie de l'&#233;poque, Nicolas Sarkozy, monte au cr&#233;neau et annonce l'entr&#233;e au capital d'Alstom de l'&#201;tat &#224; hauteur de 27 %, ce qui repr&#233;sente une injection de 720 millions d'euros d'argent public. Sarkozy surjoue une sorte de bras de fer avec la Commission europ&#233;enne pour se faire le h&#233;ros du sauvetage du groupe fran&#231;ais. Au-del&#224; du r&#233;cit &#233;pique de Sarkozy, reste que c'est l'&#201;tat fran&#231;ais, une nouvelle fois, qui a align&#233; des centaines de millions pour soutenir Alstom.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;2014 : quand Montebourg &#171; entrait &#187; dans le capital&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2014, nouvelle affaire Alstom, avec cette fois Arnaud Montebourg dans le r&#244;le du ministre de l'&#201;conomie. En jeu, les n&#233;gociations sur la revente de la partie &#233;nergie d'Alstom &#224; General Electric, les dirigeants d'Alstom voulant se recentrer sur le secteur des transports. Un plan jug&#233; dans un premier temps dangereux par la classe politique, tous d&#233;non&#231;aient le bradage d'un champion national aux Am&#233;ricains. Le protectionnisme &#233;conomique est dans toutes les bouches, &#224; gauche et &#224; droite. Finalement, la vente de la branche &#233;nergie &#224; GE se fera avec l'accord du gouvernement dans des termes tr&#232;s proches de ceux qui avaient initialement fait scandale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sauver la face, et ne pas en faire moins que Sarkozy, le gouvernement avait annonc&#233; qu'il allait renforcer le nouvel Alstom, au p&#233;rim&#232;tre plus r&#233;duit, par l'entr&#233;e de l'&#201;tat au capital. Mais, apr&#232;s des longues n&#233;gociations avec Bouygues, le principal actionnaire d'Alstom, un compromis a &#233;t&#233; conclu (voir encart). Pour r&#233;sumer, l'&#201;tat n'a pas rachet&#233; d'actions, mais en a emprunt&#233; &#224; Bouygues depuis d&#233;but 2016 (avec une possibilit&#233; de les acheter si le cours de l'action atteint un certain niveau).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fait que l'&#201;tat dispose aujourd'hui de deux administrateurs au Conseil d'administration du groupe &#224; hauteur des 20 % d'actions pr&#234;t&#233;es par Bouygues Mais pour en faire quoi ? Lors de l'accord qu'il avait sign&#233; avec Bouygues, Montebourg s'&#233;tait vant&#233; : &lt;em&gt;&#171; Ce qui est int&#233;ressant, c'est que Bouygues nous a pr&#234;t&#233; ses actions pour que nous entrions imm&#233;diatement dans le capital d'Alstom, exercions le pouvoir &#224; hauteur de 20 % avec nos amis administrateurs qui remplaceront les siens. &#187;&lt;/em&gt; Aujourd'hui le gouvernement pr&#233;tend qu'il n'&#233;tait m&#234;me pas au courant du projet du groupe dont il serait, par la vertu d'un pr&#234;t, le premier actionnaire&#8230; Et Hollande et Sapin de seulement promettre de chercher quelques nouvelles commandes pour nourrir les app&#233;tits du groupe, au moins jusqu'&#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle. Et voil&#224; que M&#233;lenchon ou le PCF nous disent qu'il faudrait maintenant &#171; monter en puissance &#187; ce cin&#233;ma de la participation d'&#201;tat dans le capital !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute cette affaire de revente du d&#233;partement &#233;nergie d'Alstom &#224; General Electric, on retiendra surtout que ce sont les salari&#233;s qui vont en faire les frais : General Electric a annonc&#233;, en janvier 2016, 6 500 suppressions d'emplois en Europe, soit 20 % des effectifs de l'ancienne Alstom &#233;nergie, dont 765 en France, notamment sur le site de Massy et le si&#232;ge &#224; Levallois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Promesses, promesses&#8230;.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s de Florange ou de PSA Aulnay ont bien vu que les promesses des gouvernants de &#171; d&#233;fendre l'emploi &#187; de &#171; sauver l'entreprise &#187;, ou de soutenir les &#171; fleurons de l'industrie &#187;, ne valaient rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faire croire que l'&#201;tat, que certains voudraient &#171; strat&#232;ge &#187;, pourrait venir au secours des salari&#233;s, avec une bonne politique industrielle, est une escroquerie. La seule strat&#233;gie des &#201;tats imp&#233;rialistes comme la France, c'est la d&#233;fense de leurs grands groupes. Ils font tout pour aider &#224; leur d&#233;veloppement international, pour les aider &#224; conqu&#233;rir des nouveaux march&#233;s. Ils les &#233;paulent financi&#232;rement &#224; coups de subventions massives. Les seuls sauvetages que fait l'&#201;tat, c'est pour sauver les profits, venir &#224; la rescousse des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les politiques publiques qui rel&#232;veraient de l'int&#233;r&#234;t public se font en fonction des int&#233;r&#234;ts des multinationales. La politique des transports publics est d'abord conditionn&#233;e par les int&#233;r&#234;ts des groupes capitalistes, pas par les besoins r&#233;els de la population. Des groupes pourtant enti&#232;rement d&#233;tenus par l'&#201;tat, comme la SNCF ou La Poste, affichent ouvertement que leur objectif est bien de faire des b&#233;n&#233;fices et de construire une multinationale, et que le service public passera apr&#232;s. Les services publics utiles &#224; la population (sant&#233;, &#233;ducation, transports&#8230;) passent au second plan. Ils passent apr&#232;s le financement massif d'une arm&#233;e qui sert d'abord de vitrine aux trusts de l'armement comme Dassault dont Hollande est si fier de faire le VRP. Ils passent apr&#232;s le versement des int&#233;r&#234;ts de la dette publique, qui maintient la finance priv&#233;e sous perfusion permanente de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.C.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_963 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH338/rafaleinde-c94d1.png?1788132579' width='500' height='338' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nationaliser l'Alstom ? Mais &#224; qui l'&#201;tat appartient-il ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Nationaliser-l-Alstom-Mais-a-qui-l-Etat-appartient-il</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Alstom
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>

		<description>Il faut &#171; nationaliser Alstom transport &#187; affirme M&#233;lenchon, qui se garde bien de dire si c'est en rachetant grassement les parts aux actionnaires, ou sans indemnit&#233; ni rachat. Plus modeste, le chef de file du PCF Pierre Laurent d&#233;clarait &#224; la f&#234;te de l'Humanit&#233; : &#171; s'il faut voter une loi pour que l'&#201;tat augmente sa participation dans le capital d'Alstom, faisons-le imm&#233;diatement &#187;, autrement dit juste un peu plus d'argent de l'&#201;tat pour que &#171; nous, qui avons invent&#233; le TGV &#187;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Nationalisations-+" rel="tag"&gt;Nationalisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut &lt;em&gt;&#171; nationaliser Alstom transport &#187;&lt;/em&gt; affirme M&#233;lenchon, qui se garde bien de dire si c'est en rachetant grassement les parts aux actionnaires, ou sans indemnit&#233; ni rachat. Plus modeste, le chef de file du PCF Pierre Laurent d&#233;clarait &#224; la f&#234;te de &lt;em&gt;l'Humanit&#233; : &#171; s'il faut voter une loi pour que l'&#201;tat augmente sa participation dans le capital d'Alstom, faisons-le imm&#233;diatement &#187;&lt;/em&gt;, autrement dit juste un peu plus d'argent de l'&#201;tat pour que &lt;em&gt;&#171; nous, qui avons invent&#233; le TGV &#187; &lt;/em&gt;reprenions le pouvoir (le &lt;em&gt;&#171; nous &#187;&lt;/em&gt; dont parle Pierre Laurent &#233;tant l'&#201;tat fran&#231;ais). Plus prudent encore, le champion de la gauche de Belfort, Jean-Pierre Chev&#232;nement, demande lui aussi que &#171; &lt;em&gt; l'&#201;tat monte au capital &#187;&lt;/em&gt;, au moins momentan&#233;ment, pr&#233;cise-t-il, car une nationalisation &lt;em&gt;&#171; dans certains cas, partielle, temporaire, peut &#234;tre un moyen d'orienter une strat&#233;gie &#187;&lt;/em&gt;. Sans parler de Hollande et son ministre de l'&#201;conomie Sapin qui proposent de &lt;em&gt;&#171; se mobiliser pour qu'il y ait plus de commandes &#187;&lt;/em&gt; de trains &#224; l'Alstom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a donc droit &#224; tous les degr&#233;s des fausses solutions. Sauf une : que peuvent faire les travailleurs pour sauver les emplois, pour interdire les licenciements et fermetures d'entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il n'y a aucune illusion &#224; se faire : quand l'&#201;tat intervient pour nationaliser (totalement, partiellement ou momentan&#233;ment) c'est seulement pour nationaliser les pertes, restructurer et prendre en charge lui-m&#234;me les licenciements. En d&#233;cembre 2012, Hollande, qui avait quelques mois plus t&#244;t, avant son &#233;lection, promis de sauver Florange, d&#233;clarait : &lt;em&gt;&#171; On aurait nationalis&#233;, on aurait d&#251; fermer nous-m&#234;mes &#187;&lt;/em&gt;.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; noter que l'accord sign&#233; entre Mittal et le gouvernement &#224; Florange, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'avait justifi&#233; le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, dans une interview au Journal du dimanche : &#171; l'histoire de la mine, de l'acier, de la sid&#233;rurgie s'est sold&#233;e par des dizaines de milliers d'emplois supprim&#233;s, y compris quand la sid&#233;rurgie &#233;tait nationalis&#233;e &#187;. Et il ajoutait : &#171; 75 000 emplois (&#8230;) supprim&#233;s en vingt ans dans la sid&#233;rurgie &#187;. Fa&#231;on d'expliquer que l'&#201;tat reste au service du patronat et se comporte comme n'importe quel capitaliste priv&#233;, &#224; la diff&#233;rence que toutes les restructurations auxquelles il pr&#233;side se font en plus en ponctionnant les contribuables. Hollande, et le Parti socialiste en g&#233;n&#233;ral, en connaissent quelque chose : toutes les nationalisations effectu&#233;es jadis par Mitterrand n'ont &#233;t&#233; qu'une pompe &#224; fric pour renflouer les entreprises avant de le refourguer, bien rentables, au priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. B.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#192; noter que l'accord sign&#233; entre Mittal et le gouvernement &#224; Florange, prenant fin en d&#233;cembre 2017, 300 nouvelles suppressions d'emplois sont pr&#233;vues d'ici &#224; 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sauver les emplois ? Non, juste les licencieurs !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sauver-les-emplois-Non-juste-les-licencieurs</link>
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		<dc:date>2016-09-26T18:27:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>PSA
</dc:subject>
		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Arnaud Montebourg
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>

		<description>&#192; &#171; L'&#201;mission politique &#187; de France 2, le 22 septembre, Arnaud Montebourg, interrog&#233; &#224; propos de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay alors qu'il &#233;tait ministre du Redressement productif, a r&#233;pondu : &#171; L'&#201;tat est entr&#233; dans le capital. Nous n'avons pas pu sauver Aulnay mais nous avons sauv&#233; Peugeot &#187;. &lt;br /&gt;En clair : on n'a pas sauv&#233; les ouvriers, on a juste sauv&#233; les licencieurs. C'est &#224; &#231;a que sert l'intervention de l'&#201;tat aux frais du contribuable.

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Arnaud-Montebourg-+" rel="tag"&gt;Arnaud Montebourg
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Nationalisations-+" rel="tag"&gt;Nationalisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; &#171; L'&#201;mission politique &#187; de France 2, le 22 septembre, Arnaud Montebourg, interrog&#233; &#224; propos de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay alors qu'il &#233;tait ministre du Redressement productif, a r&#233;pondu : &lt;em&gt;&#171; L'&#201;tat est entr&#233; dans le capital. Nous n'avons pas pu sauver Aulnay mais nous avons sauv&#233; Peugeot &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En clair : on n'a pas sauv&#233; les ouvriers, on a juste sauv&#233; les licencieurs. C'est &#224; &#231;a que sert l'intervention de l'&#201;tat aux frais du contribuable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nationalisations &#171; provisoires &#187; ou temporaires &#187;, ou garantie des emplois et des salaires pour les travailleurs ?
</title>
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		<dc:date>2013-01-28T21:27:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Arnaud Montebourg
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>

		<description>Le refus d'Arcelor-Mittal de relancer la production des hauts-fourneaux de son usine de Florange &#8211; il vient par contre de le faire pour un haut-fourneau &#224; Dunkerque &#8211; ainsi que son refus de c&#233;der le site de Florange dans lequel il veut maintenir des activit&#233;s de transformation de l'acier ont relanc&#233; l'id&#233;e des nationalisations. &lt;br /&gt;C'est Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, qui, dans son style de matamore &#171; retenez-moi ou je fais un malheur &#187;, a lanc&#233; l'id&#233;e d'une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-85-janvier-fevrier-2013-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 85, janvier-f&#233;vrier 2013
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le refus d'Arcelor-Mittal de relancer la production des hauts-fourneaux de son usine de Florange &#8211; il vient par contre de le faire pour un haut-fourneau &#224; Dunkerque &#8211; ainsi que son refus de c&#233;der le site de Florange dans lequel il veut maintenir des activit&#233;s de transformation de l'acier ont relanc&#233; l'id&#233;e des nationalisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, qui, dans son style de matamore &#171; retenez-moi ou je fais un malheur &#187;, a lanc&#233; l'id&#233;e d'une &lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; nationalisation temporaire &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, le temps de trouver un repreneur. Mais, outre que les repreneurs ne se bousculaient pas &#224; l'horizon, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a vite refroidi les illusions qui auraient pu na&#238;tre : non, son gouvernement n'a pas l'intention de contester &#224; un patron le droit de r&#233;partir, ou m&#234;me d'interrompre, la production comme il l'entend dans son entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette histoire, si la gauche du Parti socialiste a pris position pour la nationalisation sous la forme d'un soutien pur et simple &#224; Arnaud Montebourg, d'autres ont pr&#244;n&#233; la nationalisation vue comme une &lt;em&gt;&#171; prise de participation &lt;/em&gt;(qui)&lt;em&gt;, loin d'&#234;tre temporaire, doit &#234;tre p&#233;renne &#187;&lt;/em&gt; &#8211; comme l'a dit Andr&#233; Chassaigne au nom du groupe PCF-Front de gauche &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, au-del&#224; des gesticulations d'un Montebourg, le refus du gouvernement de proc&#233;der &#224; la nationalisation du site de Florange a suscit&#233; la col&#232;re des travailleurs de l'usine, preuve que cette id&#233;e de nationalisation, temporaire ou non, appara&#238;t &#224; bon nombre de travailleurs comme une garantie contre les licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_661 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH278/nationalisation1-55542.png?1787842615' width='300' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En fait, derri&#232;re l'id&#233;e de nationalisation, chacun met ce qu'il veut. Selon Pierre Laurent, le secr&#233;taire national du PCF, le gouvernement a command&#233; un rapport officiel, le rapport Pascal Faure. &lt;em&gt;&#171; Ce rapport dit que le site est rentable, qu'il y a moyen de le d&#233;velopper et qu'il faut une option nationale et que l'&#201;tat doit jouer au moins un r&#244;le de strat&#232;ge pour d&#233;velopper cette option nationale &#187;&lt;/em&gt; a-t-il d&#233;clar&#233; sur Radio Classique et Public S&#233;nat, ajoutant &lt;em&gt;&#171; Nous avons besoin de sid&#233;rurgie, nous avons besoin des hauts-fourneaux de Florange. &lt;/em&gt;(...) &lt;em&gt;Il y a une conception des actionnaires dans l'industrie qui exige des taux de rentabilit&#233; compl&#232;tement dingues, et hors de propos avec une vraie logique industrielle.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Convaincre le patronat de la &#171; rentabilit&#233; &#187; de l'entreprise ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, dans les entreprises menac&#233;es de fermeture, les organisations syndicales tentent de convaincre que leur entreprise est rentable et s'efforcent de proposer un &#171; plan de relance &#187; destin&#233; &#224; all&#233;cher un &#233;ventuel repreneur, voire finissent par caresser l'id&#233;e d'une SCOP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, dans la soci&#233;t&#233; actuelle, les travailleurs ne sont pas juges de la rentabilit&#233; d'une entreprise ; ce sont les capitalistes qui d&#233;cident des seuils de rentabilit&#233;, n'en d&#233;plaise &#224; Pierre Laurent : tout ce qu'il propose, c'est une version moins &#171; agressive &#187; du capitalisme, le mythe du &#171; bon capitalisme &#187; investissant dans l'industrie cher aux &#233;conomistes d'ATTAC et &#224; tous ceux qui d&#233;noncent les &#171; d&#233;rives &#187; du capitalisme et non le capitalisme lui-m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand les travailleurs laissent les dirigeants de gauche et les chefs syndicalistes leur concocter des plans &#171; cr&#233;dibles &#187;, c'est avant tout la garantie de leur emploi qu'ils esp&#232;rent avec la nationalisation. Pourtant, les travailleurs lorrains &#8211; si ce ne sont ceux d'aujourd'hui, ce sont leurs parents &#8211; sont bien plac&#233;s pour le savoir : les nationalisations de 1981 avaient &#233;t&#233; suivies de licenciements massifs (plus de 50 000 licenciements entre 1981 et 1986)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; donc de tels &#171; plans &#187; prouvant la &#171; viabilit&#233; &#187;, la &#171; rentabilit&#233; &#187; d'une entreprise que son patron avait d&#233;cid&#233; de fermer ont-ils &#233;t&#233; suivis d'effet ? L'usine sid&#233;rurgique de Fumel, pr&#232;s d'Agen ? Ford Blanquefort, pr&#232;s de Bordeaux ? Dans le premier cas, les travailleurs ont engag&#233; des gr&#232;ves &#224; r&#233;p&#233;tition pour imposer que l'usine ne ferme pas, passant d'un repreneur &#224; l'autre avec, dans l'intervalle, une p&#233;riode de trois ans o&#249; les travailleurs ont administr&#233; l'usine eux-m&#234;mes. Cela a permis que quelques centaines d'emplois soient maintenus jusqu'&#224; aujourd'hui qui auraient disparu purement et simplement sans cela &#8211; mais ils &#233;taient plusieurs milliers il y a 20 ans. Dans le second, la mobilisation a permis de maintenir une bonne partie des emplois, jusqu'&#224; pr&#233;sent. Ce qui n'est pas rien. Mais &lt;em&gt;&#171; m&#234;me si Ford est revenu, mettant en place de nouvelles activit&#233;s (dont une nouvelle bo&#238;te de vitesse) cela n'emp&#234;che qu'il n'y a pas de changement r&#233;el de strat&#233;gie. Nous nous sentons en sursis &#187;&lt;/em&gt;, disent des militants de Ford (&lt;em&gt;Tout est &#224; nous !,&lt;/em&gt; 27 septembre 2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ailleurs ? Combien de ces luttes o&#249; les travailleurs s'&#233;taient acharn&#233;s &#224; convaincre leur patron, les &#233;lus locaux, l'&#201;tat, les banques, les hypoth&#233;tiques repreneurs que leur entreprise &#233;tait rentable, que leur production &#233;tait indispensable ? Combien de ces luttes d&#233;faites qui se soldent par des zones enti&#232;res devenues des friches industrielles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, avec la crise et la r&#233;cession, comment &#171; prouver &#187; &#224; un patron de la sid&#233;rurgie que la production d'acier est &#171; rentable &#187; si les d&#233;bouch&#233;s habituels, dans la soci&#233;t&#233; actuelle, sont ferm&#233;s, si la production de l'industrie automobile recule parce que personne, en dehors de ceux qui ont du bien, ne peut plus s'acheter de voiture ? Comment parler de &#171; rentabilit&#233; &#187; quand c'est la crise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme n'est pas &#171; amendable &#187;. La nostalgie des temps o&#249; le capitalisme &#171; investissait dans la production &#187; n'est pas de mise. Ce ne sont pas les dirigeants du Front de gauche ou les &#233;conomistes d'ATTAC qui d&#233;cident de l'&#233;volution du capitalisme. Une autre soci&#233;t&#233; est &#224; construire, d&#233;barrass&#233;e des capitalistes et o&#249; se pr&#233;occuper de ce qu'on produit et de la fa&#231;on dont on le produit aura un sens car les int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux de toute la soci&#233;t&#233; pr&#233;vaudront face au r&#232;gne du &lt;em&gt;&#171; calcul &#233;go&#239;ste &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Avant tout, contre les licenciements, briser l'isolement des luttes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce qui est vital pour les travailleurs est de ne pas payer la crise et donc d'imposer le maintien de leur salaire. Entreprise par entreprise, leurs luttes se cantonnent le plus souvent &#224; vendre leur peau le plus ch&#232;rement possible et si possible &#224; obtenir des indemnisations le plus substantielles possible. Quand on est isol&#233;, peut-il vraiment en &#234;tre autrement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; essayer de faire briser l'isolement et tenter de cr&#233;er enfin les conditions de cette riposte d'ensemble qui donnerait tout leur sens &#224; des mesures comme l'interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous, en imposant que l'ensemble de la bourgeoisie paye pour ceux des leurs qui sont d&#233;faillants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique &#224; mener dans les entreprises qui ferment ou sont menac&#233;es de fermeture n'est pas simple et il faut &#224; la fois permettre aux travailleurs de r&#233;cup&#233;rer le plus possible tout en essayant de sortir de l'isolement, de faire converger les luttes, seule fa&#231;on de pouvoir utiliser la force collective des travailleurs et mettre en avant des objectifs plus ambitieux parce que concernant tous les travailleurs &#8211; en r&#233;alit&#233; toute la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on veut aller au-del&#224; de l'effet de manche (&lt;em&gt;&#171; si M. Mittal veut s'en aller, que voulez-vous qu'on fasse ? On lui dit au revoir &#187;&lt;/em&gt;, a lanc&#233; M&#233;lenchon &#224; la radio en novembre dernier), la nationalisation, qu'elle soit temporaire ou p&#233;renne, est un objectif qui ne permet pas aux travailleurs de poser clairement leurs probl&#232;mes, ce qui en fait une voie de garage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 janvier 2013, Jean-Jacques FRANQUIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_662 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH244/hollande_otage-a07cc.png?1787842615' width='350' height='244' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Nationalisations : l'&#201;tat au service des capitalistes !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Nationalisations-l-Etat-au-service-des-capitalistes%E2%80%85</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>

		<description>Difficile de comprendre le r&#244;le des nationalisations sans comprendre celui de l'&#201;tat. Ce sont les &#201;tats, par leur puissance financi&#232;re et leur bras arm&#233; qui ont permis au capitalisme de se d&#233;velopper et de perdurer. Les nationalisations ne sont qu'une facette de l'intervention des &#201;tats dans le fonctionnement de l'&#233;conomie capitaliste, pour cette &#233;conomie. &lt;br /&gt;L'&#201;tat capitaliste nationalise pour trois raisons essentielles &lt;br /&gt;L'une est l'incapacit&#233; des capitalistes priv&#233;s de d&#233;velopper&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Difficile de comprendre le r&#244;le des nationalisations sans comprendre celui de l'&#201;tat. Ce sont les &#201;tats, par leur puissance financi&#232;re et leur bras arm&#233; qui ont permis au capitalisme de se d&#233;velopper et de perdurer. Les nationalisations ne sont qu'une facette de l'intervention des &#201;tats dans le fonctionnement de l'&#233;conomie capitaliste, pour cette &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'&#201;tat capitaliste nationalise pour trois raisons essentielles &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'une est l'incapacit&#233; des capitalistes priv&#233;s de d&#233;velopper des pans entiers de l'&#233;conomie n&#233;cessaires &#224; son fonctionnement ou de prendre en charge des secteurs non rentables. C'est le cas des nationalisations d'apr&#232;s-guerre : EDF, SNCF, Charbonnages, Sant&#233;&#8230; Les investissements n&#233;cessaires &#224; la relance de la machine &#233;conomique &#233;taient tellement &#233;normes que seuls les &#201;tats (France, Angleterre, Allemagne, etc.) &#233;taient en capacit&#233; de le faire sans pour autant que ce soit une socialisation des moyens de production. Une autre raison des nationalisations, comme celles faites par Mitterrand en 1981, est de permettre de restructurer l'appareil de production capitaliste en difficult&#233;. La troisi&#232;me raison est d'absorber par la nationalisation les pertes du secteur priv&#233;, comme ce fut le cas pour la sid&#233;rurgie, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En 1982, vague de nationalisations sous Mitterrand&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les quatre grandes banques fran&#231;aises (Cr&#233;dit Lyonnais, Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale, Comptoir national d'Escompte et BNCI qui devaient donner la BNP) avaient &#233;t&#233; nationalis&#233;es en 1946 sous de Gaulle. En 1982, sous Mitterrand, nationalisation de seize autres banques (dont Paribas, Suez, CIC, Cr&#233;dit du Nord, Cr&#233;dit commercial de France, Banque Rothschild,&lt;br class='autobr' /&gt;
Banque Worms&#8230;) Nationalisation &#233;galement de Dassault et Matra et de cinq groupes industriels (CGE, Rh&#244;ne-Poulenc, Saint-Gobain, Pechiney-Ugine-Kuhlmann, Thomson-Brandt). Pour le milieu de gauche de l'&#233;poque, naissait l'espoir que ces nationalisations pourraient &#234;tre un d&#233;but de socialisation de l'&#233;conomie, espoir bien entretenu par le PC et le PS aux commandes gouvernementales. La droite hurlait au loup, plus pour faire monter les ench&#232;res que par spoliation, car elle comprenait parfaitement la n&#233;cessit&#233; de cette intervention de l'&#201;tat dans la premi&#232;re crise d'apr&#232;s-guerre que connaissait le monde capitaliste. Ces entreprises n'&#233;taient pas en difficult&#233; financi&#232;re, mais ne pouvaient et ne voulaient plus investir pour faire face &#224; la concurrence mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout premier lieu, les actionnaires des entreprises nationalis&#233;es ont touch&#233; la modique somme de 40 milliards de francs d'indemnisations, soit plus de 30 % de ce qui &#233;tait pr&#233;vu initialement ! Somme qu'ils ont naturellement fait fructifier ailleurs. En second lieu, l'&#201;tat a investi dans ces entreprises nationalis&#233;es 50 milliards de Francs en 3 ans, ce que les capitalistes ne faisaient plus, en modernisant et restructurant, c'est-&#224;-dire en supprimant des milliers d'emplois ! L'&#201;tat s'est comport&#233; comme n'importe quel capitaliste priv&#233;, &#224; la diff&#233;rence que toutes les restructurations se sont faites en ponctionnant les contribuables directement ! Mais ce que les socialistes avaient en vue, par l'interm&#233;diaire des nationalisations du gouvernement Mauroy, c'&#233;tait uniquement de relancer la machine &#233;conomique par l'injection aux capitalistes d'argent frais suite aux indemnisations ou injections dans le capital des banques. Mais aussi nourrir le capital priv&#233; par le biais des investissements publics faits dans le secteur nationalis&#233;. Ajoutez &#224; cela les multiples cadeaux fiscaux aux capitalistes pour maintenir l'activit&#233; &#233;conomique dans la m&#234;me p&#233;riode et l'on assiste &#224; une mont&#233;e de l'endettement de l'&#201;tat, qui pour en limiter les d&#233;g&#226;ts, se voit contraint de brader ses &#171; bijoux de famille &#187;. Entreprises et banques nationalis&#233;es en 1982, remises &#224; flot par l'&#201;tat, retournent dans les ann&#233;es 1980 et 1990 les mains du priv&#233;, et certaines pour une bouch&#233;e de pain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces nationalisations de 1981-82, les travailleurs n'y ont rien gagn&#233;, par contre pour les actionnaires, ce fut du gagnant-gagnant. Gagnant sur l'indemnisation, gagnant sur le rachat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ren&#233; SENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La nationalisation de la sid&#233;rurgie : 75 000 emplois supprim&#233;s !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Usinor et Sacilor, deux grosses soci&#233;t&#233;s sid&#233;rurgiques fran&#231;aises, &#233;taient lourdement endett&#233;es. Installations en partie v&#233;tustes, d&#233;faut d'investissement, difficult&#233; face &#224; la concurrence, il n'en fallait pas moins pour qu'un gouvernement de droite les nationalise en 1978. Et c'est un lib&#233;ral, Raymond Barre, qui en est &#224; l'origine ! L'&#201;tat injecte 22 milliards de Francs et devient actionnaire majoritaire. Dans le Nord et dans l'Est, 22 000 emplois sont supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1981, l'&#201;tat remet 21 milliards de Francs dans le pot. 12 000 emplois sont de nouveau supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984, injection de 30 milliards de francs et 21 000 emplois disparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1986, nouvelle recapitalisation d'une dizaine de milliards et encore 20 000 emplois de moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1989, apr&#232;s que l'&#201;tat eut d&#233;bours&#233; pr&#232;s d'une centaine de milliards de francs et vir&#233; plus de 75 000 salari&#233;s, la sid&#233;rurgie d&#233;gageait enfin des b&#233;n&#233;fices, crit&#232;re capitaliste pour que les actionnaires veuillent bien en reprendre les commandes. Ce fut chose faite en 1995 sous Jupp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfait exemple, malheureusement, o&#249; la nationalisation sert &#224; remettre en selle un secteur de production non rentable par l'&#201;tat pour le remettre entre les mains du priv&#233; une fois toilett&#233;. Mais dans tous les cas, priv&#233; ou &#233;tatis&#233;, ce sont les travailleurs qui trinquent !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La socialisation&#8230; des dettes du Cr&#233;dit Lyonnais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1981, l'&#201;tat ach&#232;ve la nationalisation du Cr&#233;dit Lyonnais. Il &#233;ponge ses dettes &#224; hauteur de 800 millions de francs. Une bagatelle au regard des 100 &lt;em&gt;milliards&lt;/em&gt; de francs que les contribuables paieront pour renflouer la banque en vue de sa privatisation en 1999. C'est qu'entre temps, les sp&#233;culateurs du Lyonnais avaient vid&#233; les caisses dans des op&#233;rations autant hasardeuses que b&#233;n&#233;fiques pour nombre d'industriels !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nationalis&#233;s ? Les milliers de salari&#233;s qui ont vu leur emploi supprim&#233; pour les futurs actionnaires en gardent un go&#251;t amer !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Privatisations : la gauche ne s'en prive pas
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Privatisations-la-gauche-ne-s-en-prive-pas</link>
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		<dc:date>2007-01-18T16:40:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Parti socialiste
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Privatisations
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		<description>En 2006, au Parlement, les socialistes ont bravement bataill&#233; l&#224; o&#249; ils &#233;taient certains de ne pouvoir gagner : contre la privatisation d'EDF et le projet de fusion Suez-GDF. Pour un peu, on pourrait croire que les services publics ont trouv&#233; l&#224; leurs d&#233;fenseurs les plus acharn&#233;s. Et pourtant... &lt;br /&gt;Dans la course aux privatisations, le gagnant est... &lt;br /&gt;Chirac ? Balladur ? Non, Jospin ! &lt;br /&gt;Depuis 1986, nous avons assist&#233; &#224; trois grandes vagues de privatisations. Sous le gouvernement Chirac&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2006, au Parlement, les socialistes ont bravement bataill&#233; l&#224; o&#249; ils &#233;taient certains de ne pouvoir gagner : contre la privatisation d'EDF et le projet de fusion Suez-GDF. Pour un peu, on pourrait croire que les services publics ont trouv&#233; l&#224; leurs d&#233;fenseurs les plus acharn&#233;s. Et pourtant...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans la course aux privatisations, le gagnant est...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chirac ? Balladur ? Non, Jospin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1986, nous avons assist&#233; &#224; trois grandes vagues de privatisations. Sous le gouvernement Chirac d'abord (1986-1988), Mitterrand &#233;tant encore pr&#233;sident : elles ont concern&#233; pr&#232;s de 500 000 salari&#233;s, le tout pour 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants n'a proc&#233;d&#233; &#224; aucune renationalisation. La seconde vague s'est d&#233;roul&#233;e sous les gouvernements Balladur puis Jupp&#233; (1993-1997). Pas moins de 400 000 salari&#233;s ont &#233;t&#233; touch&#233;s, pour la somme totale de 26 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re vague n'est autre que celle op&#233;r&#233;e par le gouvernement Jospin (1997-2002) qui a ouvert le capital de France-T&#233;l&#233;com et celui d'Air-France, privatis&#233; Thomson-Multim&#233;dia, le GAN et la CNP dans les assurances, la Soci&#233;t&#233; marseillaise de cr&#233;dit, RMC, le Cr&#233;dit Lyonnais, A&#233;rospatiale-Matra, pour un montant de 31 milliards d'euros, soit 5 milliards de plus que sous les gouvernements de Jupp&#233; et Balladur r&#233;unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce triste inventaire r&#233;v&#232;le que la gauche a une part au moins &#233;gale &#224; celle de la droite (si ce n'est plus) dans les privatisations, la seule chose qui change semble &#234;tre le vocabulaire. Sur France 2, le soir de l'annonce de sa candidature en 2002, Jospin r&#233;pondait &lt;em&gt;&#171; certainement pas &#187;&lt;/em&gt; &#224; une question sur la privatisation &#233;ventuelle d'EDF, mais parlait vingt secondes plus tard d'&lt;em&gt;&#171; une ouverture ma&#238;tris&#233;e du capital &#187;.&lt;/em&gt; &#171; Ouverture du capital &#187; dont l'exemple de France-T&#233;l&#233;com est particuli&#232;rement significatif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'exemple de France-T&#233;l&#233;com&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour privatiser les PTT (Postes, T&#233;l&#233;graphes, T&#233;l&#233;phones), il fallait s&#233;parer la t&#233;l&#233;phonie des postes et t&#233;l&#233;graphes, moins int&#233;ressants en terme de profits (quel patron voudrait acheter une entreprise d&#233;ficitaire ?). Telle &#233;tait la recommandation d'un ministre des PTT de droite : G&#233;rard Longuet. Mais savez-vous qui a effectivement op&#233;r&#233; cette s&#233;paration ? Paul Quil&#232;s, ministre de gauche du gouvernement Rocard. Ainsi est n&#233;e en 1988 France-T&#233;l&#233;com. En 1996, la balle &#233;tait dans le camp de la droite et Fran&#231;ois Fillon, alors ministre des Postes et T&#233;l&#233;communications, transforma France-T&#233;l&#233;com en soci&#233;t&#233; anonyme, encore une &#233;tape vers la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;-dessus arriv&#232;rent les &#233;lections l&#233;gislatives de 1997 et la victoire de la gauche. La d&#233;claration PS-PC du 29 avril 1997, lors de la campagne promettait &lt;em&gt;&#171; pour France-T&#233;l&#233;com, Thomson et Air-France, l'arr&#234;t des privatisations &#187;.&lt;/em&gt; Jospin avait m&#234;me d&#233;clar&#233; que France-T&#233;l&#233;com serait &#171; renationalis&#233;e &#187; en cas de victoire. Eh bien, une fois &#233;lu, il a fait exactement le contraire, expliquant qu'il ne s'agissait pas d'une &lt;em&gt;&#171; privatisation &#187;,&lt;/em&gt; puisque l'&#201;tat devait rester majoritaire, mais seulement d'une &lt;em&gt;&#171; ouverture du capital &#187;&lt;/em&gt; au secteur priv&#233;, d'une &lt;em&gt;&#171; respiration des services publics &#187;.&lt;/em&gt; C'est pr&#233;cis&#233;ment cette &#171; ouverture du capital &#187; au priv&#233; qui a ensuite permis &#224; la droite (en 2003) de faire adopter une loi autorisant l'&#201;tat &#224; c&#233;der la majorit&#233; du capital de France-T&#233;l&#233;com &#224; des capitalistes priv&#233;s (entre-temps, l'&#201;tat avait inject&#233; 9,2 milliards suppl&#233;mentaires dans le capital de l'entreprise avec l'argent pris sur nos imp&#244;ts). L'&#171; ouverture au capital &#187; n'avait en fait pas d'autre but. La &#171; respiration &#187; de Jospin cachait mal la &#171; vampirisation &#187; des entrepreneurs priv&#233;s. Et l'alternance &#171; gauche-droite-gauche-droite &#187; a scand&#233; la marche d'une privatisation par &#233;tapes dont la gauche a pris la plus grande part et que les contribuables ont pay&#233; de leur poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vendant de larges parts de France-T&#233;l&#233;com et d'Air-France, la gauche a donn&#233; sa caution &#224; la privatisation des services publics. Avec toutes ses cons&#233;quences pour les travailleurs : restructurations, suppressions de postes, augmentation des cadences, d&#233;t&#233;rioration des services pour les usagers et pillage des fonds de l'&#201;tat par les grandes entreprises. Cette attitude eut certainement pour cons&#233;quence de d&#233;moraliser bien des militants de gauche qui entendaient se battre contre les privatisations. Ironie du sort : alors qu'en 1993 Balladur avait d&#251; renoncer &#224; privatiser Air-France face &#224; la mobilisation des salari&#233;s, emmen&#233;s entre autres par des militants du PCF, c'est finalement Gayssot, le ministre PCF des Transports, qui parvint &#224; privatiser l'entreprise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, d&#233;fenseurs des services publics les socialistes et leurs alli&#233;s ? Ce n'&#233;tait sans doute pas l'opinion de certains participants d'une manifestation nationale de d&#233;fense des services publics, &#224; Tulle il y a trois ans : ils bombard&#232;rent Fran&#231;ois Hollande de boules de neige pour le faire d&#233;guerpir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_240 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L250xH332/affaires-8835d.gif?1787943232' width='250' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Privatisations : quand l'&#201;tat vend ses &#171; bijoux de famille &#187;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Privatisations-quand-l-Etat-vend-ses-bijoux-de-famille</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>La privatisation des services publics sensibilise une partie de la population, bien consciente du fait que si ces services sont soumis uniquement &#224; la loi du profit ils ne peuvent lui &#234;tre favorables. &#192; l'inverse, si le mouvement actuel de privatisations suscite inqui&#233;tude et d&#233;sapprobation, le mouvement des nationalisations fut plut&#244;t bien per&#231;u. Et pourtant, l'un et l'autre constituent les deux facettes d'une m&#234;me politique de l'&#201;tat, consacrant des fonds publics pour que croissent&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La privatisation des services publics sensibilise une partie de la population, bien consciente du fait que si ces services sont soumis uniquement &#224; la loi du profit ils ne peuvent lui &#234;tre favorables. &#192; l'inverse, si le mouvement actuel de privatisations suscite inqui&#233;tude et d&#233;sapprobation, le mouvement des nationalisations fut plut&#244;t bien per&#231;u. Et pourtant, l'un et l'autre constituent les deux facettes d'une m&#234;me politique de l'&#201;tat, consacrant des fonds publics pour que croissent les profits priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Privatisations ou nationalisations, c'est le contribuable qui paie la facture !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement de yo-yo s'effectue au gr&#233; des besoins des entreprises capitalistes. Tant&#244;t nationalis&#233;es lorsqu'il s'agit de les renflouer et d'investir, tant&#244;t privatis&#233;es lorsqu'elles sont devenues rentables, les entreprises et leurs actionnaires sont les grands b&#233;n&#233;ficiaires de ce mouvement de pendule, au d&#233;triment des caisses de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1982, lors des nationalisations sous un gouvernement de gauche, les actions des entreprises ont &#233;t&#233; rachet&#233;es &#224; leurs propri&#233;taires &#224; une valeur tr&#232;s g&#233;n&#233;reuse. Pr&#232;s de 40 banques, des grands groupes comme P&#233;chiney, Thomson, Bull, ont &#233;t&#233; renflou&#233;s gr&#226;ce aux milliards d&#233;vers&#233;s par l'&#201;tat, avec des suppressions massives d'emplois au passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces entreprises, devenues b&#233;n&#233;ficiaires quelques ann&#233;es plus tard, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; modernis&#233;es aux frais de l'&#201;tat, &#233;taient pr&#234;tes &#224; &#234;tre revendues. Mais l'&#201;tat, au bout de deux ans, r&#233;cup&#233;ra la moiti&#233; seulement de la valeur en Bourse de ces entreprises ! Un joli cadeau aux actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ralenti jusqu'en 1992, le mouvement de privatisation reprit avec les gouvernements Balladur et Jupp&#233;, puis explosa sous le gouvernement Jospin, qualifi&#233; par &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;, qui lui en savait gr&#233;, de &#171; &lt;em&gt;premier privatiseur de France&lt;/em&gt; &#187;. De 1997 &#224; 2002, Jospin a privatis&#233; plus que ses pr&#233;d&#233;cesseurs de droite r&#233;unis (31 milliards d'euros de recettes contre 26,4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir subi une pause forc&#233;e due &#224; l'effondrement des march&#233;s financiers &#224; partir de 2002, peu favorable &#224; l'introduction en Bourse, les privatisations sont reparties de plus belle : France Telecom a inaugur&#233; le mouvement, puis sur la piste d'envol, on trouve Air France, A&#233;roports de Paris, EDF-GDF, en attendant la Poste ou la SNCF...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des cadeaux aux capitalistes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une privatisation, de nombreux acteurs sont gagnants : les banques tout d'abord, qui n'apparaissent pas sur le devant de la sc&#232;ne, mais qui empochent des fortunes. Car une privatisation est pr&#233;par&#233;e par les banques d'affaires sp&#233;cialis&#233;es, qui se font grassement r&#233;tribuer pour leurs bons offices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il y a les actionnaires bien s&#251;r. Ainsi, le syndicat Sud a&#233;rien a d&#233;nonc&#233; le fait que l'&#201;tat s'appr&#234;tait &#224; mettre en vente Air France &#224; la m&#234;me valeur en 2003 qu'en 1999, sans tenir compte des 6 milliards d&#233;pens&#233;s entre temps en investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inutile sans doute de nommer les perdants ! Ainsi aujourd'hui, par exemple, le timbre est encore au m&#234;me prix sur tout le territoire. &#199;a risque de changer si La Poste passe au priv&#233;. En Su&#232;de, le prix du timbre a augment&#233; de 60 % en quelques ann&#233;es, alors que le nombre d'employ&#233;s fondait dans le m&#234;me temps de 27 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence VINON&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> A ne pas confondre : nationalisations et services publics...
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/A-ne-pas-confondre-nationalisations-et-services-publics</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Nationalisations
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		<dc:subject>Service public
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		<description>Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services. &lt;br /&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore moins les raisons qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; leur d&#233;veloppement. Car en ce domaine plus encore qu'en bien d'autres, la pr&#233;tendue d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral sert de couverture id&#233;ologique &#224; la sollicitude de l'&#201;tat envers la bourgeoisie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Etat, malgr&#233; lui...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Historiquement d'ailleurs, ce que l'on a l'habitude en France de regrouper sous le vocable de &#171; services publics &#187; (communications, transports en commun, &#233;ducation, sant&#233;, acc&#232;s &#224; l'&#233;nergie...) n'est que l'h&#233;ritage, parfois lointain, de l'interventionnisme de l'&#201;tat en faveur du d&#233;veloppement d'un capitalisme national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'organisation du service des postes fut le fait de l'Etat monarchique lui-m&#234;me, d&#232;s le d&#233;but du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. De m&#234;me d'ailleurs celle du r&#233;seau routier avec l'institution, dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, d'un corps d'ing&#233;nieurs d'&#201;tat en charge des Ponts et Chauss&#233;es. Et d&#233;j&#224; alors, cette organisation du territoire national pour les besoins politiques de l'&#201;tat ne n&#233;gligeait pas les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s (par exemple gr&#226;ce &#224; la Ferme g&#233;n&#233;rale des postes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). L'Etat issu de la R&#233;volution fran&#231;aise devait &#233;videmment suivre la m&#234;me voie. Ainsi avec la t&#233;l&#233;graphie, dans la seconde moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, il conjuguait r&#233;glementation et attribution de concessions &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, avant la nationalisation en 1889. Ou encore avec le d&#233;veloppement des chemins de fer laiss&#233;s &#224; des compagnies priv&#233;es mais largement aid&#233;es et subventionn&#233;es, jusqu'&#224; la constitution de la SNCF en 1937 - l'&#201;tat reprenant alors &#224; sa charge, dans un contexte de quasi-faillite des concessionnaires priv&#233;s, la gestion d'un secteur vital pour l'activit&#233; &#233;conomique nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ce qui fut bon pour le d&#233;veloppement du capitalisme fut bon souvent aussi pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Ou pour dire les choses autrement : m&#234;me si l'Etat a d&#233;velopp&#233; tel ou tel service d'abord et avant tout dans l'int&#233;r&#234;t des capitalistes, les retomb&#233;es ont &#233;t&#233; b&#233;n&#233;fiques pour la population. Ainsi, par exemple, la g&#233;n&#233;ralisation de l'instruction publique, faite pour r&#233;pondre au besoin des industriels en main d'&#339;uvre alphab&#233;tis&#233;e ou de l'arm&#233;e en conscrits sachant lire, a incontestablement abouti &#224; instruire la France enti&#232;re, ouvri&#232;re et paysanne. Simple constatation que le capitalisme et l'Etat bourgeois, malgr&#233; les c&#244;t&#233;s sombres et barbares de l'exploitation, ont bien eu un aspect progressiste pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Au moins un temps, car interventions de l'Etat et nationalisations semblent de plus en plus avoir pour seule raison d'&#234;tre les int&#233;r&#234;ts des capitalistes... et de moins en moins de retomb&#233;es positives pour la population toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des nationalisations de De Gaulle...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de la grande vague de nationalisations de l'apr&#232;s seconde guerre mondiale, appuy&#233;e tant par la droite que la gauche. L'Etat n'est plus alors seulement la b&#233;quille d'un capitalisme d&#233;faillant, mais sa charpente !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appareil productif est alors sinistr&#233;. Relancer l'&#233;conomie exige de remettre sur pied les infrastructures (&#233;nergie, transports...) et pour cela des investissements massifs, centralis&#233;s, sans espoir de profits imm&#233;diats. L'Etat se substitue au capital priv&#233; dans l'int&#233;r&#234;t de celui-ci et nationalise les charbonnages, l'&#233;lectricit&#233; et le gaz en 1946, la RATP et Air France en 1948. Le gouvernement de De Gaulle a aussi nationalis&#233; les principales banques et les assurances. En prenant le contr&#244;le du cr&#233;dit l'Etat se donne ainsi les moyens de stimuler l'investissement par des pr&#234;ts avantageux pour les entreprises, et de contr&#244;ler et orienter sa r&#233;partition dans l'espoir de sortir les affaires du marasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a aussi les nationalisations politiques. Alors qu'on demande aux travailleurs de faire de nouveaux sacrifices, il faut avoir l'air d'&#234;tre aussi dur pour les patrons... ou du moins quelques boucs &#233;missaires parmi eux. La bourgeoisie, avec le soutien du PC et de la CGT, ach&#232;te alors la paix sociale, d'une part en d&#233;veloppant la S&#233;curit&#233; sociale, d'autre part en &#171; punissant &#187; quelques capitalistes qui passent (ou qu'on fait passer) pour avoir us&#233; plus que d'autres de l'occupation pour s'enrichir et &#233;craser leurs salari&#233;s. D&#232;s septembre 1944 les Houill&#232;res du Pas-de-Calais sont nationalis&#233;es &#224; la h&#226;te, puis en janvier 1945 les usines de Louis Renault, qui meurt en prison.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... &#224; celles de Mitterrand&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1981 la gauche revenue au pouvoir lance une nouvelle vague de nationalisations. Pour rompre avec le capitalisme ? Donner au gouvernement les moyens de sauter par-dessus le &#171; mur de l'argent &#187; ? Apporter une r&#233;ponse &#171; de gauche &#187; &#224; la crise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le patronat crie &#224; la spoliation mais c'est lui qui profite de l'op&#233;ration. Le capitalisme fran&#231;ais conna&#238;t alors quelques d&#233;boires : faible profitabilit&#233; des entreprises, industries de base non rentables et menac&#233;es par les mutations de l'&#233;conomie mondiale (sid&#233;rurgie, chimie), difficult&#233; &#224; d&#233;velopper les secteurs d'avenir et de haute technologie (a&#233;ronautique, &#233;lectronique, pharmacie). Mitterrand radicalise... la politique de Giscard, qui avait d&#233;pens&#233; sans compter dans l'&#233;nergie et mis la sid&#233;rurgie sous perfusion des finances publiques. La loi de nationalisation de f&#233;vrier 1982 organise le rachat de 5 grands groupes industriels, 39 banques, 2 compagnies financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce transfert massif du priv&#233; au public (20 % du chiffre d'affaires, 16 % des effectifs de l'industrie !) fait dire au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; que &#171; &lt;em&gt;la France est entr&#233;e en socialisme &lt;/em&gt; &#187;. C'est en fait un gigantesque transfert des fonds publics dans des caisses priv&#233;es : les pauvres patrons spoli&#233;s re&#231;oivent 47 milliards de francs d'indemnit&#233;s, en &#233;change d'entreprises globalement d&#233;ficitaires (9 milliards de pertes annuelles), de l'argent frais qu'ils vont enfin pouvoir investir dans des affaires plus all&#233;chantes. Ernest-Antoine Seilli&#232;re, alors jeune gestionnaire des h&#233;ritiers de la dynastie de Wendel, abandonne &#224; l'Etat le boulet de ses actifs dans la sid&#233;rurgie et investit son nouveau cash dans l'informatique (Cap Gemini), l'&#233;quipement automobile (Valeo), la pharmacie (BioM&#233;rieux). Merci la gauche ! Et vive l'assistanat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat comble les trous et &#171; modernise &#187;. Il licencie (20 000 ouvriers dans la sid&#233;rurgie...) et investit massivement dans le secteur nationalis&#233;, 42 milliards de francs de 1981 &#224; 1984 pour renflouer les vieux trusts et d&#233;velopper les secteurs de pointe. Quant au secteur bancaire nationalis&#233;, plac&#233; lui aussi sous perfusion d'argent public, il relance le financement des entreprises priv&#233;es dans le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite, revenue au gouvernement en 1986, peut donc reprivatiser des entreprises redevenues rentables : sid&#233;rurgie, &#233;lectronique, chimie, l'eau, la t&#233;l&#233;, les t&#233;l&#233;coms et le transport a&#233;rien... Ah non, ces deux derniers secteurs seront privatis&#233;s par la gauche ! Car depuis 1986 la droite et la gauche, qui ont &#233;galement altern&#233;es au gouvernement, ont autant privatis&#233; l'une que l'autre. Comme quoi nationalisations comme privatisations ob&#233;issent &#224; des raisons qui n'ont rien, mais rien &#224; voir avec les pr&#233;tendues id&#233;ologies de nos politiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est certes pas parce que des nationalisations ont &#233;t&#233; effectu&#233;es sous l'&#233;gide d'un Etat au service de la bourgeoisie que l'on doit &#234;tre indiff&#233;rent &#224; leur privatisation ! Ne serait-ce que parce qu'il est choquant qu'apr&#232;s avoir investi des sommes consid&#233;rables d'argent public dans ces secteurs, l'Etat les offre ensuite &#224; bas prix au capital priv&#233;. Ne serait-ce encore que les exigences du service public, &#233;ducation, sant&#233;, &#233;nergie, transports, sont tout de m&#234;me le plus souvent un peu mieux remplies par des entreprises publiques que par celles qui ne connaissent que la rentabilit&#233; imm&#233;diate et le portefeuille des gens solvables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas non plus une raison pour ne pas voir qu'&#233;tatisation comme nationalisation sont loin de rimer automatiquement avec service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI et G&#233;rard WEGAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, encaissait les taxes postales, dont le bar&#232;me reste fix&#233; par l'&#201;tat, en &#233;change du versement d'une somme forfaitaire au Tr&#233;sor royal.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'&#226;ge d'or du secteur public
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		<dc:subject>Politique
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		<description>En France, une partie importante de l'opposition entre la droite et la gauche se focalise sur l'attitude face au secteur public de plus en plus confondu apr&#232;s 1945 avec la notion de service public. Cette lecture met en avant les p&#233;riodes o&#249; la gauche est revenue au pouvoir (la &#171; Lib&#233;ration &#187; ou 1981). Mais c'est oublier que la droite, autant que la gauche, peut dans certaines circonstances &#234;tre davantage &#171; &#233;tatiste &#187; que &#171; lib&#233;rale &#187;, et vice-versa. La plus grande vague de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En France, une partie importante de l'opposition entre la droite et la gauche se focalise sur l'attitude face au secteur public de plus en plus confondu apr&#232;s 1945 avec la notion de service public. Cette lecture met en avant les p&#233;riodes o&#249; la gauche est revenue au pouvoir (la &#171; Lib&#233;ration &#187; ou 1981). Mais c'est oublier que la droite, autant que la gauche, peut dans certaines circonstances &#234;tre davantage &#171; &#233;tatiste &#187; que &#171; lib&#233;rale &#187;, et vice-versa. La plus grande vague de nationalisations, au lendemain de la guerre, s'est effectu&#233;e sous la houlette du G&#233;n&#233;ral de Gaulle, homme de droite s'il en est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaison avec la guerre de 14-18, la Seconde Guerre Mondiale en France a surtout affect&#233; l'appareil industriel : le niveau de production industrielle a &#233;t&#233; ramen&#233; &#224; celui des ann&#233;es 1890. Parall&#232;lement &#224; l'&#233;chelle de l'Europe, le m&#233;contentement ouvrier s'&#233;tant amplifi&#233;, la bourgeoisie a cherch&#233; &#224; le contenir. C'est dans ce cadre qu'en France, la volont&#233; de reconstruire l'&#233;conomie &#8211; celle du capitalisme &#8211; a trouve associ&#233;s la bourgeoisie et les syndicats. Unit&#233; qui n'aurait pu &#234;tre r&#233;alis&#233;e sans le concours du PCF : &#171; &lt;em&gt;la gr&#232;ve c'est l'arme des trusts&lt;/em&gt; &#187; et la &#171; &lt;em&gt;bataille de la production&lt;/em&gt; &#187; marqueront &#224; jamais les renoncements de celui-ci &#224; une politique r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme &#233;conomique du Conseil National de la R&#233;sistance r&#233;sume assez largement ce plan de reconstruction : &#233;tatisation des secteurs-cl&#233;s de l'&#233;conomie, garanties sociales pour calmer la col&#232;re ouvri&#232;re, le tout n'&#233;tant possible qu'avec la paix sociale. Si la premi&#232;re vague de nationalisations touche les Houill&#232;res du Pas-de-Calais en septembre 1944, suivi de la r&#233;quisition de Renault en janvier 1945, la seconde vague annonc&#233;e le 2 mars 1945 par une d&#233;claration commune dans &lt;em&gt;Le Populaire&lt;/em&gt; (le journal de la SFIO) et &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt; (l'organe du PCF), donnera plus d&#233;finitivement le visage que l'on conna&#238;t aujourd'hui des services publics. Cette vague de nationalisations mise en place &#224; partir du 21 Octobre 1945, moment o&#249; la SFIO et le PCF sont majoritaires &#224; l'Assembl&#233;e Nationale, touche 4 banques de d&#233;p&#244;ts, les assurances, les charbonnages, le gaz et l'&#233;lectricit&#233; (avril 1946). En 1948 ce sera au tour de la RATP (21 mars) et d'Air France (16 juin). Ce sont l&#224; des nationalisations d'un nouveau genre puisqu'il s'agit de soci&#233;t&#233;s d'&#233;conomie mixte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent ces mesures sont pr&#233;sent&#233;es par la gauche et par la droite comme des attaques contre le patronat. On parle d'avanc&#233;es sociales &#224; gauche et de spoliations &#224; droite. Pourtant, &#224; voir par exemple la hausse consid&#233;rable des cours des obligations de la Caisse Nationale de l'Energie, remises &#224; titre d'indemnit&#233;, on est bien loin d'une expropriation des propri&#233;taires. Beaucoup d'actionnaires regrettent d&#232;s cette &#233;poque de ne pas avoir &#233;t&#233; &#171; sauvagement &#187; nationalis&#233;s. Il ne s'agissait en fait derri&#232;re cette fa&#231;ade, que de permettre aux capitalistes priv&#233;s de red&#233;marrer leurs affaires apr&#232;s les destructions de la guerre, en faisant fonctionner un minimum de services indispensables, lesquels n&#233;cessitaient d'importants investissements non rentables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Etat au service du priv&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode o&#249; la gauche &#233;tait exclue des gouvernements &#8211; elle a dur&#233; 23 ans &#8211; n'a pas donn&#233; lieu &#224; un recul du secteur public. Bien que de droite, les gouvernements des ann&#233;es 1970 par exemple, n'en continueront pas moins encore de d&#233;fendre les secteurs nationalis&#233;s. Non par humanisme, bien s&#251;r, mais pour alimenter le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On fait ainsi supporter les frais du Concorde au service public. Et dans le secteur de l'&#233;nergie, EDF subventionne largement deux constructeurs de centrales (la CGE et Creusot-Loire). Au d&#233;but 1973, Framatome (filiale de Creusot-Loire) investit 150 millions de francs pour fabriquer des chaudi&#232;res nucl&#233;aires. C'est la capacit&#233; de construction de chaudi&#232;res de la soci&#233;t&#233;, sa rentabilit&#233; et ce qui lui permet de se remettre &#224; flots, qui d&#233;termineront les commandes de l'Etat &#224; Framatome, et non les besoins r&#233;els du pays. La collusion est permanente entre les dirigeants nomm&#233;s par l'Etat et les partenaires priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les entreprises du secteur public sont franchement d&#233;ficitaires, l'Etat n'h&#233;site pas non plus &#224; passer &#224; la caisse. Dans la sid&#233;rurgie comme dans d'autres secteurs, une version plus &#171; moderne &#187; de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral semble ainsi pr&#233;valoir : nationaliser les pertes d'aujourd'hui pour privatiser les profits de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les services publics ne sont pas toujours d&#233;ficitaires, ou pas &#233;ternellement. Il en est m&#234;me de tout &#224; fait rentables comme la distribution de l'eau. Ce service rel&#232;ve des collectivit&#233;s locales, qui la plupart du temps en d&#233;l&#232;guent la gestion &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es. Au d&#233;but des ann&#233;es 80 (avec la gauche au pouvoir), on assista &#224; une v&#233;ritable offensive, sous l'&#233;gide de Saint-Gobain, pour contr&#244;ler ce service public dont le budget se compte en dizaines de milliards de francs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gauche au pouvoir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de la gauche en 1981 est dans bien des esprits le retour des nationalisations. Pourtant il ne s'agit en rien d'une mesure sociale, mais bel et bien d'une nouvelle politique de modernisation du capitalisme fran&#231;ais. Il est alors question officiellement de &#171; r&#233;industrialiser la France &#187;. Les moyens de cette politique sont doubles :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les nouvelles nationalisations permettent &#224; l'Etat, en &#233;largissant quelque peu le service public, de prendre pied dans les entreprises de pointe, prenant selon les &#233;valuations entre 35% &#224; 49% de l'investissement, et r&#233;alisant de 17% &#224; 28% de la valeur ajout&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ensuite l'Etat mobilisera des ressources importantes dans le cadre d'actions structurelles sur des secteurs fili&#232;res (&#233;lectronique militaire, t&#233;l&#233;communications, chimie, SNCF et le TGV).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit bien plus de renflouer les caisses des capitalistes que de prise en compte de l'int&#233;r&#234;t des travailleurs. D'ailleurs la rigueur et l'aust&#233;rit&#233; qui suivront montreront bien plus nettement l'orientation de la gauche en terme de politique &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; la r&#233;cession de 1974, l'investissement dans leurs propres entreprises n'est plus assez rentable pour certains capitalistes. Ils sont friands d'autres placements, plus juteux, en particulier dans la sp&#233;culation mon&#233;taire puis boursi&#232;re. Qu'&#224; cela ne tienne, l'Etat assouvira leurs d&#233;sirs. Il leur rach&#232;tera leur appareil de production obsol&#232;te, au prix fort, et c'est lui qui le modernisera aux frais du contribuable, tout en prenant la responsabilit&#233; des restructurations, c'est-&#224;-dire des r&#233;ductions d'effectifs et des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut en particulier l'&#339;uvre de la nouvelle vague de nationalisations apr&#232;s 1981, quand la gauche acc&#233;da &#224; nouveau au gouvernement avec Mitterrand. Puis, au fur et &#224; mesure que ces secteurs redeviendront int&#233;ressants pour l'investissement priv&#233;, ils seront privatis&#233;s, comme la sid&#233;rurgie, l'&#233;lectronique, la chimie. Renault, les t&#233;l&#233;communications, les transports, l'&#233;nergie, l'eau, la t&#233;l&#233;, seront &#233;galement largement ouverts au capital priv&#233; sinon totalement r&#233;cup&#233;r&#233;s par celui-ci, plus ou moins progressivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s depuis 1981, aussi bien de droite que de gauche &#8211; et ceux de gauche ont encore plus fait que ceux de droite &#8211; &#233;taient bien d'accord : il fallait privatiser. Tout au plus ont-ils diverg&#233; sur l'ordre ou le rythme de la mise en &#339;uvre. Mais pour les uns comme les pour autres, pas de doute, l'int&#233;r&#234;t du capital priv&#233; prime sur toute autre consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan KATZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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