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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Argent magique : le retour
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		<dc:date>2023-03-20T14:07:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>&#201;conomie
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>

		<description>Depuis la faillite d'une grande banque am&#233;ricaine, la Silicon Valley Bank, suivie de peu par la deuxi&#232;me banque helv&#233;tique, le Cr&#233;dit suisse, c'est la panique dans la finance mondiale. Il n'en a pas fallu plus pour que les gouvernements oublient les promesses faites la main sur le c&#339;ur apr&#232;s 2008 de ne plus utiliser l'argent public pour voler au secours des banques. Les &#201;tats am&#233;ricain et suisse ont mis plusieurs milliards de dollars sur la table pour garantir les d&#233;p&#244;ts de leurs riches clients. De&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la faillite d'une grande banque am&#233;ricaine, la Silicon Valley Bank, suivie de peu par la deuxi&#232;me banque helv&#233;tique, le Cr&#233;dit suisse, c'est la panique dans la finance mondiale. Il n'en a pas fallu plus pour que les gouvernements oublient les promesses faites la main sur le c&#339;ur apr&#232;s 2008 de ne plus utiliser l'argent public pour voler au secours des banques. Les &#201;tats am&#233;ricain et suisse ont mis plusieurs milliards de dollars sur la table pour garantir les d&#233;p&#244;ts de leurs riches clients. De leur c&#244;t&#233;, les banques centrales promettent de baisser les taux d'int&#233;r&#234;ts si besoin, quitte &#224; laisser filer l'inflation. Loin de se pr&#233;occuper du pouvoir d'achat des classes populaires, la banque centrale europ&#233;enne et ses homologues n'ont au c&#339;ur que la pr&#233;servation des rentes financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les retraites et les services publics, par contre, il n'y a plus d'argent&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quand le capitalisme tousse, les banquiers se font m&#233;decins !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-le-capitalisme-tousse-les-banquiers-se-font-medecins</link>
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		<dc:date>2020-03-19T13:44:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Finance
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Pour faire face &#224; la crise &#233;conomique qui vient, la Banque Centrale Europ&#233;enne a lanc&#233; un plan de sauvetage. En moins d'une semaine, c'est 1050 milliards d'euros pos&#233;s sur la table pour les 9 derniers mois de 2020. Ce plan de sauvetage permet aux Etats et aux entreprises de s'endetter &#224; des taux tr&#232;s bas sans prendre de risque. &lt;br /&gt;	Une chose est s&#251;re, lorsqu'il s'agit de rassurer et de sauver les march&#233;s financiers et par l&#224; les grands patrons, les Etats comme les Banques centrales sont toujours pr&#234;ts &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour faire face &#224; la crise &#233;conomique qui vient, la Banque Centrale Europ&#233;enne a lanc&#233; un plan de sauvetage. En moins d'une semaine, c'est 1050 milliards d'euros pos&#233;s sur la table pour les 9 derniers mois de 2020. Ce plan de sauvetage permet aux Etats et aux entreprises de s'endetter &#224; des taux tr&#232;s bas sans prendre de risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Une chose est s&#251;re, lorsqu'il s'agit de rassurer et de sauver les march&#233;s financiers et par l&#224; les grands patrons, les Etats comme les Banques centrales sont toujours pr&#234;ts &#224; l&#226;cher des milliers de milliards, et ce en seulement quelques jours. Par contre, pour financer la recherche, l'h&#244;pital, l'&#233;ducation, des salaires dignes pour tous, les plans d'aust&#233;rit&#233; sont la r&#232;gle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La crise sanitaire n'arr&#234;te pas la course aux profits, bien au contraire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-sanitaire-n-arrete-pas-la-course-aux-profits-bien-au-contraire</link>
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		<dc:date>2020-03-16T16:31:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>&#201;conomie
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>
		<dc:subject>Covid-19
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>La semaine derni&#232;re, la secr&#233;taire d'&#201;tat aupr&#232;s du ministre de l'&#201;conomie se voulait rassurante pour les amateurs de business, en d&#233;clarant sur CNews : &#171; C'est plut&#244;t le moment de faire de bonnes affaires en bourse aujourd'hui &#187;. &lt;br /&gt;M&#234;me sans passer par les march&#233;s boursiers, certains petits malins tentent de profiter de la crise pour s'en mettre plein les poches, avec des ventes de masques &#224; prix d'or sur Amazon. &lt;br /&gt;Le virus du profit continue bien de parasiter toute la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La semaine derni&#232;re, la secr&#233;taire d'&#201;tat aupr&#232;s du ministre de l'&#201;conomie se voulait rassurante pour les amateurs de business, en d&#233;clarant sur CNews : &lt;em&gt;&#171; C'est plut&#244;t le moment de faire de bonnes affaires en bourse aujourd'hui &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me sans passer par les march&#233;s boursiers, certains petits malins tentent de profiter de la crise pour s'en mettre plein les poches, avec des ventes de masques &#224; prix d'or sur Amazon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le virus du profit continue bien de parasiter toute la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les vautours sont aussi fran&#231;ais
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-vautours-sont-aussi-francais</link>
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		<dc:date>2020-01-20T15:42:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Axa
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>C'est une publicit&#233; qui date de 2019. Elle parle encore de la r&#233;forme Delevoye et a &#233;t&#233; d&#233;nich&#233;e sur le site de l'entreprise : dans cette pub, AXA, l'un des poids lourds mondiaux de l'assurance, d&#233;cortique la future r&#233;forme des retraites que veut mettre en &#339;uvre le gouvernement. Son constat est sans appel : l'entreprise pr&#233;voit &#171; la baisse programm&#233;e des futures pensions &#187; et donc la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper la capitalisation en utilisant ses produits. CQFD. Il n'y a pas que BlackRock qui lorgne sur nos&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Breves-" rel="directory"&gt;Br&#232;ves
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Axa-+" rel="tag"&gt;Axa
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une publicit&#233; qui date de 2019. Elle parle encore de la r&#233;forme Delevoye et a &#233;t&#233; d&#233;nich&#233;e sur le site de l'entreprise : dans cette pub, AXA, l'un des poids lourds mondiaux de l'assurance, d&#233;cortique la future r&#233;forme des retraites que veut mettre en &#339;uvre le gouvernement. Son constat est sans appel : l'entreprise pr&#233;voit &#171; la baisse programm&#233;e des futures pensions &#187; et donc la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper la capitalisation en utilisant ses produits. CQFD. Il n'y a pas que BlackRock qui lorgne sur nos retraites.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;dl class='spip_document_1301 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH387/reformes-retraite-2019_extrait-5c927.jpg?1579256234' width='500' height='387' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;La r&#233;forme des retraites pr&#233;sent&#233;e par Axa
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;dl class='spip_document_1300 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/reformes-retraite-2019.jpg' title='Publicit&#233; d'AXA (cliquer sur l'image pour avoir l'int&#233;gralit&#233;) ' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH231/reformes-retraite-2019_titre-5e319.jpg?1579255001' width='500' height='231' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Publicit&#233; d'AXA (cliquer sur l'image pour avoir l'int&#233;gralit&#233;)
&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Start-up, plateformes et autres &#171; licornes &#187; : la nouvelle bulle financi&#232;re ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Start-up-plateformes-et-autres-licornes-la-nouvelle-bulle-financiere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Start-up-plateformes-et-autres-licornes-la-nouvelle-bulle-financiere</guid>
		<dc:date>2017-12-13T22:05:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>&#201;conomie
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>
		<dc:subject>Ub&#233;risation
</dc:subject>

		<description>Le 17 novembre, Deliveroo a annonc&#233; une lev&#233;e de fonds de 98 millions de dollars, qui s'ajoute &#224; une pr&#233;c&#233;dente de 384 millions fin septembre, pour un total de 955,7 millions depuis 2014. Le capital de l'entreprise, cr&#233;&#233;e en 2013, d&#233;passe &#224; pr&#233;sent deux milliards de dollars. La plateforme de livraison de repas fait partie de ces &#171; licornes &#187;, nom donn&#233; aux start-up valoris&#233;es &#224; plus d'un milliard de dollars. &lt;br /&gt;Force est de constater que ces licornes attirent beaucoup d'argent et qu'elles sont de plus en plus&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Le-spectre-de-l-uberisation-394-" rel="directory"&gt;Le spectre de l'ub&#233;risation
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-economie-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Uberisation-+" rel="tag"&gt;Ub&#233;risation
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 novembre, Deliveroo a annonc&#233; une lev&#233;e de fonds de 98 millions de dollars, qui s'ajoute &#224; une pr&#233;c&#233;dente de 384 millions fin septembre, pour un total de 955,7 millions depuis 2014. Le capital de l'entreprise, cr&#233;&#233;e en 2013, d&#233;passe &#224; pr&#233;sent deux milliards de dollars. La plateforme de livraison de repas fait partie de ces &#171; licornes &#187;, nom donn&#233; aux start-up valoris&#233;es &#224; plus d'un milliard de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que ces licornes attirent beaucoup d'argent et qu'elles sont de plus en plus nombreuses. Selon un rapport du conseil d'&#201;tat sur l'ub&#233;risation, elles &#233;taient 138 en 2015, 174 en 2016 et pr&#232;s de 190 en 2017, dont 70 % sont des plateformes num&#233;riques de mise en relation. Uber bat sans doute des records, avec 68 milliards de fonds lev&#233;s depuis sa cr&#233;ation en 2009&#8230; pour un chiffre d'affaires d'&#224; peine 6,5 milliards de dollars en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visiblement, de l'argent il y en a et les capitalistes sont friands de nouvelles technologies. Seul probl&#232;me : la plupart de ces start-up perdent de l'argent. Uber a perdu 2,8 milliards de dollars en 2016, soit la moiti&#233; de son chiffre d'affaires. C'est que la firme est en pleine expansion, elle est maintenant pr&#233;sente dans plus de 500 villes, dans 70 pays. Son nombre de courses a doubl&#233; l'an dernier. Pour cela, elle subventionne les chauffeurs qui se lancent et propose des tarifs attractifs dans les villes o&#249; elle cherche &#224; gagner des parts de march&#233; et &#224; &#233;liminer la concurrence. Ce n'est que dans un deuxi&#232;me temps que les tarifs augmenteront, qu'Uber pressurisera les chauffeurs et deviendra rentable &#8211; peut-&#234;tre. En France, o&#249; il est bien install&#233;, Uber a augment&#233; ses tarifs de 5 % en 2016 et sa rentabilit&#233; de&#8230; 40 % ! Pour cela, il a augment&#233; ses commissions, r&#233;duisant d'autant le revenu des chauffeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce type de start-up, dont les profits montent en fl&#232;che, serait le nouveau capitalisme, cr&#233;ateurs des nouveaux emplois ? Au point que nos gouvernants mettent en place, &#224; coups de subventions, des &#171; incubateurs de start-up &#187; ? Peut-&#234;tre. Le probl&#232;me dans ces envol&#233;es financi&#232;res, c'est qu'il y a des perdants&#8230; et ce sont en g&#233;n&#233;ral les travailleurs. Quand les milliards s'investissent dans tous les sens pour gagner des parts sur de nouveaux march&#233;s, il y a toujours un moment o&#249; le nombre de parts n'y suffit plus. Et alors c'est la crise avec licenciements &#224; la cl&#233;. Comme en 2001, o&#249; l'emballement pour les nouvelles technologies et les start-up &#233;tait d&#233;j&#224; en cause. Les capitalistes se m&#233;fient d'ailleurs d&#233;j&#224; eux-m&#234;mes, comme en t&#233;moignent le yo-yo du cours des start-up introduites en bourse ou la faillite de la plateforme de livraison de repas Take Eat Easy en 2016 qui n'est pas due &#224; un manque de clients, mais &#224; des difficult&#233;s pour lever de nouveaux fonds permettant de financer son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que les nouveaux millions viennent payer les pertes des plateformes, tout semble aller bien. Mais le retour de b&#226;ton ne manquera pas d'arriver et les travailleurs doivent se pr&#233;parer &#224; se battre pour faire payer les capitalistes et ne pas subir eux-m&#234;mes les errements du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Un arrangement &#224; 300 millions
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/article10439</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/article10439</guid>
		<dc:date>2017-11-20T18:44:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Justice
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>

		<description>Prise la main dans le sac il y a quelques ann&#233;es, La banque suisse HSBC organisait l'&#233;vasion fiscale pour des clients qu'elle d&#233;marchait : au moins 1,6 milliard d'euros cach&#233;s au fisc fran&#231;ais. &lt;br /&gt;Mais la semaine derni&#232;re, un accord a &#233;t&#233; conclu avec la justice fran&#231;aise. La banque paiera 300 millions d'euros &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais, et l'affaire est referm&#233;e. Pas de proc&#232;s, donc pas de condamnation et aucune mauvaise publicit&#233;. C'est la loi de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-justice-+" rel="tag"&gt;Justice
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Prise la main dans le sac il y a quelques ann&#233;es, La banque suisse HSBC organisait l'&#233;vasion fiscale pour des clients qu'elle d&#233;marchait : au moins 1,6 milliard d'euros cach&#233;s au fisc fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la semaine derni&#232;re, un accord a &#233;t&#233; conclu avec la justice fran&#231;aise. La banque paiera 300 millions d'euros &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais, et l'affaire est referm&#233;e. Pas de proc&#232;s, donc pas de condamnation et aucune mauvaise publicit&#233;. C'est la loi de l'argent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#171; Sauveteurs &#187;&#8230; ou pillards ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sauveteurs-ou-pillards</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Sauveteurs-ou-pillards</guid>
		<dc:date>2017-10-23T17:59:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ce
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>

		<description>Le r&#233;sultat du pr&#233;tendu &#171; sauvetage &#187; de la Gr&#232;ce par les banques est sans appel : ch&#244;mage d&#233;vastateur (47,9 % chez les jeunes de moins de 25 ans et 23,2 % en moyenne, le plus fort taux de ch&#244;mage de l'Union europ&#233;enne), des retrait&#233;s toujours plus pauvres et de nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233; pour les ann&#233;es suivantes. Les classes populaires grecques sont condamn&#233;es &#224; la mis&#232;re &#224; perp&#233;tuit&#233;. &lt;br /&gt;Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres : entre 2012 et 2016, la Gr&#232;ce a rapport&#233; 7,8 milliards d'euros&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;sultat du pr&#233;tendu &#171; sauvetage &#187; de la Gr&#232;ce par les banques est sans appel : ch&#244;mage d&#233;vastateur (47,9 % chez les jeunes de moins de 25 ans et 23,2 % en moyenne, le plus fort taux de ch&#244;mage de l'Union europ&#233;enne), des retrait&#233;s toujours plus pauvres et de nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233; pour les ann&#233;es suivantes. Les classes populaires grecques sont condamn&#233;es &#224; la mis&#232;re &#224; perp&#233;tuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres : entre 2012 et 2016, la Gr&#232;ce a rapport&#233; 7,8 milliards d'euros d'int&#233;r&#234;ts &#224; son &#171; sauveteur &#187;, la Banque centrale europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Qui accueille qui ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Qui-accueille-qui</link>
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		<dc:date>2017-07-10T14:40:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Migrants
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		<dc:subject>Finance
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		<description>Mais oui, le gouvernement se d&#233;m&#232;ne pour les accueillir. Les mesures incitatives se succ&#232;dent pour qu'ils arrivent en France. De beaux logements, la construction de nouveaux lyc&#233;es de classe mondiale pour leurs enfants et m&#234;me la possibilit&#233; de plaider au tribunal dans leur propre langue et en appliquant le droit de leur propre pays. Sans oublier des baisses d'imp&#244;ts chiffr&#233;es &#224; quelques centaines de millions d'euros&#8230; Pour qui tant de d&#233;vouement de la part du gouvernement Macron et Philippe ? Pas pour&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mais oui, le gouvernement se d&#233;m&#232;ne pour les accueillir. Les mesures incitatives se succ&#232;dent pour qu'ils arrivent en France. De beaux logements, la construction de nouveaux lyc&#233;es de classe mondiale pour leurs enfants et m&#234;me la possibilit&#233; de plaider au tribunal dans leur propre langue et en appliquant le droit de leur propre pays. Sans oublier des baisses d'imp&#244;ts chiffr&#233;es &#224; quelques centaines de millions d'euros&#8230; Pour qui tant de d&#233;vouement de la part du gouvernement Macron et Philippe ? Pas pour les migrants syriens, afghans ou soudanais. Non. Pour les banquiers et traders de la City londonienne !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;L'Union sacr&#233;e pour l'accueil de la finance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement est en marche, avec la maire socialiste Hidalgo et la pr&#233;sidente du conseil r&#233;gional P&#233;cresse (LR) pour faire de Paris la terre d'accueil des traders et autres riches banquiers britanniques d&#233;boussol&#233;s par le Brexit. Vendredi dernier, en guise d'acclimatation, les mesures incitatives ont plu dru sur la t&#234;te des financiers londoniens. La suppression de la majoration de 20 % de l'imp&#244;t pour les revenus sup&#233;rieurs &#224; 150 000 euros annuels : c'est cadeau ! M&#234;me topo pour la suppression de certaines taxes sur les transactions financi&#232;res, entre autres mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le dit Emmanuel Macron, c'est &#171; &lt;em&gt;notre tradition et notre honneur &#187;&lt;/em&gt; d'accueillir dans notre pays. Mais attention, pas n'importe qui ! Si les portefeuilles de plus de 150 000 euros annuels sont les bienvenus, le discours et les actes ne sont pas les m&#234;mes pour les migrants venus de l'autre c&#244;t&#233; de la M&#233;diterran&#233;e au p&#233;ril de leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De l'h&#244;tel Crillon r&#233;nov&#233; au bidonville &#171; naturalis&#233; &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aux migrants de la finance, les h&#244;tels et palaces parisiens comme celui du Crillon place de la Concorde, r&#233;nov&#233; pour la modique somme de 100 millions d'euros. &#192; ceux qui ont travers&#233; le d&#233;sert, ont &#233;t&#233; mis en esclavage et tortur&#233;s en Libye, &#224; ceux qui ont fui les guerres civiles ou les diff&#233;rentes dictatures soutenues hier ou aujourd'hui par la France, aux rescap&#233;s des zodiacs de la mort en M&#233;diterran&#233;e : les rats et la gale sur le bitume parisien, ou les bidonvilles de Calais, avec en prime les harc&#232;lements policiers&lt;em&gt;. &#171; On n'aurait pas laiss&#233; 2000 chats crever l&#224; &#187;&lt;/em&gt; r&#233;sumait un migrant &#233;vacu&#233; vendredi dernier &#224; La Chapelle o&#249; avait lieu la 34&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;vacuation polici&#232;re depuis deux ans. Un d&#233;mant&#232;lement du camp sans autre issue r&#233;elle pour les &#171; &#233;vacu&#233;s &#187; qu'une expulsion &#224; venir apr&#232;s avoir &#233;t&#233; &#171; tri&#233;s &#187; dans une lointaine structure. C'est ainsi que les bidonvilles de La Chapelle ou Calais ont encore de sales jours devant eux, qu'ils soient transform&#233;s ou non en &#171; site naturel d'exception &#187; pour prot&#233;ger&#8230; les oiseaux, comme l'&#201;tat le pr&#233;voit &#224; Calais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; solution &#187; des gouvernements europ&#233;ens ? Augmenter les subventions aux garde-c&#244;tes libyens, pourtant accus&#233;s par l'ONG Amnesty International d'exactions sur les migrants. 46 millions d'euros leur seraient attribu&#233;s pour cacher hors d'Europe cette mis&#232;re dont les gouvernements des pays imp&#233;rialistes sont responsables mais qu'ils ne sauraient voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les navires humanitaires seraient &#233;galement interdits de croiser au large de la Libye. Aux rescap&#233;s du d&#233;sert ou des tortures en Libye, la mort en M&#233;diterran&#233;e ; aux financiers de la City &#171; l'appel d'air &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le meilleur des mondes &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En ces jours de canicule, la finance et le grand patronat se r&#233;jouissent : la situation &#233;conomique rel&#232;verait d'un v&#233;ritable &#171; alignement des plan&#232;tes &#187; favorable &#224; la multiplication des profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation de 30 % des dividendes vers&#233;s l'an dernier par les entreprises du CAC40 ne serait qu'un amuse-gueule. Mais les in&#233;galit&#233;s explosent ailleurs comme ici. Profits d&#233;multipli&#233;s pour les uns, ordonnances du travail pour les autres et malheur aux plus vuln&#233;rables. &#192; un bout, pleine libert&#233; de circulation et accueil grand luxe ; &#224; l'autre bout, murs, barbel&#233;s ou noyades pour nos fr&#232;res, les r&#233;fugi&#233;s de la mis&#232;re et des guerres. Un monde &#224; l'envers &#224; balayer, par la solidarit&#233; entre exploit&#233;s et opprim&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La cr&#233;ation d'un nouveau march&#233; financier : La finance verte
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-creation-d-un-nouveau-marche-financier-La-finance-verte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-creation-d-un-nouveau-marche-financier-La-finance-verte</guid>
		<dc:date>2015-12-09T10:23:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>&#201;cologie
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>

		<description>Le premier sommet sur &#171; l'environnement humain &#187; fut organis&#233; par l'ONU en 1972 &#224; Stockholm. Derri&#232;re le slogan f&#233;d&#233;rateur &#171; Nous n'avons qu'une seule Terre &#187; , il s'agissait de discuter d'une politique mondiale d'acc&#232;s aux ressources naturelles. &#192; cette &#233;poque, les scientifiques alertaient sur l'&#233;puisement prochain des puits de p&#233;trole, ce qui inqui&#233;tait les pillards imp&#233;rialistes. &lt;br /&gt;L'environnement n'y fut discut&#233; qu'en tant que r&#233;servoir de ressources naturelles. Le sommet &#233;tait pr&#233;sid&#233; par Maurice Strong, un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le premier sommet sur &#171; l'environnement humain &#187; fut organis&#233; par l'ONU en 1972 &#224; Stockholm. Derri&#232;re le slogan f&#233;d&#233;rateur &lt;em&gt;&#171; Nous n'avons qu'une seule Terre &#187;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;,&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; il s'agissait de discuter d'une politique mondiale d'acc&#232;s aux ressources naturelles. &#192; cette &#233;poque, les scientifiques alertaient sur l'&#233;puisement prochain des puits de p&#233;trole, ce qui inqui&#233;tait les pillards imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'environnement n'y fut discut&#233; qu'en tant que r&#233;servoir de ressources naturelles. Le sommet &#233;tait pr&#233;sid&#233; par Maurice Strong, un industriel du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;1992 : le sommet de Rio&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'ONU y organisa la plus grande des grand-messes de son histoire : le Sommet de la Terre, qui r&#233;unit 40 000 personnes dont 103 chefs d'&#201;tats. Le &#171; monde des affaires &#187; y &#233;tait repr&#233;sent&#233; pour la premi&#232;re fois directement parmi les d&#233;l&#233;gu&#233;s. Son poids ne fera qu'augmenter au fil des sommets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;l&#233;gu&#233;s de Rio ont fix&#233; le cadre id&#233;ologique des futures conf&#233;rences : corriger le &#171; march&#233; &#187; pour qu'il prenne en compte les pollutions, les dommages inflig&#233;s &#224; la nature lors de la production. Ceux-ci n'ont pas de prix, ils sont a priori hors march&#233;, ils ont &#233;t&#233; baptis&#233;s par un doux euph&#233;misme : &#171; les externalit&#233;s n&#233;gatives &#187;. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s se sont donc donn&#233; pour feuille de route &#171; d'internaliser ces externalit&#233;s &#187;. C'est-&#224;-dire de donner un prix aux &#233;cosyst&#232;mes, &#224; la rivi&#232;re, la for&#234;t ou &#224; la biodiversit&#233;, afin que leur d&#233;gradation puisse &#234;tre prise en compte par le march&#233; sous forme d'un co&#251;t additionnel. Depuis, ce proc&#233;d&#233; comptable qui consiste &#224; donner un prix &#224; la nature et donc &#224; en d&#233;signer des propri&#233;taires, est devenu le dogme des diff&#233;rentes COP. Comme &#171; greenwashing du capitalisme &#187;, c'est parfait. Voil&#224; comment faire dig&#233;rer l'&#233;cologie par le capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un prix &#224; la nature ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Donner un prix &#224; l'esp&#232;ce &#171; chauve-souris &#187;, au &#233;ni&#232;me g&#232;ne d'une bact&#233;rie ou &#224; une tonne de CO2 n'a aucun sens selon la loi de la valeur-travail du capitalisme. C'est une entreprise purement financi&#232;re. Or il se trouve qu'en 1992, au moment du sommet de Rio, les m&#234;mes march&#233;s financiers connaissaient une phase de d&#233;veloppement exponentiel. Voil&#224; ce que cette premi&#232;re conf&#233;rence &#233;colo a laiss&#233; &#224; l'histoire : l'ambition de r&#233;gler les probl&#232;mes environnementaux de l'humanit&#233; par la cr&#233;ation d'un nouveau march&#233; financier, la finance verte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de Rio s'est d'abord concentr&#233; sur la biodiversit&#233;. Il l'a d&#233;finie comme une &#171; ressource &#187; qu'il s'agissait de s&#233;curiser et dont il fallait partager les &#171; avantages d&#233;coulant de son exploitation &#187;. Par partager, comprenez bien s&#251;r d&#233;couper en parcelles de propri&#233;t&#233;s et mettre sur le march&#233;. Ainsi la &#171; biodiversit&#233; &#187; &#233;tait-elle consid&#233;r&#233;e &#224; Rio exactement comme le p&#233;trole et le charbon &#224; Stockholm 20 ans plus t&#244;t. Concr&#232;tement, le sommet de Rio a donn&#233; une impulsion au brevetage du vivant. Il a ouvert la voie &#224; la reconnaissance de droits de propri&#233;t&#233; sur des s&#233;quences ADN ou des processus naturels. C'est gr&#226;ce &#224; cela que Monsanto ou Bayer peuvent aujourd'hui breveter des semences, OGM ou pas, et se faire payer une rente sur le dos des paysans qui r&#233;ensemencent. Quant &#224; l'effet sur la biodiversit&#233;, il suffit de rappeler que 23 ans plus tard, nous vivons la sixi&#232;me grande vague d'extinction d'esp&#232;ce que notre plan&#232;te ait connue dans sa longue histoire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;1997, le protocole de Kyoto : invention du march&#233; des droits &#224; polluer &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de Rio de 1992, a &#233;galement act&#233; le d&#233;but de n&#233;gociations internationales sur le changement climatique. Celles-ci ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par l'adoption d'un accord cinq ans plus tard en 1997 : le protocole de Kyoto. Les pays industriels signataires de Kyoto (rappelons que les USA n'ont pas ratifi&#233;, que le Japon et le Canada s'en sont retir&#233;s) se sont engag&#233;s &#224; r&#233;duire leurs &#233;missions de gaz &#224; effet de serre de 5,2 % entre 1990 et 2012. Seulement un tiers de cet objectif a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; &#224; l'heure actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord de Kyoto est dans la droite ligne de celui de Rio : pour pr&#233;server l'atmosph&#232;re, il faut lui donner un prix. Ainsi les &#201;tats signataires ont-ils &#233;t&#233; incit&#233;s &#224; cr&#233;er des &lt;strong&gt; &lt;em&gt;&#171; march&#233;s du carbone &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; ou &#171; &lt;strong&gt; &lt;em&gt;march&#233;s des droits d'&#233;mission &#187;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, en clair des march&#233;s de droits &#224; polluer. Tout &#224; fait dans la tradition de l'&#201;glise catholique, qui avait donn&#233; un prix aux &#171; indulgences &#187; &#224; la fin du Moyen &#194;ge, promettant aux g&#233;n&#233;reux donateurs de limiter la p&#233;riode de purgatoire... C'est en Europe que ces march&#233;s ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;s depuis 2005. Un des objectifs des n&#233;gociations de la COP21 est de g&#233;n&#233;raliser ce march&#233;, de le mondialiser. Et m&#234;me d'&#233;tendre ces m&#233;canismes &#224; d'autres cycles et fonctions naturelles de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures re&#231;oivent le soutien unanime du patronat : Hollande en a fait la publicit&#233; en Chine le mois dernier, flanqu&#233; de 80 grands patrons fran&#231;ais qui ne voulaient pas manquer l'opportunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_913 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH445/pollution1-cb172.png?1533285440' width='500' height='445' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les march&#233;s des droits d'&#233;mission, comment &#231;a marche ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque &#201;tat de l'Union europ&#233;enne se voit attribuer un certain nombre de droits d'&#233;mission, qui repr&#233;sentent chacun le droit de rejeter une tonne de CO2. Le total des droits distribu&#233;s est cens&#233; diminuer chaque ann&#233;e, suivant les objectifs adopt&#233;s &#224; Kyoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite chaque &#201;tat dresse la liste des entreprises polluantes sur son territoire et attribue &#224; chacune un certain nombre de ces droits d'&#233;missions. 11 500 sites industriels &#233;taient concern&#233;s en 2012, d'autres secteurs s'ajoutent peu &#224; peu depuis 2013. Une usine qui &#233;met plus de CO2 qu'elle ne poss&#232;de de droits d'&#233;missions paye une amende (entre 40 et 100 euros la tonne, un tarif pas vraiment prohibitif, mais notable). Et une usine qui, &#224; l'inverse, &#233;met moins de CO2 qu'elle ne poss&#232;de de droits d'&#233;missions, se retrouve avec un stock de droits sur les bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; qu'intervient le march&#233; des droits d'&#233;missions, appel&#233; ETS (de l'anglais : &lt;em&gt;Emissions Trading Schemes&lt;/em&gt;, ou, litt&#233;ralement, syst&#232;me commercial des &#233;missions). C'est une bourse des droits &#224; polluer. Ceux qui en ont en trop y vendent leurs droits. Et ceux qui n'en ont pas assez et ne veulent pas payer l'amende y ach&#232;tent des droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple avec deux entreprises, A et B, qui &#233;mettent chacune 100 tonnes de CO2 par an. Dans le but de faire baisser les &#233;missions, l'&#201;tat distribue &#224; A et &#224; B 90 droits d'&#233;mission chacun. A n'investit pas et &#233;met toujours 100 tonnes. B investit et n'&#233;met plus que 80 tonnes. A ach&#232;tera donc &#224; B 10 droits d'&#233;mission pour ne pas payer l'amende, ce qui p&#233;nalise A et permet &#224; B de financer en partie son investissement. Et le total des &#233;missions de A et de B est pass&#233; de 200 &#224; 180 tonnes. Que demande le peuple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix d'un droit d'&#233;mission est fix&#233; par la loi de l'offre et de la demande. En th&#233;orie, s'il y a plus d'acheteurs que de vendeurs, c'est-&#224;-dire si globalement il y a plus d'&#233;missions que de droits, alors les prix monteront. Ce surco&#251;t devrait inciter les entreprises &#224; proc&#233;der aux modernisations n&#233;cessaires pour &#233;mettre moins de CO2. Ainsi, au fur et &#224; mesure que le total des droits mis en circulation par l'&#201;tat diminue, le prix des droits augmentent et incitent les patrons &#224; investir dans les technologies vertes. L'incitation &#224; la vertu du capital, cette fameuse loi du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : il y a loin de la th&#233;orie &#224; la pratique, comme toujours. Le prix de la tonne de CO2 sur ce march&#233; est pass&#233; de 30 euros en 2005 lors de son lancement... &#224; 5 euros en 2010 en pleine r&#233;cession avant de se stabiliser aujourd'hui autour de 10 euros. Bref, le prix des droits a &#233;t&#233; divis&#233; par trois, au lieu d'augmenter. Belle incitation. C'est que, la production totale ayant baiss&#233; sous l'effet de la crise, il y a eu beaucoup plus de droits &#224; polluer mis en circulation par les &#201;tats que de demande. D'o&#249; l'effondrement des prix. Et depuis, les &#201;tats rechignent &#224; diminuer le total des droits qu'ils font circuler au nom de la comp&#233;titivit&#233; de leurs entreprises &#224; l'international. Il est donc beaucoup plus &#233;conomique d'acheter des droits suppl&#233;mentaires que de payer les investissements antipollution. CQFD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, soyons justes, admettons que ce march&#233; se d&#233;traque en temps de crise, comme tous les march&#233;s. Bon. Quelles sont ses cons&#233;quences pr&#233;visibles en temps normal ? Aujourd'hui et jusqu'en 2020 au moins, les &#201;tats distribuent gratuitement les droits d'&#233;mission en fonction de la taille de l'entreprise. Mais attention, ce ne sont pas tous ces droits d'&#233;mission qui sont mis sur le march&#233;, mais uniquement ceux qui manquent quand les &#233;missions de l'entreprise d&#233;passent l'objectif, ou ceux en surplus quand elle &#233;met moins que l'objectif. Bref, c'est ce march&#233; d'une toute petite partie des droits d'&#233;mission, qui fixe les prix pour l'ensemble des droits attribu&#233;s gratuitement. Et ces prix sont r&#233;percut&#233;s sur le prix de vente des produits, donc sur le consommateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banque suisse UBS a calcul&#233; que ce surco&#251;t se chiffrait entre 10 et 20 euros par m&#233;gawatt-heure, factur&#233; au consommateur d'&#233;lectricit&#233;. Et de conclure : &#171; &lt;em&gt;d'ici 2025, le [march&#233; des droits d'&#233;missions] aura co&#251;t&#233; 210 milliards d'euros aux consommateurs. Si cette quantit&#233; d'argent avait &#233;t&#233; utilis&#233;e pour cibler pr&#233;cis&#233;ment le remplacement des usines les plus polluantes de l'UE, les &#233;missions auraient baiss&#233; de 43 %, au lieu d'un impact presque nul dans le cadre de l'&#233;change de droits d'&#233;missions &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence de ce march&#233; qui ne correspond qu'&#224; un &#233;change de valeurs virtuelles permet donc le transfert de sommes consid&#233;rables de la poche des consommateurs vers le patronat. Puisque ces droits sont distribu&#233;s gratuitement par l'&#201;tat et rachet&#233;s en partie par lui, ce march&#233; fonctionne comme une vaste subvention publique d&#233;guis&#233;e. &#192; supposer que cette m&#233;thode permette un jour une diminution des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, celle-ci n'est en aucun cas financ&#233;e par la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;2008 : les &#171; cr&#233;dits carbone &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au syst&#232;me des droits d'&#233;missions s'ajoute celui des cr&#233;dits carbone. Des cr&#233;dits carbone sont g&#233;n&#233;r&#233;s par un investissement &#171; propre &#187; dans un pays du tiers-monde. Ils se chiffrent aussi en tonnes de CO2 et correspondent &#224; la quantit&#233; de CO2 &#233;vit&#233;e gr&#226;ce &#224; l'investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2008, un cr&#233;dit carbone est &#233;quivalent &#224; un droit d'&#233;mission sur le continent europ&#233;en. C'est-&#224;-dire qu'une tonne de CO2 non &#233;mise, par exemple au Br&#233;sil, donne le droit d'&#233;mettre une tonne de CO2 en Europe. Vous &#234;tes gentil l&#224;-bas, ce qui vous permet d'&#234;tre m&#233;chant ici. Mais qu'est-ce qu'une tonne de CO2 non &#233;mise ? Par rapport &#224; quelle r&#233;f&#233;rence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des investissements ouvrant droit &#224; des cr&#233;dits carbone auraient &#233;t&#233; faits de toute fa&#231;on, voire n'ont aucune r&#233;alit&#233; et donc ne co&#251;tent rien (60 % de ces investissements sont bidons d'apr&#232;s des chercheurs de Stanford). Mais comme un cr&#233;dit carbone a la m&#234;me fonction qu'un droit d'&#233;mission, il s'&#233;change lui aussi sur ce m&#234;me march&#233;. Et il rapporte un surprofit au capitaliste concern&#233; (dans l'immense majorit&#233; des cas une firme occidentale), tout en saturant les march&#233;s europ&#233;ens de droits d'&#233;mission, donc en maintenant tr&#232;s bas le co&#251;t d'une sur-pollution.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les petits malins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple significatif. En Asie la production de gaz r&#233;frig&#233;rant a connu un boom dans les ann&#233;es 2000. Un sous-produit de cette production est le gaz HFC-23, dont le potentiel d'effet de serre est 11 700 fois plus important que le CO2. La destruction d'une tonne de HFC-23, pas compliqu&#233;e, ne co&#251;te qu'un euro. Mais elle rapporte 11 700 cr&#233;dits carbone, &#224; 11 euros chacun. Du coup, des multinationales achetaient du HFC-23 uniquement pour le d&#233;truire afin d'empocher les cr&#233;dits carbone et de les revendre sur les march&#233;s des droits d'&#233;mission europ&#233;ens. Et c'est ainsi que la production de gaz r&#233;frig&#233;rant s'est emball&#233;e, non pas tir&#233;e par la vente de ce gaz lui-m&#234;me, mais de son sous-produit polluant le HFC-23&#8230; Une d&#233;cision de justice a r&#233;cemment mis un terme &#224; cette pratique, non sans donner un d&#233;lai confortable aux fraudeurs afin qu'ils aient le temps de se retourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rapha&#235;l PRESTON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Programme REDD+ : L'art de &#171; pr&#233;server la for&#234;t &#187;
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Programme-REDD-L-art-de-preserver-la-foret</link>
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		<dc:subject>&#201;cologie
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		<dc:subject>Paysans
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		<description>Un des nouveaux programmes qui permet d'engranger des cr&#233;dits carbone s'appelle REDD+. C'est l'acronyme anglais et fran&#231;ais qui signifie : &#171; R&#233;duction des &#233;missions li&#233;es &#224; la d&#233;forestation et &#224; la d&#233;gradation des for&#234;ts dans les pays en d&#233;veloppement&#8230; &#187; . Rien de moins. Cela fait partie de ce qu'on appelle le d&#233;veloppement durable &#224; l'&#233;chelle internationale. Merveilleux. &lt;br /&gt;Parmi les b&#233;n&#233;ficiaires, Coca-Cola. En &#233;change de cr&#233;dits carbone, la multinationale finance une ONG &#233;tats-unienne install&#233;e au Belize, qui&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des nouveaux programmes qui permet d'engranger des cr&#233;dits carbone s'appelle REDD+. C'est l'acronyme anglais et fran&#231;ais qui signifie : &lt;em&gt;&#171; R&#233;duction des &#233;missions li&#233;es &#224; la d&#233;forestation et &#224; la d&#233;gradation des for&#234;ts dans les pays en d&#233;veloppement&#8230; &#187;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;.&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; Rien de moins. Cela fait partie de ce qu'on appelle le d&#233;veloppement durable &#224; l'&#233;chelle internationale. Merveilleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les b&#233;n&#233;ficiaires, Coca-Cola. En &#233;change de cr&#233;dits carbone, la multinationale finance une ONG &#233;tats-unienne install&#233;e au Belize, qui poss&#232;de et conserve une for&#234;t tropicale de 53 000 hectares. Ces cr&#233;dits rapportent plus &#224; Coca-Cola que ce que lui co&#251;te la conservation de la for&#234;t&#8230; En pratique, voil&#224; ce que cela signifie : la for&#234;t tropicale de Belize est peupl&#233;e de Mayas Icaiche, qui rechignent &#224; abandonner leur mode de vie traditionnel bas&#233; sur la cueillette et l'agriculture itin&#233;rante par br&#251;lis. Atteinte anti-&#233;cologique inacceptable ! L'ONG financ&#233;e par le pollueur Coca-Cola, fait donc patrouiller des vigiles arm&#233;s qui chassent les Indiens. &lt;em&gt;&#171; En tant que propri&#233;taires priv&#233;s de la Terre nous avons &#224; prot&#233;ger les ressources naturelles, nous avons une mission &#224; accomplir &#187;&lt;/em&gt;, d&#233;clare le coordinateur de l'ONG&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a pire. Les REDD+ permettent aussi de distribuer des droits &#224; polluer pour des entreprises d'agrobusiness qui rasent des for&#234;ts et en exproprient les populations indig&#232;nes&#8230; pour replanter des palmiers en monoculture afin d'en extraire la tr&#232;s pris&#233;e et tr&#232;s toxique huile de palme par exemple. Le bilan carbone ne fait pas la diff&#233;rence entre une for&#234;t primitive qui abrite une biodiversit&#233; exceptionnelle et une plantation de monoculture intensive.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'expulsion des petits paysans&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme bien d'autres m&#233;canismes financiers, les cr&#233;dits carbone de type REDD+ aboutissent &#224; l'expulsion de communaut&#233;s paysannes au profit d'une agriculture capitaliste. Cela dans la droite ligne de l'id&#233;ologie qui avait pr&#233;sid&#233; au premier sommet de la Terre &#224; Rio : pour conserver la nature, il faudrait g&#233;n&#233;raliser les droits de propri&#233;t&#233;. Marx d&#233;crivait l'&#233;viction du paysan anglais au &lt;span style=&#034;font-variant:small-caps;&#034;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle par le mouvement des &#171; enclosures &#187;, qui fermaient l'acc&#232;s aux terrains communaux, transform&#233;s en parcelles priv&#233;es. Nous assistons depuis les ann&#233;es 1990 &#224; un retour en force de ce type d'enclosures, &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les COP sont des conf&#233;rences de marchandages, o&#249; se n&#233;gocie l'appropriation par les imp&#233;rialistes des nouveaux droits de propri&#233;t&#233;, cr&#233;&#233;s au prix de l'expropriation des populations locales contraintes &#224; grossir les bidonvilles. M&#234;me si les nouveaux m&#233;canismes financiers mis en &#339;uvre permettaient la transition vers une &#233;conomie &#171; verte &#187;, qui &#233;met moins de gaz &#224; effet de serre, ce qui est loin d'&#234;tre d&#233;montr&#233;, cette &#233;conomie n'aurait pas grand-chose de nouveau, mais tous les effets pervers et destructeurs de l'&#233;conomie capitaliste. Peut-&#234;tre une nouvelle &#233;tape de la reproduction du syst&#232;me capitaliste sur une base &#233;largie par de nouveaux droits de propri&#233;t&#233;, de nouveaux march&#233;s, de nouveaux petits producteurs expropri&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;St.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_914 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH428/pollution3-c07dd.png?1531266596' width='500' height='428' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> 2008-2011 : Comment le ciel de la finance nous tombe sur la t&#234;te
</title>
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>Finance
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		<description>Il a suffi qu'une agence de notation, le 6 ao&#251;t dernier, enl&#232;ve un malheureux &#171; A &#187; sur trois &#224; la cote qu'elle attribue &#224; la dette am&#233;ricaine, pour que les bourses mondiales reprennent leur yoyo, faisant plonger les &#171; capitalisations boursi&#232;res &#187; des banques impliqu&#233;es dans les &#233;chafaudages de dettes publiques et priv&#233;es, et &#171; produits d&#233;riv&#233;s &#187; b&#226;tis sur elles, mais aussi de groupes industriels. Sans qu'aucun capital r&#233;el, aucune usine, aucune machine n'ait disparu pour autant. De simples artifices&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Crise-de-la-dette-crise-du-capitalisme-" rel="directory"&gt;Crise de la dette, crise du capitalisme !
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-economie-+" rel="tag"&gt;&#201;conomie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Capitalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Crise-+" rel="tag"&gt;Crise
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a suffi qu'une agence de notation, le 6 ao&#251;t dernier, enl&#232;ve un malheureux &#171; A &#187; sur trois &#224; la cote qu'elle attribue &#224; la dette am&#233;ricaine, pour que les bourses mondiales reprennent leur yoyo, faisant plonger les &#171; capitalisations boursi&#232;res &#187; des banques impliqu&#233;es dans les &#233;chafaudages de dettes publiques et priv&#233;es, et &#171; produits d&#233;riv&#233;s &#187; b&#226;tis sur elles, mais aussi de groupes industriels. Sans qu'aucun capital r&#233;el, aucune usine, aucune machine n'ait disparu pour autant. De simples artifices financiers donc, de prime abord, mais qui peuvent, de fil en aiguille, bloquer l'&#233;conomie de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il a suffi de ce vent de panique, ou de mauvaise humeur du monde de la finance, d&#233;clench&#233; d&#233;but ao&#251;t, pour qu'on annonce aux classes populaires qu'elles allaient devoir payer la note, une fois de plus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Vent mauvais parti des USA&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Faux point de d&#233;part de la nouvelle crise, l'endettement des USA n'est pas ce que les financiers, banques et autres Hedge funds craignent le plus : aucun d'eux ne croit &#224; une faillite de l'&#201;tat am&#233;ricain, m&#234;me s'il est le plus endett&#233; du monde. D'autant qu'Obama a pris les devants, en marchandant avec les R&#233;publicains le rel&#232;vement du plafond autoris&#233; de la dette f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine scell&#233; le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; ao&#251;t&#8230; sur le dos des classes populaires : r&#233;duction des d&#233;penses publiques de 2 400 milliards de dollars sur les dix ans &#224; venir (900 milliards d&#233;j&#224; programm&#233;s, et 1 500 autres encore &#224; n&#233;gocier entre R&#233;publicains et D&#233;mocrates), dont la r&#233;duction de 4 % de l'assurance sant&#233; des retrait&#233;s et n&#233;cessiteux (&lt;em&gt;Medicare&lt;/em&gt;). Ingrate agence Standard &amp; Poors qui quatre jours plus tard lui fichait une sale note !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233; c'&#233;tait un signal symbolique et un pr&#233;texte bien commode pour les gouvernements. Car depuis le printemps d&#233;j&#224;, les dettes publiques, y compris celles des grands &#201;tats, &#233;taient sur la sellette : les cr&#233;diteurs, en mal d'autres placements, en voulaient de plus grands rendements, tout en incitant les &#201;tats &#224; de nouveaux plans d'aust&#233;rit&#233; profitables non seulement aux financiers mais au patronat en g&#233;n&#233;ral. Exigence entendue cinq sur cinq par les gouvernements. &#192; commencer par le n&#244;tre, de Fillon-Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 9 ao&#251;t, la banque centrale am&#233;ricaine rassurait une fois de plus les investisseurs en annon&#231;ant qu'elle n'augmenterait pas ses taux directeurs (les taux extr&#234;mement bas des pr&#234;ts qu'elle conc&#232;de aux banques). Au m&#233;pris du &#171; A &#187; de fiabilit&#233; perdu, une nouvelle &#233;mission de dette de l'&#201;tat am&#233;ricain de 32 milliards de dollars s'arrachait le m&#234;me jour, avec trois fois plus d'offres de pr&#234;ts que le montant de l'emprunt demand&#233;. On pr&#234;te aux riches. Et les titres de la dette am&#233;ricaine restent des valeurs s&#251;res, qu'on peut mettre dans ses coffres pour affermir son bilan&#8230; et garantir ses autres pr&#234;ts plus risqu&#233;s, plus sp&#233;culatifs, mais sur lesquels on peut gagner gros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc pour l'instant sur les dettes des maillons dits faibles, Gr&#232;ce, Espagne, voire Italie, qu'on sp&#233;cule pour les rendre plus juteuses en faisant grimper les taux d'int&#233;r&#234;ts impos&#233;s aux &#201;tats concern&#233;s. Avec pour les sp&#233;culateurs, des risques limit&#233;s. Car l'avantage des dettes publiques sur les dettes priv&#233;es, celles de l'immobilier par exemple qui ont provoqu&#233; le krach pr&#233;c&#233;dent de 2008, c'est que les &#201;tats pensent avoir toujours les moyens de faire payer leurs populations, &#224; moins que celles-ci ne se r&#233;voltent. Avec la garantie suppl&#233;mentaire pour les pays europ&#233;ens les moins riches, que les grands pays de l'Union Europ&#233;enne (UE) soient plus ou moins contraints de s'en porter garants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Mais d&#233;j&#224; avis de temp&#234;te contre les maillons faibles&#8230; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La petite Islande &lt;/strong&gt; &#233;tait pr&#233;sent&#233;e comme un mod&#232;le du miracle &#233;conomique depuis que ses trois principales banques avaient &#233;t&#233; privatis&#233;es en 2003, m&#234;me si sa dette publique avait commenc&#233; &#224; grimper en fl&#232;che. Cette &#238;le de 330 000 habitants &#233;tant trop petite pour leurs ambitions, ces banques priv&#233;es avaient ouvert des succursales en Grande-Bretagne et en Hollande, s'&#233;taient lanc&#233;es dans l'achat des produits financiers momentan&#233;ment les plus rentables, avant d'&#234;tre ruin&#233;es par la crise des subprime. Qu'&#224; cela ne tienne, d&#233;but octobre 2008 l'&#201;tat islandais les renationalisait en m&#234;me temps qu'il recevait une aide du FMI contre l'engagement de rembourser non seulement les dettes de l'&#201;tat mais celles aussi des trois banques vis-&#224;-vis de leurs clients &#224; l'&#233;tranger. Ce qui n'est pas fait, le gouvernent ayant &#233;t&#233; paralys&#233; par deux votes contre le remboursement de la dette d'une population qui a d&#233;j&#224; ch&#232;rement pay&#233; la faillite, notamment par une d&#233;valuation de 50 % de la monnaie nationale qui a fait bondir les prix. Mais, pour all&#233;ger la dette d'&#201;tat, la principale activit&#233; industrielle du pays, la production d'&#233;lectricit&#233; par g&#233;othermie, a &#233;t&#233; privatis&#233;e. Vendue en 2010 &#224; un trust canadien. Les huissiers commencent donc &#224; se servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pays de l'ancienne Europe de l'Est, &lt;/strong&gt; nouvelles terres d'investissements pour les banques et les entreprises occidentales, se trouvaient eux aussi fortement endett&#233;s. Les banques pr&#234;teuses pouvaient craindre d'y perdre encore des plumes. Et c'est le FMI, en alliance avec l'Union europ&#233;enne pour certains pays, qui a momentan&#233;ment pris le relais des pr&#234;ts, accompagnant toujours son aide des m&#234;mes attaques contre la population : en Hongrie, hausse de la TVA de 5 %, recul &#224; 65 ans de l'&#226;ge de la retraite, gel du salaire des fonctionnaires et baisse des retraites ; en Roumanie, baisse des salaires de 25 % et suppression de 100 000 emplois dans la fonction publique, hausse de la TVA de 19 % &#224; 24 % tandis que les imp&#244;ts sur les soci&#233;t&#233;s passaient de 25 % en 2000 &#224; 16 % en 2009 ; avec une taxation au plus bas et un salaire minimum &#224; 145 euros, Renault et son usine Dacia vont bien. Les populations de Serbie, Lettonie, Ukraine ont d&#251; aussi subir les huissiers du FMI, avec des exigences semblables, baisses des salaires et retraites, privatisations en &#233;change d'un pr&#234;t. Et gare au gouvernement qui ne r&#233;ussirait pas &#224; tenir le timing du programme demand&#233; : aussit&#244;t menac&#233; de suspension des pr&#234;ts promis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien s&#251;r &lt;strong&gt;la Gr&#232;ce&lt;/strong&gt; dont la dette, depuis la fin de l'ann&#233;e 2009, fait la Une de l'actualit&#233; et le casse-t&#234;te des chefs d'&#201;tats de l'UE. Pas parce qu'il aurait fallu la sauver en soi, pays relativement petit dont l'&#233;conomie ne repr&#233;sente que 2 % de celle de l'UE, mais parce qu'il fallait sauver les grandes banques fran&#231;aises et allemandes fortement investies dans sa dette, et parce qu'il fallait prot&#233;ger la zone euro d'un &#233;ventuel &#233;clatement ou d'un coup de panique de la finance face &#224; une d&#233;claration de faillite. Mais si l'UE, avec l'aide du FMI, n'a pas l&#233;sin&#233; sur les moyens financiers pr&#233;tendus &#171; d'aide &#224; la Gr&#232;ce &#187;, elle n'a pas non plus l&#233;sin&#233; sur les mesures &#224; imposer &#224; la population grecque, avec plusieurs plans d'aust&#233;rit&#233; successifs suscitant &#224; chaque fois gr&#232;ves et violentes manifestations de rue. Quant aux financiers pr&#234;teurs &#224; la Gr&#232;ce, ils obtenaient la mont&#233;e en fl&#232;che des taux d'int&#233;r&#234;ts qu'ils convoitaient, et leur garantie par l'UE, du moins pour un temps. De quoi rendre ces pr&#234;ts plus attractifs et rentables. Les maillons faibles devaient rapporter gros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
L'Irlande, l'Espagne, le Portugal, l'Italie&lt;/strong&gt; ont &#233;t&#233; les suivants sur la liste des pr&#233;sum&#233;s mauvais payeurs &#224; qui les grandes banques priv&#233;es n'allaient plus accorder de pr&#234;ts&#8230; sauf mont&#233;e de leurs taux d'int&#233;r&#234;t. L'Irlande, qu'on pr&#233;sentait jusque-l&#224; comme un nouveau &#171; tigre &#187;, parce que le bas niveau des salaires, des protections sociales et du taux d'imposition des entreprises lui avaient attir&#233; les investisseurs &#233;trangers, a vu son d&#233;ficit budg&#233;taire et sa dette bondir pour cause de renflouement de ses banques suite &#224; la crise de 2008. L'Espagne n'&#233;tait pas plus endett&#233;e que bien d'autres : 53 % de son PIB en 2009, moins en proportion que la France ou l'Allemagne. Mais pour les &#201;tats comme dans la vie priv&#233;e, il n'y a pas de crit&#232;re absolu de surendettement : c'est votre banquier qui vous d&#233;cr&#232;te en faillite quand il estime ne plus avoir avantage &#224; vous pr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la crise de l'immobilier, bloquant le secteur de la construction qui repr&#233;sente 17 % du PIB et 14 % des emplois, qui a plong&#233; le pays dans la r&#233;cession d&#232;s 2008. Le ch&#244;mage y est brutalement pass&#233; de 2 millions de ch&#244;meurs en 2007 &#224; 4,6 millions au premier trimestre 2010, soit 20 % de la population active. Les mesures d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement socialiste, contre les salaires, les retraites, les allocations ch&#244;mage, les budgets publics, ainsi que les cadeaux au patronat &#8212; assouplissement des r&#232;gles de licenciements, privatisations &#8212;, ont soulev&#233; la col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; la temp&#234;te. La crise de 2008 ne s'est pas seulement traduite par un accroissement du d&#233;ficit public d&#251; au renflouement des banques. D&#232;s l'automne 2008, le patronat, notamment celui de l'automobile, s'est saisi de la crise et des pr&#233;tendus cr&#233;dits bancaires manquants pour demander l'aide financi&#232;re de l'&#201;tat (3 milliards pour chacun des deux constructeurs), mais aussi pour supprimer des emplois et pratiquer largement le ch&#244;mage partiel. Et les voil&#224; aujourd'hui qui se saisissent de la dette publique qu'ils ont contribu&#233; &#224; creuser, pour annoncer de nouveaux plans de r&#233;duction d'effectifs (comme vient de le faire le PDG de PSA), en pr&#233;vision d'une baisse de la demande que les mesures d'aust&#233;rit&#233; pourraient provoquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelles coupes budg&#233;taires dans les services publics et les services sociaux d'un c&#244;t&#233;. Nouveau blocage voire baisse des salaires, restructurations et licenciements, de l'autre, sans parler d'une reprise de l'inflation que certains avancent comme une des solutions possibles pour abaisser les dettes souveraines &#224; coup de planche &#224; billets. Voil&#224; ce que la nouvelle crise nous annonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les rois de la dette souveraine
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		<description>Dans cette p&#233;riode de famine budg&#233;taire end&#233;mique, nombreux se disent &#171; atterr&#233;s &#187;, &#171; indign&#233;s &#187;, &#171; r&#233;volt&#233;s &#187; devant les magots accumul&#233;s par les &#171; riches &#187;. Les montants et les frasques des grosses fortunes inondent les gazettes. Certains riches en France, malheureux de l'&#234;tre trop, ont implor&#233; l'&#201;tat de les taxer, comme ces 16 &#171; pr&#233;sidents ou dirigeants d'entreprises, hommes ou femmes d'affaires, financiers, professionnels ou citoyens fortun&#233;s &#187; qui &#224; la fin ao&#251;t ont lanc&#233; un &#171; appel &#187; en faveur de &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cette p&#233;riode de famine budg&#233;taire end&#233;mique, nombreux se disent &#171; atterr&#233;s &#187;, &#171; indign&#233;s &#187;, &#171; r&#233;volt&#233;s &#187; devant les magots accumul&#233;s par les &#171; riches &#187;. Les montants et les frasques des grosses fortunes inondent les gazettes. Certains riches en France, malheureux de l'&#234;tre trop, ont implor&#233; l'&#201;tat de les taxer, comme ces 16 &lt;em&gt;&#171; pr&#233;sidents ou dirigeants d'entreprises, hommes ou femmes d'affaires, financiers, professionnels ou citoyens fortun&#233;s &#187;&lt;/em&gt; qui &#224; la fin ao&#251;t ont lanc&#233; un &#171; appel &#187; en faveur de &lt;em&gt;&#171; l'instauration d'une contribution exceptionnelle qui toucherait les contribuables fran&#231;ais les plus favoris&#233;s. &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir leur SOS lanc&#233; dans le Nouvel observateur du 25 ao&#251;t dernier, num&#233;ro (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appel entendu par Sarkozy-Fillon qui du tac au tac s'engagent &#224; les taxer de 3 % sur la part de leurs revenus d&#233;passant 500 000 euros annuels (par personnes au foyer). Faut voir ! Cela rapporterait &#224; l'&#201;tat quelque 200 millions d'euros. Autant mais pas plus que ce qui entre dans les caisses de l'&#201;tat au titre de l'imposition depuis 2009 des indemnit&#233;s d'accidents du travail. Handicap&#233;s de la fortune, handicap&#233;s du travail, m&#234;me traitement ! C'est la justice sociale &#224; la Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il conna&#238;t son monde et ne voulait pas d&#233;cevoir ses &#171; amis du CAC 40 &#187; qui s'&#233;taient bouscul&#233;s au &#171; Fouquet's &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#201;pingl&#233;s dans &#171; Le pr&#233;sident des riches &#187;, l'ouvrage de Michel Pin&#231;on et Monique (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; pour f&#234;ter son &#233;lection en 2007. Par ordre alphab&#233;tique : la famille Bernard Arnault (LVMH), premi&#232;re fortune professionnelle de France avec pr&#232;s de 22 milliards d'euros, la famille Vincent Bollor&#233; (Havas et logistique) dont le patrimoine professionnel est estim&#233; &#224; 3,8 milliards d'euros, la famille Martin Bouygues (BTP, m&#233;dias et autres), avec un patrimoine de 2,3 milliards d'euros, la famille Serge Dassault (avions, armement et &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;, qui ne vit que des march&#233;s d'&#201;tat) avec 7,5 milliards d'euros, la famille Jean-Claude Decaux (mobilier urbain) avec 3,4 milliards d'euros, la famille Desseigne-Barri&#232;re (h&#244;tels de luxe et casinos) dont la fortune professionnelle est estim&#233;e &#224; 500 millions d'euros. Ni d&#233;cevoir des amis absents ce jour-l&#224;, mais qui ont par la suite fait parler de leur fortune, comme Liliane Bettencourt et son patrimoine de 17 milliards d'euros, l'une des 16 qui a sign&#233; qu'une petite taxe serait bonne pour son moral apr&#232;s s'&#234;tre fait rembourser par le fisc 30 millions d'euros sur une ann&#233;e au titre du bouclier fiscal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien sont-ils ces riches, devenus toujours plus riches ces derni&#232;res ann&#233;es ? &#192; combien s'&#233;l&#232;vent leurs &#171; biens &#187; ? Opacit&#233; et chasse gard&#233;e&#8230; Mais une enqu&#234;te de l'INSEE d'avril dernier&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; In&#233;galit&#233;s de niveau de vie et pauvret&#233; de 1996 &#224; 2008 &#187;, de Philippe (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; indique que les in&#233;galit&#233;s se sont s&#233;rieusement creus&#233;es en France, par un spectaculaire enrichissement des plus riches depuis 2004, en particulier des &lt;em&gt;&#171; revenus du patrimoine, qui sont fortement concentr&#233;s chez les personnes les plus ais&#233;es &#187;&lt;/em&gt;. Ces revenus progresseraient au rythme de 11 % par an, tandis que ceux des cat&#233;gories moyennes ou pauvres &#8211; &#224; savoir essentiellement des salaires ou indemnit&#233;s sociales &#8211; stagnent, voire baissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivant de pr&#232;s les go&#251;ts et coutumes des clients privil&#233;gi&#233;s des banques ou soci&#233;t&#233;s de placements financiers, les agences Merrill Lynch et Cap Gemini publient chaque ann&#233;e un World Wealth Report, sur les &#171; tendances &#187; en mati&#232;re de placements en banques, bourses, assurances ou achats de luxe de ceux qu'elles appellent les HNWIs (&lt;em&gt;High net worth individuals&lt;/em&gt;, Grandes fortunes en fran&#231;ais). Leur nombre dans le monde &#233;tait en 2010 en hausse de 8,3 % par rapport &#224; 2009. Soit quelque 11 millions de personnes, dont la fortune aurait grimp&#233; de quelque 10 % en un an et s'&#233;l&#232;verait &#224; un total de 42 700 milliards de dollars am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que veulent dire tous ces chiffres ? Que du fric il y en a, dans les poches de ceux qui jouissent des richesses produites par d'autres, et toujours davantage, tandis que ceux qui les cr&#233;ent de leurs mains et cerveaux s'appauvrissent. Une &#233;tude de l'INSEE&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Les niveaux de vie en 2009 &#187;, de Philippe Lombardo, &#201;ric Seguin, Magda (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; d'ao&#251;t dernier le confirme : pr&#232;s de 8,2 millions de personnes en France vivent avec moins de 954 euros par mois en 2009 &#8211; seuil fix&#233; de &#171; pauvret&#233; &#187;. C'est un record. Les statistiques d&#233;grad&#233;es du ch&#244;mage de l'&#233;t&#233; indiquent que cela empire. Et l'ensemble des salari&#233;s en subit le contrecoup : plus de 20 % des quelque 21,5 millions de salari&#233;s fran&#231;ais per&#231;oivent le Smic ou moins. Pas &#233;tonnant que le nombre de dossiers de surendettement (125 000) ait cr&#251; de 8,8 % au premier semestre 2011. M&#234;me chose en Allemagne, que les gouvernants nous montrent comme &#171; le &#187; pays qui traverserait la crise sans coup f&#233;rir : c'est aussi la croissance pour les seuls riches. Croissance des &#171; petits boulots &#187; &#224; tr&#232;s faibles salaires pour les autres, que l'&#233;quivalent allemand de l'INSEE qualifie de &#171; salari&#233;s atypiques &#187; mais vont devenir typiques car leur nombre a grimp&#233; &#224; 7,84 millions en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est &#233;videmment pire sur certains continents, pour les plus pauvres, qu'elle ne l'est pour les travailleurs d'Europe ou d'Am&#233;rique du Nord. Mais partout, les bulles d'endettement des &#201;tats, comme la d&#233;gradation des salaires et de l'emploi, cristallisent le rapport de forces g&#233;n&#233;ral en d&#233;faveur de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait un leurre de croire, ou de faire croire, comme s'y attachent certains bons samaritains de la gauche, voire de la gauche de la gauche, mettant &#224; juste titre en avant les in&#233;galit&#233;s sociales croissantes de la plan&#232;te, que la crise d'aujourd'hui ne serait que celle du n&#233;olib&#233;ralisme responsable d'une &#8216;trop' injuste r&#233;partition des richesses. La polarisation toujours croissante de la richesse et de la pauvret&#233; fait pr&#233;cis&#233;ment partie de la dynamique d&#233;l&#233;t&#232;re du capitalisme. &#192; qui veut-on faire croire que c'est en tordant le cou (reste &#224; savoir comment) aux &lt;em&gt;&#171; march&#233;s &#187;&lt;/em&gt; qui tyrannisent et pillent les &#201;tats (&#244; combien consentants, sinon initiateurs), et en proc&#233;dant &#224; une r&#233;forme fiscale radicale repartageant&lt;em&gt; &#8216;plus'&lt;/em&gt; &#233;quitablement la richesse entre Capital et Travail (reste &#224; savoir comment), qu'on relancerait la machine&#8230; infernale ? D&#233;cid&#233;ment non. La faillite du capitalisme ne se r&#233;soudra pas par un simple probl&#232;me de vases communicants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_571 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH275/dette1-7a879.png?1534030098' width='300' height='275' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir leur SOS lanc&#233; dans le Nouvel observateur du 25 ao&#251;t dernier, num&#233;ro 2442.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#201;pingl&#233;s dans &lt;em&gt;&#171; Le pr&#233;sident des riches &#187;&lt;/em&gt;, l'ouvrage de Michel Pin&#231;on et Monique Pin&#231;on-Charlot qui vient de repara&#238;tre en &#171; poche &#187;. Un pamphlet contre la ploutocratie sarkozyste&#8230; mais la ploutocratie n'est-elle que de cette couleur politique ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&#171; In&#233;galit&#233;s de niveau de vie et pauvret&#233; de 1996 &#224; 2008 &#187;&lt;/em&gt;, de Philippe Lombardo, Nathalie Miss&#232;gue, &#201;ric Seguin, Magda Tomasini &#8211; INSEE.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Les niveaux de vie en 2009 &#187;, de Philippe Lombardo, &#201;ric Seguin, Magda Tomasini &#8211; INSEE.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La pr&#233;sidence du FMI est-elle un v&#233;ritable enjeu ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-presidence-du-FMI-est-elle-un-veritable-enjeu</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Finance
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		<description>Une grande partie des m&#233;dias et de la classe politique, droite et gauche confondues, apr&#232;s nous avoir vant&#233; les extraordinaires m&#233;rites de Strauss-Kahn, pr&#233;sent&#233; comme le sauveur de l'&#233;conomie mondiale, font maintenant l'&#233;loge des qualit&#233;s non moins hors du commun qui seraient celles de la ministre Christine Lagarde. De leur c&#244;t&#233;, les pays dits &#171; &#233;mergents &#187; (Chine, Inde, Br&#233;sil, Russie, Mexique) m&#232;neraient une offensive pour que cette pr&#233;sidence soit attribu&#233;e &#224; un de leur repr&#233;sentant, pour signifier que&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-76-juin-juillet-2011-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 76, juin-juillet 2011
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-FMI-+" rel="tag"&gt;FMI
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une grande partie des m&#233;dias et de la classe politique, droite et gauche confondues, apr&#232;s nous avoir vant&#233; les extraordinaires m&#233;rites de Strauss-Kahn, pr&#233;sent&#233; comme le sauveur de l'&#233;conomie mondiale, font maintenant l'&#233;loge des qualit&#233;s non moins hors du commun qui seraient celles de la ministre Christine Lagarde. De leur c&#244;t&#233;, les pays dits &#171; &#233;mergents &#187; (Chine, Inde, Br&#233;sil, Russie, Mexique) m&#232;neraient une offensive pour que cette pr&#233;sidence soit attribu&#233;e &#224; un de leur repr&#233;sentant, pour signifier que leur r&#244;le a chang&#233; sur l'&#233;chiquier mondial. Le choix du pr&#233;sident du FMI repr&#233;senterait-il donc un enjeu de la premi&#232;re importance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_552 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH471/dsk-f7b0e.png?1534064480' width='350' height='471' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un dollar = une voix&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il convient d'abord de souligner que le FMI fonctionne comme une sorte de soci&#233;t&#233; capitaliste anonyme, sous le contr&#244;le de ses actionnaires. Si 187 pays sont adh&#233;rents du FMI, son conseil d'administration ne compte que 24 membres, repr&#233;sentant les plus gros investisseurs. Les droits de vote sont proportionnels aux quotes-parts, selon le principe un dollar = une voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les &#201;tats-Unis viennent tr&#232;s largement en t&#234;te avec 16,79 % des droits de vote devant le Japon, l'Allemagne et la France, qui &#224; eux trois atteignent &#224; peine le m&#234;me pourcentage. Suivent la Grande Bretagne, la Chine et l'Italie. Le pr&#233;sident lui m&#234;me ne dispose pas du droit de vote, mais peut b&#233;n&#233;ficier d'une certaine influence. Le choix d'un pr&#233;sident chinois ou br&#233;silien changerait-il la donne ? Voici ce qu'en dit l'&#233;conomiste Georges Corm, ancien ministre de l'&#233;conomie du Liban et aujourd'hui conseiller de banques centrales internationales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Les dirigeants de tous les pays ont fait les m&#234;mes grandes &#233;coles de commerce. Ils ont fr&#233;quent&#233; les m&#234;mes universit&#233;s d'&#233;conomie, celles o&#249; se trouve toute la litt&#233;rature &#233;conomique de la Banque mondiale, du FMI, de l'OMC. Ils se sont nourris des m&#234;mes th&#232;ses lib&#233;rales, des mod&#232;les savants o&#249; le march&#233; est roi. &lt;/em&gt;(&#8230;)&lt;em&gt; Ils participent dans leurs pays &#224; une structuration &#233;conomique et sociale en accord avec les r&#232;gles de l'ouverture &#233;conomique et financi&#232;re. &lt;/em&gt;(&#8230;)&lt;em&gt; 80 % des jeunes recrut&#233;s par ces organismes sortent des m&#234;mes moules. Ils sont dans le m&#234;me univers mental. Tout le reste n'est que bavardage&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le nouveau gouvernement du monde. Georges Corm. Ed. La d&#233;couverte (octobre (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, tous les hauts fonctionnaires du FMI, quelle que soient leurs nationalit&#233;s, appartiennent au personnel &#233;conomico-politique de la bourgeoisie. Tout &#233;cart de conduite (&#233;conomique !) est donc a priori exclu. Un nouveau pr&#233;sident aurait-il la volont&#233; de mener une politique diff&#233;rente qu'il ne pourrait le faire qu'&#224; la condition de disposer d'un appui suffisant dans le conseil d'administration. Les droits de vote accord&#233;s &#224; des pays comme la Chine et le Br&#233;sil ont &#233;t&#233; un peu augment&#233;s au cours de ces derni&#232;res ann&#233;es, mais les &#201;tats-Unis disposent d'un v&#233;ritable droit de veto. Si le pouvoir effectif du pr&#233;sident du FMI est limit&#233;, un profil et un CV rassurants sont n&#233;anmoins requis. Un grand bourgeois comme Strauss-Kahn, ancien ministre de l'&#201;conomie, offrait toutes les garanties souhaitables et Christine Lagarde, ex-patronne d'un cabinet d'avocats d'affaires aux &#201;tats-Unis, appara&#238;t comme une candidate id&#233;ale, si l'on oublie la casserole Tapie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le changement dans la continuit&#233; : faire payer les peuples&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire les laudateurs &#171; de gauche &#187; de Strauss-Kahn, il aurait au moins un peu &#171; humanis&#233; &#187; le FMI, r&#233;put&#233; de longue date pour sa f&#233;rocit&#233; d'usurier &#224; l'encontre des pays emprunteurs. Il suffit pourtant de comparer, par exemple, la politique men&#233;e par les pr&#233;d&#233;cesseurs de DSK &#224; l'&#233;gard de l'Argentine, un des principaux pays emprunteurs, avec celle conduite par celui-ci &#224; l'&#233;gard de la Gr&#232;ce pour constater leur similitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette de l'Argentine ayant &#233;t&#233; multipli&#233;e par cinq entre 1976 et 1983, sous la dictature militaire, le FMI intervint en pla&#231;ant un de ses cadres &#224; la t&#234;te de la banque centrale de ce pays. Il imposa aussit&#244;t une politique de rigueur, poursuivie et m&#234;me amplifi&#233;e apr&#232;s la chute de la dictature par Alfonsin et Menem. Sous la pression du FMI, des centaines de milliers de fonctionnaires furent licenci&#233;s, la flexibilit&#233; du travail accentu&#233;e, les imp&#244;ts pour les hauts revenus furent diminu&#233;s alors que la TVA passait de 14 % &#224; 21 %. L'&#201;tat bradait les entreprises nationalis&#233;es pour encaisser 40 milliards de dollars qui furent dilapid&#233;es en remboursement des int&#233;r&#234;ts ou s'&#233;vapor&#232;rent dans les paradis fiscaux. Au point que Menem dut encore emprunter 39,7 milliards de dollars au FMI en 2000, &#224; condition d'aggraver encore la politique d'aust&#233;rit&#233; : les salaires des fonctionnaires baiss&#232;rent de 13 %. En 2001, la dette de l'Argentine atteignit ainsi le record de 150 milliards de dollars, ses seuls int&#233;r&#234;ts &#233;quivalant &#224; 90 % du montant des exportations. &#192; ce prix, l'Argentine fut consid&#233;r&#233;e comme un des meilleurs &#233;l&#232;ves du FMI. Ce qui n'emp&#234;cha ce pays de conna&#238;tre l'ann&#233;e suivante la plus grave crise &#233;conomique de son histoire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les conditions faites &#224; la Gr&#232;ce&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant les assurances exig&#233;es par le FMI pour &#171; venir en aide &#187; &#224; la Gr&#232;ce. Les recettes sont rigoureusement les m&#234;mes : aust&#233;rit&#233;, r&#233;duction du nombre de fonctionnaires et baisse de leurs salaires qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; amput&#233;s de 15 % en 2010, baisse des pensions et privatisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e de l'&#233;conomie qui ferait passer une bonne partie des entreprises d'&#201;tat grecques, services publics et banques comprises, sous le contr&#244;le de grandes banques internationales. Autrement dit, Strauss-Kahn a tout simplement pr&#233;par&#233; le d&#233;pe&#231;age de ce pays et la diminution drastique du niveau de vie des travailleurs. On peut noter &#224; ce propos que Christine Lagarde vient peut-&#234;tre de renforcer ses chances d'&#234;tre d&#233;sign&#233;e en se pronon&#231;ant cat&#233;goriquement non seulement contre toute r&#233;duction de la dette grecque, mais m&#234;me contre son r&#233;&#233;chelonnement envisag&#233; par certains dirigeants europ&#233;ens comme Angela Merkel. On aurait tort d'en d&#233;duire que Merkel serait plus &#171; humaine &#187; que Lagarde ou DSK. Elle d&#233;fend tout simplement les int&#233;r&#234;ts particuliers de l'imp&#233;rialisme allemand et ses investissements en Gr&#232;ce, qui pourraient souffrir d'un effondrement g&#233;n&#233;ralis&#233; de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les interventions du FMI, seul ou en coop&#233;ration avec la Banque centrale europ&#233;enne, ont &#233;t&#233; de m&#234;me nature depuis la nomination de DSK : en Hongrie, Lettonie, Roumanie, Ukraine, Islande, Irlande, elle s'est accompagn&#233;e de pressions pour imposer des mesures d'aust&#233;rit&#233;. Si le FMI pr&#234;te aux &#201;tats en difficult&#233;, ce n'est bien &#233;videmment pas pour &#233;pargner la mis&#232;re &#224; leur population. Il s'agit d'abord de permettre &#224; ces &#201;tats de continuer &#224; financer les importations de biens en provenance des m&#233;tropoles imp&#233;rialistes en leur donnant les moyens de rembourser leurs emprunts aux banques &#233;trang&#232;res &#8211; et les nouveaux cr&#233;dits suffisent parfois &#224; peine &#224; couvrir le paiement des int&#233;r&#234;ts dus ! Quant aux importations en question, une forte proportion est compos&#233;e de mat&#233;riels militaires et de produits de luxe destin&#233;s &#224; la bourgeoisie locale&#8230; Enfin, pour le FMI, il s'agit ensuite de tenter d'&#233;viter une faillite compl&#232;te et l'effet domino qui pourrait s'ensuivre. Mais, comme l'a montr&#233; l'exemple de l'Argentine, cette politique, loin de sauver le syst&#232;me, peut mener &#224; la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;&lt;strong&gt;Georges RIVIERE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Le gendarme financier de l'imp&#233;rialisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Fonds mon&#233;taire international a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1944 lors d'une conf&#233;rence des Nations unies &#224; Bretton Woods (&#201;tats-Unis). L'objectif officiel des 44 gouvernements repr&#233;sent&#233;s &#233;tait de mettre sur pied un organisme capable de veiller &#224; la stabilit&#233; du syst&#232;me financier international et d'&#233;viter la r&#233;p&#233;tition des guerres des monnaies des ann&#233;es 1930. Le FMI &#233;tait donc charg&#233; de surveiller et conseiller les &#233;conomies nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FMI n'a jou&#233; qu'un r&#244;le mineur pendant les 25-30 premi&#232;res ann&#233;es de son existence, mais les crises des ann&#233;es 1970-1980 ont incit&#233; les grands &#201;tats, en particulier les &#201;tats-Unis, &#224; le doter de moyens financiers plus importants, donc de moyens de pression suppl&#233;mentaires pour imposer leur politique &#233;conomique aux pays en difficult&#233;. Ce r&#244;le s'est encore accru depuis la crise de 2007 et c'est pourquoi le FMI, qui r&#233;unit d&#233;sormais 187 &#201;tats, appara&#238;t aujourd'hui sur le devant de la sc&#232;ne. Si, traditionnellement, le pr&#233;sident du FMI est europ&#233;en, alors que le pr&#233;sident de la Banque Mondiale est am&#233;ricain, son vice-pr&#233;sident et une grande partie de son encadrement sont aussi am&#233;ricains, de sorte que l&#8216;influence des &#201;tats-Unis est pr&#233;pond&#233;rante dans tous les cas de figure. Notons que le pr&#233;sident du FMI est un des hauts fonctionnaires les mieux pay&#233;s du monde : 345 000 dollars par an auxquels s'ajoutent les menus avantages comme les appartements, v&#233;hicules de fonction et d&#233;fraiements. Les frais de fonctionnement du FMI sont couverts par&#8230; les int&#233;r&#234;ts vers&#233;s par les &#201;tats emprunteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_553 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH229/fmi-2da5d.png?1534064480' width='300' height='229' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Le nouveau gouvernement du monde. &lt;/em&gt;Georges Corm. Ed. La d&#233;couverte (octobre 2010).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Europe : banquiers renflou&#233;s, travailleurs flou&#233;s, &#231;a va p&#233;ter ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Europe-banquiers-renfloues-travailleurs-floues-ca-va-peter</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Europe-banquiers-renfloues-travailleurs-floues-ca-va-peter</guid>
		<dc:date>2010-05-29T09:03:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Banques
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
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		<description>On avait eu, il y a &#224; peine un an et demi, la crise bancaire mondiale, partie de la sp&#233;culation immobili&#232;re aux USA. On a aujourd'hui sa r&#233;plique, partie cette fois de la sp&#233;culation sur la dette publique en Europe, vis-&#224;-vis de laquelle les gouvernants sont tout autant impuissants. Sauf &#224; nous en faire encore payer les frais. &lt;br /&gt;Quel que soit le degr&#233; de &#171; financiarisation &#187; de l'&#233;conomie atteint dans les ann&#233;es 1980-2000, quel que soit l'aspect de plus en plus &#171; virtuel &#187; des march&#233;s (&#171; virtuel &#187; au sens&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-69-mai-juin-2010-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 69, mai-juin 2010
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On avait eu, il y a &#224; peine un an et demi, la crise bancaire mondiale, partie de la sp&#233;culation immobili&#232;re aux USA. On a aujourd'hui sa r&#233;plique, partie cette fois de la sp&#233;culation sur la dette publique en Europe, vis-&#224;-vis de laquelle les gouvernants sont tout autant impuissants. Sauf &#224; nous en faire encore payer les frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit le degr&#233; de &#171; financiarisation &#187; de l'&#233;conomie atteint dans les ann&#233;es 1980-2000, quel que soit l'aspect de plus en plus &#171; virtuel &#187; des march&#233;s (&#171; virtuel &#187; au sens informatique du terme), banquiers et sp&#233;culateurs ne s'enrichissent pas que de vent et de bulles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re leurs actions, obligations, produits d&#233;riv&#233;s, ils sp&#233;culent sur des richesses bien r&#233;elles et mat&#233;rielles, se disputent, vendent et revendent des droits de propri&#233;t&#233; bien tangibles &#8211; sur des terrains, des immeubles, des entreprises&#8230; et m&#234;me sur des &#201;tats ou tout au moins sur leurs budgets, par le biais du service de la dette, ou &#224; terme sur les entreprises publiques et leurs richesses palpables.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;De la sp&#233;culation sur les dettes priv&#233;es&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement du cr&#233;dit &#224; la construction et l'achat de logements, et &#224; la consommation en g&#233;n&#233;ral, a &#233;t&#233; aux USA un moyen de relance &#233;conomique. En prenant d'avance sur les salaires &#224; venir, faute de pouvoir le faire sur les salaires actuels, insuffisants. En hypoth&#233;quant les maisons elles-m&#234;mes, pour garantir ces pr&#234;ts sur du concret. Il en est sorti la crise des subprimes et des centaines de milliers de familles &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a ne s'est pas arr&#234;t&#233; l&#224; : cette crise des impay&#233;s immobiliers a fait boule de neige, emportant dans la tourmente des pans de l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Irrationnel et fou ce syst&#232;me ? Oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les voltigeurs de la finance, qui font s'envoler les cours des bourses, &#233;voluent avec le filet de protection des &#201;tats. D&#232;s le 18 septembre 2008, le secr&#233;taire am&#233;ricain du Tr&#233;sor, Henri Paulson, annon&#231;ait son plan de sauvetage des banques. &#171; Too big to fail &#187;&#8230; &#171; Trop grosses pour &#233;chouer &#187;&#8230; ou trop grosses pour qu'on les laisse tomber ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux 700 milliards de dollars du plan Paulson aux USA (auxquels Obama offrit une rallonge en f&#233;vrier 2009), se sont ajout&#233;s les plans des autres grandes puissances pour sauver leurs banques embarqu&#233;es dans la m&#234;me tourmente. 480 milliards d'euros pour l'Allemagne, 360 milliards pour la France&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise n'a pas &#233;t&#233; enray&#233;e pour autant. Les banques remises &#224; flots n'ont pas inond&#233; de cr&#233;dits &#224; bon march&#233; les entreprises industrielles qui avaient argu&#233; de leurs difficult&#233;s de tr&#233;sorerie ainsi que de la baisse pr&#233;visible de la consommation pour annoncer d&#232;s l'automne 2008 une nouvelle vague de plans de licenciements (notamment dans le secteur automobile). Apr&#232;s les milliards d'aides aux banques, les &#201;tats ont donc ajout&#233; des milliards d'aides &#224; l'industrie. Un &lt;em&gt;&#171; plan de relance industrielle &#187;&lt;/em&gt; de 26 milliards en ce qui concerne la France, qui n'a pas plus relanc&#233; la production industrielle et l'emploi, car il s'agissait d'aides &#224; la modernisation et aux restructurations pour rendre plus comp&#233;titifs : en clair pour r&#233;duire les effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; &#224; la sp&#233;culation sur la dette publique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me grande secousse de la crise est celle que nous connaissons aujourd'hui. Les fautifs montr&#233;s du doigt n'en sont plus les familles modestes am&#233;ricaines qui auraient voulu vivre au-dessus de leurs moyens et les banquiers peu regardants qui leur ont pr&#234;t&#233; inconsid&#233;r&#233;ment : ce sont les &#201;tats trop endett&#233;s, et accessoirement les agences de notation qui auraient jet&#233; la panique en baissant leurs notes de solvabilit&#233;. Et en premier lieu, cette Gr&#232;ce qui aurait maquill&#233; son bilan pour tromper ses pr&#234;teurs. Sur les conseils de la m&#234;me banque am&#233;ricaine Goldman Sachs, soit dit en passant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les banques, compagnies d'assurances et fonds de pensions, les dettes des &#201;tats sont des placements s&#251;rs. Y compris la dette des pays pauvres, car ils comptent faire payer les populations, ou se servir sur la b&#234;te, ses terres, ses entreprises publiques, ses mines ou son p&#233;trole dont on exigera la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les pays riches, leur dette est d'ordinaire peu r&#233;mun&#233;ratrice. Les organismes financiers en ach&#232;tent pour consolider leurs bilans, garantir le paiement de leurs assur&#233;s ou retrait&#233;s, tout en cherchant par ailleurs des rendements plus &#233;lev&#233;s par des pr&#234;ts plus risqu&#233;s. Mais dans cette p&#233;riode o&#249; les capitaux surabondants ont quelque mal ou risque &#224; se placer dans la production, les emprunts d'&#201;tats peuvent devenir des placements plus largement recherch&#233;s, &#224; condition d'en faire monter les taux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; financier l'a fait avec ses outils de plus en plus sophistiqu&#233;s et opaques, et selon sa loi de la jungle. L'endettement croissant des &#201;tats, amplifi&#233; par les plans de sauvetages des banques et par les &#171; plans de relance &#187; aux patronats, ayant contribu&#233; &#224; les mettre &#224; la merci de leurs pr&#234;teurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des primes de risque, sans risques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas vraiment la crainte de voir la Gr&#232;ce mise en cessation de paiement qui explique ni la r&#233;cente explosion des taux d'int&#233;r&#234;ts exig&#233;s, ni la flamb&#233;e qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e des CDS&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Contrats d'assurance que l'on peut souscrire pour se faire rembourser en cas (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; sur cette dette. L&#224; encore les sp&#233;culateurs ont jou&#233; avec un filet de protection : les grandes puissances de la zone euro, en premier lieu l'Allemagne et la France, sont li&#233;es au sort de la Gr&#232;ce par les r&#233;percussions qu'aurait une d&#233;fection de celle-ci sur leur propres banques, pr&#234;tant ou op&#233;rant en Gr&#232;ce, ou sur la monnaie commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le march&#233; capitaliste, notamment financier, &#233;volue de fa&#231;on incontr&#244;lable voire cataclysmique, il n'en a pas moins ses acteurs majeurs, ceux qui ont les moyens d'en tirer les ficelles et les profits. La banque am&#233;ricaine Goldman Sachs, dont on a surtout parl&#233; parce qu'elle a aid&#233; la Gr&#232;ce &#224; maquiller son bilan (tous les pays le font), est de ceux-l&#224;. Son r&#244;le de conseill&#232;re du gouvernement grec lui donnait les moyens d'&#234;tre la banque la mieux inform&#233;e de l'&#233;tat des finances du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est elle qui a de nouveau &#233;t&#233; appel&#233;e &#224; la rescousse, en janvier, par le gouvernement grec pour d&#233;marcher, aux c&#244;t&#233;s d'autres banques, les clients du nouvel emprunt. Un emprunt qui remportait un fier succ&#232;s. Et pour cause, il &#233;tait r&#233;mun&#233;r&#233; &#224; 6 %, alors qu'un emprunt comparable lanc&#233; en Allemagne ne l'aurait &#233;t&#233; qu'&#224; 3,3 %. Mais, simultan&#233;ment, la m&#234;me Goldman Sachs conseillait &#224; ses acheteurs de prendre aussi une assurance contre la d&#233;valuation des titres de cette dette, ces fameux CDS, fa&#231;on de sp&#233;culer sur la d&#233;valuation de la dette qu'elle venait d'aider &#224; vendre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 janvier, une fausse nouvelle parue dans le &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt; et souffl&#233;e par Goldman Sachs, sur un pr&#234;t que la Chine aurait refus&#233; &#224; la Gr&#232;ce, d&#233;clenchait la panique. Le 28 janvier, le taux de r&#233;mun&#233;ration des obligations grecques grimpait &#224; 7,1 %, et le cours des CDS flambait&#8230; pour le bonheur de leurs acheteurs mais aussi de la banque am&#233;ricaine, l'une des principales &#233;mettrices de ce genre de &#171; produits financiers &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La sp&#233;culation sur ces contrats d'assurances, qui en fait flamber le prix, (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le March&#233; capitaliste est souvent inconscient. Mais jamais innocent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Tout pour les banques !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 2 f&#233;vrier, le gouvernement grec annon&#231;ait le durcissement de son plan d'aust&#233;rit&#233;. Approuv&#233; le lendemain par la commission europ&#233;enne, qui d&#233;cidait n&#233;anmoins de mettre la Gr&#232;ce sous tutelle, pour v&#233;rifier qu'elle l'applique sans mollir face &#224; la col&#232;re populaire. Elle entamait une proc&#233;dure contre la Gr&#232;ce qui aurait falsifi&#233; ses comptes, question de d&#233;signer un coupable. Et le 15 f&#233;vrier, les ministres des finances de la zone euro demandaient au gouvernement grec de s'engager &#224; prendre, si n&#233;cessaire, des mesures de r&#233;duction budg&#233;taires suppl&#233;mentaires. Rendez-vous donn&#233; au 16 mars pour v&#233;rifier si le mauvais &#233;l&#232;ve avait eu assez de poigne pour rassurer les banquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les p&#232;res fouettards &#233;taient dans le m&#234;me bain. En Gr&#232;ce m&#234;me, c'&#233;taient leurs propres banquiers (que les &#201;tats ont pour mission d'aider) qui &#233;taient fortement impliqu&#233;s : les banques fran&#231;aises avec quelque 50 milliards d'euros en dette d'&#201;tat et cr&#233;ances priv&#233;es (essentiellement aux entreprises), devant les banques allemandes, 30 milliards, et britanniques, 10 milliards. Sans oublier que le Cr&#233;dit agricole et la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale d&#233;tiennent deux des banques du pays. Les gouvernements d'Espagne, du Portugal, d'Italie ou de France (sans parler de l'Angleterre, elle aussi vis&#233;e mais ne faisant pas partie de la zone euro) craignaient de voir les sp&#233;culateurs, grandes banques et fonds d'investissements, &#233;tendre leurs griffes sur leurs propres dettes et sp&#233;culer sur la baisse de la monnaie commune europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs craintes sont vite devenues r&#233;alit&#233; : fin avril, l'agence de notation Standard and Poor baissait la note de la dette portugaise. Et quid de la dette espagnole ? L'euro commen&#231;ait &#224; d&#233;visser par rapport au dollar.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Tonneau des Dana&#239;des&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deux plans de sauvetage ont suivi, &#224; une semaine d'intervalle : le plan de 110 milliards d'euros de pr&#234;ts sur trois ans (80 de la part des pays de la zone euro et 30 de bonus offerts par le FMI) de &#171; sauvetage de la Gr&#232;ce &#187; du 2 mai ; celui de 750 milliards d'euros, aussi gros que le plan Paulson aux USA &#224; l'automne 2008 (500 de la part de l'Europe, 250 du FMI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier plan, au regard des 90 milliards de cr&#233;ances des grandes banques priv&#233;es fran&#231;aises, allemandes et britanniques en Gr&#232;ce, offrait tout juste de quoi garantir &#224; ces banques leur remboursement. Ce qui n'emp&#234;chait pas Christine Lagarde de se gargariser le lendemain &#224; la tribune du parlement : c'est &lt;em&gt;&#171; un imp&#233;ratif moral de solidarit&#233; et un imp&#233;ratif &#233;conomique&lt;/em&gt; [qui]&lt;em&gt; d&#233;passent le clivage gauche droite &#187;.&lt;/em&gt; Effectivement ! Alors que le plan ne faisait aucun cadeau &#224; la Gr&#232;ce puisque l'argent pr&#234;t&#233; l'&#233;tait &#224; des taux &#233;lev&#233;s (5 ou 6 % selon la dur&#233;e du pr&#234;t), assortis de l'exigence de nouvelles mesures encore plus draconiennes contre la population (dont la suppression des 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 14&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois des fonctionnaires et des retraites, soit une baisse de 15 % sur des salaires et des pensions bien moins &#233;lev&#233;s qu'en France, la hausse de la TVA, le recul de l'&#226;ge de la retraite), il &#233;tait solidairement approuv&#233; par un vote des d&#233;put&#233;s fran&#231;ais de droite et de gauche&#8230; &#224; l'exception des d&#233;put&#233;s communistes et du Parti de gauche. Quant au directeur g&#233;n&#233;ral du FMI, le socialiste Strauss-Kahn, il s'empressa de saluer &lt;em&gt;&#171; cet incroyable effort de solidarit&#233; &#187;&lt;/em&gt; et surtout de se proclamer &lt;em&gt;&#171; admiratif de l'extr&#234;me rigueur choisie par le gouvernement de Papandr&#233;ou qui a pr&#233;f&#233;r&#233; de durs sacrifices imm&#233;diats pour sortir au plus vite son pays de la crise &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second plan, sept fois plus massif, ne semble pas, une semaine apr&#232;s sa promulgation, avoir suffi &#224; convaincre les banquiers et autres sp&#233;culateurs, puisque les bourses europ&#233;ennes ont r&#233;amorc&#233; leur d&#233;crue et que la fi&#232;vre sp&#233;culative semble se porter sur l'euro qui est descendu &#224; moins de 1,24 dollar par euro le 14 mai, contre 1,36 &#224; la mi-avril, 1,45 &#224; la mi-janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, en seulement trois jours, du 10 au 12 mai, la Banque centrale europ&#233;enne avait d&#233;j&#224; soulag&#233; les banques en achetant 30 milliards d'euros de dettes d'&#201;tat grec et portugais, selon l'&#233;conomiste du groupe Natixis, Patrick Artus. Il commente ainsi dans &lt;em&gt;le Monde &lt;/em&gt; : &lt;em&gt;&#171; Le sentiment des march&#233;s est pour une fois raisonnable. Les investisseurs ont commenc&#233; par analyser le court terme. Ils ont salu&#233; l'efficacit&#233; du plan &lt;/em&gt;[&#8230;] &lt;em&gt;Puis, les march&#233;s ont r&#233;fl&#233;chi. Ils ont compris qu'on avait cr&#233;&#233; un m&#233;canisme susceptible de d&#233;grader la situation financi&#232;re de l'euro &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'&#233;conomiste d'en tirer la conclusion que, si le plan d'aust&#233;rit&#233; espagnol ne suffit pas &#224; &#233;viter &#224; ce pays une crise de financement, ni la France ni l'Allemagne n'auraient les moyens d'y pallier sans s'endetter au point d'&#234;tre elles aussi &#224; la merci des sp&#233;culateurs. Quant aux r&#233;ductions pr&#233;vues des dettes publiques par les mesures d'aust&#233;rit&#233; annonc&#233;es, elles seraient largement surestim&#233;es, le ralentissement de la croissance (voire la r&#233;cession) entra&#238;n&#233; par ces mesures r&#233;duisant les rentr&#233;es. Resterait selon lui, comme derni&#232;re solution, la d&#233;valuation franche de l'euro favorisant les exportateurs, mais provoquant une vague de hausses de prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les Dana&#239;des dans l'enfer de la mythologie grecque, les travailleurs d'Europe n'auraient-ils d'autre perspective que de trimer de plus en plus dur pour remplir le tonneau sans fond de la sp&#233;culation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; moins qu'ils ne s'endiablent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Comme disait Marx&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La crise serait une fatalit&#233;. Il n'y aurait plus qu'&#224; accepter des sacrifices pour en sortir. Fatalit&#233;, si c'est pour dire que la sp&#233;culation est dans l'ordre m&#234;me du capitalisme&#8230; certes. Karl Marx l'analysait d&#233;j&#224; en 1850 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Les ann&#233;es 1843-1845 furent celles de la prosp&#233;rit&#233; industrielle et commerciale, cons&#233;quences n&#233;cessaires de la d&#233;pression presque permanente de l'industrie dans la p&#233;riode de 1837 &#224; 1842. Comme toujours, la prosp&#233;rit&#233; lan&#231;a bient&#244;t la sp&#233;culation. Celle-ci surgit r&#233;guli&#232;rement dans les p&#233;riodes o&#249; la surproduction bat d&#233;j&#224; son plein. Elle fournit &#224; la surproduction des d&#233;bouch&#233;s momentan&#233;s. Elle h&#226;te en m&#234;me temps l'irruption de la crise et en augmente la violence. La crise elle-m&#234;me &#233;clate d'abord l&#224; o&#249; s&#233;vit la sp&#233;culation et ce n'est que plus tard qu'elle gagne la production. L'observateur superficiel ne voit pas la cause de la crise dans la surproduction. La d&#233;sorganisation cons&#233;cutive de la production n'appara&#238;t pas comme le r&#233;sultat n&#233;cessaire de sa propre exub&#233;rance ant&#233;rieure mais comme une simple r&#233;action de la sp&#233;culation qui se d&#233;gonfle &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_465 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH500/conv_speculateurs-e3cce.png?1534307071' width='500' height='500' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Contrats d'assurance que l'on peut souscrire pour se faire rembourser en cas de d&#233;faut de paiement ou m&#234;me en cas de trop forte baisse des titres de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La sp&#233;culation sur ces contrats d'assurances, qui en fait flamber le prix, est moins co&#251;teuse que la sp&#233;culation sur la dette elle-m&#234;me car on peut prendre une assurance &#171; &#224; nu &#187;, sur un titre de dette qu'on se garde bien d'acheter. Elle a le m&#234;me effet, de faire monter le taux de r&#233;mun&#233;ration de emprunts d'&#201;tats, la hausse des primes d'assurance en attestant le caract&#232;re risqu&#233;. Il sera toujours temps d'investir plus gros dans la dette elle-m&#234;me, le jour o&#249; ses taux d'int&#233;r&#234;ts auront suffisamment grimp&#233;. Les taux auxquels la Gr&#232;ce allait devoir emprunter passeraient ainsi &#224; 10 % fin avril, &#224; 11,8 % le 7 mai.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Ce que signifierait le contr&#244;le ouvrier : D'o&#249; vient et o&#249; va tant d'argent ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Ce-que-signifierait-le-controle-ouvrier-D-ou-vient-et-ou-va-tant-d-argent</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Finance
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		<description>Ce sont les questions qui taraudent. D'o&#249; les simagr&#233;es des gouvernants, banques centrales, FMI pour montrer que ces milliers de milliards ne seraient pas &#224; perte, qu'on en surveillerait de pr&#232;s le bon usage. Tiens donc ! M&#234;me des centaines de patrons de PME crient tr&#232;s fort qu'au moment o&#249; l'&#201;tat inonde les grandes banques, celles-ci leur coupent les vivres, tout &#224; trac, et se mettent aux abonn&#233;s absents. Peu importe le m&#233;diateur ou l'organisme financier public Os&#233;o, auxquels la ministre Christine&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Leur-crise-et-nos-moyens-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Leur crise... et nos moyens de sauvegarde
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce sont les questions qui taraudent. D'o&#249; les simagr&#233;es des gouvernants, banques centrales, FMI pour montrer que ces milliers de milliards ne seraient pas &#224; perte, qu'on en surveillerait de pr&#232;s le bon usage. Tiens donc ! M&#234;me des centaines de patrons de PME crient tr&#232;s fort qu'au moment o&#249; l'&#201;tat inonde les grandes banques, celles-ci leur coupent les vivres, tout &#224; trac, et se mettent aux abonn&#233;s absents. Peu importe le m&#233;diateur ou l'organisme financier public Os&#233;o, auxquels la ministre Christine Lagarde les renvoie. Les grandes banques ont empoch&#233;, ou empocheront, mais ce sera pour leurs actionnaires. Le &lt;em&gt; Washington Post &lt;/em&gt; du 30 octobre informe que plus de la moiti&#233; du &#171; plan de sauvetage &#187; am&#233;ricain aurait pour destination l'augmentation des dividendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy joue donc au Robespierre (mod&#232;le r&#233;duit) en convoquant s&#233;ance tenante ses pr&#233;fets et TPG (tr&#233;soriers-payeurs-g&#233;n&#233;raux). Mission : &lt;em&gt; &#171; observer de pr&#232;s &#187; &lt;/em&gt; les actions entreprises par les banques pour utiliser les sous qui leur ont &#233;t&#233; donn&#233;s. &lt;em&gt; &#171; Je ne me contenterai pas d'engagements verbaux &#187; &lt;/em&gt;, &lt;em&gt; &#171; je surveillerai personnellement &#187; &lt;/em&gt;, &lt;em&gt; &#171; je ch&#226;tierai ceux qui ne joueront pas le jeu &#187; &lt;/em&gt;&#8230; Sarkozy lance la &lt;em&gt; &#171; mobilisation pour le financement de l'&#233;conomie &#187; &lt;/em&gt;. Mais les quelques milliers &#8211; au mieux &#8211; de fonctionnaires de l'AMF (Autorit&#233; des march&#233;s financiers) et de la DGCCRF (Direction g&#233;n&#233;rale de la consommation, concurrence et de la r&#233;pression des fraudes), ont bien peu de moyens ne serait-ce que pour contr&#244;ler les quelque 300 000 entreprises de plus de 10 salari&#233;s &#8212; &#224; supposer que l'&#201;tat veuille vraiment les contr&#244;ler ! Et puis ? Au mieux, la justice peut &#234;tre saisie&#8230; de panique surtout. Car on a connu bien peu de juges de la trempe et de l'obstination de Eva Joly et sa consoeur Laurence Vichnievsky &#224; poursuivre les sales coups de Elf, pour s'y casser le nez au bout du compte. Pot de terre contre pot de fer. Le contr&#244;le de l'&#201;tat, par des fonctionnaires en sous-effectif et regard&#233;s de haut par la fine fleur de la fortune, a pour limite infranchissable la sacro-sainte propri&#233;t&#233; priv&#233;e, d&#233;fendue par un arsenal juridique prot&#233;geant le secret bancaire, commercial, et le saint-frusquin. Au-del&#224; de cette limite, les tickets ne sont plus valables ! Pas les moyens de contr&#244;le, pas le courage politique non plus car l'&#201;tat et tous ses rouages officiels et occultes, sont au service pr&#233;cis&#233;ment de la fortune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_348 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH422/sarkbanq-fc138.png?1530599240' width='400' height='422' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe, c'est que les travailleurs qui s'interrogent sur la provenance et la destination des milliards promis aux banques, sont pr&#233;cis&#233;ment ceux qui, de A &#224; Z, dans les institutions de l'&#201;tat, les banques, les assurances, les organismes financiers et les entreprises de l'industrie, du commerce ou du transport, en assurent le transit ! Ce sont eux (et pas les actionnaires ou les PDG !) qui cliquent huit heures par jour ou plus sur des &#233;crans d'ordinateurs ! Voient passer et pourraient donc contr&#244;ler ! Les salari&#233;s n'ont &#233;videmment pas acc&#232;s &#224; l'ensemble, chacun n'en conna&#238;t qu'un bout&#8230; qu'il suffirait de mettre bout &#224; bout. Pas moyen de d&#233;m&#234;ler un budget, sans un bilan exhaustif des recettes et des d&#233;penses. C'est tout le probl&#232;me, non pas technique mais politique, de centralisation et gestion nationale &#8211; voire internationale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de surveillance et de mobilisation, rien &#224; voir avec l'op&#233;rette de Sarkozy. Il s'agirait au contraire d'une vraie mobilisation g&#233;n&#233;rale et puissante qui changerait le rapport de forces et permettrait la r&#233;colte et la centralisation des donn&#233;es dans un premier temps, la r&#233;orientation des investissements dans un deuxi&#232;me, en application des grands points du programme de d&#233;fense des travailleurs. Ce ne serait pas forc&#233;ment, d'embl&#233;e, l'expropriation de tous les poss&#233;dants. Mais d&#233;j&#224; la fin de leur secret bancaire. Ce ne serait peut-&#234;tre pas encore pleinement le pouvoir aux travailleurs mais, au travers de la mobilisation et l'organisation de l'ensemble des salari&#233;s, l'&#233;tape d&#233;cisive vers ce pouvoir. Le contr&#244;le de l'&#233;conomie passerait dans les mains populaires, et c'est toute la diff&#233;rence d'avec la situation actuelle, o&#249; une classe exploiteuse archi-minoritaire m&#232;ne le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;De Big Brother aux Marx Children ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les grands pays industriels, &#224; la pointe des progr&#232;s technologiques, le premier travailleur venu est sous l'&#339;il vigilant de l'&#201;tat, des banques, des patrons et des fournisseurs de biens et services qui ont dans leurs m&#233;moires informatiques vos d&#233;bits bancaires, comme la liste de vos coups de fil. Il n'est pas sorcier de centraliser ces donn&#233;es (ce que la flicaille sait faire si besoin, &#224; l'insu des int&#233;ress&#233;s). Le contr&#244;le par en haut, totalitaire, ils connaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a mieux &#224; faire que d'aller pleurer contre Edvige ou autre Big Brother.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le par en bas, d&#233;mocratique, ce serait tout aussi possible : les travailleurs eux aussi, par leur place &#224; tous les postes de la soci&#233;t&#233;, dans les ateliers, les chantiers, les bureaux, les transports, et devant les ordinateurs des banques, ont des moyens de contr&#244;le sym&#233;triques, et au centuple, sur l'infime minorit&#233; des profiteurs, et tout autant de moyens de protection de la grande majorit&#233; ! Pour peu qu'ils s'organisent, ils peuvent contr&#244;ler les frasques et le mis&#233;rable &#233;go&#239;sme de classe des &#171; grands &#187; de l'industrie et de la finance qui (jusque-l&#224;) gouvernent le monde. &#192; commencer par leurs comptes en banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.V.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les raisins de la col&#232;re
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Finance
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		<description>Lorsque L&#233;nine proposait, dans La catastrophe imminente et les moyens de la conjurer , la fusion de toutes les banques en une banque unique d'&#201;tat, il s'agissait, entre autres, de permettre aux travailleurs de contr&#244;ler le comportement des capitalistes. Sauf qu'on &#233;tait en septembre 1917, que les travailleurs &#233;taient arm&#233;s, puissamment organis&#233;s &#224; travers les Conseils ouvriers (soviets), ces m&#234;mes conseils qui allaient prendre et exercer le pouvoir quelques jours plus tard. Les travailleurs&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque L&#233;nine proposait, dans &lt;em&gt; La catastrophe imminente et les moyens de la conjurer &lt;/em&gt;, la fusion de toutes les banques en une banque unique d'&#201;tat, il s'agissait, entre autres, de permettre aux travailleurs de contr&#244;ler le comportement des capitalistes. Sauf qu'on &#233;tait en septembre 1917, que les travailleurs &#233;taient arm&#233;s, puissamment organis&#233;s &#224; travers les Conseils ouvriers (soviets), ces m&#234;mes conseils qui allaient prendre et exercer le pouvoir quelques jours plus tard. Les travailleurs disposaient donc &lt;em&gt; d&#233;j&#224; &lt;/em&gt;d'organes de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes &#233;videmment loin de telles conditions. Non seulement les organes du contr&#244;le ouvrier n'existent pas mais la mobilisation permettant de les envisager n'est pas l&#224; non plus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, si la mobilisation ouvri&#232;re accuse un retard par rapport &#224; la situation dont profitent gouvernements et patronat, la situation l'impose plus que jamais et les patrons la craignent (voir les propos des DRH des principales entreprises fran&#231;aises). Il y aura, il y a d&#233;j&#224;, des travailleurs en lutte contre les cons&#233;quences que la crise de l'&#233;conomie capitaliste fait peser sur eux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Convergence des luttes pour : le paiement int&#233;gral du salaire, le partage du travail entre tous...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des centaines de milliers de travailleurs ont &#233;t&#233; licenci&#233;s en France depuis cet &#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la preuve a &#233;t&#233; faite ces derni&#232;res semaines que, de l'argent, l'&#201;tat sait en trouver quand il y a urgence pour les patrons. Les constructeurs d'automobiles europ&#233;ens r&#233;clament des aides de 40 milliards d'euros pour faire face &#224; l'effondrement du march&#233; de l'Automobile. Une somme qui permettrait de payer un salaire de 1 500 euros par mois, charges comprises, pendant un an &#224; plus d'un million de travailleurs. En mai dernier, donc peu avant le licenciement de tous les int&#233;rimaires et avant d'annoncer les mesures de ch&#244;mage partiel, Renault avait distribu&#233; plus de 900 millions d'euros de dividendes &#224; ses actionnaires, de quoi payer les salaires de 100 000 travailleurs pendant trois mois : il y avait donc largement de quoi ne pas amputer la paye des travailleurs par la mise en ch&#244;mage partiel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paiement int&#233;gral du salaire, le partage du travail entre tous, financ&#233;s sur les profits pass&#233;s et pr&#233;sents, sont des r&#233;ponses concr&#232;tes &#224; la situation de milliers de travailleurs, des r&#233;ponses qui les uniraient et les dresseraient contre leur propre patron. &#201;videmment, pour le contraindre &#224; mettre la main &#224; la poche, il faudra des luttes d&#233;termin&#233;es. Et il faudra que les travailleurs s'organisent non seulement pour contr&#244;ler leurs luttes, mais aussi les comptes de leur patron, pour mettre la main sur les niches qui pourraient garantir le paiement des salaires. Mais, surtout, il faudra que les luttes soient contagieuses : d'une part, c'est cette contagion qui peut cr&#233;er la peur chez les patrons, mais aucun contr&#244;le n'est possible sans l'organisation de travailleurs de larges secteurs : contr&#244;ler les comptes d'une entreprise suppose, entre autres, que les travailleurs aient des liens &#233;troits avec ceux des banques, que ceux-ci soient eux-m&#234;mes organis&#233;s pour pouvoir le faire. Et ces derniers y auraient d'autant plus int&#233;r&#234;t qu'eux-m&#234;mes sont menac&#233;s dans leur emploi par la crise du syst&#232;me bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; l'interdiction des licenciements, y compris des int&#233;rimaires, l'augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires, et tout le reste !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les luttes ne doivent pas rester isol&#233;es mais doivent s'&#233;tendre, de proche en proche, &#224; tous les secteurs. Car c'est tous les travailleurs qui sont menac&#233;s de perdre leur emploi dans la crise : tous ne le perdront pas, mais &lt;em&gt; la menace &lt;/em&gt;p&#232;se sur tous. Il faut donc aussi des objectifs g&#233;n&#233;raux, politiques, comme l'interdiction des licenciements, l'augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires, qui permettent aux luttes de converger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise entra&#238;nera in&#233;vitablement des luttes. Le patronat compte sur les directions syndicales pour emp&#234;cher qu'elles ne convergent en un mouvement d'ensemble. Personne d'autre que les r&#233;volutionnaires n'est pr&#234;t &#224; intervenir dans les luttes pour proposer des objectifs qui tout &#224; la fois permettent cette convergence et n&#233;cessitent que les travailleurs se dotent de structures leur permettant de contr&#244;ler les faits et gestes et mouvements de fonds de leurs adversaires capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien int&#233;gral des salaires, le partage du travail entre tous, l'interdiction des licenciements, y compris des travailleurs int&#233;rimaires, sont les objectifs que la crise met &#224; l'ordre du jour, d&#232;s aujourd'hui. Mais, quelles que soient les mesures que l'actualit&#233; contraindra les travailleurs &#224; mettre en avant, si ces derniers ne se dotent pas des organes leur permettant d'en contr&#244;ler la r&#233;alisation, les capitalistes, eux, non seulement trouveraient le moyen de se d&#233;rober mais reprendraient l'offensive d'autant plus facilement qu'ils sont &lt;em&gt; d&#233;j&#224; &lt;/em&gt; organis&#233;s pour le faire, eux dont les organes &#171; syndicaux &#187; les d&#233;fendent autrement mieux que les syndicats &#171; ouvriers &#187; ne d&#233;fendent les travailleurs. Eux qui disposent de toute l'organisation &#233;tatique, r&#233;pressive et administrative &#224; leur service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, nous n'en sommes pas l&#224;. Mais la col&#232;re est grande parmi les travailleurs et tout peut aller tr&#232;s vite. Et il importe d&#232;s maintenant de fixer les objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Jacques FRANQUIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;&#171; Welcome L&#233;nine ! &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans une p&#233;riode dramatique pr&#233;c&#233;dant imm&#233;diatement la prise du pouvoir par les travailleurs en octobre 1917 en Russie, un genre de d&#233;b&#226;cle &#233;conomique aussi grave que celle qui a suivi la crise de 1929, ou celle qu'on nous promet pour demain, L&#233;nine avait oppos&#233; &#224; la politique des partis bourgeois qu'il qualifiait de &#171; d&#233;mocratie bureaucratique &#187;, une politique de &#171; d&#233;mocratie r&#233;volutionnaire &#187;. C'&#233;tait la guerre, la mis&#232;re, la famine&#8230; Les politiciens officiels multipliaient les promesses vaines. Mais depuis la r&#233;volution de f&#233;vrier, travailleurs, paysans et soldats &#233;taient entr&#233;s dans un processus de mobilisation, avec des hauts et des bas. Ils avaient constitu&#233; leurs &#171; soviets &#187; (conseils, comit&#233;s, structures agissantes &#224; la base, f&#233;d&#233;r&#233;es dans une direction politique nationale qui contestait un gouvernement de fait impotent) qui leur donn&#232;rent la possibilit&#233;, en octobre 1917, d'assumer tout le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, alors que la classe ouvri&#232;re n'avait pas encore pris le pouvoir, face &#224; la d&#233;b&#226;cle &#233;conomique, &#224; la &#171; catastrophe imminente &#187;, L&#233;nine insistait sur le fait qu'il n'&#233;tait m&#234;me pas forc&#233;ment besoin d'exproprier les capitalistes, mais d&#233;j&#224; de centraliser les moyens financiers dans une banque nationale unique pour d&#233;cider des affectations et investissements prioritaires. Il s'agissait de contr&#244;ler et d&#233;cider de la destination des capitaux, dans l'int&#233;r&#234;t des classes populaires. Mais par la seule mani&#232;re efficace, la mani&#232;re r&#233;volutionnaire, et le truchement d'organes de pouvoir des masses mobilis&#233;es, ces conseils ouvriers, les soviets, qui existaient d&#233;j&#224;. Comme &#224; sa fa&#231;on le fit, jusqu'&#224; un certain point, la r&#233;volution fran&#231;aise bourgeoise &#224; son apog&#233;e, en 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.V.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La crise va dramatiser le climat social, des patrons le disent !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une &#171; note de conjoncture sociale &#187; baptis&#233;e &#171; La d&#233;chirure &#187;, de l'association de l'association &lt;em&gt; Entreprises et Personnel &lt;/em&gt; qui r&#233;unit plus de 150 DRH, indiquait le mardi 7 octobre que &lt;em&gt; &#171; toutes les composantes d'une crise sociale risquent d'&#234;tre pr&#233;sentes &#187; &lt;/em&gt;, du fait de la &lt;em&gt; &#171; faible adh&#233;sion au pouvoir &#187; &lt;/em&gt;, l'&lt;em&gt; &#171; absence d'alternative politique cr&#233;dible &#187; &lt;/em&gt;, la &lt;em&gt; &#171; multiplication probable des situations personnelles difficiles et des frustrations &#187; &lt;/em&gt;, la &lt;em&gt; &#171; mont&#233;e de la conflictualit&#233; dans nombre d'entreprises contraintes &#224; la rigueur, voire aux r&#233;ductions d'effectifs &#187; &lt;/em&gt; et la &lt;em&gt; &#171; contestation rampante &#187; &lt;/em&gt; dans le secteur public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document exprime &#233;galement sa &lt;em&gt; &#171; certitude &#187; &lt;/em&gt; que &lt;em&gt; &#171; des craintes vont se manifester quant &#224; la place du service public, de la part des fonctionnaires ou des citoyens &#187; &lt;/em&gt;, et que &lt;em&gt; &#171; la conflictualit&#233; va monter d'un cran dans les entreprises du fait de la rigueur salariale et des suppressions d'emploi &#187; &lt;/em&gt;. Estimant que les &lt;em&gt; &#171; sc&#233;narios &#233;conomiques les plus pessimistes &#187; &lt;/em&gt; ne sont &lt;em&gt; &#171; plus invraisemblables &#187; &lt;/em&gt;, la note explique qu'ils auraient &lt;em&gt; &#171; rapidement des cons&#233;quences tr&#232;s n&#233;gatives : appauvrissement de nombreux Fran&#231;ais, mont&#233;e sensible du ch&#244;mage et difficult&#233; des m&#233;nages modestes d'un c&#244;t&#233;, et impasse budg&#233;taire privant le gouvernement des moyens financiers lui permettant d'agir de l'autre &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Un durcissement des politiques d'indemnisation du ch&#244;mage, de l'assurance maladie ou des retraites compl&#233;mentaires ou la multiplication des plan sociaux pourraient servir de d&#233;tonateur &#187; &lt;/em&gt;, juge la note, qui estime cependant qu'une &lt;em&gt; &#171; unit&#233; d'action &#224; m&#234;me de canaliser un m&#233;contentement g&#233;n&#233;ral est peu probable &#187; &lt;/em&gt;. Sur ce dernier point, &#224; nous de les d&#233;tromper.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Des subprimes &#224; la faim dans le monde : tout est bon dans la sp&#233;culation
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Des-subprimes-a-la-faim-dans-le-monde-tout-est-bon-dans-la-speculation</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Finance
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
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		<description>La crise des subprimes continue &#224; faire des ravages. &#201;trangl&#233;s par les int&#233;r&#234;ts exorbitants de leurs pr&#234;ts immobiliers, 1,3 million de foyers se sont retrouv&#233;s en d&#233;faut de paiement aux &#201;tats-Unis. 400 000 personnes ont d&#251; revendre leur maison et on compte par dizaines de milliers ceux qui se sont retrouv&#233;s &#224; la rue sans aucune couverture sociale. Le pr&#233;sident du FMI Dominique Strauss-Kahn a eu beau assurer que la situation &#171; est sous contr&#244;le &#187;, ce n'est pas cela qui emp&#234;chera l'enfer du&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Crise-+" rel="tag"&gt;Crise
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise des &lt;em&gt; subprimes &lt;/em&gt; continue &#224; faire des ravages. &#201;trangl&#233;s par les int&#233;r&#234;ts exorbitants de leurs pr&#234;ts immobiliers, 1,3 million de foyers se sont retrouv&#233;s en d&#233;faut de paiement aux &#201;tats-Unis. 400 000 personnes ont d&#251; revendre leur maison et on compte par dizaines de milliers ceux qui se sont retrouv&#233;s &#224; la rue sans aucune couverture sociale. Le pr&#233;sident du FMI Dominique Strauss-Kahn a eu beau assurer que la situation &#171; est sous contr&#244;le &#187;, ce n'est pas cela qui emp&#234;chera l'enfer du surendettement de s'&#233;tendre en Grande-Bretagne, avec son cort&#232;ge d'expropriations &#224; la cl&#233; : les statistiques officielles en pr&#233;voient 70 000 d'ici la fin de l'ann&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une crise en appelle une autre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais le chapitre des cr&#233;dits &#224; risque est loin d'&#234;tre referm&#233; que d&#233;j&#224; s'ouvre celui des victimes de la sp&#233;culation sur les mati&#232;res premi&#232;res. En un an, le cours du riz a grimp&#233; de 217 %, celui de la farine de 136 %, celui du lait en poudre de 120 % et celui du ma&#239;s de 125 %. Quant au prix du p&#233;trole, il est d&#233;sormais cinq fois sup&#233;rieur &#224; celui des ann&#233;es 1990. Les produits les plus courants sont devenus inabordables pour des millions de personnes. Du Mali aux Philippines, de nombreuses familles ne font plus qu'un seul repas par jour. Le prix du sac de riz a bondi de 250 &#224; 650 francs CFA &#224; Abidjan depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e. En Ha&#239;ti, il est mont&#233; de 35 &#224; 70 dollars en une seule semaine, hissant &#224; plus d'un dollar le plat de riz pour un enfant de huit ans, dans un pays o&#249; 80 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faim s'est mu&#233;e en r&#233;volte dans 35 pays pauvres d'Afrique, d'Asie et d'Am&#233;rique latine. Pendant plusieurs semaines, des affrontements ont oppos&#233; la police &#224; la population &#224; Port-au-Prince, capitale d'Ha&#239;ti. En C&#244;te d'Ivoire, au Mali et en Somalie, aux Philippines et au Bangladesh, des &#233;meutes de la faim ont enflamm&#233; les grandes villes. Gr&#232;ves et manifestations ont secou&#233; l'&#201;gypte et le Cameroun, o&#249; elles ont pris une tournure politique contre les gouvernants, la collusion des multinationales de l'agro-alimentaire et des pouvoirs publics. Le Mexique a vu rena&#238;tre l'agitation des &#171; &#233;meutes de la tortilla &#187; de 2007 contre la hausse du prix du ma&#239;s. Le Burkina Faso a &#233;t&#233; paralys&#233; par une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de deux jours, les 8 et 9 avril, pour demander le contr&#244;le des prix, la hausse des salaires et la suppression des taxes sur le carburant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Destabilis&#233;s, les gouvernements ont eu des sueurs froides : le premier ministre ha&#239;tien Alexis est tomb&#233;, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour lutter contre le pr&#233;sident camerounais Byia qui souhaitait modifier la constitution pour rester en place, le r&#233;gime &#233;gyptien de Moubarak a cristallis&#233; la col&#232;re des milliers de travailleurs du textile de Ghazl el-Alhala, qui scandaient pendant la gr&#232;ve : &lt;em&gt; &#171; &#192; bas, &#224; bas Moubarak ! Ton r&#233;gime, c'est de la merde ! &#187; &lt;/em&gt;. La r&#233;pression a &#233;t&#233; &#224; la mesure de l'inqui&#233;tude. En Ha&#239;ti, les affrontements ont fait six morts, &#224; Douala (Cameroun) on d&#233;nombre officiellement quarante morts (sans doute beaucoup plus), cinq en Somalie, trois cents bless&#233;s en &#201;gypte et au Maroc...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le cours de la famine se porte bien, merci&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la faim et les morts, il y a un tout autre d&#233;cor. Celui des places boursi&#232;res, o&#249; les mati&#232;res premi&#232;res ont servi d'exutoire pour sp&#233;culateurs d&#233;confits. Apr&#232;s la crise financi&#232;re, les traders se sont retrouv&#233;s en manque de grain &#224; moudre. Mais il en faut plus pour emp&#234;cher un sp&#233;culateur de sp&#233;culer, et le riz, le ma&#239;s et le soja ont simplement remplac&#233; les produits financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'excitation a donc gagn&#233; la bourse de Chicago, la plus grande bourse agricole du monde. Sur les march&#233;s du CME group (Chicago Mercantile Exchange), o&#249; un m&#234;me germe de soja peut changer dix fois de mains et de prix sans pour autant changer de place, le nombre des contrats des 25 produits agricoles a bondi de 20 % au cours des trois premiers mois de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui tirent les vrais cordons de la bourse ne sont pas des sp&#233;culateurs isol&#233;s. Dans ce transfert de fonds sp&#233;culatifs, ce sont surtout les fameux &lt;em&gt; hedge funds &lt;/em&gt;(&#171; fonds d'investissement &#187; ou &#171; fonds alternatifs &#187;) qui ont jou&#233; le premier r&#244;le. L'un d'entre eux, Ospraie, le principal fonds alternatif pour les mati&#232;res premi&#232;res, est dirig&#233; par Dwight Anderson, surnomm&#233; &#224; Wall Street le &#171; roi des mati&#232;res premi&#232;res &#187;. Le talent de cette star de la bourse consiste a avoir pr&#233;vu &#224; l'&#233;t&#233; 2006 une &#171; rentabilit&#233; extraordinaire &#187; des produits agricoles, et investi massivement dans les mati&#232;res premi&#232;res. Bien &#224; l'abri au vingt-septi&#232;me &#233;tage de sa tour de Manhattan, il sentait d&#233;j&#224; que le vent des &lt;em&gt; subprimes &lt;/em&gt; &#233;tait en train de tourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_332 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH224/bombarder-8ca40.png?1534029491' width='400' height='224' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques ne sont pas rest&#233;es sur la touche. Elles aussi veulent faire du bl&#233; avec le bl&#233;. Du 4 au 29 mars 2008, la principale banque belge KBC avait pour slogan d'une assurance vie : &lt;em&gt; &#171; Tirez avantage de la hausse des prix des denr&#233;es alimentaires ! &#187; &lt;/em&gt;. Elle aurait pu reprendre le titre du film de Hitchcock, &lt;em&gt; Assurance pour la mort &lt;/em&gt;... &#201;pingl&#233;e par le quotidien &lt;em&gt; Libre Belgique &lt;/em&gt;, la banque a &#233;tal&#233; sa mauvaise foi en assurant que les prix des mati&#232;res premi&#232;res &#171; se d&#233;cident ailleurs &#187; que dans les portefeuilles des sp&#233;culateurs. Toujours est-il que lorsqu'un banquier belge, suisse, fran&#231;ais ou autre autorise un sp&#233;culateur New-Yorkais &#224; acheter &#224; Chicago du riz tha&#239;landais, il plonge dans la mis&#232;re des milliers de familles, du Bangladesh au Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre docteur Kouchner pr&#233;conise quant &#224; lui l'interdiction de la sp&#233;culation sur les mati&#232;res premi&#232;res, mais omet d'informer les banquiers de sa louable intention. On est loin des &#171; enrag&#233;s &#187; de 1789 qui cherchaient comme Jacques Roux &#224; interdire la sp&#233;culation sur les biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. &#199;a m&#233;riterait pourtant bien une r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucas BRUGHEL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_326 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH336/actionspourries-023ae.png?1534029491' width='400' height='336' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Quand la finance&#8230; ne finance pas : un capitalisme de plus en plus parasitaire
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>Finance
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		<description>&#192; partir des ann&#233;es 1970 les flux financiers internationaux se sont immens&#233;ment d&#233;velopp&#233;s, bien plus que la production des richesses et les &#233;changes commerciaux. Le volume des transactions financi&#232;res internationales a &#233;t&#233; multipli&#233; par 7 au cours des 25 derni&#232;res ann&#233;es et repr&#233;sentait en 2005 15 % du PIB mondial contre 4,6 % au d&#233;but des ann&#233;es 1980. &lt;br /&gt;C'est ce qu'on a appel&#233; la &#171; globalisation &#187; et la &#171; lib&#233;ralisation &#187; financi&#232;res, lib&#233;ralisation parce que les possesseurs de capitaux ont pu de plus en plus&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; partir des ann&#233;es 1970 les flux financiers internationaux se sont immens&#233;ment d&#233;velopp&#233;s, bien plus que la production des richesses et les &#233;changes commerciaux. Le volume des transactions financi&#232;res internationales a &#233;t&#233; multipli&#233; par 7 au cours des 25 derni&#232;res ann&#233;es et repr&#233;sentait en 2005 15 % du PIB mondial contre 4,6 % au d&#233;but des ann&#233;es 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'on a appel&#233; la &#171; globalisation &#187; et la &#171; lib&#233;ralisation &#187; financi&#232;res, lib&#233;ralisation parce que les possesseurs de capitaux ont pu de plus en plus librement d&#233;placer leurs capitaux, &#233;changer par exemple des b&#233;n&#233;fices en yens contre des bons du tr&#233;sor am&#233;ricains en dollars contre des actions en euros contre du liquide en yuans, et ce &#224; l'infini ; et globalisation parce qu'ils ont pu le faire d'un bout &#224; l'autre de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne manqua pas tr&#232;s t&#244;t de soulever des inqui&#233;tudes, et pas seulement chez des adversaires du capitalisme : en desserrant les r&#233;glementations des &#201;tats, en lib&#233;rant &#224; ce point le jeu de la finance, n'allait-on pas revenir &#224; l'instabilit&#233; du capitalisme d'avant la seconde guerre mondiale ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Il &#233;tait une fois une jolie f&#233;e&#8230; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais au diable la frilosit&#233; ! Apr&#232;s tout, comme les apologistes du d&#233;veloppement de la finance n'ont cess&#233;, &#224; juste titre d'ailleurs, de le rappeler, il n'y a pas de capitalisme sans finance. Il faut faire le lien entre des capitalistes cherchant &#224; placer des fonds de fa&#231;on rentable avec des capitalistes cherchant des fonds &#224; investir. La finance n'est au fond que la tuyauterie n&#233;cessaire &#224; cette transformation de l'&#233;pargne des uns en investissement des autres. Elle permet de se projeter dans l'avenir en permettant des investissements qui ne rapporteront des revenus que dans le futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, &#224; en croire les initiateurs de la lib&#233;ralisation financi&#232;re, elle devait avoir des vertus presque miraculeuses. Elle favoriserait l'investissement des entreprises, qui trouveraient davantage de capitaux &#224; lever, et pour moins cher, en mettant les pr&#234;teurs en concurrence sur les march&#233;s, plut&#244;t que d'en passer par de grandes banques nationales h&#233;g&#233;moniques. Mieux encore, l'ouverture des fronti&#232;res de la finance favoriserait une circulation mondiale des capitaux qui leur permettrait une meilleure r&#233;partition : les pays (d&#233;j&#224; d&#233;velopp&#233;s notamment) disposant d'une &#233;pargne abondante pourraient plus facilement mettre leurs capitaux &#224; la disposition des &#233;conomies encore pauvres en capitaux, mais disposant d'un fort potentiel de croissance.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230;qui se r&#233;v&#233;la volage et d&#233;pensi&#232;re (de l'argent des autres)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Trente ans apr&#232;s l'envol de la lib&#233;ralisation financi&#232;re &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te, le bilan de la bonne f&#233;e est&#8230; calamiteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, l'instabilit&#233; &#233;conomique, on y a bel et bien eu droit, plus que jamais : crise de la dette en 1982, krach en 1989, crise du franc et de la livre en 1993, Mexique 1994, Asie 1997, Moscou 1998, Argentine 2000, krach Internet de 2001... Les financiers y ont pour leur part fort bien surv&#233;cu. Mais des peuples entiers ont d&#251; lutter pour leur survie, des millions d'hommes ont perdu leur emploi ou vu l'inflation laminer leurs faibles revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tait-il au moins le prix &#224; payer pour le long terme ? Loin s'en faut. C&#244;t&#233; stimulation de l'investissement, le compte n'y est pas non plus. Dans la plupart des pays d&#233;velopp&#233;s, les taux d'investissement ont sur le long terme &#233;t&#233; plus bas dans les deux derni&#232;res d&#233;cennies que dans les ann&#233;es 1960 et m&#234;me les ann&#233;es 1970 (ann&#233;es de &#171; crise &#187; !) m&#234;me s'il y eut un sursaut aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1961-1970&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1971-1980&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1981-1990&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1991-1996&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1997-1999&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2000-2003&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&#201;tats-Unis&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,1&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Japon&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;36,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;33,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;30&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;28,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Allemagne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;26,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;France&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;26,7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;25,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,7&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Royaume-Uni&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18,9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;19,6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16,8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16,5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;18&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Taux d'investissement brut national (en % du PIB) en moyenne sur la p&#233;riode &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(source : Michel Aglietta, &lt;em&gt; Macro&#233;conomie Financi&#232;re, &lt;/em&gt;Rep&#232;res La d&#233;couverte).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a m&#234;me un dr&#244;le de paradoxe &#224; propos des march&#233;s financiers : les entreprises qui s'adressent &#224; eux a priori pour se financer ont tendance &#224; leur apporter plus d'argent qu'elles n'en retirent ! Autant dire que la finance (les &#171; investisseurs &#187;) ne finance pas les entreprises, mais s'y finance, c'est-&#224;-dire les parasite. Ce fut le cas en France ces derni&#232;res ann&#233;es. En 2007 les dividendes distribu&#233;s aux actionnaires par les entreprises du CAC 40 ont augment&#233; de 35 %, alors que leurs profits ne progressaient &#171; que &#187; de 15 %. D'ailleurs les sommes vers&#233;es aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d'action (une forme de cadeau en leur faveur, aux d&#233;pens de la tr&#233;sorerie des entreprises) ont &#233;t&#233; sup&#233;rieures aux &#233;missions d'actions par les entreprises, c'est-&#224;-dire aux fonds lev&#233;s &#224; la bourse (39 milliards contre 37,5 milliards d'euros en 2006).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le capitalisme financier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais les entreprises doivent servir les int&#233;r&#234;ts de leurs propri&#233;taires, dont les capitaux peuvent se d&#233;placer librement d'une entreprise &#224; une autre, d'un pays &#224; un autre. Elles doivent ainsi augmenter les dividendes et tout faire pour valoriser les actions, quitte &#224; sacrifier l'investissement &#224; long terme. Cette dictature du profit &#224; court terme n'est d'ailleurs en rien une trahison d'un vrai et bon capitalisme, productif, sain, voyant loin&#8230; mais au contraire la manifestation de son essence m&#234;me : le placement d'un capital n'a pour but que le profit le plus &#233;lev&#233;, et c'est pourquoi par nature le capital doit &#234;tre mobile. Nulle place pour la philanthropie dans cette affaire ! D'autant que cette mobilit&#233; accrue des capitaux est un levier redoutablement efficace pour mettre toujours plus les travailleurs, du monde entier, en concurrence les uns contre les autres. Elle a contribu&#233;, avec bien d'autres facteurs, &#224; augmenter la part des profits dans la valeur ajout&#233;e des entreprises au d&#233;triment des salaires, d'environ 10 points en moyenne en 25 ans dans les pays d&#233;velopp&#233;s. &#192; la grande joie de l'ensemble de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le monde &#224; l'envers&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et la r&#233;partition plus rationnelle des capitaux ? Le bilan international n'est pas plus brillant. Depuis 10 ans les pays en d&#233;veloppement sont devenus cr&#233;diteurs nets des pays d&#233;velopp&#233;s : le Sud envoie au Nord plus de capitaux qu'il n'en re&#231;oit. C'&#233;tait d&#233;j&#224; vrai des pays les plus pauvres &#233;trangl&#233;s par une dette qu'ils remboursent bien au-del&#224; aux banques des pays riches. C'est vrai aussi des pays dits &#171; &#233;mergents &#187;, qui connaissant une croissance importante devraient logiquement utiliser leurs surplus n&#233;s de l'&#233;pargne de la population, des profits de leurs entreprises et des exc&#233;dents commerciaux pour d&#233;velopper leurs infrastructures. Bien au contraire, ils mettent des fonds gigantesques (un total estim&#233; &#224; 4 500 milliards de dollars en 2007) &#224; la disposition du capitalisme des pays les plus d&#233;velopp&#233;s. C'est particuli&#232;rement vrai de la Chine et des &#201;tats producteurs de p&#233;trole, qui placent massivement leur argent dans l'&#233;conomie am&#233;ricaine qui captait deux tiers de l'&#233;pargne mondiale cherchant &#224; se placer au niveau international avant la crise des &lt;em&gt; subprimes &lt;/em&gt;, et la moiti&#233; encore aujourd'hui&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B. R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_330 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH366/tout_va_bien-906ea.png?1534307071' width='300' height='366' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La finance &#233;thique ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-finance-ethique</link>
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		<dc:date>2006-11-27T23:08:21Z</dc:date>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Finance
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		<description>La finance dite &#171; solidaire &#187;, &#171; responsable &#187; ou &#171; &#233;thique &#187; est apparue dans les ann&#233;es 1980, c'est-&#224;-dire dans un contexte o&#249; se d&#233;veloppe dans les pays occidentaux un ch&#244;mage de masse. Les finances solidaires visent &#224; soutenir des projets qui auraient une utilit&#233; sociale, environnementale ou humanitaire, quitte pour les particuliers &#224; renoncer &#224; une partie des r&#233;mun&#233;rations, revers&#233;es &#224; une association choisie. Elles visent &#224; promouvoir le &#171; d&#233;veloppement durable &#187; dans les pays pauvres, et, dans les pays&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La finance dite &#171; solidaire &#187;, &#171; responsable &#187; ou &#171; &#233;thique &#187; est apparue dans les ann&#233;es 1980, c'est-&#224;-dire dans un contexte o&#249; se d&#233;veloppe dans les pays occidentaux un ch&#244;mage de masse. Les finances solidaires visent &#224; soutenir des projets qui auraient une utilit&#233; sociale, environnementale ou humanitaire, quitte pour les particuliers &#224; renoncer &#224; une partie des r&#233;mun&#233;rations, revers&#233;es &#224; une association choisie. Elles visent &#224; promouvoir le &#171; d&#233;veloppement durable &#187; dans les pays pauvres, et, dans les pays riches, l'insertion par le travail et par le logement. Le d&#233;veloppement du micro-cr&#233;dit, quant &#224; lui, ayant pour objet de permettre &#224; des personnes n'ayant pas acc&#232;s au cr&#233;dit bancaire de devenir entrepreneur en cr&#233;ant leur propre activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Existe-t-il une bonne utilisation de son argent ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re pr&#233;occupation des particuliers souhaitant &#233;pargner ou investir dans des projets solidaires se fonde sur l'espoir d'une &#171; bonne &#187; utilisation de l'argent, &#233;chappant &#224; la mainmise de la finance plus pr&#233;occup&#233;e de rentabilit&#233; que du bien de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;occupation est l&#233;gitime : quitte &#224; placer, investir ou &#233;pargner, autant que ce soit dans des projets dits solidaires ou socialement responsables. Cependant, la pr&#233;occupation change totalement de nature quand elle est le fruit non plus de la g&#233;n&#233;rosit&#233; de quelques dizaines de milliers d'individus, mais de l'int&#233;r&#234;t d'institutions &#233;tatiques, de multinationales, ou de grands groupes financiers. La question n'est plus comment faire un usage &#171; &#233;thique &#187;, &#171; solidaire &#187; ou &#171; responsable &#187; de son argent, mais plut&#244;t : comment faire croire &#224; un usage &#171; &#233;thique &#187; du capitalisme ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des micro-cr&#233;dits pour enrichir qui ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme l'affirme l'&#233;ditorial d'&lt;em&gt;Alternatives &#233;conomiques&lt;/em&gt;, il s'agirait de &lt;em&gt;&#171; civiliser l'&#233;conomie, d'encadrer les forces du march&#233; &#187;&lt;/em&gt;, d'organiser le capitalisme, voire seulement de r&#233;duire ses effet d&#233;sastreux. Le consommateur et l'&#233;pargnant seraient ainsi en mesure de &lt;em&gt;&#171; faire pression sur les grands acteurs priv&#233;s et les conduire &#224; am&#233;liorer leurs pratiques en mati&#232;re sociales et d'environnement&lt;/em&gt; &#187;. Am&#233;liorer les conditions d'existence des peuples des pays pauvres, se pr&#233;occuper d'environnement, octroyer des pr&#234;ts &#224; ceux qui en ont le plus besoin sont en effet les pr&#233;occupations de tous ceux que le syst&#232;me social et &#233;conomique engendr&#233; par le capitalisme r&#233;volte. Cependant, au-del&#224; de ces sentiments g&#233;n&#233;reux, la r&#233;alit&#233; est tout autre : les placements &#233;thiques ou solidaires permettent tout au plus &#224; sortir la t&#234;te de l'eau quelques personnes dans un oc&#233;an de mis&#232;re, tout en pourvoyant des revenus suppl&#233;mentaires aux banques et soci&#233;t&#233;s industrielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attribution du prix Nobel de la paix &#224; Mohammed Yunus, originaire du Bangladesh et consid&#233;r&#233; comme le p&#232;re du micro-cr&#233;dit, est symptomatique : il s'agit de faire croire que tout un chacun pourrait devenir entrepreneur et sortir de la pauvret&#233; ! Le mod&#232;le du micro-cr&#233;dit est vant&#233; par de nombreuses personnalit&#233;s riches et puissantes comme, par exemple, Hillary Clinton ou Paul Wolfowitz, pr&#233;sident de la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#232;s de nous, Jacques Attali, ancien conseiller de Fran&#231;ois Mitterrand, est le chantre du micro-cr&#233;dit. Il pr&#233;side depuis 1998 l'ONG PlaNet Finance, sp&#233;cialis&#233;e dans le micro-cr&#233;dit et d&#233;livrant des pr&#234;ts &#224; des ch&#244;meurs ou des exclus pour cr&#233;er leur entreprise. &#192; noter que cette association compte parmi ses donateurs les philanthropes bien connus que sont Orange et Sanofi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la Banque mondiale, ce sont quelque 500 millions de personnes qui b&#233;n&#233;ficieraient de cette technique de cr&#233;dit dans le monde. Un chiffre &#224; comparer aux 3,5 milliards de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour. Comme le note la journaliste &#233;conomique Gina Neff (cit&#233;e par Walden Bello dans &lt;em&gt;Courrier international&lt;/em&gt; n&#176; 834), &lt;em&gt;&#171; apr&#232;s 8 ans d'endettement, 55 % des m&#233;nages clients de la Grameen ne peuvent toujours pas satisfaire leurs besoins nutritionnels de base - de nombreuses femmes utilisent donc le pr&#234;t pour acheter de la nourriture au lieu d'investir dans une affaire. &#187;&lt;/em&gt; Loin de transformer les populations d'Inde et du Bangladesh en arm&#233;es de pionniers de la libre entreprise, le micro-cr&#233;dit leur permet tout juste d'&#233;chapper &#224; la famine. Et si ces actions permettent certainement &#224; quelques personnes de sortir au moins provisoirement de l'&#233;tat d'extr&#234;me d&#233;nuement, elles n'ont aucunement la possibilit&#233; de d&#233;velopper l'&#233;conomie d'un pays. Ce qui n'est d'ailleurs pas leur but.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le micro-cr&#233;dit se r&#233;duit donc au mieux &#224; une goutte d'eau dans l'oc&#233;an, incapable de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s et offrant tout juste un filet humanitaire de survie pour une frange de la population (en fait les moins pauvres des pauvres) ; au pire, il cible les pauvres comme un march&#233;, v&#233;ritable client&#232;le pour les banques &#224; micro-cr&#233;dits, payant parfois 15 % de taux d'int&#233;r&#234;ts et qu'on peut subordonner &#224; loisir aux strat&#233;gies des capitalistes. Comme Franck Riboud, PDG de Danone, qui doit prochainement inaugurer au Bengladesh une entreprise en coop&#233;ration avec la Grameen Bank pour produire des yaourts que les habitants ach&#232;teront &#224; l'aide de micro-cr&#233;dits ! La boucle est ainsi boucl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'incitation fiscale &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier avantage des investissements socialement responsables r&#233;side dans la fiscalit&#233;. Pour l'investissement dans des actions non cot&#233;es (y compris d'entreprises &#171; solidaires &#187;) pour un minimum de 5 ans, la r&#233;duction d'imp&#244;ts est de 25 %. Les produits de partage, pour lesquels une partie des int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;r&#233;s par le placement est distribu&#233;e sous forme de dons &#224; des organismes labellis&#233;s &#171; solidaires &#187;, sont ainsi consid&#233;r&#233;s comme des dons, la r&#233;duction d'imp&#244;t est alors d'au moins 60 % des sommes vers&#233;es. Que ce soient des particuliers ou des entreprises qui investissent, le risque est donc minime et c'est l'&#201;tat, par les exon&#233;rations d'imp&#244;ts, qui contribue &#224; financer les placements &#233;thiques et responsables de groupes d'assurance comme Axa par exemple qui, au m&#234;me moment, supprime 3 500 postes en ne rempla&#231;ant pas les d&#233;parts en retraite. L'&#201;tat est aujourd'hui en France le premier investisseur, &#224; 58 %, dans les fonds socialement responsables, ces m&#234;mes fonds qui ont pour vocation de pallier les catastrophes g&#233;n&#233;r&#233;es par les profits capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant d&#232;s lors &#224; ce que les placements solidaires, les investissements responsables et les micro-cr&#233;dits soient devenus une religion dans un monde o&#249; le capitalisme privatise les profits et surtout, gr&#226;ce &#224; l'intervention de l'&#201;tat et aux exon&#233;rations d'imp&#244;ts, socialise la mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
L&#233;o BASERLI
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_228 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH218/pret-87511.gif?1531106864' width='300' height='218' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Un livre : R&#233;velation$
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-livre-Revelation</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Livre
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		<dc:subject>Finance
</dc:subject>

		<description>de Denis Robert et Ernest Backes &lt;br /&gt;R&#233;v&#233;lation$ &lt;br /&gt;&#201;d. Les Ar&#232;nes, 2001, 19,99 &#8364; En 2001, un ancien journaliste de Lib&#233;ration, Denis Robert, et un ex-cadre de la soci&#233;t&#233; Clearstream, Ernest Backes, publient sous le titre R&#233;v&#233;lation$ un ouvrage qui d&#233;nonce le r&#244;le de cette soci&#233;t&#233; luxembourgeoise dans les circuits de la finance mondiale. &lt;br /&gt;C'est r&#233;trospectivement que ces &#171; r&#233;v&#233;lations &#187; rencontreront un certain &#233;cho lorsque l'attention du public est attir&#233;e par les p&#233;rip&#233;ties embrouill&#233;es qui mettent en cause le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Finance-+" rel="tag"&gt;Finance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;de Denis Robert et Ernest Backes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;v&#233;lation$&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#201;d. Les Ar&#232;nes, 2001, 19,99 &#8364;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;En 2001, un ancien journaliste de &lt;em&gt;Lib&#233;ration&lt;/em&gt;, Denis Robert, et un ex-cadre de la soci&#233;t&#233; Clearstream, Ernest Backes, publient sous le titre &lt;em&gt;R&#233;v&#233;lation$&lt;/em&gt; un ouvrage qui d&#233;nonce le r&#244;le de cette soci&#233;t&#233; luxembourgeoise dans les circuits de la finance mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est r&#233;trospectivement que ces &#171; r&#233;v&#233;lations &#187; rencontreront un certain &#233;cho lorsque l'attention du public est attir&#233;e par les p&#233;rip&#233;ties embrouill&#233;es qui mettent en cause le Premier ministre, son ministre de l'Int&#233;rieur, un &#171; corbeau &#187;, un agent secret &#224; la retraite, un informaticien plus ou moins barbouze, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La boite noire du capitalisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les 25 derni&#232;res ann&#233;es sont marqu&#233;es par l'essor des transactions financi&#232;res internationales. Banques et soci&#233;t&#233;s en tout genre s'ach&#232;tent et se vendent des titres par-del&#224; les fronti&#232;res. Encore faut-il que la transaction se &#171; d&#233;noue &#187;, c'est-&#224;-dire que les titres et l'argent changent de main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;nouement des transactions financi&#232;res internationales est l'affaire de deux soci&#233;t&#233;s dans le monde, Clearstream et Euroclear. Jouant apparemment un r&#244;le purement technique, ces soci&#233;t&#233;s g&#232;rent des flux qui se comptent en milliers de milliards de dollars&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Denis Robert fait pertinemment remarquer que, dans toute la litt&#233;rature (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour effectuer tr&#232;s rapidement les op&#233;rations, ces &#171; d&#233;positaires centraux &#187; internationaux les ont enti&#232;rement d&#233;mat&#233;rialis&#233;es. Lorsque Clearstream est inform&#233;e d'une transaction entre ses adh&#233;rents, elle v&#233;rifie puis &#171; d&#233;noue &#187; la transaction en d&#233;bitant un compte de titres pour cr&#233;diter l'autre, et vice-versa avec la monnaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les ann&#233;es 1970 appara&#238;t chez Clearstream un syst&#232;me de comptes dit &#171; non publi&#233;s &#187;. Certaines banques ont plusieurs comptes (pour leurs filiales ou pour g&#233;rer le portefeuille de grandes entreprises clientes) mais ne font appara&#238;tre qu'un compte principal et r&#233;partissent ensuite elles-m&#234;me l'argent et les titres entre ce compte et les comptes &#171; non publi&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Robert et Backes, ce syst&#232;me (dont Backes semble &#234;tre l'un des instigateurs) aurait connu une d&#233;rive compl&#232;te. Les banques des pays industrialis&#233;s auraient multipli&#233; les comptes non publi&#233;s au profit de filiales situ&#233;es dans les Bahamas ou les &#238;les Vanuatu, tandis que Clearstream aurait accept&#233; de cr&#233;er des comptes non publi&#233;s non rattach&#233;s &#224; un compte publi&#233;, au profit de particuliers ou d'entreprises (qui, en th&#233;orie, n'ont pas le droit d'avoir de comptes) ou encore pour le compte d'officines bancaires douteuses notoirement li&#233;es &#224; la mafia russe, aux cartels de la drogue colombiens, etc. D'o&#249; leur r&#244;le cl&#233; dans les transactions financi&#232;res frauduleuses : blanchiment, &#233;vasion fiscale, corruption, mais aussi financement des coups tordus des services secrets &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des cadavres dans les placards&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le livre &#171; R&#233;v&#233;lation$ &#187; &#233;gr&#232;ne ainsi une impressionnante liste de scandales ayant &#233;maill&#233; les derni&#232;res d&#233;cennies. En outre, comme l'expliquera ult&#233;rieurement Denis Robert avec l'aide d'un ancien responsable informatique de la firme, les informaticiens de Clearstream auraient coutume d'organiser de fausses pannes permettant d'effacer les transactions les plus douteuses de la m&#233;moire du syst&#232;me informatique de la soci&#233;t&#233; et de les soustraire ainsi &#224; la curiosit&#233; d'&#233;ventuels enqu&#234;teurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans pouvoir se prononcer sur le d&#233;tail, on doit reconna&#238;tre que les pratiques d&#233;crites sont vraisemblables. M&#234;me la th&#232;se sugg&#233;r&#233;e par Backes, selon laquelle son responsable direct, G&#233;rard Soisson, aurait &#233;t&#233; liquid&#233;, est cr&#233;dible si l'on fait le rapprochement avec les affaires de la Banque Ambrosiano ou des fr&#233;gates de Taiwan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, sur le plan politique, la d&#233;nonciation de Clearstream rejoint la d&#233;marche de la gauche altermondialiste qui s'en prend toujours &#224; tel ou tel aspect du syst&#232;me capitaliste (paradis fiscaux, multinationales, OMC, etc.) plut&#244;t qu'au syst&#232;me capitaliste lui-m&#234;me. En se focalisant sur Clearstream, machine &#224; laver &#171; l'argent sale &#187;, on finit par donner l'impression que l'argent qui circule par ailleurs dans l'&#233;conomie capitaliste est &#171; propre &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Ce n'est plus du capitalisme, c'est du vol organis&#233; &#187;, s'&#233;crie Denis Robert (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clearstream et autres officines du m&#234;me type r&#233;pondent simplement aux attentes contradictoires des capitalistes d'aujourd'hui : d'une part, profiter d'un syst&#232;me de transaction d'une grande fiabilit&#233;, ais&#233;ment contr&#244;lable ; de l'autre, b&#233;n&#233;ficier d'un certain degr&#233; d'opacit&#233; permettant d'op&#233;rer &#224; l'abri des regards du fisc, de la justice et autres importuns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Julien FORGEAT &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;&#192; voir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On regardera avec int&#233;r&#234;t la vid&#233;o de Denis Robert, &lt;em&gt;L'affaire Clearstream expliqu&#233;e &#224; un ouvrier de Daewoo,&lt;/em&gt; disponible gratuitement sur Internet &#224; l'adresse &lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/98398&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.dailymotion.com/video/98398&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Denis Robert fait pertinemment remarquer que, dans toute la litt&#233;rature consacr&#233;e &#224; la faisabilit&#233; d'une Taxe Tobin sur les transactions financi&#232;res internationales, personne ne s'est jamais avis&#233; que la mise en &#339;uvre de cette taxe serait un jeu d'enfant au niveau des deux d&#233;positaires centraux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&#171; Ce n'est plus du capitalisme, c'est du vol organis&#233; &#187;&lt;/em&gt;, s'&#233;crie Denis Robert dans un de ses reportages. Il serait pourtant bien plac&#233; pour comprendre que c'est la m&#234;me chose.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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