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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> L'Aide sociale &#224; l'enfance sacrifi&#233;e
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		<dc:date>2015-03-23T22:20:23Z</dc:date>
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		<dc:subject>Secteur social
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		<dc:subject>Enfance
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		<dc:subject>Mineurs &#233;trangers
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		<dc:subject>Limousin
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		<description>&#201;pingl&#233; en 2009 par la Cour des comptes, le fonctionnement de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) fait couler beaucoup d'encre. Les six milliards de budget d&#233;pens&#233;s &#171; sans que l'on cherche &#224; contr&#244;ler les acteurs, ni l'efficacit&#233; des interventions &#187; sont agit&#233;s tel un &#233;pouvantail. Une proposition de loi a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e l'&#233;t&#233; dernier visant &#224; &#171; s&#233;curiser le parcours des enfants plac&#233;s &#187;, les auteures, s&#233;natrices PS et UDI, invoquant m&#234;me la cr&#233;ation d'un &#171; Conseil national de la protection&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-98-mars-avril-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 98, mars-avril 2015
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Secteur-social-+" rel="tag"&gt;Secteur social
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Mineurs-etrangers-+" rel="tag"&gt;Mineurs &#233;trangers
&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;pingl&#233; en 2009 par la Cour des comptes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La protection de l'enfance &#187;, Rapport de la Cour des comptes, octobre 2009.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le fonctionnement de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) fait couler beaucoup d'encre. Les six milliards de budget d&#233;pens&#233;s &lt;em&gt;&#171; sans que l'on cherche &#224; contr&#244;ler les acteurs, ni l'efficacit&#233; des interventions &#187;&lt;/em&gt; sont agit&#233;s tel un &#233;pouvantail. Une proposition de loi a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e l'&#233;t&#233; dernier visant &#224; &lt;em&gt;&#171; s&#233;curiser le parcours des enfants plac&#233;s &#187;,&lt;/em&gt; les auteures, s&#233;natrices PS et UDI, invoquant m&#234;me la cr&#233;ation d'un &lt;em&gt;&#171; Conseil national de la protection de l'enfance &#187;&lt;/em&gt;&#8230; Beaucoup de bruit pour dissimuler une difficult&#233; majeure : outre les in&#233;galit&#233;s territoriales criantes, les budgets &#233;tant allou&#233;s par les d&#233;partements, c'est surtout l'insuffisance des moyens face &#224; l'ampleur de la t&#226;che qui saute aux yeux des travailleurs sociaux&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le nombre de jeunes pris en charge par les services de protection de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, le nombre de familles en difficult&#233; augmente et, de l'autre, les organismes sociaux sont satur&#233;s. &#192; titre d'exemple, en 25 ans, le nombre d'appels au 119 &lt;em&gt;(&#171; All&#244; enfant en danger &#187;&lt;/em&gt;) a tout bonnement tripl&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Enfance en danger : en 25 ans, le 119 a tripl&#233; son nombre d'appels &#187;, AFP, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Quant au 115, num&#233;ro d'urgence sociale sur lequel les travailleurs sociaux se rabattent souvent pour trouver un h&#233;bergement aux jeunes, il est totalement satur&#233;. D&#233;but f&#233;vrier, le personnel du 115 de Seine-Saint-Denis (93), en gr&#232;ve pour le premi&#232;re fois, signalait 19 000 appels quotidiens, parmi lesquels moins de 500 peuvent &#234;tre honor&#233;s, apr&#232;s un temps d'attente de plusieurs heures parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'extr&#234;me pauvret&#233; qui augmente et, surtout, au peu de solutions p&#233;rennes d'aide sociale propos&#233;es par l'&#201;tat&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Aujourd'hui il faut compter huit ans en moyenne pour obtenir une place (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, les &lt;em&gt;&#171; &#233;coutants &#187;&lt;/em&gt; du 115, impuissants, en sont r&#233;duits &#224; g&#233;rer la mis&#232;re. De l'autre c&#244;t&#233; du t&#233;l&#233;phone, il n'est pas rare, pour les travailleurs sociaux, de passer la journ&#233;e &#224; tenter d'obtenir une place pour un jeune sans aucun soutien parental. &lt;em&gt;&#171; Il n'y a pas de place, Madame, rappelez &#224; 22 heures &#187;&lt;/em&gt;. On est tent&#233; de rester trois heures de plus au boulot, mais on sait que &#231;a ne changerait rien. Et l'on se r&#233;signe &#224; envoyer le jeune &#224; la rue&#8230; avec 20 euros d'une &lt;em&gt;&#171; caisse noire &#187;&lt;/em&gt; que les coll&#232;gues alimentent de leurs poches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela s'ajoute le fait que l'appareil judiciaire, seul capable d'ordonner une mesure de protection mais de plus en plus surcharg&#233;, se d&#233;sengage, laissant les &#233;ducateurs de l'ASE bricoler des solutions. &#192; d&#233;faut d'une mesure impos&#233;e aux familles par le juge, comme le placement n&#233;cessaire d'un enfant sans consentement des parents, en cas de fratricide par exemple, l'ASE doit souvent se d&#233;brouiller en mettant en place de simples visites d'un &#233;ducateur &#224; la famille. Et pour cause, aux yeux de l'&#201;tat, une mesure de protection de l'enfance &#171; co&#251;te cher &#187;. Pour un placement, il faut compter entre 100 et 700 euros par jour et par enfant suivant le tarif et le degr&#233; de sp&#233;cialisation du foyer. Le tr&#232;s n&#233;cessaire travail avec les familles et le maintien du lien parents-enfant deviennent ainsi un pr&#233;texte pour justifier les &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Coupes budg&#233;taires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, comme dans l'ensemble de la Fonction publique, la protection de l'enfance subit une baisse importante des budgets, parfois au m&#233;pris m&#234;me des conventions sign&#233;es avec les associations. C'est le cas dans le Finist&#232;re, o&#249; la sauvegarde de l'enfance subit 750 000 euros de restrictions budg&#233;taires r&#233;partis sur le Semo (Services en milieu ouvert), les Maisons de parents et les salari&#233;s de la principale association du secteur, Don Bosco, lesquels perdent ainsi 25 % de leur budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces restrictions budg&#233;taires ont des cons&#233;quences directes. Entre autres, les d&#233;lais de traitement et de d&#233;clenchement des mesures sont de plus en plus longs. &#192; Paris, comptez entre six mois et un an pour une aide &#233;ducative &#224; domicile. Sauf si c'est une &#171; mesure d'urgence &#187;, auquel cas, c'est un traitement express : dans les trois mois en moyenne ! C'est donc aussi la qualit&#233; du suivi du jeune qui s'en ressent. Avec entre 30 &#224; 40 jeunes dans sa &#171; file active &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire &#224; suivre simultan&#233;ment &#8211; comment un travailleur social peut-il assurer un suivi sinon rigoureux, du moins minimum ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup refusent de se r&#233;signer. Parmi eux, par exemple, les travailleurs sociaux du Finist&#232;re r&#233;unis en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale ont appel&#233; &#224; construire la mobilisation, qui culminera avec une journ&#233;e d'action le 17 mars. Des salari&#233;s de plusieurs structures de Rouen &#233;taient en gr&#232;ve en d&#233;cembre dernier pour leurs conditions de travail et les conditions d'accueil des personnes &#224; la rue. Leurs coll&#232;gues de Limoges, de leur c&#244;t&#233;, avaient d&#233;j&#224; pris les devants cet &#233;t&#233; avec une mobilisation d'ampleur (voir l'article ci-contre).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La lutte des &#171; Jeunes mineurs &#233;trangers &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont aussi certains &#171; usagers &#187; des services de la protection de l'enfance qui se battent pour que ce mot retrouve un sens. En l'occurrence, les &lt;em&gt;&#171; mineurs isol&#233;s &#233;trangers&lt;/em&gt; &#187;, selon la formule sous laquelle la loi les regroupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces jeunes migrants, fuyant la violence dans leur pays d'origine, se mobilisent en ce moment m&#234;me pour leur prise en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance, pourtant pr&#233;vue par la loi. En lieu et place du logement, des soins de sant&#233;, et de l'&#233;ducation que la loi leur garantit, ils sont jet&#233;s &#224; la rue, livr&#233;s &#224; la pr&#233;carit&#233; et au danger, car le manque de moyens dans les structures d'accueil ne permet pas de les accueillir. &#192; Paris, face &#224; la mobilisation de ces jeunes aid&#233;s par les associations, la mairie n'a mis en place qu'une solution d'h&#233;bergement provisoire &#8211; un gymnase. Et, si certains professeurs solidaires se mobilisent &#233;galement et font gr&#232;ve, comme ceux du lyc&#233;e Hector-Guimard (19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arr.), cela ne permet malgr&#233; tout que des d&#233;pannages temporaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les d&#233;lais interminables pour l'inscription et les moyens totalement arbitraires employ&#233;s (tests osseux notamment, condamn&#233;s depuis des ann&#233;es par la Commission des Droits de l'Homme et le Comit&#233; consultatif national d'&#233;thique), les jeunes ont fini par occuper, &#224; Paris, la permanence (PAOMIE) charg&#233;e de d&#233;terminer leur &#226;ge en vue d'une admission &#224; l'ASE. Maintenir ces jeunes &#224; la rue est intol&#233;rable, leur prise en charge doit &#234;tre arrach&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 mars 2015, &lt;strong&gt;Joan ARNAUD et Sylvia GUILENA&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;
Conseil g&#233;n&#233;ral de la Haute-Vienne (Limousin) : Les travailleurs sociaux r&#233;agissent contre la suppression de l'aide sociale &#224; l'enfance pour les jeunes majeurs isol&#233;s &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2014, le Conseil g&#233;n&#233;ral de la Haute-Vienne (87), vote &#224; l'unanimit&#233;, Front de gauche compris, la suppression de l'aide sociale &#224; l'enfance pour les jeunes majeurs isol&#233;s entre 18 et 21 ans qui n'auront pas &#233;t&#233; suivis par le Conseil g&#233;n&#233;ral du d&#233;partement (CG87) d&#232;s l'&#226;ge de 15 ans. Mesure discriminatoire qui remet en cause le travail social du personnel pour l'insertion de ces jeunes en difficult&#233; et va mettre &#224; la rue des dizaines de jeunes &#224; l'&#226;ge de 18 ans. Sur les 80 mineurs pris en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance, c'est une quarantaine d'entre eux qui sera frapp&#233; par cette d&#233;cision applicable d&#232;s avril 2015.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Fin novembre 2014, les travailleurs sociaux d&#233;clenchent une gr&#232;ve de quinze jours&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ils occupent le parvis du Conseil g&#233;n&#233;ral pour s'opposer &#224; cette d&#233;cision. La pr&#233;sidente du CG87 (PS), qui se cache derri&#232;re les baisses de dotation de l'&#201;tat, campe sur sa position et refuse toute n&#233;gociation. Pire, elle explique que ne pas prendre cette mesure, c'est faire le jeu du FN ! Devant ce mur, les travailleurs sociaux cessent l'occupation du parvis et, sous la houlette des syndicats FSU-CGT-SUD, s'en remettent aux voix juridiques pour annuler cette d&#233;cision. Ils n'en organisent pas moins des rassemblements les 16 janvier et 13 f&#233;vrier 2015 o&#249; plus de 200 personnes manifestent leur indignation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux ne comptent pas en rester l&#224;. Ils ont mis en place un r&#233;seau de soutien aux jeunes majeurs pour faire face, par de nouvelles mobilisations, aux situations individuelles d&#233;sastreuses qui se profilent &#224; l'horizon pour ces jeunes en difficult&#233;. Mais, si la mobilisation ne monte pas au cran sup&#233;rieur apr&#232;s les &#233;lections d&#233;partementales, ces jeunes se retrouveront &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ren&#233; SENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Bonsoir Monsieur, c'est le 115 de Seine-Saint-Denis... On est d&#233;sol&#233; mais nous n'avons pas trouv&#233; de solution pour vous cette nuit &#187;&lt;/em&gt;. Au bout du fil, l'homme encaisse. &lt;em&gt;&#171; D'accord, c'est comme hier alors &#187;&lt;/em&gt;, r&#233;pond une voix &#233;puis&#233;e. &lt;em&gt;&#171; O&#249; allez-vous dormir ? &#187;&lt;/em&gt;, s'enquiert Ousmane, qui lui conseille, &lt;em&gt;&#171; comme il va faire froid &#187;&lt;/em&gt;, de se r&#233;fugier aux urgences de l'h&#244;pital. &lt;em&gt;&#171; Dehors, &#224; c&#244;t&#233; du coll&#232;ge pour les enfants &#187;&lt;/em&gt;, r&#233;pond son interlocuteur, qui ajoute avant de raccrocher : &lt;em&gt;&#171; Merci de m'avoir rappel&#233;, &#224; demain. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait du reportage &#171; En Seine-Saint-Denis, le &#8216;115' &#224; bout de souffle &#187;, visuel interactif, LeMonde.fr, du 15 f&#233;vrier 2015.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; La protection de l'enfance &#187;, Rapport de la Cour des comptes, octobre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le nombre de jeunes pris en charge par les services de protection de l'enfance &#233;tait estim&#233; &#224; environ 296 000 fin 2011, dont 275 000 mineurs (48 % d'entre eux sont plac&#233;s en familles d'accueil ou &#233;tablissements) et 21 000 jeunes majeurs. M. Meunier, M. Dini, &#171; Protection de l'enfance : am&#233;liorer le dispositif dans l'int&#233;r&#234;t de l'enfant &#187;, rapport publi&#233; au nom de la Commission des affaires sociales en juin 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Enfance en danger : en 25 ans, le 119 a tripl&#233; son nombre d'appels &#187;, AFP, 28 janvier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Aujourd'hui il faut compter huit ans en moyenne pour obtenir une place dans un centre d'h&#233;bergement d'urgence. Donc, en r&#233;alit&#233;, on g&#232;re des listes d'attente &#187;, confie le directeur du 115 du 93, Abilio Brazil. (Le Monde, 14 f&#233;vrier 2015).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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