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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Gr&#232;ve et manifestations nationales du travail social : &#171; Pas une question de motivation !, une question de r&#233;mun&#233;ration ! &#187;
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		<dc:date>2021-12-19T20:47:23Z</dc:date>
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		<dc:subject>Secteur social
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>Trois jours apr&#232;s la manifestation du personnel du secteur hospitalier pour d&#233;noncer des conditions de travail de plus en plus intenables, ce sont des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs du social et m&#233;dico-social qui se sont mis en gr&#232;ve et ont manifest&#233; dans toute la France ce mardi 7 d&#233;cembre. Une mobilisation per&#231;ue &#224; raison comme un petit succ&#232;s, tant dans les chiffres que par l'&#233;tat d'esprit combatif et d&#233;termin&#233; &#224; ne pas se laisser balader par le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton17209-28fd3.jpg?1788707668' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois jours apr&#232;s la manifestation du personnel du secteur hospitalier pour d&#233;noncer des conditions de travail de plus en plus intenables, ce sont des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs du social et m&#233;dico-social qui se sont mis en gr&#232;ve et ont manifest&#233; dans toute la France ce mardi 7 d&#233;cembre. Une mobilisation per&#231;ue &#224; raison comme un petit succ&#232;s, tant dans les chiffres que par l'&#233;tat d'esprit combatif et d&#233;termin&#233; &#224; ne pas se laisser balader par le gouvernement. &#192; Paris, plusieurs milliers de personnes ont d&#233;fil&#233; jusqu'au minist&#232;re des Solidarit&#233;s et de la Sant&#233;, attendant le retour de la d&#233;l&#233;gation re&#231;ue au minist&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; On nous crache &#224; la gueule constamment &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des hu&#233;es s'&#233;l&#232;vent de la foule mass&#233;e devant le b&#226;timent parisien. Ils sont des milliers, en grande majorit&#233; des femmes, &#224; &#233;couter les retours amers de leurs coll&#232;gues tout juste sortis de la r&#233;union. &#171; Ils ne nous annoncent rien d'autre que de faire un diagnostic avec des personnes qui ne sont pas du secteur&#8230; mais le diagnostic, il est dans la rue ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, assistantes familiales, juges des enfants, infirmi&#232;res du m&#233;dico-social, assistantes sociales ou encore psychologues&#8230; Dans le m&#233;tier depuis plusieurs ann&#233;es ou &#233;tudiants stagiaires, ils travaillent avec les personnes handicap&#233;es, celles en perte d'autonomie, avec les enfants et la jeunesse la plus vuln&#233;rable, ou les personnes pr&#233;caires. Des travailleurs essentiels, r&#233;quisitionn&#233;s pendant le confinement voire soumis &#224; l'obligation vaccinale pour ceux travaillant dans le handicap, mais &#171; oubli&#233;s &#187; par le gouvernement une fois qu'il a &#233;t&#233; question de revaloriser les salaires. C'est que le gouvernement compte sur l'attachement des travailleurs sociaux au bien-&#234;tre des personnes qu'ils accompagnent pour continuer &#224; ignorer leurs revendications, du moment que &#8211; comme pour les profs &#8211; la &#171; garderie &#187; est assur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; On a beaucoup de burn-out dans la profession, et &#231;a fait quinze ans que rien ne bouge &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ils r&#233;clament des hausses de salaire, des embauches et des moyens pour ce secteur, ainsi que de meilleures conditions de travail et d'&#233;tudes, de dresser la liste des dysfonctionnements dans et entre les diff&#233;rentes structures. En fond de ces revendications, ce sont les logiques de marchandisation qui p&#232;sent de plus en plus sur le secteur, et menacent d'affecter la prise en charge de personnes vuln&#233;rables. Marina est &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e depuis une dizaine d'ann&#233;es : &#171; On n'est plus avec les gens, on comptabilise. On marchande le travail. [&#8230;] lls se rejettent la balle avec les d&#233;partements. Qui va financer ? &#187; Dans les faits, les associations sont contraintes de fusionner pour obtenir des financements &#224; la hauteur des besoins. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, cette n&#233;cessit&#233; de justifier leurs financements g&#233;n&#232;re beaucoup de travail administratif pour les &#233;ducateurs. Ils doivent sans cesse &#233;valuer leur travail, pr&#233;ciser combien de jeunes ils accompagnent et &#171; prouver &#187; leur impact. Des &#233;valuations absurdes, loin de pouvoir rendre compte de la qualit&#233; du suivi qui peut prendre des dizaines d'ann&#233;es, notamment pour les &#233;ducateurs de rue par exemple. Ou alors, si une activit&#233; produit de bons r&#233;sultats avec un groupe de jeunes, on leur demande de la g&#233;n&#233;raliser alors qu'il s'agit d'un mod&#232;le &#233;tabli sur-mesure, &#233;labor&#233; avec leurs familles. Une mani&#232;re de rationaliser le temps d'&#233;laboration, au c&#339;ur du m&#233;tier, au profit de l'&#233;mergence de &#171; recettes &#187;, pas forc&#233;ment les mieux adapt&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Oubli&#233;s du S&#233;gur&#8230; et pas seulement !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re injustice, l'exclusion du secteur social de l'obtention de la &#171; prime S&#233;gur &#187;. Cette prime que Macron se targue d'avoir &#171; octroy&#233; &#187; a en r&#233;alit&#233; &#233;t&#233; arrach&#233;e par la mobilisation du personnel hospitalier et de diff&#233;rents secteurs en 2019, qui revendiquait une augmentation g&#233;n&#233;rale pour tous d'au moins 300 euros. Les 183 euros finalement obtenus sont bien en dessous &#8211; &#224; se demander s'ils couvrent l'ampleur des heures suppl&#233;mentaires effectu&#233;es chaque mois par le personnel du m&#233;dico-social ! Mais cette revalorisation peut constituer une vraie diff&#233;rence pour les bas salaires. Aucune raison que ceux du social &#8211; et bien des professions &#224; l'h&#244;pital m&#234;me &#8211; en soient exclus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour Marina et ses coll&#232;gues, le probl&#232;me est &#171; bien plus profond &#187; que la non-obtention de la prime S&#233;gur, &#233;ni&#232;me tentative du gouvernement de diviser les secteurs du soin entre eux. Avec la crise du Covid, ce sont aussi les conditions des familles les plus vuln&#233;rables qui se sont d&#233;grad&#233;es. Les travailleurs sociaux y sont confront&#233;s directement, quand ils accompagnent en milieu &#171; ouvert &#187;, c'est-&#224;-dire dans la famille. Et si la mis&#232;re augmente, les moyens et le personnel, eux, ne suivent pas. En 2018, d&#233;j&#224;, une tribune &#233;crite par les juges des enfants du tribunal de Bobigny alertait du fait que 909 enfants &#233;taient d&#233;pourvus d'aide &#233;ducative, et que les mesures d'assistance mettaient parfois jusqu'&#224; 18 mois &#224; &#234;tre ex&#233;cut&#233;es, laissant parents et jeunes dans l'attente.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mi-janvier on reprend la rue !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui en unit&#233; d'enseignement maternelle autisme (UEMA), dot&#233;e d'un peu plus de moyens suite aux &#171; plans autisme &#187; qui se sont succ&#233;d&#233; depuis 2005, Marina estime qu'avec quatre &#233;ducateurs, un contrat d'apprentissage, la ma&#238;tresse et un psychologue &#224; mi-temps, ils arrivent &#224; faire du bon travail pour les sept enfants autistes de l'&#233;cole, m&#234;me si &#171; l'id&#233;al, ce serait du un pour un &#187; (un &#233;ducateur pour un enfant). Mais dans des structures pr&#233;c&#233;dentes, il lui est arriv&#233;e de faire face &#224; des cadres administratifs maltraitants, ou &#224; des personnes incapables d'organiser la prise en charge correcte de situations comme le handicap qu'elles ne connaissent pas. Tout le probl&#232;me est qu'au vu du manque de moyens, il est presque impossible de pallier ces d&#233;faillances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux semaines avant la gr&#232;ve, Marina assistait &#224; un webinaire organis&#233; par la commission de mobilisation du travail social pour pr&#233;parer cette journ&#233;e. C'est elle qui en a parl&#233; &#224; ses coll&#232;gues et &#224; sa direction. &#171; On garde espoir, et on esp&#232;re que &#231;a va changer. Il faut pouvoir vivre de ce m&#233;tier et pouvoir s'&#233;panouir. &#187; Et comme un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, elle et plusieurs milliers de travailleuses et travailleurs du secteur se tiennent pr&#234;ts pour remettre le couvert mi-janvier, &#224; l'occasion de la conf&#233;rence des m&#233;tiers et de l'accompagnement social et m&#233;dico-social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charlotte Baumann, Val Romero&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_2577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/jpg/pancarte_social_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH500/pancarte_social_2-6b431.jpg?1787981826' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Marche des travailleurs sociaux
</title>
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		<dc:subject>Secteur social
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Le conseil d&#233;partemental du Maine-et-Loire va r&#233;duire drastiquement les subventions vers&#233;es aux associations qui accueillent les enfants plac&#233;s par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE). Suite &#224; un appel d'offre aux structures d'accueil pour enfants qui proposent les tarifs les plus bas, plusieurs associations vont perdre leurs subventions et 350 salari&#233;s devraient &#234;tre licenci&#233;s. Ils pourront chercher &#224; se faire embaucher dans d'autres structures avec des conditions de travail d&#233;grad&#233;es.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le conseil d&#233;partemental du Maine-et-Loire va r&#233;duire drastiquement les subventions vers&#233;es aux associations qui accueillent les enfants plac&#233;s par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE). Suite &#224; un appel d'offre aux structures d'accueil pour enfants qui proposent les tarifs les plus bas, plusieurs associations vont perdre leurs subventions et 350 salari&#233;s devraient &#234;tre licenci&#233;s. Ils pourront chercher &#224; se faire embaucher dans d'autres structures avec des conditions de travail d&#233;grad&#233;es. La marche partie d'Angers et arriv&#233;e &#224; Paris mardi 5 juillet a &#233;t&#233; l'occasion de faire entendre leur col&#232;re : &lt;em&gt;&#171; ils traitent nos bo&#238;tes comme des usines &#224; savonnettes &#187;.&lt;/em&gt; Esp&#233;rons que cette mobilisation s'&#233;tende, car comme le dit un des marcheurs, &lt;em&gt;&#171; on s'est rendu compte que notre combat &#233;tait national &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'Aide sociale &#224; l'enfance sacrifi&#233;e
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-Aide-sociale-a-l-enfance</link>
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		<dc:date>2015-03-23T22:20:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Secteur social
</dc:subject>
		<dc:subject>Enfance
</dc:subject>
		<dc:subject>Mineurs &#233;trangers
</dc:subject>
		<dc:subject>Limousin
</dc:subject>

		<description>&#201;pingl&#233; en 2009 par la Cour des comptes, le fonctionnement de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) fait couler beaucoup d'encre. Les six milliards de budget d&#233;pens&#233;s &#171; sans que l'on cherche &#224; contr&#244;ler les acteurs, ni l'efficacit&#233; des interventions &#187; sont agit&#233;s tel un &#233;pouvantail. Une proposition de loi a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e l'&#233;t&#233; dernier visant &#224; &#171; s&#233;curiser le parcours des enfants plac&#233;s &#187;, les auteures, s&#233;natrices PS et UDI, invoquant m&#234;me la cr&#233;ation d'un &#171; Conseil national de la protection&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;pingl&#233; en 2009 par la Cour des comptes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La protection de l'enfance &#187;, Rapport de la Cour des comptes, octobre 2009.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le fonctionnement de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) fait couler beaucoup d'encre. Les six milliards de budget d&#233;pens&#233;s &lt;em&gt;&#171; sans que l'on cherche &#224; contr&#244;ler les acteurs, ni l'efficacit&#233; des interventions &#187;&lt;/em&gt; sont agit&#233;s tel un &#233;pouvantail. Une proposition de loi a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e l'&#233;t&#233; dernier visant &#224; &lt;em&gt;&#171; s&#233;curiser le parcours des enfants plac&#233;s &#187;,&lt;/em&gt; les auteures, s&#233;natrices PS et UDI, invoquant m&#234;me la cr&#233;ation d'un &lt;em&gt;&#171; Conseil national de la protection de l'enfance &#187;&lt;/em&gt;&#8230; Beaucoup de bruit pour dissimuler une difficult&#233; majeure : outre les in&#233;galit&#233;s territoriales criantes, les budgets &#233;tant allou&#233;s par les d&#233;partements, c'est surtout l'insuffisance des moyens face &#224; l'ampleur de la t&#226;che qui saute aux yeux des travailleurs sociaux&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le nombre de jeunes pris en charge par les services de protection de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, le nombre de familles en difficult&#233; augmente et, de l'autre, les organismes sociaux sont satur&#233;s. &#192; titre d'exemple, en 25 ans, le nombre d'appels au 119 &lt;em&gt;(&#171; All&#244; enfant en danger &#187;&lt;/em&gt;) a tout bonnement tripl&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Enfance en danger : en 25 ans, le 119 a tripl&#233; son nombre d'appels &#187;, AFP, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Quant au 115, num&#233;ro d'urgence sociale sur lequel les travailleurs sociaux se rabattent souvent pour trouver un h&#233;bergement aux jeunes, il est totalement satur&#233;. D&#233;but f&#233;vrier, le personnel du 115 de Seine-Saint-Denis (93), en gr&#232;ve pour le premi&#232;re fois, signalait 19 000 appels quotidiens, parmi lesquels moins de 500 peuvent &#234;tre honor&#233;s, apr&#232;s un temps d'attente de plusieurs heures parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'extr&#234;me pauvret&#233; qui augmente et, surtout, au peu de solutions p&#233;rennes d'aide sociale propos&#233;es par l'&#201;tat&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Aujourd'hui il faut compter huit ans en moyenne pour obtenir une place (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, les &lt;em&gt;&#171; &#233;coutants &#187;&lt;/em&gt; du 115, impuissants, en sont r&#233;duits &#224; g&#233;rer la mis&#232;re. De l'autre c&#244;t&#233; du t&#233;l&#233;phone, il n'est pas rare, pour les travailleurs sociaux, de passer la journ&#233;e &#224; tenter d'obtenir une place pour un jeune sans aucun soutien parental. &lt;em&gt;&#171; Il n'y a pas de place, Madame, rappelez &#224; 22 heures &#187;&lt;/em&gt;. On est tent&#233; de rester trois heures de plus au boulot, mais on sait que &#231;a ne changerait rien. Et l'on se r&#233;signe &#224; envoyer le jeune &#224; la rue&#8230; avec 20 euros d'une &lt;em&gt;&#171; caisse noire &#187;&lt;/em&gt; que les coll&#232;gues alimentent de leurs poches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cela s'ajoute le fait que l'appareil judiciaire, seul capable d'ordonner une mesure de protection mais de plus en plus surcharg&#233;, se d&#233;sengage, laissant les &#233;ducateurs de l'ASE bricoler des solutions. &#192; d&#233;faut d'une mesure impos&#233;e aux familles par le juge, comme le placement n&#233;cessaire d'un enfant sans consentement des parents, en cas de fratricide par exemple, l'ASE doit souvent se d&#233;brouiller en mettant en place de simples visites d'un &#233;ducateur &#224; la famille. Et pour cause, aux yeux de l'&#201;tat, une mesure de protection de l'enfance &#171; co&#251;te cher &#187;. Pour un placement, il faut compter entre 100 et 700 euros par jour et par enfant suivant le tarif et le degr&#233; de sp&#233;cialisation du foyer. Le tr&#232;s n&#233;cessaire travail avec les familles et le maintien du lien parents-enfant deviennent ainsi un pr&#233;texte pour justifier les &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Coupes budg&#233;taires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, comme dans l'ensemble de la Fonction publique, la protection de l'enfance subit une baisse importante des budgets, parfois au m&#233;pris m&#234;me des conventions sign&#233;es avec les associations. C'est le cas dans le Finist&#232;re, o&#249; la sauvegarde de l'enfance subit 750 000 euros de restrictions budg&#233;taires r&#233;partis sur le Semo (Services en milieu ouvert), les Maisons de parents et les salari&#233;s de la principale association du secteur, Don Bosco, lesquels perdent ainsi 25 % de leur budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces restrictions budg&#233;taires ont des cons&#233;quences directes. Entre autres, les d&#233;lais de traitement et de d&#233;clenchement des mesures sont de plus en plus longs. &#192; Paris, comptez entre six mois et un an pour une aide &#233;ducative &#224; domicile. Sauf si c'est une &#171; mesure d'urgence &#187;, auquel cas, c'est un traitement express : dans les trois mois en moyenne ! C'est donc aussi la qualit&#233; du suivi du jeune qui s'en ressent. Avec entre 30 &#224; 40 jeunes dans sa &#171; file active &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire &#224; suivre simultan&#233;ment &#8211; comment un travailleur social peut-il assurer un suivi sinon rigoureux, du moins minimum ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup refusent de se r&#233;signer. Parmi eux, par exemple, les travailleurs sociaux du Finist&#232;re r&#233;unis en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale ont appel&#233; &#224; construire la mobilisation, qui culminera avec une journ&#233;e d'action le 17 mars. Des salari&#233;s de plusieurs structures de Rouen &#233;taient en gr&#232;ve en d&#233;cembre dernier pour leurs conditions de travail et les conditions d'accueil des personnes &#224; la rue. Leurs coll&#232;gues de Limoges, de leur c&#244;t&#233;, avaient d&#233;j&#224; pris les devants cet &#233;t&#233; avec une mobilisation d'ampleur (voir l'article ci-contre).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La lutte des &#171; Jeunes mineurs &#233;trangers &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont aussi certains &#171; usagers &#187; des services de la protection de l'enfance qui se battent pour que ce mot retrouve un sens. En l'occurrence, les &lt;em&gt;&#171; mineurs isol&#233;s &#233;trangers&lt;/em&gt; &#187;, selon la formule sous laquelle la loi les regroupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces jeunes migrants, fuyant la violence dans leur pays d'origine, se mobilisent en ce moment m&#234;me pour leur prise en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance, pourtant pr&#233;vue par la loi. En lieu et place du logement, des soins de sant&#233;, et de l'&#233;ducation que la loi leur garantit, ils sont jet&#233;s &#224; la rue, livr&#233;s &#224; la pr&#233;carit&#233; et au danger, car le manque de moyens dans les structures d'accueil ne permet pas de les accueillir. &#192; Paris, face &#224; la mobilisation de ces jeunes aid&#233;s par les associations, la mairie n'a mis en place qu'une solution d'h&#233;bergement provisoire &#8211; un gymnase. Et, si certains professeurs solidaires se mobilisent &#233;galement et font gr&#232;ve, comme ceux du lyc&#233;e Hector-Guimard (19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arr.), cela ne permet malgr&#233; tout que des d&#233;pannages temporaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant les d&#233;lais interminables pour l'inscription et les moyens totalement arbitraires employ&#233;s (tests osseux notamment, condamn&#233;s depuis des ann&#233;es par la Commission des Droits de l'Homme et le Comit&#233; consultatif national d'&#233;thique), les jeunes ont fini par occuper, &#224; Paris, la permanence (PAOMIE) charg&#233;e de d&#233;terminer leur &#226;ge en vue d'une admission &#224; l'ASE. Maintenir ces jeunes &#224; la rue est intol&#233;rable, leur prise en charge doit &#234;tre arrach&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 mars 2015, &lt;strong&gt;Joan ARNAUD et Sylvia GUILENA&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;
Conseil g&#233;n&#233;ral de la Haute-Vienne (Limousin) : Les travailleurs sociaux r&#233;agissent contre la suppression de l'aide sociale &#224; l'enfance pour les jeunes majeurs isol&#233;s &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2014, le Conseil g&#233;n&#233;ral de la Haute-Vienne (87), vote &#224; l'unanimit&#233;, Front de gauche compris, la suppression de l'aide sociale &#224; l'enfance pour les jeunes majeurs isol&#233;s entre 18 et 21 ans qui n'auront pas &#233;t&#233; suivis par le Conseil g&#233;n&#233;ral du d&#233;partement (CG87) d&#232;s l'&#226;ge de 15 ans. Mesure discriminatoire qui remet en cause le travail social du personnel pour l'insertion de ces jeunes en difficult&#233; et va mettre &#224; la rue des dizaines de jeunes &#224; l'&#226;ge de 18 ans. Sur les 80 mineurs pris en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance, c'est une quarantaine d'entre eux qui sera frapp&#233; par cette d&#233;cision applicable d&#232;s avril 2015.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Fin novembre 2014, les travailleurs sociaux d&#233;clenchent une gr&#232;ve de quinze jours&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ils occupent le parvis du Conseil g&#233;n&#233;ral pour s'opposer &#224; cette d&#233;cision. La pr&#233;sidente du CG87 (PS), qui se cache derri&#232;re les baisses de dotation de l'&#201;tat, campe sur sa position et refuse toute n&#233;gociation. Pire, elle explique que ne pas prendre cette mesure, c'est faire le jeu du FN ! Devant ce mur, les travailleurs sociaux cessent l'occupation du parvis et, sous la houlette des syndicats FSU-CGT-SUD, s'en remettent aux voix juridiques pour annuler cette d&#233;cision. Ils n'en organisent pas moins des rassemblements les 16 janvier et 13 f&#233;vrier 2015 o&#249; plus de 200 personnes manifestent leur indignation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux ne comptent pas en rester l&#224;. Ils ont mis en place un r&#233;seau de soutien aux jeunes majeurs pour faire face, par de nouvelles mobilisations, aux situations individuelles d&#233;sastreuses qui se profilent &#224; l'horizon pour ces jeunes en difficult&#233;. Mais, si la mobilisation ne monte pas au cran sup&#233;rieur apr&#232;s les &#233;lections d&#233;partementales, ces jeunes se retrouveront &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ren&#233; SENS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Bonsoir Monsieur, c'est le 115 de Seine-Saint-Denis... On est d&#233;sol&#233; mais nous n'avons pas trouv&#233; de solution pour vous cette nuit &#187;&lt;/em&gt;. Au bout du fil, l'homme encaisse. &lt;em&gt;&#171; D'accord, c'est comme hier alors &#187;&lt;/em&gt;, r&#233;pond une voix &#233;puis&#233;e. &lt;em&gt;&#171; O&#249; allez-vous dormir ? &#187;&lt;/em&gt;, s'enquiert Ousmane, qui lui conseille, &lt;em&gt;&#171; comme il va faire froid &#187;&lt;/em&gt;, de se r&#233;fugier aux urgences de l'h&#244;pital. &lt;em&gt;&#171; Dehors, &#224; c&#244;t&#233; du coll&#232;ge pour les enfants &#187;&lt;/em&gt;, r&#233;pond son interlocuteur, qui ajoute avant de raccrocher : &lt;em&gt;&#171; Merci de m'avoir rappel&#233;, &#224; demain. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait du reportage &#171; En Seine-Saint-Denis, le &#8216;115' &#224; bout de souffle &#187;, visuel interactif, LeMonde.fr, du 15 f&#233;vrier 2015.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; La protection de l'enfance &#187;, Rapport de la Cour des comptes, octobre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le nombre de jeunes pris en charge par les services de protection de l'enfance &#233;tait estim&#233; &#224; environ 296 000 fin 2011, dont 275 000 mineurs (48 % d'entre eux sont plac&#233;s en familles d'accueil ou &#233;tablissements) et 21 000 jeunes majeurs. M. Meunier, M. Dini, &#171; Protection de l'enfance : am&#233;liorer le dispositif dans l'int&#233;r&#234;t de l'enfant &#187;, rapport publi&#233; au nom de la Commission des affaires sociales en juin 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Enfance en danger : en 25 ans, le 119 a tripl&#233; son nombre d'appels &#187;, AFP, 28 janvier 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Aujourd'hui il faut compter huit ans en moyenne pour obtenir une place dans un centre d'h&#233;bergement d'urgence. Donc, en r&#233;alit&#233;, on g&#232;re des listes d'attente &#187;, confie le directeur du 115 du 93, Abilio Brazil. (Le Monde, 14 f&#233;vrier 2015).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le recours &#224; la sous-traitance dans le secteur social associatif
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-recours-a-la-sous-traitance-dans-le-secteur-social-associatif</link>
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		<dc:date>2014-04-22T15:54:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Secteur social
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>L'ensemble du secteur associatif est en crise. Entre 2010 et 2012, il y a eu, selon l'ancienne ministre des Sports et des associations, Val&#233;rie Fourneyron, 11 000 suppressions d'emplois. Se basant sur les r&#233;ductions de budgets annonc&#233;es, le Collectif pour les associations citoyennes annonce entre 30 000 et 40 000 suppressions d'emploi dans le secteur. Avec tout ce que cela implique comme difficult&#233;s pour les salari&#233;s. &lt;br /&gt;Sonia, &#233;tudiante en formation d'assistante sociale, a effectu&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-93-avril-mai-2014-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 93, avril-mai 2014
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Secteur-social-+" rel="tag"&gt;Secteur social
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ensemble du secteur associatif est en crise. Entre 2010 et 2012, il y a eu, selon l'ancienne ministre des Sports et des associations, Val&#233;rie Fourneyron, 11 000 suppressions d'emplois. Se basant sur les r&#233;ductions de budgets annonc&#233;es, le Collectif pour les associations citoyennes annonce entre 30 000 et 40 000 suppressions d'emploi dans le secteur. Avec tout ce que cela implique comme difficult&#233;s pour les salari&#233;s. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sonia, &#233;tudiante en formation d'assistante sociale, a effectu&#233; des stages et divers travaux pour des associations. Elle r&#233;side &#233;galement dans un foyer de jeunes travailleurs. Elle nous raconte le quotidien de ce secteur en proie &#224; la crise. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une r&#233;duction massive des financements&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand on parle d'associations, on a un peu tous en t&#234;te le b&#233;n&#233;volat. En fait, l'ensemble du secteur associatif compte 1,8 million de salari&#233;s repartis dans des domaines vari&#233;s tels que le spectacle, le sport, le social ou l'humanitaire, soit pr&#232;s de 10 % de l'emploi salari&#233; du pays. Dans le secteur du travail social (action sociale, formation, insertion, sant&#233;, &#233;ducation, etc. : environ un quart de l'ensemble), les associations, malgr&#233; leur statut, fonctionnent comme des entreprises. Le c&#244;t&#233; b&#233;n&#233;vole est peu pr&#233;sent actuellement, malgr&#233; une tendance &#224; vouloir nous remplacer par des b&#233;n&#233;voles pas form&#233;s et pas pay&#233;s. Mais, pour l'instant, l&#224; comme ailleurs, ceux qui font tourner la bo&#238;te, ce sont surtout des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la galaxie des associations, il y a les tr&#232;s grandes, les moyennes et les toutes petites&#8230; Cela va de la TPE des assoces (d'un ou deux salari&#233;s), &#224; la PME jusqu'&#224; la grosse entreprise ayant absorb&#233; les autres, bien subventionn&#233;e avec des salaires au rabais pour les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce secteur conna&#238;t une r&#233;duction massive de ses financements. Selon la CGT, dans le secteur de ce qu'on appelle la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (il s'agit de l'accompagnement judiciaire de la protection de l'enfance), il y a eu un processus de fusions associatives qui a entrain&#233; un passage de 30 000 budgets &#224; 3 000. Soit dix fois moins de budgets pour dix fois moins d'associations. Mais pas des budgets dix fois plus gros !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une explosion des in&#233;galit&#233;s territoriales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Depuis plusieurs ann&#233;es, l'&#201;tat central se d&#233;charge des missions du secteur social et les confie aux collectivit&#233;s territoriales (en particulier le Conseil g&#233;n&#233;ral), sous pr&#233;texte de faire de l'action sociale de proximit&#233;. La cons&#233;quence, c'est que la qualit&#233; du service social n'est pas du tout la m&#234;me suivant la couleur politique, l'histoire et les moyens du d&#233;partement. Par exemple, sur le RSA, le Val d'Oise &#224; une politique hyper r&#233;pressive (avec contr&#244;les tr&#232;s r&#233;guliers des b&#233;n&#233;ficiaires) alors que le Val de Marne beaucoup moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, l'action sociale co&#251;te de plus en plus cher aux d&#233;partements : entre 1985 et 2010, les d&#233;penses d'action sociale des d&#233;partements ont quasiment ont &#233;t&#233; multipli&#233;es par cinq. Les budgets n'ont pas &#233;t&#233; augment&#233;s et actuellement certains d&#233;partements n'ont plus de moyens pour le social, voire sont au bord de la faillite. D'o&#249;, dans ce domaine comme dans d'autres, une explosion des in&#233;galit&#233;s territoriales. &lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'art de faire jouer
la concurrence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour faire baisser les co&#251;ts, de plus en plus de dispositifs sont sous-trait&#233;s &#224; des associations. Cela revient moins cher et l'on peut plus facilement rompre le contrat. On aboutit aux m&#234;mes cons&#233;quences en termes de salaire, de conditions de travail et de qualit&#233; qu'avec la sous-traitance dans le secteur industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant, les associations proposaient des projets aux collectivit&#233;s, qui finan&#231;aient ou pas. Aujourd'hui, ce sont les collectivit&#233;s qui d&#233;finissent des actions et les associations les ex&#233;cutent. Elles sont r&#233;duites &#224; un r&#244;le de prestataire de service. Cela pose un double probl&#232;me : les projets impos&#233;s d'en haut d&#233;pendent de la politique &#233;tatique, centrale ou r&#233;gionale, voire europ&#233;enne, pas forc&#233;ment adapt&#233;s &#224; la situation, et souvent tr&#232;s &#233;loign&#233;s des objectifs des militants associatifs de terrain. Ensuite, &#233;conomies obligent, pour r&#233;pondre aux devis, les associations rognent sur les co&#251;ts et sont en situation d'entrer en concurrence entre elles. Ce qui les conduit &#224; offrir des &#171; prestations &#187; au plus bas co&#251;t, sur des domaines pourtant extr&#234;mement sensibles (accompagnement de b&#233;n&#233;ficiaires du RSA, de demandeurs d'asile, d'enfants en danger, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, nous avons eu une r&#233;union avec le Conseil g&#233;n&#233;ral pour le renouvellement d'un an du contrat sur l'accompagnement au RSA. La responsable du Conseil g&#233;n&#233;ral nous a clairement dit qu'il fallait qu'on accepte plus de monde sinon elle donnerait notre contrat &#224; une autre association &lt;em&gt;&#171; plus rentable &#187;.&lt;/em&gt; Ce qui fait qu'on accompagne de plus en plus de monde mais avec le m&#234;me effectif, donc moins de suivi. &lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des assistantes sociales au rabais &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce fonctionnement co&#251;te moins cher au Conseil g&#233;n&#233;ral que d'embaucher directement des assistantes sociales ou des psys. Les assistantes sociales du Conseil g&#233;n&#233;ral sont mieux pay&#233;es que celles des associations et, surtout, elles sont titulaires et donc plus difficiles &#224; virer que dans les associations o&#249; il suffit juste de ne pas renouveler le contrat. Par exemple, entre deux assistantes sociales en d&#233;but de poste, il y a plus de 200 euros de diff&#233;rence et un statut diff&#233;rent puisque certaines associations embauchent des assistantes sociales sous le statut &lt;em&gt;Assistante sociale &#233;ducative&lt;/em&gt; (moins bien reconnu et beaucoup moins bien pay&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi un moyen de casser le service public : en externalisant les services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La principale activit&#233; : recherche de financements et dossiers justificatifs &#224; remplir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La recherche de financement prend une part tr&#232;s importante dans les &#233;quipes. Pour donner une id&#233;e, avec ma ma&#238;tre de stage, on faisait au mieux 3 &#224; 4 heures d'accompagnement par jour et le reste c'&#233;tait pour les dossiers du Conseil g&#233;n&#233;ral et du Fonds social europ&#233;en. On n'avait aucune marge d'initiative parce qu'il fallait toujours recevoir plus de monde et justifier de tout. Nous voulions monter des projets collectifs, mais ce n'est plus possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, la pression est &#233;norme parce que c'est directement le salaire qui est impact&#233;. Par exemple, notre directeur s'&#233;tait fait hospitaliser apr&#232;s un &lt;em&gt;burn out&lt;/em&gt; (&#233;puisement professionnel) et continuait de bosser depuis l'h&#244;pital sur les dossiers de subventions qu'il fallait absolument remplir. Il devait le faire, disait-il, faute de quoi il ne serait pas pay&#233; et ses coll&#232;gues non plus. Le plus r&#233;v&#233;lateur &#233;tait que les coll&#232;gues expliquaient qu'il fallait qu'il continue car on avait besoin de lui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Projets impos&#233;s, &#171; cibles &#187; introuvables&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette course au projet et aux financements fait que l'on s'&#233;loigne vraiment du travail de proximit&#233; qui correspond aux r&#233;alit&#233;s du terrain et des r&#233;els besoins des personnes. Les projets impos&#233;s d'en haut ob&#233;issent aux modes du moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, une coll&#232;gue a &#233;t&#233; embauch&#233;e en stage dans une association qui a re&#231;u des fonds de l'Europe pour monter un atelier sur &lt;em&gt;&#171; comment bien manger &#187;&lt;/em&gt; pour des femmes immigr&#233;es africaines de plus de 60 ans avec titre de s&#233;jour sur un territoire pr&#233;cis. Elle a essay&#233; de monter une action avec ces femmes, sauf que toutes les femmes rencontr&#233;es avaient entre 30 et 60 ans et que les femmes cibl&#233;es par l'action&#8230; n'existaient pas. Elle a donc demand&#233; de r&#233;ajuster le projet. On lui a r&#233;pondu non, sous peine de devoir rembourser les sous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le foyer o&#249; je suis, il n'y a plus ou tr&#232;s peu d'actions conviviales entre jeunes, mais que des actions d&#233;finies par des financements. Du coup, pour obtenir des financements on a eu droit &#224; des soir&#233;es pour nous apprendre &#224; nous brosser les dents ou la fa&#231;on de mettre un pr&#233;servatif (&#224; noter que nous avons quitt&#233; la seconde de lyc&#233;e depuis cinq ou six ans !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a beaucoup d'associations qui meurent. Soit elles se font absorber par les plus grosses, soient elles coulent. On assiste &#224; une concentration du secteur associatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs avec lesquels on travaille se complexifient. Les usagers sont de plus en plus tra&#238;n&#233;s de services en services sans obtenir de r&#233;ponse. Cela entra&#238;ne du m&#233;contentement et de la violence de leur part (et apr&#232;s, on nous met des vigiles dans les services sociaux). Les professionnels sont noy&#233;s dans cette masse de dispositifs et de partenaires dont chacun a ses sp&#233;cificit&#233;s. Chaque secteur/ville a son&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;fonctionnement propre ce qui fait que les professionnels ne s'y retrouvent plus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Comment r&#233;agir ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est un secteur qui est compliqu&#233; &#224; mobiliser pour deux raisons. La premi&#232;re c'est que les travailleurs sociaux ont du mal &#224; se battre pour leur propre augmentation de salaires sachant qu'ils n'arrivent pas &#224; fournir des conditions d&#233;centes pour les personnes qu'ils accompagnent, plus mal loties qu'eux-m&#234;mes. La deuxi&#232;me raison c'est la mise en concurrence entre les associations. Avec les fusions et les appels &#224; projets, c'est une vraie lutte acharn&#233;e pour la survie. Il n'y a presque plus de communication entre les associations. Il y a eu quand m&#234;me quelques mouvements dans les grosses associations qui sont sans doute moins en danger et donc plus facilement mobilisables. Mais bon cela reste &#233;pisodique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, il y a eu des mobilisations des usagers des associations qui ont fait bouger les choses, notamment dans les foyers de travailleurs. Pourquoi pas un mouvement d'ensemble qui entra&#238;nerait professionnels et usagers ? &#187;&#9632;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Paul GALLER &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_755 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH330/region_assist-e73e5.png?1787878232' width='400' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; lire&lt;/h2&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'article du &lt;em&gt;Monde diplomatique&lt;/em&gt; d'avril 2014 : &lt;em&gt;&#171; Juste cause et bas salaires &#187;&lt;/em&gt;, de Fanny Darbus et Matthieu H&#233;ly, sur les mouvements du secteur associatif et la cr&#233;ation de syndicats.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Sur le blog &lt;em&gt;Et voil&#224; le travail&lt;/em&gt;, un petit article dat&#233; du 5 ao&#251;t 2011 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://voila-le-travail.fr/les-ras-le-bol-des-associatifs/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;em&gt;&#171; Le ras-le-bol des associatifs &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#201;tudiants en travail social&#8230; en lutte pour leurs stages !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Etudiants-en-travail-social-en-lutte-pour-leurs-stages-2789</link>
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		<dc:subject>Secteur social
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>La formation en travail social dure trois ans. Des cours th&#233;oriques alternent avec des stages pratiques. Ces stages de terrain sont tr&#232;s importants pour les &#233;tudiants de deuxi&#232;me et troisi&#232;me ann&#233;es. Ils durent une bonne partie de l'ann&#233;e scolaire et conditionnent le passage en ann&#233;e sup&#233;rieure comme l'obtention du dipl&#244;me de fin d'&#233;tudes. C'est chaque ann&#233;e &#171; une course &#187; pour trouver un stage. &lt;br /&gt;Les terrains de stage sont des associations, les conseils g&#233;n&#233;raux, les h&#244;pitaux, etc.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Etudiants-en-travail-social-en-lutte-pour-leurs-stages-" rel="directory"&gt;&#201;tudiants en travail social&#8230; en lutte pour leurs stages !
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Secteur-social-+" rel="tag"&gt;Secteur social
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La formation en travail social dure trois ans. Des cours th&#233;oriques alternent avec des stages pratiques. Ces stages de terrain sont tr&#232;s importants pour les &#233;tudiants de deuxi&#232;me et troisi&#232;me ann&#233;es. Ils durent une bonne partie de l'ann&#233;e scolaire et conditionnent le passage en ann&#233;e sup&#233;rieure comme l'obtention du dipl&#244;me de fin d'&#233;tudes. C'est chaque ann&#233;e &#171; une course &#187; pour trouver un stage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les terrains de stage sont des associations, les conseils g&#233;n&#233;raux, les h&#244;pitaux, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les stagiaires qui n'ont ni bourse ni prise en charge par P&#244;le Emploi recevaient une gratification &#224; hauteur de 50 % du SMIC, sauf dans les collectivit&#233;s territoriales comme les conseils g&#233;n&#233;raux et les h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une loi, dite loi Fioraso du 22 juillet 2013, &#233;tend la gratification &#224; tous les lieux de formation, pour des stages d'une dur&#233;e sup&#233;rieure &#224; deux mois. Que les &#233;tudiants aient une r&#233;mun&#233;ration est bien s&#251;r la moindre des choses, et ce revenu devrait &#234;tre d'ailleurs beaucoup plus &#233;lev&#233;. Sauf que la nouvelle loi supposerait son financement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or les &#233;tudiants, alors qu'ils s'appr&#234;taient &#224; partir en stage, ont vu des h&#244;pitaux et des conseils g&#233;n&#233;raux leur expliquer qu'en raison des sommes &#224; d&#233;bourser et des budgets d'aust&#233;rit&#233; en place, ils ne seraient plus en mesure de les accueillir ! Et pas de stage, c'est le redoublement assur&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re gronde dans les instituts de formation. Des mouvements ont eu lieu en Province et &#224; Paris, o&#249; une manifestation a r&#233;uni 400 &#233;tudiants le 24 octobre. Une coordination des &#233;tudiants est pr&#233;vue le 16 novembre 2013 &#224; Rennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain des manifestations, la ministre de l'Enseignement sup&#233;rieur, Genevi&#232;ve Fioraso, a l&#226;ch&#233; un peu de lest en diffusant le vendredi 25 un communiqu&#233; selon lequel &lt;em&gt;&#171; Les conventions de stages pr&#233;vues pour l'ann&#233;e scolaire 2013-1014 peuvent &#234;tre conclues sans obligation nouvelle de gratification &#187;&lt;/em&gt;. Rien encore pour attribuer les moyens financiers permettant d'effectuer les stages. Les &#233;tudiants ne comptent pas en rester l&#224;. &#192; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;28 octobre 2013, Paul GALLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Interview de Yann, en formation
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Interview-de-Yann-en-formation</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Secteur social
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Interview
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		<description>Convergences r&#233;volutionnaires : Dans quelle fili&#232;re &#233;tudies-tu ? Yann : Je suis une formation d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; sur trois ans. On est &#171; sp&#233;cialis&#233;s &#187; dans... tout : en h&#244;pital de jour, dans l'aide aux prostitu&#233;es, aupr&#232;s des jeunes de l'aide sociale &#224; l'enfance, comme &#233;ducateurs de rue. Apr&#232;s le dipl&#244;me, je voudrais travailler avec les jeunes plac&#233;s, soit apr&#232;s d&#233;cision de justice, soit &#224; la demande des parents. &lt;br /&gt;J'ai d&#233;j&#224; fait deux stages, le dernier en foyer avec des mineurs&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Convergences r&#233;volutionnaires : &lt;/strong&gt;Dans quelle fili&#232;re &#233;tudies-tu ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Yann &lt;/strong&gt; : Je suis une formation d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; sur trois ans. On est &#171; sp&#233;cialis&#233;s &#187; dans... tout : en h&#244;pital de jour, dans l'aide aux prostitu&#233;es, aupr&#232;s des jeunes de l'aide sociale &#224; l'enfance, comme &#233;ducateurs de rue. Apr&#232;s le dipl&#244;me, je voudrais travailler avec les jeunes plac&#233;s, soit apr&#232;s d&#233;cision de justice, soit &#224; la demande des parents.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;J'ai d&#233;j&#224; fait deux stages, le dernier en foyer avec des mineurs isol&#233;s &#233;trangers, arriv&#233;s seuls et sans attache sur le territoire fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le boulot consiste avant tout &#224; accueillir ces jeunes : le foyer est la premi&#232;re structure &#224; les recevoir sur le territoire fran&#231;ais. On est charg&#233; d'&#233;valuer leur &#226;ge, leur histoire. On cherche sur le terrain &#224; en accueillir le plus possible, mais souvent &#231;a passe par le tribunal qui peut leur faire passer un test osseux pour d&#233;terminer s'ils sont vraiment mineurs. Pour ceux qui passent la rampe, c'est l'h&#244;tel, le foyer ou, pour les plus chanceux, une famille d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En foyer, on doit les r&#233;veiller le matin, les sortir, leur faire d&#233;couvrir des mus&#233;es, etc. Quand ils atteignent la majorit&#233;, c'est le plus dur. Pour les jeunes issus de la prostitution, on tente de leur trouver une place en tant que majeur ancien prostitu&#233;. Pour les autres, c'est souvent la rue. On peut &#233;ventuellement faire appel. Mais pour &#231;a, il faut qu'ils aient des papiers solides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes un filet de s&#233;curit&#233; de la derni&#232;re chance pour des jeunes dans la pire des situations. En g&#233;n&#233;ral, les foyers fonctionnent en tant qu'associations, avec une quinzaine de salari&#233;s et trois ou quatre stagiaires. Autant dire que, sans stagiaires, ils ne pourront pas accueillir autant de mineurs, et pas dans les m&#234;mes conditions.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;C.R. : &lt;/strong&gt;Tu &#233;tais r&#233;mun&#233;r&#233; pendant ces stages ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Y&lt;/strong&gt; : Aucun des stages n'a &#233;t&#233; r&#233;mun&#233;r&#233;. Le premier d&#233;pendait des h&#244;pitaux. Ils pouvaient l&#233;galement ne pas nous payer. Le second, ils auraient d&#251;. Mais l'&#233;cole fermait les yeux &#224; l'&#233;poque... Par exemple, pour les stages de quatre mois, on &#233;tait nombreux &#224; signer deux conventions distinctes, chacune de deux mois moins un jour, pour passer en-dessous de la barre et donc &#233;chapper &#224; l'obligation de gratification. De fait, les &#233;coles encourageaient ce type d'arrangement. On &#233;tait quand m&#234;me un certain nombre &#224; r&#233;agir sur le fait que les stages devaient &#234;tre r&#233;mun&#233;r&#233;s. D&#233;sormais, les &#233;coles refusent les magouilles avec les conventions. Mais &#231;a ne r&#232;gle pas le probl&#232;me, au contraire : sans stage, pas de dipl&#244;me !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;C.R. : &lt;/strong&gt;Quelle est votre revendication ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Y&lt;/strong&gt; : On demande un engagement de l'&#201;tat, soit sous la forme d'un financement donn&#233; aux &#233;coles ou aux structures accueillant des stagiaires, soit sous la forme d'une obligation aux structures de prendre des stagiaires et de les r&#233;mun&#233;rer. La plupart des structures pr&#233;tendent ne pas avoir les moyens de financer des stagiaires. C'est probablement vrai pour les petites associations, mais pas pour les conseils g&#233;n&#233;raux par exemple. En plus, la gratification ce n'est pas grand-chose, autour de 400 euros par mois. Des h&#244;pitaux de plusieurs milliers de salari&#233;s refusent d'aligner cette somme ridicule.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a fait passer cette loi de r&#233;mun&#233;ration des stages sans regarder si toutes les structures ont les moyens, et surtout sans prendre aucune mesure pour les contraindre &#224; payer. S'adresser &#224; l'&#201;tat, c'est aussi garder un caract&#232;re centralis&#233; &#224; notre revendication et ne pas s'&#233;parpiller en restant chacun contre sa structure d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, 50 % des &#233;tudiants se retrouvent sans stage. Mais des manifestations ont eu lieu partout, notamment &#224; Nantes, Rennes et Paris. Et on continue !&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_721 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH419/stages-cb881.png?1787876351' width='300' height='419' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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