Droit de grève mis à mal en Tunisie
mardi 14 juillet 2015
Depuis le 4 juillet l’état d’urgence a été décrété en Tunisie suite aux deux attentats du musée du Bardo et de Sousse. En décrétant des pouvoirs d’exception à l’armée au prétexte de combattre le terrorisme, le président Essebsi cherche en fait à museler toute contestation et en premier lieu les luttes des travailleurs en interdisant le droit de grève.
Essebsi a sans détours dénoncé les grévistes, notamment ceux du bassin minier de Gafsa et Redeyef, qui se battent et manifestent depuis des mois pour des embauches. Il a osé affirmer que si les forces de l’ordre ne sont pas intervenues assez vite à Sousse, c’est parce qu’elles étaient occupées à canaliser des manifestations !
La ficelle est un peu grosse mais le pouvoir essaie de profiter de l’émotion suscitée par les attentats pour mater les mouvements sociaux en cours.