De Kiev, à Moscou
lundi 17 mars 2014
A peine au pouvoir, le nouveau gouvernement ukrainien a promis à sa population austérité et sacrifices… sous contrôle de l’Union Européenne et du FMI. En Crimée, région où la population est à majorité d’origine russe, les politiciens de l’autre clan ont organisé un référendum pour le rattachement à la Russie. Sous la houlette de Poutine, la population y connaîtra la même misère que de l’autre coté.
Heureusement que tout le monde n’est pas dupe. Ni en Ukraine où il n’est pas dit que nombre de ceux qui ont participé aux manifestations contre le gouvernement du sinistre Inoukovich ou se sont réjouit de sa chute, se laisseront berner par les politiciens nationalistes qui en avaient pris la tête. Ni en Russie même ou des dizaines de milliers de personnes, opposants au régime de Poutine, ont manifesté samedi dernier, à Moscou, contre l’intervention des troupes russes en Crimée.
Loin des surenchères nationalistes ne servant qu’à diviser pour régner, loin des petits jeux diplomatiques ou guerriers entre l’Europe occidentale et le gouvernement russe pour leurs intérêts réciproques, c’est l’union de toutes les populations pauvres, sur leur propres revendications sociales qui pourrait vraiment changer la situation en Ukraine… et ailleurs.