Hôtel-Dieu : des économies au détriment des malades
lundi 4 novembre 2013
Malgré la promesse de la ministre de la Santé de suspendre le projet de fermeture des urgences de l’hôpital parisien Hôtel-Dieu (à quelques mois des élections municipales ça la fichait mal), le service devrait s’arrêter ce lundi 4 novembre et les ambulances de pompiers dérouter les malades vers d’autres sites. Pourtant jusque-là ce sont quelques 15 000 malades par ans que ces ambulances y amenaient. Rien que ça !
Mais l’Hôtel-Dieu serait trop coûteux, nous dit-on. Prélude probable à une fermeture complète, on le transformerait en « Hôpital debout », c’est-à-dire sans lits, réservé aux seuls consultations et aux soins ambulatoires. Au lieu d’y être soignés les malades recevront un « avis médical urgent », qui coûte moins cher. Et, si besoin est, ils seront envoyés se faire voir ailleurs… sur les listes d’attente des hôpitaux Cochin ou Pitié-Salpêtrière déjà surchargés.
Samedi dernier, personnels et habitants du quartier manifestaient à nouveau contre cette fermeture et ces économies criminelles.