L’État noie ses responsabilités dans le sang
lundi 16 septembre 2013
Les quatre auteurs du viol qui avait soulevé une vague d’indignation en Inde, en décembre dernier, ont été condamnés à mort. Une décision dont le but est de calmer les mouvements de contestation qui ont vu le jour depuis cette affaire sordide. Mais bien des féministes indiennes ne s’en laissent pas compter. Ce viol a révélé l’horreur de toute une société sexiste.
En Inde comme ailleurs, c’est l’État lui-même, sa police, sa justice et ses dirigeants, qui encouragent et légitiment l’oppression des femmes. La décision d’appliquer la peine de mort est d’autant plus barbare qu’elle n’y changera rien.
Seules les luttes des femmes et de tous les opprimés et exploités, pour une société plus juste et plus égalitaire, pourront mettre un terme aux violences machistes comme le viol.