Vive le printemps turc
lundi 17 juin 2013
Depuis le 31 mai, la colère a explosé à Istanbul et dans les principales villes turques. A l’origine de la contestation, un projet immobilier d’un centre commercial condamnant à la destruction un parc municipal situé à côté de la place Taksim. Un projet symbolisant l’accumulation de richesse à un pôle de la société turque, et de l’autre, la détérioration des conditions de vie des populations pauvres pour qui la pression religieuse et les matraques des flics deviennent insupportables.
Samedi, le premier ministre Erdogan a fait évacuer par la force les dizaines de milliers de manifestants de la place Taksim, mais la contestation n’en est pas terminée pour autant. Les manifestants pourraient bien trouver le soutien plus prononcé de la classe ouvrière turque et ne pas se contenter d’un simple changement de régime, mais bien revendiquer le droit de s’organiser librement pour imposer des conditions de travail plus dignes.