A Chypre comme en Grèce, une « aide » empoisonnée
lundi 25 mars 2013
A Chypre, face aux protestations de la population, le gouvernement et ses mentors de l’Union Européenne et du FMI ont renoncé à taxer tous les comptes en banque. Le nouveau plan serait-il plus doux ? Taxer les comptes au dessus de 100 000 € ne vise plus la paye ou les maigres économies de salariés. Certes. Mais les mesures d’austérité sont toujours là.
Les milliardaires Russes ou britanniques qui ont de multiples comptes à Chypre auront, eux, probablement bien des moyens de s’envoler vers d’autres paradis fiscaux avant d’y perdre vraiment des plumes. Par contre déjà la fermeture d’une des deux banques du pays entraînera une première fournée de licenciements (les employés de banque manifestaient récemment contre cette menace). Et on parle de mise en faillite possible de nombreuses PME… licenciements encore à la clé.
Comme en Grèce, en Irlande ou au Portugal, les manifestants chypriotes savent qu’il va leur falloir redoubler d’énergie pour refuser de faire les frais de la crise.