Non à l’austérité, avec ou sans traité
lundi 1er octobre 2012
50 000 personnes, d’après le Front de gauche, ont défilé dimanche dernier contre le Traité budgétaire européen. Un succès, qui montre que la politique d’austérité qui nous est promise ne passe pas.
Mais faut-il pour autant, comme nous y invitent le Front de gauche, Mélenchon en tête et Parti communiste, cibler en priorité le Traité européen, le TSCG ? Même si celui-ci était repoussé, qu’est-ce que cela changerait ? Les gouvernements, de droite auparavant et maintenant de gauche, ont engagé une politique d’austérité sans attendre le TSCG, tout comme le patronat qui licencie, ferme les usines et supprime les emplois depuis années.
S’opposer au TSCG n’est donc pas exactement s’opposer à l’austérité. La preuve : Europe Ecologie, comme certains députés socialistes, ont décidé de voter « Non » au TSCG mais... « Oui » au budget d’austérité qui va être présenté à l’Assemblée, et de laisser leurs ministres en place pour la mettre en pratique. Quant au Front de gauche, il refuse toujours de se dire dans l’opposition. Que pensez de ceux qui manifestent contre la politique du gouvernement le dimanche... et lui font allégeance dans la semaine ? Drôle de manière d’engager le combat contre l’austérité.
Oui, il est temps de manifester et de se battre. Mais contre le patronat et le gouvernement à son service : contre les licenciements et les suppressions de postes, le blocage des salaires et la politique d’austérité.