Mettre fin à la dictature... ou à la révolte ?
lundi 21 novembre 2011
La dictature syrienne a déjà fait plus de 3 500 morts parmi la population qui manifeste avec un courage inouï depuis six mois. Désormais, les pressions diplomatiques s’accentuent, mais avec quelle hypocrisie, contre le régime. Car si les grandes puissances ont par le passé pardonné au dictateur une certaine indiscipline à leur égard, c’était en raison de sa capacité à tenir en respect les pauvres du Moyen-Orient et à les maintenir dans la misère.
Aujourd’hui, ce qui les préoccupe avant tout, c’est de lui trouver un remplaçant capable d’éteindre le feu révolutionnaire qui parcourt toute la région depuis des mois et d’en finir avec cette révolte des pauvres.
Mais rien n’est moins sûr. En témoigne la nouvelle flambée populaire en Egypte contre l’armée qui voudrait confisquer la révolution du printemps dernier.