Quand les patrons doivent passer à la caisse
lundi 9 mars 2009
Marie-Christine, caissière dans un supermarché ATAC à Auneau (Eure-et-Loir) avait été traitée de voleuse et licenciée par ses patrons. Motif : avoir détourné 40 centimes d’euros sur sa carte de fidélité que son ex-mari avait conservée. Un an plus tard, les prud’hommes de Versailles viennent d’annuler son licenciement et condamner le supermarché à lui verser 16 000 euros de dommages et intérêts pour « licenciement en l’absence de cause réelle et sérieuse ». ATAC devra aussi lui verser 1 380 euros pour « licenciement vexatoire ». Le magasin marchait moins bien après l’ouverture d’un super U dans la ville ; les patrons pensaient tenir un prétexte pour « dégraisser la masse salariale ».
La jeune caissière ne s’est pas laissé faire : ils sont tombés sur un os.