Le cynisme face aux expulsés de Cachan
lundi 11 septembre 2006
« Nul n’a le droit de pénétrer dans une propriété privée sans l’accord du propriétaire » : c’est l’un des prétextes qu’a trouvés le préfet du Val-de-Marne pour s’opposer à la réquisition d’anciens locaux du CEA à Limeil Brévannes pour reloger d’anciens squatteurs de Cachan. Et le préfet a envoyé la police barrer l’accès aux élus locaux venus estimer les travaux à faire pour rendre habitables les 6 600 m2 d’anciens bureaux de cette société, à statut privé mais dépendante du gouvernement.
Autant dire que c’est celui-ci qui, après avoir expulsé ces familles de Cachan sous prétexte d’insalubrité leur refuse tout relogement.