Les « casseurs » ont bon dos
lundi 10 avril 2006
Depuis deux mois que dure le mouvement contre le CPE, le CNE et la « Loi sur l’égalité des chances », Sarkozy utilise les quelques violences qui ont émaillé les fins de manifestations pour faire multiplier les interpellations arbitraires par la police et les lourdes condamnations.
En réalité, au fur et à mesure de la montée de leur mouvement, les étudiants et lycéens, avec souvent l’aide des services d’ordre des syndicats ouvriers, n’ont pas attendu les flics pour protéger leurs cortèges. Et ces violences stupides sont devenues marginales au fur et à mesure que la mobilisation se renforçait.
Par contre, les interpellations de la police ont largement touché de simples manifestants, voire des passants. Des condamnations lourdes en comparution immédiate ont déjà été prononcées pour des faits mineurs ou contestés !
Dans la foulée, le député UMP Raoult a proposé de rétablir la loi dite « anti casseurs » de 1970, abrogée en 1981, qui rend passible de prison les organisateurs d’une manifestation qui n’auraient pas appelé à la dispersion en cas d’incidents en marge !
Pourtant ceux qu’il serait grand temps d’arrêter, ce sont les casseurs méthodiques des droits des travailleurs !