Pour une amnistie des révoltés de novembre
lundi 9 janvier 2006
Le gouvernement vient de décider de mettre fin à l’Etat d’urgence, cette mesure inventée à l’époque des guerres coloniales et autorisant l’instauration du couvre-feu, et dont il avait décrété l’application à la suite de la révolte des jeunes dans les banlieues.
Il est vrai que la mesure ne lui servait à rien, sauf à flatter les préjugés de l’électorat le plus réactionnaire que Sarkozy et Villepin veulent reprendre à Le Pen.
Mais les pires des mesures, les condamnations sommaires de centaines de jeunes à de lourdes peines de prison ferme, et les menaces d’expulsion demeurent. Il faut exiger l’amnistie immédiate de tous ces condamnés.