Leur politique du logement est criminelle !
lundi 5 septembre 2005
A Paris, la misère des logements insalubres a provoqué deux catastrophes. Dans l’immeuble du 20 bd Auriol, l’incendie a fait 17 morts dont 14 enfants. Les locataires de cet immeuble étaient des travailleurs de sociétés de nettoyages, des éboueurs de la ville de Paris, d’origine malienne et ivoirienne. Puis quelques jours plus tard, encore 7 morts dans l’incendie qui a frappé d’autres familles africaines occupant un immeuble du quartier du Marais.
Suite au drame, les responsables politiques ont versé leurs larmes de crocodiles. Plus jamais ça, disent-ils. Ils l’avaient déjà dit en avril, lors de l’incendie de l’hôtel meublé du quartier de l’Opéra qui avait fait 24 morts.
Comble du cynisme, les nouveaux incendies ont servi de prétexte à l’expulsion immédiate par la police d’immeubles occupés dans Paris ! L’Etat met ainsi à la rue de nouvelles familles sans se soucier de leur offrir une solution de relogement durable et décent. Faut-il rappeler que la plupart des familles de l’immeuble du bd Auriol avaient été relogées là « provisoirement » depuis… 1991 ? Que ni les services de l’Etat, ni ceux de la mairie de Paris n’avaient classé ce bâtiment insalubre, malgré les installations électriques dangereuses et les invasions de rats ?
Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour dénoncer la politique criminelle de l’Etat. Il faudra encore bien d’autres réactions pour imposer la réquisition des logements vides et le droit au logement pour tous.