La réalité dépasse les soupçons !
lundi 7 mars 2005
Le procès sur l’incendie dans le tunnel du Mont-Blanc, qui avait fait 39 morts en 1999, va de révélations en révélations. Un pompier du tunnel rappelle à la barre qu’en 1990, après un incendie, il avait demandé des améliorations des conditions d’intervention des équipes de secours. Réponse de la direction : « il faut faire avec la chance ».
Mais les pompiers, dont on méprisait l’avis, n’étaient pas inutiles : on leur demandait de laver la voiture du directeur, de l’amener devant la porte de son bureau pour qu’il n’ait pas à marcher…
Et on avait fait sauter des panneaux de limitation de vitesse et d’obligation de distance entre véhicules pour augmenter la rotation du tunnel… et sa rentabilité. Les criminels, on les connaît donc.