Et si on délocalisait les patrons ?
lundi 26 juillet 2004
En Allemagne, Daimler-Chrysler est parvenu à imposer une partie de son plan d’économie des coûts de production aux salariés de Mercedes. Par des débrayages massifs, les ouvriers ont réussi à préserver leurs pauses et leurs primes de nuit, mais ils devront travailler 40 heures. Et l’ensemble des 160 000 employés du groupe verront leurs salaires gelés. Dirigeants et hauts cadres devront renoncer à 10% de leur salaire annuel. Au vu de leurs rémunérations astronomiques, ce sera supportable…
Le syndicat IG Metall a signé, en échange d’un engagement à ne pas licencier jusqu’en 2012. Comme s’il ne savait pas que les patrons s’assiéront sur leur promesse à la première occasion.