Les enfoirés !
lundi 19 janvier 2004
Les restaurants du cœur sont débordés. Ils doivent servir en ce moment 10 % de repas de plus que l’an dernier à même date. Un signe de l’accroissement de la misère.
Et ce n’est pas fini, avec les dizaines de milliers de chômeurs qui viennent de perdre leurs droits au 1er janvier, les dizaines de milliers d’autres qui, en vertu d’une décision gouvernementale prise à l’automne, perdent l’ASS (Allocation spécifique de solidarité).
Les restaurants du cœur se voulaient une action ponctuelle au départ. Ils sont un besoin permanent. Mais ils ne peuvent suffire à soulager la misère, quand patrons et gouvernants la fabriquent à la pelle.