Silence, on meurt
lundi 10 novembre 2003
« Etre non alarmiste et ne pas diffuser le nombre de morts », telle a été la consigne donnée le 8 août par la préfecture de police aux sapeurs pompiers de Paris. Au lieu de mettre en garde la population et de prendre des mesures d’urgence. Une négligence criminelle des pouvoirs publics qui s’est ajoutée au manque de moyens dont souffraient déjà hôpitaux et personnes âgées. Conséquence 15 000 morts… mais il ne fallait pas « céder à la tentation des chiffres », recommandait aussi la préfecture !