Si les hypocrites volaient, il serait chef d’escadron
lundi 24 février 2003
Le torchon brûle entre le président ivoirien Gbagbo et ses parrains français. Pour punir Gbagbo de ses indisciplines, Chirac n’a pas hésité à évoquer les « escadrons de la mort » qui sévissent actuellement en Côte-d’Ivoire, menaçant même : « Tout cela pourrait se terminer devant les tribunaux internationaux ».
C’est bien audacieux de sa part ! Parce que si Chirac veut qu’on juge les premiers responsables des dictatures, des guerres et des génocides africains depuis des décennies, il risque de ne plus rester grand monde aux sommets de l’Etat français.