Nicole, François et les autres
lundi 3 juin 2002
Nicole Notat s’en va… mais enfonce le clou. Durant le 45° congrès de la CFDT, elle s’est encore une fois battue jusqu’au bout – parfois sous les sifflets – pour imposer sa conception du syndicalisme : l’accompagnement de toutes les mesures antisociales du patronat comme du gouvernement (de gauche comme de droite), en acceptant par avance et au nom du « réalisme » l’allongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans pour les fonctionnaires (préparant ainsi d’autres reculs y compris pour les salariés du privé) et l’acceptation des licenciements (jugeant « irréaliste » une motion dénonçant les plans sociaux « dans les entreprises dont les résultats sont en progression », soutenue par plus de 46 % des congressistes).
Ce genre de dirigeant – que l’on trouve à la CFDT mais pas seulement ! – n’aide en rien le monde du travail à se défendre contre les mauvais coups. Bien au contraire.