Un patron gonflé et... gonflant
dimanche 19 mai 2002
A l’occasion du départ en retraite de François Michelin, la presse a rappelé ce que fut la carrière de ce patron tellement réactionnaire que pour lui les dirigeants politique du pays étaient tous « des fils de Marx ! De Gaulle en tête ! ». Il n’aimait pas Giscard et sa préférence allait à Mitterrand et son ministre Charasse… qui lui avaient bien rendu la politesse en lui faisant un prêt de 4 milliards. Comme quoi gauche ou droite, c’est pour les patrons parfois une affaire de goût.
A part ça, les licenciements étaient aussi le fort de F. Michelin : 29 000 emplois supprimés en trois ans de 91 à 93 et l’effectif ramené ces dernières années de 30 000 à 15 000 rien que sur la ville de Clermont-Ferrand, tout cela pour finir leader mondial du pneu. La fortune des patrons ne fait pas celle des ouvriers. Mais puisque François Michelin affirme et répète que la lutte de classe c’est une invention !