« Ils » ne servent à rien, « ils » nous coûtent cher... licencions les actionnaires !
lundi 28 avril 2014
Alors que les formulaires de déclaration d’impôt parviennent dans nos boîtes aux lettres, il n’est pas inutile de rappeler que, contrairement à une idée reçue bien ancrée, les étrangers en paient aussi.
En 2009, les 5,3 millions d’étrangers vivant en France ont payé 3,4 milliards d’euros d’impôt sur le revenu.
Mais les étrangers contribuent encore davantage au budget de la Sécu. Toutes branches confondues (maladie, retraite, chômage), ils ont versé, toujours en 2009, 32,6 milliards d’euros. Au total, les étrangers ont contribué cette année-là au financement des dépenses publiques pour 12,4 milliards d’euros de plus qu’ils n’ont consommé de prestations sociales et d’éducation.
Travailleurs français ou immigrés, nous créons les richesses côte à côte, nous cotisons tous, nous devons avoir les mêmes droits et être solidaires entre nous contre nos exploiteurs communs.
C’est le patronat qui pèse à la baisse sur nos salaires
Pour sa part, notre gouvernement, comme la droite avant lui, et comme le ferait l’extrême-droite si elle parvenait au pouvoir, nous impose la solidarité... avec les riches ! Ce n’était pas assez que Sarkozy supprime l’impôt sur la fortune. Ce n’était pas assez qu’Hollande enterre sa promesse de faire payer – un peu – plus les riches. La bourgeoisie veut du cash. Déjà sous perfusion d’aides d’Etat à hauteur de dizaines de milliards par an, le Pacte de responsabilité lui offre 50 milliards de plus. Cela correspond à un million d’emplois payés 2 000 euros par mois, cotisations patronales inclues – c’en serait fini du « trou de la Sécu ». Au lieu de quoi, les patrons du CAC 40 vont s’empresser de jouer cette somme au casino de la spéculation boursière.
Les travailleurs immigrés ont les mêmes adversaires que nous
La bourgeoise Marine Le Pen a eu le culot d’affirmer à l’émission Des paroles et des actes le 11 avril dernier que l’immigration « pesait à la baisse » sur les salaires des travailleurs français. Mensonge.
En réalité, c’est l’Etat, quand il durcit les conditions de séjour des immigrés, qui les met un peu plus à la merci de patrons sans scrupules et de mafias. C’est l’Etat qui les contraint ainsi à travailler pour moins cher, plus longtemps, en courant plus de risques. Au final, cette pression se répercute sur tous.
En menant plusieurs grèves pour leur régularisation ces dernières années, les travailleurs immigrés ont montré quels camarades de lutte ils pourraient être, pour peu que nous nous battions tous ensemble. Ne nous trompons pas de cible. Les vrais parasites, ce sont les capitalistes.
500 € d’augmentation minimum et un emploi pour tous sans diminution de salaire
Valls a donc annoncé 10 milliards d’économies sur l’assurance-maladie, sur l’assurance-chômage et les retraites complémentaires ; le gel des prestations sociales (retraite, famille et logement). Et ce n’est pas tout : il faut ajouter le gel du point d’indice jusqu’en 2017 pour 5 millions de fonctionnaires, ce qui vise en fait l’intégralité du monde du travail, du public comme du privé. Si on gèle le salaire des uns, c’est pour mieux baisser celui des autres. Le traitement de base de tous les agents de la fonction publique est gelé depuis 2010 et son pouvoir d’achat a perdu presque 15 % en 10 ans.
Tous ces gels et baisses de salaires imposés par le gouvernement au public ou au privé via les accords compétitivité, iront tout droit dans les poches du patronat sous forme de dividendes grassement payés aux actionnaires. Pour trouver de l’argent tout est bon, accuser les pauvres de leur pauvreté, les fonctionnaires de leur prétendue sécurité de l’emploi ou les étrangers de ce qu’on leur oblige à accepter.