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Retraites : l’offensive est lancée

lundi 27 mai 2013

Hollande l’a annoncé dans sa dernière conférence de presse et son premier ministre l’a confirmé cette semaine : le gouvernement prévoit une nouvelle attaques contre les retraites, avec baisse des pensions et allongement de la durée de cotisation jusqu’à 44 ans.

Mais avant de présenter un projet de loi en octobre, une grande « concertation » est lancée avec les syndicats qui démarrera par une « Conférence sociale » fin juin laquelle durera tout l’été.

Toutes les centrales syndicales ont répondu présentes, la CFDT a même annoncé d’avance qu’elle accepterait une augmentation des annuités !

Le temps passé dans les salons à négocier des reculs est du temps perdu pour préparer la riposte d’envergure qu’une telle mesure appelle.

Il faut remplir les caisses de retraites ? C’est simple, imposons l’augmentation des salaires de 300 euros pour tous et l’interdiction des licenciements ! Ce n’est pas autour d’une table ronde qu’on contraindra patronat et gouvernement à céder sur ces revendications essentielles.

La méthode de la gauche, c’est les courbettes devant le patronat, le blabla à l’intention des syndicats et au milieu un tir de canon contre les travailleurs. Voilà ce qu’ils appellent le dialogue social.

Il ne manque qu’une chose : qu’on leur réponde.



Le pillage du Niger par Areva et le terrorisme de la Franc-à-Fric

Jeudi dernier, deux attentats ont eu lieu simultanément au Niger. L’un contre une mine d’uranium exploitée par la multinationale française du nucléaire, Areva, blessant des travailleurs nigériens ; l’autre contre une base militaire nigérienne, à la solde du gouvernement français. Pour le groupe djihadiste les revendiquant, il s’agit de représailles contre la guerre au Mali menée par les troupes françaises et les armées de plusieurs Etats africains dont le Niger.

Cette guerre, « contre le terrorisme » expliquait le gouvernement Hollande, devait être rapide et propre. Propre ? Combien de civils tombés sous les balles ou les bombardements ? Combien de morts au sein des armées tchadienne et malienne, réservoir de chair à canon pour les troupes françaises ? Une guerre courte ? Comme en Afghanistan, où la guerre dure depuis onze ans maintenant ? Où les talibans sont de retour et ont récupéré leur influence grâce à l’impopularité de l’occupation militaire par les Américains et leurs alliés ?

Loin de protéger la population de la violence des groupes islamistes, la guerre française au Mali cultive le racisme et renforce les rivalités. Revancharde, l’armée régulière malienne a perpétré tortures et exécutions sommaires contre les civils arabes et touaregs du Nord Mali. Même au Sud, en février dernier, en plein cœur de Bamako, des affrontements ont eu lieu entre différentes troupes, chacune affiliée à un ex président et général malien. Et au milieu de tous ces conflits, combien de jeunes seront jetés dans les bras des djihadistes ?

L’intervention de l’armée française n’a rien à voir avec la libération des populations. Il s’agit de maintenir et d’accroître le pillage du sous-sol sahélien par les trusts français. En particulier au Niger où Areva pille d’importants gisements d’uranium, tout en surexploitant les ouvriers nigériens (qui ont d’ailleurs fait grève en 2012), pollue l’environnement, chasse de leurs terres les paysans, tout en laissant dans la misère la population de l’un des pays les plus pauvres du monde.

La réalité, c’est la domination de l’impérialisme français dans la région, qui s’appuie sur tel dictateur contre tel autre, pour les seuls profits de ses grandes entreprises.

Les rivalités entre communautés et entre despotes régionaux que la France attise ne peuvent avoir que des conséquences dramatiques. Il n’y a pas d’issue pour les peuples et les travailleurs que de s’en prendre à la racine du problème : en finir, des deux côtés de la Méditerranée, avec la dictature et le terrorisme du capital, à commencer par le capitalisme français.