Tunisie : féminisme à rebours
samedi 26 novembre 2022
En vue des élections législatives qui doivent avoir lieu le mois prochain, le président Kaïs Saïed a aboli la clause de la parité entre les sexes dans les différentes assemblées, locales et nationales. Cette clause, qui visait à inciter les femmes à se présenter, était inscrit dans la Constitution depuis 2014 et dans la loi électorale promulguée la même année. La nouvelle loi électorale pourrait, en conséquence, aboutir à un parlement tunisien presque exclusivement dirigé par des hommes. Avec 68 femmes sur 217 députés (31 %), l’Assemblée nationale tunisienne sortante est une des plus féminisées du monde arabe. Mais, selon Human Rights Watch, pour les élections de décembre la Commission électorale a reçu 1 427 dossiers de candidatures dont seulement 214 (15 %) émanant de femmes. Un grand pas en arrière.