Droit d’asile : les demandeurs dans la galère
vendredi 28 janvier 2022
Neuf associations humanitaires – dont Action contre la faim, Emmaüs France et le Secours catholique – viennent de consacrer un rapport aux « oubliés du droit d’asile ». Après avoir dépouillé 500 questionnaires et procédé à une centaine d’entretiens individuels dans cinq centres parisiens d’accueil de jour, ils arrivent à des conclusions accablantes : 96 % d’entre eux ont déjà dormi dans la rue ou en squat, 54 % connaissent quotidiennement la faim et 40 % ont besoin d’un suivi médical sans toujours l’obtenir. Quant au « guide des demandeurs d’asile » en ligne, proposé par le ministère de l’Intérieur, il n’est rédigé qu’en français alors que 82 % des demandeurs ne parlent pas cette langue et que 66 % n’ont pas accès à Internet. Et ils ne peuvent bien souvent compter que sur le soutien des bénévoles pour survivre et s’y retrouver dans la jungle administrative, les autorités se lavant les mains de leur sort.