Maroc : répression contre les journalistes
lundi 31 mai 2021
Campagnes de diffamation, subventions supprimées, arrestations de journalistes sont les moyens employés par le pouvoir pour faire taire Akhbar Alyoum, dernier journal libre du pays, qui a cessé de paraître. Depuis un an, son rédacteur en chef Soulaimane Raissouni, en grève de la faim depuis plus de 40 jours, est emprisonné sans jugement, accusé de violence sexuelle par un membre de la communauté LGBTQ. Un prétexte, selon Amnesty International, inventé pour se débarrasser d’une voix critique. Omar Radi, autre journaliste critique, est accusé d’avoir violé une femme. Ici, effectivement, les délits sexuels semblent un subterfuge commode pour diffamer ces journalistes et les neutraliser. Au pouvoir depuis 1999, le roi Mohammed VI restreint toujours plus la liberté d’expression… Par crainte d’un soulèvement populaire tel que le Hirak algérien ?