Dis-moi qui tu gracies… je te dirai qui tu es
lundi 28 décembre 2020
La grâce est un droit accordé aux présidents des États-Unis, dont ils ne se sont en général pas privés, dès le premier d’entre eux, George Washington. Proche du départ, Trump en profite. Dernièrement, il a gracié quatre mercenaires de la société Blackwater, supplétifs de l’armée américaine, condamnés pour quatorze meurtres en Irak. Et il s’en donne à cœur joie avec ses proches et ses anciens collaborateurs : Paul Manafort, ex-directeur de campagne et son ancien conseiller Roger Stone, et aussi son gendre, condamné à deux ans pour fraude fiscale, ainsi que quelques autres.
Le président milliardaire aurait même évoqué l’éventualité de se gracier lui-même à titre préventif ! C’est sûr, ça serait plus prudent !
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Et rappelons que, pas plus Trump, évidemment, que son prédécesseur Obama n’a gracié le journaliste et militant noir américain Mumia Abu-Jamal, condamné à mort puis maintenu en prison depuis 1981, soit presque 40 ans, accusé d’un assassinat, celui d’un policier, qu’il n’a jamais commis.
