À Nokia, la lutte paye
lundi 26 octobre 2020
Depuis juin et l’annonce par Nokia de la suppression de 1 233 postes, les salariés des sites de Nozay, en Île-de-France, et de Lannion, en Bretagne, se battent contre les licenciements déguisés en « départs volontaires ».
Lundi 19, ils étaient 200 devant les grilles de Lannion pour protester, « enfermés dehors », car la direction avait fermé les grilles pour bloquer leur manifestation. Le lendemain, jour du comité social et économique (CSE) central, les travailleurs se sont encore rassemblés à Nozay et ont tenu une assemblée générale à Lannion. Le groupe annonçait quelques jours plus tard avoir révisé son plan social, avec 250 suppressions d’emplois en moins, ce qui fait encore 986 postes supprimés ! Ce premier recul de la direction de Nokia, qui en appelle d’autres, est à mettre à l’actif de la mobilisation des salariés.