Détention provi… rus
mardi 7 avril 2020
Malgré de grandes déclarations et une ordonnance du ministère de la Justice le 26 mars, le « désengorgement des prisons » promis pour faire face à l’épidémie tarde à venir. Et pour cause : non seulement les incarcérations pour délits mineurs se poursuivent comme si de rien n’était, mais l’ordonnance en question contient en plus une mesure assez inventive, la prolongation automatique des détentions provisoires. Près d’un tiers de la population carcérale en France est en détention provisoire. Ce sont donc plus de 21 000 détenus qui, d’un seul coup, se retrouvent maintenus en prison au mépris total de leurs droits, dans des conditions toujours aussi désastreuses du point de vue de la propagation du virus. Et l’administration a le culot de justifier cette mesure comme moyen de limiter les audiences pour respecter les
précautions sanitaires !